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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode prédédent

Fleur de bitume -02

TONY, MOI ET LA FLEUR

Lundi matin, pas de réveil pour moi, ce sont les vacances !! Les parents et Dorian sont partis travailler. Je prends mon temps, traîne dans l'appartement, me disant que j'ai toute la semaine pour faire ce que je veux! Je devrais être en pleine forme, mais quelque chose me trotte dans la tête, et je n'aime pas ça, je ne me sens pas bien. Ce n'est pas l'après-midi torride avec Dorian qui me perturbe, pas le moins du monde même, contrairement à ce que je pensais. Non, je pense et repense à cette bagarre qui a éclaté dans mon dos, et presque à cause de moi, entre Tony, Farid et sa bande.

Tony m'a défendu, il m'a même protégé sans le savoir, et lorsqu'ils ont commencé à s'en prendre à lui, moi je me suis barré comme un lâche. J'ai honte de ce que j'ai fait, mais avais-je vraiment le choix ? Il est déjà 15h et qu'est ce que j'ai fait de ma journée !? Rien du tout, je suis resté là, à glander, alors qu'il fait beau dehors. Je devrais sortir, mais je n'ai pas envie d'aller courir aujourd'hui, peut être demain... Sans réfléchir, je sors de l'appartement et descend les escaliers. Arrivé dans le hall, je me mets à lire les noms sur les boîtes aux lettres, je m'aperçois que je ne connais pas grand monde, alors que l'on vit tous ensemble sur quelques foutus mètres carrés! Je pousse la porte de l'immeuble, un vague de chaleur m'enveloppe et le soleil vient caresser ma peau.

Encore deux marches et je suis sur le trottoir. J'avance sans savoir vraiment où je vais. Je mets un pied devant l'autre, réflexe de bipède, sans but, sans destination. Je traverse la route et entre dans l'ancienne ère de jeux. D'une main je caresse les feuilles des rares buissons coriaces qui ont survécus aux années. Je décide de m'asseoir sur un vieux banc qui n'a même plus de dossier. Je ferme les yeux, quelque peu aveuglé par le soleil. Au loin j'entends des voix, des gens qui discutent. Elles se rapprochent de moi, lentement. J'entrouvre mon œil droit et là, je sens une boule envahir ma gorge. A quelques dizaines de mètres, Tony est entouré de ses potes, sa bande comme diraient certains ici. Il est vivant, oui je suis bête, ça je m'en doutais bien, en tout cas il ne semble pas trop amoché, ouf. Une angoisse terrible s'empare de moi, presque de la peur, mais je ne comprends pas bien pourquoi.

Tony ne m'avait pas voulu de mal, au contraire. Mais peut-être allait-il m'en vouloir de l'avoir abandonné aux coups de Farid et ses acolytes? Non, ce n'était pas le genre de mecs qui en voulait, c'était le genre qui cognait ou qui passait sa route. Je ne pensais pas si bien dire, alors qu'ils approchaient de l'entrée du parc, à quelques mètres de moi, je me suis levé, je ne sais toujours pas pourquoi j'ai fait ça, comme si on allait tous se dire bonjour, bien gentillement. A la place de quoi, le petit groupe passe devant moi, sans me voir, ou en tout cas sans me regarder. Même Tony m'ignore profondément. Leur discussion va bon train, mais je n'en comprend pas un traitre mot.

Je reste là, hébété, les regardant s'éloigner. Je me sens triste et un peu vexé aussi. Pourquoi cette ignorance? Au loin je m'aperçois que le groupe se dissous, chacun semble rentrer chez lui ou du moins, chacun prend une direction différente. Sans réfléchir, je me lance dans la direction de l'immeuble où habite Tony. J'hésite, je ne sais pas quoi faire, quoi dire! Puis je me lance, j'ouvre la première porte et repère, grâce à l'ordre des boîtes aux lettres, l'étage de Tony. Je fonce, montant les marches quatre à quatre, j'arrive au 5ème étage, il n'y a que deux portes par pallier, je m'approche d'une sonnette, ce n'est pas son nom, il ne reste plus qu'une seule solution. Je m'approche lentement, terrifié. Je reprends mon souffle, tente de m'apaiser un peu puis frappe à la porte.

J'entends du bruit à l'intérieur, il est là. Les verrous tournent, la poignée se baisse et enfin la porte s'ouvre. Je me sens mal, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et me sauver d'ici, a tel point que je n'ose pas lever la tête, je fixe le paillasson et vois à l'intérieur deux pieds légèrement écartés, vêtu!
 s de chaussettes de sport blanches.

- "Ouais c'est pour quoi ?"

Je ne relève pas la tête, j'ai peur, je ne dis pas un mot.

- "Hey, j'te parle ! Tu veux quoi? Tu fais quoi ici?"

