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Hocine

Salut, Hocine, c’est moi, Barkass. Tu sais, jeudi soir dernier, au bord du canal. Je sais que tu te souviens. J’étais sous le pont, les mains dans les poches, adossé au mur. Les dernières vaguelettes de lumière se déhanchaient encore à la surface de l’eau. T’es passé une première fois devant moi, tu m’as regardé, je t’ai maté : une flamme dans tes yeux, tes longs cils noirs, du même noir souple que l’ombre de ta moustache. Tu as continué ton chemin. J’ai cru que tu n’étais pas là pour ça, que tu ne cherchais rien ici, que tu traversais simplement, sans ressentir la solitude, l’esprit déjà occupé là où tu allais. Tant pis pour moi, je n’ai plus qu’à tenter de calmer le sang qui vient d’accélérer dans mes veines.

Et puis longtemps après je t’ai vu revenir, en sens inverse, au bout du quai. J’ai reconnu ta démarche, souple mais avec un milligramme de lourdeur, celle du garçon dont le corps d’homme est finalement un peu plus baraqué que ce qu’il était prêt à manœuvrer. J’ai essayé de voir si tu me regardais, mais non, rien. Un gars du coin qui rentre chez lui, quoi, après être allé pécho son shit ou rendre visite à sa meuf. J’essaie de ne pas mater, mais quand t’arrives à trois mètres de moi, je n’en peux plus, il me faut ton visage : il est beau, mais les yeux baissés.

Et puis d’un seul coup tes yeux en pleine face, grand ouverts dans les miens. J’avais pas prévu ça. Je veux baisser le regard : pas moyen, mon corps est pétrifié, pas un souffle, pas une ride sur l’eau du canal, tu avances seul dans un monde immobile, un monde à ta merci.

Arrivé à ma hauteur tu vacilles, t’arrêtes presque, j’ai toujours la gueule ouverte comme un débile, tu aurais pu me planter un couteau dans le ventre sans que je bouge d’un centimètre. Une vague tristesse passe sur ton regard, comme un mirage au loin sur l’asphalte. Tu continues, me dépasses, toujours branché en moi par les pupilles. Te démonte pas le cou comme ça, gars, tu vas tomber à l’eau ! Puis le fil se rompt, tu t’éloignes, disparais.

Il a fallu plusieurs minutes avant que j’arrive à tirer le paquet de clopes de ma poche, et encore un peu de temps avant que je puisse en allumer une. Il va revenir, c’est sûr. Le soleil n’a laissé qu’une lueur rouge sur l’horizon bleu roi. Les secondes battent, la braise de la cigarette enfle et décroît lentement, expire, finit par s’éteindre. Qu’est-ce qu’il fout ? Va voir, mec, bouge ! Calme-toi, compte jusqu’à dix, tes jambes te porteront… huit… neuf… dix… rouvre les yeux. Il est là, devant toi. L’humidité de son souffle. Il a aussi peur que toi. Un léger tremblement de son bras. Puis sa main avance lentement, saisit ton sexe, serre doucement ton érection. Putain l’enfoiré ! Il te fait de l’effet, et tu ne peux même pas le nier. Et lui il en est où ? Ta main tâtonne vers son survêt, trouve ce qu’elle cherche, l’attrape par là où c’est dur – dur et ample – l’attire vers toi, sa bouche contre la tienne, vous vous fondez dans le goût de vos lèvres.

J’ai pas pu me rassasier de ton visage, de ta bouche, j’ai embrassé tes yeux, le velours de tes joues, tu m’as bouffé la gueule à pleines dents. Combien de temps ça a duré, Hocine, tu sais, toi ? Et puis on a eu peur, hein, c’est bien ça, non ? peur dans ce train lancé à trois cents à l’heure, sans conducteur. On a fait chacun un pas en arrière, hébétés, tu m’as dit « Viens ! » et on s’est mis à marcher le long de l’eau.

Et là tu m’as raconté ton histoire, pendant une heure, à toute allure. Enfin, à ta manière, sans vraiment raconter, rien ne collait. Un vrai gruyère, pleins de trucs, plein de trous. Que t’aimais les garçons. Que tu détestais les garçons. Que tu donnais pas tes fesses, jamais de la vie. Que jamais plus tu les donnerais. Que ma bite était plus grosse que la tienne, que t’étais un vrai mâle, que j’étais un étalon, que ton histoire était horrible... Comme ta voix tremblait je t’ai poussé contre le mur et j’ai fermé ta bouche avec la mienne. J’ai senti tes larmes couler sur mon visage, et ta teub durcir contre la mienne. On est restés longtemps bandés l’un contre l’autre, raides comme des taureaux, les corps serrés, bouche à bouche, puis tempe contre tempe, toujours paquet contre paquet. Je sentais l’énergie qui pulsait de bite à bite, par mon gland humide comme tes yeux. On a rien fait. On n’a pas osé.

