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HISTOIRE

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Un soir de grève

A David, l'ami fidèle, le lecteur patient, l'amant virtuel…

Avec toute ma reconnaissance et mon amitié

1- LA RENCONTRE

Il est 18h00.

Un soir de grève dans le RER parisien. Je déteste déjà prendre les transports en commun en temps normal, même si de toute façon, je n'ai pas le choix, mais alors là, je hais le RER les soirs de grève. Ça pue, tout le monde est agressif, et on sait qu'on en a pour des heures, les pieds écrasés, les odeurs corporelles de fin de journée, les mômes qui braillent, bref l'horreur de la jungle urbaine qu'est le RER un soir de grève….

Après avoir attendu près de 45 minutes, je peux enfin atteindre le bord du quai et monter dans la prochaine rame. Les portes s'ouvrent, les voyageurs sortants, comprimés et compressés, tentent de s'extirper vaille que vaille pendant que ceux qui veulent monter poussent pour être certains d'avoir leur 20 cm² dans cet enfer urbain.

Je me trouve propulsé dans la rame, puis plaqué contre le poteau central, bloqué par ceux déjà dans le wagon et ceux qui continuent de monter en écrasant un peu plus ceux qui ont eu l'outrecuidance de monter avant eux.

Après 5 bonnes minutes de lutte, de râlements et de jurons en tout genre, les portes se ferment enfin. J'essaie tant bien que mal de me décoller de ce poteau métallique qui me comprime la hanche. Contre mon corps, je sens d'autres bassins qui eux aussi essaient de se libérer de la pression humaine.

Au fait, moi c'est Romain, Romain Dupuis. J'ai 25 ans, 1m80, 72kg, bruns aux yeux verts. Sans être un dieu vivant, je suis plutôt pas mal fait. Je fais attention à ma ligne et à mon corps, ni plus ni moins. Je suis célibataire, personne dans ma vie, un grand désert affectif, et je sais depuis quelque temps que je suis très attiré par les hommes. Je viens d'être embauché dans une société appelée Wagner SA comme commercial, et pour le moment, je dois dire que les affaires sont dures, surtout pour un néophyte comme moi. Mais bon, je vais m'accrocher et réussir enfin à décrocher un contrat, je le sais, je le sens…

La rame prend doucement son élan, comme si le train peinait d'avoir à transporter plus de personnes qu'il ne devrait normalement avoir dans son sein.

40 mètres de fait et la rame s'arrête brusquement. Je sens contre mon ventre une main qui se plaque, pour se retenir de ne pas basculer. Une main d'homme, ferme, virile, une main comme je les aime.

Je lève mon regard vers le propriétaire de cette main, et je croise le regard gris acier d'un homme d'environ 30ans, racé sans excès, avec une élégance et un sourire naturel et rassurant.

- Désolé, me dit-il en plongeant son regard dans le mien

- Pas de problème, réponds-je en rougissant. Au contraire !!! dit ma bouche avant même que mon esprit n'ait eu le temps de filtrer ces mots !

Qu'est ce qui m'a pris de dire ça ! Il va me prendre pour qui ? Je détourne le regard, gêné de ma spontanéité, le rouge aux joues.

Pourtant c'est vrai que j'ai aimé sentir ses doigts sur mon ventre. En un instant, j'ai même imaginé un million de choses. Mais bon, regarde le, il a une alliance, il a la tête du parfait hétéro dans son costume, et tu viens clairement de lui dire « j'adorerais que vous me caressiez » ! Quel idiot je fais…

Toujours à l'arrêt, la chaleur aidant, en plus de ma bêtise, je trouve le temps interminable. Mais quand va-t-il redémarrer ce train de malheur, quand vais-je pouvoir sortir pour me sauver?

Pourtant, je sens comme un léger frottement contre ma chemise. Voilà que maintenant, je fantasme tellement fort que j'ai l'impression qu'on me caresse. Pour en avoir le cœur net, je tends mes abdos et là, je me dis que je ne rêve pas. Quelqu'un est en train de me caresser le ventre. Je regarde en biais cette main qui, avec deux doigts, monte et descend lentement, sensuellement le long de ma chemise entre le nombril et la ceinture de mon pantalon de costume.

Je remonte mon regard le long de la main. Je l'ai déjà vue cette main. Mon Dieu, c'est celle de mon voisin, le beau mâle aux yeux gris !!!

Une fois encore, nos regards se croisent. On doit y lire à la fois de la gêne et de désir dans le mien, alors que le sien, les yeux légèrement plissés contiennent une forme de domination et ce message « laisse toi faire ».

Alors soit !!! De toute façon, je ne peux pas bouger, me retourner. Même mes mains sont coincées par les autres voyageurs. Du regard, sans un mot, je lui fais comprendre que j'accepte sa caresse.

Je sens alors le contact plus insistant, plus ferme, plus viril. En un instant c'est sa main qui me caresse la chemise, le long de mes abdos. Je ferme les yeux, laisse échapper un soupir d'aise, puis regarde cet homme qui m'inspire un désir grandissant. Il me sourit, avec une complicité dans les yeux qui m'indique que lui aussi aime cet instant.

Je n'entends plus les voix, le brouhaha autour de moi, je ne vois plus que lui et son sourire, je ne sens plus que sa main et sa caresse. Il me dit doucement

- Moi c'est Matthieu, et toi ?

- Romain, dis-je dans un filet de voix étranglé par l'émotion et le désir

D'un coup, violent, saccadé, le train redémarre. Le départ brutal projette Matthieu contre moi. Nos corps se plaquent l'un à l'autre, son visage est à quelques centimètres du mien, et son corps, des épaules aux genoux, vient épouser le mien.

Je sens sa chaleur à travers son costume, son parfum. Mais je sens aussi son torse, ferme, solide, dont la chemise laisse supposer qu'il est dessiné, sans graisse, lisse.

Et surtout je sens son bas ventre contre le mien et surprise, un sexe tendu contre le mien à travers nos pantalons de costume respectifs.

Le contact de sa barre de chair, même indirect, m'électrise et je ne peux réprimer l'envie de me frotter à lui, un peu bestial.

Il ne recule pas. Nos corps se frottent l'un contre l'autre lentement au rythme de tortillard de ce RER. Je sens son sexe qui grossit encore, qui tente de se dresser prisonnier dans son pantalon et son sous-vêtement. Le mien est déjà bandé au maximum, tentant vainement de déchirer mon boxer par la tension extrême que m'inflige l'excitation de cet instant.

Pendant que le train fait un stop and go qui d'ordinaire m'aurait exaspéré, je sens la main de Matthieu qui peu à peu glisse de mon ventre vers mon pantalon. Il passe doucement sur mon aine et je sens alors ses doigts se rapprocher de la bosse formée par mon sexe en émoi.

Du bout du majeur, il effleure cette bosse et je tressaille, stupéfait de son audace et ravi à la fois. Il me caresse doucement le gland à travers le tissu. Ma respiration s'accélère, mon excitation monte encore d'un cran. Mon Dieu, il est en train de me peloter dans le train avec 1 million de personnes autour de nous. Et si la vieille à côté s'en rendait compte ? Quelle honte, non tu ne peux pas le laisser faire…

Au moment où j'essaie de dégager une main pour retenir la sienne, je le sens descendre encore ses doigts et les glisser entre mes cuisses, me malaxant doucement les testicules à travers mon pantalon. Je ne peux retenir un « aaahh » de surprise. La vieille mémé à côte de nous me regarde, circonspecte, puis d'un air dédaigneux, se retourne tant bien que mal pour trouver une position plus confortable.

A ce moment-là, nous arrivons à la station. Je ne descends qu'au terminus de la ligne mais lui, jusqu'où va-t-il ? Pendant que le sempiternel ballet des entrants et sortants se fait, Matthieu en profite pour me pousser vers la porte et me plaque le dos contre elle. Déjà, je vais encore avoir au moins un trajet inter-stations pour profiter de ses caresses. Profitant du flot entrant, il se colle à moi. Je sens un pieu massif se plaquer contre mon ventre et sa main se plaquer sur mon sexe. Mon excitation est à son comble quand il commence une lente sensuelle et insupportable masturbation à travers le tissu.

Le train redémarre, et reprends ses stop and go chaotiques. Il nous a déjà fallu 5 mm pour faire une station là où il en faut 1 seule d'habitude, mais là je ne suis pas pressé d'arriver, je voudrais que ce voyage n'en finisse plus.

La lente caresse de Matthieu sur mon sexe me plonge comme dans un état second. J'oublie le monde, seul compte Matthieu.

Je sens d'un coup ses doigts qui quittent mon sexe, doucement s'emparent de ma braguette et tire lentement mais inexorablement la languette vers le bas. Mais il est fou ! Là, dans le RER !!! Je regarde précipitamment autour de moi ! Non, ce n'est pas bien, il y a du monde. Je murmure un non timide à son oreille.

- Laisse-toi faire, me répond-il dans un souffle.

J'essaie vainement de retenir ses doigts mais déjà, je les sens écarter la fente de ma braguette, immiscer dans mon pantalon et se glisser sur mon boxer. Sa main entière pénètre dans mon pantalon, glisse doucement sur mon ventre, me caresse le pubis à travers le coton de mon boxer puis rejoint mon sexe tendu à l'extrême. Il ressert son étreinte sur mon sexe raide, l'enveloppe de coton humidifié par mon precum et reprend sa lente masturbation. Elle est encore plus intense, car avec une couche de tissu en moins.

De mon côté, je remonte ma main sur son pantalon et la glisse entre ses cuisses. Mes doigts trouvent son entrejambe et lentement je lui caresse. Je sens ses testicules à travers la laine de son fut, je les fais rouler doucement entre mes doigts. Elles me semblent énormes et lourdes. Il gémit d'aise lui aussi.

Tout à coup je vois apparaître les lumières de la station. Un instant de panique, et si la porte contre laquelle je suis plaqué et en train de me faire masturber était celle qui s'ouvrait sur le quai. Non, heureusement. Matthieu profite du mouvement de foule pour se replacer face à moi et me dissimuler au regard des autres. Je le regarde avec tendresse, avec passion. Je ne le connais pas mais j'ai une folle envie de passer plus qu'un trajet de RER avec lui.

Enfin le train repart et Matthieu reprend ma lente masturbation. Je sens ses doigts chauds contre le tissu humide d'excitation de mon boxer. J'ai envie de plus que cette caresse, j'ai envie qu'il me fasse l'amour, j'ai envie qu'il me mette nu et me possède.

Comme s'il avait lu dans mes pensées, Matthieu remonte sa main sur la ceinture de mon boxer, en pince l'élastique pour l'écarter de mon ventre. Ma respiration se suspend. Il glisse ses doigts sous la ceinture de mon boxer, s'immisce dans ma toison intime et plonge sur mon sexe raide et humide. D'un coup je sens sa main en direct sur ma verge tendue. Ses doigts se resserrent et il entame une masturbation plus franche. Ses doigts s'enduisent de mon precum, coulant abondamment de mon méat et qui a déjà maculé mon boxer et détrempé ma toison intime. Il étale mon jus clair sur mon gland et ma verge, m'en enduit les testicules. Il m'astique, me pogne, me branle et tout ça sans jamais déranger Mémé à côté de nous qui n'a rien, mais alors rien vu !!!

Et moi, je ne sais plus où j'habite, qui je suis.

Je suis en train de me faire masturber en plein RER par un parfait inconnu un soir de grève et j'aime ça…

Je ne suis qu'une salope !!! C'est ça, une petite salope en manque d'affection et prêt à tout pour qu'un mec daigne me toucher. Mais sa caresse est tellement bonne, intense que mes remords disparaissent aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Mon excitation est à son comble, et je sens que s'il continue ainsi, je vais jouir…

- Arrête Matthieu, je vais jouir !!! Arrête, s'il te plait, lui dis-je sans grande conviction, trop excité par sa main experte qui m'astique avec force mon sexe soumis.

- Non, je veux sentir ton sperme jaillir dans mes doigts, me dit-il en plongeant son regard gris dans mes yeux.

Et au même moment, je sens monter les spasmes incontrôlables de l'orgasme. Mon sexe se contracte entre ses doigts et j'éjacule 5 longs jets dans sa main et dans mon boxer, en laissant échapper un petit cri de jouissance.

Matthieu a les doigts maculés de ma semence. Il caresse encore un peu mon sexe, me presse le gland pour en faire sortir les dernières gouttes puis doucement, m'enduit le sexe, les testicules et mes poils de mon sperme, l'étalant lentement partout, comme un vernis protecteur. Il se sèche un peu les doigts dans le tissu de mon boxer.

Délicatement il retire sa main de mon pantalon, me laissant tout pantelant de plaisir. Il sort un kleenex de sa poche et s'essuie les doigts sauf le majeur qu'il lèche devant moi avec délectation. Tout a mon plaisir, j'en ai oublié de m'occuper de lui. !!! Aurais-je simplement osé faire le quart de ce qu'il m'avait fait…je n'en suis même pas sûr.

La station suivante arrive, il me remonte ma braguette et me dit, avec une nuance de regret dans la voix :

- C'est là que je descends. Merci pour ces quelques instants ensembles…

- Mais…

Inexorablement, le flot des sortants l'écarte de moi. En quelques secondes, il se retrouve à la porte du wagon.

Je le regarde affolé. Non !!! Pas déjà ! Comme l'a dit Piaf, je maudis d'un coup la foule qui m'arrache à lui et qui m'avait jeté dans ses bras.

Il se retourne, me jette un dernier regard et quitte le wagon. Je ressens un vide immense, inconnu jusqu'alors, une profonde tristesse alors que deux minutes avant, j'étais au Paradis !

Il se retourne une fois sur le quai, et pendant que la porte se ferme, me fait un signe, et approche ses doigts de la bouche et de l'oreille, me signifiant « on s'appelle ».

Mais comment ? Je ne sais que son prénom, je ne sais même pas d'où il vient et où il va…Pourquoi cette cruauté alors que juste avant, il m'avait apporté tant de bonheur et de plaisir.

D'un denier geste, il me montre la poche de sa veste, comme s'il y glissait quelque chose. Le train démarre, prend de la vitesse, et je perds Matthieu de vue.

Je sens des larmes qui me montent aux yeux et je ne peux pas les empêcher de couler, rempli d'un chagrin soudain. Je plonge ma main dans la poche de ma veste pour en sortir un mouchoir.

Mais il y a autre chose, un carton. Mieux que cela, une carte de visite, avec un nom que je ne connais pas mais un prénom qui me ramène deux minutes en arrière « Matthieu».

Tout y est, son adresse, son portable, son email, son nom ! Je comprends mieux le geste final. Mais comment a-t-il fait ? Je n'ai rien senti ! Enfin je m'en moque, parce que maintenant, je sais que je vais le revoir….

2- PREMIER RENDEZ-VOUS.

Enfin le terminus. Il faut dire que je n'ai rien vu du voyage, tout à mon souvenir de ce que je venais de vivre avec Matthieu. J'ai finalement trouvé une place assise, et mes yeux sont restés rivés sur sa carte de visite. Comment ai-je fait pour qu'un homme, en si peu de temps, me laisse sa carte comme ça, dans ma poche. Il m'a fait un effet bœuf (et mon boxer tout humide de ma semence me le rappelle à chaque mouvement), mais qu'ai-je fait pour qu'il me laisse toutes ses coordonnées en cadeau ?

C'est l'esprit agité de cette question que je chemine vers mon domicile. J'habite dans une banlieue quelconque du sud de Paris, mais un quartier sympa calme, et surtout un appartement au calme et bien éclairé. Une fois celui-ci atteint, et sans même prendre le temps de jeter un œil à mon courrier, je file dans la salle de bains, me déshabille, et constate que mon boxer est devenu transparent tellement j'ai mouillé et éjaculé à cause de la masturbation divine de Matthieu. En ôtant mon boxer, je constate que ma toison pubienne est encollée à mon ventre avec mon sperme et que je continue de bander, moins fort qu'entre les doigts de Matthieu certes, mais que je garde une certaine raideur qui me décalotte à moitié le gland cramoisi et humide.

Je me glisse sous la douche, histoire de remettre un peu d'ordre dans mes idées et effacer (à regret) les traces de notre rencontre. Mais l'envie de revivre ces instants magiques me taraude, la douce chaleur de l'eau, le contact suave de mes mains ensavonnées sur mon sexe m'excite et rapidement, je m'empoigne la verge desormais raide pour m'offrir un nouvel instant de plaisir solitaire.

Pourtant, en sortant de ma douche, une seule idée m'obsède: revoir Matthieu, et vite ! Je me précipite sur mon portable, saisit la carte et commence à composer son numéro. Mais juste avant le 10ème chiffre, ma main s'arrête net !!!

- Réfléchis avec ta tête imbécile !!! Pas qu'avec ta queue !!! Il est chez lui, en famille, tu vas le déranger, le gêner.

Je termine quand même le numéro pour l'enregistrer dans mon répertoire. Voilà, maintenant, je pourrai l'appeler quand je le souhaite.

Après un diner frugal, je pars bouquiner tranquillement dans ma chambre, et comme 9 fois sur 10, c'est la chute de mon livre sur le visage qui me rappelle que je me suis encore endormi en lisant. Ma nuit est agitée de rêves tous plus érotiques les uns que les autres, et je me réveille pleins des mille et une caresses que Matthieu m'a fait dans mon sommeil.

Après une douche rapide et un petit déjeuner expédié, je cours vers mon cher RER. Je le regarde d'un autre œil ce matin. Déjà il n'est plus en grève, et depuis hier, je le trouve presque « sympa ».

Le trajet se passe sans encombre majeur, et j'arrive à mon bureau, à côté des Champs Elysées. La bise à Jacqueline de la comptabilité, et me voilà devant mon écran. Je suis commercial, tout juste embauché depuis un mois, et ma mission est claire : ramener du pognon !!! Le patron de la boite, Mr François Wagner, passe chaque matin, et j'ai droit systématiquement au même refrain:

- Alors Dupuis, le million, c'est pour quand ?

- Bientôt Monsieur Wagner, bientôt.

- Va falloir Dupuis ! Va falloir !!! C'est votre chiffre d'affaire qui vous paie, pas moi, et pas de chiffre, pas de paie !!!

Voilà, ça c'est fait !!! Comme ça, j'ai bien la pression pour toute la journée. Les affaires ne sont pas florissantes et je peine à décrocher des rendez-vous. Et aujourd'hui, en plus du stress du boulot, mon esprit revient sans cesse à mon aventure d'hier soir. Matthieu m'obsède et je n'arrive pas à me concentrer. Il faut que je me libère l'esprit de Matthieu.

Mais je veux le revoir, je veux retrouver la caresse de sa main sur mon corps, et dans un endroit plus propice aux échanges que le RER. Je ressors sa carte de visite et la regarde longuement, que dois-je faire ? Et si je lui envoyer un mail, comme ça, il aurait mon adresse, et on pourrait peut-être échanger, et qui sait nous revoir ?

Ni une ni deux, je saisis l'adresse avant de lui envoyer ce message

« Bonjour,

Suite à notre rendez-vous d'hier, je vous confirme tout l'intérêt que nous portons à l'avant-projet que vous m'avez présenté, et je serai ravi de vous rencontrer de nouveau pour approfondir votre proposition.

Dans cette attente, veuillez croire en l'expression de mes salutations distinguées.

Romain Dupuis »

Je clique sur Envoyer, et soupire d'aise et de crainte à la fois, espérant qu'il lira et comprendra mon message. Je me remets à mes différentes tâches quand retentit la sonnerie qui m'annonce un nouveau mail. Je clique sur Ouvrir et découvre un message de Matthieu !!!

« Monsieur,

Je suis ravi que ma prestation d'hier vous ait convaincue d'aller plus avant dans notre collaboration. Afin de pouvoir approfondir le sujet, je vous propose de me contacter au 06…… afin que nous convenions d'un rendez-vous dans les meilleurs délais et dans des conditions plus appropriées.

Dans cette attente,

Matthieu Thomas. »

Là, le doute n'est pas permis, il me donne rendez-vous, et seul à seul. Mon cœur bat la chamade, je sens des bouffées de chaleur qui montent, et ça doit se voir parce que Anne, l'assistante commerciale, me demande si je vais bien.

- Oui, oui, ne t'inquiète pas, j'ai mangé un truc hier qui ne passe pas, je vais prendre l'air 5 minutes et je reviens.

Je prends ma veste et sors rapidement de l'immeuble. Je saisis mon téléphone, et le cœur battant, j'entends la sonnerie sur le téléphone de Matthieu.

- Matthieu Thomas, bonjour !!!

Sa voix est pleine d'assurance, chaude, virile. Je me sens bouleversé en un instant.

- Bonjour, je suis Romain Dupuis., nous nous sommes rencontrés hier dans le…

- Oui, je me souviens particulièrement bien de vous. Alors ce rendez-vous, quand pouvons-nous le fixer ?

- Dès que tu veux !!!

Le tutoiement est venu spontanément, aussi fort que le désir qui déforme mon boxer au son de sa voix.

- Disons ce soir vers 20h00. Je vous fais suivre l'adresse exacte par mail. Merci de m'avoir rappelé Mr Dupuis, et à ce soir.

- Oh oui, à ce soir !!!

Il raccroche aussi vite qu'il a répondu. Mon Dieu, ce soir, mais je ne suis pas…enfin qu'est-ce que j'avais de prévu…c'est rapide pour le coup….. Je m'adosse à la façade de l'immeuble, tout chamboulé par ce rendez-vous si rapide, histoire de regrouper un peu mes esprits.

« Tu n'as rien de prévu ce soir, tu vis seul mec, rappelle-toi, et ce soir, tu as un homme de rêve qui te donne un rendez-vous pour sans doute l'un des meilleurs moments de ta petite vie, alors, arrête de te prendre la tête et vas-y….Et ramène une bouteille de vin, il aime peut être çà ». Ma voix intérieure est parfois très dure avec moi, mais je l'écoute souvent, parce qu'elle est de bon conseil en général.

Après cette mise au point interne, je remonte à mon bureau, trouvant sur mon PC le mail de Matthieu avec une adresse et un code de porte. Je vérifie illico sur Google Maps où cela se trouve et comment y aller. C'est sur ma ligne, et c'est une adresse privée !!! Il m'invite chez lui on dirait. Allez, calme toi, respire, voilà, maintenant tu bosses et tu verras bien ce soir.

La journée ne semble pas en finir, mais enfin, je peux quitter mon poste. Je file chez un caviste que je connais et lui demande une bonne bouteille de blanc pour une soirée intime. Le regard grivois, le caviste me dit qu'avec ce cru, Madame va est très heureuse…

Pauvre con !!! Pourquoi faut-il que cette bouteille soit pour une soirée destinée à culbuter Madame ??? J'ai juste envie de lui dire que j'espère bien faire l'amour grâce à ce vin et au type à qui je la destine, mais le temps tourne et je ne veux pas être en retard. Toi, tu n'es pas prêt de me revoir, tu m'as énervé !!!

Je file prendre mon RER préféré, descend à la station indiquée à Boulogne dans le mail et me rends à l'adresse de Matthieu. Il habite un quartier chic, où manifestement l'argent n'est pas un problème.

Je suis un peu en avance, et je vois sur le trottoir un monospace chargé de bagages, avec 2 bambins à l'arrière, Matthieu et une ravissante jeune femme qui lui dépose un baiser sur la bouche. Je me cache derrière un arbre. Elle monte, démarre puis s'éloigne en faisant un signe de la main, et disparaît au coin de la rue.

Matthieu pousse la porte cochère et j'en profite pour le rejoindre.

- Bonsoir Matthieu.

Il se retourne, me gratifie d'un sourire ravageur

- Bonsoir Romain, je t'attendais.

- Ta famille est partie pour les vacances ?

- Oui, mon épouse va se mettre au vert dans la maison de mes parents en Sologne, elle part une semaine avec les enfants.

- Ah si peu…oh excuse-moi, je suis désolé.

- Allez, monte, me dit-il, je crois que nous avons un dossier en cours que je dois reprendre en main.

Dans l'ascenseur, Matthieu se tient sagement à mes côtés. Mais déjà son parfum m'entoure, et je sens mes sens s'animer sérieusement. Il me précède sur le palier, ouvre la porte et me laisse entrer.

C'est un appartement cossu, moderne, typique du jeune couple qui a tout de suite bien démarré dans la vie.

La porte se referme, le verrou claque. Voilà, j'y suis. Face à moi, Matthieu. Un sourire sincère, un peu gêné.

- C'est pour nous la bouteille ?

- Ah oui c'est pour toi et moi, maintenant ou quand tu voudras, dis-je en la lui remettant.

- On verra ca plus tard, dit-il en la déposant sur la console de l'entrée, pour l'instant, j'ai faim, pas soif.

Il se place face à moi et doucement mais sûrement, se rapproche et me pousse contre le mur. Ne pouvant plus reculer, je le sens se plaquer contre moi et poser ses lèvres sur ma bouche. Ah mon Dieu qu'elles sont douces !!!. Un baiser posé délicatement pendant que de ses mains, il enserre mon visage.

Je sens sa langue qui se glisse entre mes lèvres et j'ouvre les miennes pour l'accueillir. Le baiser se fait alors plus profond, plus intense, plus viril et dominateur. Il me fouille de sa langue, et je m'abandonne à son baiser plein de fougue.

Ses mains glissent de mon visage et me caressent de partout. Je pose les miennes sur ses hanches et le plaque contre moi, sentant sa virilité se dresser dans son pantalon, fière et puissante.

Tout en m'embrassant Matthieu commence à m'effeuiller. Ma veste tombe très vite et je sens que les boutons de ma chemise sautent les uns après les autres. Les pans sortent de mon pantalon, et les mains de Matthieu viennent me pétrir les pectoraux. Je gémis de plaisir, de désir quand il me pince les tétons dressés.

Ma chemise rejoint très vite ma veste sur le sol de l'entrée. Nous n'avons toujours pas fait un mètre depuis que je suis entré chez lui.

Je suis torse nu, le pantalon déformé par la plus grosse érection que je n'ai jamais eu jusqu'à présent. Il sait m'exciter, me stimuler. Sa main se plaque sur mon sexe raide et une lente caresse sensuelle, torride s'applique à me masser la verge à travers le pantalon. Je sens contre moi son corps chaud à travers ses vêtements. Lui aussi a une érection magnifique dans son pantalon. J'ose ma main sur sa bosse et sens un sexe qui me semble énorme et tellement dur.

Pendant que je soupèse son sexe, il défait ma ceinture, dégrafe mon pantalon et baisse ma braguette. Il l'écarte et dévoile mon boxer complètement distendu. Mon pantalon glisse sur mes mollets, je vire mes chaussures, je suis presque nu, là, dans l'entrée de son appartement. Matthieu glisse alors sa main dans mon boxer et s'empare de mon sexe, d'une poigne virile qui me fait comprendre qui sera le maitre dans nos ébats.

Il entame une lente masturbation, comme hier dans le train. Je ferme les yeux de plaisir tout en malaxant sa bosse. Sa main coulisse sans heurt sur ma verge. J'aime cette force mêlée de douceur sur mon sexe. Je ferme les yeux, rejette ma tête en arrière. Il m'embrasse le cou, les épaules, avec langueur. Il me lâche le sexe, et pose ses mains sur mes hanches. Je sens glisser mon boxer sur mes hanches puis mes fesses et choir sur mes chevilles. D'un mouvement rapide, je l'expédie au sol.

Me voilà nu, offert à son désir et son regard qui me transperce.

- Viens, suis-moi, dit-il dans un murmure où transparait son excitation.

Doucement, il me prend par la main et m'emmène dans le séjour. Il s'installe sur le canapé, me laissant debout face à lui.

Il me regarde, me détaille de la tête au pied. Je suis nu, bandant, le souffle court. Mon torse se soulève rapidement au rythme d'une respiration que je n'arrive pas à maitriser.

- Tu es désirable à souhait Romain. Exactement ce dont j'ai toujours rêvé.

Il se redresse, m'attire à lui en me prenant par les hanches. Je sens sa main qui doucement me caresse les fesses pendant que l'autre reprend la masturbation entamée dans le couloir.

Je me laisse totalement guider. Je suis un jouet entre ses mains. Il se penche alors vers mon sexe et le lape avec une sensualité jamais connue à ce jour. J'ai des frissons de plaisir partout dans le corps. Je gémis, caresse sa nuque et je sens mon gland disparaître dans sa bouche. Il commence à coulisser le long de ma verge, entamant une fellation de rêve.

Je plane complètement pendant que Matthieu s'active sur ma queue. Je sens monter la jouissance, je le ralentis. Il faut que cela dure toute la nuit.

Pendant qu'il me suce, Matthieu part explorer mon fessier. Il immisce ses doigts dans ma raie et glisse vers ma rondelle. Je sens son majeur qui la caresse, la travaille un peu, puis me pénètre. Je pousse un râle de plaisir sous la caresse buccale et anale. Sentant que je vais jouir s'il continue ainsi, Matthieu libère ma verge, et m'invite à m'agenouiller. Je m'exécute.

- Vas-y, dessape-moi, me dit-il dans un souffle.

Alors sans retenue, je me jette sur ce corps tant désiré. Sa chemise vole en un instant, découvrant un torse dessiné, sans un poil, avec deux magnifiques petits tâtons bruns, gros comme une pièce de 2 centimes, mais avec une pointe ferme que mes doigts malaxent d'envie. Il a des pectoraux légèrement saillants, avec juste ce qu'il faut de relief pour les rendre sublimes. Son ventre ferme laisse deviner sous sa peau douce comme le satin des abdos fermes, habitués des salles de sport.

Ma bouche s'attarde sur ses pectoraux, ma langue ne se lasse pas de jouer avec ses deux pointes d'ébène au bout des tétons. Je respire à plein nez son parfum frais, citronné. Je glisse sur ses aisselles qui fleurent bon le déodorant de qualité mais également une légère pointe de transpiration, le rendant encore plus viril, excitant, désirable.

Mes mais glissent alors sur son pantalon et rapidement celui vole au milieu du salon avec ses chaussures.

Il est face à moi, juste en slip, un slip blanc à poche CK, parfaitement ajusté, dessinant ses hanches avec finesse, plaqué sur son ventre et mettant magnifiquement en valeur son sexe bandé. La barre de chair est glissée sur le côté gauche de son slip, et ses deux testicules sont parfaitement moulés dans le coton blanc. Je glisse ma main dans la poche, cherchant la fente qui me fera accéder à son sexe. Je vais enfin pouvoir le toucher, le caresser.

Mes doigts trouvent enfin la 2nde fente du slip. J'écarte délicatement le tissu. Je rencontre sa touffe, drue, épaisse. J'ai toujours aimé les toisons pubiennes, puis rapidement je sens son sexe le long de mes doigts. Je glisse mes doigts sur ses poils, les caressant en effleurant son ventre, profitant de la chaleur que l'excitation fait monter dans son slip. Puis prolongeant mon exploration, je descends sur la base de son sexe. Mes doigts viennent l'enserrer délicatement, sentant au passage ses deux grosses couilles lourdes. Un à un, mes doigts se referment sur la tige raide et remontent sensuellement vers le gland.

Matthieu gémit sous mes caresses. Sa main me caresse la joue et le menton. Son regard brille d'envie et d'excitation.

- C'est bon Romain, c'est très bon.

Sa queue prisonnière de mes doigts tressaille quand ceux-ci remontent tout du long. Ils arrivent au gland. Je le devine recouvert d'un prépuce doux comme la soie. Je le fais très lentement coulisser sous l'ourlet du gland. Je le sens brulant sous mes doigts, et légèrement humide ; J'atteins le méat et en extrait une goutte de mouille que j'étale doucement sur le frein.

Matthieu rejette sa tête en arrière, soupirant de contentement. Je me penche sur son slip, caressant de l'intérieur son sexe, puis glisse ma main du gland aux boules. Je les enserre, les malaxe dans le slip, tandis que ma bouche se pose sur son sexe raide enveloppé de coton.

Une odeur de mâle viril se glisse dans mes narines. Ce mélange de sueur, urine du jour et d'hormones sexuelles qui se libèrent au fur et à mesure que je joue avec ses couilles. Un parfum musqué qui m'attire au plus près du slip et qui m'invite à le dévorer. Ma bouche s'ouvre, ma langue pointe et le bout se pose sur la petite tâche de mouille qui couronne le gland encore dissimulé par l'étoffe. Je lèche son sexe tout du long à travers le coton, coulissant du gland aux testicules et inversement.

Mon autre main vient se poser sur sa cuisse et mes doigts se glissent sous l'élastique de l'entrejambe. Je viens caresser la zone entre les testicules et l'anus, une zone chaude, humide, poilue sans excès.

Matthieu écarte ses cuisses, emprisonnant ma main et mes doigts dans le coton blanc. Je continue mon exploration du slip tout en léchant et embrassant le sexe bandé de mon nouvel amant d'un soir. Mes doigts se glissent vers la rondelle de Matthieu, et je le vois frémir fortement quand je m'approche de sa rondelle. Puis je descends très lentement vers sa rosette et la caresse. Elle est ferme, serrée, et ne veut pas s'ouvrir sous ma caresse digitale. C'est une rondelle d'actif, peut-être même vierge, que personne n'a jamais ouverte auparavant.

- Pas tout de suite Romain, je ne suis pas prêt, me dit Matthieu en reculant sur le canapé.

- Pas de soucis, tu me diras quand tu le seras.

Je continue ma caresse buccale sur son sexe, et de mon autre main, j'écarte le tissu par l'élastique plaquant son slip aux cuisses du côté de son gland.

Libéré, celui-ci se glisse hors du slip. Il est divin. Un gros gland rouge brun, épais, avec un magnifique ourlet, qu'un frein scinde en deux parties égales, avec deux superbes lobes humides de precum. Je pose mes lèvres dessus et dépose un doux baiser. Puis de la pointe de ma langue, je viens recueillir la goutte de mouille qui perle de nouveau.

Matthieu se cabre d'un coup.

- Oh Romain !!!! oui, suce-moi !!!

Alors n'y résistant plus, je me redresse, extrait mes mains de son sous vêtement, et je lui arrache le slip pour l'avoir nu devant moi.

Sa bite se dévoile d'un coup, claque sur ses abdos fermes et dessinés. Une bite superbe, de 20 cm, droite comme un I, un vrai pieu surmontant une paire de couilles lourdes, bien viriles, poilues, des vraies couilles de mec.

Je me penche alors sur ce sexe tant désiré et le prend en bouche pour l'honorer comme il se doit. Je suis agenouillé, entre ses cuisses et je pompe cette bite avec application et délectation. Je la fais coulisser dans ma bouche jusqu'à l'avaler toute entière. J'aime son gout légèrement salé, le parfum d'homme excité qui se dégage de sa toison. Je m'applique à lui donner tout le plaisir qu'il m'a déjà offert hier et ce soir.

Sa main se fait plus pressante sur ma nuque, il a la tête rejetée en arrière les yeux mi-clos. Ma pipe lui plait dirait-on. Il accompagne mon hochement de tête de sa main ferme tout en me caressant les cheveux. Je le suce à fond pendant 10 bonnes minutes, en alternant les gorges profondes, la pompe du gland, le léchage ou le gobage de ses deux grosses couilles. Il se détend de plus en plus gémissant de plus en plus fort, murmurant mon prénom avec une intensité grandissante.

- Arrête-toi, je vais jouir sinon…me dit-il le souffle court, luisant de sueur

Je lâche à regret cette verge luisante de salive. Il me relève et me retourne, empoignant mes fesses à deux mains et les écarte sans ménagement.

- Penche-toi et montre-moi ta rondelle.

Aussitôt je m'exécute, offrant mon cul à sa langue experte. Elle pointe et commence un léchage de 1er choix. Je sens peu à peu mon petit trou se détendre et sa langue s'introduire plus avant dans mon intimité. Une fois encore, il sait me mettre en extase et je m'abandonne à lui.

Il se relève, la bite toujours raide, et va dans une autre pièce de l'appartement. Il revient avec une boite de préservatifs.

- Lève-toi et viens là.

Matthieu me guide au milieu du salon, face à la baie vitrée à travers laquelle on peut voir tout l'ouest parisien.

- Vas-y penche toi un peu en avant, me dit-il en enfilant une capote.

Il vient se coller contre moi. Je sens son pieu recouvert de latex le long de ma raie, il le fait monter et descendre, frottant parfois son gland sur ma rondelle sensibilisée par sa langue.

Ce frottement dure quelques instants quand sans me prévenir, il me transperce d'un coup de queue et me déchire le cul en enserrant les hanches entre ses mains

Une brulure insupportable m'envahit le ventre en même temps qu'un plaisir intense. Je crie de douleur et de surprise sous cet assaut anal brutal.

Il vient de m'enculer comme un mâle en rut, et me prend sans ménagement. J'ai mal mais j'adore sa bestialité.

Il me saisit les hanches et entame un limage profond et rapide, histoire de bien me chauffer le fourreau. Je cherche un point d'appui pour résister à ses coups de butoir dans mon cul et la seule possibilité, c'est la baie vitrée.

Je plaque mes mains sur la vitre et courbé en deux, pendant que je fais face à Paris, je me fais enculer par Matthieu comme un sauvage.

Son dard glisse dans mon ventre sans à-coups et vient me taper au fond du rectum, me donnant à chaque fois un coup de butoir divin. Il pousse des grognements de plaisir, des râlements sonores, du genre qu'un homme, un mec, un mâle pousse quand il satisfait son besoin primaire de sexe.

Il m'attrape les épaules et en basculant d'un coup son bassin, m'enfonce encore plus loin son sexe dur dans mon ventre.

- Oui Matthieu, vas-y !!! Baise moi, baise moi le cul, défonce le moi profond !!!

- T'aime ça, une bite dans le cul ?

- Oui !!!! vas-y !!! encule-moi à fond !!!!

D'une main, il attrape mes cheveux et me tire la tête en arrière. Je me fais enculer sauvagement, monté par un étalon en rut qui me défonce la croupe à gros coups de bite.

Son ventre claque contre mes fesses. Ma bite ramollie valse entre mes jambes au rythme de ses assauts rectaux. Mon ventre est en feu, mon rectum envahi par une queue survoltée.

Lentement il ralentit la cadence de ses assauts, comme s'il avait voulu me montrer qui était le maitre du jeu et me soumettre à son bon vouloir. La douleur a fait rapidement place à un plaisir sans nom et sa queue me ramone divinement bien, tout en profondeur, en longueur et en volupté. Je le sens m'envahir au fond de mon ventre et son gland me frotte sur toute la longueur.

Il me lime lentement maintenant, profitant pleinement de ma croupe offerte et dédiée au plaisir. Dans le reflet de la vitre, je le vois prendre son pied à me caresser la nuque, le dos, à saisir ma queue pour la branler et la faire rebander.

Le temps est suspendu, et seul compte le mouvement de son corps contre et dans le mien.

- Tu aimes ?, me demande-t-il en se couchant sur mes reins, ça te plait de te faire prendre comme ça ?

- J'adore ça Matthieu, j'aime qu'un homme me prenne virilement, comme tu le fais !!!

- Alors viens sur le canapé, je vais te prendre par devant.

Il m'entraine et me retourne, me jetant dos sur le canapé. Il me relève les jambes et sans ménagement, me pénètre directement. Mais là, je suis prêt et son gland entre sans me faire souffrir.

Il reprend ses va et vient dans mon cul, joue avec son gland et ma rondelle. Je sens monter lentement mais surement un orgasme de folie en moi. Je n'ose pas me caresser de peur d'exploser de suite.

C'est lui qui prend mes « choses » en main et tout en me limant, il me branle avec une langueur insupportable presque sadique, sachant s'arrêter juste avant que je ne lâche tout !!!

Mais je sens bien que lui aussi est au bord de l'extase, les mouvements de son sexe en moi sont plus saccadés et d'un coup, je sens sa main se crisper sur ma queue et lui qui m'enfonce son pieu de chair au fond de mon cul. Aussitôt après, un flot de sperme jaillit et emplit sa capote, pendant que de ma queue jaillit un flot saccadé de semence chaude qui gicle sur son torse et le mien, aspergeant nos visages. Il se vide complètement dans un cri de jouissance intense et un dernier coup de butoir qui me transperce le ventre, avant de s'effondrer sur moi et de reprendre nos esprits.

Le temps semble suspendu, il n'y aucun bruit autour de nous hormis nos respirations qui retrouvent un rythme peu à peu normal.

Il se retire lentement, me laissant comme un grand vide en moi. Il me sourit, tendrement, dégage une mèche de cheveux collés sur mon front par la sueur de nos ébats et me dépose un doux baiser sur les lèvres.

- Je vais remettre la bouteille au frais, histoire qu'elle se rafraichisse pendant que nous prendrons une douche ensemble, me dit-il à l'oreille.

- nous la boirons ensuite à nos amours …

3- LA SALLE DE BAINS

Tout autour de nous, le sol est jonché de nos vêtements jetés en vrac, témoins immobiles de la passion qui s'est emparée de nous.

Je me relève lentement et Matthieu m'entraîne vers la salle de bain.

Pendant qu'il fait couler l'eau dans la cabine de douche, je prends le temps de l'observer.

Il est, sous ses traits fins et lisses, particulièrement bien proportionné. Rien n'est en trop, rien ne manque. Un grain de peau soyeux, une pilosité masculine, juste ce qu'il faut pour souligner son physique d'homme, mais qui laisse des larges espaces imberbes et lisses.

Il a aussi un fessier de rêve. Deux belles fesses fermes, avec cette fossette sur chacune d'entre elles qui me font craquer. Je ne peux résister à les toucher. Ma main se dirige vers ces deux bosses si excitantes et lentement en apprécie les formes, le toucher, la fermeté.

Matthieu semble aimer cette caresse, car j'entends un soupir d'aise. Il se laisse faire, et j'en profite pour m'approcher et me coller à lui. Je dépose sur ses épaules un doux baiser, pendant que mes mains enserrent ses hanches. Son dos se frotte à mon torse, ses fesses frottent mon sexe. Il ondule lentement, réveillant mes ardeurs au contact de sa peau humide de sueur et en respirant ses effluves de mâle après l'amour.

Je sens mon sexe qui se dresse entre ses fesses, et Matthieu de plus en plus insistant contre mon pubis.

Soudain il bascule son torse en avant et me présente son postérieur.

- Prends-moi Romain, là maintenant, me dit-il avec une force et un désir dans la voix qui me surprennent.

Je vais pour lui préparer sa rondelle quand il me dit :

- Non comme ça !!! A sec !!! Je veux te sentir m'enculer, me déchirer !!!

- Je vais te faire mal, dis-je presque inquiet de sa demande

- Vas-y bon sang !! Encule-moi !!!

J'enfile une capote et étale un peu de salive sur mon gland de nouveau gonflé de désir et le pose sur sa rondelle poilue.

Je commence à le pénétrer quand il recule pour s'empaler sur mon sexe raide. Ma queue rentre toute seule dans son trou, presque trop vite, comme happée !!!

Il pousse alors un grand cri animal, primaire, de jouissance.

En deux secondes ma queue s'est enfoncée jusqu'au pubis dans son anus et je le sens déjà frémissant, ne demandant qu'à être limé.

Alors je lui saisis les hanches et commence un limage en règle. Au début, je ne vais pas trop vite parce que moi, ça me brule un peu, mais il en veut encore plus.

Je vois son regard dans le miroir et c'est celui d'un homme qui aime ce qu'il est en train de vivre. J'y vois toute sa jouissance, tout son plaisir à sentir une bite de mec dans son cul. A chaque fois que je m'enfonce dans ses entrailles, il pousse un « Aaahh oui !!!! » rauque de plaisir.

J'accélère le mouvement pour le satisfaire encore plus. Mon sexe coulisse maintenant à merveille dans son ventre, et j'enchaine coup de bite sur coup de rein.

Ses fesses tremblent à chaque fois que mon ventre les touches. Il s'agrippe sur le bord de la vasque pour résister à mes assauts.

Je me penche sur ses reins et passe ma main sous son ventre pour saisir sa queue. Je découvre un membre raide, dur comme la pierre !!! Il bande comme un fou pendant que je l'encule.

Il aime se faire défoncer !!! Il m'a pris comme un dieu et il a un cul divin !!!

Je l'astique au rythme de mon pilonnage et j'accélère encore mes va et vient. Les cris rauques sont remplacés par des « ouiiiiiii » saccadés et je sens d'un coup sa verge qui dans un dernier spasme se contracte et crache une purée chaude et épaisse sur la porcelaine blanche. Il avait encore de la réserve après m'avoir rempli le ventre sur le canapé !!!!

Un immense cri de jouissance jaillit de sa gorge, et ses anneaux se resserrent violemment sur mon sexe brûlant, ce qui provoque mon éjaculation dans son cul de rêve. Dans ma capote, je lui féconde les entrailles en mêlant ma voix à la sienne.

Après ce second orgasme de folie, je décule lentement, relevant Matthieu. Il se retourne et me plaque au mur, me roulant une pelle monumentale, pleine de fougue d'ardeur, de virilité, tout en me prenant les couilles et en les malaxant presque à m'en faire mal !!! Je le plaque contre moi et lui rend la pareille sur ses fesses encore chaudes de mon sodomie.

Il me pousse alors sous la douche où nous sommes accueillis par un jet d'eau chaude.

Il continue malgré l'eau qui ruisselle sur nos visages et sur nos corps unis à m'embrasser à pleine bouche, couvrant mon corps, mes fesses et mon sexe de caresses passionnées, comme s'il voulait profiter de chaque instant pour user et abuser de moi. Je me laisse entraîner par son désir, lui rendant caresse pour caresse, me frottant à lui avec la même passion dévorante. Il semble insatiable, comme s'il voulait rattraper un temps perdu ou profiter de cet instant pour faire provision d'amours masculines.

Malgré nos deux séances d'amour rapprochées, je sens que mon sexe entre ses doigts ne demande qu'à repartir dans ses entrailles. Mais auparavant, je vais l'honorer de ma bouche.

Je me dégage de son étreinte et glisse lentement le long de son corps, me retrouvant à genoux devant son sexe encore mou mais toujours gonflé de plaisir et de désir.

Je décalotte son gland lentement et le lape avec délice. Il sent l'homme, le mâle, la bête sexuelle. Je l'avale puis le suce avec attention, lentement, couvrant chaque parcelle de ce gland qui grossit encore dans ma bouche de baisers et coups de langue. Son sexe, pourtant épuisé par deux orgasmes successifs, se redresse peu à peu, m'obligeant à me redresser un peu pour suivre son ascension vers le nombril de Matthieu.

Et je pompe à fond son chibre énorme et dur une fois encore. Je pompe à fond cet organe qui m'a tellement donné tout à l'heure sur le canapé. Matthieu semble au bord de la crise cardiaque. Je sens toutes ses terminaisons nerveuses sur le point d'exploser, comme à vif sur son gland rouge et sa grosse queue qui me remplit la gorge.

Je suce sa bite avec délice, encore et encore. Je lui gobe ses deux couilles poilues pendant que mon majeur lui caresse et fouille l'anus. Il essaie de me retenir. Je sens qu'il n'en peut plus de plaisir, mais je continue encore et encore à le sucer, jusqu'à l'extase.

Pendant 20 minutes au moins je le pompe à fond, et je sens là encore qu'il va jouir.

Mais dans un suprême effort, il réussit malgré tout à se dégager de mes caresses buccales. Je le regarde, presque déçu de ne pas l'avoir emmené jusqu'où bout, quand, sans ménagement, il me relève, me retourne en me faisant courber le dos et m'encule d'un coup, sans retenue, pour se livrer à une défonce comme rarement j'en ai connu.

Il me lime avec une telle vigueur et une telle violence que j'ai presque l'impression de me faire violer. Mais cette bestialité dans la sodomie me procure des vagues de plaisir anal sans précédent et je me soumets à son désir sans résistance.

Il m'encule comme un fou, me rentrant toute sa bite par grand coup dans le cul, me défonçant littéralement le cul.

Cette sodomie sauvage ne dure que très peu de temps quand je le sens déculer d'un coup sec et venir gicler sur mes reins. Aussitôt après, il s'effondre de plaisir dans la cabine assis à terre la bite toute pantelante entre ses cuisses, le regard loin, le souffle court.

Je me tourne vers lui et déverse après une courte masturbation ce qu'il me reste de foutre dans des couilles déjà asséchées par deux jouissances intenses sur son visage et son torse, avant de glisser et de le rejoindre au sol de la cabine.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi, l'eau coulant sur nos corps épuisés de tant de sexe, de jouissance et d'orgasme.

Au bout d'un moment, il me regarde enfin et me dit avec un grand sourire plein de tendresse et de complicité :

- alors, on va la boire cette bouteille…

4- L'AVEU

Nous finissons de nous doucher par un lavage réciproque. Nos mains courent sur nos corps épuisés d'amour et de jouissance, et les caresses sont à la fois tendres, sensuelles et terriblement érotiques. La mousse du gel enduit nos torses, nos épaules, nos cuisses et nos sexes et les mains se font encore plus douces. Mais nous sommes exténués par autant de plaisir en si peu de temps, comme si nous avions mis toute notre énergie à jouir l'un de l'autre et que nos batteries avaient besoin de se recharger.

Après un séchage réciproque (encore un moment d'échanges de caresses), Matthieu ceint sa taille d'une serviette de bain, le rendant terriblement désirable comme un marbre d'athlète grec. Pour ma part je récupère mon boxer dans l'entrée et le remets presqu'à regret, car cela signifiait que notre moment de partage et de fusion allait sans doute s'achevait.