Toujours pas de réaction de ma part, c'est comme si je ne me contrôlais plus. J'entends vaguement râler puis la porte claque à quelques centimètres de mon visage, ce qui me fait sursauter. Je suis vraiment nul, même pas capable d'assumer ce que je fais. J'ai envie de me jeter sur la poignée, entrer de force et lui dire ce que j'ai sur le cœur, tout balancer, comme ça, mais une fois de plus je me dégonfle. Lentement je me retourne et décide de m'en aller lorsque la porte s'ouvre brusquement dans mon dos, une main m'attrape par le bras me tire violemment dans de l'appartement. La porte claque à nouveau. Cette fois-ci, je suis à l'intérieur, et je lève les yeux vers Tony qui reste me regarder, le regard dur et froid, mais aussi interrogatif.

- "Qu'est ce que tu fous là bordel !? Tu viens frapper chez moi, puis tu restes planté sans rien dire, sans un regard, ça veut dire quoi ça mec !!?"

- "Je suis désolé..."

- "Tu veux m'attirer des ennuis c'est ça? Que mes potes ou mes voisins te voient attendre devant ma porte? Et ils vont penser quoi à ton avis !?"

- "Non, c'est pas ça que je veux, excuse moi"

- "Bon, dis moi ce que tu fais ici alors"

- "Je m'appelle Barnabé, je suis..."

- "Je sais qui tu es, tu es le frère de Dorian"

- "Tu sais qui je suis !?"

- "Tu crois peut-être que tu n'as pas fait suffisamment parler de toi!?"

Je baisse les yeux à nouveau, ne sachant que répondre. Je savais pertinemment de quoi il parlait. Un jour, il y a quelques années, alors que je jouais dans le parc derrière la cité, je me suis lancé dans un jeu de "touche pipi" avec le petit frère d'un gars de la cité qui était pote avec Tony. Évidemment, dès le lendemain, tout le monde était au courant de cette histoire qui, bien évidemment, avait été pas mal modifiée par rapport à la réalité des faits.

- "J't'ai jamais cherché d'emmerdes Barnabé, et c'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Je te respecte, toi, ta famille, ton frère. Alors tu vas rapidement faire demi tour, qu'elle qu'ait été la raison de ta venue ici, et on va oublier ça immédiatement ok?"

- "Non"

- "Pardon ? Tu viens de dire quoi là?"

- "J'ai dit non. Je ne vais pas partir tout de suite, pas sans t'avoir parlé."

- "Bah dis donc, t'es pas d'la gueule toi ! Ah tu veux parler !? Ok, j't'écoute."

- "Pourquoi t'as fait ça samedi?"

- "Pourquoi j'ai fait quoi !?"

- "Pourquoi t'es intervenu quand j'étais avec Farid ?"

- "Déjà, t'étais pas "avec Farid", il venait te chercher la merde, tu le sais ça !!?"

- "Et alors, en quoi ça te regarde ?"

Mais putain, pourquoi je dis ça moi !?!? Tout ce que je voulais c'était le remercier et prendre de ces nouvelles, et voilà que je me mets à gueuler, c'est n'importe quoi.

- " T'es sérieux là !? Je me suis pris des droites pendant que tu te cassais en courant et là tu viens me demander en quoi ça me regardait?!?"

- "Mais j't'avais rien demandé moi !!! J'avais pas besoin d'un sauveteur. T'es qui toi en fait? Le sauveur des causes perdues? Le sauveur du monde? T'as quelque chose à te prouver ou à te faire pardonner?"

Bammmm, je l'avais pas vu arriver celle-là. Une grosse claque dans ma face qui me fait voler jusqu'à un fauteuil tout défoncé. Je tente de me relever mais il appuie sur mes épaules pour que je reste assis. Je ne résiste pas. Je lève le yeux vers lui ne me tenant la joue endolorie, mais je ne pleure pas, je n'ai même pas peur. Étrangement, son air n'est plus menaçant, il semble presque triste, comme s'il regrettait son geste.

- "Non mec, c'est rien de tout ça. Je déteste cet fils de pute de Farid, je sais beaucoup de choses sur lui et j'en ai marre qu'il s'en prenne à des gens comme toi qui n'ont rien demandé. Alors si tu veux me prendre pour un putain de sauveur de la planète, et ben ouais, c'est ce que je suis, et si ça te pose un problème, ben tu dégages !"

Je me lève lentement, face à lui, je le défie du regard, sans animosité, mais l'air déterminé.

- "A moins que ça ne soit pour autre chose...?"

- "Merde, c'est quoi ton problème à la fin p'tit connard?"

- "En fait, lorsque que tu l'as entendu me parler de grosse queue et de mecs virils, ça a attiré ton attention, tu aurais aimé qu'on soit en train de parle de toi en fait hein !?"

- "Mais t'es complètement cinglé ma parole !!! Faut que t'arrêtes de prendre tes rêves pour des réalités là"

- "Et toi il faut que tu arrêtes de refouler les tiens Tony..."