Et puis tu t’es barré, Hocine. T’es un salaud. T’as dit « Excuse-moi » et tu t’es cassé. Aujourd’hui moi j’en crève. Je pense à toi tout le temps, Hocine, j’ai le cœur qui bat comme un malade.  Je vais pas te mentir, je me branle tous les soirs dans mon T-shirt en pensant à toi. Et même comme ça, le matin je dois changer les draps tellement j’ai rêvé de toi. Je donnerais tout pour passer une nuit dans tes bras, sentir l’odeur de ta sueur, te voir dormir la bouche entrouverte, embrasser ton nez, tes pommettes, les cils de tes yeux noirs. Tu m’as rendu ouf, Hocine, tellement t’es beau, tellement ta voix me transperce. Je me souviens de chacune de tes paroles, elles dansent en moi comme une lame qui pénètre ma chair de mille parts.

Alors moi, ton histoire, je vais la raconter, Hocine, je vais mettre des mots sur les trous, parce que j’ai très bien compris – tout. Tu crois quoi ? Et t’espérais quoi ? Qu’en te cassant comme ça t’aurais pas à lâcher le morceau pour de bon ? Mais ton morceau je l’ai dans la bouche, mec, sur le bout de la langue, je vais l’écrire et le publier. Et ose dire après que c’est pas la vérité ! T’as honte ? Honte de quoi ? Ben dis ! Quoi, tu pouvais pas revoir un mec à qui t’avais raconté tout ça ? T’étais obligé de t’enfuir ? Mais je m’en bas les couilles, moi, je t’aime, putain. Et mon histoire à moi tu crois qu’elle est comment ?

Quand t’as eu fini de raconter, t’as dit « C’est horrible ». Moi je l’ai trouvée belle, ton histoire, même si elle fait pleurer. Tu me crois pas ? Je te le jure dur comme ma queue. Et moi, ton corps, je le voudrais rien que pour moi, même si c’est qu’une nuit de temps en temps, et t’auras le mien si tu veux, même si je sais que je ne te vaux pas. On n’aurait pas dû se séparer comme ça. Quel gâchis.

Je sais quel goût elle a, ton histoire, Hocine. Je l’ai sur les lèvres. Hé oué, la vie est comme ça, c’est le destin des mecs comme nous, Hocine. C’est une histoire de mec, alors sois un mec, et lis-la.