Pendant que je rassemble mes vêtements éparpillés, Matthieu revient avec la bouteille de vin et de deux verres. Il me sert et me tend mon verre.

- Nous allons trinquer à nous, à ce que nous venons de vivre ensemble, me dit-il avec un sourire à la fois grave et tendre.

Je décèle dans sa voix comme une nuance de tristesse, et ses yeux brillaient d'un éclat qui n'était pas celui du bonheur.

Je prends mon verre de ces mains qui m'avaient apporté tant de plaisir, et nous buvons en silence ce nectar, semblable à cette note de musique qui sublime une partition déjà parfaite.

Matthieu est assis en face de moi, adossé au fauteuil, cuisses ouvertes, mais sans provocation aucune, naturel, nonchalant, dégustant à petites gorgées son vin, me souriant, puis laissant son regard se promener plus au loin.

Il est terriblement désirable ainsi. Son corps était nimbé de cette lumière chaude des éclairages tamisés. Par un subtil jeu d'ombre, ses formes masculines se dessinent, soulignant la perfection de son torse, la finesse de son grain de peau, le rendant encore plus beau.

Je ne peux m'empêcher de le dévorer du regard. Et cette question lancinante qui me taraude l'esprit « mais pourquoi moi ? Qu'est-ce qu'il lui a plu en moi ? ». Et pendant je m'interroge, mes yeux se remplissaient de son image, comme pour en être saturé, pour que ma rétine soit à jamais marquée et n'oublie jamais cet homme !!! C'est un mâle, un vrai, qui a dû faire craquer plus d'un cul de mecs comme moi, et j'aime ça.

Il est l'ami, l'amant dont je rêve dans mes masturbations solitaires, mais serait-il de passage ? Oui forcément, il est marié, et je ne suis sans doute qu'un passetemps. Mais pour le moment, je veux en profiter. Il est à moi, rien qu'à moi et je dois savourer le moment présent, avoir mon Carpe Diem du sexe.

Sa serviette trop courte ne sert en fait à rien. Elle remonte sur son bassin et ne dissimule plus rien. Je peux là aussi me repaître de l'image de son sexe au repos. Entre ses deux cuisses, ses lourdes couilles reposaient sur le coussin, posées délicatement, deux magnifiques sacs de chair contenant chacun une boules que les plis de la peau dessinaient à la perfection.

Sur ses deux belles couilles, que je m'étais fait un malin plaisir à vider auparavant, reposait son sexe mou. Au repos, il n'était pas très long ni épais, et ne laissait nullement soupçonner quel engin il pouvait devenir bien manipulé et ses 20 cm qui m'avaient explosé le cul tout à l'heure. Le prépuce recouvrait maintenant entièrement son gland, avec cette légère ouverture en pointe qui laisse deviner le méat et le rosé de son gland. Seule sa toison pubienne était dissimulée à mon regard par les plis de sa serviette.

Pourtant, je sentais qu'un malaise flotte dans l'air. Matthieu ne dit rien, semble très loin dans ses pensées, oubliant presque que j'étais là face à lui. Le silence devenait malgré tout pesant, simplement troublé parfois par un soupir que Matthieu laisse échapper.

En détachant mes yeux de son sexe, je remonte vers son visage, et là je reçois un choc terrible !!! Des larmes coulent sur ses joues !!! Son visage est baigné de larmes et ce que j'avais pris pour des soupirs, trop occupé à me gaver de son physique étaient en fait des sanglots retenus…

Pris au dépourvu, n'osant pas bouger et ne sachant que faire, je pose mon verre et le regarde fixement.

- Que se passe-t-il Matthieu ? Tu regrettes ce qu'il vient de se passer ?

Ma voix se teintait d'angoisse mal dissimulée

« Mon Dieu, il doit s'en vouloir d'avoir trompé ainsi sa femme » me dis-je dans mon esprit.

- Oh que non je ne regrette pas ce merveilleux moment d'amour et de sexe, j'ai adoré te prendre et m'offrir à toi, ce fut sans doute l'un des plus beaux rapports que j'ai jamais eu mais…

Mais il reste un je ne sais quoi dans son ton qui me met mal à l'aise. Je sens qu'il a quelque chose à me dire, et que cela lui pèse, qu'il lui est difficile de me l'avouer.

- Mais quoi alors ??? Que veux-tu me dire ? Que ce sera la seule et unique fois ? Qu'il n'y aura pas de lendemain à ce moment de fusion entre deux hommes qui se sont follement désirés l'instant d'un soir ?

J'étais presque agressif, agacé par son hésitation et troublé par ces larmes aussi déroutantes.

Il sursauta face à mon assaut verbal.

- Non pas du tout, mais pour tout te dire…

Un long silence s'installe. J'attends que Matthieu se lance, sorte enfin ce qui lui pèse et l'oppresse tant, mais rien ne vient. Il fixe son verre, le vide d'un trait, respire un grand coup comme pour se donner le courage de parler, puis replonge dans des abimes de réflexion en fixant Paris par la baie vitrée.

- Bon, Matthieu, tu veux me dire quoi là ?

De nouveau, Matthieu prend une grande inspiration.

- Je n'ai jamais autant pris mon pied qu'avec toi !!! Même avec ma femme que j'aime passionnément, ça n'a jamais été aussi bon.

- Et bien c'est flatteur pour moi, mais je ne vois pas où est le problème, Matthieu !! Tu as pris ton pied, tu t'es éclaté avec mon cul et ma queue, c'est super, c'était même le but non ? Alors pourquoi ces larmes ???

- Parce que je ne veux pas qu'on en reste là et je veux revivre ces instants fabuleux avec toi !!! Parce que je crois que je t'aime Romain!!!

Il avait dit sa réponse avec un ton saccadé, une voix chargée d'émotion, de vérité. Les mots s'étaient précipités, comme s'il avait besoin de les expulser très vite pour se soulager de les avoir pensés.

Je reste pantois face à cet aveu, totalement désarmé et ne sachant quoi répondre…Un long moment de silence s'installe entre nous. Matthieu fixe son verre en faisant tourner lentement le vin qu'il s'était resservi. J'ai l'impression qu'il voulait être aspiré par le tourbillon qu'il créait.

Moi, je le regardais perdu !!! Jamais un homme ne m'avait dit « je t'aime ». Je n'avais connu que des « plans cul », des relations sans lendemain, tout justes bonnes à satisfaire un besoin physique, mais qui excluait tout sentiment.

Et là, en face de moi, j'avais un homme presque nu, vulnérable, avec qui j'avais fait l'amour, oui l'amour, et pas simplement tirer un coup, et qui me disait qu'il m'aimait !!! J'avais envie de me précipiter dans ses bras, de l'embrasser.

Mais j'avais aussi envie de lui balancer mon vin dans la figure, parce que j'avais ce doute qui ne me lâchait pas. « Il dit ça pour faire passer la pilule, il va s'amuser avec moi pendant quelques jours et puis après il va me jeter comme une vieille capote usagée.. » J'étais paumé, sans rien à quoi me raccrocher.

Mon regard erre dans le séjour, hagard. Sur une console, toute une série de photos étale le bonheur d'une famille, des enfants qui rient, une femme avec un sourire à vous faire virer la cuti, et là, une pensée s'empare de moi. Je suis peut-être en train de détruire cette harmonie dont j'ai toujours tant rêvée. Je suis l'amant provisoire d'un homme marié, d'un père de famille, et je n'ai pas le droit de ne penser qu'à moi, à mon propre bonheur, à mon propre plaisir !!! Alors, d'un coup, comme un coup de tonnerre dans la nuit, j'explose !!!

- Parce que tu m'aimes !!! Mais tu mesures ce que tu dis ??? On se connaît depuis deux jours Matthieu !!! On ne s'aime pas au bout de deux jours !!! Tu as aimé le plaisir charnel, le fait de pouvoir enculer et de te faire enculer par un mec, parce que tu aimes ça, mais ne me dis pas que c'était de l'amour !!! C'était du cul et rien que du cul Matthieu !!! Certes le plus beau moment de baise que je n'ai jamais connu, mais certainement pas de l'amour !!!

-

- NON !!!

Il hurle ce mot comme si on lui arrachait le cœur et jette son verre qui se fracasse sur le mur.

- Non tu te trompes Romain !!! Dès que je t'ai aperçu hier sur le quai, j'ai eu le coup de foudre. J'ai su que tu étais le mec que j'avais toujours rêvé de rencontrer !!! Tu ne l'as sans doute pas remarqué, mais j'ai tout fait pour pouvoir monter dans le même wagon, à la même porte et espérer me retrouver à tes côtés malgré la cohue !!! Dès le premier instant je t'ai désiré, j'ai voulu te sentir contre moi, en toi, en moi !!! Dès le premier toucher, j'ai su que tu étais celui-là !!! Alors pour toi ce n'était peut-être que du cul, mais pour moi, je t'ai donné mon amour, j'ai tout donné ce soir pour que toi aussi tu m'aimes et que tu aies envie toi aussi d'aller plus loin…

Sa voix s'étrangle dans un sanglot venu du fond de l'âme. Il y a dans ses yeux baignés de larmes un désespoir immense. Il se lève d'un bond de son fauteuil, perdant sa serviette au passage et se met face à la fenêtre. La baie vitrée reflète son visage luisant de larmes. Son dos puissant est secoué par des sanglots incontrôlables. Il est nu, terriblement viril dans son chagrin, authentique.

Je suis soufflé de ce que je viens d'entendre. Cette déclaration d'amour, je l'avais attendu d'un homme depuis tellement longtemps que je n'y croyais plus, que je n'y crois pas.

- Mais pourquoi moi Matthieu ? Pourquoi maintenant ? Tu es marié, tu as deux enfants charmants, une femme qui me semble très belle (bien que je ne sois pas expert en la matière…), une vie bien réussie, bref tout pour être heureux !!! Alors pourquoi çà d'un seul coup ???

- Romain, tu as toujours été gay ?, me demande t'il sans se retourner, la voix grave

- Oui autant qu'il m'en souvienne. Pourquoi ?

- Eh bien moi aussi, j'ai toujours été attiré par les hommes. Ado, je me masturbais dans mon pieu en pensant à mes potes dans les vestiaires du sport, jamais aux filles de ma classe. Mais chez moi, on n'aime pas les PD !!! Là d'où je viens, c'est considéré comme la pire des tares. Chez moi, un homme, ça a une bite pour niquer des femmes, pas pour enculer un mec. Et si comme moi, tu avais eu mon éducation, la même autorité paternelle qui t'écrase et t'empêche de vivre ta vie et tes désirs, alors tu aurais fait comme moi !!! Tu serais devenu hétéro, tu te serais marié, tu aurais fait des gosses pour prouver que ce que tu as dans le slip est bien une bonne bite de mâle capable d'engrosser, et tu aurais fermé ta gueule sur tes attirances masculines !!!Tu peux le comprendre çà !!! Je suis hétéro par convention, par héritage, pour vivre ce que tu trouves être une vie réussie, conforme, normale, et non pas une vie de dépravé qui sert de trou à bite à un mec !!! Alors oui, j'ai construit une famille, oui, j'ai une femme et des enfants formidables, que j'ai appris à aimer, à désirer, à choyer, oui, j'ai réussi ma carrière, j'ai du fric, un bel appart, une maison de campagne et une grosse bagnole, mais tous les soirs, dans mon miroir, le mec en face de moi me demande si c'était bien la vie que je voulais, et tous les soirs je lui réponds ta gueule, reste où tu es et ne viens pas foutre le bordel dans ma vie

L'air ambiant se charge d'une intensité dramatique rare. Il se tait un instant après ce terrible aveu, puis reprend :

- Mais hier, quand je t'ai vu, je n'ai pas pu faire taire le PD qui sommeille depuis trop longtemps en moi !!! C'était physique, comme si tu étais un aimant qui m'attirait et qui enfin osait faire ressortir ce que j'avais toujours enfoui au plus profond de moi.

- Je suis las de devoir me mentir sans arrêt !!! Je suis fatigué de tricher avec moi-même. Et puis confidence pour confidence…

Il laisse sa phrase en suspens, me mettant sur des charbons ardents.

- Quoi ? Quelle confidence ?

- Eh bien, tu es mon premier mec, dit-il d'une voix sourde, et tu seras le dernier, parce que ce sera toi, ou ce ne sera personne. C'est toi Romain qui m'as donné le courage d'affronter mes démons, mes contradictions. Hier, tu as été la clef de mon cachot intime. Quand j'ai pris ta bite dans ma main, j'ai su que je tenais là le passe de ma vie !!! Et lorsque tout à l'heure, je t'ai offert mon cul, pour que tu me prennes direct, je voulais que mon dépucelage soit fort, intense, brulant, expiatoire d'avoir perdu tout ce temps à renier mes véritables attirances. Je viens de prendre une décision, Romain. Je vais tout dire à ma femme, je vais tout balancer à ma famille, et tant pis s'ils me renient. Moi, cela fait 15 ans que je me renie chaque soir et chaque matin. Je vais reconstruire ma vie et je veux le faire avec toi, tu veux bien ?

Il s'appuie du front contre la vitre, cherchant un soutien que je ne lui apporte pas. Il semble exténué par l'expression de ce conflit intérieur qui l'habite depuis si longtemps.

Je me lève alors pour le rejoindre. Je n'ose le toucher, et doucement je pose ma main sur son épaule. Le contact le fait sursauter. Ma main enserre son épaule doucement, amicalement.

Je dépose dans sa nuque un baiser léger. Lentement, je le ramène face à moi. Son visage porte les stigmates de son combat intérieur. Il a les yeux rougis par les larmes, le front en sueur à cause de la lutte qu'il vient de mener contre lui-même. Son souffle est court, comme celui d'un boxer qui achève un match en 15 rounds, sauf que chaque round a duré un an.

Il me regarde avec un mélange d'infinie tristesse mêlée d'une immense espérance. Je sais à cet instant que les mots que je vais prononcer seront lourds de conséquences pour lui, et dans une moindre mesure pour moi aussi.

Je prends sa main et la serre fort entre mes doigts, pour lui faire passer un peu de mon énergie et lui donner la force de m'écouter.

- Matthieu, bien sûr, je ne pouvais me douter de ce conflit intérieur qui brûle en toi. J'ai cru que je n'étais qu'un passe temps, un mec pour amuser un hétéro célibataire le temps d'un week-end. Hier dans le train, tu étais tellement sûr de toi, comme si tu l'avais déjà fait des centaines de fois. Et tout à l'heure, quand je suis arrivé, c'est toi qui a mené les ébats, tu étais le maître du jeu. Jamais je n'aurais pu penser un instant cela.

- Tu es le plus bel amant que j'ai jamais eu dans ma vie. Tu m'as tout de suite compris, tu as parfaitement cerné mes désirs. Tu as su lire en moi comme dans un livre ouvert et tu m'as offert tout ce que j'aimais avec un homme.

- Je suis extrêmement fier que ce soit à moi que tu aies confié ton secret. Et c'est toujours flatteur d'être la première fois de quelqu'un.

Matthieu m'écoute avec une attention et une intensité dérangeante. Je décide alors d'aller droit au but.

- Cependant, Matthieu, malgré tout le bonheur, le plaisir et la confiance dont tu m'as gratifié hier et ce soir, je ne peux pas t'encourager à tout plaquer pour vivre tes envies d'homme. Je ne peux pas et surtout je ne veux pas prendre la place de ta famille.

- Tu as dû faire des choix par convention, par « héritage » comme tu m'as dit. Et bien assume les !!! Tu as pris des engagements moraux vis-à-vis de ton épouse, et elle n'a pas à subir ton « héritage ». Elle, elle t'a choisi par amour, je me trompe ? Non bien sûr. Elle t'aime, elle a construit sa vie et son univers en comptant sur toi comme pilier de sa maison, autant que tu comptes sur elle.

- Et puis, tu as deux enfants qui n'y sont absolument pour rien, qui n'ont rien demandé à personne et qui ne doivent pas subir les dommages, directs ou collatéraux, d'une éducation réactionnaire que toi tu as subi !!!

- Alors, ok, tu es gay au fond de toi-même depuis toujours, sauf qu'aujourd'hui, ta vie est celle d'un hétéro bcbg, classique, « normale ». Tu as mis 15 ans à la construire, et tu voudrais tout raser en 1 minute. Tu ne penses pas ce que tu dis. Tu aimerais que ce soit possible, tout en sachant que ça ne l'est pas. La force et le courage remarquables qu'il t'a fallu pour m'avouer à moi, un parfait inconnu il y a encore deux jours, ton secret doit aussi te servir à renforcer la vie que tu mènes aujourd'hui. C'est cette vie là qui doit rester prioritaire à ta gaytitude.

- Moi aussi, j'ai rêvé qu'un homme me dise tout ce que tu m'as dit, qu'il soit celui qui, au soir de ma vie, me fermera les paupières après des années de bonheur commun. Mais je n'ai jamais conçu de construire mon bonheur sur les ruines d'une famille. Pour le coup, je pense que mon reflet dans le miroir chaque soir me demanderait si je suis fier de ce que j'ai fait, et je lui répondrais quoi : ta gueule ? Non, je baisserais les yeux de honte.

- Matthieu, je refuse de vivre avec toi, je refuse d'être le dynamiteur de ta famille, je refuse cette terrible responsabilité que je n'ai pas demandé d'assumer.

- Je veux être ton ami, je peux être ton amant, je serai si tu m'en juges digne ton confident, mais je ne serais pas le fossoyeur de votre vie à vous 4

Je me tais après ces mots. Matthieu me fixe, me transperçant de son regard gris acier, métallique, presque inhumain. Je vois briller des flammes dans ses yeux, mais je ne sais dire si ce sont les flammes de son conflit intérieur, ou bien celle des enfers qu'il va déchaîner sur moi après ma réponse.

Il retire sa main de la mienne et recule. Je suis certain que je vais recevoir un énorme pain et je m'apprête à me défendre. Sans doute n'ai-je pas trouvé les bons mots et je l'ai blessé.

Matthieu pousse un énorme soupir, et va prendre un verre dans le buffet pour se resservir du vin. Je reste immobile, le suivant juste du regard, attendant l'attaque.

Il revient face a moi avec son verre et le mien et me le tend.

- Tu as raison Romain, je ne vais pas et ne peux pas tout détruire. Je te remercie de ta franchise.

Il fait tinter son verre contre le mien et vide le sien d'un coup. Il le repose sur la table basse, et alors que je porte le mien à mes lèvres, Matthieu se précipite sur moi, faisant voler le verre à travers la pièce. Il s'empare de mon visage à deux mains et je cherche à me dégager, craignant un coup de boule !!!

Mais ce n'est pas un coup de boule qui m'arrive mais un énorme baiser, une pelle monumentale, pleine de passion, de colère, de force, un baiser qui faisait presque mal tellement Matthieu y mettait toute sa force. J'ai l'impression qu'il cherche par ce baiser à déverser en moi ces années de frustration, de rancœur, de colère.

Je le laisse faire, acceptant d'être le réceptacle de tout ce gâchis passé. Matthieu me bouscule, me pousse. Je titube sous la force et la violence de son baiser. Je sens contre moi son cœur qui bat à tout rompre, ses muscles tendus à l'extrême et son sexe dur comme du marbre.

Aussi vite que le baiser était arrivé, il cessa. Mais Matthieu a encore tant de haine contenue depuis 15 ans à déverser que je sens bien que ce n'est qu'un prémice, comme les grondements du sol avant l'éruption d'un volcan.

Et l'éruption a lieu juste après. Il me jette face à terre, et comme un fou, m'arracha littéralement mon boxer, le déchirant d'un coup.

Avant même que j'ai eu le temps de réagir, il se couche sur moi, m'écarte les fesses et m'encule direct, comme un violeur fou !!! Je hurle de douleur sous l'assaut rectal de Matthieu, mais il me pilonne le cul en criant « tiens, prends ca salope !!!! Tu veux de la bite !!! Profites de la mienne sale PD !!! Je vais te défoncer le cul » et toutes sortes d'insanités et injures qui me terrifient.

Il me pilonne pendant deux minutes et je sentis d'un coup un jet chaud dans mes entrailles défoncées, déchirées par ses 20 cm. Il hurle sa jouissance et sa rage, puis s'effondre sur mon dos en pleurant à chaudes larmes.

Alors, je comprends qu'il vient de faire le deuil de ses rêves de vie avec un autre homme. Il lui fallait un exutoire, et ce fut mon cul !!!

Il se retire de mon cul, se relève et quitte la pièce précipitamment, sans un regard, me laissant allonger sur le sol, face a terre, le cul plein de son sperme et encore douloureux de ce viol expiatoire.

Je mets quelques minutes à rassembler mes esprits et mes forces, puis je me rhabille péniblement, endolori du cul. Mon boxer est définitivement perdu, et en regardant les lambeaux encore accrochés à la ceinture élastique, je réalise la violence dont Matthieu a fait preuve. Je me tâtais l'anus, craignant d'être déchiré voire de saigner. Mais il n'y a pas de trace suspecte, rien qu'un peu de sperme de Matthieu et une douleur lancinante.

Une fois habillé, je ramasse les verres brisés, puis inquiet de ce qu'il pourrait faire, je pars explorer son appartement à la recherche de Matthieu.

Je suis guidé par ses pleurs, et je rejoins Matthieu dans sa chambre.

En me voyant dans la porte, il me regarde, le visage complètement ravagé par les larmes de colère qu'il ne peut contenir.

- Excuse moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, tu as raison, je ne te mérite pas, me dit il a voix basse.

- Il fallait que cela sorte Matthieu, il fallait que tu expulses de toi ce démon gay qui te travaille depuis si longtemps. Ce n'est pas terminé, tu auras encore du travail sur toi à faire, et malgré cet assaut final, dis je en souriant malgré tout, je serai toujours là pour d'aider et t'accompagner si tu le souhaites.

- Romain ?

- Oui Matthieu ?

- On va se revoir ?

- Quand tu veux Matthieu

- C'est vrai, tu veux encore de moi ?

- Autant que tu le voudras Matthieu

- Mais tout à l'heure, tu m'as dit que tu ne voulais pas…

- Tout à l'heure, je t'ai dit que je ne voulais pas détruire ta famille et ta vie, mais je n'ai jamais dit que je ne souhaitais pas que tu m'y fasses une petite place. Ma porte te sera toujours ouverte, à partir du moment où je ne passerai jamais devant ta famille.

Il me regarde avec un sourire las, fatigué par tant d'émotions. Je vois néanmoins qu'il a regagné en sérénité. Son souffle s'est apaisé, ses gestes sont plus mesurés. Je viens vers lui, et dépose un baiser sur ses lèvres chaudes.

- Moi aussi je t'aime, et c'est justement parce que je t'aime et te respecte que je saurai m'effacer pour que notre bonheur a deux vienne compléter en toi le bonheur que tu as construit à 4.

- Merci Romain

- Je vais rentrer chez moi Matthieu, tu devrais aller te coucher, lui dis-je doucement. Je vais prendre un taxi, je pense qu'il n'y a plus de RER à cette heure là, et puis, le RER n'est sympa que quand tu es là, un soir de grève…

5- LE CONTRAT

Je suis rentré chez moi effectivement en taxi. A travers les rues de Paris et de la banlieue, mon esprit ne cessait de se remémorer les aveux de Matthieu et ma rondelle me rappelait douloureusement son viol de désespoir par Matthieu.

Il m'avait vraiment forcé et j'ai du mal à rester assis sur la banquette de ce taxi qui se traine !!!

Après 30 longues minutes, je règle enfin ma course et monte rejoindre mon appart, pour prendre une douche réparatrice et profiter enfin de mon lit.

Alors que je tourne la clef dans la porte, mon portable sonne. Le nom de Matthieu s'affiche sur l'écran. Je n'ai pas envie de répondre, mais je me souviens de la promesse faite au pied de son lit et un flash back me fait immédiatement revivre la scène.

Revenant à l'instant présent, je décroche en poussant ma porte d'entrée.

- Allo ?

- Romain ? Je te réveille ?

- Non Matthieu, je viens juste d'arriver…

- Romain…

- Oui Matthieu ?

- Tu es vraiment un chic type, tu sais...

- Merci Matthieu, toi aussi, tu as juste besoin de parler de toi de temps en temps…

- Romain ?

- Oui ?

- tu as oublié quelque chose chez moi ?

- Quoi donc ?

- Ton pass pour le boulot. Je l'ai trouvé par terre dans l'entrée, il a dû tomber quand je t'ai…enfin quand on a …

- Oui, quand tu m'as dessapé dans le couloir. C'est chiant ça, je ne peux pas rentrer dans l'immeuble si je ne l'ai pas. Je vais devoir faire appel à la sécurité, remplir un formulaire, ah merde, comment puis je faire ?

- Je te l'amène si tu veux…

- Matthieu, je pense que toi et moi avons besoin de dormir.

- Alors passe demain matin avant le bureau, tu connais le chemin.

- Je commence à 8h30 Matthieu….

- Pas grave, je me lève toujours tôt. C'est ok, tu passes demain ?

- Ok Matthieu, merci de m'avoir prévenu, à demain

- Romain ?

- Oui Matthieu

- Je…

- Bonne nuit Matthieu.

Je raccroche juste après ses mots, souhaitant mettre un terme à cette conversation qui me pesait.

Un sentiment de malaise, presque malsain, me taraude l'esprit. Ma relation avec Matthieu ne part pas sous de bons auspices et je vais devoir très rapidement mettre les points sur les I.

Après une douche réconfortante, je me glisse sous ma couette, et malgré la douleur diffuse émanant de mon anus, je me surprends à me caresser en pensant au sexe et au postérieur de Matthieu, retrouvant alors une belle et bonne érection dans mon boxer.

J'ai encore faim me semble t-il, et doucement, j'entame à travers le coton une lente masturbation, me remémorant les sensations et plaisirs exquis que Matthieu avait su me donner avant son aveu.

Cependant, la fatigue aidant, je ne vais pas au bout de mon plaisir solitaire, mais me réveille néanmoins le lendemain matin nu comme un vers, le boxer au pied du lit…

En regardant l'heure s'afficher sur mon réveil, je bondis d'un seul coup !!! Merde 7h30 !!!Et je dois passer chez Matthieu pour mon pass !!! Ce n'est pas vrai !!!

Je saute de mon lit, la verge raide de mon érection matinale et enfile rapidement mon costume chemise cravate de rigueur par-dessus mon boxer, après une rapide toilette, et sans prendre le temps de faire un café.

Je sors en 4ème vitesse de chez moi pour attraper le RER qui va passer dans 30 secondes, réussis in extremis à sauter dans le wagon et me pose lourdement sur une banquette, épuisé de ma course le ventre vide.

Quitte à aller chez Matthieu, autant en profiter pour lui demander un café. Je sors mon portable et compose son numéro.

Il décroche aussitôt

- - Romain ?

- Oui c'est moi, j'arrive dans 5 minutes, je ne me suis pas réveillé !!! Tu peux encore attendre un peu ?

- Oui ne t'inquiète pas, je n'ai pas d'horaire à respecter.

- Cool !!! Tu veux bien me préparer un café, je n'ai même pas eu le temps d'en prendre un ce matin.

- Oui bien sûr, tu veux manger quelque chose ?

- Non je te remercie, je vais déjà être à la bourre…

- Ok je t'attends.

Il raccroche, et je reprends mon souffle. Je n'aime pas ces débuts de journée où rien ne va comme prévu, et là, j'ai comme un pressentiment que ça n'est pas fini.

Le RER arrive enfin à la station de Matthieu. Je saute sur le quai, manquant de renverser deux personnes en sortant, et reprends ma course folle entamée au pied de mon immeuble…

Arrivant chez Matthieu, je sonne à l'interphone. Matthieu m'ouvre aussitôt. Quitte à courir, et n'ayant pas envie d'attendre l'ascenseur, je monte 4 à 4 les escaliers. Enfin je sonne à sa porte.

Matthieu m'ouvre, totalement nu !!! Surpris par sa tenue, ou plutôt l'absence de celle-ci, j'ai un mouvement de recul. Il est splendide dans sa nudité, terriblement sexy. Une fois encore, je me surprends à avoir une érection immédiate. Mais, très vite, je me rappelle l'objet de ma visite et c'est pour tout sauf pour du cul…

- Eh bien, tu n'es pas prêt pour aller bosser ?

- Non, je n'y vais pas ce matin, et toi non plus d'ailleurs…

- Matthieu, qu'est ce que ca veut dire ? Je vais bosser là, passe moi ma carte d'accès, je suis à la bourre.

- Entre, ton café t'attend.

- Je suis désolé, mais je n'ai plus le temps Matthieu.

- Entre 2 minutes, tu as tout le temps nécessaire, personne ne t'attends au travail.

- Je ne comprends rien Matthieu, bien sur que si on m'attend.

- Non, j'ai tout arrangé…

- Bien, je suis en plein rêve, j'ai en face de moi un mec à poil qui m'annonce que je ne travaille pas ce matin, ok, je vais me réveiller, mais est ce que dans mon rêve tu me redonnes mon pass ?

- ENTRE BORDEL !!! crie-t-il en me tirant dans son appartement.

Surpris une fois encore, j'accompagne le mouvement. La porte claque, la clef tourne aussi sec dans la serrure.

- Matthieu, qu'est ce que tu fais ? Arrêtes tes conneries, tu me fais peur là…

- Moi je te fais peur ??? Je suis à poil, je n'ai rien sur moi, que veux tu que je te fasse ?

- Matthieu, mon pass s'il te plait.

- Ecoute Romain, j'ai appelé ton bureau, j'ai parlé à François Wagner. tu vois qui c'est ?

- Putain, t'as pas fait ça, c'est le Big Boss de ma boite, c'est mon patron. Et que lui as-tu raconté bon sang ??? Matthieu, QU'EST-CE QUE TU LUI AS DIT ???

J'hurle de colère et d'angoisse. Je suis nouveau, même pas confirmé dans cette société et j'espère pouvoir progresser rapidement, mais en me faisant porter pour pâle, Matthieu va me donner l'image d'un tire au flanc, et là adieu les promotions !!!

Matthieu se dirige dans le séjour. Sur la table basse, a côté de la cafetière, de deux tasses et de viennoiseries, il y a mon pass et les reliques de mon boxer, dernier témoin de l'assaut anal que j'avais subi hier.

Il s'assied sur le fauteuil tranquillement, et sert deux cafés. Puis il me tend une tasse.

- Assieds-toi Romain, dit-il d'un ton autoritaire. Arrête de flipper comme ca. Tu vas pas être viré, t'inquiète pas.

- Matthieu, comment tu connais le nom de mon patron ? dis-je en prenant la tasse (car en plus de la trouille, j'avais l'estomac vide…)

- Le nom de ta société est marqué sur ton pass. Or il se trouve que ma femme s'appelle Marie Wagner de son nom de jeune fille… François Wagner est ton patron mais aussi mon beau père…

Je manque de lâcher la tasse de surprise !!!

- Tu en as encore beaucoup des comme ça Matthieu ???…Parce que tu n'es pas drôle du tout.

- Je suis sérieux Romain. Je l'ai appelé ce matin, en lui disant que j'ai peut être un contrat pour ta boîte, et que je souhaitais traiter avec toi, vu que tu avais fait tout le travail de prospection. Ce qui n'est pas complètement faux. J'ai effectivement un marché à passer pour le compte de mon entreprise, et j'ai un mail hier qui prouve que tu es venu aux devants de moi pour prendre contact…

- Mais quand je vais rentrer au bureau, il va me tomber dessus, me demander des comptes, je lui raconte quoi moi ? Que son gendre est PD, que le petit commercial de la boite lui a tapé dans l'œil et qu'a défaut de contrat, il l'a baisé !!! Matthieu, faut arrêter les délires là, je ne sais pas gérer ça, je suis commercial, pas psy…

J'avais des bouffées de chaleur qui montaient par vagues. Je desserrais ma cravate, à la limite de la panique.

- Romain, il est là le contrat !!! Sur le bureau derrière toi. Il est signé, tamponné et tu as un chèque d'acompte.

- Mais je rêve, j'hallucine même, tu es…tu es en train de m'acheter Matthieu !!! Et je dois faire quoi en échange de ce contrat ? Te sucer ? Me laisser enculer comme une petite pute qu'on paie pour tirer un coup ? Mais tu me prends pour qui Matthieu ? Je suis tout sauf une de ces petites pédales qui se font sauter pour un billet de 100 euros !!! Si tu le veux, va à Dauphine, va au bois, cherche sur le net, tu vas en trouver à la pelle. Mais pas moi Matthieu, pas ça !!! Hier, je t'ai cru sincère, mais finalement j'avais raison, tu n'es qu'un sale petit con d'hétéro qui a envie de savoir ce que c'est qu'avoir une autre bite que la sienne dans la main pour s'amuser un peu. Tu me dégoûtes Matthieu !!! Tu me dégoûtes !!! Je n'ai qu'une envie, c'est de te foutre mon poing dans la figure… et puis merdre, tant pis » dis- je en me ruant sur lui pour lui mettre la raclée qu'il méritait.

Seulement, je ne fais pas le poids contre lui. Engoncé dans mon costume cintré, je suis gêné pour lui coller la mandale qu'il méritait, et il peut me maitriser facilement.

Rapidement je me retrouve plaqué sur le dos au sol, Matthieu à califourchon sur mon bassin, totalement nu sur moi.

- Arrêtes deux secondes tes jérémiades, tu veux, me dit il en me planquant les bras au sol et en m'enserrant dans ses cuisses puissantes. Écoute-moi. Je ne t'achète pas, je te remercie de m'avoir sauvé.

Il est là, installé sur moi, dominateur, sûr de sa force. C'est troublant à souhait de sentir son corps tendu tout entier pour me maîtriser pendant que j'essaye de me dégager de son étreinte. Dans d'autres circonstances, cette situation m'aurait plu. Mais là, je ne maîtrise plus rien, mon cœur bat à tout rompre, trop en colère pour penser à l'érotisme de sa position.

- Explique moi la différence parce qu'elle est trop subtile pour moi, lui rétorquais- je dans une rage à peine contenue, essayant de me libérer de son emprise en ondulant par à-coup du bassin.

Ce faisant, mon sexe frotte sur son entre jambe et malgré moi, je sens monter une érection dans mon pantalon. C'est bien le moment de bander !!!

- Romain, depuis hier soir, depuis que je t'ai…baisé (son visage s'empourpra), je n'ai pas arrêté de réfléchir. Je n'ai pas dormi cette nuit, j'ai pensé à tout ce que je t'avais dit, à tes réponses. J'ai pensé à ma famille, à ma femme, à mes enfants, à toi, à moi. J'ai repris toute ma vie depuis que je me sens homo, j'ai tout revécu, mon mariage, la naissance de mes enfants, les premiers pas, les premiers mots, les moments de joie, tout, absolument tout y est passé.

- Oui, ok, et alors, tu t'es dit, tiens pour remercier le petit Pd d'hier soir, si je lui offrais un contrat… tu me prends pour un con Matthieu !!! En plus d'être ta petite pute, tu me prends pour un gros con !!!

- Ferme la vraiment maintenant Romain, et écoute moi jusqu'au bout !!! Avant notre rencontre dans le RER, je surfais sur le net, j'allais sur des sites homos, je matais de vidéo de 10 secondes, frustré de ne pas voir la suite, continuant à chercher encore plus d'images pour assouvir mon envie d'homme. J'ai parfois tchaté sur le net avec des mecs, parfois allant jusqu'au rendez vous mais me dégonflant à chaque fois, par peur, par convention.

- Et puis je t'ai vu, je t'ai masturbé, tu es venu hier, nous avons fait l'amour, je t'ai…violé et même après cela, parce que tu as su m'écouter, me comprendre, m'accepter tel que je suis, tu m'as quand même tendu la main pour m'aider à sortir de mon inextricable dilemme…tu m'as offert sans arrière pensée ton amitié, alors que tu aurais très bien pu me laisser dans ma merde. Tu as été humain. Là, d'un seul coup, j'ai eu en face de moi tout ce que je recherchais depuis si longtemps.

- Et tu as dit quelque chose de très juste, Romain. Nous pouvons construire ensemble un bonheur à 2 sans pour autant détruire mon bonheur à 4. Et tu as parfaitement raison, je ne pourrai plus vivre sans Marie et les enfants.

- Alors j'ai cherché comment te remercier de ce cadeau merveilleux, de ta générosité aussi spontanée que gratuite. Et ce matin, en regardant ton badge, et en lisant le nom de la société, j'ai eu l'idée de ce contrat. De toute façon, en toute franchise, c'est ta boite qui l'aurait eu. Mais je préfère que ce soit toi qui le ramène signé. Mon beau père m'avait plusieurs fois parlé d'un petit jeune prometteur qui venait d'intégrer son équipe. Seul défaut pour lui, il lui semblait que tu étais Pd, mais bon m'a-t-il dit, s'il me rapporte des affaires, peu m'importe ce qu'il fait de son cul…Alors le petit Pd va ramener le contrat, et beau papa sera fier de son commercial, et son commercial va progresser.

- Romain, il croit en toi autant que toi hier soir tu as cru en moi. Alors, c'est peut-être t'acheter, mais c'est surtout te remercier de m'avoir ouvert les yeux, le cœur et l'âme et de m'avoir sauvé de moi-même, de mes démons et de mes doutes.

Je le regarde fixement, plantant mon regard dans ses yeux gris acier, essayant de sonder son âme. En l'écoutant, je comprends qu'il n'y avait pas une once de duperie, pas une ombre de mensonge. Tout comme il s'était livré à nu hier soir, me dévoilant son terrible secret, il vient de m'expliquer que désormais, il assumerait son côté gay, tout en continuant à vivre sa vie « officielle » d'hétéro. Jai gagné. Je l'ai ramené à la raison, je lui ai redonné confiance en lui et moi, j'ai enfin trouvé ce que je commençais à désespérer d'avoir un jour dans ma vie : un homme qui soit à la fois un amant, un ami, un allié.

- Mouais, dis-je avec une moue qui manquait de conviction, si on veut, ce n'est peut être pas se faire acheter…mais faut quand même que j'aille bosser.

- Pas aujourd'hui, Romain, pas aujourd'hui. Tu ne peux pas arriver à 9h00 au bureau avec le contrat signé. Tu ne serais pas crédible, et mon beau-père se douterait de quelque chose de louche. Il sait que négocier avec moi est un long combat, un corps à corps, parce que je suis dur en affaires, et toi, dit il en me lâchant un poignet pour me peloter le paquet à travers mon fut, tu es dur de la bite.

J'éclate de rire sous sa caresse aussi soudaine que bonne. La tension se relâcha d'un seul coup.

- Tu sais que tu es quand même un gros con de macho hétéro!!!

- Et toi un petit Pd qui a une belle bite dans son froc et un cul divin…

- Pour ce qui est du cul, je ne sais pas s'il est divin mais il se rappelle bien du gourdin qui l'a maltraité hier soir.

- Alors ce matin, c'est le mien qui va prendre le relais, me dit il en caressant lentement mon paquet.

Je sens que mon sexe est prêt pour lui faire l'amour. Matthieu se penche sur ma bouche et me dépose un baiser tout léger sur mes lèvres tièdes. Je les ouvre pour accueillir sa langue et la sentir dans ma bouche. Le baiser qui s'en suit est passionné, comme celui de deux amants qui se retrouvent après une dispute stérile et idiote. Matthieu laisse ses mains courir sur mon corps, me malaxant le torse, le sexe, les couilles à travers mon costume de plus en plus froissé.

Toujours à cheval sur moi, il défait ma cravate, laquelle atterrit sur le canapé. Puis, l'un après l'autre, il enlève les boutons de ma chemise, écartant peu à peu chaque pan jusqu'à la ceinture, dévoilant mon torse. Il pose ses lèvres sur mon téton gauche, et le lèche, le titille longuement avec la pointe de sa langue.

Je ferme mes yeux sous le plaisir qu'il me donne, et de mes mains je cherche son fessier et son sexe.

Une fois encore, je suis surpris pas la douceur de ses fesses. Elles ont presque une texture féminine, sans un poil, excepté la raie et la rondelle. Je les prends dans mes mains et les malaxe longuement, pendant qu'il excite mon autre téton, le mordillant doucement, ce qui ne fait qu'accroitre mon excitation.

Il se soulève un peu de mon corps et je peux glisser ma main entre ses cuisses, retrouvant enfin ses deux superbes couilles bien lourdes, poilues, de couilles de mâle, bien pendantes malgré son érection totale. C'est un plaisir de les faires rouler entre mes doigts, de sentir la fermeté des deux boules au milieu des sacs pendants. Matthieu semble aimer mes caresses, car il grogne de plaisir à chaque mouvement de mes doigts.

Il dénude mes épaules, me dévorant le torse de ses baisers, humant et léchant mes aisselles, me mordillant le cou et les lobes d'oreille. Moi qui déteste habituellement que quelqu'un m'effleure simplement les oreilles, je suis prêt à rester des heures ainsi.

Pendant qu'il me couvre de baisers, je saisis son sexe tendu à l'extrême. Son gland laisse échapper des perles de liquide, et du bout du doigt, je l'étale doucement sur la peau douce et chaude de son gland. Cette caresse arrache des sursauts de plaisir à Matthieu, qui redouble alors d'intensité dans son exploration de mon corps.

Puis resserrant mes doigts sur sa verge, je commence à le masturber lentement. Je sens entre mes doigts son urètre gonflé à l'extrême. Je fais coulisser son prépuce sur le gland, frottant doucement le bord avec sa peau. Sa verge est dure, chaude. Je la sens palpiter dans ma main. C'est un vrai bonheur de tenir entre mes doigts le sexe dons j'avais toujours rêvé.

Mes doigts retrouvent ses deux grosses couilles puis se glissent entre ses cuisses. Je me dirige lentement mais sûrement vers sa rondelle que j'avais dépucelé hier soir. Le contact de mes doigts sur cette zone érogène fait bander encore plus fort Matthieu, et son dard se plaque contre ses abdos, lui arrachant un « OUIIIIIIIIIII !!!! » de plaisir.

J'atteins la zone tant désirée et la caresse lentement, lissant ses petits poils de cul pour dégager les plis de son anus. Je sens vibrer sa rondelle sous mes touchers, et lentement mais sûrement, j'accentue la pression du bout de mon doigt pour écarter peu à peu ses anneaux. Je sens que son petit trou se desserre sous l'action de mon doigt et je le glisse alors dans ses entrailles.

C'est chaud, humide, ça palpite. Mon doigt entre et sort doucement de son petit cul pas encore habitué à ces touchers rectaux. Je sens son cul se serrer autour de mon doigt quand je vais plus au fond et Matthieu contractant ses abdos à chaque pénétration. Je cherche sa prostate et quand je l'atteins, je réussis une fois encore à le faire crier de plaisir.

Je commence un lent massage de sa prostate, le faisant se pâmer de plaisir. De son gland coule sur mon ventre sans discontinuer ce liquide transparent, que je recueille de mon autre main pour m'en délecter.

Matthieu est au comble de l'excitation. D'une main fébrile, il réussit à ôter ma ceinture, dégrafer mon pantalon. Il plonge sa main dedans, cherchant avidement mon sexe bandé. Je sens ses doigts se crisper sur ma tige à travers mon boxer quand j'introduis un 2ème doigt dans son cul avide. Il me caresse avec insistance la bite, extrayant de mon gland le même liquide qui baigne mon ventre.

Je lime avec mes doigts son cul désormais ouvert avec plus de vigueur. Il gémit sans discontinuer sous mes doigtés et accentue encore plus la pression de sa main sur ma queue. D'un coup il redresse son torse, sort la main de mon pantalon et le baisse d'un coup, entraînant dans le même mouvement mon boxer. Mon sexe raide se trouva emporté dans le mouvement puis d'un coup, se libère du boxer, venant claquer sur mon ventre en lâchant un jet de mouille.

Matthieu n'en peut plus et il se jette sur ma verge pour la prendre en bouche et entamer une fellation endiablée. Il avale mon sexe avec une telle avidité que je ne le vois plus entrer ou sortir de sa bouche. Sa pipe monumentale m'excite totalement et je le fais se tourner pour retrouver son cul et à nouveau le doigter à 3 doigts à fond.

Je suis ainsi en train de me faire sucer comme un fou, fouillant le cul de mon amant, le pantalon baissé sur les mollets, le boxer sur les cuisses, encore vêtu de ma veste et de ma chemise, et lui, complètement nu, totalement offert à mes caresses et dévorant ma bite jusqu'à la touffe.

Il me pompe longuement, alternant le gobage de mes couilles avec l'ingestion de ma queue à fond de gorge, pendant que je me régale du spectacle de son cul ouvert et ondulant autour de mes doigts.

Il lâche mon sexe, me regarde par-dessus son épaule, et dans un grand sourire, le souffle rendu court par l'excitation me dit :

- Maintenant, je vais m'empaler sur ta bite et tu vas me défoncer le cul !!!

Joignant le geste à la parole, il se saisit de ma queue, la redresse à la verticale et vient s'empaler d'un coup sur elle.

- OH putain que c'est bon, hurle t'il quand mon gland tape au fond de son ventre.

Il reste quelques instants avec ma queue enfoncée au plus profond de son ventre, puis entame un limage intensif. Il va et vient comme un fou, s'embrochant littéralement à chaque coup de bite dans son cul.

J'essaie de saisir sa queue pour l'astiquer à fond, mais il va trop vite. Son gland lâche des gouttes de mouille qui volent autour de nous. J'ai la bite en feu, stimulée comme jamais par ce cul avide et gourmand.

Je sens monter en moi la jouissance et je voie Matthieu qui profite à fond du ramonage en règle qu'il s'inflige.

Je réussis enfin à saisir son sexe et tente de le masturber tant bien que mal, quand je sens monter en moi l'orgasme et la jouissance. J'explose alors dans son cul, l'inondant de ma semence, pendant que Matthieu me crie :

- Oui, vas-y, lâche tout, crache tout, OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!

Dans ce dernier cri bestial, il éjacule sur mon visage, mon torse. Son jus semble ne jamais vouloir s'arrêter de sortir et je me retrouve maculé de sperme chaud et épais comme du lait concentré.

Matthieu se couche sur moi, le souffle court, trempé de sueur sous l'effort et le plaisir. Son sperme s'étale sur nos corps, pendant que je sens le mien couler de son cul en feu.

Lentement, mon sexe quitte son ventre. Matthieu m'embrasse et me dit :

- Alors, on le prend ce petit déjeuner. ??? Après, on ira faire du shopping ensemble et ce soir je t'invite au resto pour fêter notre nouvelle association, ca te dit ?

- Oui, j'ai toute la journée devant moi, et toute la vie devant nous, lui dis-je avec un sourire plein d'amour. 

6- UNE JOURNÉE DANS PARIS

Après cette chevauchée fantastique, Matthieu et moi sommes allés nous doucher. Ce fut l'occasion de quelques caresses appuyées mais nous sommes restés plus sages que la nuit dernière.

Ne pouvant pas sorti dans mon costume tâché par la semence de Matthieu, il me prête un polo et un jean, un peu trop grand pour moi.

- Allez, on va aller faire une ballade dans Paris, ca te dit ?

- Oui bien sûr, tu as un endroit de prédilection ?

- Non, mais le Louvre, les Tuileries, les grands magasins…

- Ok ça me va, de toute façon, j'ai besoin de parfum, nous irons Boulevard Haussmann

- Alors en route !!!

Matthieu semble tout guilleret, libéré d'un poids qui l'avait oppressé depuis tant d'années.

Nous sommes sortis tous les deux dans la rue, sereins, heureux, comme deux potes qui allaient passer une journée ensemble.

Matthieu me dit qu'il n'avait jamais pris le temps d'aller voir les toiles du Louvre. Nous sommes allés jouer les touristes, baragouinant un anglais d'opérette qui nous faisait rire aux éclats devant l'air ahuri des guichetiers et autres vigiles du musée.

Devant la Joconde, nous avons fait les touristes époustouflés, nous exclamant à grands cris devant le génie de Léonard. Quelques statues ont retenues notre attention par leur plastique, tout en déplorant que d'aussi beaux mâles aient d'aussi petites queues. On peut être un dieu et avoir un sexe d'ange….

Après cette escapade touristique, nous sommes allés déjeuner sur les grands boulevards. Là, malgré l'anonymat de la foule, nous étions attablés à une terrasse, mais Matthieu semblait gêné, comme s'il craignait de rencontrer quelqu'un de connaissance, qui le reconnaîtrait.

- Matthieu, tu as l'air stressé, ça ne va pas ?

- Non, mais si jamais quelqu'un me reconnaît ?

- Et alors, ce n'est pas marqué sur ton front que tu aimes les hommes et que nous avons couché ensemble… Comment veux tu qu'il le sache ??? Je suis un copain avec qui tu déjeunes comme les deux mecs là-bas, ou encore les deux qui passent ensemble… Si tous les couples de mecs étaient homos, il y aurait bien des femmes malheureuses.

- Oui, tu as raison, mais tu comprends, c'est nouveau pour moi, sortir avec un homme que je désire.

- J'espère bien que ça restera ainsi, dis-je en riant…que je serai le seul à avoir cette exclusivité.

- Tu sais Romain, j'ai du mal à réaliser tout ce qui vient de nous arriver en si peu de temps. Jamais je n'aurais cru qu'un jour, je sauterai le pas.