- "Mais putain !!!! Tu m'as pris pour un petit PD comme toi !? Tu crois quoi espère de p'tit enculé, toutes les semaines je baise des meufs différentes, je les fais grimper aux rideaux jusqu'à ce qu'elles arrêtent d'en re-demander! J'suis hétéro mec, dis le toi bien"

Sans réfléchir, je me jette dans ses bras et l'enserre avec force. Étrangement, il ne bouge pas. Il a les bras levés, l'air bête de celui qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Mais il aurait du me pousser non? Me jeter violemment dans ce putain de fauteuil. Je ne bouge pas non plus, en fait je ne sais plus ce que dois faire. C'est lui qui rompt le silence :

- "Bon, écoute moi maintenant. Tu vas gentillement me lâcher ok?"

- "Je suis désolé, je fais n'importe quoi, je......."

- "Schuttt, c'est bon, ça va, laisse tomber"

- "Non, s'il te plaît. Je veux juste que tu saches au moins que j'étais venu simplement te remercier et m'assurer que tu ne t'étais pas fait massacrer par les autre connards, c'est tout"

- "Ok, ça va je te crois, et merci c'est gentil, mais t'inquiète pas pour moi, c'est pas les premiers coups que je prends, et certainement pas les derniers. Maintenant, il faut que tu rentres chez toi"

- "Ok, prends juste ça s'il te plaît et je part"

- "c'est quoi?"

- "Tu verras bien. Tu ne l'ouvres que lorsque je serai parti ok ?"

Il n'avait même pas eu le temps de me répondre que j'étais déjà en train de dévaler les escaliers en courant. Je n'arrête ma course qu'une fois arrivé dans le hall de mon immeuble. Complètement essoufflé, je m'arrête quelques instants avant de monter les volées de marches jusqu'à chez moi. Allongé sur mon lit, je repense à ce qu'il vient de se passer. J'en tremble encore, mais je suis heureux d'être allé au bout de ma démarche. Va-t-il ouvrir la petite enveloppe que je lui ai laissée avant de partir? Comment va-t-il réagir en trouvant la carte sur laquelle j'y ai inscrit mon numéro de téléphone? Et la petite pâquerette à côté, va-t-il comprendre que c'est une sorte de signature? Je ne quitte pas mon portable une seule seconde espérant un appel ou un message qui ne viendrait probablement jamais. Dorian est arrivé en tout début de soirée et m'a demandé si j'ai passé une bonne journée. Je lui explique que je n'ai absolument rien fait. Ce soir on regarde encore un film tous les deux. Le générique de fin se lance et, alors que je commençais à m'endormir, je sens mon téléphone vibrer dans ma poche. Ni une ni deux je saute sur le lino puis d'un autre bond, atterri sur mon lit. Dorian me regarde, surpris, et me dit en rigolant qu'il pensait que j'allais rester dormir avec lui. Je ne relève pas la blague, lui souris, lui dit que je suis fatigué et plonge sous la couette. Discrètement, j'attrape mon téléphone portable. L'écran affiche "un nouveau message". Mon cœur bat à tout rompre. S'il vous plait, faites en sorte que ça ne soit pas un message de l'opérateur téléphonique ou une pub quelconque!! Je clique sur la petite enveloppe, un numéro non enregistré s'affiche, j'ai du mal à déglutir. Enfin, le message s'affiche

 "T'as dé couilles pr être venu juska ché moi. Je c pas ske t'atendai en me donnant ton num, mai j'pense ke tu T trompé... Désolé mek. Bonne continuation, Tchao. T."

 Incroyable, il m'avait écrit. Certes le texte n'était pas bien réjouissant en sois, mais il avait écrit !! Pour quelle raison? Par politesse? Mon cul oui... Il m'avait écrit, et j'avais maintenant son numéro. Je me dépêche de l'enregistrer dans mon répertoire. Si on m'avait dit qu'un jour j'aurais le numéro du grand Tony, je ne l'aurais jamais cru! Je ne peux m'empêcher de lui répondre avant de dormir

"C toi ki te trompe. T'orai du déchirer et jeter ma carte puis me zapper direct. Mé tu m'a écri... Maintnan c toi ki voi... Jpe pa te dir mieu. Bonne nuit. BARN."

Et je m'endors avec mon téléphone dans la main.

Mardi matin, 10h30. Je vais faire quelques brasses à la piscine avec une amie. Je regarde mon portable toutes les trente secondes. Rien, que dalle, pas le moindre message, pas le moindre appel. Je suis agacé, même si c'est idiot. Je m'attendais à quoi !? A une invitation? A une déclaration? Quel con. Mél, ma pote me demande ce qu'il m'arrive. Elle me sent nerveux et j'ai beau nier qu'il y ait quoi que ce soit, j'aperçois du coin de l'œil ses regards en biais pour me surveiller. Dans le vestiaire, rapidement, je craque et lui écrit un rapide SMS

"Slt, jpensai avoir 1 ptite réponse... Gespère que ça va... A plus ?"

