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Cyrillo Blog

Cyrillo 1) Rupture ...

Je me lance et pose les mots.
La rubrique était durablement figée, plus de news, d’aventures.
Non pas que ma vie fut frappée de stérilité, non pas que j’eus la flemme de mettre à jour ma rubrique, je ne fus pas pris d’une soudaine pudeur, juste, je n’avais pas les mots.

Il s’est passé tellement de choses…
Ou plutôt une, mais quel bouleversement.
Je n’ai pas encore tout compris, tout analysé alors je vais me contenter de raconter des faits, des émotions sans en expliquer trop les fondements.

 

19 ans… Fier et heureux de partager 19 ans de vie avec lui, je l’aime profondément, je crois qu’il m’a construit autant que mes parents, il a pris la suite.
Tout ce que je voulais, ma seule ambition, dès 18 ans, je l’ai construite et je l’ai réalisée. Trouver l’homme de ma vie, ma sérénité,  mon amour éternel, mon homme, un père, un frère, un ami, un amant.

Les amants que sont-ils devenus ?

Patrick et moi avions naturellement et sans accroc ouvert notre couple sexuellement, avec des règles bien précises afin de maitriser les dangers de la pratique - si commune - du libertinage d’un couple homosexuel de plus de 5 ans, qui sort beaucoup dans le milieu.

Le contrat était le suivant :
Ne pas revoir le mec, ne pas le recevoir chez nous, ne pas se laisser séduire par lui, et surtout en interne, le seul contrat moral que nous avions : RIRE & BAISER ENSEMBLE, se soutenir évidement.

Les années passaient, l’amour était grandissant, plus enraciné dans notre personne. Les rires étaient permanents et quand il y avait accident, coups durs, décès, les emmerdes de la vie en bref, nous puisions dans cet amour complice pour passer le cap, toujours à deux.

Mais il y eut négligence…
Trop de prétextes ne nous permettaient plus de nous épanouir ensemble par le sexe et les scènes d’amour physique disparaissaient.

Certes, la tendresse était bien là, car nous nous touchions beaucoup, les baisers ponctuaient la journée, et nous nous collions toujours l’un à l’autre avant de nous endormir.
Mais plus de fusion sexuelle, d’énergie torride, de sodomie pour être cru.

Une bonne pipe tous les 15 jours parce que je râlais ou faisais comprendre que c’était un terrain glissant. Il aimait m’en faire cadeau et pompait magistralement bien, j’en jouissais en deux minutes. Dodo.

Je me rendais bien compte qu’il ne me désirait plus, j’étais patient, je me disais que cela reviendrait, que de toute façon on s’aimait tant et tant.

Mais je ne me suis pas battu assez fort, j’allais au bordel et puis ça devenait humiliant de réclamer. Je n’osais regarder cette pente et n’ai pas fait face.

J’avais fait le tour de la baise bordel. Je m’étais bien éclaté et réalisé tous mes fantasmes. Dans l’escalade il me restait bien le fist-fucking, le scato ou le sanguinaire, mais ça ne m’attirait pas et j’avais surtout besoin d’autre chose…

 

Je nourrissais mes rêves d’une relation cachée, envoutante, passionnelle.
Je me disais que cela durerait qu’un temps puisque j’étais persuadé que Patrick « c’est pour la vie »
Oui, je voulais une folie, une aventure.

Je ne pouvais retenir mes émotions en voyant la scène du baiser de « Brokeback Mountain», j’enviais en extase, en puissance. Une amie m’a mis dans les mains « En toutes lettres » un roman de correspondance d’amants, il m’a conduit vers l’envie.

Mais je ne suis pas un garçon qui se contente de rêves, de fantasmes, j’ai besoin de les vivre. Beaucoup disent qu’il ne faut pas réaliser tous ses fantasmes, zut, je le fais quand même !
Pire,  je crois au pouvoir du subconscient à savoir que si tu veux vraiment une chose, cela se réalisera. Peut être pas exactement comme tu l’imagines, mais voyions ici le résultat.

J’ai eu quelques passades auparavant, des gros coups de cœur, des histoires interdites, des ruptures de contrat, mais j’eus vite fait de me raisonner, je le rappelle, je n’imaginais pas ma vie sans Patrick et retournais bien vite auprès de lui, amoureux encore, et lui me pardonnant.
Lui fut toujours très classe et s’il a  pu craquer, je ne m’en suis jamais rendu compte.

 

Le 24 avril, nous étions sortis tard, une nuit bien arrosée même si je devais partir tôt le lendemain pour Saint-Gervais-les-Bains.
Encore un peu saoul, excité j’ai embrassé Patrick pour lui dire « au revoir à demain moure».
Je ne savais pas que je le quittai ce matin-là.

Je me changeais dans le vestiaire. Un collègue est arrivé.
On se draguouillait plus ou moins depuis trois ans, mais sans jamais passer à l’invitation encore moins au lit. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me retenait, bien que j’étais libre de sauter sur tout ce que je voulais.
Non, lui je l’allumais et je m’étais persuadé qu’il en faisait autant sans autre dessein.
Tout a basculé.

À la place d’un bonjour et sans lui laisser le temps d’approcher, j’ai entamé ma révolution par un :
- Alors toi tu tombes bien !!!

