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Cyrillo Blog

1/ Rupture - 2/ Rupture & Renaissance

Cyrillo 2) Rupture & Renaissance...

3 ans que je vis mal. Bref résumé de cette sinistre période :
Je romps avec l'homme de ma vie après 19 ans, je me jette avec violence et passion dans une nouvelle histoire d'amour.
Sinon, j'ai eu des parents merveilleux, j'ai une situation professionnelle sympa, une bonne santé et pourtant... Je suis très mal dans ma peau.

J'ai passé ces 3 années à penser, repenser, m'explorer pour trouver ce qui ne m'empêchait d'être heureux. A compter les hauts et les bas, j'ai fini par me demander si je n'étais pas tout simplement malade des neurones, bipolaire ou que sais-je encore.

Je me fais peur, je ne m'aime pas, j'ai honte de n'être pas heureux.

 

Puis, j'ai rencontré Élise.
Invités ensemble à un mariage, j'ai tout de suite été attiré par cette femme qui dégage une grande force. Elle m'a plu aussi pour son coté égérie d'Almodovar.
Femme puissante féminine avec un masculin très présent.

Elle peint, commence à exposer mais son travail officiel c'est « coach »
Je me suis souvent moqué de cette mode du coaching. Je m'en moquais en disant :
« Tu t'es fait licencier, t'aime plus ton boulot ? Achète un bouquin et deviens coach ! »

En discutant j'ai vite compris qu’Élise, ce n'est pas ça.
C'est une grande exploratrice de l'humain, elle a une grande culture et ce sert de beaucoup d'outils, techniques ou spirituels pour aider au développement personnel. Elle aime les gens.

J'ai pris rendez-vous. J'ai immédiatement été investi, bosseur.
Pour avoir consulter 3 fois des psy, j'ai aimé le dynamisme, l'efficacité de nos échanges, pas de temps mort à regarder les secondes s'égrainées.
Nous nous sommes vu 6 fois. La 6ème j'ai enfin compris !

Imaginez des lacets de cuir sales, rugueux qui se rétractent tout autour de votre corps, transpercent et créent des plaies purulentes et soudainement…
Ils cassent !
C'est un confort immense qui vous envahit, une libération.
Il n'y a plus que les plaies à soigner, avec tous les remèdes que je sais - maintenant - confectionner moi-même.

Voilà c'est fini !

 

Tu m'as lu jusqu'ici je te dois bien les raisons de tout ce mal être. Rétrospective :

J'ai 7 ans, première confrontation avec la mort. Ma marraine décède, je dois être gentil avec son fils, mon cousin, et ne pas montrer ma peine car il souffrira plus que moi, lui sa maman est morte...
Cela part d'un bon sentiment mais du haut de mes 7 ans, je comprends ainsi qu'il ne faut pas exprimer une émotion, à ne pas se libérer d'une douleur par respect de ceux qui souffrent plus que toi.

J'ai 18 ans, je mets fin à mes études. Je veux être « un grand », un adulte.
A cet âge je crois que c'est travailler, avoir une carte bleue, aller quand tu veux en boite de nuit, avoir mon studio. …
J'ai des parents extraordinaires, autoritaires comme il le faut pour me donner des limites mais très à l'écoute de mes envies :
« Tu ne veux pas faire beaucoup d'études ? Ok, mais alors tu travailles et tu t'élèves quand même. Choisis la manière de progresser mais progresse. »

Ce sont des parents parfaits, sauf que moi je joue au grand, j'ai trop bien incarné un rôle et ils me font trop confiance.
En réalité, je suis encore un enfant, j'ai besoin qu'ils me disent :
« Non non mon bébé, tu as encore besoin de nous, on t'aime trop, ne pars pas. »
Mais ils ne le disent pas.

C'est comme pour mes mauvaises notes à l'école, plutôt que de dire "C'est pas ton truc, pas grave, tu y arriveras autrement" j'aurais préféré que mon père passe tout les soirs deux heures rien qu'avec moi à me faire bosser mes devoirs. Quand il le faisait j'avais de 18 sur 20. Que d'exigences...