L’odeur aigre du souterrain, l’obscurité tiède. Cette ombre, c’est le joli petit blond qui t’a maté tout à l’heure ? On dirait bien. Vas-y, Hocine, sors ta queue, lance ton appât, voir si ça mord. Jusqu’ici t’as jamais été déçu. Même toi à chaque fois que tu la sors t’es impressionné par la taille du machin qui dépasse de ta braguette. Déboutonne. Allez, d’une main. T’as pas mis de slip. D’abord pour la sentir frotter dans le jean quand tu marches, pour bander en pleine rue, avancer les yeux plissés, de l’air fier du garçon qu’est devenu un homme. Et puis pour mieux te faire sucer, Hocine, hé ouais, car tu savais bien où ta balade finirait. Allez, vas-y, t’as déjà la main sur la braguette, serrée. Le blondinet repasse, s’enfonce dans le souterrain, disparaît dans le noir ; ses pas s’arrêtent. Trois petits gestes du pouce et de l’index, ta queue est à l’air, elle se dresse, nue, dans l’obscurité. Du fond de la caverne viennent d’autres bruits, de mecs qui font des choses. Mais les pas reprennent et s’approchent. La proie passe devant toi, s’arrête à ton niveau. Tu entends son souffle. Tu retiens le tien. Sa main se tend, empoigne timidement ton sexe, le palpe, l’explore, tâte les rebords du gland déployé, le serre plus fort, fait semblant d’hésiter. Puis les genoux du garçon cèdent sous lui, il s’écroule, son visage vient se planter sur ton poteau. Et la tétée commence. T’as gagné, Hocine. Comme d’hab. T’es en train de te rendre compte que t’as entre les cuisses un truc de ouf qui fait des ravages. T’es puceau comme un rat, à part les mecs qui te pompent aux jardins du Louvre depuis quelques temps. Personne a encore tenu ton corps d’homme dans ses bras, à part toi, le soir, seul dans ton lit, quand tu halètes sous les caresses de tes mains – pas trop fort pour pas que ton frère entende. Le petit blond a l’air d’en vouloir. Il s’accroche comme une ventouse, tire comme une trayeuse électrique. D’autres mecs, attirés par le bruit, s’approchent pour profiter du spectacle. Certains sortent leur queue, l’exhibent, se la touche. Tu regardes, découvres la variété des bites de mecs ; tes mains en effleurent certaines, en tâtent d’autres, tu vas jusqu’aux couilles parfois pour savoir ce que les mecs ont dans le slip. Le petit suceur, lui, n’a de bouche que pour toi. De temps en temps un gars empoigne le derrière de son crâne et lui enfonce la gueule sur ton pieu ; le petit pédé s’étouffe, grogne, accélère la branlette qui agite sa main libre entre ses cuisses dénudées, dessinées, les genoux plantés dans le sol bourbeux. Les muscles de ses épaules tressaillent de ses va-et-vient empressés. Tu sens qu’il est sur le point de te tirer la moelle, que ça monte du fond de ta paire de burnes. Effrayé par ta propre giclée tu cherches à te dégager, mais il est indécramponnable. Il a compris, et s’accroche de toutes ses forces. Tu t’abandonnes au flot de ta laitance et te répands en lui. Tu laisses échapper un râle de jouissance qui résonne dans la pénombre, et dont tu as honte aussitôt, car il n’a rien laissé ignorer de ton orgasme à la foule des témoins invisibles.

Dos au mur, pantelant, il te faut une minute pour reprendre tes sens, tandis que la bouche du blondinet essuie les dernières gouttes. Une main inconnue vient par curiosité toucher l’objet encore raide de tant de désir, puis s’égare sur ton torse, un frisson, tes tétons durcissent, tu remballe vite le matos. Le blond, ayant eu ce qu’il voulait le plus, est passé à la suite et suce à la ronde. Les hommes font cercle autour de lui pour se faire pomper. Une main attrape son cul, le relève, d’autres le déshabillent, le retournent ; l’attroupement se fait plus dense, un murmure s’élève, tu as du mal à discerner les corps, mais il semble évident qu’un des mecs encule le jeune homme tandis que les autres se pressent pour prendre la place du premier. Un instant tu aperçois le visage de ton petit pote pompeur : un rictus de douleur doublé d’un cri de plaisir. L’excitation des mecs pour ce corps offert est à son comble, tu sens que tu vas rejuter dans ton slip, tu tournes les talons et t’en vas.

Le vent presque froid des bords de Seine. Septembre. Le crissement des feuilles de platanes sur le trottoir au passage des voitures, qui ne voient rien, qui ne savent rien, n’entendront jamais parler de ce qui bat dans tes tempes. Tu marches, vers l’est, tu es seul sur ce tronçon désert, dans la lumière fauve des lampadaires, lumière préhistorique, comme celle d’une étoile morte. Une bouffée de l’odeur du souterrain ; c’est ton imagination ? Ou bien elle te colle vraiment à la peau, au pantalon ? Nan, tu te fais un film, obligé. Châtelet. Ya déjà un peu plus de monde. Tu baisses les yeux, t’as peur qu’on te reconnaisse. Honte de quoi ? De passer à Châtelet ? Mais tu baisses les yeux, accélères. À ta droite, la Seine, manteau de velours noir. Tu continues. Un peu plus loin, après l’Hôtel de ville, un mec de ton âge te regarde un instant depuis le trottoir d’en face, te sourit. Beau gosse, stylé, mais un sourire simple et clair. T’aimerais lui ressembler. Toi tu t’es jamais trouvé beau. En fait tu sais pas si t’es beau ou moche. Tu te regardes dans la glace tous les soirs, tous les matins, tu fais rouler tes muscles, fronces les sourcils, avances ta mâchoire. Des fois tu te dis « Yes, man ! » et t’as le smile, et d’autres t’es désespéré. Tu te dis que jamais une fille te regardera.