Naturellement, il m’a répondu qu’il se demandait ce qu’il avait bien pu faire de mal, il s’est approché pour me saluer et je l’ai collé contre une porte de vestiaire pour l’immobiliser, il y a eu le choc contre la tôle, et ma langue dans sa bouche, je l’ai dévoré sans permission.
Une pulsion animale m’avait envahi, je ne me contrôlais plus. Certes je savais qu’il était gay, mais pas qu’il avait tellement envie de moi.
C’était quand même risqué dans un milieu professionnel, au mieux je me prenais un vent au pire une plainte pour harcèlement.

J’ai passé mes années de frustration en l’embrassant sauvagement, le malaxant de gestes puissants, je crevais la dalle de passion. Je crevais aussi mon pantalon… Je me suis calmé un instant, j’ai pris un peu de recul c’est alors qu’il m’a dit :

- hop hop tu vas où ?
Puis c’est lui que s’est jeté dans ma bouche, j’ai ouvert sa braguette, j’ai mis ma queue dedans, je voulais qu’il sache que j’en avais une grosse - quel con – et, nous n’avons rien fait de plus ce jour-là.
Juste un échange de téléphone et nous nous sommes séparés.

J’ai pris mon service, je tremblais comme une feuille, tout se mélangeait, la nuit alcoolisé, cette pulsion renversante, homme au bord de la crise de nerfs.
Je ne connaissais même pas son prénom ! J’ai enquêté auprès d’une collègue amie, mais trou de mémoire.
Je lui ai envoyé un premier SMS pour le piéger en lui demandant son adresse Facebook, j’ai pu mettre un prénom, un nom de famille à mon coup de folie : Stéphane.

Là a été le début d’un torrent de SMS, on s’allumait par texto cette journée-là. C’était très excitant, une vraie ado le Cyrillo. Je suis tombé de fatigue à Saint-Gervais, j’ai beaucoup dormi, avant même d’ouvrir une paupière j’ai pensé… Stéphane…

Il n’a plus écrit pendant trois jours, je ne le fis pas non plus.
Puis le retour du bogosse, un gentil message, je répondis entre autres que je n’étais pas célibataire, que j’avais beaucoup de liberté. On décidait de se voir le lendemain à midi. On allait « le » faire.

On s’est retrouvé au vestiaire, de la même façon on s’embrassait sauvagement entre deux passages de collègues qui pouvaient nous surprendre. On avait  calculé, seulement deux secondes séparent le bruit de la porte et la tête du collègue dans notre allée…
Beaucoup ont fait mine de ne pas comprendre notre drôle de sursaut, rougeur, le col de chemise dans le dos et le barreau au niveau de la braguette entreouverte.

J’ai accepté avec appréhension son invitation à venir chez lui.
Quelle plaisanterie ! Où était passé l’étalon, j’allais au cul alors pourquoi cette appréhension ?
Dans la voiture on se regardait avec timidité, je lui caressais la cuisse, la nuque. Rien à voir avec un rendez-vous « bm pour plan cul now ».
On a bu un verre et très vite nous nous sommes retrouvés nus dans son lit.
C’était soudainement tendre, maladroit.
Il a découvert « le p’tit monstre » qu’il n’avait pas saisi avant. Ce n’est décidément pas un gay comme les autres.
Je bandais moyen et pourtant qu’est-ce qu’il pompe bien l’animal ! Ce ne fut pas le coup du siècle !

J’aurais du remballer les gaules, le remercier et me barrer. Sauf que je n’éprouvais pas de l’ennui ni de lassitude, j’étais juste paralysé, je ne comprenais pas ce qu’il se passait dans mon corps, ou trop bien…
J’aurai dû fuir. Encore que.

Il m’a fini, m’a raccompagné chez moi, on était vraiment embarrassés jusqu'à l’au revoir sur le parking.
J’ai ouvert la porte du domicile « conjugal » avec crainte, j’ai ressenti que j’avais trompé Patrick.

Patrick était là, j’ai avoué mon rendez-vous cul chez un collègue, j’ai caché la dimension émotionnelle de la chose, la reniant en disant que ce n’était pas terrible.
Or je n’ai pas eu un mauvais plan cul cet après-midi-là, j’avais fait l’amour et cela m’avait bouleversé ! Premier mensonge.

 

À partir de ce moment-là, je ne lâchais plus mon téléphone portable.
Moi qui le cherchait tout le temps en m’appelant moi même du fixe, il ne quittait plus ma main, ma poche, car Stéphane et moi, nous nous inondions de messages. Cette greffe de mobile ne passa d’ailleurs pas inaperçue, mais Patrick prit le parti d’attendre.

Waouh, j’étais pris, épris, je ne pensais plus qu’à Stéphane, le revoir, le serrer fort, lui faire l’amour. Je dormais peu la nuit, car nous échangions sur Messenger.

Je me moquais de lui, de moi. Petit, barbu, poilu, un parfum de supermarché au boulot, assez réservé, tout ce qui ne m’attirait guère. Il me faisait pourtant craquer avec son regard si vif, la courbe si belle de son profil nez bouche, ce coté latino, au final j’adorai chacun de ses poils, son petit corps bien dessiné. Et ce regard sur moi… Je voyais toutes les étoiles que je créais dans ses yeux et c’était renversant.
Avouons, on aime trop le regard de l’autre sur soi.

Nous nous sommes revus très vite, souvent, régulièrement.
Au deuxième rendez-vous, j’ai osé parler de sentiment amoureux que je ressentais, il m’a stoppé net. Au final, il l’a bien vite regretté et a ramé comme un dingue pour que je me dévoile à nouveau et lui dire « je t’aime ».