C'est dommage car on ne s'est pas compris. Franchement avoir des parents aussi "open" & positifs...
J'ai pris tout de travers et inconsciemment j'en ai souffert énormément et me suis construit une belle névrose.
J'ai cru - à tort - que mes parents ne pouvaient plus me protéger, prendre soin de moi et je décidai d'en changer !

Je venais de rencontrer Patrick et je décide (tout cela inconsciemment) qu'il sera mes parents !!!
Je quitte le domicile familial lâchement pendant que mes parents sont en vacances.
Ils m'ont juste fait une remarque mais pas de conflit.
J'avais pris une décision, il la respectait à condition que je sois heureux.

Toujours dans mon contre-sens, j'en ai souffert.

Patrick est un homme sérieux, gentil, honnête, intelligent. Quelle chance !
J'avais bien choisi mes nouveaux parents.
Et malchance en même temps… Car cela a permis de faire passer inaperçue cette erreur de jugement, ce mauvais schéma de penser. De plus je donnais un rôle à Patrick qu'il ne le souhaitait pas.
J'ai mis deux ans à le manipuler pour qu'il devienne un mari-père pour moi.
Naturellement protecteur il a fini par endosser ce rôle à la perfection.
J’étais heureux, serein, on veillait sur moi. Quand je ne faisais pas face, il s'en chargeait.

J'ai 26 ans. Mon père est emporté par un cancer foudroyant. J'ai le temps de lui dire au revoir, de lui dire " je t'aime".
Pour ma mère je suis fort, autant que je peux. Je pense faire mon deuil mais je ne le fais pas, je gère la mort comme à l'Age de 7 ans.

Donc, Je n'étais jamais devenu adulte.
Tout ce qui concernait le sentiment de sécurité, la protection, la sérénité, la confiance, je les recevais de mes parents puis de Patrick par transfert.
Je n'ai jamais eu à m'approprier ces forces là et les créer pour moi.
Je sous-traitais toute la partie masculine de l'être.
J'avais un féminin très fort, créativité, sensibilité, imagination mais non tenu par un masculin.
Un grand déséquilibre donc. Cela mène à une profonde dépression.

L'instinct de vie, de progression m'a poussé à rompre avec ce schéma.
J'ai quitté Patrick. J'ai choisi un homme opposé.
Mais cela ne fonctionne pas quand on ne comprend pas, quand on saute les étapes.

1- Il fallait que je reconnaisse, accepte et me pardonne d'avoir ressenti une déception immense quand j'ai cru que je n'avais plus de papa et de maman.

2- Il fallait que je rompe le transfert entre mon père et Patrick.
Ils étaient devenus indissociables dans mon esprit. De sorte que si j'abandonnais Patrick alors j'abonnais aussi mon père dans la mort. C'était insurmontable pour moi.
D'instinct, je sentais qu'il fallait tourner la page, faire le deuil de mon père, et maladroitement, parce que je ne comprenais pas cela à l'époque, j'ai rejeté les deux hommes.
Physiquement, mais pas émotionnellement.
Je suis longtemps resté bloqué à ce stade et je me punissais.
Il fallait comprendre, dénouer cela.

3- Enfin, il fallait que je développe mon masculin, que je devienne un bon père pour moi même, c'est à dire me faire confiance, prendre soin de moi, être tolérant (le droit à l'erreur) pour être autonome, en mouvement, vivant et transmettre.

 

Ce que je fais aujourd'hui :
Patrick est Patrick, un amour de grand frère.
je veux lui prouver que je peux être là pour lui. Différemment, mais autant et mieux en qualité de présence.
Qu'il peut compter sur moi comme un frère aimant et bienveillant. Je m'assure qu'il n'entretienne pas de faux espoirs. Si je suis au clair avec mes sentiments alors il ne peut pas y avoir de confusion.