- Je te rappelle qu'il n'y a pas que le pas que tu as sauté...

Il éclate de rire, comprenant qu'il n'y avait aucun risque pour lui et moi d'une quelconque compromission.

Il reprend la conversation, à la fois détendu et grave.

- Tu sais, j'ai toujours aimé les garçons. Comme beaucoup j'imagine, j'ai pas mal maté dans les vestiaires au collège et au lycée. La moindre vue d'une verge, d'un pubis ou d'un sexe me mettait en émoi. J'ai toujours su que j'aimais les hommes.

- Oui, j'avais bien compris hier, mais tu n'as jamais eu l'occasion ne serait ce que de toucher un sexe, faire une partie de branlette à plusieurs ?

- Ca se voit que tu ne connais pas ma famille. L'éducation que j'ai reçue était très stricte, et la morale bien pensante omni présente. Je n'ai jamais tutoyé mes parents. Je n'ai jamais dit Papa ou Maman, mais Père et Mère. Enfin, en résumé, évoquer la sexualité chez nous était quasi tabou, alors l'homosexualité, n'en parlons même pas ! J'ai eu un cousin qui, il y a 10 ans, a fait son coming-out. Et bien, désormais, il n'existe plus dans la famille une seule photo de lui, dans aucun cadre, aucun album. Il a été rayé de la carte définitivement, comme s'il n'avait jamais existé pour la famille…

- Mais c'est quoi cette mentalité de moyen-âge ??? Ils auraient pu le brûler aussi sur un bûcher comme un sorcier !!!

- tu n'es pas très loin de la vérité, tu sais, le simple fait de prononcer son nom nous valait les foudres de tous les anciens, mais bon, ils sont terrés dans leurs terre en province et ici, ils ne peuvent plus m'étouffer.

Je sentais que ça le soulageait de pouvoir en parler librement, sans peur d'être jugé, pour ne pas dire excommunier !!!!

Je l'ai laissé parlé quasiment tout le déjeuner, de ses goûts, de ses dégoûts, de lui, de sa famille. Il parlait de cette dernière avec une telle force et une telle intensité que je sentais bien que, quoique je fisse hier soir, jamais il n'aurait détruit son harmonie familiale. A travers ses paroles, je découvrais tout son amour pour sa femme et ses enfants, et je comprenais sans mal que je ne serais jamais que l'amant caché. Mais si une pointe perfide de jalousie me piqua une seconde le cœur, je l'oubliais aussi vite qu'elle était arrivée, pour ne penser qu'à demain et ce que nous allions apprendre à construire secrètement ensemble.

Après une longue pause-déjeuner, j'indique à Matthieu que je dois me rendre dans un grand magasin pour m'acheter mon parfum habituel. Nous nous sommes rendu Boulevard Haussmann, où j'avais mes habitudes.

Après mon achat, Matthieu me propose de faire un tour dans les étages de mode masculine, et nous nous sommes retrouvés au rayon underwear.

- Je te dois un boxer, me dit-il avec un sourire en coin.

- Oui, le dernier que tu m'as pris ne pourrait même plus faire un chiffon à carreaux.

- Viens, je vais t'en offrir un nouveau, choisis celui que tu veux.

- Arrêtes, je ne suis pas à un boxer prêt quand même !!!

- Si, j'insiste, comme çà, ce soir, je pourrai encore te l'arracher !!!

Mon choix se porte sur un shorty CK à bande de ceinture or, très kitch mais qui me plait. Matthieu le règle, puis en regagnant la sortie, il s'arrête devant le rayon des shorts de bain. Il en sélectionne plusieurs et se dirige vers les cabines.

- Viens avec moi tu me diras ce que tu en penses.

La seule cabine de disponible est la cabine handicapée. Il y entre et m'invite à le rejoindre. Je referme la porte à clef et m'installe sur le tabouret.

Il se déshabille, ne gardant que son shorty. La vue de Matthieu dans cette tenue allume en moi un désir profond de le mettre à nu. Il enfile et enlève les différents modèles choisis, et ces séances commençaient sérieusement à m'exciter.

Le dernier modèle est un shorty de bain, qui met ses formes masculines particulièrement en valeur, malgré la double épaisseur due a son sous vêtement. Mon pantalon se trouve déformé au niveau de la braguette par une érection que je n'arrive pas et ne veux pas contrôler.

Il se tourne vers moi, les poings sur les hanches, les jambes légèrement écartées, et me dit :

- qu'est ce que tu penses de celui, un peu moule burne non ?

- Non, il montre que tu es un homme, un vrai, dis-je incapable de détacher mon regard de son paquet si bien dessiné. Approche toi un peu que je vois mieux ce que cela donne de près

Il se met face à moi, à 10 cm de mon visage. Je pose mes mains sur ses hanches et doucement passait mon visage sur sa bosse qui ne tarde pas à durcir.

Il ferme les yeux et me caresse les cheveux. Mes mains glissent sur son membre dessiné et le caressent longuement. Matthieu gémit doucement.

Je saisis la ceinture du maillot de bain et le fait glisser sur ses cuisses musclées. Une petite tache de mouille est apparue sur son sous-vêtement et doucement, de la langue, je lèche cette preuve que mes caresses lui font de l'effet.

- Arrête Romain, on va se faire gauler !!!

- Qui veux-tu voir venir ? La porte est fermée, personne ne peut entrer.

Je fais glisser son boxer sur ses hanches, dévoilant sa touffe brune. J'y enfouis mon nez, respirant pleinement son parfum d'homme, puis je dégage ses fesses de l'emprise du tissu. Mes doigts glissent vers sa raie et plongent vers son petit trou. Il sursaute de surprise quand je le pénètre du majeur, pendant qu'avec mes dents, je baisse son boxer sous ses couilles. Sa queue raide jaillit contre mon visage et j'applique mes lèvres sur son fût chaud et raide. A petits coups de langue, je lape sa verge de la base des couilles vers son gland, tout en fouillant son petit cul.

Matthieu s'agrippe à mes épaules lorsque, entre mes lèvres, je saisis son gland pour le décalotter et l'avaler. J'entame alors une fellation lente, faisant gémir encore davantage un Matthieu totalement sous l'emprise de mes caresses buccales et anales.

Il saisit ma tête et commence à me limer la bouche. Pendant que je le suce à fond, les 3 miroirs de la cabine me renvoient les images de mon doigtage en règle.

Je sens Matthieu heureux de cet « extra » et s'abandonnant pleinement au plaisir que je lui procure. Il est excité par l'incongruité du lieu, la sensualité de mes caresses, et le limage en règle qu'il m'impose dans ma gorge chaude.

Je me relève et retourne Matthieu, le courbant vers l'avant. Il prend appui sur le miroir d'en face et j'écarte ses fesses pour venir lécher son trou. D'une main, je le masturbe pendant que ma langue s'immisce dans son anus. Les gémissements sont remplacés par des râles de plaisir que Matthieu essaye de garder le plus discret possible. Autour de nous, nous entendons le froissement des vêtements que les autres clients enfilent et défont.

Je m'applique à bien mouiller sa rondelle et à maintenir son érection, quand Matthieu tourne son visage vers moi et me demande de le prendre maintenant.

Ne me faisant pas prier, je baisse mon pantalon et mon boxer, libérant enfin ma verge tendue et la positionne sur son anus. Je pousse mon gland doucement et pénètre Matthieu sans temps d'arrêt, enfonçant au plus profond de son ventre ma verge raide. Lorsque ma touffe rencontra sa raie. Matthieu se redresse pour que nous nous embrassions. Il ondule du cul pendant le baiser, jouant en lui avec ma bite. Je le prends par les hanches et le lime lentement. Notre image renvoyée à l'infini par les miroirs nous excite encore plus, et Matthieu se délecte de se voir ainsi enculer, le boxer sur les cuisses, et moi le fut et le boxer sur les chevilles.

J'accélère mon limage et commence sérieusement à lui défoncer son petit cul. Matthieu se tient d'une main contre le miroir, pendant que l'autre astique sa bite frénétiquement.

Le plaisir monte de plus en plus et je vois d'un seul coup un jet de sperme venir s'étaler sur le miroir face à Matthieu. En jouissant, il contracte son cul sur ma bite et j'éjacule dans ses fesses.

Nous sommes restés 5 bonnes minutes ainsi, moi prenant appui sur son dos, lui se tenant au miroir. Ma bite se ramollit lentement et glisse de son cul chaud et tapissé de mon jus. Le sperme de Matthieu glisse lentement sur le miroir, dernière trace de nos amours de cabine.

Nous nous sommes rhabillés tranquillement, prenant le temps d'une petite toilette intime avec nos kleenex et effaçant comme nous pouvions les traces de nos « exploits » de cabine.

En sortant, nous avons cédé la place à un jeune mec, lui aussi allant essayer des maillots avec sa copine, et nous l'avons entendu lui dire :

- Ca sent le mec la dedans !!!

- Tu parles, ca fait au moins une heure qu'ils étaient là-dedans !!!

En regardant ma montre, je constate effectivement que nous y avions passé plus d'une demi-heure. Le jeune mec nous regarde avec insistance, et, pendant que sa copine entre dans la cabine, nous fait un clin d'œil et se caresse discrètement le paquet. Matthieu devient pivoine et je l'entraine hors des salons d'essayage en riant devant son trouble.

- je suis sûr qu'il t'a reconnu ce type, dis-je hilare

- Quoi ??? Qu'est ce que tu racontes ? Je ne l'ai jamais vu ? me répond Matthieu inquiet.

- Pourtant, il a tout de suite compris en sentant la cabine que nous n'avions pas fait que des essayages de maillot, et son petit geste montre qu'il est comme nous, et qu'il aurait volontiers participer à nos ébats…

- Oh la honte !!! Jamais je ne reviendrai ici !!!

- Pourquoi ? Il était mignon, j'en ferai volontiers un goûter !!! dis-je encore plus hilare devant le trouble qui s'empare de Matthieu. Allez viens avant que tout Paris ne sache que tu aimes les mecs…si tant est que ça intéresse Paris…

Matthieu va déposer les maillots en rayon, puis se ravisant, récupère le shorty de bain pour l'acheter. La caissière, qui semble s'emmerder comme un rat mort, prend machinalement le maillot et le replie pour le mettre en sac, lorsque son geste s'arrête net :

- Oh bah ca alors, il est tâché, nous dit elle en montrant le fond du maillot, ça c'est encore un gamin qui s'est mouché dedans, on va vous le changer Monsieur. JOSIAAAAAANE, tu peux en mettre un autre pour le Monsieur…

Matthieu la regarde presque gêné

- non laissez je le laverai avant.

- Oh mais mon pov'monsieur, si vous saviez ce qu'on récupère parfois !!! Une fois, j'ai même trouvé un préservatif utilisé dans une cabine !!!

Matthieu rougit fortement

- Oh je vous ai choqué, dit la caissière, mais y a des malades, faire ça en cabine, faut être fou, non ????

- Oui c'est clair…dit Matthieu sans oser regarder la caissière.

JOSIAAAAAANE arrive enfin avec un maillot tout neuf, et Matthieu s'empresse de régler son achat pour quitter au plus vite cette caissière et la conversation entamée.

Je reste en retrait, laissant Matthieu se débrouiller avec cette caissière. J'ai observé la scène d'un œil amusé, et je récupère un Matthieu suant à grosses gouttes.

- Et bien, elle t'a fait de l'effet cette caissière, elle t'a dragué pour te proposer un essayage particulier en cabine, lui dis-je ironique.

- t'es con !!! T'as vu le morceau !!!

- allez sortons d'ici avant que tu ne sois complètement décomposé sous le poids de la honte !!!

Nous avons continué notre ballade à travers Paris, naviguant au gré des rues, sans but précis, et nos pas nous menèrent en début de soirée vers St Germain des Près.

- je connais un petit resto sympa dans le coin, ca te dit, me demande Matthieu.

- Avec plaisir, je n'ai pas oublié que ce soir, c'est toi qui régales.

Nous sommes installés par une charmante serveuse dans la cour intérieure d'un petit hôtel particulier, à l'abri des bruits de la ville. Le repas se déroule tranquillement, entre deux amis qui devisent ensemble. Nous profitons de ces instants privilégiés, sachant pertinemment qu'ils ne seraient pas si nombreux par la suite. Matthieu allait retrouver sa vie de famille, et nos rencontres amoureuses seraient nécessairement plus espacées.

Je ressens en moi une boule de tristesse grandir, car, en envisageant ces rencontres, je réalise que si je veux vivre pleinement mon amour pour Matthieu, il me faudra malgré tout accepter que celui-ci ne soit pas aussi disponible que je l'aurais voulu.

- Dis moi Matthieu, comment envisages tu la suite pour nous deux ?

Ma question le prend au dépourvu et le plonge dans un abîme de perplexité. Sa réponse tarde à venir, et je sens bien qu'il cherche en lui les ressources nécessaires pour trouver une solution « convenable »

- Je ne sais pas Romain. Pour l'instant, c'est facile, Marie n'est pas là, mais c'est vrai, comment allons nous faire les autres fois ? J'avoue que je n'ai pas de réponse satisfaisante à t'apporter. Mais quoi qu'il en soit, je veux te revoir, je veux que nous passions du temps ensemble.

- Ecoute Matthieu, tu te doutes bien que je ne vis pas sous les ponts. Nous pourrons toujours nous voir chez moi.

- Bien sûr, mais que dirai-je à Marie pour pouvoir me libérer ?

- Que tu t'es remis au sport…

- Oui bien sûr !!! Au sport en chambre…

- Sérieusement, tu rentres parfois tard le soir à cause de ton boulot, non ?

- C'est vrai, et Marie me le reproche parfois.

- Alors certains soirs, tu peux rentrer tard sous prétexte que tu as un dossier qui ne peut pas attendre.

- Oui c'est une solution. De toute façon, je trouverai, parce que, tout comme je ne pourrais pas me passer de ma famille, je sens bien que je ne vais pas pouvoir me passer de toi.

- Je sais Matthieu, et j'en suis flatté. Mais je ne te demande qu'une seule chose Matthieu.

- Quoi donc ?

- Ne me trompe pas avec d'autres mecs !!! Je ne suis pas partageur.

- Pourquoi voudrais-tu que je le fasse ?

- Parce que maintenant que tu as goûté au fruit défendu, tu pourrais avoir envie de nouvelles variétés. Quand on croque une golden, on aime bien savoir si on la préfère ou pas à la Granny…

- Non Romain, je te le promets.

- Et puis une chose encore. Nous avons fait l'amour sans préservatif. J'ai toujours fait gaffe avant toi et je sais que je suis négatif. Je pense que toi aussi.

- Bien sûr !!! Marie a été la seule et unique femme de ma vie, et avant toi, je n'avais jamais couché avec quelqu'un d'autre !!!

- Je me doute bien Matthieu, mais pour vivre pleinement notre relation, j'ai besoin d'être en confiance. Pour ma part, je m'engage à ne plus rencontrer d'autres mecs que toi, à rester sage entre deux rendez vous volés. J'ai besoin que tu me fasses la même promesse.

- Je te le promets Romain, dit il grave et solennel à la fois.

- Je te crois alors.

Le repas s'achève sur cette promesse mutuelle. Après avoir réglé et rejoint la rue, Matthieu me propose de retourner chez lui.

- Tu n'as pas pris le contrat, et puis ton costume est resté dans ma chambre.

- Ok, allons-y alors.

Nous avons regagné rapidement son appartement, et je récupère mes affaires et le fameux contrat. Je me dirige vers la porte quand Matthieu me prends par la main.

- Tu veux déjà partir ?

- Matthieu, il est tard, je dois rentrer chez moi maintenant. Nos vies vont reprendre un cours normal.

- Reste encore un peu, j'ai besoin de ta présence, de te sentir contre moi, dit-il en m'étreignant dans ses bras puissants.

Il dépose un baiser dans mon cou, puis sa tête sur mon épaule. Doucement, de ma main libre, je le caresse, sentant bien que la séparation serait difficile après cette fabuleuse journée.

- Si tu veux, tu peux me raccompagner chez moi, luis dis-je.

- Bien sûr, j'ai la Mini de Marie au garage.

- Mais prends 5 mm pour te préparer un change pour demain matin, rajoutais-je avec un sourire sans équivoque sur mes intentions à domicile.

Un sourire radieux éclaire le visage de Matthieu.

- J'en ai pour 2 minutes, même pas !!! Ne bouge surtout pas, j'arrive tout de suite.

Pendant qu'il file dans sa chambre et sa salle de bains, je regarde le contrat qui m'avait valu cette si belle journée. En regardant le montant total, je suis estomaqué !!! Romain vient de me confier deux millions d'euros !!! En un seul contrat, je ramenais 10% du chiffre annuel de ma société !!! Demain, j'allais être le roi du pétrole!!!!

Mais ce sera pour demain. Ce soir, je suis le roi du monde en ayant Matthieu dans mon lit.

7- SECONDE NUIT D'AMOUR

Matthieu et moi sommes sur la route de mon domicile.

Je le sens tout guilleret à mes côtés, heureux de partager cette nuit avec moi.

Il avait jeté pêle-mêle dans son sac une chemise, une cravate, un slip et sa brosse à dents. Il respire maintenant la joie de vivre, la joie de revivre. Notre 1ère nuit avait été chaude, violente, douloureuse (en tout cas pour moi), et je ne pense pas me tromper en disant que c'était celle de la renaissance pour Matthieu.

Enfin, il assume son amour des hommes. Enfin il a pu assouvir ce désir intérieur qui le taraudait depuis si longtemps. Et j'ai été l'acteur, l'objet de cette renaissance.

Par chance, la rue est dégagée devant chez moi et Matthieu peut se garer facilement. J'empoigne mes affaires, celles de Matthieu et le conduis à mon appartement.

- Je te préviens, ce n'est pas du tout comme chez toi, c'est tout petit…

- Tu as un lit ? ca suffira…

Il est content de lui, de sa réplique idiote et de sa pseudo-provocation.

En ouvrant la porte, je sens sa présence juste derrière moi. Son souffle chaud me fait malgré tout frissonner de désir.

- allez, entre dans ma tanière.

- Mais que c'est joli !!!

Matthieu singe Marie-Anne Chazel dans « les bronzés font du ski », s'extasiant de ma décoration intérieure quelque peu hétéroclite.

- tu as fini de te moquer !!! j'en connais un qui va dormir sur le paillasson !!!

- Non c'est super sympa chez toi.

Matthieu a du mal à rester sérieux. Il referme la porte, tourne le verrou.

- tu as peur que je m'échappe, lui dis-je ironique.

- On se sait jamais, si un de tes ex débarquent en pleine nuit…

- Ducon !!!

Je pose nos affaires sur le canapé. Matthieu ôte son pull, ses chaussures. Je le sens serein, nullement coupable de découcher et de passer la nuit avec moi.

- tu veux un verre ?

- non, je te veux toi !!! approche.

La voix est ferme, virile. Ce n'est pas un ordre, une invitation plutôt, mais je ne peux que me soumettre. Je m'approche de Matthieu. Il me prend dans ses bras, dépose un baiser dans mon cou, me caresse, me cajole.

- Si tu savais comme je suis bien avec toi.

- Je le sens Matthieu, je le sens.

- Je suis tranquille, détendu, enfin en paix avec moi-même.

- J'en suis le premier ravi Matthieu

- Embrasse-moi.

Je pose mes lèvres sur les siennes. Matthieu offre sa bouche et nos langues se mêlent. Très vite nos sens s'enflamment, et Matthieu, tout en continuant de m'embrasser, commence à me débarrasser de mes vêtements. Je sens ses doigts courir sur mon corps, comme ceux d'un virtuose pianiste sur le clavier d'un Steinway pendant une folle mazurka. Mon polo vole sur ma plante verte, mes chaussures valsent dans le séjour.

Il se bat avec mon bouton de jean. Il s'énerve dessus, agacé de se voir refuser l'accès de mon slip par un bout de métal. Alors il arrache le bouton, et baisse mon jean et mon slip en même temps. Je suis nu, en pleine érection et il me saisit le sexe avec vigueur.

Je colle ma main sur son paquet, ma bouche toujours collée à la sienne. Je le malaxe, le pétris, fais rouler ses couilles dans son pantalon.

Il gémit, murmure la bouche pleine de ma langue « encore ». Il aime cette poigne virile que j'imprime sur sa queue.

Il me branle à fond. Il va m'arracher la peau s'il accélère encore, mais j'aime ça. Je suis prisonnier d'une poigne de fer, et j'en veux encore.

Je le guide vers ma chambre, tout en continuant à l'embrasse avec fougue, tout en lui secouant le paquet maintenant terriblement dur dans le pantalon, tout en me faisant branler comme jamais.

Je le pousse sur mon lit, il tombe lourdement et à mon tour je me jette sur lui, lui arrache sa chemise, ouvre son pantalon d'un coup et le vire en lui arrachant au passage le boxer. Il est nu, raide et tout a moi.

Je me jette sur son sexe tendu, sa grosse bite s'engouffre dans ma bouche et je pompe avec force ce dard. Il crie de plaisir. Mon majeur fouille sa raie pendant que ma bouche dévore ses couilles. Son cul est souple, il est prêt, je le retourne et je l'encule !!!!

- aaaaaaaaaaaaahhhhhh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii putain c'est bon, hurle t'il

Je le pilonne à fond, j'ai envie de lui défoncer le cul comme jamais je ne l'ai fait. Ses poings frappent les draps, il mord l'oreiller pour étouffer ses cris sous mes assauts rectaux, mes mains écrasent ses reins pour le plaquer sur le lit, je le baise littéralement et d'un coup je gicle dans son cul en hurlant ma jouissance.

Matthieu ne me laisse même pas le temps de reprendre mon souffle. D'un coup de rein, il m'éjecte de son cul, me plaque sur le dos, m'écarte les cuisses et plante son dard dans ma rondelle. Il me déchire le cul avec une vigueur exceptionnelle. Il me brûle, il m'envahit d'un coup. Sa grosse queue m'écrase le fond du ventre, et il me lime avec ardeur. Ma queue débandée ballote sous ses coups de boutoirs et des gouttes de mon sperme giclent de droite et de gauche.

Je suis rempli de son sexe qui me parait de plus en plus gros, mon anus réclame grâce sous sa défonce, mais j'en veux encore et encore.

Matthieu est déchainé, il me baise comme un fou. L'air sent la sueur d'homme, le sperme. Il fait au moins 50°….

Matthieu se tend comme un arc et pousse un cri guttural en m'inondant le cul de son foutre. Je me sens inondé de son sperme chaud qui s'écoule de mon cul en feu. Il s'effondre sur moi, m'écrase de tout son poids. Son souffle me brule la peau, je l'enserre dans mes cuisses pour le garder en moi. Il devient lourd, et très vite, assommé par la débauche d'énergie que nous avons donnée pour cette folle baise, nous nous endormons l'un sur l'autre.

Mes rêves sont agités, habités par Matthieu qui me fait l'amour partout, tout le temps.

Je me réveille au petit matin, la peau portant encore les stigmates de nos ébats. J'ai le poil collé de sperme, la rondelle encore humide. Matthieu est à mes côtés, il dort d'un sommeil de juste. Entre les persiennes, des rais de lumière l'éclairent, et j'admire ce corps abandonné.

Mon regard se porte sur son sexe enfin au repos, il est sublime, désirable à croquer. Le mien est tendu de son érection matinale et je me caresse doucement en observant ce mâle si fragile et si vulnérable.

Je caresse doucement son torse et son ventre ferme, frôlant la limite de sa toison intime du bout des doigts. Mes caresses éveillent ses sens et je regarde émerveillé son sexe se réveiller. Doucement, comme animé de sa propre vie, sa verge glisse sur son ventre. Elle reprend vigueur, gonfle sous mes yeux et se dresse, superbe et triomphante devant mes yeux humides de bonheur. Son érection est maintenant totale. Mes doigts glissent lentement de son prépuce à ses bourses lâches et pendantes entre ses cuisses musclées.

Je me redresse et dépose un baiser sur son gland. Il porte encore l'odeur de nos ébats et je ne résiste pas à passer un coup de langue dessus. Son sexe vibre et se redresse sous cette caresse buccale. Je le glisse alors doucement dans ma bouche et suce son berlingot de chair.

Matthieu s'éveille en gémissant. Sa main se pose sur ma tête et me caresse les cheveux ébouriffés. Puis elle se fait plus insistante, m'invitant à avaler le reste de sa queue. J'obtempère sans résister et déguste ce chibre d'homme avec délectation. Peu à peu, j'accélère ma fellation et Matthieu me tient la tête désormais à deux mains. Il fait coulisser ma bouche sur son sexe raide et me lime la gorge avec force.

Je sens d'un coup son sexe se contracter et délivrer sa semence. Son jus me tapisse la bouche et s'écoule dans ma gorge. J'avale ce nectar matinal avec bonheur et libère cette bite qui débande de mon emprise buccale.

- Salut

- Salut beau gosse !!!

- Merci, c'est sympa comme réveil.

- Tout le plaisir était pour moi

- Quelle heure est-il ?

- Bientôt 7h00, il faut que je file à la douche.

- Je traine encore un instant et je file préparer le petit déjeuner.

- Tu trouveras tout ce qu'il te faut dans le placard du haut.

Je me lève, m'étire pour essayer de décoincer tous mes muscles encore marqués par nos efforts de la veille, et je file sous la douche salvatrice.

Elle dure un peu plus longtemps que d'habitude. J'ai besoin d'accentuer ma toilette intime plus qu'un matin ordinaire. Il faut dire que la soirée avait été extraordinaire…

Au sortir de la douche, je sens le parfum du café frais. J'enfile un boxer propre et je rejoins Matthieu dans le séjour.

Il est là debout, totalement nu, dos à la fenêtre, en contre jour. La lumière le dessine comme une statue grecque, soulignant ses courbes harmonieuses.

- je ne t'ai pas servi, je ne sais pas comment tu aimes ton café.

- Noir, sans sucre.

- Tu pars bientôt ?

- Oui, j'ai 40 minutes de RER, tu te rappelles, le meilleur lieu de rencontre de Paris.

- Oui je me rappelle parfaitement, tu veux que je te dépose ?

- Non en voiture c'est l'horreur, et puis tu dois aussi aller bosser, sinon comment vas-tu pouvoir payer le contrat que nous avons âprement négocié hier toute la journée ?

Matthieu éclate de rire, d'un rire franc et généreux.

- tu as raison, je dois aller aussi bosser.

Le silence s'installe entre nous pendant que nous buvons notre café.

- on se revoit quand Romain ?

- ce soir ?

- j'ai un diner avec des clients au Fouquet's.

- Dis-moi quand tu peux. Ta femme ne revient pas tout de suite ?

- Après le diner, tu me retrouves devant Vuitton.

- D'accord, j'irai au ciné sur les Champs. On se dit quelle heure ?

- Je pense que j'aurai terminé vers 22h30. Ce sont des vieux, ils ne veillent pas tard à leur âge.

- Parfait. Tu n'auras qu'à claquer la porte en sortant. Allez, je file m'habiller je vais être en retard.

Je pars aussitôt dans ma chambre, enfile l'uniforme de parfait commercial, saisis ma pochette, veille à ne surtout pas oublier mon contrat et rejoins Matthieu dans le séjour.

- -alors à ce soir, tu m'appelles si tu as un retard quelconque ?

- promis.

Je dépose un baiser sur ses lèvres caféinées et quitte mon appartement en 4ème vitesse.

Dans le RER qui m'amène au bureau, je songe aux évènements qui viennent de chambouler ma vie. Il y a deux jours, j'étais un pauvre homo solitaire, à la recherche du coup d'un soir pour assouvir mes appétits sexuels. Ce matin, je me suis réveillé en étant l'amant d'un homme marié, craquant à souhait, homo refoulé comme sans doute des dizaines de mecs en costard dans ce train, sauf que lui, je l'ai libéré de son carcan intérieur.

J'envisageais la vie différemment. Oh bien sûr ce n'était que le début, mais je sentais au fond de moi que ce n'était justement qu'un début…

Arrivé au bureau, je suis allé voir mon patron, le contrat à la main. Il m'a chaleureusement félicité de ce succès.

- vous savez mon petit Romain (c'est la 1ère fois qu'il m'appelle par mon prénom…), vous avez du mérite d'avoir réussi à négocier un aussi bon prix avec lui, parce que je peux vous dire que ce n'est pas un PD en affaires ce type, il en a dans le froc.

Il riait de son humour à deux balles, fier de sa connerie.

S'il savait effectivement ce que Matthieu avait dans le froc, il aurait pâli d'envie. Mais ça, je ne pouvais bien sûr pas lui dire que moi, je connaissais maintenant parfaitement le contenu de ce froc et que son gendre était un PD en dehors des affaires….

8- NICOLAS

La journée au travail s'écoule avec une lenteur insupportable. Les clients sont insupportables, les collègues sont insupportables, j'ai l'impression que le monde entier fait tout pour ralentir le temps.

Je pense sans arrêt à ce soir, au moment où je vais retrouver enfin retrouver Matthieu.

A midi, je ne peux m'empêcher de lui envoyer un SMS, mais je le regrette aussitôt. Pas de trace, pas de risque inutile, je ne dois pas le compromettre.

Mon téléphone vibre. C'est Matthieu qui me répond.

- je t'm

Une bouffée de joie m'envahit d'un coup. Il m'aime !!! Cet homme est la perle rare !!!

L'après midi me parait plus court. Je suis débordé de travail et quand vers 19h00, mon boss vient me saluer, je réalise que je vais bientôt revoir Matthieu.

En attendant de le retrouver, je file au cinéma. Je suis prêt à voir n'importe quoi, je n'ai pas l'esprit au film, mais uniquement à Matthieu.

Après la séance, je remonte les Champs et passe devant le Fouquet's. Je jette à tout hasard un regard par la vitre, et mon cœur s'arrête de battre un instant quand j'aperçois Matthieu attablé au milieu de 5 convives. Il a l'air si à l'aise, si serein. Je l'observe quelques instants, puis file me poster à notre lieu de rendez vous.

22h30 arrive. A chaque fois que la porte du restaurant s'ouvre, je tressaille d'impatience.

22h45. Matthieu ne sort toujours pas. Les touristes s'extasient devant leur temple du luxe.

23h00. Il me semble reconnaitre un des convives de la table de Matthieu. Ils sortent enfin, suivi de Matthieu quelques instants après. Deux trois palabres sur le trottoir et enfin la poignée de main finale. Matthieu les laisse monter dans un taxi, et traverse l'avenue George V pour enfin me rejoindre.

- Bonsoir Romain, désolé de mon retard mais ils voulaient un cognac…la tradition française, le bon goût, bref tous les clichés habituels.

- T'inquiètes pas, je me doute bien que tu n'es pas resté avec ces vieux croutons pour le plaisir des yeux, dis je en riant.

- Non je te confirme, mais ils peuvent me rapporter pas mal cette année, alors je devais rester prévenant.

- Que veux-tu faire Matthieu ?

- Fais-moi découvrir le Paris Gay.

Je fixe Matthieu surpris et interloqué.

- c'est quoi cette idée ?

- j'ai envie de voir un bar gay, comment ça se passe, si tout ce que j'ai lu est vrai…

- je ne suis pas certain que ce soit une super idée ça et puis tu sais, je ne suis pas un spécialiste de ce genre d'endroit, mon truc moi c'est plutôt le RER, dis je un sourire goguenard au coin des lèvres.

- Non sérieux, je n'aurais peut être jamais l'occasion de refaire une virée nocturne dans ce genre d'endroit, et puis avec toi, je serai serein.

- Ok, si c'est ce que tu veux, allons-y.

Nous partons pour le Marais, avec à mes côtés un Matthieu tout émoustillé. On dirait un puceau qui va à son premier rendez vous amoureux.

Nous remontons la rue Ste Croix de la Bretonnerie tranquillement. Des couples hétéros et homos se baladent tranquillement dans la rue profitant de la douceur de la nuit. Matthieu a les yeux grands ouverts, il observe tout, parfois indiscret sans le vouloir.

Je repère un établissement affichant le drapeau arc en ciel et propose à Matthieu d'aller prendre un verre à l'intérieur.

Nous nous installons à une table un peu à l'écart. Il y a là beaucoup d'hommes, parfois en couple, souvent seuls qui s'observent, se jugent, se jaugent, cherchant peut être l'aventure d'un soir ou l'histoire d'amour de leur vie. L'ambiance est étrange et me mets quelque peu mal à l'aise. Je n'ai jamais aimé fréquenter ces endroits où ce qu'on évalue d'abord, c'est le nombre de centimètres que vous avez dans votre pantalon.

Matthieu semble avoir perdu la parole. Il observe avec une acuité de félin, ne perdant rien des manèges de séduction qui s'opèrent autour de nous. Je commence à me lasser de cet endroit, et montre un début d'agacement à Matthieu.

Au moment de lui dire que je souhaite partir, je le vois se figer et pâlir d'un coup. Il s'enfonce dans sa banquette, comme s'il voulait disparaître, s'enfouir, se camoufler.

- Ca ne va pas Matthieu ?

- Ne m'appelle pas comme ça, dit-il d'une voix étranglée.

- Comment veux tu que je t'appelle ? Que se passe-t-il ?

- Tu vois le mec au bar là bas, en chemise bleue et jeans ?

- Oui et alors ?

- C'est un copain de sport, il s'appelle Nicolas, et la semaine prochaine, il vient diner avec sa femme à la maison.

- Et alors ?

- Et alors ? Mais tu imagines s'il me voit ici, il peut tout raconter à ma femme, à mes potes de sport, il peut ruiner ma vie !!!

- Tu savais qu'il était gay ?

- Lui ? tu délires? plus hétéro et plus macho que lui, que lui tu meurs !!!

- C'est connu, les hétéros pure souche adorent passer leurs soirées dans les bars gays…je pense plutôt que ton Nicolas, il est comme toi Matthieu, homo refoulé qui profite que sa femme et ses gosses sont loin pour s'encanailler.

- Non ce n'est possible, pas lui.

- Ecoute, je vais aller au bar et je vais le draguer. Il ne me connait pas, il ne se méfiera pas, et tu verras, je ne lui donne pas 10 minutes avant que je lui passe la main au paquet.

- Non !!! Arrête tes conneries, il va me voir et c'en sera fini de moi.

- Dommage parce qu'il est mignon et il a l'air bien foutu.

- Ca je te confirme, il est canon surtout à poil.

- Allez, j'y vais !!!

- Non…

Mais je m'étais déjà levé, m'approchant de ma proie.

Je m'accoudais au bar à côté de lui, me commandais un verre. Je regarde Nicolas avec un sourire sans équivoque.

- Bonsoir, moi c'est Romain.

- Bonsoir, Nicolas.

- Tu es nouveau ici, je ne me souviens pas t'avoir déjà vu.

- Euh oui, c'est la 1ère fois, dit il en bredouillant quelque peu.

- Et ca te plait comme endroit ?

- Oui, c'est sympa.

- Il y a de belles pièces tu ne trouves pas ?

- Comment ça ?

- Pour un beau mec comme toi, tu vas pouvoir trouver quelqu'un sans mal ici.

Nicolas pique un fard.

- qu'est ce qui te dit que je cherche un mec ?

- dans le Marais, un mec seul recherche rarement une femme…

- peut être, pourquoi, je t'intéresse ?

Je jubilais intérieurement. Nicolas était en train de se jeter direct dans mes bras, et du coin de l'œil, j'observais Matthieu à moitié effondré sous la table, regardant avec stupeur la scène qui se déroulait à quelques mètres de lui.

- Oui clairement, tu es plutôt mon type de mec.

- Ah bon ?

- Oui, tu as l'air d'en avoir une belle, dis-je en caressant sa braguette.

BINGO !!! Je caresse ce nouveau paquet, apparemment bien rempli, et je sens rapidement monter la pression.

Nicolas rougit encore une fois, surpris de ma caresse, mais ne fait rien pour s'écarter.

- ça te dirait d'aller ailleurs, chez toi par exemple ? lui dis-je.

- Oui si tu veux, maintenant ?

- Attends deux minutes, je voudrais te présenter quelqu'un avant ?

- Qui ça ? je ne suis pas branché à plusieurs.

- Je pense que quand tu l'auras vu, tu changeras d'avis…suis moi.

Je me dirige vers la table de Matthieu. Celui-ci, voyant Nicolas m'emboiter le pas, semble se liquéfier sur place.

- qu'est ce que tu fous bordel !!!

- Nicolas, je te présente Matthieu. Matthieu, tu connais Nicolas…

Les deux compères semblent avoir pris en même temps une énorme gifle. Ils se regardent incrédules et terriblement gênés à la fois. Nicolas est le 1er à rompre le silence :

- Salut Matthieu, dit il d'une voix blanche, qu'est ce que tu fais là ? tu n'es pas avec Marie ?

- Salut Nicolas, répond Matthieu la gorge sèche, non tu vois, elle n'est pas là tout comme Valérie à ce que je constate ?

- Elle est avec les enfants dans notre villa à la Baule Je ne savais pas que tu aimais ce genre d'endroit.

- Tu sembles les apprécier autant que moi dirait on ?

- C'est de la curiosité…

- Tu mens mal Nicolas, la main de Romain ne t'a pas déplu vu le temps qu'elle a passé sur ta braguette.

Je sentais qu'il était temps d'intervenir. Le ton devenait de plus en plus acerbe, et je sentais une tension croitre entre les deux mâles surpris dans leur intimité, et dont la virilité était froissée.

- Bien messieurs, maintenant que vous savez que vous êtes tous les deux homos, on pourrait peut être partager un verre ensemble.

Matthieu me fixa avec une colère non dissimulée dans les yeux.

- pourquoi as-tu fait ça ? pourquoi m'as-tu trahi ?

- Matthieu, arrête la grande scène de l'acte 1 scène 2. Je ne t'ai pas trahi. Je pense même que je suis en train de vous rendre service à tous les deux. Je viens de mettre deux copains face à une réalité, certes brutale, mais somme toute banale. Vous êtes deux potes, vous aimez les mecs tous les deux, vous n'avez jamais rien osé dire ou faire avec un mec, et bien voilà, vous partagez tous les deux le même secret, et chacun saura qu'il peut compte sur l'autre pour ne rien dire.

- Il a raison, dit Nicolas. Pourquoi irais-je te balancer à Marie sachant que tu peux faire de même auprès de Valérie ? Je suppose que toi comme moi, tu ne souhaites pas que cela se sache ?

- Non bien évidemment, répond Matthieu la tête basse.

- Eh bien moi pareil Matthieu. Et pour être franc, j suis presque heureux de te savoir aussi attiré par les mecs, parce que si j'avais dû choisir un ami à qui le dire, ça aurait été toi.

- Ah bon ? dit Matthieu surpris, et pourquoi moi ?

- Parce que de tous, tu es le seul mec digne de confiance et qui plus est le plus bandant.

Matthieu reste coi devant cette déclaration de son ami. De mon côté, j'observai les deux coqs qui après s'être affrontés, se découvraient sous un nouveau jour et qui s'apprivoisaient mutuellement.

- Messieurs, si nous poursuivions notre conversation ailleurs que dans cet endroit, dis je tout sourire. Au rythme où vont les coming-out, nous allons finir par apercevoir mon boss et accessoirement beau père de Matthieu en drag queen et une connaissance de Nicolas en porte-jarretelle sur le bar…

- Tu as raison, sortons, répond Matthieu, sinon tout Paris va finir par savoir que je suis PD.

- Oui sortons, rajoute Nicolas en jetant quelques billets sur la table.

Nous rejoignons la rue et rapidement quittons le Marais. Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, Nicolas nous interpelle :

- Ca vous dit de venir prendre un verre à la maison ?

- Oui volontiers, dis je gaillardement, de toute façon, s'il n'y avait pas eu Matthieu, c'est là que nous devions aller nous envoyer en l'air, non ?

- Oui c'est exact, dit Nicolas un peu gêné de cette révélation face à son ami.

- Alors à défaut de jambe en l'air, allons boire un verre chez toi, tu nous suis Matthieu ?

- Bien sûr que je vous suis.

Nicolas habite sur l'ile Saint Louis, et nous rejoignons son appartement, ou plutôt devrais je dire son palais…Il habite un magnifique hôtel particulier, grand comme environ 50 fois mon deux pièces de banlieue…J'en prends plein les yeux à chaque pas. Tout n'est que raffinement, élégance, un mélange d'architecture Grand Siècle et de design contemporain. Tout ce dont j'ai toujours rêvé…

Nicolas nous conduit dans un des salons de réception et nous installe dans un canapé spacieux et confortable.

Pendant qu'il part chercher une bouteille de champagne, Matthieu me regarde avec circonspection.

- Tu cherches quoi Romain ?

- Comment cela ?

- Pourquoi tu fais cela ? Je ne te suffis déjà plus ?

- Attends Matthieu, tu me fais une scène là ou je me trompe ?

- Tu as bien une idée derrière la tête non ?

- Non Matthieu, je n'ai pas d'idée préconçue. Maintenant, s'il doit se passer quelque chose, et bien advienne que pourra.

- Romain, déjà avec un mec encore inconnu il y a deux jours ça n'a pas été simple pour moi, mais en plus avec un ami…

- Matthieu, tu as entendu comme moi, tu es manifestement un homme de confiance pour lui et tu lui plais. Pourquoi refuses-tu ce que tu as toujours recherché : des hommes qui aiment les hommes ?

- Oui mais tout cela va trop vite, Romain. A ce rythme là, vendredi c'est partouze !!!

- Ah bon tu as un plan ? dis-je en éclatant de rire, tu te fais un film, Matthieu, et si on doit ce soir faire une partie à trois, autant que ce soit avec deux mecs qui t'attirent et que tu apprécies.

- Oui, tu as raison, enfin nous n'en sommes pas là…

- Non, c'est vrai, mais ma main à couper que nous n'en sommes pas loin…, dis je en entendant tinter le cristal des flutes entre les mains de Nicolas qui revenait…

9- A TROIS...

Nicolas dépose sur la table trois flûtes et une bouteille de Roederer. Il débouche la bouteille avec élégance, maitrisant à la perfection le chuintement délicat du gaz.

Nous restons silencieux tous les trois pendant que les flutes se remplissent, écoutant tous les 3 le crépitement discret des bulles sur le cristal.

Nicolas nous tend une coupe à chacun.

- A quoi trinquons nous ?dit-il doucement.

- A la vérité, à la sérénité & à l'amitié entre hommes, dis-je en levant mon verre.

- A Romain, rajoute Matthieu, sans lui, je serais toujours un hétéro coincé, sans lui, je ne saurais pas qu'un de mes meilleurs amis va partager mon secret, sans lui, je ne serais pas ici.

- A Romain ! conclut Nicolas.

Flatté de cet hommage, je rougis quelque peu. Nous avalons quelques gorgées de champagne sans dire un mot, comme si ces instants de silence étaient nécessaires à nous 3 pour faire une petite mise au point intérieure.

Nicolas est le 1er à rompre le silence :

- Excusez ma curiosité, mais comment as-tu connu Romain ? demande t'il à Matthieu.

- Une histoire de grève du RER, répond Matthieu en me souriant.

- Je ne comprends pas…

J'explique notre rencontre à Nicolas et notre 1ère nuit. Je passe sous silence le viol que Matthieu m'a fait subir, et je vois que ce dernier m'en est gré. Tout à ma narration, j'observe l'entrejambe de Nicolas et je constate avec plaisir qu'elle ne le laisse pas insensible. A sa façon de boire son champagne, et à son agitation sur son canapé, je devine qu'il aurait volontiers pris la place de l'un entre nous cette nuit là.

- et toi Nicolas, tu as un homme dans ta vie ?

- Non Romain, pas de présence masculine intime. J'ai des amis, comme Matthieu, mais jamais je n'ai eu de relations sexuelles avec un homme, dit-il le regard sur ses chaussures.

- Qu'est ce qui t'a décidé à aller dans ce bar ? demande Matthieu.

- J'étais seul ce soir, j'ai surfé sur le net, cherchant des films gays, et je me suis dit que quitte à passer la soirée avec un mec, autant que cette fois ci ce soit un vrai, pas un acteur sur écran.

- Mais tu as toujours été attiré par les mecs ?

- Toujours, je ne sais pas si on peut dire cela Matthieu, mais plus le temps passe, plus j'ai envie de vivre des moments de complicité et d'intimité avec un homme. Et d'ailleurs tu n'y es pas étranger Matthieu.

- Ah bon ?

- Tu es beau Matthieu, et le pire, c'est que tu ne le sais pas ou tu n'en joues pas. Tu es naturel, sincère, intègre, honnête, enfin quand je te connaissais uniquement comme hétéro. Tu es le type d'homme avec qui j'aimerais…

Nicolas ne finit pas sa phrase, mais nous comprenons parfaitement ce qu'il désire. Je pose ma flute, et m'approche de Nicolas.

- Dis donc, c'est à moi que tu as cédé tout à l'heure dans le bar, c'est à moi d'avoir la primeur de la bête, dis je en caressant l'intérieur de sa cuisse.

Nicolas se contracte un peu. Je le sens fébrile, hésitant à franchir son Rubicon intérieur. Matthieu se lève alors, prend le visage de Nicolas entre ses mains et l'embrasse sur la bouche. J'en profite pour glisser ma main de sa cuisse à sa braguette et commence à lui masser sa bosse encore molle.

Nicolas se laisse alors aller sur le canapé, poursuivant son baiser avec Matthieu. Les deux amis se découvrent, et je vois que leur baiser est tendre et sincère. Nicolas semble maladroit, comme s'il découvrait comment embrasser quelqu'un, mais Matthieu fait preuve de la plus grande douceur et guide ses gestes.

Je défais lentement la ceinture de Nicolas, dégrafe les boutons de son jean. J'écarte doucement les pans de son jean, dévoilant un slip blanc simple, sans marque, sans fioriture, avec une large ceinture élastique. Elégant jusqu'au slip, la grande classe. Nicolas soulève naturellement son fessier et je fais glisser son jean jusqu'à ses chevilles. J'ôte ses souliers, ses chaussettes, et le libère de son pantalon. Ses jambes apparaissent, musclées, dessinées, poilues sans excès, des jambes de mâle. Le mollet apparait nettement, ferme sous ma caresse, et les cuisses, généreuses sont dures sous la pression de mes doigts gourmands. Je caresse longuement ces belles jambes, sentant crisser sa pilosité sous mes doigts et rouler ses muscles sous ma paume.

Nicolas s'abandonne à mes caresses et au baiser de Matthieu. Ses mains caressent fébrilement le dos de Matthieu. Elles tirent les pans de la chemise de son pantalon pour pouvoir s'immiscer sous le coton froissé, découvrant ainsi pour la première la douceur de la peau de Matthieu.

Matthieu continue d'embrasser Nicolas avec fougue et tendresse mêlées. Il caresse son torse avec fermeté, pétrissant d'une poigne virile ses pectoraux à travers la chemise. J'entends les gémissements d'aise s'échapper de leurs deux bouches entremêlées.

Je remonte mes doigts sur l'intérieur des cuisses de Nicolas. Je les ouvre sans résistance de sa part, tendant le coton blanc de son slip sur son paquet. Une belle bosse, plus volumineuse qu'avant, se dessine. Je devine sans mal deux belles bourses, légèrement comprimées par le tissu et au dessus, une verge qui s'annonce généreuse. Le tissu souligne cette barre de chair pas tout à fait dure, épouse toutes les formes de son sexe, moule les bords de son gland a priori circoncis. De la ceinture s'échappe le haut de sa toison d'homme, quelque poils fins, bruns, encore prisonniers de ce slip.

Je glisse mon visage entre ses cuisses, pose ma bouche sur la couture d'entrejambe du slip, et mon nez sur le tissu chaud contre les bourses. Je l'enfonce légèrement et respire à plein poumon ce parfum de mâle, cette senteur à la fois chaude et musquée de l'entrejambe, là où se concentre le parfum le plus intime des parties les plus secrètes.

Ma bouche s'ouvre pour happer délicatement le coton sur les bourses, le soulever, les faire un peu respirer et s'épanouir. Elles se détendent et envahissent l'espace supplémentaire que je leur offre. Je lèche le tissu, humectant peu à peu la base de ce slip de plus en plus tendu. Le coton devient peu à peu transparent et révèle, sans tout dévoiler, deux belles couilles lourdes, poilues, des couilles de mecs bien pleines.

Je sens sur ma chevelure une main qui me caresse doucement. C'est Nicolas qui partage ses caresses entre Matthieu et moi. Tout à ma découverte olfactive et tactile, je n'ai pas pris le temps d'observer les deux nouveaux amants.

Matthieu a ouvert la chemise de Nicolas, dévoilant son torse. Il avait raison tout à l'heure dans le bar, Nicolas est canon. La partie de son torse dévoilée par la chemise laisse apparaitre un torse musclé. Les pectoraux sont saillants, formant deux monts fermes et durs, démarrant en pente douce depuis les épaules, gagnant en épaisseur en descendant vers l'abdomen, et s'achevant par une falaise abrupte, plongeant à la verticale sur la plaque d'abdos. Une vallée encaissée sépare ces deux monts, et deux petits tétons bruns, très denses, gros comme des pièces de 5 centimes, pointent leurs extrémités dures vers le plafond. Son torse est recouvert d'une fine toison brune, aux poils désordonnés par les caresses de Matthieu, et qui invite à venir se blottir dessus, pour y trouver chaleur et réconfort.