Au vestiaire, dans un bar, dans un bordel enfermé dans une cabine, au sauna, dans des trains, des hôtels, des petites chambres de province, nous faisions l’amour sans arrêt.
Je me rendais compte que je n’avais pas fait l’amour depuis des années, je baisais beaucoup, mais comme un sport de combat, pour me défouler, éjaculer, rigoler, explorer des fantasmes, mais tout le temps sans passion.
À 38 ans je redécouvrais mon corps, une nouvelle façon de faire, l’envie de donner le plaisir, ma jouissance personnelle devenant accessoire. Cela durait des heures.
Je ne savais même plus quand j’avais fait l’amour avec Patrick la dernière fois. Ai-je oublié ou ce ne fut jamais ainsi ?

J’étais déchiré aussi de tromper mon homme.
J’étais comme un camé, j’avais besoin de ma dose de Stéphane et j’avais honte, je me dégoutais quand je l’avais eu.
Mais le manque revenait chaque fois plus vite, plus fort et je me vautrais douloureusement, mais pleinement dans l’infidélité.

Nous étions inconscients !
On baisait carrément nus dans le vestiaire, certes à des horaires de faible affluence, mais il suffisait d’une seule personne, un collègue, un homme de ménage ou de la sécurité et on était piégés à poils en train de s’enculer !
Pudique quelquefois on s’enfermait dans la douche non climatisée, on ressortait en eau, les vêtements collés à la peau suante et maculée de secrétions corporelles…

Plus rien n’était sale avec lui on pouvait passer des jours sans se laver et baiser sans capote. Quand on sait toutes les mésaventures que j’ai racontées ici et là c’est dire que j’avais perdu la tête !
- Patrick ne risquait plus rien puisque justement plus de sexe…
- Nous fîmes vite des analyses Nikel chrome

Les jours, les nuits sans le voir étaient un supplice, comme un masochiste j’en redemandais, je voulais souffrir de manque, de passion et sacrifiait mon honneur, mon respect du à Patrick.
Les vacances approchaient nous allions être séparés et surtout il fallait que je fasse un choix.
J’ai supplié Stéphane ne me quitter, j’ajoutais ainsi la lâcheté à la liste de mes injures. Je le quittai tous les 15 jours pour craquer sur son ventre 7 jours plus tard pour qu’il me reprenne, lui ne m’avait jamais quitté.

Je mentais, je trompais, j’étais lâche, mais ce n’est pas tout. Je m’éloignais de mes amis, des vrais amis de cœur et de vie, je cachais la vérité, refusais de les voir pour taire ce qu’il se passait.

Patrick…
Comment lui dire et surtout étais-je sûr que mon histoire avec lui était finie.
N’y avait il aucun un espoir, avais-je la force de reconnaître que tous mes beaux principes, la vie que nous avions construite, mes certitudes, tout cela allaient s’écrouler…

 

Je suis tombé en dépression. C’était trop pour moi.
J’en voulais du bouleversement, mais je n’avais finalement pas les reins si solides, le ventre pour encaisser et je sentais que je ne pouvais plus faire marche arrière.
Je me bourrais de médicament, d’alcool, mais rien n’apaisait ma peur, mes angoisses, mon manque de Stéphane, ma peine immense de perdre Patrick et de le sacrifier.

Stéphane est parti en vacances en juin, je préférais qu’il me quitte, plus facile pensais-je bêtement, lâchement, mais il refusa encore et j’en étais aussi soulagé que torturé.
J’ai souffert comme un dingue pendant tout son séjour, doublant les doses de cachets, imaginant qu’il puisse se laisser tenter sous le soleil par un autre…

Car oui ! Comble énorme : moi qui prônais le sexe libre, j’étais jaloux !
À m’en rendre malade… Possessif, mais qui étais-je devenu ?
Je me la jouais mâle dominant avec Stéphane. On se faisait souvent mal pour de grandes consolations en larmes et en sperme. Je me souviens, nous baisions dans une cabine de sexshop en pleurant tellement c’était fort…

Patrick se doutait, voyait que je changeais, mais je suppose qu’il redoutait d’engager le sujet, ressentant au fond de lui que c’était grave. Je lui ai dit une fois que je rêvais d’un amant, que j’étais en manque de faire l’amour. Il me dira plus tard qu’il attendait les vacances pour me violer selon ses termes.

Nos vacances approchaient justement. Stéphane était rentré des siennes, nos retrouvailles furent grandioses, il avait dépensé des fortunes en téléphone, on s’était d’ailleurs fait l’amour avec la voix pendant qu’il était à Chypre.
Malgré moi je du reconnaître que j’étais accro, amoureux fou, que lui seul pouvait en un clin d’œil apaiser mes souffrances. Il et je me tenais à lui.

Un SMS et mon cœur bondissait, on se laissait des messages subliminaux sur Facebook c’était un moyen faux-cul de dire à tout le monde que j’étais amoureux de lui, mais sans le faire exactement, même pas du tout.
Je conclus donc que j’avais quelque chose de fort à vivre avec lui, je devais le faire, ce fut même un défi, je me disais que j’allais regretter toute ma vie de ne pas avoir été au bout de cette histoire.
La mienne avec Patrick semblait bien abimée, je me suis tourné vers le neuf. Peut-être voulais-je prouver que je n’étais pas dépendant de Patrick, d’une histoire qui tourne court. c’est une idée.