 L'eau est tiède et ça me fait un bien fou de me vider la tête. Nous sommes dans une piscine publique, ici les gens s'entraînent, on est pas là pour s'amuser ou faire trempette. Chacun dans notre ligne d'eau on s'élance pour quelques longueurs de bassin. Il n'y a vraiment pas foule ce matin, ce qui est agréable et pratique. Une heure et quart plus tard, fiers de nos efforts, nous décidons de quitter les lieux. Chacun se dirige vers son vestiaire et les douches. Lorsque j'arrive, je suis seul. Le jet d'eau non chlorée contraste avec l'eau de la piscine. Elle est brûlante et la vapeur envahit rapidement la douche commune. Je me prélasse quelques minutes sous le jet d'eau puis commence à me savonner. Toujours personne, je décide d'enlever mon maillot, je ne suis pas pudique. Et de toute façon, nous ne sommes pas dans une piscine de jeu, il n'y a que des adultes qui s'entraînent ici.

- "Bonjour"

- "Bonjour..."

Bon, ben il semblerait que je ne sois plus seul. Rien à foutre, je continue à me savonner sans m'occuper du nouvel arrivant. J'entends le jet de sa douche s'allumer, je me retourne  par simple curiosité. Ah, il est déjà nu. Cet homme, d'une quarantaine d'années je pense, doit être un nageur accompli au vu de sa musculature impressionnante. Instinctivement, mes yeux descendent jusqu'à son sexe qui est d'une taille normale mais tout à fait honorable. J'ai la vague impression qu'il n'est pas totalement au repos.

- "Excusez-moi, puis-je vous emprunter un tout petit peu de shampooing ? J'ai bêtement oublié le mien, je n'ai que du gel douche."

- "Auncun soucis, servez-vous."

- "Merci beaucoup, c'est sympa. Vous venez souvent ici, je crois ne vous avoir jamais vu !?"

- "Non, pas vraiment, je n'y suis venu que quelques fois, mais je compte me mettre plus sérieusement à la natation, donc je risque d'y venir régulièrement."

- "Ah très bien. Moi j'y viens toutes les semaines depuis bientôt dix ans!"

- "Whaou, quand même !! C'est ce qui justifie cette musculature alors!"

- "Pas mal hein !!?" gloussa-t-il en roulant des mécaniques pour plaisanter.

Il allume la douche située à côté de la mienne en me souriant. Je lui souris aussi, il est charmant et.... et sa bite a doublé de volume !! Whaou quand même. Le mec il bande comme ça sous la douche sans que ça lui pose le moindre problème !! Lorsqu'il voit que je regarde sa queue, il sourit de plus belle et regarde vers la mienne. Je fais comme lui et constate avec désarroi que j'ai moi aussi un bonne trique. Sans un mot, chacun se savonne, nous terminons par nos sexes respectifs que nous commençons à astiquer, les mains lubrifiées par la mousse. Côte à côte, tout en se matant, on a continué à se branler avec pour seule musique d'ambiance le bruit des jets de douche. C'est très excitant, je pense rapidement à Dorian, puis j'imagine que c'est Tony à côté de moi sous la douche, putain, je suis bien dur là. Le mec commence à gémir, je vois ses doigts de pieds se contracter et ses genoux se fléchir légèrement. Le rythme de son poignet s'accélère et dans un râle assez étouffé il décharge son jus sur le carrelage du sol de la douche. Il se tourne vers moi et constate que je ne vais pas tarder à jouir moi aussi. Il s'accroupit à mes pieds et immédiatement je lui balance des jets de foutre sur le visage et sur le torse. Whaou comme c'était bon! Il se relève, me met une petite claque sur la fesse accompagnée d'un clin d'œil et part se rincer sous la première douche qu'il avait utilisé en arrivant. Je me relave rapidement, file me changer en vitesse et rejoint Mél qui râle sur le parking.

- "Tu as mis une vie à te préparer !! Pire qu'une gonzesse quoi !! Non mais allô"

- "Arrête, tu me fais rire. Je suis juste resté discuter un peu"

- "Bah voyons, discuter... C'est à moi que tu veux faire avaler ça?"

- "Allez, ferme là vieille radote, on y va."