Le mec sonne à une porte. C’est une boîte, sûrement une boîte gay. Tu sais même pas à quoi ça ressemble. Il entre, le mur gris se referme. À la place de son sourire, un trou noir, un manque insoutenable, la solitude te déchire les côtes, tu t’élances – et tu piles net : un autobus te frôle, suivi du flot des voitures ; t’as failli y passer. Les véhicules se brouillent sous tes yeux, bouillonnent de gauche à droite. Enfin, loin en amont, le feu passe au rouge. Les dernières voitures arrivent à ton niveau, puis leurs phares rouges vacillent en diminuant. Cette fois-ci tu hésites. Une boîte homo ? T’es pas homo. Un nouveau troupeau hurlant de voitures approche. Tu fonces, traverses, sonnes, t’engouffres dans l’antre.

La lumière irisée des spots te fait face, le rose, le bleu, le vert, un scintillement de paillettes d’un goût presque douteux, un peu sucré. Le trait carmin d’un néon qui souligne le bar, à gauche. À droite un escalier. Tous les regards sont tournés vers toi, d’une ligne d’hommes sur de hauts tabourets. Certains te paraissent efféminés, et ça te déplaît. Tu rougis, tu regrettes d’être venu. Mais tu n’oses pas l’avouer en tournant les talons. « Qu’est-ce que je te sers ? » Une bière. Le mec te sert carrément une pinte. Et il faut s’approcher, obligé, prendre le verre, payer, à quelques centimètres des mecs qui te matent – quelques sourires amusés. Tu t’éloignes d’un pas, commence à boire en te balançant d’un pied sur l’autre, en faisant semblant d’être à l’aise. Dès que tu crois être resté assez longtemps, tu te précipites vers l’escalier. Il pourrait mener en enfer que tu t’y jetterais tout pareil.

Il mène à l’étage. Là, une lumière blafarde, des murs noirâtres, des recoins, des cellules, des couloirs obscurs, des panneaux éclairés. Un ballet de mecs qui tournent, dévisagent, touchent, se dérobent, s’embrassent, sortent et rentrent leurs sexes. Plusieurs te tripotent au passage. Tu es tétanisé. La soif te dessèche, tu as vite fait de finir ta bière. Tu n’oses pas aller en chercher une autre, jettes un coup d’œil par l’escalier. Où est passé le garçon souriant ? Il n’y a presque plus de monde au bar. Vite, une autre pinte. Tu remontes. Ça tourne. Des râles ici et là. Les corps te frôlent. Certains mecs ont un parfum étrange, envoûtant, qui fait battre le sang dans ta gorge. On saisit ta main, que l’on plaque sur la bosse d’un jean. Tu t’échappes, apeuré par le réveil de ton slip. Un petit rebeu à casquette se fait enculer contre un mur. Tu siffles ton verre de bière, le liquide dévale ton gosier, les lèvres humides tu t’enfonces dans un couloir, chancelles, un jeune black t’attrape par les tétons et te plaque sur la paroi, t’embrasse tendrement. Tu es raide, maintenant, dans les bras de ce garçon ; tu ne l’empêches pas de défaire ta ceinture, ton pantalon tombe sur tes chevilles, le mec tombe à tes genoux, prend en bouche ta virilité, un voile noir passe devant tes yeux. Un autre déboutonne ta chemise, tes vêtements tombent, ton corps se couvre de mains, la pièce s’est remplie d’hommes attirés par ta nudité, une langue lèche ton aisselle, faisant frissonner la peau de tes couilles, une paume s’introduit entre tes fesses, les écarte, tu n’as plus la force de lutter. Les mecs se battent pour toucher ton corps. La fierté gonfle ton sexe, tandis que la honte te monte au visage. C’est la première fois que tu es nu devant quelqu’un – en tout cas depuis que la testostérone a transfiguré ton corps – et là le monde entier te voit à poil, profite, tripote tes membres offerts. À cette seconde, tu sais que tu n’es plus puceau. Un frémissement parcourt la grappe de mecs, leurs gestes se font fébriles, ta bite est pressée de mains en main, des doigts s’introduisent dans ta bouche, dans ta rondelle, ce ne sont plus tes pieds qui te portent, tu fermes les yeux, ne cries même pas quand un pieu brûlant transperce ton cul – c’est trop tard. T’es un enculé, Hocine, c’est fait. Et pas qu’un peu. Quand un mec en peu plus d’attendre, il pousse le baiseur, te tire à lui, tu perds l’équilibre, il te rattrape, te maintiens et t’enfile, se déchaîne, vite, avant d’être chassé à son tour. Tu vois passer plusieurs des visages qui étaient alignés au bar tout à l’heure, à tes oreilles des ricanements, des commentaires sur ton cul, sur ta bouche, ils disent que t’es bon et ils t’essaient tous, tu sens des giclées chaudes atterrir sur tes cuisses, mouiller ton visage. T’es bon, Hocine, t’as entendu ? T’es bon ! Une jouissance inavouable inonde tes fesses, la fierté d’être humilié t’emporte.