 

En revanche, je suis allé au bout de ma lâcheté, je suis parti avec Patrick en vacances…
La dernière chance disais-je, mais je savais bien que les dés étaient pipés et qu’il n’en avait aucune, je n’ai pas voulu le reconnaître. Je me suis tu, nous sommes partis.

J’étais si mal dans l’aéroport, c’était contagieux, Patrick avait une tête épouvantable.
C’est arrivé dans l’avion. Au décollage, après que j’eusse envoyé un dernier SMS de France à Stéphane.

- Tu as quelqu’un ?
- Oui…

 

Je m’étais promis de ne pas dire « non » à cette question précise. C’était la limite à ne pas franchir.
Il m’a posé des questions claires, courtes, j’ai répondu de la même.
Il a mit un masque de sommeils bleu ciel Air-France sur ses yeux, faisant mine de vouloir dormir, mais les larmes coulaient, le masque n’épongeait plus rien, il tombait. Il a du prier mille fois pour que l’avion s’écrase, j’y ai pensé aussi.

Mon Dieu qu’avais-je fait ? Ca y est, j’avais parlé, j’étais soulagé, mais vite rattrapé par la crainte des suites à donner et je n’avais de cesse de me répéter « mais comment peux-tu lui faire du mal à LUI ? ».

Dès lors, j’ai préféré vêtir ma fragilité d’une armure.
Puisque j’avais franchi le cap, il fallait que j’aille jusqu’au bout, que je sois fort, sûr de moi, valeureux aux yeux de Stéphane, un philosophe grandiose à ceux de Patrick et de ceux qui allaient apprendre la nouvelle.
Tout ce que je n’étais pas. Mais je suis rentré dans ce rôle.

Le soir et le lendemain ont été épouvantables.
Entre crises de larmes, cris de douleur, prise d’alcool et médicaments de ma part. Lorsque je n’en pouvais plus de voir le visage défiguré de Patrick, je quittais la chambre, me réfugiait dans la futilité.

J’ai été un mur, non je devais aller au bout des choses avec Stéphane, c’était fini entre nous. Je ne laissais que peu de place à Patrick pour s’exprimer, trop tard, plus question de flancher…
Patrick a décidé de rentrer en France, je suis resté.

J’étais seul à Key West, notre île, notre havre de paix comme il disait. J’ai passé mes journées à rire en société, boire du matin au soir, à avaler des dizaines de cachetons, mais je pleurais sans cesse dans ma chambre en solitaire.

Patrick a annoncé la crise à nos mamans. Elles n’avaient rien vu venir ; comme très peu de gens d’ailleurs. Patrick et Cyril c’était du roc ! J’ai écrit des tonnes de connerie à Patrick, à nos mères par email et SMS, évitant la parole… Pauvre type.

J’étais devenu un gourou new Age, chantant sur tous les tons que c’était tellement mieux ainsi pour tout le monde.
Puissent mes amis aussi me pardonner soit l’absence de communication soit les mensonges, la première solution étant au final plus préférable.
J’ai même annoncé ma séparation sur Facebook. Quel salop !

Stéphane était mort d’inquiétude, il savait pour l’alcool et les antidépresseurs.
Nous avons commencé à jouer à « si tu venais ? »

Je sentais au fond de moi que c’était une très mauvaise idée, mais encore une fois tout mon être le réclamait pour enfin ressentir un répit, un peu de bonheur, de paix, même 10 minutes.
Je ne sais pas comment je n’ai pas sombré dans la drogue là-bas, il ne devait pas y avoir de dealer à l’affut.

Plutôt que de lui dire franco à Stéphane « viens », je racontais toutes mes dérives mes dangers. Il a fini par craquer, il sera auprès de moi dans trois jours… Et puis, disait-il, si on avait été une fois raisonnable, nous n’en serions pas là.

Ce fut l’oasis dans le désert, la bulle magique d’une semaine, un shoot !
J’étais comme un fou dans l’aéroport grimpant partout même devant la sécurité américaine pour voir le petit avion se poser sur la piste.
C’était interminable jusqu’à ce que nous soyons l’un contre l’autre, tournoyant, en larme. Dommage Lelouch, t’avais là une belle scène.

Nous avons passé la semaine à faire l’amour, la fête. Les clients de l’hôtel que je connaissais bien, c’est à dire la plupart (nous allions, Patrick et moi, à l’Island house depuis des années)  étaient soit attendris de voir deux amoureux, soit moqueurs nous imitant indécollables fucker, et surement aussi affligés par mon comportement, le retournement de situation :

1ere semaine cris et larmes avec Patrick,
2eme semaine rires hystériques et fiestas avec tous
3eme semaine love-story avec Stéphane…

Je vous laisse imaginer…
Mais je m’en foutais je refusais la réalité, je me suis plongé dans cette parenthèse comme on réclame une anesthésie pour une rage de dents.

J’ai même eu la laideur d’afficher des photos de Stéphane et moi sur mon Facebook…
Ce fut bien une parenthèse, car la rentrée fut difficile, je m’enfonçais davantage dans la dépression.
Arrêt longue maladie, nouveaux protocoles médicamenteux, psychiatres…
Je n’assumais plus, je ne pouvais plus réfléchir, et pourtant je voulais tout comprendre, tout expliquer, tout maitriser, savoir mon lendemain que je ne voyais que noir, inutile.