De retour dans la voiture, je me précipite sur mon portable, mais grosse déception, je n'ai pas la moindre nouvelle de qui que ce soit. Blasé, je lui propose d'aller manger un sandwich quelque part. Elle me dit qu'elle est ok mais rapidement car elle a rendez-vous avec son mec ensuite. Ah ma chérie, tu en as de la chance. Installés en terrasse, on avale nos américains en discutant de tout et de rien. Le temps passe vite et je lui dit de filer, je rentrerai en bus. A l'arrêt, je consulte les horaires de passage, il me reste presque dix minutes avant qu'il arrive. Je ressort mon portable pour patienter. J'essaye quelques jeux mais retourne vers les SMS lire et relire en boucle les trois uniques messages échangés entre Tony et moi. Je devrais arrêter de me faire des idées et me résoudre à l'oublier, mais je n'y arrive pas.

"Pk ce silence radio? C pas cool... Ta pa l'droit 1 jour de m'sauver la vie et ensuite m'ignorer complètement. Ecri moi kkchose ou appel stp."

Le bus arrive. Encore une petite vingtaine de minutes et je serai rentré. Que faire, il est super tôt ! Même pas 15h. En descendant du bus, je décide de ne pas rentrer immédiatement. Je passe fais un détour en marchant par le grand parc derrière la cité. C'est agréable avec ce temps! Pas mal de gens se promènent, les enfants jouent, les chiens courent dans les longues prairies. Je reviens vers la cité, je passe devant l'immeuble de Tony, mais je ne m'y arrête pas, pour quoi faire de toute façon? Alors je me décide enfin à rentrer. Fin d'après-midi, mon portable sort ces quelques notes caractéristiques de l'arrivée d'un sms. Mon cœur bat à la chamade, je clique n'importe comment, allez, allez, ouvre toi !!!

"Coucou mon chéri. Je rentrerai tard du boulot, t'auras qu'à manger avec papa, à moins que tu sortes? Bisous. Maman."

"Coucou m'man, non je sors pas ce soir. Je prépare un truc pr papa et moi, tkt. Bon courage. Bisous."

La déception... Mais merde, pourquoi est ce que j'ai ce type dans la tête ?! Je ne suis même pas capable de dire pourquoi il m'attire ! Ah bon, il m'attire? Mais c'est nouveau ça !!? Non, ce n'est pas possible, je ne peux pas être attiré par Tony, c'est n'importe quoi! Plus hétéro que lui, tu meurs! Mais bordel, je sais les reconnaître les p'tits PD d'habitude, on se reconnaît facilement entre nous! Alors pourquoi lui? Pourquoi le mec avec qui il est impossible d'imaginer quoi que ce soit? A cause de son intervention face à Farid peut être? Ou de son attitude chez lui? Après la claque qu'il ma décollée, il ne faisait plus le fier. En fait, je crois qu'à ce moment là j'ai vu quelque chose dans ses yeux, dans son regard. Tout au fond de lui, j'avais l'impression de lire comme dans un livre ouvert. Ais-je bien lu? Y avait-il bien écrit un grand "HELP ME PLEASE" au fond de son âme? Un message comme ça, à une mec comme moi, c'est lourd de sens non? Même si tout me criait que je me plantais, une petite partie de moi pensait que je ne me trompais pas. Je devais éclaircir tout ça au plus vite, avant de devenir dingue. Je l'appelle. Direct. Après tout, pourquoi pas? Une sonnerie, puis deux, trois, quatrième et enfin le répondeur. Laisser un message? Non, je ne veux pas lui parler par machine interposée. Je veux entendre sa voix à lui, celle qui me donne des frissons, pas celle de la connasse qui me dit de laisser un message après le signal sonore. Putain, il fait chier quand même ce con. Mon père arrive du boulot, il a l'air crevé, je le suis aussi, pourtant c'est pas avec ce que j'ai fait depuis le début de mes vacances... On se décongèle une pizza qu'on déguste devant le match de basket à la télé, quart de final de NBA, ça c'est du show !!! La soirée touche à sa fin et je file dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit, pensif et joue ma dernière carte

"Ok ptetre bien ke t l'boss dans la cité, mé sa t'autorise pa a être 1 connard. Pk tu fais ça !? De koi ta peur à la fin? De moi? De toi? M'laisse pas kom ça stp, j'di sa pr nous 2..."

Je sens que mes paupières sont lourdes, les formes se mettent à danser devant mes yeux puis tout s'assombrit... Je sens une main posée sur moi, sur mon bras droit, qui me secoue doucement, mais je n'ai pas la force d'ouvrir les yeux. La secousse s'intensifie, quelqu'un m'appelle par mon prénom :

- "Barnabé ! Barnabé ! Ba-na-bé !!"

- "..........Tony ?......"

- " Quoi? Mais qu'est ce que tu racontes !? Allez réveille toi gros!"

- "Oh, pardon Dorian, je me suis endormi"

- "Bah oui je vois ça, tout habillé par-dessus la couette, tu vas avoir froid"

- "Ouais t'as raison, je me change et dodo, suis mort !!"

- "Bah dis donc mon cochon, tu devais faire de beaux rêves non ?"

- "Quoi...?"

- "T'as vu l'état de ton caleçon? Un vrai chapiteau de cirque !!"