Mis en valeur par ce torse, résultat de longues séances de travail en salle de sport et d'une hygiène de vie rigoureuse, son ventre se dessine en une succession de plaques abdominales, suffisamment saillantes pour accroitre la virilité de Nicolas, et cependant élégantes dans leur discrétion pour ne pas ressembler à un Rambo bodybuildé de Gymnase club de banlieue. Aucun poil ne vient assombrir la perfection de ce dessin digne de Michel Ange.

Les hanches sont soulignées par une musculature légère autour de la ceinture abdominale, enchainant immédiatement avec ce devers caractéristique du bassin. Celui-ci finit en plongeant dans le slip de Nicolas par une plaine ferme et douce, avant de se couvrir de la toison pubienne et encore cachée à mes yeux par la ceinture élastique.

Matthieu est torse nu. Nicolas lui pince les tétons l'un après l'autre. Je sais que Matthieu est sensible de la pointe et qu'il apprécie cette caresse. Je descends mon regard et constate que le pantalon de Matthieu est déformé par ce qui doit être une érection exceptionnelle dans son slip. Je devine aux nuances de gris de son pantalon qu'il doit mouiller comme un fou dans son sous vêtement, car cela a apparemment transpercé le tissu.

Matthieu et Nicolas continuent de s'embrasser avec de plus en plus de fougue. L'excitation est palpable. Les mains de Nicolas glissent du torse vers le pantalon de Matthieu et empoignent sa bosse. Le pantalon dessine alors sous les doigts de Nicolas une énorme bite, qu'il caresse nerveusement, comme apeuré d'avoir enfin en main une queue autre que la sienne.

La sienne est d'ailleurs tendue elle aussi à ce que je pense être son paroxysme. Encore prisonnière du slip, elle remonte jusqu'à l'os gauche de son bassin. Il y a là sous mes yeux au moins 22 cm de bite tendue à fond, moulée, opprimée, compressée dans un carcan textile. Nicolas aussi mouille comme un fou comme en témoigne la tache de plus en plus large. Je pose ma langue sur cette source et lape le jus filtré. Nicolas tend son corps comme un arc bandé sous ma caresse, resserrant ses doigts sur la bite de Matthieu qui grogne de plaisir.

Je ne résiste plus au plaisir de voir le corps de Nicolas totalement dénudé. Je saisis son slip aux hanches et le fais glisser. Une touffe brune apparait. Elle s'étale sur le pubis, brune, lisse, douce. C'est une touffe de mâle, jamais travaillée, jamais modifiée par un rasoir assassin, avec toute sa densité et ses imperfections, la rendant encore plus désirable. Je respire là encore à plein nez les effluves de sexe, de mouille, de transpiration qui se dégagent de cette toison d'homme. L'élastique libère peu à peu les poils et font apparaitre la base de la verge tendue, encore enveloppée dans son linceul blanc transparent de mouille et de salive, qui roule vers la cuisse. La circonférence de ce sexe a l'air énorme. Nicolas soulève ses fesses, je dégage son postérieur, puis tire d'un coup sec jusqu'aux chevilles pour enfin faire apparaitre son sexe au complet. Sous ma traction, la queue se libère du coton et jaillit, raide, puissante, énorme, luisante. Elle décrit un arc de cercle et vient claquer sur les abdos de Nicolas avec la vigueur d'une catapulte.

Matthieu pose son regard sur la bite de son ami. Il l'avait déjà vu au repos, sous la douche de la salle de sport, mais je devine dans son regard la gourmandise, mais aussi l'étonnement de découvrir une aussi belle queue jaillir ainsi.

C'est vrai que c'est sans nul doute l'une des plus belles bites qu'il m'ait été donné de voir. C'est un fut de chair d'environ 22 cm, large d'au moins 6-7 cm. Recouverte d'une belle peau satinée légèrement hâlée, elle dispose d'une belle courbure supérieure, légère, s'accentuant sur la base. Nicolas est effectivement circoncis, dévoilant sans prépuce un superbe gland rose foncé aux reflets d'améthyste. Le dessus de ce gland est large, lisse, tandis que deux petits lobes bien distincts naissent du méat jusqu'à la base. Les bords du gland se détachent bien de la queue, tel un casque de chevalier. Du frein jusqu'aux couilles, se dessine le canal en relief, et qui plonge dans les replis des bourses lourdes, à la peau tendue entre les deux boules par le désir.

Nicolas est désormais en tenue d'Adam, corps magnifique offert à nos deux regards d'amants, totalement à notre merci, et prêt à connaitre l'amour au masculin. Il a le souffle rauque. On sent à la fois l'excitation, l'appréhension de passer à l'acte, la peur de l'inconnu.

Matthieu n'y tient plus. Il se débarrasse de son pantalon et de son boxer à la fois. Il révèle une verge tendue à l'extrême, le gland luisant de sa mouille, la toison trempée, il s'allonge nu à côté de Nicolas.

J'ai sous les yeux deux magnifiques mâles nus, dans la force de l'âge, raides au-delà de ce qu'ils n'avaient ans doute jamais connu, et qui me fixent, attendant que je les imite. C'est vrai que tout à découvrir le corps et le sexe de Nicolas, je suis encore en costume. J'ôte ma veste et ma chemise rapidement. Matthieu saisit la bite de Nicolas et le masturbe lentement, sensuellement. Nicolas s'empare de la queue de Matthieu, et lui rend sa caresse. Il est à la fois doux et brusque. Matthieu grimace parfois sous les assauts manuels de Nicolas, enchanté aussitôt par la caresse pleine de tendresse qui suit.

Je finis mon effeuillage. En enlevant mon pantalon, je constate que ma queue a elle aussi généreusement dispensé son jus. Une énorme tâche s'est dessinée contre mon ventre et l'état de mon boxer me confirme que tout est bon pour le pressing…

Enfin nu, le sexe fièrement dressé vers mes deux amants, je suis prêt à les rejoindre pour partager un pur moment de sexe, de découverte, d'amour.

Je m'agenouille devant eux… 

10 – ACTION…

Je m'agenouille devant eux…

Les deux sont là, offerts à mes yeux, à mes mains, à ma bouche.

Deux mâles bandant, deux mecs en train de se caresser mutuellement la queue, deux hétéros qui découvrent que la bite d'un autre est aussi voire plus agréable que la leur.

Je pose mes mains sur chacune des deux paires de couilles, et resserre doucement mes doigts dessus.

Deux paires différentes au toucher, Matthieu bien pendantes, flottantes dans leurs sacs de chair, Nicolas plus resserrées, avec une peau plus dense autour de chaque noyau.

Ils s'embrassent pendant qu'ils se masturbent et que je les masse aux couilles. Elles pèsent dans mes doigts, me chatouillent avec leurs poils désordonnés, j'aime ça.

Je me redresse et glisse de leurs bourses vers la base de leur queue. Sans échanger un mot, sans un regard, ils comprennent que je viens remplacer leurs mains sur leurs verges raides et humides.

Je m'en saisis et commence une lente masturbation. Deux verges pour moi, c'est un rêve !!! Celle de Matthieu est entièrement cernée par mes doigts. S'il n'a rien à envier en longueur, elle est cependant plus fine, plus nerveuse que celle de Nicolas, plus large, plus souple à la pression de mes doigts.

Les deux compères se caressent le torse, le ventre, le pubis. Je m'active sur leurs queues, étalant la mouille qui s'écoule des glands avec mes doigts.

Matthieu quitte les lèvres de Nicolas et peu à peu, glisse sa bouche sur son torse, mordille ses tétons, embrasse chaque relief de ses abdos et lèche doucement le nombril. Je libère le sexe de Nicolas de mon emprise et Matthieu vient prendre le gland de Nicolas en bouche. Celui-ci laisse échapper un soupir d'aise sous ce premier contact buccal, invitant Matthieu à aller plus avant. Ce dernier ne se fait pas prier en avale la queue de son ami.

Je guide Matthieu pour qu'il me présente lui aussi sa verge raide face à ma bouche. Je sens le parfum de son jus croitre à mesure qu'il se glisse vers moi. Je saisis sa verge et la frotte contre mon visage, m'enduisant les joues de son jus. Puis je dirige sa queue sur mes lèvres, avant d'avaler tout entier la queue de mon amant.

Matthieu sursaute de mon coup de langue sur son gland lubrifié de sa mouille. Trop concentré à pomper le dard de son ami, il n'a pas prêté attention à ce que je lui fais faire. Et quand ma bouche se referme sur son sexe, il se trouve surpris et m'enfonce sa queue dans la gorge. Il manque de m'étouffer, limant comme par réflexe ma bouche soumise à son sexe.

Nicolas s'abandonne complètement à la fellation de Matthieu, guidant sa tête pour que celui-ci accentue plus ou moins sa quantité de chair en bouche.

Deux bouches en action sur deux verges tendues. Je me caresse la queue désormais aussi raides que celles de mes comparses et nous n'entendons plus que les gémissements de plaisir et les bruits de bouche autour des glands.

Nicolas me tire à lui, m'obligeant à renoncer pour l'instant à la queue de Matthieu. Celui-ci la reprend en main immédiatement et s'astique avec force en continuant de sucer Nicolas. Je présente ma tige devant les lèvres de Nicolas. Il hésite, c'est sa 1ère pipe en tant que suceur, et je pousse mon gland entre ses lèvres. Il cède très vite et avale ma queue. Sa langue court sur mon gland, le stimulant avec gourmandise et maladresse. Il y a de l'empressement à me faire du bien et parfois, un coup de dent maladroit me fait sursauter, aussitôt gommé par une nouvelle caresse.

Matthieu a lâché sa queue et je sens ses doigts parcourir mes fesses. Je lui tends mon postérieur, lui ouvre des deux mains, pour lui proposer ma rondelle humide de sueur. Il passe son majeur dessus et commence à la travailler, à l'assouplir pour me glisser son doigt. Quand celui-ci me pénètre, je ne peux m'empêcher de me raidir et d'un coup, enfourne toute ma queue dans la bouche de Nicolas. Il s'en étouffe, cherche à recracher ma queue. Je me retire, il a les larmes aux yeux. Je me penche pour l'embrasser, le consoler de mon geste involontaire.

Matthieu continue de le sucer à fond tout en me doigtant le cul. Nous sommes, Nicolas et moi, soumis à ses caresses.

Nicolas me branle, Matthieu me fouille le cul

Nicolas accélère encore, Matthieu a mis deux doigts

Nicolas va me faire jouir s'il continue ainsi, Matthieu m'ouvre encore plus le cul

Je n'en peux plus, je m'effondre ventre contre le canapé.

Matthieu retire ses deux doigts, m'écarte les fesses, lâche la queue de Nicolas. Il prend sa queue en main, l'astique un peu pour lui redonner de la vigueur. Nicolas vient face à moi, me tend sa queue détrempée par Matthieu.

Matthieu pose son gland, me redresse le cul et me plante sa bite dans la rondelle. Malgré sa préparation, ça me déchire, ça me brule mais dans son excitation à m'enculer, il ne prend pas garde à mes suppliques et m'empale sur sa queue, m'enflammant le cul comme s'i m'avait enfoncé un tison incandescent.

- AAAAAAAHHHH Matthieu, doucement !!!

- Vas-y Matthieu, prends le bien à fond !!!

Je regarde Nicolas surpris de cette intervention. Il est tellement excité par le spectacle en live que nous lui offrons qu'il oublie toute retenue. Il me prend la tête et m'empale la gorge avec ses 22 cm de bite. Pris d'assaut par devant et par derrière, je ne peux plus réagir.

Encouragé par Nicolas, je me fais défoncer le cul par Matthieu. Il me laboure le ventre avec sa bite, plantant ses ongles dans mes hanches. Je suis secoué dans tous les sens et le temps passant, j'aime ça de plus en plus. Je commence à onduler du cul, pour provoquer une charge supplémentaire de Matthieu.

Nicolas me baise littéralement la bouche. Sa bite coulisse sur toute sa longueur. Elle me semble infinie.

La séance de bourre anale et buccale dure un moment. Deux mâles me baisent à fond et c'est bon !!!

Nicolas ressort sa queue de ma bouche, vient à côté de Matthieu en se branlant.

Matthieu se retire. Je reprends mon souffle, enfin j'espère en avoir le temps.

Même pas, Nicolas a pris aussitôt sa place et pousse son gland dans ma rondelle encore ouverte. Malgré la bourre de Matthieu, sa bite a du mal à passer. Il force mon trou avec son gros gland.

- Nicolas, tu vas tout arracher !!!

- T'inquiète, ça va passer !!! dit-il en donnant un gros coup de rein qui m'enfonce sa bite dans le cul d'un coup.

J'ai déjà connu des grosses bites, mais celle-ci me parait la plus énorme de tous. J'ai l'impression qu'il arrache tout mon cul au passage. Il me remplit comme jamais je ne l'ai été. J'ai un tronc de chêne dans le ventre. Je vais exploser !!!

Nicolas me saisit les flancs et déchaine les enfers dans mon ventre. Une défonce d'une rare intensité me soulève du canapé. Ce mec est hyper puissant de la bite ma parole !!!

- lève-toi !! m'ordonne Matthieu.

Nicolas me redresse, me retrouvant plié en deux, en train de me faire sodomiser par un homme en chaleur. Matthieu se glisse face à moi et relève ses cuisses, m'offrant une vue plongeante sur sa rondelle humide.

- Vas-Y !!! prends-moi le cul pendant que Nicolas t'encule !!!

Nicolas décule, et me pousse entre les cuisses ouvertes de Matthieu. Mon dard luisant se rigidifie à la vue de cet anus offert et sans ménagement, je pénètre Matthieu.

- AAAAAAAHHH la vache !!! que c'est bon !!!! hurle Matthieu sous mon coup de gland dans son cul.

Ma queue s'enfonce au plus profond de son ventre. J'arrive à peine en butée contre ses fesses que Nicolas me pénètre de nouveau avec force et vigueur. A mon tour, je lâche un râle de satisfaction.

Je suis l'enculé et l'enculeur. Nicolas reprend sa lime énergique, impulsant à mon bassin et à ma queue un rythme d'enfer dans le cul de Matthieu.

Tous les trois unis dans un même mouvement, nous jouissons de nos trous et de nos queues respectives.

Nicolas accélère encore. Je sens son ventre qui claque sur mes fesses à chaque fois qu'il me pourfend de sa verge. Il repousse toujours plus loin son gland dans mon ventre, m'obligeant à mon tour à défoncer le cul de Matthieu à grand coup de bite.

Matthieu est presque en pamoison. Sa tête roule de gauche à droite, les yeux fermés, tous ses sens concentrés sur son orifice anal en feu.

Nicolas marque une pause dans la défonce de mon rectum. Pris dans l'élan, je continue de limer Matthieu avec passion. Sa queue molle bat la chamade sur son ventre au rythme de mes pénétrations.

Nicolas décule et vient d'allonger à côté de Matthieu. Son corps est luisant de transpiration, sa verge énorme repose raide sur son ventre, son gland est carmin d'avoir exploré les tréfonds de mon ventre.

- J'ai envie que tu me prennes aussi Romain, viens, dit il en ouvrant ses cuisses.

Matthieu lui sourit et d'un signe de tête, me fait comprendre qu'il est d'accord pour partager ma verge.

Je sors du cul de Matthieu, pose mon gland sur la rondelle de Nicolas et pousse doucement. Ca rentre tout seul, comme un tisonnier dans une motte de beurre.

- Ma parole, ne me dis pas que tu es puceau du cul Nicolas, c'est un trou qui a déjà pratiqué la sodo ça !!!

- Non jamais avant toi, dit-il dans un soupir de plaisir intense.

Je commence à limer son cul avec douceur, mais devant la facilité à coulisser ma bite dans son cul, j'accélère et très vite je me retrouve à défoncer le trou de Nicolas.

Celui-ci crie à chaque coup de bite, se branlant la queue au rythme de ma défonce. Matthieu a repris sa bite en main et lui redonne une vigueur et une raideur viriles.

Nicolas semble au bord de l'implosion. Ses abdos se contractent au rythme de ma pénétration. Sa respiration est saccadée. Matthieu caresse son torse humide.

- Romain…

- Oui Nicolas…

- J'ai envie de te chevaucher.

- Viens t'empaler…

Je me mets sur le dos, entrainant Nicolas dans ma rotation. Il se redresse et enfonce mon sexe dans son ventre intégralement. Il me fait face, planté sur mon chibre. Il pose ses mains sur mes cuisses, bombant son torse et commence à coulisser le long de mon membre. Il glisse avec lenteur, faisant frotter mon gland sur toute la longueur de son boyau.

Matthieu nous regarde en se masturbant, profitant du spectacle qu'offrent nos deux corps en train de s'unir.

Il passe sa main dans le dos de Nicolas, lui caressant les reins. Doucement ses doigts glissent sur ses fesses, et je sens qu'il vient effleurer la rondelle dilatée de Nicolas et la base de mon sexe quand Nicolas le libère de l'emprise de son anus.

Ce contact me fait frémir, apportant des vibrations supplémentaires au ventre de Nicolas.

Nicolas saisit sa verge et se masturbe sur mon ventre. Les caresses digitales de Matthieu et mon sexe qui le pénètrent génèrent une forte production de mouille qu'il étale de son gland sur mes abdos.

Matthieu pousse Nicolas sur mon torse doucement. Nos deux corps s'unissent peau à peau. J'ondule du bassin pour continuer à limer le trou de Nicolas.

Matthieu se redresse. Je devine dans ses yeux qu'il va aller encore plus loin dans sa découverte du plaisir entre hommes. Alors que Matthieu couvre mon coup de baisers enflammés, je fais non de la tête à Matthieu. Mais prisonnier volontaire du corps de Nicolas, je ne peux pas intervenir.

Matthieu pointe son sexe vers la rondelle de Matthieu et pousse son gland dans l'orifice déjà rempli de ma queue.

Nicolas se retourne surpris et avant qu'il ait eu le temps de réagir, Matthieu le pénètre !!!

Je sens son sexe qui coulisse contre le mien, le plaquant dans le ventre de Nicolas. Ce dernier a le souffle coupé par cette double pénétration. Deux bites pour son cul, c'est un dépucelage de premier choix.

Matthieu commence à limer le trou explosé de son ami, limant ma queue en même temps. C'est ma première double pénétration et je découvre de nouvelles sensations et de nouveaux plaisirs.

Nicolas a l'air d'aimer cela aussi. Il gémit sans retenue, invectivant Matthieu pour qu'il aille plus vite, plus loin, plus fort dans son cul.

Matthieu obéit de bon gré aux sollicitations de Nicolas et lime de plus en plus fort.

Son sexe contre le mien s'échauffe et je sens monter en moi les prémices de la jouissance. Matthieu semble perdre son self contrôle. La situation l'excite à un point tel qu'un rictus presque bestial déforme son visage. Je connais ses pertes de contrôle et je sais que lorsque son cerveau se déplace au bout de son gland, il peut être terrifiant pour les anus de ses compagnons de sexe.

Nicolas profite un maximum de cette nouvelle expérience et semble apprécié le taureau en rut qui lui dilate à fond l'anus. Il se masturbe la main coincée entre son ventre et le mien.

Je sens gronder en moi la vague de l'orgasme.

- Matthieu, arrête-toi, je vais jouir, dis-je le souffle court.

- Vas y, inonde moi le cul me répond Nicolas la voix rauque

- Putain ca monte les mecs ca mont…AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH JE JOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!!! hurle Matthieu en plantant son sexe au plus profond du ventre de Nicolas.

Le cul de Nicolas se trouve inondé par un tsunami de foutre chaud. Le contact de la sève de Matthieu sur mon gland déclenche à son tour mon éjaculation dans le ventre de Nicolas, qui dans une ultime crispation de ses doigts autour de son sexe, expulse son jus d'homme sur mon torse et mon ventre…

Nos trois corps s'unissent dans la jouissance et ce sont trois mâles se vidant les couilles qui expriment leurs plaisirs mutuels.

Tous nos muscles se relâchent d'un coup. Matthieu s'effondre sur Nicolas qui se plaque de tout son corps sur mon torse. Nos souffles se mêlent, nos transpirations fusionnent, nous ne sommes plus qu'un seul et même être de jouissance et d'extase.

Je sens la queue de Matthieu qui se rétracte, entrainant la mienne hors du cul inondé de sperme de Nicolas. Lorsque nous déculons, je sens sur mes cuisses couler nos spermes mêlés et une douce chaleur me recouvre les bourses désormais vides.

Matthieu se redresse, les mains derrière la nuque, puis s'étire comme un fauve après la chasse. Son corps semble oint d'huile comme celui d'un gladiateur du sexe. Il est magnifique dans sa nudité, la queue mollissant, et un sourire de bonheur absolu sur le visage.

Nicolas peine à se redresser. Je dépose un baiser sur ses lèvres salées par la sueur et l'aide à se décoller de mon corps. Lui aussi brille de mille feux et sa verge a retrouvé une taille de repos. Son ventre et sa toison sont maculés de son sperme et entre ses cuisses coulent nos deux semences.

Matthieu dépose un baiser dans le cou de Nicolas, qui lui caresse doucement la tête.

Puis les deux garçons se tournent vers moi, me sourient et viennent tous deux déposer un, un baiser sur ma bouche et l'autre sur mon sexe désormais recroquevillé.

- Merci Romain, dit Matthieu

- Merci Romain, reprend Nicolas

- Merci de quoi les gars ?

- Grâce à toi, je viens de vivre un moment magnifique, me répond Nicolas. Je sais désormais ce qu'est l'amour avec un homme, non pardon, deux hommes et c'est tout bonnement exceptionnel !!! Et Grâce à toi, je sais que Matthieu est un mec absolument parfait en tout, en sport, en amitié et maintenant en amour.

Je rougis de ce compliment, me relève et vais embrasser mes deux amants.

- Je n'espère juste qu'une chose.

- Quoi donc, demande Matthieu

- Que le RER ne soit pas trop souvent en grève, parce qu'à ce rythme là, et si je rencontre un mec fabuleux par grève, je vais finir totalement épuisé !!!!

Nous partons tous les 3 dans un grand éclat de rire franc et sincère.

- J'irais volontiers prendre une douche.

- Moi aussi,

- Alors Messieurs, suivez moi, c'est par là, nous indique Nicolas. Elle est assez grande pour nous trois, et l'eau pourra peut être nous remettre d'aplomb…

Après une douche réparatrice, Matthieu et moi avons décidé de rentrer. J'étais pour ma part repu de sexe, et ces séances amoureuses m'avaient épuisé.

Après moultes baisers, nous quittons Nicolas.

- Sympa la soirée non ? dis-je à Matthieu en regagnant la rue.

- Surprenante, me répond-il. Je vais de surprise en surprise depuis quelques jours….

- Oui, on va peut être se calmer un peu…

- Ah au fait, demain matin, j'ai rendez vous pour la levée de réserve d'un studio que j'ai acheté il y a peu, et je dois partir tôt, je vais donc rentrer chez moi directement.

- Ok de toute façon, je dois aussi passer chez moi, je n'ai plus de fringues propres, dis-je presque soulagé de ne pas être soumis à la tentation de son corps…

- J'essaierai de t'appeler ce soir, mai je ne te promets rien.

- T'inquiète, il va falloir que je m'habitue à passer des soirées sans toi. Ta femme et tes enfants reviennent dans 4 jours…

- Oui je sais on va devoir s'organiser…

- T'inquiète pas, tu trouveras ma porte ouverte quand tu le souhaites. Plus tard, je te donnerai la clef.

- Allez, faut que je file Romain.

- Tu m'embrasses ?

- Hein, dans la rue, comme ça ?

- Pourquoi, tu y connais beaucoup de monde ?

- Non mais…

- Alors arrête de t'angoisser et embrasse moi.

Matthieu tout timide se penche sur mes lèvres. Je lui saisis le visage entre les mains et lui roule une pelle, puis le libère, heureux et fier de ce baiser en pleine rue.

11- UNE LEVÉE DE RÉSERVE BIEN PARTICULIÈRE.

Il est 9h00 et ce matin, Matthieu a rendez-vous avec la responsable des livraisons pour la levée de réserve définitive dans le studio qu'il a acquis.

Un locataire occupe ce studio depuis déjà deux mois, mais il restait quelques points de finitions à valider.

Matthieu a prévenu mon locataire de sa visite hier par SMS. N'ayant pas eu de contre ordre, il a considèré que c'est ok pour cette visite…

Son interlocutrice ayant la clef de l'appartement, ils entrent tous les deux.

Le studio est dans le noir. Matthieu cherche la lumière et allume.

Ils tombent nez à nez avec le locataire, allongé sur ses draps, totalement nu et en train de dormir.

L'intrusion le réveille d'un coup.

- Qu'est ce que vous faites là ???

Matthieu et son accompagnatrice se retrouvent comme deux couillons face à ce jeune homme en tenue d'Adam. Il faut dire que Kamel est un très beau mec. 23 ans, 1m85, 75 kilos, que du muscle, un corps bien dessiné, imberbe du torse et du ventre, et de ce que Matthieu a pu voir, un beau matériel entre les cuisses. Une belle verge bien épaisse ; bien large même au repos et deux couilles pendantes magnifiques et qui se réveille aussi vite que nous avons réveillé son propriétaire. Elle grossit à vue d'œil et prend une taille respectable, se dressant fièrement au dessus du nid touffu et noir de son pubis. Le gland se dresse fièrement sur le fut de chair circoncis et raide. Matthieu garde les yeux rivés sur cette verge de beur magnifique.

- Euh, bonjour Mr Kader, je venais lever les dernières réserves. Je vous ai prévenu hier par SMS et je vous ai laissé un message.

Mr Kader, Kamel de son prénom recouvre son intimité avec un coin du drap. Tel un piquet de tente, sa bite droite tend la toile vers le plafond

- J'ai oublié mon portable au bureau, je n'ai pas eu vos messages, M'sieur Thomas.

- Ah ok…je comprends mieux alors pourquoi nous vous dérangeons, et vous m'en voyez sincèrement désolé. En aucun cas je ne souhaitais pénétrer dans votre intimité sans votre accord. Si vous le souhaitez, nous repasserons ultérieurement.

- Non, maintenant que vous êtes là, faites ce que vous avez à faire. Je vais juste enfiler un slip et un t-shirt. Et si vous avez 5 minutes après votre tour avec Mme, j'ai un ou deux points que je souhaite voir avec vous. Je vais me faire un café, vous en voulez un ?

- Volontiers pour moi, et vous Mme ?

- Eu non merci, ca va aller, répond mon interlocutrice, totalement pivoine devant ce jeune homme nu et bandant.

Kamel se lève, étalant sa nudité et sa verge raide plaquée au ventre devant nous et ramasse un slip au sol. En se penchant, il dévoile une croupe superbe. Matthieu sent nettement que son bas ventre s'agite.

En détournant le regard, il voit au pied du lit une boite de préservatifs et un tube de lubrifiant. Le jeune homme a une vie sexuelle ici apparemment…

Il enfile son slip qui moule sa verge toujours raide et se dirige vers sa cuisine.

- Bon on la fait cette levée de réserve, dit Matthieu pour meubler le silence qui accompagnait l'enfilage du slip….

Tous les trois font le tour rapidement, valident les points en suspens, Matthieu signe le quitus et donne son congé à son accompagnatrice.

Il referme la porte du studio derrière elle, et va rejoindre Kader dans la cuisine.

Il le retrouve le fessier posé contre l'évier, les jambes tendues, et train de boire son café.

- Tenez, le votre est là.

- Merci beaucoup. Vraiment, je suis désolé de ce qui vient de se passer. Jamais je n'aurais osé débarquer chez vous sans vous prévenir, dis-je confus.

- C'est clair que j'ai été surpris. Mais bon, vous auriez pu être un cambrioleur qui m'aurait sauvagement violé, dit-il en éclatant de rire.

Il dévoile des dents d'une blancheur impeccable et son sourire le rend encore plus beau. Matthieu profite de cet instant pour le détailler. Il est vraiment désirable, sexy et attirant.

Son slip met en valeur son sexe redevenu mou qui s'agite au rythme de son rire. Matthieu devine le fut de chair mou contre son ventre, et il sent que le sien devient de moins en moins mou dans son boxer.

Il toussote pour s'éclaircir la voix.

- Alors que souhaitiez vous voir avec moi ?

Kader pose sa tasse, et s'approche de lui. Il sent son parfum, il sent l'homme, un mélange d'effluves corporelles, un zeste de parfum raffiné qu'il n'arrive pas à identifier.

Il se place devant lui, plante ses yeux marron dans les siens. Il le domine d'une tête. Il prend la tasse de ses mains et la dépose à côté de la sienne.

Puis il s'approche à 10 cm de lui. Matthieu sent sa chaleur, son aura, sa force tranquille. Il lui impose sa présence mais il n'a pas envie de lutter ou résister, et se sent comme envouté, presque en état de soumission.

Il se penche sur ses lèvres et dépose un baiser. Sa main se plaque en même temps sur son paquet, découvrant l'érection qui habite son pantalon.

Matthieu se recule vivement, surpris du baiser, de la caresse, et comme sortant d'un rêve.

- Enfin Kader, enfin je veux dire Kamel, qu'est ce qui vous prend ?

- Pas de cela avec moi, monsieur Thomas, me dit il sur un ton très autoritaire. Vous croyez que je ne vous ai pas vu me mater à poil ? Vous croyez que j'ai zappé vos yeux brillants quand vous avez vu mes capotes ? Et la bite raide dans le slip, c'est ça la levée des réserves ?

- Mais enfin, de quoi parlez-vous ???

Matthieu fait l'outré, le choqué, mais il sent bien qu'il sait qu'il a raison.

- Arrêtez votre cirque Monsieur, vous êtes PD et un petit beur au petit déjeuner, ca va vous changer de la tartine confiture de d'habitude.

- Mais je ne vous perm…

Matthieu n'a pas le temps de finir sa phrase qu'il le plaque face contre le mur, écrase son corps contre le sien et ne fait une clef de bras qui l'immobilise. Il a le souffle coupé par la pression qu'il exerce contre moi, sent son corps chaud à travers sa chemise. Il frotte son slip contre son pantalon. Son sexe se tend à l'extrême.

Matthieu cherche à l'écarter, mais il accentue sa torsion sur son bras. Il ondule d'avant en arrière son bassin, imprimant un semblant de coït contre son corps. A travers son pantalon, je sens sa verge qui se raidit contre mes fesses.

- Elle te plait ma queue, hein vieux pervers, tu vas la sentir bien profond…

- Arrêtez maintenant, vous me faites mal.

Sans l'écouter, il passe une main sur sa ceinture, la dégrafe. Matthieu essaie de se débattre mais la clef de bras le bloque et lui fait mal. De sa main libre, il ouvre son pantalon, le baisse et glisse sa main dans le boxer. Il lui serre la bite entre ses doigts.

- Humm beau morceau aussi

- Ca suffit !!!

- Non ça commence !!!

Sa main glisse sur ses fesses. Il fait tomber son pantalon sur ses chevilles, baisse son boxer sur mes cuisses, dévoilant son fessier et Matthieu sent ses doigts se glisser dans sa raie.

Il tente de serrer les fesses mais il resserre sa clef de bras. Du pied il lui écarte les jambes, ce qui déséquilibre Matthieu et le penche en avant pour l'appuyer sur le mur, tendant ainsi sa croupe contre son sexe raide.

Il glisse ses doigts à fond dans sa raie et se sent fouiller pour trouver l'orifice anal. Arrivé à ses fins, il lui glisse un doigt dans l'anus. Matthieu crie sous cette intromission.

- Aie, ca va pas non ?

- Laisse toi faire, tu vas aimer ça…

Il lui fouille le cul sans ménagement, et malgré la douleur, il sent son gland qui perle de mouille.

Kamel retire son doigt et Matthieu l'entend baisser son slip. Il sent d'un coup sa verge raide et chaude se poser sur la raie de mes fesses.

Il glisse son gland dans sa fente et pousse en direction de mon trou. Putain, je vais me faire enculer se dit Matthieu plein d'effroi !!!

- Avancez vers le lit, m'ordonne t'il.

Matthieu tente de se déplacer le pantalon et le boxer sur les chevilles. Kader le pousse vers le lit. Matthieu tombe à genoux. Il le force à se courber, face contre ses draps encore chauds sur le lit. Il maintient sa pression sur son bras, pendant que de sa main libre, il s'empare d'une capote sur la table de chevet

Matthieu retrouve le cul à l'air, soumis à ce type qui a bien décidé de l'enculer sans son consentement. Malgré sa force et son énergie, il ne peut pas se dégager de son emprise. Il voit passer son slip sur le sol. il le sent nu, le souffle court d'excitation derrière lui. Matthieu reste immobile. Kader pose la main qui lui bloque le bras entre ses épaules, arrachant un cri de douleur, plaque son corps contre son dos. Il lui écarte du genou les cuisses sans ménagement. Matthieu entend le déchirement de l'enveloppe de préservatif et le bruit du latex qu'on déroule.

Kader lui bloque le corps d'une main tandis que de l'autre il presse le tube de gel sur sa raie.

Il étale le gel extrait lui doigte le cul sans attention ni précaution.

Matthieu a mal au cul, il malaxe sa rondelle sans précaution, la pénètre de deux puis trois doigts. Du genou, il écarte les cuisses quand il tente de resserrer un peu ses fesses.

Ses doigts sortent de son cul dilaté, et sa queue le transperce d'un coup !!! Matthieu ne sait pas comment il a fait mais il lui a mis toute sa bite en une fois. Matthieu crie de stupeur et douleur, cri de Kamel étouffe aussitôt en lui plaquant la tête dans les draps

Il lui lime le cul avec force. Il le ramone sans se soucier de mon cul. Il défonce sa rondelle à grand coup de bite. Elle a l'air d'être monstrueuse sa queue car tout son cul est entièrement rempli. Son ventre claque sèchement contre ses fesses. A chaque coup de butoir, il lui arrache un cri rauque étouffé par la couette. Il le baise comme un chien, le couvrant de tout son corps.

Matthieu n'a jamais été baisé ainsi, avec autant de force et de bestialité. Le rythme ne mollit jamais, et il a l'impression d'avoir un piston turbo dans mon trou.

D'un coup, Kamel enfonce à fond sa bite, lui ravageant le ventre d'un énorme coup de gland et s'immobilise.

- AH PUTAIN Ouiiiiiii !!!!

Il vient de jouir dans sa capote. Il s'écrase sur tout son corps, l'emprisonnant sous lui. Quelques soubresauts dans son cul et il décule. Il arrache sa capote et la jette au pied du lit

Matthieu cherche son souffle. Il l'a assommé de coups de bite et il a le cul en feu.

- Eh mec, t'as un cul d'enfer tu sais, un bon trou à bite !!!

Matthieu ne répond pas, cherchant à reprendre ses esprits.

- J'ai bien aimé te sauter comme une pute !!!

Peu à peu, il revient sur terre. Il m'a violé ce salaud !!! Il vient de me défoncer le cul comme un violeur !!!! se dit Matthieu, bouillant de rage

Il tourne la tête vers lui. Il est en nage, se caressant la queue gluante de son sperme, le corps luisant. Il le relève d'un coup, et le pousse vers la porte d'entrée qu'il ouvre. Le cul béant et à l'air, la queue molle pendouillant entre ses cuisses, Matthieu manque de trébucher à chaque pas, entravé par son pantalon et son boxer sur ses chevilles. Il le pousse dehors. Matthieu s'effondre au sol, cherchant à se rhabiller le plus vite possible avant qu'un voisin ne sorte dans le couloir.

- Bon allez, casse toi maintenant, lui dit il méprisant, et quand tu voudras te faire ramoner le conduit tu as les clefs, tu n'as qu'à venir, je te remplirais le fion….

Il claque la porte, le laissant à demi nu dans le couloir.

Matthieu se relève péniblement, finit de se rhabiller et rejoint l'ascenseur.

- Je reviendrai, Kamel, je reviendrai, sois en sûr, et sois prêt, dit-il doucement en sortant de l'immeuble. C'est sûr, je vais revenir, mais pas pour être l'enculé de service…..

12- 1ÈRE VENGEANCE…

Après cet épisode, Matthieu reprends ma voiture. Il a mal au cul, se sent souillé, humilié, rabaissé au stade de simple trou à bite.

Sur la route qui le conduit à son bureau, il ne cesse de ressasser ce que Kamel vient de lui faire subir, et comment il va se venger de cet affront.

Mille plans s'échafaudent dans sa tête, mais ses réflexions sont troublées par le souvenir de cette sodomie sauvage.

Toute la journée, Matthieu n'arrive pas à se concentrer sur ses tâches professionnelles. Son assistante lui fait plusieurs fois remarquer qu'il n'est pas du tout à l'écoute, que il semble lointain, préoccupé. Pour la première fois depuis le début de leur collaboration, il l'envoie paitre.

Aussitôt après, Matthieu regrette son geste. Il décide alors de quitter le bureau plus tôt, n'étant absolument pas concentré, et après s'être excusé auprès de son assistante, il part faire un tour dans le parc situé à côté de sa société.

Matthieu s'installe sur un banc, ferme les yeux et tente de faire le vide dans sa tête.

Faut-il se venger de cet outrage ? Oui bien sûr !!! Mais comment ???

Nicolas. Il va l'appeler, il va lui parler de ce qui vient de se passer…

il saisit son portable et appelle son ami. Comme toujours, il est sur messagerie.

- Salut Nico, c'est Matt. Rappelle-moi, il faut que je te parle. C'est urgent.

Après ce message, Matthieu quitte le parc et va s'installer à une terrasse de café en attendant son appel.

Pendant qu'il sirote son verre, un plan germe insidieusement dans son esprit. Il veut lui faire subir ce qu'il a subi. Il veut que cette petite pute de Kamel se souvienne dans son cul que l'on ne le baise pas ainsi impunément. Sa vengeance va être terrible pour sa bite et son cul…

Son portable vibre dans sa poche. C'est Nicolas.

- Allô Nico.

- Oui, Matthieu, que se passe-t-il ? Tu avais l'air super nerveux dans ton message. Il n'est rien arrivé à Marie ou aux enfants ?

- Non, de ce côté-là, tout va bien, pas de soucis.

- C'est ton job ?

- Non plus, c'est moi.

- Que t'arrive-t-il ?

- Je ne peux pas en parler comme ça, on peut se voir aujourd'hui ?

- Bien sûr, où veux tu que nous ne retrouvions ?

- Passe à la maison, je t'expliquerai.

- On dit dans 30 minutes ?

- Ok, si je ne suis pas encore arrivé, tu trouveras les clefs sous la plante, entre et installe toi.

Matthieu raccroche, paie sa consommation et récupère sa voiture.

Comme prévu, la circulation est encore dantesque, et il met 45 minutes à rejoindre son domicile.

Nicolas est déjà là, faisant les cent pas dans son salon.

- Ah te voilà, dit-il en lui donnant une accolade fraternelle.

- Tu veux boire un truc ?

- Non ca va merci, alors dis moi ce qu'il se passe ?

Il rougit, les mots n'arrivent pas à sortir. Matthieu se pose sur le canapé, et éclate en sanglots.

Nicolas se précipite vers lui.

- Matthieu, qu'est ce qui ne va pas ?

Matthieu n'arrive pas à contrôler ses pleurs. Il ressent toute la haine, l'humiliation qui rejaillit de lui comme trop retenue depuis ce matin. Nicolas lui caresse doucement la nuque, le relève et le serre contre lui. Matthieu pose sa tête dans le creux de son cou et pleure toutes les larmes de son corps.

- J'ai été violé par un mec ce matin, réussit-il à dire entre deux sanglots.

- QUOI ???

- Tu sais, mon studio de Châtillon, j'y suis allé ce matin pour faire la levée des réserves, et je suis tombé sur mon locataire, à poil dans son pieu. Après la visite avec la responsable de l'immobilier, il m'a dit vouloir voir certains points avec moi et c'est là qu'il m'a coincé et qu'il m'a enculé comme un sale petit PD.

- Tu déconnes Matthieu !!! toi tu t'es fait violer par un mec ??? Mais il faut aller lui casser la gueule à cette petite pute.

Ses sanglots se calment, il se détache du corps chaud de Nicolas. Après s'être essuyé le visage baigné de larmes, il le regarde avec détermination.

- Non, je ne veux pas lui casser la gueule…

- Mais Matt, tu ne…

- Je veux lui casser le cul.

Nicolas le regarde, interdit.

- Tu délires Matt, tu vas y retourner pour le baiser ???

- Oui, comme il m'a baisé et tu vas venir avec moi.

- Quoi ????

- Tu vas m'aider Nico, tu vas m'accompagner chez lui et on va le baiser tous les deux.

- Je ne comprends pas, Matt, et je ne suis pas certain que ce soit la meilleure des solutions…

- Tu veux que je te montre ce que cela fait d'être pris pour un trou à bite ? sans ménagement ? en force ? tu veux ressentir la douleur et l'humiliation qu'il m'a infligée ?

- Non, Matt, je préfère garder le souvenir de notre nuit avec Romain.

- Tu es mon ami, Nico, tu m'as toujours dit que tu irais au bout du monde pour me venir en aide.

- Oui Matt, mais là, on va…

- On va au bout du monde Nico

Matthieu fixe Nicolas droit dans les yeux. Un instant de silence absolu flotte dans la pièce. Puis Nicolas lui dit dans un soupir :

- Ok Matt, je suis avec toi.

- Alors écoute moi, voilà ce que l'on va faire…

Après avoir expliqué son plan, rectifié deux trois détails, et rassemblé le matériel nécessaire, Nicolas et Matthieu partent en direction de Chatillon.

Dans sa voiture, Matthieu sent Nicolas tendu, stressé par ce qu'ils s'apprêtent à commettre.

- Tu es certain de vouloir faire ça Matt ?

- Oui.

Sa voix est froide, le ton ne souffrant pas de réponse. Il va me venger, et sa vengeance va être terrible.

Nicolas lui lance parfois un regard en coin, mais il peut lire sur son visage toute la détermination à laver cet affront.

Ils arrivent à l'appartement du locataire. Parfait, il n'est pas rentré, les volets sont mi clos et il n'y a pas de lumière.

Matthieu tape le code de la porte et pénètre dans le hall, suivi de près par Nicolas, un sac à la main.

Il sort la clef de l'appartement et s'apprête à ouvrir la porte.

- Attends Matthieu, sonne d'abord, imagine qu'il soit déjà là ?

- Oui tu as raison.

Il sonne. Pas de réponse. Il sonne encore une fois, toujours rien.

- Bon, on y va.

Matthieu ouvre la porte, et pénètre dans l'appartement. Il fait sombre. Rapidement, il s'assure qu'il est bien vide de son occupant.

Ilbaisse les volets complètement et allume la lumière. C'est le même bordel que ce matin. Il y a encore la capote du forfait qui traine au sol. Il la récupère, elle va lui servir pour sa vengeance.

Il sors le matériel prévu pour l'exécution de son plan. Nicolas est fébrile, il le sent.

- T'inquiète pas Nico, ca va être un mauvais moment…pour lui, dit il le visage déformé par un sourire satanique.

- Si tu le dis, je te crois.

- Allez mettons nous en place. Toi dans la salle de bains, moi derrière la porte d'entrée. Coupe ton portable. Mets ta cagoule, et planque-toi. Et plus un mot.

- Ok

Matthieu fait de même, referme la porte à clef, et se poste derrière la porte d'entrée. Il a coupé l'électricité pour que Kamel ne puisse pas allumer en entrant.

L'attente commence. Tous deux restent stoïques à leur place respective, comme 2 fauves à l'affût de leur proie. Ils ne se voient presque pas dans l'obscurité de l'appartement pas mais Matthieu sent la présence de Nicolas à quelques mètres de moi. Il entend sa respiration, plus rapide qu'à l'habitude. Matthieu régule la sienne sans problème. Il est déterminé à aller jusqu'au bout de son plan.

Le temps semble suspendu. Un rapide coup d'œil à sa montre, et les aiguilles luminescentes indiquent qu'il est 19h30. Il espère juste que ce petit salaud n'a pas décidé de sortir ce soir.

Ils entendent la porte de l'ascenseur s'ouvrir.

C'est un voisin qui rentre chez lui.

L'attente continue.

L'ascenseur s'ouvre de nouveau.

Encore un voisin.

Il est 20h00 à sa montre.

Matthieu entend Nicolas bouger un peu, chercher une position de repos.

Le silence pesant de l'appartement n'est perturbé que par les rares bruits de la rue qui leur parviennent.

Un voisin ressort, ses pas s'éloignant et claquant dans l'escalier.

La porte de l'ascenseur chuinte à nouveau.

Un trousseau de clef qui tinte. Des pas qui s'arrêtent devant la porte. Une clef qui s'introduit dans la serrure. Une gâche qui se libère. Une poignée qui se baisse.

Le voilà.

L'heure de la vengeance a sonné.

Sa vengeance va s'opérer.

La porte s'ouvre, une main glisse sur l'interrupteur, l'actionne plusieurs fois sans résultat.

- Ah merde, les plombs ont sauté, fait chier…

Kamel entre à tâtons dans son appartement. Il referme la porte. Par l'embrasement et grâce à la lumière du couloir, Matthieu a repéré où il se tenait, et sent que Nicolas est prêt à bondir sur lui.

La porte claque derrière Kamel.

Une lampe torche puissante se braque sur le visage de Kamel qui ferme les yeux pour se protéger.

- Mais…

Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Matthieu lui passe un bandeau noir pour l'aveugler, pendant que Nicolas lui saute dessus pour le plaquer au mur.

Aussitôt après,Il baisse sa veste sur ses bras pour le bloquer,

Kamel tente de se débattre mais Nicolas lui écrase le visage contre le mur et pour l'empêcher de crier, lui enfourne un des slips sales trouvés par terre dans la bouche. Profitant qu'il soit immobilisé, Matthieu lui vire sa veste, tire ses bras en arrière et avec une corde à nœud coulissant confectionnée chez lui, il lui entrave les poignets.

En moins de 30 secondes, il se retrouve aveugle, bâillonné et entravé. Les deux complices le prennent sous les bras et le trainent jusqu'au lit. Ils le projetons à plat ventre sur la couette. Kamel s'effondre de tout son long, tente vainement de se détacher, ne faisant que resserrer son lien un peu plus fort.

Matthieu rétablit le courant pour regarder son prisonnier.

Il est en costume, propre sur lui, le jeune ingénieur commercial que débute dans la vie. Les belles chaussures bien cirées, brillantes, un peu m'as-tu vu, jeune branleur….

Il se débat encore et encore, ses liens se resserrent un peu plus.

Matthieu se penche à ses côtés. Il a travesti sa voix à travers un gadget qu'il avait rapporté un jour des USA pour amuser ses enfants. Une voix spectrale, d'outre tombe.

- Tu as commis une grosse erreur, et tu vas devoir payer une grosse réparation pour cette erreur…

il lui retire son bâillon.

- Putain, mais vous voulez quoi ? Vous êtes qui ?

Matthieu sens la peur qui vrille la voix de Kamel. Les mouvements de tête désordonnés trahissent son angoisse.

- Tu te tais et tout se passera sans mal, sinon, je te refous ton slip dans la bouche, compris ?

- Mais…

- Compris ? dit il d'un ton autoritaire et en lui décochant une claque derrière la nuque.

- Oui

- Oui Monsieur

- Oui Monsieur, répond il avec un filet de voix étranglée par la crainte.

Matthieu le retourne sur le dos. Les bras bloqués par son propre corps, il est totalement à leur merci.

Il vérifie le bandeau sur les yeux, et assuré qu'il ne bougera pas et garantira leur anonymat, il vire sa cagoule.

Nicolas fait de même. Il est un peu pâle mais en le regardant, il reprend confiance et lui sourit.

- Quelle erreur…

- Je ne t'ai pas dit de parler.

- Pardon.

- Tu peux parler.

- Quelle erreur j'ai fait ?

- Tiens, tu as perdu ton accent de petite racaille ? tu l'as uniquement quand tu baises ?

- Hein ?

- Et quand tu es baisé, tu le retrouves ?

- Quoi ? quand je suis quoi ? eh, j'suis pas PD moi ?

- Tu es sûr de cela ?

- Putain, si je vous le dis…

- Ce n'est pas ce que les gens racontent ici…

- Quoi ? ils disent quoi ces connards ???

- Veille à rester poli, jeune homme, on ne dit pas connards mais voisins, et ce qu'ils disent, c'est que tu reçois beaucoup de garçons ici…

- Des mensonges, putain que des mensonges…

- Et que même le soir, il y a certains cris très…évocateurs qui filtrent à travers les murs…

- et vu tout le matériel ici, capotes, gels, DVD gays, magazines…, on a du mal à te croire.

- Ok, ok, oui j'aime bien les mecs, mais uniquement pour leur casser le cul.

- Ah bon, tu aimes casser du cul ?

- Oui, même que j'ai niqué celui de mon proprio ce matin. Je lui ai bien défoncé la rondelle à ce sale bourge…dit Kamel en souriant.

Matthieu arme son poing pour le lui coller dans la figure, mais Nicolas le retient en faisant « non » de la tête.

- En tout cas, dit Kamel, il n'est pas né celui qui pourra dire qu'il m'a déjà enculé, déclare t'il dans une ultime bravade

- Ca suffit maintenant, tu as déjà trop parlé.