J’ai recommencé à quitter Stéphane tous les quinze jours, je l’assassinais de méchancetés, je lui criais « casse-toi, va voir ailleurs ».
Parfois, il craquait parce que je refusais de le voir.
Il me laissait un peu tomber pour sa propre santé morale.
S’il avait le malheur de chercher un peu de réconfort ou d’estime de soi auprès d’un autre, alors une ou deux coucheries plus tard je l’insultais davantage comme s’il me devait fidélité, même séparés…
Pour me venger, pauvre diable, je lui ai annoncé un matin par mail que j’avais prévu d’aller au sauna cet après-midi pour foutre ma fidélité aux archives. Minable…

 

Avec Patrick, les relations étaient bonnes, le comble car il essayait de me consoler. Il avait du mal à comprendre pourquoi tout ce malheur alors que j’étais sensé couler le parfait amour avec mon élu et conquérir mon bel avenir.

Bel avenir…
J’ai commencé à parler suicide, puis pire que cela à scénariser, et à passer dangereusement devant les fenêtres ouvertes sur le boulevard. Pourquoi la défenestration ? je n’y avais jamais pensé, flingue, médoc on y a tous pensé sans conséquence. Là je voulais tomber, m’écraser.
Je parlais peu ou plus à mes amis, mes anges, mais beaucoup à Patrick.

Il continuait comme toujours à m’aider, ne jugeant pas, ne parlant jamais de se douleur à lui, avec tendresse, mais il n’y avait jamais d’ambiguïté.
Je concluais qu’il faudrait passer ce deuil célibataire et pourtant Stéphane me manquait atrocement. Je m’infligeais double peine. Le manque pur et dur et le reproche sévère de le ressentir.

Stéphane respectait mon besoin de solitude, mais n’avait pas cessé de me dire qu’il m’aimait, qu’il était fou de moi, qu’il y croyait encore malgré mon obstination à tout détruire. Quelle force !

Nous étions encore séparés - de mon fait - et pourtant je souffrais.

Nous avons décidé de boire un verre dans le marais en tout bien tout honneur, 15 minutes plus tard on était dans une chambre de l’hôtel Duo. Ça a été merveilleux, grandiose.

Le réveil a été plus dur, il m’annonça qu’il partait une semaine avec un ami à l’île du levant. Je lui en voulais tellement, je trouvais dégueulasse qu’il me quitte alors que j’allais si mal et que ça allait être pire en son absence, lui au paradis du cul nu (naturiste)

Je ne voulais pas lui pardonner, me servir de cela pour le larguer définitivement, mais je ne puis. Accro vous dis-je !

Cela a été comme cela par cycle durant des mois. Tout ce que j’ai fait subir…

Ma mère est tombée malade, sous le choc de voir ses « deux » fils séparés, son univers a elle aussi basculait dans le vide.
Elle ne supportait plus de nous sentir si malheureux et de ne pas tout lui dire, d’être si superficiel comme jamais elle m’avait conçu, connu.

Pendant ce temps, ma meilleure amie, mon amoureuse, ma princess rencontra un homme et tomba folle amoureuse le 1er janvier.
Je m’en suis isolé sous prétexte de ne pas être dans la même énergie, mais je soupçonne de la jalousie et simplement de n’être pas fier de moi et nul à ses yeux. Elle me téléphonait souvent je ne répondai jamais.

 

Je m’écrivis en vrac pour essayer de me comprendre, de trier, car je n’y parvenais plus :

  • Patrick ne mérite pas ce que j’ai pu lui faire, si je me mets à sa place, que j’essaie de ressentir le mal que je lui ai fait, je suis obligé d’arrêter sous peine m’assommer physiquement.
  • Est-ce la crise de la quarantaine ?
  • Je me cache de mes amis comment peuvent-ils encore me réclamer.
  • Je pensais que Patrick s’était pour la vie, c’est mon plus grand échec, illusion, comment être aussi nul, pire que naïf ?
  • De fait, je ne crois pas que je puisse être serein, véritablement heureux à nouveau, alors Stéphane, je ne peux y croire pas sur la durée
  • Je suis dépendant sentimentalement, depuis l’âge de 15 ans je suis en couple, je n’ai jamais été célibataire plus de 15 jours. Quelques mois, deux ans, six mois et enfin 19 ans de mariage…
  • Si Patrick me disait « on recommence ? » je dirais oui, puis non.
  • Je ne suis pas prêt à supporter un couple sans désir sexuel.
  • Je dois laisser une chance à mon histoire avec Stéphane.
  • Mon intellectuel communique mal avec mon émotionnel.
    Exemple : Je sais que l’amour toujours, la fidélité n’existe pas, mais je ne l’accepte pas et ça me casse, me fait tellement mal.
  • Si on m’annonçait une maladie mortelle je serais soulagé et, je m’en veux de penser ça vis a vis de ma mère qui s’est tant battue contre un cancer qu’elle a terrassé, quand mon père, lui en est décédé.
  • Suis-je idiot ?

 

Le temps passe... Un an.
Je me calme, accepte de vivre au jour le jour, de prendre du plaisir et comme il se présente.
J’accepte plus facilement mes sentiments vis-à-vis de Stéphane, mais très doucement puisque je m’obstine à croire que ça finira de toute façon.

Je vis de plus en plus chez Stéphane.