Stéphane est mon amoureux, j'apprends à consolider notre relation sur de nouvelles bases.
Le risque d'entreprendre un travail sur soi était de me rendre compte que j'étais avec lui pour de mauvaises raisons. A ma grande surprise, ce travail fait, je me sens mieux avec lui et tout ce qui nous sépare (personnalité, mode de vie) n'est plus une angoisse, ni un obstacle à mes sentiments. J'accepte qu'ils soient différents de ceux que j'éprouvais pour Patrick et ne compare plus.
Du coup c'est plus simple entre nous.

Je vais bientôt parler en tête à tête avec ma mère, lui raconter tout ce qu'un petit garçon peut imaginer, lui demander ce qu'elle a ressenti quand je suis parti, lui demander pardon.
J'irai enfin disperser les cendres de mon père 17 ans après sa mort.

Le truc c'est de se connaitre.
Entendre, reconnaitre les signaux...
Cela peut être une sensation dans la gorge, un coup dans le ventre, les bras qui tombent...
Ne pas ignorer, faire confiance en sa petite voie et réagir dans l'instant.

J'ai appris tout cela avec Élise, maintenant à moi de voler de mes propres ailes.

 

Merci pour vos messages, pour votre tolérance.
Je sais bien qu'il y a des vies plus difficiles, des douleurs plus grandes.
Alors pourquoi manquer de pudeur et de respect envers ceux qui souffrent plus :

1 Parce que beaucoup de garçons qui lisent le site différemment comme toi, ou d'amis réels, m'ont témoignés leur bouleversement en lisant la première partie, alors je veux leur dire que je vais bien et comment j'en suis arrivé là. Bien sûr que je parlerai en tête à tête avec ceux qui ont vécu cela de près.

2 Pour ouvrir les consciences - très humblement - sur l'importance de l'écoute de soit, des autres. Car justement, s'interdire et se reprocher d'être malheureux alors qu'il y a pire à coté de soi c'est mortel. Ça empêche d'avancer et peut déclencher des maux, parfois des maladies très graves.
La médecine scientifique reconnait la responsabilité du "psyché" dans des maladies...
Peu importe la gravité du choc, si tu ne le gère pas, lui continue de te pourrir la vie.

Oui je dévoile, suis impudique, mais c'est assumé, je n'ai honte de rien, c'est moi comme ça.

Nous sommes le 31 décembre 2013, je vous souhaite de belles aventures pour l'année si proche.

Cyril


La suite : Réecriture


Commentaire :

28.03.14 - Roland

(...)

Nietszche a dit "... l'enfant est le père de l'homme..." c'est une belle base de réflexion pour commencer de grandir.

Sans entrer dans le détail les hasards de la vie m'ont conduits il y a quelques années aux démarches et réflexions que tu traverses.
Chacune de nos histoires sont uniques et il n'y a ni compétition ni degré dans la souffrance de l'enfant que nous enfermons tous au fond d'un puits à un moment ou à un autre quand il faut "devenir un homme"...
Et puis il faut aussi s'inscrire dans la vie... et c'est comme ça qu'on oublie les rêves de l'enfant.

Une démarche de renaissance est une quête qui commence en général avec la chance du débutant et qui s'achève généralement dans l'épreuve du conquérant.
Pour ce faire, il faut comprendre et surtout sentir que pour reprendre là où on s'est "arrêté" de grandir, il faut accepter de devenir son propre père.
Facile à dire... plus compliqué à intégrer.

En revanche, je peux témoigner que c'est un boulot qui paye.
C'est vrai que ce n'est pas facile; beaucoup de gens le tente, bien moins y parviennent.
Il faut accepter de lâcher prise et de se laisser guider... dans le noir et l'inconnu.
Il y a des moments de doute... de souffrance même, mais au bout il y a la lumière et sans doute une forme de rédemption par le pardon (sans rien oublier).

(...)

Suite : Réécriture


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