- Alors, vous voulez quoi ? du fric ? j'en ai pas, vous voyez où je vis ?

- On se fout de ton fric, on en a plus que tu n'en auras jamais dans toute ta misérable vie.

- Alors quoi merde ?

- Reste poli…

- J'ai rien, rien à vous donner.

- Je sais que tu n'as rien à donner

- Alors quoi ?

- Nous allons prendre.

- Hein ?

- Nous ne voulons pas que tu nous donnes, nous allons nous servir nous même.

- Putain j'comprends rien.

- Ca arrive.

Et pour couper court à la conversation, Nicolas lui remet son bâillon.

Il pousse des cris étouffés puis s'immobilise, le souffle court, transpirant sa peur par tous les pores de sa peau.

Nicolas, d'un signe de la tête, fait comprendre qu'il faut passer à la phase 2. Matthieu acquiesce et monte à cheval sur Kamel.

Ce dernier pousse un grognement étouffé.

Il se saisit de sa chemise par le col et d'un coup sec, arrache tous les boutons, dévoilant son torse et son ventre.

Kamel se cabre, tente de se débattre. La main de Nicolas plaque son visage dans la couette.

- Tout doux l'étalon des banlieues, tout doux, ce n'est que le début.

Matthieu descend de son destrier d'un soir, et passe ses mains sur son torse. Il est beau mec, musclé sec et torse lisse. Malgré son esprit vengeur, il profite de ce corps exposé et soumis.

Puis il glisse ses doigts sur son ventre, palpant au passage ses abdos fermes.

Il arrive à la ceinture. Pendant que Nicolas le débarrasse de ses chaussures et chaussettes, Matthieu ouvre la boucle.

Kamel panique. Il cherche à botter du pied ces mains qui le déchaussent et par coup de reins et de hanches, à se débarrasser de ces mains qui ouvrent son pantalon.

Nicolas se déshabille entièrement pendant que Matthieu bloque Kamel dans ses mouvements désordonnés.

Totalement nu, Nicolas monte sur le torse de Kamel et se frotte lascivement les bourses sur le torse luisant de sueur de Kamel.

Celui-ci ne semble pas comprendre immédiatement d'où provient le chatouillement généré par les couilles de Nicolas sur ses tetons. Puis, d'un coup, il réalise qu'il a un homme nu à cheval sur lui et tente encore une fois par une ruade de s'en débarrasser.

Nicolas lui plaque les épaules au lit. Kamel ne bouge plus.

Matthieu se déshabille à mon tour. Il constate avec surprise que son sexe commence à bander. Sans doute la vue de la croupe de Nicolas…

Matthieu reprend la ceinture de Kamel et fait sauter les boutons de son pantalon d'un coup sec. Puis il tire le fut par le bas pour mettre Kamel en slip. Il porte un pauvre slip blanc en coton, informe, sans tenue, bouloché, baillant sous les couilles

Il glisse sa main dans son slip et trouve un sexe tout recroquevillé dans sa touffe, les couilles flasques, humides, un sexe bien loin de celui qui l'a pénétré de force ce matin. Matthieu lui malaxe le paquet dans son slip, mais n'arrive pas à le faire bander. La peur est le meilleur contraceptif…

- Tu vas bientôt connaitre le plaisir de faire la femelle, sale petite pute.

- Hummpf.

- Et tu vas bientôt connaitre les sensations de se faire défoncer le cul…

- MMMM

- Mais avant

- MMMMM

- Tu vas devenir une vraie fille….

- MMMMMM

- Sans un poil….

- MMMMMMM

- Toute lisse….

- MMMMMMMM

- Toute douce de la queue et du cul….

- MMMMMMMMM

- plus une trace de ta toison intime….

- MMMMMMMMMM

- Plus un poil autour de ton petit trou…

- MMMMMMMMMMM

- Comme une pute de porno….

- MMMMMMMMMMMM

- Comme une chienne…

- MMMMMMMMMMMMM

- Regarde, ou plutôt sens…

Matthieu passe sous son nez la bombe de mousse à raser qu'il a ramené, et dépose une goutte sous ses narines.

- De la spéciale épilation intime…comme ça tu ne seras pas irrité, tu apprécieras la délicatesse et le souci de ton hygiène intime….

Nicolas sourit et s'amuse avec son sexe à dessiner des figures virtuelles sur le torse de Kamel. Il bande de plus en plus fort, et passe son sexe raide sur le visage de Kamel.

Matthieu ressort sa main du slip de Kamel. Il est toujours tout mou du gland.

- Je vais te débarrasser de ton slip ma grande…

Il sort du sac un couteau, le glisse entre le slip et la hanche de Kamel. Celui-ci frémit d'effroi au contact froid de la lame sur sa peau. Matthieu bascule la lame et d'un coup sec, sectionne l'élastique du slip à droite, puis à gauche, et le slip glisse sur le lit.

Matthieu lui lève les fesses, et le débarrasse du morceau de tissu déchiré.

Kamel est désormais totalement nu, entièrement à leur merci.

Matthieu va dans la salle de bains, prend un gant humide, une serviette et le rasoir de Kamel.

Puis il étale la mousse sur la touffe de Kamel, une belle touffe serrée, drue, bien noire. Nicolas immobilise bien Kamel et Matthieu commence à scalper sa touffe.

- Arrête de bouger comme ça, je vais finir par te couper la bite….

Kamel s'immobilise. Matthieu continue mon rasage. D'un coup de serviette, il efface les dernières traces de mousse. Kamel a le pubis totalement lisse. Puis Matthiieu enduit ses couilles et son entrejambe de mousse et poursuis sa tonte.

- Voila, tu as un joli petit sexe d'ange tout doux tout lisse. Maintenant le plus dur, la rondelle.

- MMMMMM…

- Mais si, tu vas voir, le cul tout lisse, tout frais, plus un poil dans la douche, tu me diras merci plus tard.

Nicolas se retourne sur le torse de Kamel. Il saisit les chevilles de Kamel et lui écarte bien les cuisses, ouvrant l'accès à son cul.

Matthieu découvre la rondelle de Kamel, une rondelle velue, brune, serrée, sans doute vierge.

Il dépose une grosse noix de mousse sur son trou. Kamel tente de serrer les fesses, mais Nicolas veille et maintient ses cuisses bien ouvertes.

- Ne bouge pas comme ça, je risque de te couper les couilles….

Matthieu passe le rasoir en s'appliquant à bien lui tondre le trou qui se dévoile peu à peu, débarrassé de sa pilosité.

Après 5 minutes d'un rasage minutieux, le trou de Kamel apparait au grand jour, œillet marron tout fripé.

- Voilà, tu es toute belle ma grande, prête pour la fiesta de ce soir…

Nicolas relâche les cuisses de Kamel, qui retombent lourdement sur le lit. Délesté de sa pilosité virile, il apparait presque comme fragile.

Son sexe est encore plus rabougri qu'avant. Seul le gland circoncis semble sortir du ventre, et ses deux couilles lisses désormais forment un coussin de peau gonflé par les deux boules.

Matthieu range le matériel de rasage dans son sac, jette au sol le gant, la serviette et vient s'allonger à coté de Kamel.

- Alors, tu préfères te faire enculer par devant ou par derrière ? comme une fille ou comme un chien, dit-il en lui ôtant son bâillon ?

- Sale fils de pute !!! tu vas voir après ???

- Après quoi ? parce que tu crois que tu seras encore vivant après ?

- Hein ?

- Tu espères t'en tirer comment ?

Nicolas regarde son ami, inquiet.

- Tu vas mourir Kamel….

Nicolas se lève d'un coup et lui glisse à l'oreille :

- Tu fais quoi là ? il n'a jamais été question de le buter bordel !!!

- Mais non mec, t'inquiète. C'est une expression.

- Fais pas le con, au bout du monde ne veut pas dire n'importe où !!!

- Fais moi confiance, je veux juste qu'il découvre le plaisir de la pénétration anale.

- Putain vous dites quoi les mecs ?

- Monsieur, je te l'ai déjà dit…

- Je veux pas mourir…

- On meurt tous un jour, et toi, ce sera en jouissant…parce que tu vas jouir du cul, sans te toucher…une dernière giclée et hop, mort….

- Non, dit-il avec un début de sanglot dans la voix

- Mais si, mort de honte !!! honte de prendre ses partenaires d'un soir pour des trous à bite, des trous pour ta bite !!! honte de ne pas faire plus attention à ceux qui t'ont fait confiance, à ceux qui voulaient juste de l'amour, pas que du cul !!! Honte de ne chercher que ton plaisir, sans jamais apprendre à en donner, sans jamais chercher à partager !!! Honte de toi, de ce que tu es, un petit con qui ne pense qu'avec son gland!!! Quand nous en aurons fini avec ton cul, quand tu vas être rempli de sperme, quand ta rondelle va mettre 3 jours à se refermer, alors tu réfléchiras peut être autrement !!!

Kamel est en larmes sous son bandeau. Nicolas le regarde circonspect et rassuré à la fois.

- Comme tu ne m'as pas répondu sur ta position préférée, on va te faire tester les deux. Allez, on va commencer par devant. Tu veux commencer, partenaire ou je déflore le joli petit trou du cul de ce PD bientôt passif ?

- A toi l'honneur…

- Merci, c'est fort aimable. Allez Kamel, on ouvre ses cuisses et on se met en position.

Bien sûr Kamel ne s'exécute pas.

- Mets-y un peu du tien, sinon on en a pour la nuit, et je suis attendu pour diner…

- Sale bâtard…

- Remets lui son bâillon, de toute façon je ne vais ni l'embrasser, ni me faire sucer, donc pas besoin de sa bouche.

Nicolas lui enfourne son slip en bouche. Kamel respire fortement par le nez.

- Bien, je vais mettre une capote, pas pour toi, mais pour moi, comme je ne sais pas si les culs que tu as défoncés étaient sains, je veux bien te niquer, mais pas choper la chtouille…

Matthieu se caresse la bite, histoire de la redresser, enfile une capote, et l'enduit de gel.

Puis il fait signe à Nicolas de lui relever les cuisses.

La rondelle apparait de nouveau.

- Allez, on va tenter à sec, histoire que tu sentes bien passer ta première bite dans le cul, enfin de ce que tu dis…

Nicolas est assis sur le torse de Kamel, lui ouvrant au maximum les cuisses, et Matthieu se positionne, gland contre la rondelle.

Il commence à pousser contre le trou scellé. Bien entendu, Kamel résiste. Je pousse encore un peu plus fort. Le lubrifiant de la capote commence à faire son effet et le trou de Kamel s'écarte peu à peu. J'entends Kamel qui souffle comme un bœuf par les naseaux, au fur et à mesure que l'ultime défense de sa pseudo dignité cède face à la poussée de mon gland et que la douleur anale qui lui vrille le cul monte en puissance.

Matthieu recule un peu son gland, donnant l'illusion à Kamel qu'il relâche la pression. Il le voit relâcher son effort de contraction anale, et en profite alors pour pousser à fond sa bite dans son trou, qui surpris, s'ouvre d'un coup et le laisse le pénétrer.

Sa bite s'enfonce entièrement dans son ventre, happé par ce trou qui vient brusquement de céder. Matthieu pousse un râle de plaisir et de victoire.

Kamel hurle sa douleur à travers le bâillon et resserre son sphincter sur sa queue.

- Voilà, maintenant, tu sais ce que ça fait que d'être enculé par un connard !!! j'espère que tu as mal au cul, que ca te brûle les entrailles, que ca te déchire le cul, comme tu l'as fait tant de fois à d'autres. Mais ne te réjouis pas trop vite, tu vas encore avoir mal, parce que maintenant je vais te défoncer le cul.

Et joignant le geste à la parole, Matthieu commence à le pilonner de sa grosse queue avec vigueur. A grands coups de rein, il le pénètre à fond de cul, faisant claquer son ventre sur le sien. il lui assène des grands coups de bite dans son cul serré.

A chaque coup de bite, à chaque pénétration, Kamel gémit. Il se fait ravager le ventre par le chibre de Matthieu et son gland qui tape toujours plus fort dans son ventre. Sa rondelle est rougie par le frottement de la bite, qui sans relâche va et vient dans son cul.

Matthieu se saisit des cuisses de Kamel et lui bourrine le cul comme un marteau pilon.

Nicolas bande lui aussi comme un fou à la vue de ce spectacle. Il se branle la bite sur le ventre de Kamel. Matthieu l'invite à se lever pour qu'il puisse lui sucer la queue pendant que il continue de labourer le cul de Kamel.

Il a sa bite en Kamel et celle de Nico en bouche. L'excitation le gagne. Il va réussir à prendre son pied pendant qu'il se venge de ce matin.

Mais Nicolas veut aussi sa part de cul. Matthieu décule, le gland en feu, la bite rouge d'avoir limé frénétiquement le cul de Kamel.

Sa rondelle reste ouverte malgré l'absence de bite dedans. Nicolas enfile une capote, et vient se planter dans le cul ouvert de Kamel.

Celui-ci se cambre sous la pénétration en force de Nicolas. Parce que ce n'est pas le même gabarit que la bite de Matthieu. Il est monté 20*5 mais Nicolas frise les 23*6 et cette différence de taille semble être particulièrement importante pour le cul de Kamel.

Mais Nicolas n'en a cure. Il participe maintenant très activement à la vengeance et défonce le cul de Kamel avec encore plus de force et de hargne que Matthieu. Kamel semble avoir le souffle coupé par la baise de Nicolas. Matthieu lui enlève son bâillon pour lui donner un peu d'air.

- Alors, mon joli petit trou, tu aimes te faire enculer… ?

- Arrêtez…

- Mais pourquoi ? tu n'aimes pas te faire défoncer ?

- Ça fait mal !!!!

- Ah bon ? pour nous, c'est super bon, je peux t'assurer que nous prenons notre pied, hein mec ?

Nicolas le regarde, le visage rouge d'effort pendant qu'il ramone à fond le trou dilaté de Kamel.

- Oui, il est fait pour se faire enculer ce mec, d'ailleurs, regarde sa queue, c'est une queue de tafiolle ça, pas capable de bander…

Effectivement, le sexe de Kamel n'a pas grossi d'un centimètre. Il ballotte mollement au rythme des coups de verge de Nicolas sur son ventre.

- Tu as raison, mec, mais souviens toi, on lui a promis de le faire jouir du cul, alors, on va lui tendre un peu la queue.

- Oui branle le un peu, on verra bien, d'ici deux heures, il aura peut être une bite digne d'un homme, un vrai, un comme nous, plus comme lui…

Et joignant le geste à la parole, Matthieu empoigne la virgule de Kamel et commence à la masturber. Au début, il lui faut la pincer entre deux doigts pour la tenir et de d'autre main, faire un anneau autour du bout de chair molle pour le faire un peu coulisser.

Mais peu à peu, celui-ci se gonfle, se raidit, et après 5 minutes de branle, Kamel bande enfin.

- Oh non, j'veux pas bander, lâchez moi la bite bordel, vous avez déjà le cul…

- Qu'il est ingrat, va trouver deux volontaires qui s'occupent bénévolement de ton cul et de ta queue à la fois, et tout ça pour ton plaisir….

- Putain, vous me faites mal au cul.

- Oui sans doute, mais nous ça nous fait pas mal à la bite. Bon tu as vu comment c'était en missionnaire, maintenant on va te prendre en levrette.

- Non pas ça…

- Pourquoi donc ?

- Je ne veux pas.

- Mais pourquoi ?

- C'est...c'est dégradant comme ça pour un mec…

- Ah bon ? et tu as demandé cela avant à tous ceux que tu as pris en levrette

- Non, mais j'étais l'homme.

- Ah, tu étais l'HOMME !!! et bien maintenant, tu fais juste le trou à bite. Allez mec, sors de là qu'on le retourne.

- NOOOON !!!

Matthieu lui remet son bâillon. Nicolas décule, la bite en feu de sa lime déchainée et l'aide à retourner Kamel sur le ventre. Ils lui relèvent le fessier, et sans attendre, Nicolas écarte ses fesses, pointe la rondelle refermée, et d'un grand coup de queue, encule Kamel d'un coup.

Celui-ci se cambre, surpris par cet assaut rectal sans ménagement. Mais Nicolas s'en moque et reprend son pilonnage intensif. Il saisit les hanches de Kamel, plante ses ongles dans sa peau et commence à le limer à fond, trouvant encore la ressource d'accélérer le rythme.

Le corps de Kamel tressaute à chaque coup de butoir. Il a le visage empourpré de honte, d'humiliation, de chaleur. Matthieu constate en passant sa main sur son ventre qu'il bande encore plus fort qu'après sa branlette. Il sent même qu'il mouille abondamment. Il étale la mouille sur son gland décalotté, provoquant de soubresauts de sa queue à chaque caresse.

Matthieu maintient son érection en forme en matant Nicolas qui prend littéralement son pied à défoncer le cul de Kamel. Les fesses de ce dernier rougissent sous les coups de ventre de Nicolas.

Celui-ci d'un coup se raidit et Matthieu voit Nicolas retenir sa respiration et d'un coup, s'enfoncer encore plus loin dans le cul de Kamel. Puis dans un râle bestial, il se vide les couilles dans sa capote, et jouit sans retenue.

Il sort sa queue du cul de Kamel, et la rondelle est totalement à la circonférence de la queue de Nicolas.

Matthieu passe derrière Kamel et vient remplacer Nicolas. Sans aucune difficulté, il sodomise Kamel à fond de bite et commence à le limer avec des mouvements amples et larges du bassin. Dans un style différent de Nicolas, il ramone tout en souplesse le trou déformé de Kamel. Il semble d'ailleurs apprécié car il gémit à travers son bâillon, mais avec un gémissement de plaisir et non plus de douleur ou de honte.

Matthieu grimpe sur le cul de Kamel, ne gardant que sa queue comme point d'ancrage sur Kamel, en flexion sur les jambes.

Nicolas retire sa capote pleine de son sperme. Il s'apprête à la jeter, mais Matthieu lui fait signe de la garder de côté.

La position est certes agréable mais physiquement épuisante. Matthieu vient alors couvrir complètement Kamel, et lime son trou par le seul mouvement du bassin. Il en profite pour lui tâter la bite, constatant à la fois une raideur totale et un flux ininterrompu de liquide séminal.

Matthieu sent monter en lui l'orgasme. Il accélère le rythme dans le cul de Kamel. Il sait que je lui tape la prostate avec le gland et d'un coup, son cul se resserre sur sa bite et je sens son ventre qui se contracte. Il passe la main sur sa bite juste au moment où débute son éjaculation et recueille son sperme dans sa main. La douce chaleur de son jus l'excite au point de le faire jouir à son tour. Une vague de plaisir sans précédent le submerge et il me vide dans sa capote sans retenue.

Kamel s'effondre sur son lit, l'entrainant dans sa chute. Matthieu décule et roule sur le côté. Nicolas vient à ses côtés et l'embrasse tendrement.

- Alors, tu es satisfait ?

- Presque, encore deux choses et je tiens ma vengeance totalement.

- Ok je vais me rincer et me rhabiller.

- Je te rejoins dans 5 minutes.

Kamel reprend son souffle lentement. Matthieu lui enlève son bâillon.

- Alors Kamel, ne t'avais je pas dit que tu jouirais du cul… ?

- Putain c'est pas possible…je voulais pas…

- Tu vois, tu es fait pour être un enculé, tu peux jouir sans avoir limé, uniquement en ayant été limé.

- Et maintenant, vous allez faire quoi ?

- Maintenant, je vais te laisser deux souvenirs.

- Quoi, dit-il inquiet.

- Tout d'abord, maintenant que tu as eu honte par le cul tu vas avoir honte par le visage, dis-je en m'emparant de sa face.

Matthieu sort un gros marqueur rouge et sur une joue, trace un P et sur l'autre un D.

- Voilà, comme cela, tout le monde sera ce que tu es, et tu devras l'assumer. Remercie-moi, je t'aide dans ton coming out.

- Salaud !!!!

- Et pour ton info, cette encre sur la peau met environ 3 à 4 jours à s'effacer totalement, et sur certains types de peau, il reste toujours une trace après deux ou trois semaines. Il va falloir du temps, et je crois qu'ainsi, tu devras assumer tes choix.

- Je vais te….

- Tu ne vas rien faire du tout. Et l'autre cadeau, c'est pour ton cul, écarte tes cuisses

- Va te faire…

Matthieu reprend le couteau et plaque la lame sur ses couilles.

- Ecarte les cuisses si tu ne veux pas que je reparte moi aussi avec un souvenir très personnel de toi.

- Putain…

Il s'exécute. Matthieu récupère la capote de ce matin, prend celle de Nicolas et retire la sienne, encore chaude du limage intensif et du foutre qui l'emplit. Il les mêle et les noue entre elles. Avec deux doigts, il écarte la rondelle totalement assouplie de Kamel et lui fourre les trois capotes dans le cul, en poussant bien à fond et en s'assurant que rien ne dépasse pour faciliter le retrait.

- Qu'est ce que c'est ? qu'est ce que tu m'as mis dans le cul ?

- Un souvenir, Kamel, un souvenir. Tu vas être obligé de te fouiller le cul pour le trouver et le retirer…tu verras c'est super bandant de se tâter le cul, et si tu cherches bien, tu trouveras ton point G.

- Enculé !!!

- Non c'est toi. Allez, ce n'est pas que je m'ennuie, mais comme je te l'ai dit, j'ai un dîner en ville ce soir. Je ne te dis pas à bientôt, mais je penserai quand même très fort à toi.

- Mais tu vas pas me laisser comme ça, détache-moi bordel !!!!

- Tu veux rire ??? tu vas devoir te débrouiller, dis-je en lui remettant son bâillon.

Matthieu va dans la salle de bains retrouver Nicolas. Il s'est lavé, rhabillé. Il va dans la pièce principale et ramasse tout ce qui pourrait les identifier et surveiller Kamel. Matthieu se lave à son tour, se rhabille également et le rejoins.

Kamel tente de se retourner pour revenir sur le dos.

- Kamel, je vais être sympa avec toi, je vais te retirer ton bâillon. Où est ton portable ?

- Dans ma veste !!!

- Ok je le récupère. Maintenant, comme dans « qui veut gagner des millions », tu as trois jokers. Le 50-50, mais il est déjà utilisé, parce que tu es moitié un enculé, moitié un enculé. L'avis du public, et nous comme public, on t'a trouvé super comme trou à bite. Et enfin, tu as l'appel à un ami. Alors qui veux-tu appeler pour qu'il vienne te sortir de ce mauvais pas ?

- J'vais pas appeler un pote, vous êtes ouf !!!

- Alors tu vas mourir de faim et de soif sur ton lit, trois capotes dans le cul, et on te retrouvera tout sec sur le lit un jour, avec un gros PD sur le visage.

- Et comment veux tu que je téléphone avec les mains dans le dos ?

- Mec, dit Matthieu à Nicolas, retourne le sur le dos.

Nicolas s'exécute.

- Il reste de la corde ?

- Oui ?

- Attache-lui les pieds à chaque coin du lit qu'il ne risque pas de tomber en se débattant.

- NON !!

- Tu vois, on prend soin de ta santé et tu gueules…

Nicolas l'attache rapidement.

- Alors, qui j'appelle ?

- Je sais pas, putain, mais je peux pas me montrer comme ça à un pote.

- Tu vas te montrer tel que tu es réellement…

- Appelle Kevin

- Kevin, Kevin, dit Matthieu en fouillant le répertoire, ah voilà Kevin.

il fais signe à Nicolas de sortir.

- Voila, je vais composer le numéro. Ah ça sonne, Kevin…. Ah, Allô, Kevin. Non, ce n'est pas Kamel, je suis Jean Pierre Faucul et Kamel a besoin de vous pour se sortir d'un mauvais pas. Ne quittez pas, je vous le passe.

Il se penche à côté de Kamel, cache le micro, et lui dit :

- Je vais te le passer pour qu'il vienne te libérer. Je voudrais être petite souris pour voir comment tu vas lui expliquer cela, mais bon, ce n'est pas possible, alors…

Matthieu retire la main du micro.

- En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à t'enculer Kamel, vraiment, tu es un super coup au lit et je pense que tes potes seraient ravis de savoir à quel point ton cul est bon comme une chatte de femelle, en tout cas moi maintenant je le sais. Kevin, oui, c'est Jean Pierre, je vous passe Kamel, et je vous mets sur haut parleur parce qu'il va avoir du mal à tenir le téléphone, ne quittez pas.

Il actionne le haut-parleur, et pose le téléphone à côté de Kamel.

- Allez mon Kamelou, je t'embrasse, et je laisse la porte ouverte pour que Kevin vienne te voir.

Par le haut-parleur, Matthieu entend :

- Allô Kamel, putain c'est quoi ce délire ?

- Kevin, Kevin, putain viens vite à l'appart.

- Arrête je suis avec une meuf en train de …

La suite ne l'intéressant pas, Matthieu quitte l'appartement en veillant à ne pas claquer la porte comme promis et part rejoindre Nicolas qui l'attend sur le trottoir en bas, en train de fumer une cigarette.

- Tu fumes toi ?

- Oui parfois quand je fais des choses hors norme.

- Viens on avance…

- Quelle histoire de oufs !!! mais putain quel cul ce mec, j'ai vraiment pris mon pied !!!

- J'en suis heureux, et je te remercie de ton amitié et de ta confiance en moi. Merci de m'avoir aidé à laver mon honneur.

- Tu es terrifiant dans la vengeance Matthieu !!! J'ai vraiment cru que tu allais le buter.

- Mais non, pourquoi veux tu que j'abrège ses souffrances. Je ne lui donne pas deux jours pour me dire qu'il rompt le bail.

- Tu crois.

- J'en suis certain, allez monte, je t'invite à diner, et après, on ira chez moi. J'ai envie de faire l'amour, mais le vrai amour.

La suite des évènements allait en décider autrement. Mais le lendemain, alors que Nicolas passe le voir à la maison, son portable sonne

- Allô ?

- Oui bonjour, on ne se connait pas je suis Kevin, un pote de Kamel votre locataire.

- Oui, bonjour.

- Euh, je vous appelle parce que Kamel va devoir quitter Paris et il voudrait rendre son appartement.

- Ah bon, ok, mais quand puis je le rencontrer ?

- Euh, en fait, il a quitté Paris hier soir.

- Ah Bon, mais rien de grave ?

- Non, mais il a besoin de se mettre au vert.

- Très bien, alors qu'il m'envoie une lettre pour rompre le bail. Bien sûr je garderai la caution pour rupture anticipée de son fait.

- Ok je lui dirai.

- Merci. Bonne journée, et mon meilleur souvenir à Kamel.

- AU revoir Monsieur.

- Au revoir.

Nicolas se retourne vers Matthieu avec un sourire béat.

- Deux jours, tu t'es bien planté. Deux heures oui...

- En tout cas pour la prochaine location, je prends une fille. Vu mes attirances actuelles, elle ne risque rien….

13- LA DOUBLE PEINE DE KAMEL

Après le départ de ses deux violeurs, Kamel se retrouve seul, nu sur son lit, encore entravé, les mains attachées dans le dos.

Au téléphone, il explique à Kevin qu'il doit venir rapidement pour l'aider. Il ne souhaite pas donner de détails sur son besoin, blessé dans son orgueil de mâle baisé…

Kevin arrive rapidement. Mais il n'arrive pas seul. 3 copains l'accompagnent. Il les a fait venir car il était inquiet pour son copain.

Quand ils entrent dans l'appartement, Kamel est sur le lit. Il s'est endormi, épuisé par la double baise subie auparavant.

Ses copains le découvrent nu, attaché sur son lit, un gros PD tracé au feutre rouge sur son visage.

Kevin ne peut s'empêcher de mater la bite de son pote et remarque qu'il est intégralement rasé. La vue de ce sexe mou, sans poils l'excite. Une folle envie de le toucher le prend.

- Eh les mecs, vous avez vu comment il est dit Bachir, un jeune rebeu de 19 ans. On a l'impression qu'il a fait un truc de…comment qu'on dit … Salo maso…

- Sado Maso, ducon, rétorque David, un Céfran de 21 ans.

- Putain, ca me file la trique de le voir a oualpé comme ça, dit Kevin en rigolant.

- Mais qu'est ce qu'il fout comme ça ?

- Je dirais qu'il s'est fait niquer, répond Kevin.

Bachir a les yeux fixés sur le cul de Kamel. Il ne l'a jamais dit à ses potes mais il est puceau. Lui, c'est les mecs qui l'attirent, et Kamel ainsi sous ses yeux est un supplice. Il sent que son slip se remplit et se tend, et il tente de cacher la barre qui se dessine sous son jogging

Kevin lui aussi est excité par ce spectacle incongru. C'est la première fois qu'il voit un mec ainsi, totalement à la merci du premier venu.

Bachir involontairement, se caresse la braguette. David l'aperçoit.

- Eh Bachir, ca t'excite hein !!! vas y touche z'y le cul, profites en !!!

- Quoi ? QU'est ce que tu racontes ? Ca m'excite pas du tout, dit il en rougissant. J'suis pas un Pd comme toi, c'est toi qu'as la trique !!!

- Tiens ramène ton cul je vais te la faire sentir ma trique dans ton petit cul serré !!!

- Eh les mecs, ça va, fermez la, dit Kevin, qu'est ce qu'on fait ? on le réveille ?

- Non, on le baise !!!

Jonathan n'avait rien dit encore. Il était resté en retrait, regardant en silence le spectacle du corps offert de Kamel. C'est un mec de 23 ans, sportif, musclé, imberbe, et bi.

Les 3 autres se retournent vers lui, interloqués par sa réponse, et découvrent Jonathan la bite à la main en train de se masturber, la queue juste sortie par la braguette.

Bachir n'en croit pas ses yeux. La bite de Jonathan lui semble monstrueuse. Il est au supplice, car voir deux bites à la fois de deux de ses potes, c'est trop pour lui…

- Qu'est ce que tu fous Jonathan ? lui demande Kevin.

- Bah tu vois je me prépare la bite

- Mais t'es ouf, c'est notre pote, je disais ça pour déconner.

- Bah moi quand j'ai un trou à dispo pour ma bite, pote ou pas pote, j'en profite pour tirer un coup. Et vu qu'il a déjà été travaillé son trou, ça va être du beurre.

- Non on peut pas faire ça, c'est déguelasse

- Qu'est ce qui est dégueulasse ?

- Tu vas mettre ta bite dans son cul ? dit David

- Eh, regarde, y a pas grand-chose à craindre, on dirait que d'autres sont venus lui nettoyer le cul avant nous.

- Oui mais,

- Putain les mecs faites chier !!! j'ai envie de tirer un coup, je nique Kamel c'est tout, allez poussez vous de là. Bachir, aide-moi à lui redresser le cul, et après que je l'ai baisé, tu pourras te servir !

- Oh ta mère, j'suis pas PD

- T'es pas PD ? Mon cul oui, regarde ton fut, t'es tellement excité que tu mouilles et que ca transperce !!!

Bachir ne peut s'empêcher de regarder l'endroit désigné par Jonathan, et constate avec effroi et honte qu'effectivement, une tache plus sombre s'est formée sur le devant de son jogging déformé par son érection.

- Alors t'es pas PD mais tu mouilles quand t'as un mec à poil devant toi et un autre qui se branle ??? arrête ton char, man, aide-moi plutôt.

Jonathan s'approche du lit et sans ménagement place Kamel sur le ventre et lui relève le postérieur.

Ce mouvement réveille Kamel en sursaut. Il aperçoit Kevin.

- Ah mec t'es là, c'est cool !!! vas y détache moi…

- Dans 5 minutes mec, dans 5 minutes, pour l'instant, donne ton cul, dit Jonathan derrière lui.

Kamel tourne la tête et aperçoit Jonathan le froc et le slip baissés à mi cuisses, la queue raide derrière lui en train de se positionner face à son cul.

- Putain Jonathan, tu fais quoi là ? dit Kamel avec effroi.

- Bah tu vois, répond Jonathan en posant son gland sur la rondelle de Kamel, je t'encule, rajoute t'il en joignant le geste à la parole. Et d'un grand coup de rein, il pénètre Kamel à fond

Ce dernier hurle de surprise et de douleur. La bite de Jonathan le transperce et enfonce dans son ventre les 3 préservatifs laissés par Matthieu.

Jonathan sent aussitôt les morceaux de latex. Il décule et fourre deux doigts dans le trou de Kamel pour extirper les capotes souillées.

- Putain, les salauds, ils ont laissé leur matos dans sa chatte !!! c'est degueu !!!

Il sort les 3 capotes et les balance sur le sol.

- Voilà c'est mieux comme ça, allez, on y retourne, dit il en enculant de nouveau Kamel à fond

Deuxième cri de douleur. Le cul de Kamel, vierge avant cette soirée, souffre de ces assauts anaux répétés et non désirés.

Jonathan pousse un râle de plaisir en tapant le fond du cul de Kamel avec son gland.

- Humm putain, t'as un bon p'tit boule toi, j'aurais du te niquer plus souvent avant si j'avais su que t'aimais la bite…

Bachir glisse sa main dans son jogging puis dans son boxer. Il saisit sa verge vierge et commence à se masturber dans son boxer, le souffle court, l'œil brillant d'excitation. C'et la 1ère fois qu'il assiste à un acte sexuel en live, et il ne perd pas un instant de ce spectacle inédit.

David regarde aussi son copain emboité dans le cul de son autre pote. Malgré lui, sa queue commence elle aussi à s'éveiller et à se tendre dans son slip.

Kevin, quand à lui, est partagé entre la volonté de mettre fin aux tortures de son ami et l'envie d'y participer. Il n'a pas oublié que Kamel lui avait un jour piqué sa copine, et il sent remonter en lui le ressentiment qu'il avait eu ce jour là.

- Putain Kevin, aide moi, et vous les autres, sortez le de mon cul, dit Kamel en grimaçant sous les coups de boutoir de Jonathan.

Celui-ci lime à grands coups de bite le cul de Kamel. Lui tenant fermement les hanches, il le pénètre à fond avant de ressortir entièrement sa queue, et de la replonger aussitôt dans le trou de Kamel.

Kamel est coincé. Une queue dans le ventre et trois copains, au regard lubrique, qui ne semblent pas décider à intervenir. Au contraire, il semble même qu'ils choisissent de participer à son second calvaire de la soirée.

En effet, il constate avec stupeur que Kevin commence à se dessaper. D'abord le haut, laissant apparaitre son torse poilu, puis le fut, et enfin le boxer qui libère la queue bandée et gluant de mouille.

Bachir, voyant Kevin se dessaper totalement, accélère sa masturbation dans son boxer. David le regarde puis s'approche de lui, et sans le prévenir, lui prend le visage entre les deux mains et lui roule une énorme pelle.

Surpris, Bachir bascule sur le lit, entrainant avec lui David qui s'étale contre son corps, torse à torse, bite contre bite. Bachir ouvre ses cuisses, accueille David entre elles. David se frotte le pantalon contre le sexe de Bachir dans un simulacre de coït.

Kamel n'en croit pas ses yeux. Il est en train de se faire ramoner le cul, deux de ses potes se roulent des pelles et s'astiquent la queue à ses cotés et Kevin, l'ami appelé à la rescousse, et à poil devant lui et se masturbe devant son visage.

- Eh Jonathan ! nique le par devant que je puisse lui foutre ma bite dans la bouche, dit Kevin en se branlant.

- Oui si tu veux, pas de souci, de toute façon après, il faudra qu'il me nettoie la bite.

Jonathan décule, et retourne Kamel sur le dos. Les bras toujours attaché, celui-ci ne peut rien faire et doit subir de nouveau les assauts rectaux de Jonathan qui vient de lui écarter et relever les cuisses sans ménagement.

Nouvelle pénétration sans précaution. Malgré le limage en règle, la bite de Jonathan semble faite de fer rouge, et un nouveau cri sort de la gorge de Kamel.

Kevin lui glisse alors la bite dans la bouche et le son s'étouffe dans la gorge désormais pleine de Kamel.

La bite de Kevin s'enfonce à son tour entre les lèvres de Kamel qui ne peut plus rien dire ou faire.

Jonathan, tout en sodomisant Kamel, se penche vers Kevin et l'embrasse, alors que Kevin fait coulisser sa queue dans la bouche de Kamel.

David et Bachir regardent leurs deux potes profiter de tous les trous du 3ème. Bachir a du mal à se contrôler. Ses mains courent partout sur le corps de David, pinçant ses tétons, malaxant ses fesses, pelotant le paquet moulé dans le fut de son amant du soir.

David se redresse, relève un peu Bachir et lui enlève son T-shirt. Puis le saisissant à la ceinture, il tire d'un coup sec sur le jogging, entrainant avec le boxer détrempé de Bachir.

Bachir se retrouve à poil en moins d'une minute. Son sexe raide vient claque sur ses tablettes de chocolat. Les trois autres potes découvrent le sexe de leur ami et n'en reviennent pas. 23 cm de queue pour un mec aussi mince et fluet !!! Sa bite est énorme et donnerait presque des complexes aux autres.

Bachir rougit de sa situation. C'est la première fois qu'il se présente nu et bandant devant ses potes. Sa gêne est évidente, mais on lit aussi de la fierté dans son regard quand Jonathan, qui se pensait le mieux membré de tous, le flatte sur sa queue.

- Putain, mais tu nous avais caché ça mec, petit gabarit mais grosse, très grosse bite. Kamel, tu as de la chance, tu vas avoir droit à un ramonage à fond !!!!

Kamel ne peut rien dire, la bouche envahie par le sexe de Kevin.

Jonathan sent déjà monter les signaux de l'orgasme. Il accélère sa sodomie, faisant claquer ses couilles contre Kamel.

David se dessape à son tour. Kevin, Bachir, Kamel et lui sont désormais totalement à poil.

Il saisit le sexe de Bachir pour l'enfourner dans sa bouche.

Ce premier contact sexuel bande tous les muscles de Bachir à l'extrême. Pour un dépucelage, c'est un scénario de rêve. Il est sucé, assiste à un bel enculage et une belle pipe. Il caresse avec fébrilité le corps de David d'une main et de l'autre, saisit la bite molle de Kamel. Il commence à le masturber, et malgré sa douleur anale, la queue de Kevin dans sa bouche et son humiliation, Kamel ne peut s'empêcher de bander et de mouiller.

David s'active sur la verge de Bachir, le nez dans sa touffe brune ; Bachir branle Kamel ; Kamel suce Kevin, Jonathan encule Kamel. Le studio commence sérieusement à sentir le mâle en rut et en action.

Jonathan, dans un grand cri, lâche sa purée sur le ventre de Kamel, inondant les doigts de Bachir de son sperme épais et chaud.

- Ah la vie de sa mère, quel cul tu as mon petit Kamel !!! J'ai jamais pris mon pied comme ça !!! Allez Bachir, à toi, viens tremper ta bite dans son trou !!!

Bachir relâche la queue baveuse de Kamel. Doucement, il invite David à relâcher son étreinte buccale sur son sexe affolé par tant de nouveaux plaisirs et se redresse.

Il se sent nerveux, stressé. Ca va être sa première fois, sa première pénétration, il va enfin savoir !!!

Jonathan se dessape rapidement pour être à poil comme ses potes. Sa queue se ramollit et de son gland suinte les dernières gouttes de sperme.

Kevin est remplacé par David dans la bouche de Kamel, qui découvre à quel point la bite de son ami est épaisse, pas très longue mais large avec un gros gland qui lui tape la glotte.

Bachir vient se placer entre les cuisses de Kamel. Il lui relève doucement les cuisses. Et là découvre l'anus ouvert de Kamel. Ce trou brun foncé l'appelle, l'invite à venir le pénétrer. Il avance son corps vers Kamel. Ses genoux tremblent d'excitation et d'appréhension. Sa verge, encore humide de la salive de David, vibre toute seule. Son gland suinte de mouille.

Il saisit les cuisses de Kamel pour les tenir bien écartées et pointe son bas ventre en avant, faisant de son gland le fer de lance de cette nouvelle conquête.

Il veut pénétrer Kamel sans guider son sexe de ses mains. Il pos son gland sur l'orifice qui se referme peu à peu et pousse. Son gland dérape, vient taper sur les couilles de Kamel. Il se repositionne, pousse de nouveau et glisse encore.

Il ferme les yeux, respire un grand coup. Il est nerveux, empressé de pénétrer ce cul, trop pressé peut être. Il replace une 3ème fois son gland, modifie un peu l'angle de pénétration. Son méat se cale dans le petit orifice resté ouvert sur la rondelle de Kamel. Avec une poussé progressive, il appuie sur la rondelle. Son gland s'écrase un peu puis se durcit. La lutte entre le gland et la rondelle a commencé.

Bachir accentue sa pression. Il sent que son gland va encore s'échapper. Il bouge un peu pour se replacer rapidement et pousse à nouveau. Et enfin, il sent puis voit son gland lentement disparaitre dans les plis anaux de Kamel. Millimètre par millimètre, son gros gland entre dans le cul de Kamel.

Puis c'est un, deux, cinq centimètres qui s'enfoncent et d'un coup, la rondelle s'avoue vaincue, et de guerre lasse, s'ouvre pour laisser pénétrer son vainqueur.

Le gland de Bachir s'enfonce jusqu'à l'ourlet. Surpris d'être enfin en Kamel, Bachir stoppe sa poussée et découvre les premières sensations de la pénétration.

La chaleur. La moiteur. La douceur. Le contact du gland sur la paroi anale. Les palpitations du cul de Kamel. Le sang qui tape dans sa verge. La douce caresse du sexe contre le boyau. Tout cela, il le ressent à la fois séparément et en même temps. Une explosion de sensations nouvelles lui ravage le ventre et le sexe et il aime ça.

David, Jonathan et Kevin se sont arrêtés dans leurs différentes activités avec Kamel pour le regarder. Inconsciemment, ils sentent que c'est un moment crucial dans la vie de Bachir, car la palette d'émotions qui animent son visage et son corps trahit l'aspect crucial de cet instant où Bachir cesse d'être un ado et devient un homme.

Bachir, lui, reste concentré sur sa pénétration. Ses sens se sont habitués à ces premières émotions d'homme. Il pousse un peu plus avant son chibre dans le ventre de Kamel. Son gland s'enfonce dans le ventre chaud et humide de Kamel. Peu à peu, tout son sexe disparait et glisse dans le cul de son ami. Il veut une pénétration lente, inoubliable, profiter de chaque sensation que lui transmet chaque cm² de son sexe.

Enfin, son pubis vient s'appuyer contre Kamel. Sa touffe brune vient se coller aux couilles de Kamel. Il pousse encore un peu, arrachant à Kamel un soupir de contentement. Ce dernier a aimé cette pénétration car pour la 1ère fois de la soirée, le pénis qui l'a pénétré l'a fait en douceur. Et les 23cm de Bachir n'ont rien à voir avec la bite du mec qui l'a violé ce soir.

Bachir n'ose pas bouger. Mais il sent en lui que de nouvelles sensations vont venir avec le va et vient qu'il va donner à son sexe.

Il ressort peu à peu son sexe, puis son gland, et replonge délicatement dans le ventre de Kamel. Ressort, rentre, ressort, rentre, ressort, rentre. Peu à peu, le rythme s'accélère. La queue glisse de plus en plus vite dans l'anus de Kamel. L'excitation monte au même rythme. Les sensations se multiplient. Le chatouillement du gland, le picotement de la verge, le contact sec des couilles de Bachir sur les fesses de Kamel, tout cela incite Bachir à aller toujours plus loin, toujours plus vite.

Il sent déjà monter l'orgasme en lui. Mais contrairement à celui provoqué par ses branlettes, c'est une lame de fond qui arrive du plus profond de son ventre. Il sent son ventre qui se prépare à expulser sa semence d'un coup.

Mais il veut encore profiter de cette sodomie. Il est trop tôt pour jouir. Alors, il module le rythme de ses allées et venues, temporise quand il sent que son ventre va exploser, accélère pour retrouver ces sensations uniques et fugaces.

Occupé à apprendre à limer et à durer, il ne voit pas Kevin qui vient se placer derrière lui, la verge bandée au maximum. Le spectacle du dépucelage de Bachir lui a chauffé tous les sens au rouge, et lui aussi, il veut ressentir ce que ressent Bachir dans le cul de Kamel, et il veut le vivre dans un trou vierge, serré, intact. Il veut le cul de Bachir.

Alors que celui-ci est dans une phase plus calme, Kevin se penche sur son dos et lui murmure à l'oreille :

- Bachir, je vais t'enculer pendant que tu encules Kamel.

Bachir a l'esprit embrumé, totalement concentré sur son sexe. Il répond :

- Oui Kevin encule moi.

Celui-ci récupère le tube de gel gisant au sol, et étale une grosse dose sur l'anus de Bachir, qui frémit et gémit, à la fois à cause du plaisir ressenti par sa queue, mais aussi parce que les doigts de Kevin, explorant et déflorant sa rondelle, génèrent de leur côté un flot de sensations nouvelles.

Kevin travaille le cul de Bachir au rythme des allées et venues de ce dernier dans le cul de Kamel. Un puis deux doigts travaillent le muscle vierge. Quand la rondelle est bien souple, prête a priori à accueillir sa saillie, Kevin enduit son gland de gel, immobilise d'une main entre les omoplates Bachir, enfoncé à fond dans le cul de Kamel, et pousse son gland dans le celui de Bachir.

La rondelle de Bachir s'ouvre sans problème, accueillant volontiers le sexe fin de Kevin qui s'enfonce totalement et d'un coup dans le ventre. Bachir se raidit sous cette pénétration et enfonce encore plus loin son propre sexe dans le cul de Kamel.

Kamel gémit sous ce nouvel assaut. Le gland de Bachir pousse tellement fort qu'il a l'impression qu'il va tout arracher sur son passage.

Les poils pubiens de Kevin viennent chatouiller la raie de Bachir. Il commence à coulisser peu à peu, et accrochant les hanches de Bachir, il l'entraine dans son mouvement et dans son rythme.

Peu à peu, les deux amis coordonnent leurs mouvements et quand Kevin pénètre Bachir, Bachir pénètre Kamel.

Les 3 amants sont unis par le même mouvement. Des gémissements, des cris de plaisir ponctuent les allers-retours, et c'est en parfaite osmose qu'ils font l'amour.

Jonathan et David regardent avec envie le trio sodomite. David place alors sa queue devant la bouche de Kamel qui volontairement vient le sucer.

Jonathan empoigne le sexe ramolli de Kamel et le masturbe de nouveau, tout en essayant de redonner vigueur à son propre sexe.

Pris dans son élan, Kevin fait déculer Bachir. Kamel en profite alors pour demander à être détaché, ce que Jonathan fait aussitôt.

Retrouvant sa liberté de mouvement, Kamel en profite pour se positionner de façon plus confortable, et rappelle Bachir, toujours sodomisé par Kevin, à lui reprendre le cul.

Bachir s'exécute sans se faire prier et le trio se reforme.

Kamel, les mains libres, saisit d'une le sexe de David pour mieux le guider dans sa bouche et de l'autre, masturbe la bite de Jonathan qui se redresse peu à peu, ce dernier continuant de masturber Kamel.

Les cinq jeunes mâles sont maintenant dans une parfaite harmonie sexuelle. Pas un sexe n'est oublié, pas un trou.

La pipe de Kamel sur le sexe de David finit par faire son effet. Dans un ultime réflexe, il sort son chibre juste avant d'éjaculer 5 jets de foutre sur le visage et le torse de Kamel.

Jonathan a retrouvé toute sa raideur et la main experte et très active de Kamel déclenche à nouveau sa jouissance et son jus vient se mêler à celui de David sur le torse de Kamel.

En jouissant, Jonathan a contracté ses doigts autour du sexe raide de Kamel. Sous l'action conjuguée de cette pression et d'un coup de bite appuyé de Bachir dans son ventre, Kamel vide ses couilles d'un coup, et s'inonde le ventre de son jus épais.

Kevin lime avec ardeur maintenant le cul de Bachir. Il regarde tous ses potes jouir et par mimétisme, et parce que le cul de Bachir l'a amené aux portes du bonheur, il décule et se précipite pour jouir dans un ultime mouvement de branle manuelle sur le ventre de Kamel.

Les jus blancs et chaud des 4 amis se mêlent. Bachir sent ce parfum de sperme lui envahir les narines et dans un dernier coup de rein, enfonce son sexe le plus loin physiquement possible dans le cul de Kamel.

Il accepte enfin de libérer l'orage orgasmique qui se préparait dans son ventre. La Vague intérieure est monstrueuse et submerge tous ses sens.

Elle arrive au gland au moment où Bachir ressort sa verge, et telle une bouteille de champagne qui explose sous la pression, son sperme jaillit du méat avec une force insoupçonnée. Un long jet blanc s'élève au dessus de Kamel, puis s'écrase sur le torse en éclaboussant tous les comparses. 4 autres jets surgissent du gland, noyant de foutre le ventre, puis la bite, ensuite les couilles et enfin le trou encore béant de Kamel.

Totalement tétanisé par le plaisir et l'orgasme exceptionnel qu'il vient de vivre, Bachir sent tous ses muscles se bander pendant l'éjaculation. Et juste après, tout se relâche et Bachir s'effondre sur Kamel, étalant les 5 spermes entre son corps et celui de Kamel.

Pendant plusieurs minutes, le temps semble suspendu. Seules les respirations haletantes des 5 amants troublent le silence.

Puis peu à peu, chacun reprend ses esprits, se redresse, se relève.