- "Oh lâche moi, je sais pas, je dormais c'est tout... Allez bonne nuit, à demain."

- "Au fait pourquoi est ce que tu m'as appelé Tony !?!?"

- "J'ai dit ça moi ??"

- "Allez, rendors toi, tu délires. Bonne nuit p'tit frère."

- "Bonne nuit Dorian."

Un ultime coup d'œil à l'écran de mon téléphone, rien du tout. Je m'en fous, tout ce que je veux, c'est dormir. Je tombe immédiatement dans les bras de Morphée qui m'emmène dans un voyage extraordinaire où Dorian me met une grosse claque, Papa et maman sont à la piscine, Tony se promène dans le parc et Mél a tout plaqué pour vendre des sandwich.... Whaou quelle aventure! Je me redresse d'un coup, sans prévenir. Quelle heure est-il? Pas trop tôt je suppose, les volets laissent passer les rayons du soleil et Dorian est déjà parti au boulot. Qu'est ce qui m'a réveillé ainsi alors ?! Une musique? Non, une sonnerie !!! Je me jette sur mon portable, les yeux encore embués par le sommeil. Il y a bien un message, mais de qui? Maman? Mél? SFR? J'en ai plus que marre des mauvaises surprises...

" Pk t'insiste kom ça !?! G pas été assez clair? J'dois fair koi pr ke tu comprenne merde? Et ya pa dhistoir de peur de toi ou peur de moi et encore moins de "nous 2", yora jamai de "nous 2" C clair ??? "

Il n'aurait jamais du répondre, tout comme il n'aurait jamais du m'écrire le premier sms !! Je parle d'un point de vue logique évidemment! L'ignorance, c'est le message le plus clair qu'on puisse faire passer. Regardez dans quel état j'étais hier! Mais il n'a pas été capable de résister. Pas capable de décrocher, d'ajouter mon numéros aux SPAM, me supprimer de son répertoire, bref, me zapper complètement! Pour un mec comme lui, c'est pas normal. Même si les mots dans son message disent tout l'inverse, je n'y crois pas une seule seconde.

" Ce ke tu dois faire pr ke j'comprenne? Di le moi en face, ds les yx, san broncher, san ciller, san détourné le regar. Là ptetre ke jte croiré. "

Je joue le tout pour le tout. Après tout, qu'est ce que j'ai à perdre ?! Absolument rien! Quoi qu'il arrive, il ne parlera jamais de cette histoire à qui que ce soit, il est beaucoup trop fier et macho de toute façon.

" Tu lache rien toi. C ouf. Je fini l'taff à 14h. Soi ché moi à 14h30, mé jte prévien te fé pa de film. C mort. "

" Compte sur moi. Ta pa intérêt à mfaire un faux plan. A tt à l'heure."

Il veut du "cash", du "direct", de "viril" ? Ben j'vais lui en donner moi, y'a pas de soucis !! Il est déjà 11h30, dans trois heures je dois être devant chez lui. Je suis hyper excité à cette idée, et terriblement angoissé en même temps. Je vais moins faire le malin que je serai face à lui. J'ai du l'énerver un peu quand même. J'espère qu'il va pas m'en coller une autre...

J'ai les mains moites quand je frappe trois coups secs du poing contre sa porte. J'ai essayé de mettre le paquet tout espérant que ça fasse le plus naturel possible : petit t-shirt un peu branchouille, jean's Diesel dernier cri, baskets. Un peu de cire dans ma coupe de cheveux que je qualifierai elle aussi d'un peu branchouille. Deux légers pschitttt de Boss sur ma nuque, je suis prêt. La porte s'ouvre et cette fois-ci, je le regarde sans hésitation dans les yeux, de la manière la plus douce mais virile possible. Direct ça le déstabilise, je le vois bien. Un point pour moi. Il m'invite à entrer. Sans sourire forcé, il me tend sa main droite. Je l'attrape, la serre poliment puis l'attire vers moi et tente de déposer une bise sur sa joue, mais il recule sa tête au dernier moment, je lâche sa main.

- "Mais qu'est ce que tu fais ?"

- "Rien de mal, tu m'as dit bonjour à ta façon, je voulais te dire bonjour à la mienne."

- "T'es pas ici pour me claque la bise mec."

- "Je m'appelle Barnabé, ou Barn si tu préfères ou même Fleur de Bitume si ça t'amuse, mais je m'appelle pas "mec" ok?"

- "Eh ben, qu'est ce qui se passe? Il t'es poussé une paire de couilles pendant la nuit ou quoi? T'essayes de te la jouer gros dur? parce qu'autant te dire tout de suite que c'est raté."

- "Pas du tout, j'essayais juste de faire simple, histoire que tu puisses comprendre assez facilement, sans avoir à trop réfléchir, si tu vois ce que je veux dire...?"