La séparation physique de Patrick (vente de l’appartement) traine.
C’est compliqué, je passe les détails, mais en somme, il me semble que Patrick traine des pieds quand même.
Naturellement, je ne me sens chez moi nulle part et c’est parfois dur à gérer.
Quand je passe deux semaines chez Stéphane, j’ai besoin de retourner dans mon ancien appart où vit toujours Patrick, où j’ai encore la plupart de mes affaires.
Le lieu n’a pas changé, hormis la chambre à part, rien a bougé, toujours des photos, mais je constate vite qu’il n’y a plus la même âme et j’en souffre cela m’empêche d’avancer. C’est un cimetière. Mais je laisse trainer aussi.

C’est très dur de m’apercevoir que subsiste cette grande complicité avec Patrick, cette bienveillance, une forme d’amour. Mais ce que nous étions est bel et bien fini.

Plus rien ne sera jamais comme avant et je crois que c’est là mon problème. Accepter.

J’ai quelquefois pensé que je n’aurais pas du aller travailler ce jour-là, mais je sens que de toute manière, cette séparation était programmée depuis un long moment, on a pas su, voulu ou pu prendre soin de notre couple, tant pis pour nous, bande de nuls.

J’en suis là, bientôt deux ans que tout a commencé.

Je ne prends plus de médicaments, les crises avec Stéphane s’espacent, nous nous apprenons.
La passion se transforme en amour, s’il m’énerve souvent je dois bien reconnaître que je l’aime.
Tant de choses nous séparent et pourtant il y a ce besoin viscéral de le voir, le toucher, de me confronter.
Puis, je pose ma tête sur son torse, il touche mon crâne qui se déplume et je m’endors presque immédiatement.

Janvier 2012 - Nous sommes partis en vacances et nous avons fait notre premier plan à trois… et sous mon impulsion. Ah les vieux démons… Stéphane a accepté par amour et excité de me voir excité.
Mais je me suis vite rendu compte que c’était décevant, ou pour salir.
« Comme de toute façon cela finira comme ça… » J’ai été dégoutant.
J’ai essayé de prendre mon pied, mais sentant que ça ne viendrait pas, j’attendais que l’autre parte, pour finir en beauté, seul à seul, avec celui qui me fait tant triper, Stéphane.

 

Cela dit, j’ai quand même un fantasme qui ne me plait guère, car inexpliqué.
Pourquoi depuis longtemps voir mon compagnon se faire baiser m’excite-t-il ?
Dans la scène, je ne suis pas spectateur, je suis très complice avec le deuxième actif, je suis très directif, et on traite mon mec comme une véritable salope, qui prend son pied (il n’est ni victime, ni soumis).
C’est récurant, le fantasme me poursuit de conjoint en conjoint. Au moins, je me branle toujours en pensant à mon mec ! ;-) lol

 

Je commence doucement à me projeter dans l’avenir, j’ai même imaginé qu’on vende tout pour se faire un nid rien qu’à nous, Stéphane et moi… Mais je suis bien vite rattrapé par des angoisses, de la négativité. Mais il y a un pas, un progrès.

J’en suis là. Je suis comme ça.

Ne pensez pas que j’aime me flageller, je peux être très prétentieux, avoir une très haute estime de moi-même, j’espère juste faire preuve d’honnêteté, de me montrer tel que je peux l’être, avec toutes mes faiblesses, saletés.

Poser les mots me fait du bien, me permet de revivre cela plus calmement de manière concentrée.
Peu être que je trouverai cela d’une affligeante banalité dans quelques mois, années ?
Peu importe, je suis dans cette histoire et je témoigne du moment comme je le faisais pour les bons et cochons moments.

À ce propos, quand je relis de vieilles histoires, je me sens ridicule,  mais je laisse intact, c’était comme ça à ce moment-là.
Un peu d’humour, comme on regarde une veille coupe de cheveux qu’on adorait jadis.

J’ai perdu la foi naïve et c’est terrible.


Aout 2013 - 2 ans et 4 mois.

La quarantaine, je constate que je suis bel et bel gémeaux ascendant gémeaux. Je ne suis pas bien renseigné sur l’astrologie, je ne me retrouvais pas du tout dans les clichés de mon signe.
Mais là, en pleine maturité je suis bien obligé de me voir double.
J’ai deux professions, j’ai deux maisons, J’ai deux amours, en fait Trois.

2 jobs : Je suis à mi-temps dans un grosse boite et dans un petite (la mienne).

2 Maisons : Je vis principalement avec Stéphane dans sa maison à Rungis. C’est sa maison d’enfance, je n’ai toujours pas réussi à y créer mon univers. Il y a bien une pièce que je pourrais m’approprier selon lui mais je ne le fais pas. Je n’ai jamais acheté un élément de déco, un ustensile de cuisine. Je remplis le frigo mais vraisemblablement je ne suis pas chez moi. Quelque fois je retourne là ou je vivais avec Patrick. L’appart n’est toujours pas vendu. Je disais Patrick traine des pieds, aujourd’hui je dis que je suis complice. Si cela ne se fait pas c’est que je ne le veux pas non plus.

J’aime y retourner, c’est une sorte de soirée Pyjama quand les parents sont de sortie.
On rigole beaucoup, l’énergie complice, bienveillante est intacte malgré tout.
C’est terrible mais je me vois bien en maison de retraite avec lui…

Donc deux amours.