Ils récupèrent leurs slips, leurs boxers et se rhabillent en silence.

Seul Kamel reste nu, le corps maculé de sperme.

Les 4 amis sont maintenant rhabillés et contemplent Kamel, et aucun n'ose parler. Au-delà du plaisir qu'ils viennent de partager, ils se sentent néanmoins coupables d'avoir abusé de la position de faiblesse dans laquelle ils avaient trouvé leur ami.

C'est Kamel qui rompt le silence :

- Vous êtes tous des ordures !!! vous n'avez pas hésité à me baiser le cul alors que je ne pouvais pas me défendre, bande de salauds !!! je me suis fait violer par 2 mecs et je me refais niquer par 4 potes !!! bravo les mecs !!!

- Ecoute Kamel, commence Kevin …

- - Ta gueule, je n'ai pas fini !!! je devrais tous vous buter avec un coup de flingue dans le cul.

- Kamel…

- Ferme la, Jonathan !!!

- …

- Fermez la tous !!!

- …

- Mais putain que la baise de Bachir était bonne !!! et rien que pour avoir vécu ça, je vais vous pardonner, et Bachir….

- Oui Kamel, répond Bachir tout penaud.

- Quand tu veux tu reviens me baiser !!!

- …

- C'était le pied !!!!

- Merci Kamel.

- Maintenant Cassez vous, et un conseil aux trois autres, une fois que j'aurai trouvé un autre appart, prenez garde à votre cul, parce qu'à un moment ou à un autre, je vais vous le transpercer de ma queue, et vous allez gueuler, sauf toi Bachir, tu seras le seul qui pourra m'enculer !!!

Les 4 comparses se regardent confus après ce sermon !!! Puis Bachir s'avance et dépose un baiser sur les lèvres de Kamel avant de sortir du studio suivi des 3 autres.

Kamel, se retrouve seul, nu, le corps couvert de sperme, dans un appartement sentant la sueur et le sexe.

Il retrouve un vieux paquet de cigarettes, lève un store, allume sa clope et s'accoude à la balustrade, totalement nu, se détachant dans la lumière de son appartement par la fenêtre.

- Putain !!! quelle journée !!! 6 mecs pour moi !!! mon record je crois !!!

A la fenêtre en face de chez lui, un jeune homme l'observe avec assiduité. Kamel le remarque. Il est aussi totalement nu. Fin, bien fait et dessiné, brun, il doit avoir 18 ans. Et il est en érection. Kamel sourit.

- Non, en fait, je crois que je vais battre mon record ce soir !!!

D'un signe de la main, il invite son voisin à le rejoindre.

Trois minutes plus tard, la sonnette de l'interphone retentit :

- Bonsoir, c'est Arnault.

- 1er étage…

Kamel raccroche le combiné.

- Et c'est reparti pour un tour, dit-il en ouvrant la porte à son nouvel amant…

14- LE VIOL DE ROMAIN

Je regagne le métro pour rejoindre mon domicile. Arrivé chez moi, je me déshabille, me glisse dans mon lit et m'endort en 10 secondes.

Le lendemain matin, le réveil est douloureux. Pas seulement au niveau de la tête, dans laquelle mon cerveau semble s'être décidé à jouer de la grosse caisse, mais tout mon corps me rappelle les galipettes de la veille.

Je laisse couler l'eau chaude sur mon corps pour me détendre sous ma douche, manquant de me rendormir. Je me fais violence pour m'extraire de la douche et m'habille rapidement.

Au bureau, j'ai l'esprit encore embrumé de la vapeur de la douche et des folies nocturnes. Je pense à Matthieu à chaque instant.

En allant fumer une cigarette, j'essaie de l'appeler, mais je tombe sans arrêt sur sa messagerie. Je décide de lui laisser un message après 4 appels infructueux.

- Salut Matthieu, c'est Romain. Juste pour te dire que je pense à toi.

La journée se déroule sans accroc, mais Matthieu me manque. Ne souhaitant pas rentrer directement chez moi, je décide d'aller me promener dans Paris.

Après avoir dîné rapidement, mes pas m'entrainent vers le quartier des Halles. Les rues sont calmes, et peu de passants se promènent.

En regardant ma montre, je réalise qu'il est près de 23h00 et qu'il serait temps que je rentre.

Je décide de couper par une ruelle un peu sombre pour regagner plus vite le Forum et la station de RER.

Alors que je passe devant un porche sombre, j'entends une voix qui m'interpelle :

- Eh mec, t'as pas du feu ?

Je m'arrête, surpris par cette voix.

Deux mecs, la vingtaine, clope éteinte au bec, sont planqués là. Le genre racaille de banlieue comme il en traine souvent autour de ce quartier. Jean RG512, T-shirt Kaporal 5, la ceinture avec la grosse boucle D&G dorée et le boxer Armani sport. Plutôt bien foutus avec les pecs bien moulés par leurs t-shirt. Dans d'autres lieux, je serais volontiers parti à l'assaut…

Je souris, pour mieux masquer une légère angoisse que je sens naitre au fond de moi.

- Euh, je dois avoir ça dans mon sac, un instant.

Je glisse ma main dans la poche extérieure et trouve mon briquet. Pressé de repartir, parce que pas très rassuré malgré tout, je ressors ma main avec précipitation et en même temps que j'extrais mon briquet, je fais tomber deux préservatifs au sol.

L'un deux se baisse pour les ramasser.

- Eh mec, tu veux nous allumer la queue ou la clope ? dit il avec un rire gras.

- Désolé, tenez, voila du feu…

- Remarque maintenant qu'ils sont sortis, on va pas les ranger, me dit le plus grand avec un rictus lubrique sur le visage.

- Gardez-les si vous voulez !!!

Je sens que la situation m'échappe de plus en plus vite quand le plus costaud des deux vient se placer derrière moi.

- Remarque Dylan, t'as raison. On pourrait les utiliser tout de suite, je suis certain que le monsieur ne dira pas non. Regarde le, il n'a pas une tête à bouffer de la chatte lui…

- Oui, T'as raison David, je pense qu'il préfèrerait une bonne grosse teub bien épaisse… comme les nôtres, dit il en se caressant ostensiblement le paquet de manière obscène.

Je regarde ahuri le Dylan en question.

- Non mais ça ne va pas les mecs ??? vous me faites quoi ?

- Là rien encore mais dans deux minutes, tu vas la sentir profond !!! me répond le plus grand en me poussant dans les bras de Dylan.

Celui-ci m'enserre fortement et m'entraine sous le porche glauque.

J'essaie de me débattre, mais Dylan me plaque contre le mur lépreux et défraichi. Je ne fais pas le poids et Dylan est plus fort que moi

Aussitôt après, je sens les mains de David qui m'arrachent presque ma boucle de ceinture et ma fermeture éclair.

En un instant, je me retrouve cul à l'air, le fut et le boxer sur les cuisses.

David me glisse deux doigts entre mes fesses et vient fouiller sans ménagement mon anus serré. Il me fait mal en cherchant à doigter. Je gueule de douleur et de rage.

- Putain les mecs arrêtez vos conneries, je….

Dylan plaque sa main sur ma bouche, étouffant mes protestations

- Ta gueule sale PD, tu la fermes ou je te coupe les couilles avec ça, dit-il en exhibant un couteau à cran d'arrêt !!

- Oui laisse toi faire, tout à l'heure tu vas gueuler de plaisir quand tu auras senti ma teub de défoncer ton petit trou. Tu vas savoir ce que c'est qu'un keum bien membré.

Les doigts de David finissent par me pénétrer. J'ai le cœur qui chavire de dégout face à cette intrusion. Il me fouille le cul sans retenue, m'élargissant la rondelle avec force.

De son côté, Dylan me retient toujours d'une main et de l'autre, ouvre son fut et sort sa queue mi bandée. Je découvre un engin déjà conséquent, circoncis et qui prend de l'ampleur à vue d'œil pour se montrer enfin raide et énorme. Je frémis d'effroi en voyant ce mandrin de chair.

- Vas-y, viens la sucer dit il en me forçant à me courber vers sa queue raide.

Je tente encore de résister, mais il me décoche une gifle derrière la nuque.

- Suce la je te dis et applique toi ou tu vas le regretter…

A contre cœur, j'ouvre la bouche qu'il envahit d'un coup avec son chibre, l'enfonçant au fond de ma gorge.

Un haut le cœur me soulève le ventre, et je manque de vomir. Son sexe pue l'urine et le sperme et manifestement, il n'est pas un adepte de la douche quotidienne.

Il appuie sur ma tête et d'un mouvement du bassin, il fait coulisser sa bite dans ma bouche. J'essaie tant bien que mal de sucer cette queue, mais son gout et son odeur me révulsent.

David profite de ma position courbée pour m'écarter les fesses. J'entends qu'il ouvre son fut, et un bruit de latex m'indique qu'il enfile une capote.

Je suis en plein cauchemar quand, sans prévenir, il pose son gland et pousse d'un coup.

La douleur explose en moi quand son sexe raide me déchire le ventre. En resserrant l'emprise de ses mains sur mes hanches, il recule sa bite hors de mon cul pour mieux me pénétrer encore plus fort et plus loin.

La bouche pleine du sexe de Dylan, mon cri s'étouffe, mais des larmes de douleur et d'humiliation me montent aux yeux et coulent sur mes joues.

David me laboure le cul sans ménagement. Il est dedans pour tirer un coup vite fait, et à ses coups de reins et de gland, je sens bien qu'il veut aller vite. Cet empalement est un vrai supplice, mais qui, aux grognements de bête en rut de David, va bientôt s'arrêter. Une dernière crispation de ses doigts qui se plantent dans mes flancs et j'entends :

- Oh ouiiiiiii !!!! oh putain c'est bon !!!

Encore deux trois allez-retours entre mes fesses et il décule, arrache sa capote souillée et la jette au loin.

- A toi Dylan, il a le cul bien préparé !!!

Je tressaille de peur. Pas Dylan, elle est trop grosse, je ne vais pas supporter une seconde sodomie sauvage.

Alors que Dylan me libère enfin la bouche, entre deux sanglots de rage, j'essaie de me redresser et de remonter mon pantalon. David aussitôt me recourbe le dos.

- Non non la fiotte !!! tu bouges pas tant que mon pote a pas joui !!!

- Arrêtez les mecs !! ca suffit, dis-je la voix cassée par la colère

- Mais non t'aime ca j'en suis sûr !!!

- Espèces de salauds, si je vous retrouve, je vous…

- Oh ta gueule tu parles trop, dit Dylan en m'enfonçant sa queue dans mon cul sans ménagement !!!!

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!!!

- Fais le taire, ordonne Dylan à David.

Celui-ci me décoche alors une énorme gifle. Mon cerveau semble s'être décollé sous la violence du coup. Je titube mais Dylan tout en me besognant sauvagement le cul, me retient et me redresse.

David se place alors devant moi. Dylan me pousse la nuque pour me courber en avant et David me prend la mâchoire, me dirige vers son sexe à moitié débandé et gluant de son sperme et me dit :

- Vas y nettoie le bien, comme ça tu ne pourras pas gueuler, et il me force à ingérer son sexe baveux.

Cette fois si, c'est plus fort que moi. Je sens mon repas revenir au grand jour à toute vitesse et je vomis sur le sol. David recule prestement pour ne pas être éclaboussé par mon jet.

Dylan éclate de rire !!!!

- Putain, elle est tellement grosse ma queue qu'en plus du cul, je lui défonce l'estomac !!!

- Trop fort mec, dit David en riant avec lui.

Dylan accélère sa défonce rectale et jouit dans sa capote en beuglant comme un taureau.

Rapidement, il décule et me repousse comme un vieux tas de chiffon usagé et me balance sa capote pleine sur le visage.

Je tombe sur le sol, entravé par mon pantalon et mon boxer, m'étalant dans mon vomi.

A ce moment, le portable de David sonne.

-ouais allô ?

-…

Salut Kevin, qu'est ce que tu m'veux ?

-….

- Qui ça ? Kamel ?

-…

- Ah bon, ouais j'arrive on se retrouve dans 10 minutes chez toi…

-…

- ah ok, Bah alors j'appelle Bachir et on vous rejoint toi et Jonathan, ok man ?

-…

- ouais à tout de suite, salut !!! C'était Kevin, tu sais mon pote dont je t'ai parlé, dit il vers Dylan, faut que j'aille le rejoindre, il a un pote qui a des soucis on dirait.

- ah ok, répond Dylan, de toute façon, faut que j'me casse chez moi maintenant, demain je passe un entretien pour un boulot. Bon alors salut !!!

- ouais salut, a demain.

- C'est ça à demain.

Aucun des deux comparses ne me regarde pendant qu'ils remettent leur engin de torture dans leur froc et referment leur braguette.

Me laissant ainsi seul, souillé, humilié, trainant dans mon vomi, le cul anéanti, violé, encore dénudé, ils s'en vont comme si rien ne s'était passé.

J'éclate en sanglots silencieux, prostré dans ma honte et ma colère. Après de longues minutes, je me redresse difficilement et aperçoit mon sac sur le sol. Dieu merci, ils ne me l'ont pas pris.

Je me rhabille. Je récupère mon sac et en sort mon portable. Je compose le numéro de Matthieu. C'est le seul à qui je peux parler de ce qui vient de m'arriver.

L'attente de sa réponse me semble interminable. Je vais encore tomber sur son répondeur.

Non, il décroche. Enfin.

- Allô Romain ?

- Matthieu, tu es où ?

- Je suis au resto avec Nico.

- Matthieu, j'ai besoin de toi, dis-je en éclatant en sanglots au téléphone.

- Romain qu'est ce qu'il y a ?

- Viens me chercher s'il te plait !!!

- Tu es où ? Romain, qu'est ce qui se passe ?

- Viens me chercher, je serai dans 2 minutes devant le KFC de Sébastopol, vite Matthieu, j'ai besoin de toi.

- J'arrive Romain, j'arrive avec Nico.

- NOOOON ! Seul, s'il te plait…

- Ok Romain, j'arrive, j'arrive tout de suite.

- Je t'attends, fais vite.

Je coupe la communication, me relève, tente tant bien que mal d'éliminer les traces diverses de souillure sur mes vêtements et quitte le lieu de ma torture.

J'ai du mal à marcher. Mon cul me fait souffrir terriblement. Je pense qu'ils m'ont déchiré quelque chose.

Avec difficulté, je rejoins le lieu du rendez vous avec Matthieu. Dans la rue, les rares passants font systématiquement un écart en me croisant. Je dois ressembler à un clodo qui s'est vomi dessus.

Arrivé devant le KFC, je m'adosse à la façade et ferme les yeux. Je revis encore et encore le cauchemar que je viens de subir. Les larmes coulent sans discontinuer sur mes joues.

Soudain, je sens une main qui se pose sur mon épaule. Sans réfléchir, je décoche un coup de poing reflexe en ouvrant les yeux.

Matthieu s'écarte de justesse pour éviter mon poing.

- Romain, Romain, c'est moi, c'est Matthieu, arrête !!!

- Matthieu, dis-je dans un soupir juste avant de m'évanouir dans ses bras.

Matthieu me rattrape et sans attendre, me porte jusqu'à sa voiture, me glisse dans le siège passager et démarre aussitôt. Il me conduit chez lui en appelant à la rescousse un de ses amis médecins.

Arrivé à son domicile, Matthieu me porte toujours inconscient dans son salon. Il part chercher une serviette humide et commence à me nettoyer le visage et les vêtements.

Son ami médecin arrive peu de temps après. Il me fait respirer des sels pour me ranimer, et cela provoque l'effet escompté.

En ouvrant les yeux, je vois Matthieu.

- Oh Matthieu tu es là, dis-je en fondant de nouveau en larmes, les nerfs à vif.

Aussitôt après, j'aperçois son ami derrière lui.

- Qui c'est celui là, dis-je paniqué en me recroquevillant sur le canapé ???

- Calme toi Romain, c'est François, un ami, il est médecin et s'occupe de toi. Tu es tombé dans les pommes quand je suis venu te chercher, et je l'ai appelé pour te soigner.

- Bonsoir, dit François, vous pouvez nous expliquer ce qui est arrivé ?

- Non, pas devant lui Matthieu, je ne peux pas !!!

- Romain, il est médecin, il peut tout entendre et il doit tout entendre si tu veux qu'il te soigne.

- Non, je ne veux pas !!! je le connais pas ce type !!! et je ne peux pas lui dire que je viens de me faire….

- Faire quoi Romain, répond Matthieu avec une forte tonalité d'angoisse dans la voix ?

- Faire…PUTAIN MATTHIEU !!! JE VIENS DE ME FAIRE VIOLER !!! dis-je en hurlant toute ma haine au visage de Matthieu et François.

- Toi aussi, laisse échapper Matthieu.

- Comment ça toi aussi ???

Je regarde Matthieu incrédule.

- Comment ça toi aussi, dis je abasourdi en le fixant ???

- Plus tard, pour l'instant c'est toi qui compte.

François intervient alors :

- Romain, je vais vous faire une piqûre de calmant et somnifère, mais avant je vais vous examiner pour constater qu'il n'y a pas de blessure ou de lésion.

- Pas question, personne ne me touche, personne, vous entendez, PERSONNE !!!

- Romain, calme-toi, tu es entouré de personnes qui ne te veulent que du bien.

- Non, je ne veux plus que l'on me touche, plus jamais !!!

- Matthieu, tiens le s'il te plait, il est en état de choc, je vais lui administrer un calmant.

Sans me prévenir, Matthieu me plaque sur le canapé et m'immobilise. François en profite pour me faire la piqûre, et très vite je me sens glisser dans un sommeil artificiel mais réparateur.

Au matin, la lumière du jour à travers les stores me tire de mon sommeil. Je ne suis pas dans ma chambre, je ne reconnais les lieux.

En tournant la tête, j'aperçois Matthieu endormi dans un fauteuil tourné vers moi.

Je me redresse dans le lit, et le froissement des draps réveille Matthieu. Une douleur sourde me traverse le ventre et je grimace.

- Ah enfin, tu reviens parmi nous.

- J'ai dormi combien de temps ?

- Ca fait deux jours que tu dors Romain.

- Deux jours ???

- Oui, François t'a administré un profond sédatif pour que tu puisses un peu récupérer.

- Et tu es resté ici pendant deux jours à veiller sur moi ?

- Où voulais tu que je sois ?

- Mais ton boulot ? et le mien ?

- Ne t'inquiète pas pour ça, je te rappelle que je suis le patron dans ma boite et je peux travailler de chez moi. Et toi tu es en arrêt maladie, j'ai renvoyé tous les papiers, tout est en ordre.

- Qu'est ce que j'ai ?

- Une petite déchirure, rien de grave mais pas de folie pendant quelque temps, dit il en souriant. François va repasser pour t'examiner et vérifier que son traitement fonctionne bien. Il faudra le laisser t'examiner, mais n'aies aucune crainte, lui est gay et ouvertement gay. Il n'y a pas mieux placé que lui pour soigner tes traumatismes. Et ce soir, je te ramène chez toi pour que tu t'y reposes tranquillement. Et puis parce que ma femme rentre demain et que je me vois mal lui expliquer pourquoi j'ai un homme nu dans notre lit conjugal…rajoute t-il en rougissant.

Son sourire me réchauffe le cœur en même temps que l'annonce de mes blessures rouvre le douloureux souvenir de cette soirée cauchemardesque.

Je ne peux m'empêcher de pleurer.

- C'était horrible Matthieu. Horrible, dis-je le regard dans le vide.

- Tu veux m'en parler ? François m'a dit qu'il serait bon pour toi d'extérioriser ta souffrance.

Je lui raconte alors tout, dans tous les détails, de la façon la plus directe et la plus crue qu'il soit. Je n'omets rien, ni les sensations physiques, ni le ressenti psychologique. Mon visage est noyé de larme, et je vois que celui de Matthieu l'est aussi.

A la fin de mon récit, Matthieu se lève et s'approche de moi. Il s'assied sur le bord du lit et approche sa main de ma joue. Sans pouvoir me contrôler, j'ai à la fois un mouvement de recul et de défense en levant brusquement ma main. Cette réaction m'affecte encore plus.

- Excuse-moi Matthieu, je ne voulais pas te repousser.

- Ne t'inquiète pas, je comprends, c'est normal après ce que tu viens de subir.

- Oh Matthieu, pourquoi ils m'ont fait ça ??? Je leur offrais du feu, c'est tout, dis-je avec une voix qui s'étrangle dans un sanglot.

- Romain, tu m'as bien dis que ce David avait parlé de Kamel à un certain Kevin au téléphone ?

- Oui

- Ok, on va pouvoir réparer alors cette humiliation. Je sais comment je vais retrouver ce David, et après le Dylan.

- Pourquoi, tu le connais ?

- Indirectement, mais je ne pense pas me tromper…

- Dis-moi !!!

- Tu te souviens que je t'avais dire devoir aller faire une levée de réserves dans un studio que je viens d'acheter ? et bien, moi aussi, le matin de ton viol, je me suis fait violer par mon locataire.

Et Matthieu me raconte lui aussi dans les moindres détails ce qu'il a subi le même jour que moi.

- Mais moi Romain, je me suis déjà vengé, rajoute t'il à la fin de son récit. Le soir de ton viol, j'étais avec Nicolas et je suis allé me faire justice moi-même, avec l'aide de Nico.

- Tu as fais quoi Matthieu ?

- Nous l'avons violé à notre tour !!!

- Tu n'as pas fait ça ???

Et là aussi, il me raconte tout dans les moindres détails, l'expédition punitive, le rasage intégral, la sodomie de ce Kamel.

Je l'écoute, effaré, et c'est moi qui viens poser ma main sur sa joue humide pour le caresser.

Contrairement à moi, il glisse son visage dans ma main et me laisse faire.

- Et avant de partir, j'ai appelé un de ses potes depuis son portable pour qu'il vienne le libérer une fois que nous serions partis. Et j'ai appelé un certain Kevin. Et je ne crois pas qu'il y ait eu ce soir là 50 000 Kamel qui aient eu besoin d'aide de la part d'un certain Kevin. C'est pourquoi je sais comment on va retrouver le David et le Dylan qui t'ont fait subir ce que tu viens de vivre. Et crois moi, je suis d'une créativité sans limite pour la vengeance, conclut il avec un sourire démoniaque et effrayant…

15- 2ÈME VENGEANCE

Après m'être reposé le reste de l'après midi chez Matthieu, ce dernier me raccompagne chez moi. La démarche est délicate, mon fondement encore endolori malgré les médicaments prescrits par son ami médecin.

Matthieu se comporte comme un frère pour moi. Il a fait faire des courses par Nicolas, tout prévu, tout organisé pour que je n'ai pas à me fatiguer et que je me consacre totalement à ma convalescence.

Après un doux baiser, nous nous séparons. J'ai la gorge serrée et la peur au ventre. Une peur irrationnelle s'empare de moi alors que j'entends la porte claquée. Et s'ils revenaient, s'ils avaient quelque chose qui leur permettent de remonter jusqu'à chez moi ??? Je vais vérifier que tout est fermé à clef, ferme mes volets, m'isole complètement du monde extérieur.

Matthieu m'appelle de chez lui une fois arrivé. Il est avec Nicolas et me dit qu'il s'occupe de mon honneur. Je suis sous les premiers effets du somnifère que je viens de prendre, et comprends de moins en moins bien le plan échafaudé par Matthieu et Nicolas.

Je suis arrêté pendant une semaine. Au fil des jours, je sens que la douleur disparait. Matthieu passe me voir tous les jours, et m'expose à chaque fois le plan qu'il a mis au point pour me venger.

Au début, je refuse toute idée de vengeance. Je ne veux qu'une seule chose, ne plus jamais les revoir. Mais Matthieu et Nicolas m'expliquent longuement tous les détails et peu à peu, l'envie de leur faire payer mon viol se fait plus forte que ma peur. A la fin de ma convalescence, Matthieu doit même tempérer mes ardeurs guerrières.

Sa femme est revenue de sa semaine de vacances, avec ses deux enfants. Matthieu s'est fait plus discret, hormis pour ses visites, et de mon côté, je me tiens à la promesse que je lui avais la 1ère fois que j'avais couché avec lui. Nous restons très sages, d'une part à cause de ma douleur, et d'autre part parce Matthieu veut apprendre à gérer son désir d'homme.

Nicolas et François, le médecin, passent me voir également. Grâce à Matthieu, je découvre et apprends à connaitre de nouveaux amis. Et ce qui est également nouveau, c'est qu'ils s'intéressent à moi, pas seulement à mon cul ou à ma queue comme tous les mecs rencontrés avant Matthieu le faisait.

Une nouvelle ère de relations sociales s'est ouverte pour moi avec la rencontre de Matthieu, et ce constat hâte ma guérison.

Lorsque je retourne enfin au travail, je reste très vague bien sûr sur les raisons de mon arrêt maladie. Jacqueline, de la comptabilité et ma seule « amie » au travail, essaie bien d'en savoir plus, mais je refuse de m'ouvrir à elle et prétexte une grosse intoxication alimentaire.

Même mon patron s'inquiète de ma santé. Il faut dire qu'après le contrat ramené il y a une semaine, il est aux petits soins avec moi. J'apprends même que je suis confirmé, et ce, lorsqu'il me donne les clefs de ma nouvelle voiture de fonction et mon téléphone portable dernier cri.

Ma reprise s'accompagne d'une prise de distance forcée avec Matthieu. Il part plusieurs jours à l'étranger pour sa société et ce n'est que 15 jours plus tard que je le retrouve enfin. Nous nous donnons rendez vous dans un café de Paris pour nos retrouvailles, et c'est avec une joie immense que je le vois enfin apparaitre le soir venu.

- Salut…

- Salut beau gosse, me répond il avec ce sourire ravageur.

Il dépose une bise chaste sur ma joue comme deux amis qui se retrouvent, commande deux coupes de champagne et s'installe face à moi.

- Tout est prêt Romain.

- Qu'est ce qui est prêt ?

- Ta vengeance…

Il me dit cela avec une voix spectrale qui me donne froid dans le dos.

- Tu sais Matthieu, pour moi c'est du passé, je ne suis pas certain que…

- Comment ça, du passé ? Tu déconnes là ? après ce qu'ils t'ont fait subir, tu vas rester sans rien faire ??? Mais t'es une fiotte ou un mec ?

Je réagis à l'insulte en rougissant.

- Excuse-moi Romain, je ne voulais pas te vexer, mais tu ne dois pas laisser passer ce viol !!!

- Parles moins fort, Mathieu !!!

- Pourquoi, les gens autour te connaissent tous ?

- Non mais…

- Alors écoute, avec Nicolas, on a tout préparé, et je jour J, c'est demain !!!

- QUOI ???

Je ne peux m'empêcher de m'écrier, et la moitié de la terrasse se retourne en me jetant un regard désapprobateur sur mon trouble de la quiétude environnante.

- Demain ? dis je en chuchotant pour compenser mon soudain éclat de voix, c'est trop tôt c'est…

- C'est demain Romain, pas un autre jour. Nous n'aurons qu'une seule occasion de leur faire passer l'envie de recommencer un jour à violer d'autres hommes ou femmes.

- Mais je dois faire quoi ?

- Tu verras, moins tu en sais pour le moment, mieux c'est.

Je m'empare de ma coupe de champagne et la vide d'un trait. Matthieu me regarde en souriant.

- Ne t'inquiète pas, ils ne pourront plus jamais rien te faire.

- J'aimerais en être certain.

- Je te le garantis.

- Je te fais confiance Matthieu, même si je suis mort de trouille. Tu ne veux pas dormir ce soir à la maison ?

- Romain, ça fait plus de 10 jours que je n'ai pas vu Marie et les enfants…

- Oui, bien sûr…

Matthieu vide à son tour sa coupe.

- Tu vas retrouver demain Nicolas à 18h30 chez lui, il te conduira ensuite sur le lieu de l'exécution.

- Oh tu as de ces expressions toi !!!

- Allez, je dois filer retrouver ma petite famille. Au fait, prévois des vêtements cool, en costard, ca ne le fera pas vu où on va.

- Mais….

- Allez, à demain, et sois à l'heure.

Il se lève et après une bise très proche de ma bouche, s'éloigne et disparait au coin de la rue.

Je règle les consommations et quitte à mon tour le bar. J'ai le cœur qui bat la chamade de peur et d'appréhension. Tout en rentrant chez moi, j'essaie d'imaginer ce que Matthieu a prévu, mais rien ne vient, hormis une sourde angoisse qui ne cesse de monter.

Ma nuit est agitée. Je me réveille plusieurs fois en nage, avec des images de mon viol qui ressurgissent dans des cauchemars tous plus effrayants les uns que les autres, et j'accueille le matin à la fois avec soulagement et inquiétude. Soulagé de ne plus avoir à craindre mes cauchemars, et inquiet de ce qui va se passer ce soir.

La journée de travail, bizarrement, se déroule plutôt bien, et, sans doute stimulé par le stress grandissant, je réussis à décrocher plusieurs rendez vous avec des potentiels importants.

A 18h00, je prétexte un rendez vous de contrôle chez mon médecin pour partir plus tôt. Dans mon sac de sport, j'ai glissé ce matin un jean, un t-shirt, et je ne sais pas pourquoi, un boxer propre.

Je file me changer dans les sanitaires de l'entreprise et ressort par derrière pour ne pas être vu par les hôtesses d'accueil.

J'arrive à 18h20 chez Nicolas qui m'attend dans le salon où nous avions fait l'amour tous les 3 avec Matthieu.

- Entre Romain, tu as bonne mine.

Un rapide coup d'œil dans le miroir au dessus de la cheminée me renvoie une image contraire. Je suis blanc comme un linge.

- Tu mens mal, Nicolas, j'espère que tu mens mieux à ta femme à propos de…

- Chut, la femme de ménage est ici…

- Ok.

- Allez viens, je t'emmène.

- On va où ?

- A l'entrepôt de la société de Matthieu.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est là que tout va se passer.

- Mais on va faire quoi ?

- Tu verras, j'ai pour consigne de ne rien te dire, juste te conduire.

Nicolas me conduit donc en banlieue parisienne, dans une zone industrielle où s'alignent des kilomètres d'entrepôts. Nous nous garons devons l'un d'entre eux, et sur le parking, je remarque la voiture de Matthieu, et plusieurs autres que je pense être celles des employés travaillant ici.

Je remarque aussi qu'une seule pièce est encore allumée en regardant vers le 1er étage. Nicolas m'invite à le suivre et nous pénétrons dans l'entrepôt par une entrée latérale.

Des kilomètres de rayonnage sont alignés à l'intérieur, chargés de tous les produits que la société de Matthieu commercialise. J'ai l'impression d'entrer dans une cathédrale du commerce. Et comme dans une cathédrale, le moindre bruit résonne.

Et le moindre bruit me fait sursauter. Nicolas marche devant moi, d'un pas déterminé.

- Allez, on arrive. Tu vas bientôt savoir ce que nous leur avons préparé.

En effet, au détour d'une allée, je remarque un groupe d'hommes dans une des travées. Ils sont 7 réunis autour de 2 chariots élévateurs. Je marque un temps d'arrêt, effrayé par ce groupe d'inconnus et ces engins au milieu de la travée. Nicolas se retourne, sentant sans doute mon hésitation.

- Ce sont tous des amis, ils sont tous venus pour te soutenir et t'accompagner. Tu n'as rien à craindre, viens.

Nicolas s'avance vers eux, et je reconnais François, le médecin et ami de Matthieu. Les autres me sont parfaitement inconnus.

François m'adresse un grand sourire et se dirige vers moi. Il m'embrasse sur la joue.

- C'est bien que tu sois venu, Romain, ce qui va se passer ce soir va achever ta guérison.

- J'espère François. Je ne veux qu'une chose ce soir : que ce soit la dernière fois que je les vois de toute ma vie.

- Vu ce que Matthieu leur a préparé, je crois que tu pourras désormais dormir en toute tranquillité.

- Il est où Matthieu d'ailleurs ?

- Il est avec eux dans le bureau.

- Comment ça avec eux ?

- Eh bien oui, il fallait les faire venir ici, et il les a attirés dans le piège.

- Mais comment ?

- Tes deux agresseurs sont des petites frappes, qui vivent de recèles et de menus trafics. Lorsqu'il a récupéré son studio de Chatillon, son précédent locataire avait tout laissé en plan : mobilier, fringues, vaisselle, Hi-fi, Tv, et sans consigne à son copain Kevin pour les conserver ou les liquider. Alors Matthieu a dit qu'il ne voulait plus rien dans cet appartement, et que pour payer les travaux de remise en état, il se servirait de la vente de tout ce qui se trouvait ici.

- En discutant avec Kevin, Matthieu lui a demandé s'il ne connaissait pas des personnes qui pourraient lui écouler tout cela. Bien entendu, il avait en tête que Kevin, Dylan, David et Kamel sont potes. Matthieu a proposé à Kevin de partager le fric de la vente, s'il lui trouvait rapidement un moyen plus ou moins officiel de refourguer tout cela.

- Le Kevin en question est donc revenu quelques jours plus tard accompagné de 3 mecs, dont ton David et ton Dylan. Matthieu a commencé à les brancher plan du genre « tombé du camion », et leur a fait croire qu'il ne serait pas contre d'écouler en douce un peu des produits qu'il vend normalement, sans déclaration et au black bien sûr, à un tarif plus qu'intéressant.

- Les mecs ont forcément mordu à l'hameçon quand il a commencé à parler de TV, d'ordinateur et du coup, Matthieu a fixé un rendez vous pour ce soir à David et Dylan pour leur montrer la came. Et là actuellement, il est en train de leur monter un énorme bateau avant de nous les amener ici.

- Et après ?

- Après, ils vont regretter toute leur vie de s'être attaqué à toi…

- Regretter comment ? pas définitivement si tu vois ce que je veux dire…

- Non, bien sûr, il n'y aura pas mort d'homme, nous ne sommes pas des assassins. Mais l'humiliation et la honte qu'ils vont connaitre ce soir, ainsi que quelques garanties que nous allons prendre pour la suite afin d'assurer notre tranquillité à tous, tout cela fera que plus jamais, ils ne toucheront un mec.

- Si ce soir peut leur faire passer l'envie, alors allons-y.

Nicolas me présente les différents comparses. Certains sont des amis de Matthieu, d'autres de François. Une caractéristique commune à tous : ils ont l'air costaud, et je ne serais pas surpris de savoir qu'ils fréquentent la même salle de sport que Matthieu et Nicolas.

Nicolas me tend une cagoule et m'invite à la mettre.

- Nous allons tous en porter une, pour garantir notre anonymat. Et toi aussi, tu dois en avoir une.

- Très bien, en même temps, ça me rassure de savoir qu'ils ne vont pas me reconnaitre.

- T'inquiètes, tu n'auras plus rien à craindre après ce soir. Attends, un instant…

Nicolas sort son portable de sa poche, décroche, et après quelques mots avec son interlocuteur, raccroche.

- Messieurs, en place. Matthieu arrive dans deux minutes avec les deux mecs. Vous vous rappelez tous votre rôle. Alors dispersion. Romain, tu viens avec moi.

Il m'entraine derrière une palette, et m'intime l'ordre de rester là tant que Matthieu ne sera pas venu me chercher.

Je remarque que, de là où je suis, j'ai une vue imprenable sur les deux chariots. En observant la scène, je remarque également trois caméras fixées à différents endroits et des sacs dont je ne peux pas voir le contenu.

Chaque membre de l'expédition punitive se disperse et se dissimule. L'entrepôt tombe dans un silence total. J'ai l'impression d'être enfermé dans un gigantesque tombeau.

D'un coup, on entend une porte claquer. Des voix s'élèvent et rompent le silence.

- Ouah Putain !!! T'as vu toute la cam' Dylan !!!

Je reconnais immédiatement la voix de David. Un frisson me parcourt l'échine, et je ne peux réprimer un tremblement.

- Ouais, on va se faire des couilles en or avec toi, mec, répond Dylan.

- Du calme, Messieurs, on va d'abord commencer cool, et si notre nouvelle association fonctionne bien, alors on verra comment étendre notre nouveau commerce.

La voix de Matthieu me rassure, même si j'ai peur pour lui. Il est seul, ils sont deux, et pour une raison X ou Y, ils pourraient très bien s'en prendre à lui pour le voler, voire pire. Mais en même temps, ils sont trop cons pour réfléchir à demain. Ils sont justes bons à profiter de l'instant présent.

- L'allée des produits qui nous intéressent est là, à droite, dit Matthieu dont les pas se rapprochent.

D'un coup, dans mon champ de vision, je vois apparaitre le trio. Matthieu marche derrière mes deux tortionnaires. Il leur montre les palettes sensées contenir l'objet de leur convoitise, grimpe sur un chariot et en descend une au sol.

Puis, replaçant le chariot exactement où il l'a pris, descend, dégerbe la palette et en extrait un carton d'ordinateur qu'il ouvre pour en sortir une machine rutilante.

- Alors, pas mal ?

- Trop beau mec, et tu nous le lâche à combien ?

- 150 euros pièces, dans le commerce, ça vaut plus de 2000 euros. Même si vous le revendez 500 euros, vous multipliez votre mise par 3…

- Combien tu es prêt à nous en donner, demande David.

- 50

- 50 ? ca fait, euh ca fait….

- 17 500 euros de bénef net pour vous…

Leurs regards s'enflamment d'un coup.

- 17 000 !!! mais c'est mieux que l'euro millions ton truc.

- N'est ce pas ? Mais avant, je voudrais vous demander un petit service.

- Hein, quoi ?

- J'aimerais vous sucer la bite.

- Quoi ? t'es ouf, mec, tu nous prends pour des PD ? s'écrie Dylan

- Vous non mais moi oui, et j'avoue que vos deux jolis paquets moulés dans vos jeans me font bander grave. Juste une petite pipe, et vous repartez avec 50 bécanes. C'est mon bonus à moi en quelque sorte.

Dylan est plongé dans un abîme de perplexité. Il ne doit pas avoir l'habitude de réfléchir. Mais David, lui, n'hésite pas et ouvre son froc, le baisse sur ses cuisses, sort sa queue molle du slip et se place devant Matthieu.

- Tiens vas y, suce la et applique toi, sale petite pute.

Je frémis de rage en l'entendant insulter ainsi Matthieu. Mais celui-ci joue la comédie à fond.

- Je veux les deux bites ou rien.

- Putain Dylan, vas y baisse ton froc, fais pas ta pute !!! quand tu t'es fait sucé par l'autre tarlouze l'aut'soir, t'as pas fait ta mijaurée !!!

Dylan s'approche alors du duo et obéit à son pote en baissant son jean, son slip et en exhibant sa verge qui grossit devant Matthieu.

- T'as raison David, si en plus de se faire de la thune, on peut se faire plaisir…

Matthieu s'agenouille devant les deux mecs. Dans chaque main, il prend les verges grossissantes et les caresses. Il assure son emprise, et sans prévenir les deux comparses, tire d'un coup sec sur chaque bite raidie par sa caresse.

David et Dylan hurlent de concert leurs douleurs, et jettent leurs mains sur leurs sexes endoloris par la brusque traction de Matthieu pour se protéger. Comme mus par le même mouvement, ils tombent à genoux devant Matthieu qui se relève.

- Putain, mec, tu vas le regretter, siffle David entre ses dents

- Non, David, les regrets, c'est vous qui allez les avoir maintenant. Messieurs, dit-il en claquant des doigts.

Les 8 compagnons d'expédition sortent rapidement de leurs cachettes et encerclent les deux hommes à terre. Ils sont tous cagoulés, en jean et t-shirt blanc, totalement anonymes.

Ils me dissimulent un peu Dylan, mais je vois parfaitement la stupeur puis l'effroi dans les yeux de David.

Toujours à genoux, le sexe visiblement encore douloureux mais tout rabougri, ils regardent autour d'eux ce cercle d'hommes menaçant.

- Vous êtes qui vous ? demande David en tentant de se redresser.

Matthieu le force à rester à genoux.

- Putain, mais tu nous as balancé aux keufs, t'es une petite pute d'indic !!! s'écrie David.

Dylan se met à couiner.

- Oh non merde pas les flics !!!

- Non, nous ne sommes pas des flics, répond Matthieu.

- Alors vous êtes qui ? vous voulez quoi ? dit David.

- Nous sommes les amis de la petite tarlouze que vous avez violée il y a 3 semaines. Et nous allons laver son honneur ce soir.

- Quoi ? de quoi tu me causes ? éructe David en redressant la tête d'un mouvement de défi.

- Rappelle toi David, le quartier des Halles, un jeune homme à qui vous demandez du feu, que vous coincez dans un porche glauque et que vous violez en l'abandonnant comme un moins que rien après votre forfait…

- Et alors, vous êtes comme lui, un groupe de tapettes en manque de bites ! hurle David

- Ca suffit maintenant, lui répond Matthieu en lui assénant une gifle magistrale qui résonne dans tout l'entrepôt. Tu parles de mon ami, de mes amis, petite merde, et tu vas regretter d'avoir oser toucher l'un d'entre eux.

David s'effondre au sol sous le coup de la gifle. Quatre comparses de Matthieu s'emparent de lui, et le déshabillent intégralement, sans aucun ménagement et en déchirant ses vêtements.

Dylan regarde la scène terrorisé. Il pleure comme un gosse et supplie Matthieu :

- J'étais pas d'accord moi, il m'a forcé à le faire. J'vous jure, j'voulais pas le toucher votre pote !!!

La voix entrecoupée de sanglots, Dylan est prostré au sol, en position de soumission totale. Matthieu attrape son col, le relève et le balance au milieu des 4 autres compagnons encore inoccupés. Ses vêtements subissent le même sort que ceux de David, et de terreur, il se pisse dessus.

Tandis que chaque violeur est trainé entre les fourches, Matthieu sort deux jeux de cordes et divers instruments des sacs. David et Dylan se voient alors attachés en travers des fourches d'un chariot, le torse et le ventre reposant sur le métal froid, le postérieur tourné vers l'extérieur.

Sur le visage de David, c'est la colère qui se lit. Dylan est lui tête basse, et on sent la honte transpirer par tous ses pores.

Ils se font face, et Matthieu vient se positionner entre eux.

- Maintenant, vous allez subir ce que vous avez fait subir à mon ami. Nous sommes 9. Neuf bites, 18 pipes, 18 enculades. Nous allons vous ravager la gueule et le cul toute la nuit. Nous allons vous remplir de sperme par devant et par derrière. Vous allez savoir ce que c'est qu'être pris sans le désirer, de force, contraints.

Dylan éclate en sanglots :

- S'il vous plait, laissez nous. On regrette vraiment, je suis même prêt à m'excuser devant votre ami, mais laissez moi partir, j'ai compris…

- Il faut réfléchir avant, p'tit con, pas après. Tu pouvais dire non tout de suite mais tu as été trop faible. Alors subis ta faiblesse jusqu'au bout.

Un à un, les neufs hommes se déshabillent entièrement, ne conservant que chaussettes et cagoules.

Je vois apparaitre neuf bites superbes, toutes différentes les unes des autres, et certaines commencent déjà à se redresser fièrement.

Matthieu s'approche du cul de David.

- Je commence par ton cul. Et tu vas aussi en avoir une en bouche en même temps. Applique toi, ne cherche pas à blesser ou tu mourras dans des souffrances atroces.

- Attends un peu que je sorte de là, toi, siffle David entre ses dents, et tu…

- Pour ton info, tout va être filmé, enregistré. Si mon ami ou moi avons le moindre souci, tout sera diffusé sur le net, envoyé à vos proches, à votre famille, distribué dans la rue avec vos noms, prénoms et adresses personnelles. Votre vie deviendra un enfer, et nulle part en France ou ailleurs, vous ne serez tranquilles. Alors…

Matthieu se positionne derrière David, met du gel sur la capote qu'il a enfilé pendant son speech, et écarte les fesses de David.

- Alors, profite bien, ce n'est que le…Aaaaahhhh….début, lâche t'il dans un souffle en pénétrant David d'un coup.

David hurle de douleur à la pénétration directe de Matthieu dans son cul. Dylan le regarde avec effroi quand il se met lui aussi à hurler d'un coup, lorsque l'un des amis de Matthieu le pénètre d'un coup sans ménagement.

Les deux hommes pilonnent fortement le cul de leurs proies, sans se soucier des cris et des larmes de l'un ou l'autre.

Deux autres comparses se présentent devant la bouche des David et Dylan, et les forcent à avaler leurs sexes tendus.

Mes deux violeurs deviennent des violés. Sans se préoccuper un instant de leurs souffrances, les 4 hommes les besognent sans relâche, et déjà, très vie, Dylan reçoit une 1ère salve de sperme sur ses reins. Frédéric s'écarte, pour être aussitôt remplacé par Luc, qui encule d'un coup et sans prévenir Dylan. Le cri de ce dernier est étouffé par la bite de Julien qui le force à le sucer avant de se vider dans sa gorge.

Je vois les corps des deux prisonniers tressautés surs les fourches des chariots en subissant les assauts rectaux et buccaux de mes vengeurs. Cédric, qui se faisait sucer par David, éjacule dans sa gorge, le forçant à tout avaler, puis s'essuie la verge sur son visage. Nicolas vient le remplacer, alors que Matthieu jute dans la raie da David, pour être remplacé immédiatement et sans détour par François.

Pendant plus d'une heure, les 9 compagnons de vengeance passent d'un cul à l'autre, de la bouche de David à celle de Dylan. Les deux garçons sont couverts de sperme sur le visage, sur le dos, coulant entre leurs cuisses et leurs anus sont déformés par les multiples sodomies bestiales que leur fait subir chacun.

Quand Matthieu finit par se vider le peu de sperme qui lui reste sur la rondelle déformée et béante de Dylan, le groupe s'écarte et se met en arc de cercle autour des deux garçons.

David est en larmes, des larmes de honte, de rage, de douleur. Chacun l'a violemment pris par derrière, et l'a défoncé avec force et vigueur. Pas un seul instant de répit pour lui. Il luit de semence sur tout son corps et les halogènes puissants de l'entrepôt soulignent chaque jet comme autant de cicatrices.

Dylan est prostré sur sa fourche. Il a très vite abandonné toute résistance et subit les assauts en pleurant toute la séance de baise.

Je vois Matthieu, nu, la queue débandant mais encore grosse de ses deux fellations et deux sodomies, le torse dégoulinant de transpiration, se diriger vers ma cachette.

- Romain, tu es là, demande t'il doucement.

- Oui, derrière la palette.

- Tu as ta cagoule sur le visage ?

- Oui ?

- Alors viens avec moi.

Je sors de ma planque, constate avec effroi que mon jean est déformé par une énorme barre et marquée d'une très grosse tâche sombre à gauche de ma braguette. Je n'ai pas joui, je ne me suis même pas touché pendant que les 9 autres s'activaient dans le cul et la bouche des deux garçons, mais j'ai dû mouiller comme un malade. Un passage rapide de ma main dans mon jean me confirme que j'ai détrempé mon boxer de precum.

Matthieu me prend tendrement par la main et m'amène au milieu du groupe. En approchant de mes deux tortionnaires, je ne peux réprimer un violent tremblement.

- Du calme, ils ne peuvent plus rien te faire.

- Je sais, mais les revoir si prêts, ça fait remonter des images terribles de ma mémoire.

- Je sais, dit François, mais cela fait partie de la thérapie.

- Et maintenant, ajoute Matthieu, tu vas donner l'estoc final.

- Comment ça ? dis-je en blêmissant ?

- Tu choisis : soit tu les encules comme ils te l'ont fait, soit tu les fais s'enculer l'un et l'autre devant nous tous et les caméras.

- Hein ? les enculer ? non, je ne pourrais pas, non, je ne veux pas.

Malgré moi, des larmes coulent sur mes joues. La blessure qu'ils ont ouverte en moi se réveille avec violence.

- Non Mat', je ne veux pas les toucher, je ne veux plus les approcher.

- Ok bogosse. Alors, ils vont devoir s'enculer. Messieurs, détachez les et amenez les ici.

David et Dylan sont rapidement amenés devant Matthieu et moi, et mis à genoux comme des prisonniers.

- Messieurs les violeurs, vous allez vous violer l'un l'autre, et vous devrez jouir dans le cul de votre « compagnon ».

Dylan se tourne vers David, le fusillant du regard.

- A cause de toi, je suis devenu un trou à bites. A cause de toi, plus jamais je ne pourrais me regarder dans une glace sans avoir honte de moi. A cause de toi, j'ai perdu toute ma dignité. Tu vas morfler quand je vais t'enculer. Tu vas crier grâce. Ce que tu viens de vivre n'est rien à coté de la défonce que je vais faire subir à ton cul de connard !!! finit-il par hurler à 5 cm du visage de David.

- Pardon, Dylan. Pardon, j'ai pas réfléchi, je suis désolé, vraiment ! dit il dans un sanglot. Mais on est pote, on est frères, non ?

- Non, tu n'es plus rien pour moi, tu es mort depuis ce soir !!! Je vais te défoncer le cul et tu vas hurler, et après plus jamais, tu entends bien, plus jamais je ne veux voir ta sale gueule de pute !!!

- Messieurs, intervient Matthieu, puisque l'un d'entre vous a l'air décidé à passer à l'acte, on va abréger les discours et s'y mettre, si je peux m'exprimer ainsi. Attachez David au chariot, et toi Dylan, sois à la hauteur de ta promesse. Si tu nous satisfais dans l'exécution de ta tâche, alors peut être éviteras tu qu'à son tour, David s'occupe de ton cul.