- "Pas la peine de me prendre pour un débile..."

- "Pas la peine de me prendre pour la dernière des folasses !"

- "Je vois que tu as réponse à tout aujourd'hui."

- "Et j'ai encore plein de choses à te dire."

- "Je t'écoute."

- "On peut peut-être s'asseoir et prendre un café ou autre chose? Si ce n'est pas trop te demander? J't'aurais bien emmené dans un salon de thé, mais j'ai peur que tu détonnes un peu avec ton jogging lacoste..."

- "Je ne relèverai pas. Eh bien assieds toi je t'en prie. Un café alors? ça convient à monsieur?"

- "Tu vois quant tu veux faire un petit effort!" petit sourire et clin d'œil de ma part "et oui je veux bien un petit café s'il te plaît."

- " T'es quand même gonflé" me lance-t-il depuis la minuscule cuisine tout en insérant deux dosettes de café dans une machine.

- "Pourquoi tu dis ça? Parce que je me suis permis d'émettre des doutes à ton sujet?"

Eclats de rire dans la cuisine

- "Franchement Barnabé, tu n'es pas sérieux !? Tu crois vraiment que je suis gay?!" réplique-t-il maladroitement.

- "Non, ce n'est pas ce que je crois." Que je lui répond fier et sûr de moi.

- "Alors il faut que tu m'expliques..." répliqua-t-il d'un air qui se voulait détendu mais qui n'en laissait rien paraître.

- "Je suis là pour ça. Tu te rappelles que je t'ai demandé de faire quelque chose lorsqu'on se verrait, c'est à dire maintenant?"

- "En effet je m'en rappelle" dit-il simplement en posant les deux tasses de café sur la table basse. Il s'assit sur un autre fauteuil face à moi.

- " Parfait, je vais tenter de t'expliquer quelque chose que tu ne peux sans doute pas envisager actuellement : le fait de ne pas être gay, mais d'être attiré quand même par un mec. Tu me suis?"

- "Assez difficilement je dois avouer. Tu as raison, je n'y crois pas une seule seconde, mais je te laisse quand même tenter de m'expliquer."

- "Super, pour ceci, au lieu de tergiverser autour de long discours ennuyeux que tu n'écouteras pas de toute façon, je te propose de faire trois petites "expériences", rien de méchant je te promets". Tentais-je de lui expliquer.

- " Ça m'emballe pas trop ton histoire là, mais bon, je joue le jeux, c'est parti."

- "Très bien, tu es un homme, un vrai, qui aime les défis. Bravo c'est tout à ton honneur!" lui dis-je sur un ton qui ne laissait pas de place au doute sur le côté ironique de mes mots. "Donc maintenant, va chercher une des revues pornos qui traînent dans ta chambre"

- "Mais n'importe quoi !! " dit-il en rougissant.

- "Allons, ne fait pas l'enfant, s'il te plaît! Tu crois que tu vas me choquer? Que je n'ai jamais maté en secret ceux que mon frère cache sous mon lit pour me bran....."

- "C'est bon, c'est bon, j'ai compris. C'est quand même chelou ton truc."

Lorsqu'il revient, je lui arrache le bouquin des mains. Il a à peine le temps de se rasseoir que je lui mets sous les yeux des images de filles canons et si possible seules sur les photos.

- "Ces meufs, là, tu les qualifierai de quoi? Jolies? Belles? Bonnes? "

Il rigole, un peu gêné.  - " Évidemment qu'elles sont bonnes, ce sont des chiennes, des assoiffées de sexe !!" crie-t-il, presque fier d'étaler sa science.

- "Super, c'est très bien Tony, tu viens de passer avec succès la première étape : prouver que tu es hétéro ! Félicitations !!"

- " Euh, ok, et c'est quoi la deuxième expérience alors? " répondit-il un peu hébété.

- " Alors, c'est très simple, maintenant tu vas me redire ce que tu as écrit dans ton SMS de ce matin, en me regardant droit dans les yeux ok?"

- "Quoi ?! Mais je sais plus ce que j'ai dit moi !! Et tu m'énervais de toute façon !"

- "Mais si tu t'en souviens très bien. Bon je vais t'aider un peu, tu vas me regarder bien droit dans les yeux et tu vas répéter après moi ok?"

- "Si ça peut te faire plaisir..."

- "Allez, c'est parti : Je n'ai pas peur de toi "

- "Je n'ai pas peur de toi"

- "C'est très bien on continue. Maintenant : Je n'ai pas peur de moi "

- " Je, je n'ai pas peur de moi "

- " Allez on continue : Je ne crains aucun de mes sentiments, aucune de mes envies "

- " Euhhh, je, je, je crains pas mes envies "

- "Ce n'est pas la bonne phrase Tony, essaye encore "

- " ...... Je ne crains.......... pas mes......... mes sentiments, ni..... ni.......... aucune de................ "

- " C'était presque ça, ok, une dernière alors : Il n'y a pas et il n'y aura jamais de nous deux "

- " ................................................................................. "

- " Tony ?"