Stéphane c’est la jeunesse bien qu’il n’ait que quatre ans de moins que moi j’ai l’impression d’avoir fait plus de kilomètres. Stéphane est sexy, je me surprends toujours à le trouver si mignon, j’ai des étoiles quand il me jette son regard coquin. J’adore sa tronche ! Stéphane c’est l’amour nouveau, avec ses jalousies, confrontations, on se cherche pour le meilleur et le pire. Stéphane c’est le sexe. Jamais de panne, c’est vraiment mon meilleur partenaire et ça dure dans le temps, c’est dans ces moments torrides que nos âmes se rejoignent vraiment.

Il appréhende mal quand je lui dis cela, il pense « ouai je ne suis qu’un coup pour toi ».
Non ! Par définition un coup c’est une fois. Si j’aime autant faire l’amour avec lui depuis trois ans c’est qu’il y a une relation, un sentiment plus ample que l’énergie libidineuse.

Il comble ce que je n’avais plus avec Patrick. Voilà la vérité. Je veux tout malgré les conseils des sages. Si, je veux tout avoir…

Donc j’entretiens ma relation avec Patrick. Nous nous voyions deux ou trois fois par mois, pas plus de deux jours. On ne perd pas une minute pour se retrouver presque comme avant. Presque car on ne verbalise pas clairement que l’on s’aime toujours, qu’il y a des projets un peu flous.

Puis mes amours satellites… Intellectuel avec toi, féminin avec toi. C’est très puissant aussi.

ET bien quoi ? Tout est parfait, tu as crée ton équilibre, de quoi te plains-tu ?

La mise en place est très égoïste, je suis une sorte de roi soleil.
C’est assez bancal, ne suis-je pas un perpétuel insatisfait, pas vraiment dans l’instant présent, toujours en cours de route, pas au meilleur de moi même pour l’un ou l’autre…

Je pressens que Stéphane se lassera d’un demi mari, que mon ex trouvera un homme entier, mes satellites changeront de gravité.

Je ne me savais pas si complexe, je ne me doutais pas que je vivrais cela. J’ai peur d’être détraqué, une chose névrotique…

Trois ans que cela dure, bon c’est quand le grand éclat de rire, la fin de la crise de la quarantaine ?

Cyril


La suite : Rupture & renaissance


A lire aussi dans le blog :


12/02/2013

Salut Cyril,

Je viens de lire ton article sur ta rupture, et je me sens bien con!!

Je vais sur ton site depuis des années, essentiellement pour lire les histoires, et tu m'as ainsi aidé à franchir le pas avec les mecs il y a 5 ans (j'en ai 50 aujourd'hui). il faudra peut être que j'en fasse des hostoires d'ailleurs ....
Tu es donc pour moi quelqu'un d'important, même si on se connait pas, Et j'ai vraiment eu honte de ne lire ton histoire qu'aujourd'hui!!!
J'ai trouvé ton récit très émouvant et bouleversant. J'admire ta façon très lucide d'analyser la situation, et surtout tes sentiments.
Tu es dans une situation très difficile....Si tu étais un salaud ou un mec superficiel, tu n'aurais pas tous ces problèmes, c'est donc à ton honneur, même si tu en souffres beaucoup.

J'aimerais beaucoup, et sincèrement, savoir comment tu vas maintenant, où tu en es.

Je t'embrasse

Olivier

31/03/2012

Bonjour Cyril.

Bouleversé par le texte que je viens de lire, je prends le temps de t'écrire ces quelques lignes.
Voilà plusieurs années que je suis tes aventures, sur le forum d'abord puis tes récits et toutes les histoires publiées chaque mois.
Le texte que tu viens de publier vient de me déchirer le coeur car je sais ce que tu ressens. Ca ne fait pas 19ans mais 4 ans que je suis avec l'homme avec qui je pensais finir ma vie mais ma rencontre avec un autre en décembre a depuis bouleversé ma vie. L'un ne sait pas pour l'autre mais avec le premier je le suce tous les 15 jours alors que le second me dit à longueur de journée à quel point il a envie de moi. J'ai perdu pas mal de poids ces dernières semaines et , je n'aime pas comparer, mais c'est ma nouvelle rencontre qui me remarque et me complimente.

Merci pour ce texte, dans ton épreuve et ta situation qui traine, sache que tu as redonné confiance à quelqu'un et je n'aurai jamais pensé être aussi ému et bouleversé en lisant un texte sur ton site après tout ce que j'ai lu et éjaculé ces dernières années sur ce même site.

Pierre

19/04/2012

Bonsoir Cyrillo,

J'ai lu ta longue histoire concernant ta rupture sur ton site internet.... Je comprends mieux ton silence pendant ce temps, car il est vrai j'étais étonné de ton silence.

J'avoue que cette histoire m'a beaucoup touché et sincèrement je pense que tu n'as pas à te sentir "coupable". Très Franchement. Personne n'est à l'abri de l'imprévu. Même quand on pense avoir trouvé "l'homme de sa vie", je suis presuadé qu'il ne faut jamais croire que c'est acquis pour toujours. C'est une idée qui est fausse. Je pense que encore une fois, c'est une image qui vient de la religion qui veut que l'amour soit éternel, mais la vie n'est pas faite ainsi. Au contraire je pense que quand on regarde une autre personne, ça ne veut absolument pas dire qu'on n'aime plus la permière personne. D'ailleurs tu l'as dis toi même dans ton blog et c'est très juste. Mais je pense que le nouvel amour qui suit est tout simplement pour montrer à l'être humain, que l'être humain a été fait pour aimer plusieurs personnes et non une seule. C'est ma conception des choses. Donc surtout ne te sens pas coupable. Au contraire, sois véridique envers toi même et tout ira bien. d'accord?