David est ramené au chariot. Cette fois, il est attaché entre les deux fourches, visage tourné vers la cabine. Dylan est amené derrière lui. Le cercle des vengeurs se resserre autour des deux garçons.

Dylan s'empare de sa queue molle et l'astique avec force. Elle prend très vite de l'ampleur et déploie ses 22 cm. Puis sans prévenir, il s'empare de David et le pénètre d'un coup sec

David hurle de douleur. Après 9 sodomies sauvages, cette dernière pénétration est le coup de grâce pour son cul explosé. Il tente vainement de se retirer la bite de Dylan du cul en ondulant de la croupe, mais Dylan, les mains libres, l'empoigne par les hanches et assure son emprise. A grands coups de verge, il explose le cul de David qui hurle à chaque fois que le gland lui défonce le ventre. Dylan va encore plus fort, plus vite. David hurle à Dylan d'arrêter, il est en larmes pendant que Dylan lui attrape les cheveux, lui tire la tête en arrière pour le baiser comme un chien.

En quelques minutes, Dylan explose dans le cul de David, en poussant un cri de bête, un râle primitif de jouissance, de haine, de victoire. Son sperme jaillit du cul défoncé de David, se colle à ses poils, coule sur les cuisses des deux amants forcés.

Puis il décule, repousse David qui s'effondre à terre, juste soutenu par ses bras entravés, comme un pantin désarticulé.

Dylan se retourne vers nous tous.

- Alors, ca vous a plu ?

- Non, dis je d'une voix forte et assurée qui surprend mes compagnons et me surprend moi-même.

- Comment ça non ? répond Dylan sur un ton de défi.

- Tu as pris du plaisir à faire souffrir ton ami, tu n'as rien compris !!! alors je vais te faire comprendre ce que tu viens de lui faire subir, ce que tu m'as fait subir !!! Attachez-le à l'autre chariot, dis-je sur un ton si autoritaire que mes amis se précipitent pour exécuter mon ordre.

- Quoi, qu'est ce que vous faites ? mais qu'est ce que vous faites ? crie Dylan paniqué. Vous aviez dit que si…

- Ta gueule !!! tu ne vaux pas mieux que lui. Pour sauver ton cul, tu es prêt à humilier ton meilleur ami devant des inconnus. Tu me dégoûtes, et je vais te défoncer le cul, et tu vas hurler à ton tour, et tu vas pleurer à ton tour, mais je vais rajouter une couche de honte supplémentaire : tu vas en jouir. Mat, pendant que je l'encule, branle le et fais le jouir, de plaisir, pour lui montrer que c'est bien un gros PD.

- NOOOOOOOOON !!! hurle Dylan alors que je baisse mon jean et mon boxer, dévoilant un sexe raide et dur comme jamais il ne l'avait été, même dans mes plus chauds moments avec Matthieu.

Je coiffe une capote et dans prévenir, encule Dylan qui hurle à son tour. Je lui défonce le cul en y mettant toute ma force, toute ma colère et toute ma haine. Matthieu s'est emparé de son sexe et le branle sans ménagement. Dylan rebande vite et jouit en quelques instants.

David regarde l'infortune de son comparse, riant à travers ses pleurs, un rire nerveux, saccadé.

- Pauvre con, lui dit il, tu as l'air malin comme ça. Je te hais moi aussi, et je vais te buter…

Mon ventre claque comme un fouet contre son cul, mes couilles tapent contre les siennes. Mes ongles se plantent dans ses épaules jusqu'au sang et je ramone comme un fou ce mec qui m'a tant fait souffrir.

Au bout de quelques minutes, je sens monter l'orgasme. Je décule, passe devant Dylan, et avant d'éjaculer sur son visage, j'arrache ma cagoule, prend son visage d'une main pour qu'il me regarde.

- Non Rom, fais pas ça, dit précipitamment Matthieu, t'es fou.

Sans écouter mon ami, je plante mon regard dans celui de Dylan.

- Regarde moi bien Dylan, grave ce visage dans ta mémoire à jamais, souviens t'en comme celui de la plus grosse erreur de ta vie !!! dis-je en éjaculant sur son visage.

En expulsant mon sperme, j'ai l'impression de faire sortir de mon corps tout le dégoût, toute la haine, toute la rage qui était en moi depuis mon viol. Je relâche son visage maculé de mes 6 jets de foutre. Mon sperme couvre ses cheveux, son front, se prend dans ses sourcils et ses cils, glisse le long de son nez pour finir sur ses lèvres.

Je me recule, me rhabille et me dirige vers Matthieu et Nicolas.

- Merci. Merci de m'avoir guéri. Maintenant, ramenez moi chez moi, je ne veux plus les voir un instant de plus, dis je fermement.

- Tout de suite ! réponds Nicolas qui se rhabille rapidement.

Je me tourne vers le groupe, et leur dis :

- Merci Messieurs, merci du fond du cœur. Il est heureux de voir qu'il y a encore des hommes d'honneur dans ce monde, et des personnes solidaires quand l'un d'entre nous a un problème. Je ne sais pas comment vous remercier, et j'espère de tout cœur vous revoir très vite dans des circonstances plus…classiques que ce soir. En tout, je n'oublierai pas de vous remercier en temps et en heure.

- Docteur, dis-je en m'adressant à François, je suis guéri. Vous aviez raison, ce fut une excellente thérapie.

- On y va, dis-je à Nicolas.

- Je suis prêt. Mat, je t'appelle. Les gars, à plus.

Juste avant de partir, je jette un ultime regard à mes deux anciens tortionnaires.

Ils sont là, entravés sur le chariot, nus, tremblant, couverts de sperme, le corps agité par les soubresauts des sanglots. Ce ne sont plus désormais que deux souvenirs que je vais effacer de ma mémoire.

Nicolas me raccompagne chez moi. Pendant tout le trajet, je reste silencieux. Arrivé au pied de mon immeuble, je reste assis dans mon fauteuil. Nicolas ne bouge pas, ne dit rien, respectant mon silence et ma réflexion.

Au bout de quelques minutes, je me tourne vers lui.

- Que va-t-il se passer ensuite pour Dylan et David ?

- Ton départ ne signifie pas que nous en avions fini avec eux.

- Ah…

- Non. Depuis trois semaines, Matthieu ne décolère pas contre eux. Il a peaufiné chaque détail de ta vengeance un peu plus chaque jour jusqu'à ce soir. Et il est terrifiant quand il s'agit de toi. Je crois qu'il t'aime profondément, et il n'a pas supporté l'outrage qu'ils t'ont fait subir. Plusieurs fois, j'ai dû le calmer, car je crois qu'il aurait été capable de les tuer.

- Je sais qu'il m'aime, et si c'est autant que moi je l'aime, alors c'est énorme. Que va-t-il se passer donc ?

Et Nicolas me raconte tout dans les moindres détails.

Après mon départ, les 8 compagnons restés sur place ont positionné dans le cul de David un gode double avant d'obliger Dylan à s'empaler sur la partie encore libre.

Puis ils les ont liés ensemble avec du scotch épais partout sur le corps, en particulier les tétons, le pubis et la touffe, les testicules, les cuisses, pour que, en l'enlevant, cela tire et arrache les poils été qu'ils souffrent encore un peu.

Ils ont ensuite amenés une fourgonnette dans laquelle ils ont fait monter les deux hommes nus ainsi entravés et liés par le fondement.

Ils les ont reconduits au cœur de leur cité pour les abandonner en plein milieu, nus, se sodomisant mutuellement à chaque mouvement de l'un ou de l'autre, aux yeux et vues de tout le monde, avec une pancarte autour du cou sur laquelle est inscrit : « je suis un violeur rattrapé par ma victime !!! Ne devenez pas violeur ou vous subirez comme moi la vengeance des victimes »

Demain, ils vont recevoir sur leur mail la vidéo de la soirée, avec un rappel de l'avertissement formulé par Matthieu.

Je respire profondément, dépose un baiser sur la joue de Nicolas, et dis en sortant :

- Je suppose que tu vas retrouver Matthieu après cela ?

- Oui, je suis son alibi auprès de Marie, et lui le mien auprès de Valérie dit il en souriant.

- Demande-lui de m'appeler demain.

- Je n'ai pas besoin de lui demander, il le fera naturellement.

- Nicolas ?

- Oui Romain ?

- Merci, merci de ton aide, de ta confiance et je l'espère de ton amitié.

- Tu les as tous les trois, et sers t'en quand tu veux. Grâce à toi, je suis plus heureux parce que plus libre, je te devais au moins cela.

- Allez, bonne fin de soirée.

- Bye.

La voiture de Nicolas s'éloigne dans la rue, me laissant seul sur le trottoir.

En remontant chez moi, je ressens une sérénité que je n'avais pas connue depuis longtemps. Ma vie va pouvoir reprendre un cours normal. Le boulot, le RER, Matthieu, Nicolas, ses amis, bref, que du bonheur en perspective.

16- VICTOR.

Après une bonne nuit de sommeil, je me réveille détendu et apaisé. La soirée d'hier est encore dans ma mémoire, mais je sais en moi que tout va s'effacer peu à peu.

Après les ablutions matinales et le petit déjeuner, je pars rejoindre mon bureau. En arrivant sur place, je trouve un post It collé sur mon écran, écrit de la main de mon patron. Un très laconique « passez me voir à votre arrivée » me met dans un état de stress immédiat et je ressens une violente crampe d'estomac.

Tout en allant vers son bureau, je me pose mille questions sur la raison de cette convocation inattendue. Pour accéder à son bureau, il faut passer par celui de son assistante, Mathilde, une vieille fille de 57 ans, qui a fait toute sa carrière au service du père de mon patron, puis naturellement au service du fils…Elle lève une seconde les yeux de son clavier, me regarde par-dessus ses lunettes, et rebaisse les yeux.

- Ah, Dupuis, Mr Wagner est à son bureau depuis 8h00 ce matin et vous attend, me dit-elle les lèvres pincées. Je vais voir s'il est disposé à vous recevoir.

La harpie quitte son fauteuil, toque discrètement à la porte, et après avoir entendu comme moi un « QUOI ??? » tonitruant, passe la tête et dit :

- Mr Wagner, le jeune Dupuis est à votre disposition.

- Bah faites le entrer Mathilde, bon sang, tonne Mr Wagner. Et puis rapportez-moi un café !!! et chaud cette fois, le dernier était dégueulasse !!! D'ailleurs, appelez Nespresso et commandez une machine, j'en ai ras le bol de votre jus de chaussettes depuis 30 ans. La guerre est finie, Mathilde, on peut faire du vrai café maintenant !!!

- Bien monsieur, répond Mathilde en se retirant sur la pointe des pieds et en me laissant le passage.

Malgré mon angoisse, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire, et en passant devant elle, je l'entends marmonner dans ses moustaches « Jus de chaussette dégueulasse, jamais son père ne m'a dit cela… »

Je pénètre dans le bureau de François Wagner. Et quand je dis « bureau », je devrais dire « la suite présidentielle ». Outre la pièce de travail, grande comme deux fois mon appartement, Mr Wagner dispose de sa propre salle d'eau, d'une petite chambre pour se reposer et d'un salon de réception, avec kitchenette en annexe.

- Ah Romain, mon petit Romain, entrez, entrez !!!

Wagner se lève de son bureau, le contourne et vient vers moi les bras grands ouverts. Il empoigne ma main que je lui tends et la serre, comme d'accoutumée, avec la délicatesse d'un diplodocus marchant sur un œuf de caille.

- Vous allez bien ? on m'a dit que vous aviez été malade, rien de grave j'espère ?

- Oui, merci Monsieur, je vais beaucoup mieux mais je ne suis pas prêt de remanger une paella !!!

- Ah la cuisine portugaise, faut s'en méfier parfois…

- Oui, et espagnole aussi, dis je avec un sourire faussement poli.

- C'est pareil pour moi tout ça, mais bon, je ne vous ai pas fait venir pour parler cuisine exotique, mais pour vous confier une mission d'importance stratégique pour l'entreprise et son avenir.

- Vous m'en voyez plus qu'honoré, Monsieur.

- Venez, suivez moi, on passe au salon.

Plongé dans un abyme de perplexité, je suis mon boss dans le dit salon, pour y découvrir une vision de rêve assis sur l'un des canapés.

- Je vous présente Victor. Victor a 18ans et commence aujourd'hui. Victor, voici Romain Dupuis, un génie du commerce qui pèse déjà plus de deux millions de Chiffre en 2 mois, c'est bien ça Romain, deux mois hein, de présence au sein de l'entreprise. Un potentiel énorme Victor, ENOOOOORME, renchérit-il en ouvrant largement les bras.

J'oublie de répondre à la question de mon patron, tant la vision de ce garçon m'hypnotise. Comment le décrire ? Un ange tombé du ciel, une statue grecque faite chair, la perfection peut être plus simplement.

Je le dévore littéralement des yeux. Il est brun, les cheveux courts, coiffés en arrière et savamment structurés pour donner cet aspect fouillis très travaillé des coiffures tendance. Deux immenses yeux gris perle, ourlés de longs cils noirs, surmontés de deux sourcils fins. Son visage ovale est traversé d'un sourire aux dents impeccablement blanches et alignées. Il porte un costume gris anthracite, la veste un poil trop grand pour lui mais qui laisse deviner un corps parfaitement proportionné. Sa chemise blanche épouse ses pectoraux et en suggère tout la puissance et l'élégance du dessin, sculptés sans doute par une pratique sportive régulière.

Il doit mesurer 1m80, faire à tout casser 75 kg. Je ne peux m'empêcher de mater discrètement son entrejambe, et surprise, je vois nettement se dessiner le long de la cuisse gauche, le fut de son sexe. Et là 2ème choc après la 1ère vision, s'il est au repos, il doit avoir un sexe monstrueux en action, car la longueur suggérée par la forme dans le pantalon est plus que respectable et dépasse allégrement les 13-14cm.

- Eh bien, Romain, vous rêvez ?

L'interpellation de mon patron m'extirpe de ma contemplation.

- Euh Non, Monsieur, vous disiez ?

- Moi rien, mais Victor veut vous serrer la main.

- Oh pardon !!! dis-je en me précipitant pour tendre la main au jeune homme.

- Enchanté, me dit ce dernier, je suis ravi de vous rencontrer.

- Et moi donc !!!

C'est sorti tout seul, comme ça…Il faut vraiment que j'apprenne à me contrôler. Je sers virilement la main de Victor. Il a une poigne ferme, des longs doigts, une peau douce, une chaleur humaine agréable. Je fais durer la poignée de main pour profiter encore un peu de ce contact. Victor me regarde droit dans les yeux, un immense sourire aux lèvres. Il y a de la sincérité dans son regard, mais aussi une petite lueur au fond des yeux, comme des flammes qui brûlent, et qui lui donnent un petit côté démoniaque.

- Bien, je suis ravi que le courant passe bien entre vous, d'autant plus que vous allez travailler ensemble au cours des deux prochaines années.

- Comment cela, Monsieur ?

- J'ai pris Victor en contrat d'alternance pour son BTS vente. Et je vous ai mis comme tuteur. C'et donc vous qui allez le former et lui apprendre toutes les ficelles du métier.

- Je suis très honoré de votre confiance Monsieur, ne craigniez vous pas que je sois juste un peu junior pour lui apprendre toutes les ficelles d'un métier que j'apprends depuis 2 mois à vos côtés ?

- Que nenni, que nenni…Quand je vois avec quelle maestria, quel génie des affaires vous avez traité votre premier contrat, je ne vois pas à qui d'autres je pourrais confier un jeune plein d'avenir au sein de mon équipe commerciale !!! Je ne vais quand même pas le gâcher dans les pattes de Lambert, ce vieux bougon de 45 ans, qui porte depuis 25 ans la même cravate que lors de son embauche !!! Non Romain, c'est vous ou alors je suis obligé de virer Victor sur le champ.

- Oh Non !!!(bon sang, contrôle-toi !!!), je m'en voudrais d'être responsable d'un échec scolaire.

- Alors c'est entendu. Victor, je vous confie aux mains expertes de Romain. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, il faut que j'aie une petite conversation d'homme à homme avec cette vieille chouette de Mathilde. Je pense que je vais lui faire comprendre qu'elle a tous ses trimestres validés pour sa retraite. Et Messieurs, rajoute t'il avec un clin d'œil, il va y avoir de la chair fraiche bientôt dans le bureau d'à côté, et deux beaux jeunes hommes comme vous n'y seront surement pas insensibles, si vous voyez ce que je veux dire. Moi je suis trop vieux pour ça, mais…

Il quitte le salon, un grand sourire aux lèvres. Victor et moi le regardons partir, quelque peu interloqués par cette annonce et cette allusion.

- Humm, il est toujours comme ça ? me demande Victor, un peu gêné.

- Oui, toujours. Tu permets que je te tutoie ?

- Oui bien sûr Monsieur,

- Arrête, appelle-moi Romain et tutoie moi aussi

- Bien Romain

- Tu sais, c'est un bon bougre. Le genre de patron qui donne tout pour sa boite. Il y a englouti des fortunes pour la maintenir à flot. Il a réussi à l'amener à sa place actuelle à la force du poignet. Il est un peu rustre, pas mal paternaliste, et surtout très humain, et plus je le découvre, plus je l'apprécie.

Jaillissant de la pièce d'à côté, la voix de Mr Wagner tonne d'un seul coup :

- Le bougre vous remercie de vos compliments, Monsieur Dupuis, mais il sait aussi botter le cul de ses commerciaux quand ceux-ci discutent au lieu de me rapporter du pognon, alors au boulot les jeunes !!! MATHILDE, bordel !!! Le café, faut que j'aille en Tanzanie moi-même pour en avoir ou vous faites vot'boulot ???

Nous quittons le salon par la porte annexe précipitamment en éclatant de rire.

- Oh la vache, il a l'ouïe fine le patron !!! dit Victor en riant.

- Arrête, je vais finir par croire que c'est l'homme qui valait 3 milliards !!!

Tout en riant ensemble de notre « bévue », j'accompagne Victor sur le plateau du Commercial. Je le présente à tous mes collègues et assistantes. Lambert l'accueille avec sarcasme :

- Ah encore un puceau de la vente !!! Décidément, je vais finir par croire que le vieux va tourner PD avec tous ses jeunots qu'il embauche dans son salon.

- Francis, arrête !!! lui dis-je sur un ton sec. Tu n'es pas drôle, et tu n'as pas le droit de te comporter ainsi vis-à-vis de Mr Wagner et devant un jeune en formation.

- Quoi le chouchou ? t'as peur que le vieux t'aime plus ? il a trouvé un nouveau jouet pour satisfaire ses gouts de pervers et tu vas finir à la poubelle ???

- Francis, pour la dernière fois, arrête ça !!!

- Mais non au contraire !!! tous ici, on se demande comment tu as fait pour décrocher le contrat Thomas. T'as couché avec le client ou quoi ? T'es PD c'est ça ?? Pourtant Thomas, je le connais, j'ai déjà essayé de traiter avec lui. C'est pas un PD, c'est un mec, avec une grosse paire de couilles dans le froc lui, dit Lambert en se secouant de façon obscène l'entrejambe devant nous et tous nos collègues médusés par ces éclats de voix et son geste plus que déplacé au milieu du plateau.

- Viens Victor, je pense que Francis est un peu surmené en ce moment, dis-je en m'éloignant. Il est vrai que ne plus être capable de décrocher le moindre contrat depuis six mois, ça met sur les nerfs.

- Mais ta gueule le chouchou !! hurle Lambert à travers tout le plateau. Viens me redire ça en face si t'es un homme !!! Non bien sûr, Môssieur doit préférer se faire enculer pour deux millions comme une petite put…

- LAMBERT !!! DANS MON BUREAU !!! MAINTENANT !!!

La voix de Mr Wagner explose à travers tout le plateau comme un coup de tonnerre. Un silence de mort s'en suit. Même les téléphones se taisent, comme effrayés du coup de semonce qui vient de tomber, et seul le craquement que la chaise de Lambert émet lorsqu'il se lève ose troubler ce silence oppressant.

- Au travail, vous autres !!! gronde Mr Wagner tandis que Lambert, tête basse, se dirige vers le lieu de son exécution prochaine.

J'accompagne Victor à mon bureau. Anne, mon assistante, lui apporte une chaise.

- Désolée Victor de cet incident, lui dit elle ave un sourire gênée. Il est dans une mauvaise passe en ce moment.

- Ce n'est pas grave Madame. Je n'écoutais pas, ment il avec un sourire ravageur.

- Bien, on va passer à autre chose, dis-je en lançant mon ordinateur.

Anne s'éloigne et retourne à ses occupations. Peu à peu, le plateau reprend vie, et les téléphones sonnent à nouveau, les voix des différents commerciaux se mêlent, les affaires reprennent.

- Alors, donc…Je commence à vouloir expliquer les bases du job à Victor, lorsque celui-ci m'interrompt brusquement :

- C'est vrai que vous êtes gay ?

- Je…

Je reste sans voix devant l'inattendu de sa question. Je me sens rougir jusqu'au bout des oreilles.

- Je…enfin, je...

Les mots ne parviennent pas à sortir. C'est la 1ère fois que l'on me pose ainsi la question, et ici, au bureau, personne ne connait mon attirance pour les hommes.

- Je ne vois pas en quoi cela te concerne, Victor, finis je par dire en bafouillant quelque peu.

- Oui pardon, ma question était déplacée.

- Tout à fait, dis-je d'un ton autoritaire.

- Excusez-moi, me répond-il tout penaud, en fixant ses chaussures neuves.

Il est touchant dans sa confusion et sa gêne. On sent derrière le jeune homme qu'il est en train de devenir poindre ce soupçon d'enfant qu'il n'est presque plus.

Je reprends mes esprits, puis enchaine sur la présentation de la société, du boulot, des objectifs. La journée se déroule sans autre incident et le soir venu, je propose à Victor d'aller prendre un verre pour clore cette première journée.

- Je dois rentrer Romain, ma mère a déjà essayé de me joindre 4 fois depuis une heure.

- Ah tu vis chez tes parents ?

- Chez ma mère, avec une de mes deux sœurs. Mon père est parti un jour sans rien dire, la laissant seule avec nous trois sur les bras. Elle a dû se battre toute seule pour y arriver. Elle est femme de ménage dans les bureaux, et je suis le seul qui fasse des études. Je suis le dernier. Une de mes sœurs est mariée et a déjà deux gamins, mais elle ne bosse pas, ne fout rien et passe son temps à se plaindre dans son HLM. Ca se passe très mal entre ma mère et elle. Mon autre sœur, celle qui vit à la maison, ne fout rien non plus. Elle va de stage de reconversion en stage de reclassement au gré des appels de Pôle Emploi. Alors tu comprends, ma mère mise tout sur moi. Déjà quand j'ai eu mon bac, elle est tombée dans les pommes. Quand je lui ai dit que j'avais décroché mon contrat en alternance chez Mr Wagner, elle a pleuré toute la soirée et toute la nuit devant la lettre d'embauche. Et cette nuit, elle n'a pas fermé l'œil. Elle avait pris une journée hier pour aller avec moi m'acheter un costume, des chaussures neuves, une chemise pour que je sois un Monsieur comme elle dit avec respect et envie. Elle a passé toute la nuit à repasser ma chemise pour que les plis soient parfaits, à cirer et assouplir mes chaussures pour qu'elles ne craquent pas et que je n'ai pas mal aux pieds dans la journée. Et ce matin, elle a tenu à m'accompagner jusqu'au coin de la rue pour être certaine que j'allais bien au travail. Elle a même attendu un moment, je le sais je l'ai vu par la fenêtre du salon de Mr Wagner quand je t'attendais. Alors ce soir, je vais rentrer directement. Tu ne m'en veux pas ?

Emu par son récit, sa situation, je regarde tendrement Victor.

- Bien sûr que non. File alors, on se reverra demain matin.

- Oui j'ai hâte !!! Salut !!! A demain !!!

- Et mon invitation pour prendre un verre tient toujours !! lui crié-je alors qu'il s'éloigne d'un pas rapide vers le métro, tout en téléphonant sans doute à sa mère.

Je lui emboîte le pas car je vais dans la même direction que lui. J'entends sa conversation au téléphone :

- Allô M'man ? Oui c'est moi…oui super…oui…oui il s'appelle Romain…oui il est super cool, en plus j'ai du bol, c'est un jeune…ouais, 25 ans…non, ce n'est pas trop jeune, et puis d'après le patron, c'et le meilleur, il a déjà décroché un contrat de 2 millions…non M'man, des euros, pas des francs !!!...oui mais je rentre là, on a bossé tard…oui, je ramène le pain…au fait M'man, demain je rentrerai plus tard, parce que mon tuteur veut m'offrir un verre pour fêter mon arrivée dans la société…Hein ?... Mais non, je prendrai un coca, tu me connais, je ne tiens pas l'alcool…bon, j'arrive au métro… A tout de suite…Oui moi aussi. Je t'aime M'man…

Il coupe la conversation. Je m'arrête aussitôt et entre dans la première boutique venue sans prendre garde où je rentre, pour ne pas qu'il puisse me voir s'il venait à se retourner. Je le vois s'engouffrer dans l'escalier du métro et disparaitre.

- Quelque chose ne va pas Monsieur ?

Une voix féminine m'interpelle et me sors de mon état d'observation. Je suis rentré chez une fleuriste, et elle se tient demande moi, souriante mais le regard inquiet.

- Hein, pardon ?

- Quelque chose ne va pas ?

- Si, tout va très bien, pourquoi me demandez-vous cela ?

- Parce que vous pleurez...

Je jette un œil dans le miroir de la boutique, et je constate que j'ai effectivement le visage baigné de larmes. En écoutant Victor, j'ai été ému par sa spontanéité, sa candeur, son amour filial.

- Non tout va très bien, au contraire, tout va même très très bien !!!

- Ah vous, vous venez d'apprendre que vous allez être papa, n'est ce pas ? me dit la vendeuse avec un grand sourire

J'éclate de rire.

- Oui, c'est exactement çà !!! et ce sera un garçon, et il va s'appeler Victor !!!

- Je suis très heureuse pour vous, et la future maman mérite peut être un beau bouquet pour cette bonne nouvelle ?

- Oui, un gros bouquet, je vous fais confiance…

J'essuie mes yeux et mon visage pendant que la fleuriste virevolte parmi ses vases et ses fleurs et me composent un bouquet de toute beauté, et horriblement cher. Mais je paie sans rechigner et ressors avec une énorme gerbe multicolore dans la rue sous le regard amusé, envieux ou simplement complice des passants spectateurs d'un bonheur dont ils ignorent tout, mais que je dois transpirer par tous les pores de mon corps.

Je marche dans la rue avec mon bouquet pour rejoindre ma station de RER, quand je réalise que je ne peux pas prendre les transports avec un objet pareil.

Une jeune femme, charmante, élégante, et surtout souriante sort du RER à ce moment là.

- Excusez-moi Mademoiselle ?

- Oui, que puis je pour vous ?

- Une simple question : vous rentrez chez vous ?

- Euh oui, me répond elle surprise et un peu méfiante.

- Alors, tenez, je vous l'offre, lui dis je en lui mettant mon bouquet dans les bras.

- Mais pourquoi ?

- Comme ça, parce que je suis heureux !!!

- Mais…

- Au revoir, dis-je en plongeant dans l'escalier.

- Mais je ne sais même pas votre nom, me crie t'elle.

- Victor !!!

- Merci Victor !!

Je n'ai pas vu passer le voyage en RER, pas plus que la soirée. Je me souviens juste de m'être endormi après avoir joui dans mon lit en rêvant à Victor…

17- LES CADEAUX DE LA VIE.

Pour une fois, je n'ai pas eu besoin de mon réveil pour sortir des bras de Morphée. Je me lève nu, comme à l'accoutumée, le sexe au garde à vous et file sous ma douche pour effacer les traces de ma masturbation d'hier soir dans ma toison intime et sur mon torse.

Sous la douche, je ne peux m'empêcher de penser à Victor, à cette vision de rêve que je vais avoir en le voyant arriver ce matin. Mes mains glissent doucement sur mon corps couvert de mousse vers mon entrejambe, et tout naturellement, mes doigts se resserrent sur ma hampe encore dure. J'entame une lente masturbation tout en imaginant les choses les plus improbables avec Victor, et je finis par jouir avec une belle intensité au bout de quelques minutes de caresses intimes. Je m'active ensuite pour finir ma douche rapidement, avale mon café et file prendre mon RER.

Pendant le trajet, je sens un sentiment de malaise s'installer en moi. J'ai eu hier Matthieu au téléphone, qui, après notre expédition punitive de la veille, voulait avoir de mes nouvelles. Il m'a dit plein de mots tendres, parler d'un prochain rendez vous en tête à tête, redit son amour pour moi, et moi pour lui.

Et ce matin, je me sens déchiré entre mon nouvel amour pour Matthieu et l'envie de connaitre le bonheur dans les bras de Victor. En fait, je réalise qu'après des années de disette sentimentale, la vie me fait des cadeaux coup sur coup, comme pour se faire pardonner de m'avoir oublié dans sa distribution auparavant. Mais je suis comme un gosse un matin de noël avec trop de paquet à ouvrir, et je n'arrive plus à choisir lequel prendre.

La vibration de mon portable dans ma poche de costume me tire de mes pensées. C'est Matthieu.

- Allô, Matthieu, ça va ?

- Oui oui...

- Non, ça n'a pas l'air d'aller.

- Je viens d'apprendre une mauvaise nouvelle.

- AH bon, quoi, dis je inquiet. Quelqu'un de proche ?

- Non c'est le boulot.

- Que se passe-t-il ? ta société a des problèmes ?

- Non au contraire, elle va très bien, trop bien même…

- Je ne te comprends pas Matthieu, où est le problème alors ?

- Je dois partir pendant un an aux Etats-Unis puis au Canada pour y installer les nouveaux bureaux de ma société. Je me développe à l'export vers ces deux pays et je dois être sur place pour vérifier que la mise en place se fait bien et lancer l'activité avec les partenaires et les nouveaux clients.

- UN AN ???

- Oui et c'est bien ce qui m'ennuie. Je ne vais pas pouvoir survivre si longtemps sans toi…

- Mais tu vas revenir de temps en temps en France quand même ?

- Oui bien sûr, mais tu comprends, je pars vivre et m'installer là bas, et j'emmène Marie et les enfants avec moi. Elle pense que c'est bien pour les enfants d'aller vivre dans un autre pays et de connaitre d'autres cultures.

- Elle a raison. En plus, ils deviendront parfaitement bilingues…

- Donc voilà, je voulais te le dire.

- Super…Génial...

La nouvelle m'assomme sur place. En fait, la vie a dû se rendre compte qu'elle m'avait fait trop de cadeaux d'un coup et me les reprend.

- Romain, tu es toujours là ?

- Oui…

- J'ai un service à te demander.

- Dis-moi…

- Je ne veux pas mettre mon appartement en location auprès de n'importe qui, et j'aurais souhaité que tu l'occupes pendant mon séjour aux USA.

- C'est gentil Matthieu, mais je n'ai pas les moyens de me payer un loyer pareil.

- Non tu ne m'as pas compris. Je te prête mon appartement pendant tout le temps que je serai avec ma famille aux USA. Tu n'auras qu'à sous louer ton appartement, ça te fera des revenus supplémentaires.

- Tu veux que je vienne habiter chez toi ? Et ta femme ?elle en pense quoi ?

- Je lui ai parlé de toi, comme d'un petit nouveau dans l'équipe de son père, qui cherchait un appartement. Et elle en a discuté avec François, qui ne tarit pas d'éloges à ton égard, et elle est d'accord. D'ailleurs, elle est partie ce matin avec les enfants à New York pour nous trouver un appartement sur place. C'est à moi de gérer le prêt de l'appartement.

- Euh, c'est super ça. Merci d'avoir penser à moi.

- Avec toi travaillant pour son père, Marie a l'impression que l'appartement reste dans la famille. Bien sûr, tu paies l'électricité et l'eau, mais pour le reste, tu n'as rien à débourser.

- Eh bien écoute j'accepte avec plaisir.

- Et puis comme l'appartement est très grand, quand je reviendrai en France, j'aurai un pied à terre tout trouvé, si tu veux bien m'accueillir chez toi...

- Bien sûr, tu auras toujours une place chez moi, dis-je en riant. Et je n'aurai pas besoin de chercher très loin quelqu'un à mettre dans mon lit…

- Oui aussi…

- Et ça doit se faire quand ?

- L'appartement est disponible ce soir. En fait, je pars en fin d'après midi pour Montréal.

- Ah…ok…c'est super rapide…et tu pensais quand même venir me dire au revoir, dis je d'un ton acerbe.

- Les choses se sont précipitées Romain, ne croies pas que j'ai voulu te fuir ou t'oublier, mais j'ai aussi une famille, une entreprise auxquelles je dois penser, je te rappelle quand même qu'aux yeux du monde, je suis un Chef d'entreprise, père de famille et hétéro…

- Je sais Matthieu, c'est juste que c'est soudain, et je suis un peu sous le choc de l'annonce de ton départ.

- Je passe au bureau te voir tout à l'heure et je te remets les clefs. Après tu emménages quand tu veux.

- Vers quelle heure penses tu passer, parce que j'ai des rendez vous ?

- Je ne sais pas.

- Appelle-moi avant alors.

- Ok, je te laisse, à tout à l'heure.

- Ca marche. Bye.

Je raccroche alors que le train entre dans ma station d'arrivée. Et bien non, la vie ne me reprend pas les cadeaux faits, elle fait juste un échange.

J'arrive mon bureau encore tout chamboulé par cette nouvelle. Victor est déjà là, en train de potasser son book de vente.

- Ah bonjour Romain !!!

Ce sourire !!! Mais comment fait-il ??? Je sens monter en moi une irrésistible envie de le prendre dans mes bras et de l'embrasser, mais bien sûr, je me contiens.

- Bonjour Victor, tu as passé une bonne soirée ?

- Excellente. Maman m'avait préparé un repas de gala pour fêter ma 1ère journée ici. C'était très sympa. Et toi ?

- Tranquille, tranquille, lui réponds je en repensant à mes activités manuelles…

- Aujourd'hui, je dois aller à la visite médicale d'embauche.

- Ah oui c'est vrai, le truc inutile et obligatoire.

- Anne m'a donné l'adresse, je crois que je vais en avoir pour l'après midi.

- Ah, fais-je un peu dépité.

- Mais je reviens ici après, je n'ai pas oublié ton invitation à prendre un verre et Maman va chez une amie ce soir, alors je suis libre toute la soirée.

- Très bien, alors on ira fêter ton arrivée comme il se doit ce soir. Ah mais non, ce soir, je ne peux pas, je récupère mon nouvel appartement.

- Tu as besoin d'aide pour déménager ? Je peux venir t'aider.

- C'est très gentil, Victor.

- Et puis comme ça, on pourra faire plus ample connaissance en dehors du travail.

- Euh, oui, dis je troublé par ses propos.

Je ne peux m'empêcher de m'imaginer seul avec Victor ce soir dans l'appartement de Matthieu. Je sens monter une érection dans mon boxer, et pour me donner un peu de contenance, je toussote.

- Humm, oui. Bon si on se mettait au travail ?

- Je ne reste pas avec toi ce matin, je dois aller faire le tour des différents services, tu te rappelles ?

- Ah oui, décidemment, je vais passer la journée sans toi.

- On se verra ce soir.

- Oui bien sûr. D'ailleurs, ce que je te propose, c'est qu'après ta visite médicale, tu ne reviennes pas ici, ça ne sert à rien. En revanche, tu passes chez toi, prends quelques affaires pour demain, et tu viens me rejoindre à ma nouvelle adresse. Tu dormiras chez moi, c'est immense. Moi, il faut que je passe chez moi pour prendre aussi quelques affaires. On fait comme ça ?

- Euh, je ne sais pas, me répond t'il un peu troublé et rougissant. J'avais pas prévu de coucher, euh de découcher, rajoute t'il précipitamment.

Je fais celui qui n'a pas entendu le lapsus.

- C'est pour t'éviter d'avoir à prendre un taxi pour rentrer ce soir, mais tu fais comme tu veux. On passera juste à l'appart pour prendre un verre.

- Non non, on fait comme tu as dit.

Il se lève, prend sa veste, son bloc et en s'éloignant, me dit :

- Tu m'envoies l'adresse par SMS, je file, je vais être en retard avec Jacqueline de la Compta.

- Ok, à ce soir Victor.

Je le regarde s'éloigner. Anne arrive à mes côtés sans bruit.

- Il est craquant, n'est ce pas ?

- Hein ? fais-je en sursautant sur mon fauteuil.

- Tu ne le trouves pas mignon ce gamin ?

- Euh, pourquoi tu me dis ça ?

- Parce qu'un beau jeune homme comme lui, j'en ferai volontiers un 5 à 7, dit elle en riant…mais bon, je n'oublie pas que je suis mariée, et que ça restera juste une idée comme ça.

- Oui, bien sûr…

J'ai cru un instant qu'Anne m'avait démasqué. Je sens une grosse goutte de sueur froide me couler entre les omoplates.

- Au fait, dit Anne, tu vas reprendre les clients de Lambert dixit Mr Wagner.

- Ah bon ? Pourquoi ?

- Enfin Romain, tu imagines bien qu'après son esclandre et son comportement d'hier devant tout le monde, Mr Wagner n'allait pas le garder.

- Il l'a viré ???

- Oui, sur le champ…D'ailleurs, regarde son bureau, il était vide ce matin.

Je me tourne effectivement vers la place qu'occupait jusqu'à hier Lambert, et effectivement, la place est nette.

- Victor va pouvoir s'installer là, et toi tu vas échanger ton bureau avec Durieux pour être en face de lui.

- Waouh !!! on est peu de choses quand même…

- Et dans la série « braderie des anciens modèles », Mr Wagner a aussi dégagé Mathilde hier soir…

- Ah, le café n'a pas dû lui plaire.

- Quoi ?

Je lui raconte notre entrevue d'hier matin. Anne rit en me voyant imiter Mr Wagner, puis redevient sérieuse.

- Il va falloir que je commande vite une Nespresso alors si je veux garde ma place.

- Comment ça ?

- Mr Wagner m'a proposé ce matin de devenir son assistante.

- Eh, mais c'est super ça pour toi !!! je suis ravi de cette promotion, tu as accepté bien sûr ???

- Oui, ca ne te dérange pas ?

- Mais pas du tout au contraire, je suis vraiment content pour toi.

- Et puis comme ça, tu auras une alliée directement auprès du patron.

- C'est vrai, mais je crois qu'il m'apprécie et pour l'instant, je n'ai pas trop à m'en faire.

A ce moment, mon téléphone sonne.

- Romain, c'est Wagner, vous pouvez me rejoindre à mon bureau ?

- Bien sûr Monsieur.

- Très bien, je vous attends avec Mr Thomas.

Ah, Matthieu est déjà là !!! Je m'excuse auprès d'Anne, et file vers le bureau de Mr Wagner. La place qu'occupait Mathilde est encore vide, impeccablement rangée, et je toque directement à la porte du bureau de direction.

- Entrez Romain !!!

Je pénètre dans le bureau, et vois Matthieu assis, en train de discuter avec son beau-père.

- …et tu vas ouvrir combien de bureaux là bas ?

- 1 à New York, 1 à Chicago, 1 à Washington, et 1 à Los Angeles. Et pour le Canada, Montréal, Toronto et Québec.

- Eh bien, c'est une belle réussite. Et Marie est ravie de partir s'installer aux USA.

- Oui je crois.

Je toussote discrètement pour signaler mon entrée.

- Ah Romain, venez. Je ne vous présente pas Matthieu Thomas, vous le connaissez comme client. Sachez juste que c'est aussi mon gendre.

- Ah…je ne le savais pas…

- Bon, Romain, Matthieu va partir développer sa société aux USA et au Canada, et j'ai un service à vous demander.

- Lequel Monsieur ?

- Verriez-vous un inconvénient à vous occuper de l'appartement de ma fille et de mon gendre pendant leur absence ?

- Euh, non Monsieur, mais j'ai déjà un appartement.

- Pas grave ça, dit-il en balayant l'objection d'un revers de la main. Je suis sûr qu'Anne saura trouver un locataire. Au fait, vous savez que j'ai décidé de me séparer de Lambert et de Mathilde, et j'ai nommé Anne comme mon assistante personnelle.

- J'en suis ravi pour elle Monsieur, et vous avez fait un excellent choix. Anne est pétrie de compétences, et pour travailler au quotidien avec elle, je sais que vous en serez très satisfait.

- Oui, évidemment puisque je l'ai choisi. Bon, alors, Matthieu s'en va dès cet après midi, et il est venu vous remettre les clefs et l'adresse de son appartement. Et pour faire simple, sachez que je prends tout en charge, l'eau l'électricité, la femme de ménage, les charges. Comme ça, vous n'aurez pas à vous soucier des détails matériels et vous pourrez vous consacrer à 100% à faire exploser mon chiffre d'affaire !!!

- C'est très généreux de votre part, Monsieur, je ne sais pas comment vous remercier.

- Rapportez-moi encore beaucoup de millions, Romain, je m'en contenterai.

- Je vais m'y attacher de suite Monsieur.

Matthieu a observé toute la scène d'un regard amusé, et a pu apprécier mon sens de la comédie. Il me remet son trousseau de clefs, l'adresse et les consignes pour l'alarme. Je fais celui qui bien sûr ne connait rien à l'appartement de Matthieu, puis après avoir remercié moultes fois Mr Wagner et Matthieu, je quitte le bureau sur la pointe des pieds, pendant que les deux hommes reprennent leur conversation.

Une fois sorti, je ne peux m'empêcher de faire un bond de joie dans le futur bureau d'Anne, avec un « YEEESSSS » glissant entre mes dents serrées. Puis je file reprendre mon travail, le cœur léger et gonflé à bloc pour décrocher les millions attendus par Mr Wagner.

Je suis surmotivé. Je pense à Victor, à Matthieu, à ma réussite personnelle et professionnelle. En passant devant un miroir, je jette un coup d'œil et je me trouve transformé. La réussite me rend beau, l'amour présent ou à venir me rend beau. J'ai 25 ans, un amant génial, un jeune mâle prometteur en apprenti, un appartement de rêve et un boulot qui m'éclate...Tout ce dont j'ai rêvé et que la vie vient de m'offrir en cadeaux.

18- LA 1ÈRE FOIS DE VICTOR

Matthieu m'appelle sur mon portable en sortant de son entrevue avec son beau père.

- Alors, tu es heureux ?

- Pas totalement, je suis l'heureux locataire d'un appartement de rêve mais c'est parce que tu t'en vas...

- Je reviens dans 3 semaines en France, on se verra à ce moment-là.

- Tu n'as pas 5 minutes pour qu'on se voit une dernière fois en tête à tête ?

- Non Romain, désolé, je suis en route pour l'aéroport. Et puis, je sais très bien que cela n'aurait pas duré 5 minutes. Ah au fait, j'ai une bonne nouvelle pour toi.

- Encore une !!!

- David et Dylan sont en prison. Un appel anonyme à la police leur a indiqué qu'il y avait dans certaines caves des choses très intéressantes à découvrir. Ils sont inculpés de trafic d'armes, recel, ventes de stupéfiants. Ils vont en prendre pour perpet'...et avec ce qui se racontent sur eux depuis leur arrivée remarquée l'autre soir dans leur quartier, m'est avis qu'ils vont avoir le trou élargi par pas mal de copains de douche ou de cellule là bas...Tu es définitivement tranquille.

- Oh la journée de ouf !!! Merci de m'avoir dit cela.

- Mais toi, tu ne m'as pas tout dit...

- Comment ça ?

- Il est comment ce Victor ?

- Euh...

- Amuse toi, profite, mais garde moi une place dans ton cœur.

- Mais évidemment !!! et puis il ne s'est rien passé entre Victor et moi.

- Je ne suis pas naïf Romain, il va se passer quelque chose, et mon instinct me dit que ça va se faire dans très peu de temps...

- N'importe quoi !!!

- Tu ne sais pas me mentir, Romain. Tu peux berner mon beau père, mais pas moi. Je te connais...en profondeur, dit-il en riant...

- Salaud !!!

- Moi aussi je t'aime, bon je te laisse, j'arrive à Roissy. Je te laisse un message quand je serai arrivé sur place. Je t'embrasse Romain, prends soin de toi. Je t'aime.

- Prends soin de toi aussi Matthieu, et moi aussi je t'aime.

Matthieu coupe la communication. Malgré l'avalanche de bonnes nouvelles et de bonheur qui me tombe dessus depuis ce matin, je ressens une grande tristesse. Je viens de perdre – temporairement – Matthieu, et c'est comme si je perdais un être cher.

Mais le quotidien et le travail me ramènent très vite à la réalité à travers la sonnerie du téléphone, et je reprends mes activités derechef.

La journée d'écoule tranquillement. Je reçois la confirmation d'un nouveau client pour une collaboration, et c'est avec fierté que je vais annoncer en fin de journée à Mr Wagner que je viens de signer un nouveau contrat pour 750 000 euros par an sur 3 ans. J'accueille ses félicitations avec modestie et plaisir, et en profite pour lui demander si je peux partir un peu plus tôt ce soir pour aller prendre possession de mon nouvel appartement. Il me l'accorde avec plaisir et me souhaite une très bonne soirée, avant de replonger dans ses dossiers.

Je file donc chez moi, cette fois en voiture, puisque j'ai maintenant un parking pour ma voiture, et une fois à mon « ancienne » adresse, jette pêle-mêle dans un sac quelques affaires pour tenir jusqu'au prochain week-end dans mon nouveau chez-moi.

Sur la route du retour, je m'arrête acheter quelques victuailles pour ce soir, puis prends du champagne, du coca pour la soirée que je vais passer avec Victor.

En arrivant à ma nouvelle adresse, je vois Victor m'attendre en bas de l'immeuble, un sac de sport à ses pieds. Il s'est changé en passant chez lui, et c'est un tout autre jeune homme que je découvre à cet instant.

Il a revêtu un jean taille basse, qui met particulièrement en valeur son fessier et souligne bien que c'est un homme. Au dessus de la ceinture, je vois la large bande élastique de son boxer siglé D&G, et sur le torse, un tunisien blanc qui épouse chaque contour de son corps et me confirme la plastique parfaite de ce garçon. Il est encore plus désirable que dans son costume, représente le jeune mâle dans toute sa splendeur et sa virilité naissante, et je ne peux bien sûr pas m'empêcher de bander comme un taureau en le voyant ainsi.

Je klaxonne pour attirer son attention, et il vient me rejoindre dans ma voiture.

- Salut !!!

- Salut Victor !!! monte, je vais me mettre au parking, et tu m'aideras à remonter les quelques courses que j'ai fait pour ce soir.

Il s'installe à mes côtés et je m'enfonce dans le parking de l'immeuble.

Nous déchargeons rapidement nos sacs et arrivons à la porte de mon appartement.

Lorsque j'ouvre la porte et entre, Victor me suit et s'arrête net sur le pas de la porte.

- OH PUTAIN !!! C'est géant ici !!! c'est à toi !!!

- C'est à un ami qui me le laisse pendant son séjour aux USA, et comme il est parti pour 1 an, c'est ma nouvelle adresse pour l'année à venir. Vas y, entre, ne reste pas dans la porte.

Victor s'avance, les bras chargés de sacs, mais n'ose pas aller plus loin. Je le sens impressionné, timide. C'est sans doute la 1ère fois qu'il met les pieds dans ce quartier chic de l'ouest parisien, dans un appartement comme celui-ci.

Durant la journée, par curiosité, j'ai tapé son adresse sur Google Earth pour avoir une vue de son quartier. Et je suis tombé sur une de ces banlieues ghetto que l'on ne voit que lorsqu'un fait divers dramatique s''y produit et que toutes les TV de France se rappelle que Boulogne Billancourt ou Paris ne sont pas toute la France.

- Allez, ne reste pas planté là, on va mettre tout ça dans la cuisine. Il faut remettre le champagne au frais. Ensuite, tu iras déposer ton sac dans une des chambres.

Victor me suit et dépose mes achats sur le comptoir de la cuisine.

- Tu sais que la cuisine est plus grande que tout l'appartement de ma mère...

- Oui, c'est spacieux ici, dis je un peu gêné d'étaler autant d'espace, de signes de richesses devant ce jeune homme pas encore gâté par la vie.

Je range rapidement les courses dans le frigo.

- Tu veux un verre de coca ?

- Euh, tu crois que je peux prendre une douche, je n'ai pas eu le temps à la maison, et j'ai eu chaud aujourd'hui. Et quand je rentre le soir, j'aime bien me doucher après ma journée.

- Oui, bien sûr, je vais te montrer où est la salle de bains.

J'accompagne Victor dans la salle de bains attenante à la suite parentale. Là encore, Victor ne peut s'empêcher de siffler d'admiration devant l'élégance et l'équipement de la salle de bain, avec sa grande douche à l'italienne, la baignoire d'angle, et le jacuzzi sur la terrasse.

- Je vais te chercher des serviettes. Je reviens.

Je quitte la pièce et me mets en quête des dites serviettes et draps de bain. Après 10 minutes de recherche a travers les 10 pièces et les 4 dressings de l'appartement, je finis par mettre la main dessus et en prends deux jeux pour Victor et pour moi, puisque désormais ce linge est pour moi...