Puis deux bras qui t’enserrent par derrière, biceps massifs. La bite du mec passe entre tes fesses, entre tes cuisses, entre tes couilles, dépasse sous la tienne, énorme. Toi qui croyais en avoir une grosse ! Comparé à ça t’es rien, Hocine, comme un gamin qu’aurait même pas encore de jus. La main large serre les deux verges en une étreinte bouillante, les coups de rein frottent d’avant en arrière, le monstre s’échappe un instant puis te déchire, s’enfonce, interminable, toujours plus profond, te remplit jusqu’aux amygdales. Tu hurles de douleur, c’est un râle de plaisir qui résonne à tes oreilles, celui d’un mec qu’on encule, comme tous les petits pédés que tu as vu se faire mettre aujourd’hui. Ton étalon se cambre en avant, te bascule la tête en arrière de quatre doigts dans la bouche, et bourrine. La meute des mecs s’est écartée et regarde, tu chiales à chaque coup de teub, de plus en plus aigu, tes pieds décollent du sol, ta petite quéquette dressée pointe en avant, aux yeux de tous, ta vision passe au rouge et tu balances la purée en beuglant. Lui n’a pas fini, et te défonce encore deux bonnes minutes avant de jouir, tandis que ton corps brinquebale en gémissant. Tu t’effondres au sol, quelques paires de balloches se vident sur toi, puis plus rien. La noirceur.

Tu ramasses tes vêtements en reniflant, te rhabilles penaud, l’escalier, les yeux baissés, tu sors sans oser croiser un regard. RER. L’odeur du foutre. Puis dix minutes à pied dans la nuit. Maison. Parents couchés. Ton frère devant la télé. « Ça va ? » « Ouais, tranquille, t’inquiète ». T’aimerais prendre une douche, mais obligé ton reuf il va poser des questions. Alors tu files dans ta chambre. Tu te mets dans ton lit avec l’odeur de tous les mecs qui t’ont baisé, les poils de tes cuisses collés par petites mèches. Tu pleures, la face dans l’oreiller. Pas trop fort, pour pas que ton frère il entende. Les mecs ça pleure pas, c’est les pédés qui pleurent. T’as l’impression d’avoir un steak haché à la place du cul. Le sourire du joli gars flotte dans l’air, ses yeux rieurs, puis l’autobus écrase tout. Ta gorge arrive même pas à aspirer l’air pour gémir. Ta bite est presque gonflée. Elle t’appelle. Elle durcit. En grossissant, elle frotte sur le drap, millimètre par millimètre, à chaque battement du cœur qui la remplit de sang. Et chaque frottement te donne du plaisir. Tu commences à te tortiller. Ton gland baise la toile du drap. T’en peux plus, tu te retournes sur le dos, empoignes le rumsteck et te mets à le branler. Et là c’est ton cul qui se fait baiser par le lit. La douleur de la chair mâchée se transforme en plaisir brûlant, les mecs défilent à nouveau entre tes fesses, et tu jutes une troisième fois, petit Hocine, avant de t’endormir, le torse humide entre tes draps.

Ouèch t’as mis ton survêt aujourd’hui ? Tu t’es fait un collier de barbe comme les bogoss ? Tu te la joues racaille, maintenant ? Ça te va pas mal, faut avouer. RER. Tu vas traîner aux Halles fumer du bédo ? Cracher par terre en matant les meufs ? T’as le style, man, profite. Les lattes tournent. Minuit. Tes potes sont partis. Tu tournes en rond, on dirait. Eh, tu vas où comme ça ? C’est pas par là la station. Là tu vas vers la Seine, vers l’est. C’est quoi cette bosse entre tes jambes ? T’as pas mis de slip ? Eh, Hocine, tu vas où ? Reviens ! T’es beau.

Barkass

kkizdamasa@yahoo.fr

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