A la limite la seule chose véritablement dommage c'est que dans un couple, les sentiments n'apparaissent ou ne disparaissent pas en même temps. Voilà la vérité.... tu comprends ce que je veux dire?. Car par exemple ton ex que tu as quitté, ben il t'aimait encore de la même façon alors que toi non. Voilà. Il aurait fallu, pour que les choses se passent mieux que ce soit réciproque ET ce, en même temps!... Mais hélas la vie n'est pas faite ainsi... c'est comme ça... il faut l'accepter. Et evidemment c'est encore plus dur pour celui qui se fait larguer, mais on n'y peut rien et il vaut encore mieux ne pas mentir à son conjoint ni mentir à soi même. Voilà. Mais un conseil: ne te tortures pas trop en continuant de voir régulirement ton ex, et profites bien de ton nouvel ami.Saches que l'amour se vit comme on le sent, et il ne faut pas se fier à un modèle, ni craindre le quand dira-t-on.Voilà.Et chose importante aussi, conserver ses amis en parallèle.car ça aussi c'est important, pour plusieurs raisons d'ailleurs, pour le moral etc..et pourquoi pas donner de bons exemples aux autres et vice versa.

Pour info: On s'est déjà vu à l'impact et je t'ai effectivement trouvé mignon et gentil. J'adore aussi les photos dans ton blog. Je te fais de gros bisous et bonne chance avec ton nouvel ami!! Lors de mon dernier mail la semaine derniere je crois, je n'avais pas vu ta rubrique à ce sujet et je te prie de m'en excuser.Je ne l'avais pas vu.

T.

07/05/2012

Bonjour Cyril,

Tout comme Pierre, je suis moi aussi bouleversé par tes dernières nouvelles, jeune homme !  Je me disais bien qu’il se passait quelque chose, ça ce sentait…  Moi aussi, je te suis depuis tellement d’année au travers de tes aventures et histoires à chaque mois, que je t’imaginais inébranlable, toi mon bel adonis.  Mais vois-tu, tu es humain toi aussi Cyril.

J’avais ce même rêve que toi de pouvoir partager ma vie avec « Mon » homme jusqu’à l’éternité et finalement, c’est lui qui est parti.  J’ai tellement eu mal dans mon cœur et de ne pas pouvoir montrer à ceux autour moi, que l’amour entre deux mecs, ça existait, que j’ai même pensé en arrêter là.  Je me le pardonne bien sûr, mais je suis tellement content maintenant d’avoir choisi de continuer et de pouvoir profiter de chaque moment.  J’ai consulté pour être bien avec moi-même et pouvoir reprendre le rêve d’avoir mon homme à côté de moi dans ma tête.  Est-ce que ça existe ça entre deux hommes ?  J’ose croire que oui...

Ce que je ne comprends pas, c’est de mettre toujours quelqu’un entre vous deux, toi et ton homme.  Pourquoi faut-il absolument le voir se faire prendre par quelqu’un autre que toi Cyril ?  Pourquoi te faut-il le partager toujours…  J’ai tant de plaisir et d’excitation à vouloir découvrir mon homme de jour en jour, de fois en fois, pas à le partager.  J’en fais des rêves tellement aussi…  je n’arriverai jamais à comprendre ça avec les mecs !

Tu es tellement ouvert mon homme, tu as expérimenté tellement aussi, que j’ai peine à croire que tu ne peux pas fantasmer seulement sur ton homme et pouvoir garder dans ton jardin secret, les choses les plus cochonnes qu’il ne faut pas réaliser et les garder seulement pour nos rêves.  C’est le carburant ça !  J’essai de te comprendre…  Pourquoi n’essais-tu pas de te comprendre Cyril, le doux Cyril que nous connaissons tous !

Je suis triste de te sentir triste et bouleversé en ce moment, mon bel étalon.

Prend le temps qu’il te faut jeune homme et profite de chaque instant.  Bonne route.

Ben

Merci Ben

17/10/2012

Cher Cyrillo.

Bien que je sois un habitué de ton site, cela faisait très longtemps que je n'avais pas lus tes news perso.
Et hier, je suis tombé sur le texte "Rupture". 
J'ai trouvé ton histoire émouvante à un point. Je voulais juste te dire que j'espère que tu vas mieux désormais, que tout c'est arrangé pour toi et que tu vis une belle histoire d'amour.

Voila, je sais que c'est bizarre de recevoir ce genre de message d'un inconnu mais ça m'a tellement touché. 
Je te souhaite une bonne continuation. Bonsoir.

Math

Merci Math, Je ne me doutais pas en faisant "un site de cul" que j'aurai de tels échanges.

12/12/2012

Bonjour Cyril,

je suis quasiment toutes les semaines sur ton site, à attendre tes mises à jour.

J’ai découvert tardivement ton album photo, les récits de tes vacances, de ta vie et ce soir je viens de lire ton message parlant de ta rupture et de ton état d’esprit à ce moment là.

Visiblement cela fait déjà un certain temps, mais je voulais simplement te dire qu’à te lire, j’ai découvert combien tu es un mec riche, intéressant, marrant aussi, mais tellement attachant. Je ne comprenais pas toujours ta façon de vivre mais ce soir je partage et je comprend mieux.

j’espère qu’aujourd’hui tout va pour le mieux pour toi. bises et tendresse d’un vieux gay...

Denis

Merci Denis, c'est touchant, je vais me mettre à la suite

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