- "On arrête là s'il te plaît".

- " Oui, y'a pas de soucis. Tu viens de valider haut la main la deuxième étape : tu as été incapable de me dire les yeux dans les yeux ce que m'as envoyé par message.

- " Ca ne veut rien dire du tout" répliqua-t-il tout chamboulé.

- " Allons, tu sais très bien que si. Maintenant, tu ne vas pas te dégonfler, et l'on va passer à la troisième et dernière expérience"

- "Ok"

- "Tu vas fermer les yeux et me donner tes mains. Je vais les prendre dans le miennes et te parler très lentement. Et toi tu vas m'écouter attentivement d'accord?"

- "Je peux pas juste écouter?"

- "Non, c'est important"

- "Si tu le dis, c'est d'accord" se résigna-t-il en tendant ses mains devant lui.

Je les prends délicatement au creux des miennes et débute   - " Pour commencer, tu vas oublier où nous nous trouvons, tu vas oublier tout ce qui nous entoure. Il n'y a plus que toi et moi et rien d'autre." Je m'approche imperceptiblement de lui. " Tu ne sais pas si les mains qui touchent les tiennes sont celles d'une fille ou d'un garçon et d'ailleurs tu t'en fiches. Tu oublies tout ce que tu crois savoir, seuls ton cœur et tes envies te guident, rien d'autre." Je sens un frisson le parcourir, je fais un pas vers lui, il ne bouge pas, ne dit rien. " Tu sens une sorte de picotement dans ton ventre et aussi dans ta tête, ce n'est pas désagréable. Je sais que quelques frissons te parcourent, c'est tout à fait normal. Tu n'as aucune raison d'avoir peur, crois moi". Je fais un dernier pas vers lui, seuls quelques centimètres nous séparent. " Je ne veux que ton bien, rien d'autre. Je veux que tu te sentes bien, détendu, serein, et tu l'es, je le sens..." Je sens le souffle de ses expirations contre mes lèvres qui s'approchent lentement des siennes. Le contact se fait dans une infinie douceur, je sens ses mains serrer les miennes, très fort, puis se relâcher doucement. J'éloigne mon visage, puis l'embrasse à nouveau. Un simple bisou de quelques secondes. Ses yeux sont toujours fermés. Doucement, je lâche ses mains, ses bras retombent le long de son corps, docilement. Alors, je viens placer ma main droite contre sa nuque et l'attire contre moi. Ce nouveau baiser se veut un petit peu plus entreprenant, nos langues se rencontrent enfin, quel bonheur. Sans arrêter ce moment irréel, ma main gauche caresse son torse ultra musclé, puis elle glisse dans son dos, descend vers sa ceinture, puis le long de sa poche de pantalon dans laquelle je la glisse pour trouver son chibre à demi bandé. J'essaye de l'enserrer tant bien que mal, mais il est énorme. Je le caresse le plus sensuellement possible, jusqu'à ce qu'il soit au maximum de son érection. Nos baisers n'ont pas cessé, mais ses mains sont restées le long de son corps.

Doucement, je me décolle de lui, il ne bouge toujours pas. Après quelques pas en arrière, je l'observe de la tête aux pieds. Il est vraiment magnifique. A peine plus grand que moi, des cheveux bruns coupés en brosse, coupe qui lui va à merveille d'ailleurs. Les traits de son visage sembles sereins, ses lèvres sont encore humides des nos salives mélangées. Son cou est large, musculeux et je vois le sang battre le long de sa carotide. Ses épaules larges semblent prêtes à porter n'importe quoi! Son torse dont je devine les contours merveilleusement bien dessinés jusqu'à ses tablettes de chocolat. Mes yeux arrivent sur son bassin mais dévient immédiatement sur la protubérance impressionnante qui dessine un arc de cercle sur son jogging. Enfin, deux jambes musclées terminent le tableau de mon beau Tony toujours immobile. Je lui tourne le dos et me dirige vers la porte d'entrée sans un mot. Je l'ouvre, jette un dernier regard à mon bel éphèbe  et m'en vais tranquillement. Je rentre chez moi immédiatement et m'enferme dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit, essayant de réaliser ce qu'il vient de se passer. Au bout d'un moment, je me saisis de mon téléphone :

" Félicitations, vous avez passé avec succès les trois expériences! Je t'avais prévenu : pas besoin de longs discours... D'ailleurs, je n'ai rien à ajouter. Bonne soirée Tony. B. "

" Reviens s'il te plaît "

" Pas maintenant, il faut qu'on se repose "

" D'accord. Alors demain, même heure, même endroit "

" J'y serai. A demain alors. BARNABE."

MJnavyman

mjnavyman@gmail.com

Suite de l'histoire

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