Je reviens vers la salle de bain et entends l'eau couler. Je toque à la porte pour signaler mon arrivée et sans attendre la réponse, entre dans la pièce.

Victor est sous la douche, totalement nu, en train de se laver les cheveux. Les yeux fermés, il ne m'a pas vu entrer, et le bruit de l'eau qui coule couvre celui de mes pas.

Je pose discrètement les serviettes sur le banc à côté de la douche et observe Victor dans la splendeur de sa nudité.

Il est totalement imberbe excepté au pubis, mais ses aisselles qu'il me dévoile sont lisses. Le cou s'évase délicatement sur ses clavicules saillantes. Les épaules sont rondes, musclées. Il a les bras fins, où chaque muscle apparait, saillant, une veine les parcourant jusqu'au poignet.

Son torse est dessiné par deux magnifiques pectoraux, parfaitement bombés et s'écartant l'un de l'autre du sternum en deux bosses fermes, au milieu desquelles deux pastilles brunes laissent pointer un téton dur.

Son abdomen laisse deviner 3 lignes d'abdos sculptés mais non saillants, juste suggérés par son ventre plat, lui-même délicatement surligné par les courbes fines au dessus de ses hanches, et plongeant vers la toison intime de Victor.

Cette toison brune vient couronner par un triangle fin, épousant parfaitement les lignes de son ventre, un sexe au repos magnifique. Le fût de chair, habillé d'une peau mat, prend naissance juste sous les poils et vient reposer ses 12 cm au dessus de deux testicules pendants en dessous, deux sacs de peau finement plissée au fonds desquels reposent deux magnifiques glandes ovales. Son gland est calotté par son prépuce aux 2/3 et laisse poindre le méat.

Ses cuisses, comme ses bras, laisse deviner des muscles fins mais travaillés. Les mollets sont fermes, dessinés en deux parties et surplombent des pieds fins et longs.

Quand Victor se retourne pour se rincer les cheveux, je peux admirer ses épaules larges, sur lesquelles roulent ses muscles fins. Son dos s'affine peu à peu vers la taille en un V sculptural. Et son fessier me fait presque défaillir. Deux magnifiques lobes, une raie profonde et sombre, et deux fossettes ovales sur chaque fesse font monter en moi un désir brûlant de le rejoindre tout de suite sous la douche et de lui faire l'amour sans attendre.

Mais je me ressaisis aussitôt et sors rapidement de la salle de bains, le laissant à ses ablutions. Je prépare rapidement quelques peccadilles pour accompagner les breuvages que nous dégusterons après sa douche, me permettant ainsi de faire retomber l'érection qui avait transpercé mon boxer dans la salle de bain.

10 minute plus tard, j'entends les pas de Victor sur le parquet et je le vois rejoindre le salon, rhabillé et terriblement sexy. Mais je me promets de rester sage, car je ne sais finalement pas si Victor partage les mêmes attirances que moi.

Je le rejoins au salon, portant le plateau chargé de nos deux verres et de l'assiette d'amuse bouches.

- Ca y est ? tu te sens mieux ?

- Oui, merci, ça fait un bien fou une bonne douche.

- Oui, j'en ai pris une chez moi tout à l'heure en passant prendre mes affaire, et ca détend bien.

Victor est face à la baie vitrée, contemplant Paris. La lumière du soir souligne ses formes divines, et son reflet dans le vitrage le rend presque irréel.

Je débouche le champagne et en sers deux coupes.

Au chuintement du gaz s'échappant de la bouteille, Victor se retourne.

- Oh du champagne !!! je suis désolé, mais je ne bois jamais d'alcool...

- Tu n'aimes pas ça ?

- SI, mais je tiens très mal l'alcool, et je ne voudrais pas passer pour un ivrogne après seulement deux jours de travail...

- Juste une flute, pour fêter ton arrivée, et après tu le noieras dans le coca...et puis tu es un homme, tu dois savoir tenir un minimum, parce que dans ton métier, parfois, il faudra assurer avec certains clients qui lèvent le coude facilement...En fait, je suis en train de continuer ta formation ce soir.

- Alors trinquons, dit il en prenant la flute dans ma main.

Nos doigts se touchent. Une décharge électrique me traverse. Visiblement, c'est également ce que vient de ressentir Victor, qui s'écarte brusquement. Il va s'assoir sur le canapé, et la forme caractéristique qui barre son jean me laisse deviner que son boxer se remplit rapidement de chair dure et chaude... Son visage s'empourpre, et pour dissimuler sa gêne, il vide son champagne d'un coup.

- Eh bien, pour quelqu'un qui ne boit pas, tu as une sacrée descente, dis je avec un rire faussement décontracté.

En effet, j'ai du mal à rester de marbre. Alors que Victor vide sa flute, je vois désormais nettement qu'il bande.

Il me tend sa flute et me demande de le resservir.

- Tu es certain que tu en veux encore, Victor ? si tu n'as pas l'habitude...

- De toute façon, ce soir, je ne conduis pas.

Je m'exécute et lui rend sa flûte à nouveau pleine. Je viens m'assoir à ses cotés à sa gauche, laissant juste assez de distance entre nous pour qu'il reste à portée de ma main. Il fixe sa flute, regarde danser les chapelets de bulle dans son verre.

- Romain, je peux te poser une question.

- Bien sur Victor.

- Tu as fait l'amour à quel age pour la 1ère fois ?

- Euh...15 ans.

- Avec une fille ?

- Euh...

- Parce que moi, tu vois, je n'ai jamais fait l'amour avec quiconque.

- Ah...

- Je suis vierge, puceau, à 18 ans...

- Ah...

- Jamais personne ne m'a touché...

- Ah...

- Je ne sais même pas ce que c'est que d'embrasser quelqu'un sur la bouche.

- Ah...

- Tu veux m'apprendre ? Commencer ma formation d'homme ce soir ?

- Et bien...

- Mais je peux comprendre que tu dises non, que je ne te plaise pas...

- C'est-à-dire...

- Tu aimes les hommes aussi Romain ? tu es gay ?

- Euh, Victor...

- Parce que moi, ce sont les garçons qui m'attirent, pas les filles. Mais tu comprends, dans mon quartier, les PD, on les punit d'être comme ça. Alors, on ne dit rien, on ne fait rien.

- Il n'y a pas que dans ton quartier Victor, je connais d'autres hommes, issus de milieux beaucoup plus favorisés que le tien qui vivent la même omerta...

- Oui mais toi, tu as déjà couché avec un garçon, n'est ce pas ?

Je respire un grand coup. Le moment de dire la vérité est là.

- Oui Victor.

- Tu sais ce que c'est alors que d'être attiré par la bosse que tu vois dans le slip de tes copains au sport ou au club ?

- Oui Victor.

- Tu as déjà touché une autre bite que la tienne.

- Oui Victor.

- Et tu ne veux pas me toucher la mienne ? dit-il avec un débit saccadé et angoissé

Et comment je veux lui toucher la bite !!! Mais est ce que j'ai le droit ???

- C'est vraiment ce que tu veux Victor ? tu es certain de ton choix ?

- Oui, certain !!!!

- Tu es beau Victor. Tu es jeune, dessiné comme un apollon, avec tout ce qu'il faut là où il faut.

- Tu parles, pour ce que ça sert, dit-il avec une voix vibrante.

- Je te rassure, de ce que j'ai vu tout à l'heure dans la salle de bain, plus d'un homme serait heureux d'avoir ne serait ce que la moitié de ce dont la Nature t'a doté.

- Tu m'as regardé sous la douche ?

- Oui, en déposant tes serviettes de bain.

- Et alors, ça ne t'a pas plu ?

- Mais si, bien au contraire, c'était magnifique.

- Alors pourquoi tu ne veux pas ? dit-il les yeux brillants de larmes difficilement contenues.

- Ne pleure pas, Victor, dis-je en l'implorant. Ne pleure pas, je n'ai jamais dit que je ne voulais pas de toi, que je ne te désirais pas, bien au contraire !!! mais comprends moi Victor, je suis ton tuteur dans l'entreprise, on se connait depuis deux jours seulement. Je n'allais pas te sauter dessus dès la 1ère heure.

Je pose ma main sur sa cuisse et caresse doucement l'étoffe rugueuse. Sous le denim, je sens la fermeté de ses muscles, et peu à peu, je remonte ma mais vers son entrejambe. J'effleure la bosse que ses couilles moulées forment dans le jean, et Victor laisser échapper un « oh » de surprise. Je retire ma main, mais Il la retient de la sienne.

- Victor, je veux juste être sûr que tu veux perdre ta virginité ce soir avec moi. C'est un cadeau merveilleux que tu me fais, et je veux être certain que je suis bien le bon destinataire.

- Romain...

- Oui Victor ?

- Fais-moi l'amour s'il te plait, dit-il

Je prends alors son visage entre mes mains, l'allonge sur le canapé lentement, et une fois le dos contre le cuir souple, je me penche sur ses lèvres et y déposer un 1er baiser. Puis je me recule un peu, l'observe. Il passe sa langue sur ses lèvres, comme pour recueillir la saveur de ce 1er contact.

Je repose mes lèvres sur les siennes. Il ouvre doucement la bouche, ma langue se fraye un chemin entre ses dents blanches et rencontre la sienne. Je m'applique du mieux que je peux pour que ce 1er baiser soit parfait. D'abord timide, puis maladroit, Victor s'ouvre enfin totalement à mon baiser et nos langues se mêlent dans une gigue de plus en plus endiablée. De tendre, notre baiser passe à fougueux, puis passionné pour être finalement déchainé !!!

Victor et moi ne pouvons nous séparer. Dès qu'un millimètre nous sépare des lèvres de l'autre, nos mains se plaquent sur nos crânes ou nos nuques et nous repartons de plus belle dans un baiser endiablé.

Nos corps sont désormais collés l'un à l'autre. A travers mes vêtements, je sens toute la chaleur rayonnante de Victor. Contre ma cuisse se frotte son sexe raide. Je repousse au maximum l'instant où une autre main que la sienne va le toucher pour la 1ère fois. Dans mon boxer, ma verge elle aussi raide réclame d'être libérée de son carcan de coton humide.

Notre baiser se prolonge encore et encore. Victor semble vouloir se repaître jusqu'à plus faim de mes lèvres. Ses mains courent maladroitement sur mon corps, me caressant de toute part sauf le sexe qu'il évite à chaque fois comme si c'était une zone encore interdite.

Mes mains ne sont pas en reste, et je les glisse sous son tunisien pour sentir la perfection de son grain de peau sur son torse, apprécier la fermeté de ses pectoraux et des ses abdos.

Je finis par détacher mes lèvres de celles de Victor, et lui enlève son t-shirt. Puis doucement, j'ouvre son pantalon, lentement, bouton par bouton, et écarte les pans du jean pour dévoiler son boxer déformé par son sexe tendu à l'extrême. Une tache translucide s'étale sur le coton distendu sur son gland.

Je me glisse entre ses jambes et à genoux, je viens poser mes lèvres sur son ventre, remonte en laissant juste trainer la pointe de ma langue sur sa peau, et finis par atteindre ses tétons. Deux pointes dures comme l'acier y pointent, et je les lèche tour à tour, avant de les sucer langoureusement.

Victor a le souffle court, la respiration haletante. Il a les yeux fermés, me caresse la nuque et les cheveux de façon désordonnée, comme si mes baisers annihilaient sa capacité à contrôler son corps.

Puis, à travers des baisers successifs, je redescends sur son ventre, et atteins de nouveau la ceinture de son boxer. Doucement, je lui soulève le bassin pour faire glisser son jean sur ses cuisses et l'envoyer rejoindre le tunisien gisant sur le tapis.

Victor m'apparait dans la splendeur de sa jeunesse et de sa fraicheur. Juste vêtu de son boxer, je peux me repaitre de son corps sublime et juvénile. Il fixe son regard dans le mien et je lis tout le désir, toute l'envie et en même temps toute l'appréhension de la 1ère fois.

J'ouvre de nouveau ses cuisses. Les deux testicules pleins de sève viennent se caler sous le coton pour former une bosse exquise, et la barre de chair est dessinée en travers du boxer avec toute la provocation suggestive que lui confère le coton, promesse d'un engin splendide mais encore dissimulée à mes yeux.

Je glisse mon visage entre ses cuisses et viens respirer à pleine narine les effluves de son corps. A travers le parfum du gel douche, je sens le parfum musqué caractéristique de l'excitation masculine, un mélange de transpiration un peu acide, d'odeur de sexe propre et le parfum discret de son anus.

Je pose ma bouche sur son coton chaud et le pince entre mes lèvres. Victor gémit quand j'appuie doucement ma bouche sur ses boules lourdes et se cabre un peu.

Je pose mes doigts sur l'intérieur de ses cuisses et les fais glisser sous les élastiques qui plaquent son boxer sur ses jambes. Je remonte dans le boxer, partant à l'exploration du trésor caché. Victor frémit, râle doucement de plaisir, la tache qui couronne son gland s'étend un peu plus.

Mes doigts rencontrent les premiers poils de sa toison, encadrent sans le toucher son sexe vibrant. Je les fais crisser entre mes phalanges, et sens sur ma peau l'humidité de son excitation.

Ma bouche grimpe la bosse de ses boules, puis suit le chemin bombé de son sexe. De la langue, je trace une voie humide depuis ses couilles vers sa tache de mouille, et quand elle l'atteint, lèche ce jus clair qui suinte à travers le tissu.

Je referme mes lèvres sur la bosse formée par son gland et l'aspire dans ma bouche, enveloppé du coton humide.

Mes mains ressortent du boxer après avoir caressé doucement ses couilles, et se posent sur la ceinture du boxer.

Je la prends, la soulève un peu et commence à faire glisser le dernier rempart textile de son chibre.

Les poils bruns apparaissent, libérant mille senteurs enivrantes et enfin, le gland carmin émerge au grand jour. Je pose mes lèvres dessus et au moment où je les referme sur le frein, Victor se cabre, retient sa respiration. J'ai juste le temps de me reculer, et dans mon mouvement de retrait de faire sortir toute sa verge de son boxer, et une énorme giclée de sperme jaillit de son gland. Jamais je n'avais vu autant de jus d'homme expulsé d'un seul coup. Le trait de sperme semble vouloir atteindre le plafond avant de venir s'écraser sur ma chemise.

Deux autres jets partent vers les cieux pour finir sur le parquet et la table basse.

Victor est comme tétanisé, tous les muscles tendus à l'extrême, comme prêts à rompre. Il a été surpris par la violence et l'intensité de cet orgasme. Puis il s'effondre sur le canapé, cherchant son souffle.

Je me penche alors sur lui, et bascule ma tête vers son gland turgescent pour laper la semence qui suinte encore du méat.

- Arrête, je suis nul me dit il en me repoussant.

- Mais non, pourquoi tu dis ça ?

- Je ne suis même pas capable de tenir la distance, un baiser et je jute !!!

- Mais c'est normal Victor. C'est la 1ère fois. Ce n'est pas une compétition, c'est de l'amour. Pour la 1ère fois de ta vie, quelqu'un d'autre que toi a touché ton sexe.

- Ouais super, j'embrasse, je jouis, tu parles d'un mec...

- Mais arrête !!! tu t'es collé la pression, si je puis me permettre, pour rien. On a toute la nuit pour te faire découvrir les plaisirs de l'amour à deux, et ce n'est pas parce que tu viens de jouir que tout est terminé. Au contraire, tout commence. Maintenant que tu t'es vidé de ton trop plein, les niveaux sont à jour et la splendide mécanique que je tiens entre mes doigts va fonctionner à merveille.

Victor est vraiment dépité par cette éjaculation précoce. Je le sens blessé dans son orgueil et sa virilité de jeune puceau. Il essaie de se relever du canapé, mais je l'en empêche en le plaquant au dossier.

- Laisse-moi faire maintenant, et profite.

Il me regarde perplexe, mais m'obéit.

Je me relève, me débarrasse de ma chemise maculée de son sperme encore chaud et épais pour me mettre torse nu. Puis, après avoir enlevé mes chaussures, mon pantalon glisse au sol et rejoint ma chemise. Au moment de retirer mon boxer détrempé par ma mouille et déformé par mon sexe raide, Victor se redresse et me dit :

- Attends, s'il te plait, laisse-moi faire.

Je me plante alors debout face à lui. Il se redresse, s'assied au bord du canapé, puis de la main droite, vient me caresser le ventre du bout des doigts. Je rejette ma tête en arrière, lâche un grand soupir de plaisir, tandis que sa main continue de me caresser, et que de l'autre, il s'occupe de mes cuisses.

Il tourne ainsi autour de mon boxer pendant plusieurs minutes, semblant hésiter à franchir le pas de mon boxer. Je caresse doucement ses cheveux et sa nuque, le laissant ainsi profiter de mon corps et accomplir sans doute un 1er fantasme.

Tandis qu'il me caresse, son sexe redevenu mou après l'effort fourni lors de la jouissance reprend peu à peu des formes plus altières. Je le regarde avec amour se gonfler doucement, se raidir le long de sa cuisse, puis, peu à peu, par petites saccades, se dresser fièrement entre ses deux cuisses au dessus de ses bourses lourdes et reposant sur le cuir du canapé.

Comme si, une fois sa nouvelle érection arrivée à son maximum, il s'était de nouveau senti prêt. Victor approche sa bouche de mon boxer et vient embrasser mon sexe à travers le coton désormais translucide. Ses lèvres glissent de haut en bas sur ma barre de chair pour venir embrasser mes testicules compressés à l'entrejambe. Il respire fortement, emplissant ses narines de ce nouveau parfum pour lui.

Ses mains désormais convergent sur mes hanches. Sa bouche m'embrasse de plus en plus fort le sexe, et peu à peu, il me dénude le bas ventre. Ma touffe pubienne apparait. Il y plonge son nez, inspire longuement, puis me lèche les poils, provoquant de merveilleux picotements dans le bas ventre. Puis mes fesses se libèrent de leur gangue de coton. Il passe ses mains lentement sur chaque lobe, me caresse, me pétrit et me pince les fesses. Enfin, il écarte la ceinture élastique de mon pubis et permet à ma queue de se dresser fièrement, le gland luisant, devant son regard ébahi. Mon boxer glisse alors rapidement sur mes chevilles, et un instant plus tard vole d'un coup de pied expéditif au milieu du salon.

Victor recule un peu pour élargir son champ de vision et pouvoir contempler mon sexe droit offert à ses yeux. Tandis que ses deux mains continuent de caresser mes fesses, et que ses doigts tentent timidement de s'immiscer dans mais raie, Il détaille longuement du regard mon sexe et mes couilles. Il se remplit les yeux de cette image jusqu'à plus soif.

- Si tu savais combien de fois j'en ai rêvé !!!

- De quoi ?

- De voir un sexe bandé d'aussi prêt.

- Tu n'en n'avais jamais vu, tu n'as jamais maté un film X ?

- Si bien sûr, mais entre une image sur un écran et la réalité, c'est le jour et la nuit.

- Alors profite, il est pour toi.

Victor lâche alors mes fesses et pose sa main droite sur ma verge et la gauche sous mes bourses. Puis, il resserre ses doigts sur mon sexe palpitant d'excitation et commence doucement à le masturber, tout en me caressant les couilles. Il est un peu brusque parfois, maladroit et me tire un peu fort sur le frein. Mais je ne dis rien et le laisse faire comme il l'entend.

Sa branle s'active sur mon chibre. Sa main gauche me malaxe les burnes avec vigueur et il glisse parfois son majeur entre mes cuisses, cherchant, sans le dire et sans oser aller jusqu'au bout, ma rondelle.

Et tandis qu'il me masturbe maintenant activement, je vois son ventre se contracter et de son gland jaillit de nouveau sa semence qui vient s'écraser sous son menton. Surpris, il recule en tirant sur mon sexe un peu plus fort qu'avant, et à mon tour, j'éjacule en plein sur son visage 5 jets crémeux de ma semence.

Victor lâche mon sexe qui déverse ses dernières gouttes de sperme et me regarde interloqué.

- C'est moi qui t'ai fait ça ? me dit-il en recueillant mon sperme du bout des doigts sur son visage.

- Je crois, oui, dis je en lui souriant et en reprenant mon souffle.

- Waouh, c'est top !!!

- Oui, c'est top...

Il porte ses doigts à sa bouche et timidement, goute mon jus d'homme. Après une brève hésitation, il lape son doigt et avale tout le sperme déposé dessus.

- Humm, c'est meilleur que le champagne...

- Ca se discute, lui réponds-je en riant...

- Et maintenant ?

- Comment ça, maintenant ?

- On fait quoi ?

- On continue...

- Ouais, par quoi on continue ?

- Par çà, dis- j'en le repoussant au fond du canapé et en m'agenouillant entre ses cuisses.

- Tu vas me sucer ?

- Tu veux ?

- Oh oui...

- Alors installe-toi.

Victor se cale confortablement dans le canapé. Je prends son sexe en main, et le caresse doucement. Il met peu de temps à reprendre de la vigueur et, de nouveau, sa hampe se dresse fièrement vers le plafond.

- Tu es d'une vigueur exceptionnelle, tu sais. Rebander si vite après deux éjac' rapprochées, c'est rare.

- C'est toi qui sais m'exciter, voila tout.

Je me penche alors vers son gland et du bout de la langue, je lèche la dernière goutte translucide de son sperme. Au contact de ma langue sur son gland, Victor se cabre et j'ai juste le temps d'ouvrir la bouche pour accueillir son sexe dans ma gorge. Il me tape le palais avec son gland et je manque de m'étouffer avec son sexe. Il faut dire que je ne me suis pas trompé sur mon estimation et le jeune homme, quand il est en forme comme maintenant, affiche un beau 21 cm bien épais.

Je ressors rapidement son sexe de ma bouche, reprends mon souffle, puis comme pour me venger de cette intromission trop rapide, me jette sur son gland pour le pomper vigoureusement.

Victor m'attrape la tête et la serre entre ses mains, avant d'essayer de me retenir dans ma boulimie de gland baveux. Mais je résiste et le pompe à fond pendant quelques minutes. Il pousse des petits cris aigus sans cesse, me pétris le cuir chevelu et les oreilles avec ses doigts, quand d'un coup, il s'écrie :

- Arrête, ralentis, je vais encore jouir !!!

Je relâche alors la pression buccale que j'exerçais sur le gland et la verge, et viens lui lécher lentement le fut et les couilles. J'entends Victor souffler bruyamment, pour faire descendre la pression que ma pipe lui a imposée sur son sexe. Il se redresse un peu et me dit :

- J'aimerais te sucer moi aussi.

- Moi aussi j'aimerais bien.

- Viens sur moi.

Je me relève, puis m'installe tête bêche à ses cotés sur le canapé. Je le débarrasse de son boxer qui enserre encore ses couilles et tandis que je reprends son sexe en bouche, il me caresse doucement pour redonner de la vigueur au mien. Lorsque je sens qu'il va m'emboucher, je suspends ma pipe sur sa bite. Il hésite un peu puis lape mon gland, tournant sa langue sur l'ourlet et le frein. Je gémis de plaisir, et encouragé par ma réaction, il enfourne mon gland dans sa bouche et commence à me pomper. Parfois, je reçois quelques coups de dents involontaires, mais il apprend vite et petit à petit, s'enhardit jusqu'à avaler toute ma queue.

Nous partons alors dans un 69 effréné, où l'objectif est de faire crier le plus fort l'autre de plaisir alors que nous avons tous les deux la bouche pleine du sexe de l'autre.

Pendant que nous nous suçons mutuellement, mes doigts se glissent entre ses cuisses et partent peu à peu explorer la raie de ses fesses. Je sens Victor qui contracte ses muscles fessiers au passage de mes doigts, mais je ne me laisse pas impressionner par cette vaine tentative de résistance et glisse mes doigts dans son intimité la plus secrète. Il relâche sa pression sur mes doigts et je peux enfin atteindre la rondelle vierge qu'il tentait vainement de défendre.

Au contact de mon doigt sur son anus, je sens son sexe dans ma bouche se contracter et d'un coup, sa semence envahit ma gorge. J'avale tout son jus sans en perdre une goutte, tandis qu'il tente de se concentrer sur ma queue à travers les brumes de l'orgasme.

Il ressort ma queue de sa bouche, et me dit :

- Romain, je n'ai jamais autant joui en si peu de temps !!! c'est fabuleux...

- Et ce n'est pas terminé, jeune homme, je suis loin d'avoir achevé ta formation.

- Laisse-moi souffler un instant, je n'en peux plus.

- Non, Non, on va au bout de l'effort, on ne relâche rien.

En disant cela, j'ouvre ses cuisses pour me permettre de glisser ma langue dans sa raie. Rapidement, j'atteins la rondelle de son joli petit cul et de la pointe de la langue, la stimule un peu.

Victor est surpris par l'intensité du plaisir que provoque un baiser sur sa zone anale. Il pousse des petits cris de surprise et de plaisir à chaque fois que la pointe de ma langue se pose dans le creux encore vierge de son anus, tout en continuant à me dévorer le sexe et les boules avec gourmandise.

Il écarte de plus en plus largement ses cuisses et ma langue peut laper toute sa rondelle légèrement couverte d'un fin duvet brun. Je me fais de plus en plus insistant sur l'anneau, et ma langue parvient à le pénétrer de plus en plus loin.

Victor pompe ma tige avec la même intensité que moi je lui dévore le cul. Je sens monter en moi le flot irrépressible de sperme et je n'ai pas le temps de me retirer de sa gorge qu'un jet de sperme vient s'écraser dans ses joues.

Surpris, Victor avale tout d'un coup. Il ressort ma queue luisante de salive et de sperme puis la lèche avec frénésie pour ne pas perdre une goutte de ce nouveau nectar pour lui.

Mon orgasme décuple mon envie d'aller plus loin avec lui, et je me jette sur son petit rond brun pour le faire céder à mes caresses. Son sexe raide bat contre moi, et à chaque coup de langue, il vient buter contre ma peau.

Victor reprend mon sexe débandé en main pour le masturber et lui redonner de la vigueur. Après quelques minutes, je reprends de la vigueur.

Victor m'interpelle alors :

- Romain, j'ai envie que tu...

- Que je quoi ? dis-je doucement, sachant déjà ce que sera sa réponse.

- J'ai envie que tu me prennes.

19-LE DÉPUCELAGE DE VICTOR

Je regarde Victor dans les yeux en me redressant.

- A une seule condition Victor...

- Ah ? Laquelle ?

- Que tu me prennes aussi ensuite...

- Oh oui !!! s'écrie-t-il les yeux pétillant de désir et de bonheur.

Je m'extraie du canapé, la queue raide de désir, et positionne Victor sur le dos. Il se caresse doucement le sexe et les couilles tandis que je vais chercher des préservatifs et du gel.

Lorsque je reviens, il est assis les cuisses ouvertes, couilles pendantes en train de se masturber langoureusement d'une main et de l'autre, caressant son anus fermé.

Lorsqu'il me voit sortir un préservatif, il me dit :

- C'est nécessaire ?

- Dans l'absolu, oui, mais je suis certain d'être sain, et si toi, personne ne t'a jamais touché, tu l'es aussi.

- Alors prends-moi sans capote. Je veux pour ma 1ère fois tout sentir sans l'intermédiaire d'une capote.

Je repose le condom sur la table basse et viens entre les cuisses de Victor. J'écarte doucement ses doigts de son anus pour les remplacer par les miens, et j'applique une dose de gel sur la rondelle que je vais bientôt déflorer. Le contact froid du liquide entraine une contraction immédiate de la rosette, qui se plisse et se resserre avant que mes doigts ne commencent à la masser doucement. Victor passe ses mains sous ses cuisses et les relève pour m'exposer au maximum son cul vierge.

Je masse lentement la rondelle qui se détend peu à peu. Lorsque j'introduis mon majeur dans l'orifice qui s'est ouvert, Victor gémit et râle de plaisir. Je vois ses abdos se contracter, je sens ses sphincters se resserrer sur mon doigt.

- Je te fais mal, lui demande-je doucement.

- Un peu, mais c'est parce que c'est nouveau.

- Je vais y aller en douceur, mon amour.

Je déverse encore un peu plus de gel sur le petit trou et lentement, je fais coulisser mon doigt dans son cul. D'abord une phalange qui va et vient, puis deux et au bout de quelques minutes, mon doigt tout entier le pénètre.

Son boyau est chaud et humide. Je le sens palpiter autour de mon doigt. Victor rejette sa tête en arrière en poussant un cri de plaisir.

- Oh oui, c'est bon Romain !!!

- Tu n'as pas mal ?

- Non pas du tout, vas y, enfonce moi ton doigt plus profond.

Je satisfais à son désir et fais coulisser le majeur dans son ventre. Je lui caresse le boyau de long en large et de haut en bas. Le gland de Victor lâche sans discontinuer un filet de precum sur sa toison humide de sperme et de transpiration. La peau de son corps tout entier se couvre d'une mine couche humide, le faisant briller sous les éclairages tamisés du salon.

Victor gémit de plus en plus fort. Mon doigt explore son ventre et vient se poser sur sa prostate. Je commence alors un lent massage de sa glande, et à chaque caresse, Victor se cabre comme s'il recevait ne décharge électrique dans le ventre.

- Oui, Romain, ouiiiiiii, encore, c'est bon !!!

Pendant plusieurs minutes, je me concentre sur ce massage interne. Le sexe de Victor me semble encore plus dur qu'avant lorsque je le prends en main pour le masturber un peu au rythme de mon toucher prostatique.

Puis sentant sa rondelle désormais bien souple, je ressors mon majeur pour lui introduire un 2ème doigt dans le ventre et élargir davantage son trou. Cette nouvelle sensation fait crier Victor de plaisir et il me réclame plus de vigueur dans mon limage digital.

Lorsque le 3ème doigt le pénètre, Victor se crispe. Je me retire et je vois son trou rester ouvert. Il est prêt à se faire pénétrer par mon sexe que je caresse pour en maintenir la raideur.

J'appose un peu de gel sur mon gland, l'étale de la paume et vient me positionner en ses cuisses ouvertes.

Je pose mon gland sur sa rondelle encore ouverte et pousse doucement pour le pénétrer.

Sa rondelle recule un peu sous la pression puis je sens mon gland glisser entre les anneaux qui vont perdre leur virginité dans quelques instants.

Le visage de Victor se crispe. J'arrête mon avancée anale et le regarde, tandis qu'il rouvre les yeux.

- Ca brûle Romain.

- C'est normal, on va y aller doucement.

- J'ai tellement envie de toi.

- Moi aussi, et je veux que ce soit parfait pour ta 1ère pénétration.

Je reprends ma pénétration et pousse plus avant mon sexe dans son trou. Victor grimace toujours puis me retiens.

- Non arrête, ça fait trop mal !!!

- Retourne-toi, je vais te prendre par derrière.

Je m'écarte de son cul pour qu'il puisse se retourner et me présenter sa jolie petite croupe lisse. Il pose ses avant bras sur le haut du canapé, cambre ses reins et me tend ses fesses. J'écarte un peu ses jambes, me lève et vient me repositionner derrière lui. J'enduis généreusement son anus et ma queue de gel, pose ma main gauche sur son dos et de la droite, guide ma verge vers son trou.

Lorsque le gland entre en contact avec sa rondelle, je sens Victor qui se contracte. Je lui dis alors :

- Pousse comme si tu voulais déféquer.

- Comment ça ? me répond-il en grimaçant.

- Comme si tu avais envie d'aller aux toilettes.

- Ah...

Il s'exécute et je pousse mon gland dur comme du béton dans son trou. Il commence à entrer entre les anneaux, d'abord 1, puis 2 et enfin glisse d'un coup dans le ventre de Victor.

- AAAHHHHH !!!! Putain, ça fait mal !!!

Je suspends mon intromission, laissant le temps au cul de Victor de s'adapter à ce corps étranger. La tête entre les épaules, Victor respire bruyamment.

Je pose une main sur chaque hanche et doucement, pousse un peu plus profond mon sexe dans son ventre. Victor souffle fort à chaque millimètre qui le pénètre plus profond. Son dos se creuse, rendant la courbure de ses reins et de ses fesses encore plus excitante. Ses doigts se crispent sur le cuir du dossier et font crisser la matière.

- Oh la vache, ça fait mal Romain...

- Tu veux que j'arrête ?

- NON !!! laisse-moi souffler un peu. Tu en as encore beaucoup à rentrer ? me demande-t-il dans une grimace de douleur.

- 20-25 cm, dis-je en souriant à sa question.

Il rigole de ma réponse, et je profite de cette distraction pour enfoncer mon dard à fond dans son cul qui s'est relâché le temps du rire.

Victor hurle sous le coup de l'enculage sauvage que je viens de lui faire subir, se relève d'un coup, manque de me donner un coup de boule. En se relevant, il resserre ses fesses sur mon chibre entièrement en lui. Je plaque mes mains sur son ventre et ses pectoraux pour le retenir et l'embrasse avec frénésie dans le cou.

- Voilà, tout y est, dis-je doucement dans l'oreille.

- Ca fait trop mal de se faire enculer Romain.

- Ca va passer mon amour. C'est la 1ère fois qui fait mal, après tu vas adorer sentir une bite en toi.

Je laisse passer quelques instants, le temps que la douleur s'estompe pour Victor. Déjà, je sens son boyau se détendre un peu plus au fil du temps qui passe. Je profite de cette pause dans sa sodomie pour lui caresser le torse, le ventre et prendre son sexe entre mes doigts. Il est redevenu tout flasque et s'est rabougri pour se lover dans le creux de ses couilles. Le gland distribue toujours autant de precum, mais le prépuce recouvre l'intégralité du gland en une petite poire juteuse.

Victor bascule son tronc en avant, libérant ma queue de l'emprise de son anus resserré. Je reprends ses hanches et recule doucement dans son ventre. Le gland au bord des anneaux, je repars en avant pour le pénétrer de nouveau. Victor souffle encore mais moins fort, et lorsque ma queue touche le fond de son ventre, un soupir de plaisir s'échappe de sa bouche.

Petit à petit, je fais coulisser mon sexe dans son cul. Je le lime d'abord tranquillement, amplement, en lui tenant les hanches fermement. Victor gémit de plus en plus, en dans son ventre je sens que la crispation fait place au plaisir de la sodomie passive.

Le rythme de mes pénétrations s'accélère peu à peu et Victor maintenant accompagne le mouvement en ondulant des reins et de la croupe.

- Oui, Romain, oui, vas y, encule moi, ouiiiiiii c'est bon, vas y, prends moi a fond, encore ouiiiiiii ouiiiiiiiiii.

Il profite maintenant à fond de toutes les nouvelles sensations que son corps et ma bite lui font découvrir. Je sens monter en moi le plaisir intense que provoque le coulissement de ma bite dans son boyau et le frottement de mon gland sur ses parois chaudes et humides.

Il se cabre, se redresse, se recourbe au gré des plaisirs reçus.

- Prends-moi par devant, je veux te voir me baiser Romain.

- Ok retourne-toi, dis-je en déculant.

Il se place sur le dos, les fesses au bord du canapé et relève ses cuisses. Son trou luit du gel, de ma mouille et de ses lubrifications anales. Je me mets à genoux et sans attendre, le pénètre d'un coup à fond.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH OUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!! C'EST BOOOOOOOON !!! hurle-t-il alors que ma bite le transperce.

Je m'active dans son ventre et le baise vigoureusement. Sa bite molle bat la chamade de droite et de gauche au rythme de mes enculades et sa mouille dessine des arabesques improbables sur sa touffe et son ventre.

Tandis que mon bas ventre s'active dans son cul, je me penche sur son torse trempé de sueur et l'embrasse à pleine bouche. Il me rend mon baiser avec passion et gourmandise.

Nous sommes en parfaite harmonie dans le mouvement de nos corps unis. Victor se donne totalement et s'abandonne aux plaisirs nouveaux de l'amour entre hommes.

Il veut explorer d'autres positions nous unissant par le cul et la bite. Il vient à califourchon sur moi et s'empale d'un coup sur ma queue. Il varie le rythme, la profondeur, l'angle de pénétration pour faire frotter ma bite et mon gland dans les recoins les plus improbables de son ventre.

Puis il s'allonge de côte sur le canapé, et me demande de le prendre par derrière, relevant une jambe pour me libérer le passage. Je le satisfais une fois encore, heureux de le voir prendre son pied sans retenue.

Enfin, il relève, se courbe et de façon très provocante, écarte ses fesses pour que je vienne le reprendre par derrière. Je le pénètre sans ménagement, sa rondelle gardant désormais la forme et le diamètre de ma queue entre deux positions.

Je sens son excitation à son paroxysme quand je lui empoigne les cheveux et lui tire la tête en arrière, l'autre main sur l'épaule pour le limer à fond. Moi-même, je suis dans un état second à cause du plaisir extrême que me procure ce dépucelage. Je n'ai jamais baisé un mec comme ça, et il me rend fou de désir et d'envie.

Cette longue sodomie s'achève d'un coup lorsque, en enfonçant ma bite à fond dans son cul, Victor m'empoigne les couilles et les serre entre ses doigts. Ce contact inattendu déclenche alors en moi un orgasme titanesque et j'éjacule dans son ventre par 6 longs jets qui lui tapissent le boyau et la rondelle quand je ressors de son cul pour jouir sur ses reins.

La violence de l'orgasme me coupe le souffle et je m'effondre sur le canapé, totalement trempé de sueur, la queue raide et brulante d'avoir limé pendant plus d'une ½ heure le cul de mon nouvel amant.

Victor se redresse et se retourne, souriant, triomphant de m'avoir donné cet orgasme et vient se placer à cheval sur moi pour frotter son entrejambe et ses couilles chaudes sur ma queue gluante de sperme. Je sens couler sur mes couilles de son ventre le jus que j'ai déversé en lui. Chaque frottement m'électrise et me fait me cabrer d'un plaisir insoutenable.

- Arrête, Victor, je n'en peux plus de plaisir. J'ai jamais pris mon pied comme ça. Tu as un cul de folie !! !tu es chaud comme la braise !!! tu es fais pour l'amour et les mecs toi !!!

- Oui tu trouves aussi ? dit-il en riant. Putain c'était bon de se faire enculer comme ça, t'as une bite d'enfer Romain !!!

- Merci, mais tu as un cul de rêve...

- Et le tien, il est comment ?

- Une seconde, Victor, une seconde, laisse moi reprendre mes esprits, tu m'as épuisé.

- D'accord, mais une seconde seulement, car je t'ai fais une promesse et je tiens à l'honorer, dit-il en se caressant le sexe.

Je le regarde faire, et je vois grossir sa bite entre ses doigts et prendre une fois encore des proportions tout à fait respectables.

Entre ses doigts, son gland luit de sa mouille et mousse un peu. Je me penche pour le lécher et le nettoyer pendant quelques instants quand d'un coup, il me repousse, se relève et me retourne aussi sec. Et sans autre forme de procès ; il pose son gland sur ma raie, et cherche mon trou du gland. Avant que j'ai le temps de protester ou même de l'aider, il trouve mon orifice et m'encule d'un coup, avec tout la fougue, la force des ses 18 ans et la maladresse de sa virginité et de son inexpérience.

- AAAHHH Victor, tu es fou !!!

- Oui, de toi Romain, me répond-il en me pénétrant de nouveau à fond.

Il me prend par la taille et commence à me limer tout en puissance. Mon cul s'adapte tout de suite à sa grosse queue et très vite, malgré la rapidité de sa sodomie et les restes de ma jouissance, je prends du plaisir à me faire limer par ce jeune mâle surpuissant et déchainé dans mon cul.

Il tape sans modération son ventre contre mes fesses et je suis obligé de me cramponner au dossier du canapé pour résister à la puissance de ses assauts rectaux.

Il me lime comme un fou, comme si sa dernière heure arrivait et en quelques minutes, il me plante littéralement le ventre, et dans un cri bestial, et pour la 4ème fois de la soirée, déverse son sperme, cette fois ci dans mon ventre. IL reste en moi plusieurs minutes en reprenant son souffle allongé sur mon dos, et je sens peu à peu son sexe se rétracter de mon rectum et finir par glisser hors de ma rondelle.

Victor décolle alors son torse de mon dos, roule sur le côté et s'effondre sur le canapé.

Il sourit en fixant le plafond.

- Romain, c'était génial. Pour une 1ère, ça a été topissime !!!!

- Tu es un amant fabuleux Victor toi aussi !!!

- J'en peux plus !!!

- Et moi donc.

Nous fixons tous les deux le plafond, puis il se penche vers moi, déposer un baiser sur ma bouche sèche, et se relève. Il quitte la pièce et quelques instants plus tard, j'entends la douche couler.

Je me relève, ramasse nos vêtements éparpillés et vais les porter dans ma nouvelle chambre. L'eau s'est arrêtée, et quelques minutes plus tard, je vois apparaitre Victor totalement nu dans l'embrasement de la porte de ma chambre.

- Je vais y aller Romain.

- Oh non, reste ce soir avec moi, dis je en le suppliant.

- Je ne peux pas, je dois rentrer, ma mère s'inquièterait sinon.

- Ok, je comprends. Veux tu que je te raccompagne ?

- Euh non, ce n'est pas un quartier pour toi...

- Arrête, je sais où tu habites.

- Peut être mais non, merci, je vais trouver un taxi.

- Tu as de l'argent au moins pour le payer.

- Euh 15 euros.

- Tiens, dis je en récupérant mon portefeuille, en voila 50, ça devrait suffire.

- C'est sympa, je te les rendrai demain.

- Oui ça ne presse pas.

- Merci

Il se rhabille rapidement. Je le raccompagne à la porte, puis, avant de l'ouvrir, lui demande :

- Tu es sûr de ne pas vouloir rester ?

- Non, ma mère va s'inquiéter.

- Victor, il est 1h00 du matin. Tu vas la réveiller

- Elle ne dort pas. Tant qu'elle n'a pas de mes nouvelles, elle veille.

- Alors appelle la, dis lui que tu as raté le dernier métro et que je t'héberge à la maison.

- Elle ne me croira pas.

- Mais si !!! reste s'il te plait, j'ai envie de m'endormir dans tes bras.

- Ok, je l'appelle, mais si elle insiste, je rentre.

- Ok merci.

Victor prends son portable, s'écarte un peu et appelle.

Il revient à peine 30 secondes plus tard, le visage souriant.

- En fait, elle préfère me savoir au chaud chez toi que dans la rue avec un taxi qui coute trop cher...

- Ta mère est une femme pleine de bon sens.

- Oh oui !!! dit il fièrement, c'est quelqu'un ma mère.

- Bon, alors déshabille toi et allons nous coucher.

Nous retournons en chahutant vers la chambre et je m'amuse à le dévêtir tout en l'embrassant, le chatouillant partout, absolument partout, et comme il fallait s'y attendre, nos jeux de gamins glissent peu à peu, à travers des baisers et des caresses appuyées sur nos corps enfiévrés, nos jeux donc glissent vers ceux d'adultes s'aimant et partageant le même désir.

Nous avons fait l'amour deux autres fois encore cette nuit là, et au matin, lorsque mon réveil sonne, je découvre à mes côtés ce jeune homme totalement nu, dormant sur le dos.

A travers les persiennes, le soleil dessine des raies de lumière sur son corps. Un des traits de lumière illumine son sexe au repos niché dans sa touffe de poils bruns, et cette vision provoque chez moi une érection immédiate et suscite un désir irrépressible de prendre ce sexe jeune en bouche et de m'en gaver.

Ne cherchant pas à résister à ce désir, je me penche sur Victor, me saisit de son sexe et commence à le sucer. Il grossit rapidement dans ma bouche pour l'envahir totalement en quelques secondes. Je m'active ardemment sur la verge de Victor qui ne tarde pas à jouir dans ma bouche et sur mon visage, tandis que son propriétaire se réveille en me souriant à travers sa jouissance matinale.

- Oh mon Dieu, Romain, c'est trop bon d'être réveillé ainsi.

- Bonjour mon amour...

- Bonjour...

- Tu as bien dormi ?

- Tu m'as épuisé cette nuit, dit il en riant.

- Tu es jeune, tu t'en remettras vite.

- Moins vite que toi on dirait...

- Je vais me doucher, va te faire un café si tu veux.

- Ok, à tout de suite.

Je dépose un baiser juteux sur ses lèvres et file sous la douche me rafraichir. En sortant de la salle de bain, je rejoins Victor dans la cuisine. Il est encore nu, buvant son café tranquillement installé le dos contre le comptoir, et une fois encore, son profil de dieu grec se détache dans la lumière. Même si l'envie de lui faire encore l'amour s'empare de moi, je reste néanmoins sage et lui dit

- Il va falloir y aller Victor, nous avons deux gros rendez vous cet après midi et il fau les préparer ce matin au bureau.

- J'en ai pour 5 minutes.

- Ok, je t'attends.

Il se dirige vers la salle de bains, puis s'arrête sur le pas de porte de la cuisine.

- Il va se passer quoi maintenant Romain ?

- Comment ça ?

- On va se revoir ?

- Bien sûr, au travail tous les jours.

- Non tu as très bien compris ce que j'ai voulu dire.

- Oui j'ai parfaitement compris. Et ma réponse sera on ne peut plus simple.

- Ah et c'est ?

- Tu es chez toi ici et je suis à toi tant que tu le voudras.

- Donc je vais pouvoir revenir pour que nous refassions l'amour ?

- Quand tu voudras, mon ange.

- Alors ce soir si je veux.

- Ce soir quand tu veux. Maintenant file te préparer tu vas nous mettre en retard.

Et tandis qu'il quitte la pièce, je fais défiler le déroulé de ces dernières semaines.

Depuis la grève de RER, j'ai rencontré Matthieu, qui m'a fait rencontrer Nicolas. Puis j'ai été violé par David et Dylan, j'ai fais la connaissance de François et des amis de Matthieu et Nicolas, et aujourd'hui, Victor entre dans ma vie. J'ai un boulot qui se déroule à merveille, un appartement exceptionnel gratuit.

Une sourde appréhension s'empare de moi. Quel sera le prix à payer d'autant de bonheurs soudains ? A un moment ou à un autre, je vais voir arriver la facture...et que se passera-t-il ?

Je chasse d'un revers de la main ces idées sombres. Qu'importe ce qui se passera demain. Aujourd'hui, je suis heureux, aujourd'hui tout va bien. Et demain est un autre jour...

20- RACHID.

Les jours s'enchainent tranquillement les uns après les autres avec Victor. Le jour, je continue sa formation en tant que commercial, et le soir, j'approfondis dans tous les sens du terme ses connaissances en sexe.

Victor, dans les deux cas, se révèle être un élève particulièrement studieux et appliqué. Il décroche son 1er contrat rapidement, me permettant d'accroitre un peu plus ma réputation auprès de Mr Wagner, et dans mon lit, je connais de sommet de plaisir entre ses fesses et dans les miennes.

Les jours où Victor est en cours, je me sens orphelin et ma performance au travail s'en ressent. Mais le soir venu, je le retrouve chez moi et nous faisons l'amour aussitôt le pas de la porte franchi.

Petit à petit, je vois ma vie changer. Je ne suis plus le commercial junior d'il y a 6 mois, mais un professionnel aguerri. Mes revenus évoluant au rythme de mes succès commerciaux, mes goûts vestimentaires et mes habitudes de sortie changent eux aussi, et dans mon sillage, j'entraine Victor dans mon ascenseur social.

Il commence à prendre davantage soin de lui, délaisse ses tenues de gamin des cités pour des vêtements de marque, plus élégants, plus raffinés. Il devient de plus en plus beau et de jeune homme, il passe à mâle de plus en plus désirable et sexy. Lorsque nous sortons ensemble le midi ou le soir, je vois de plus en plus de jeunes femmes, mais aussi de mecs de tout âge se retourner sur lui. Je ressens à la fois un sentiment de fierté mais, chose nouvelle pour moi, de jalousie aussi. Je veille sur ma pépite comme un guépard surveille la proie qu'il vient de capturer pour ne pas se la faire voler par les hyènes environnantes.

Matthieu me donne régulièrement des nouvelles. Ses affaires se passent bien sur le continent américain mais l'accaparent tellement que son retour en France est différé de semaine en semaine. Il m'arrive également de revoir Nicolas lors de diners ou de soirées, mais nous restons très sages à chaque rencontre.

Aujourd'hui, Victor a passé la journée en cours, et il me tarde de le revoir. Nous avons prévu de sortir ensemble et pour des raisons pratiques, je vais passer le prendre chez lui. Ce sera l'occasion de faire connaissance de sa mère, qui, aux dires de Victor, ne tarit pas d'éloges à mon sujet.

Le soir venu, je me dirige vers sa cité. L'environnement dans lequel habite Victor me fait penser qu'au milieu du lisier peut s'épanouir la plus belle fleur du monde, et c'est exactement ce qui lui arrive. Rien ne le prédisposait à sortir du lot. Entre les voitures posées sur les jantes, les poubelles renversées ou brulées, et les façades d'immeuble dignes de la Roumanie des années 70, rien, absolument rien ne laisse penser qu'au milieu de cette désolation et de cette misère sociale, un jeune homme comme Victor pourrait peut être un jour en sortir.

Je me gare devant les HLM de Victor, et pénètre dans l'immeuble. Les cages d'escalier sont recouvertes de graffitis. Sur les paliers s'entassent des gamins qui jouent comme ils peuvent avec des jouets de misère, entre les cris jaillissant des appartements, j'entends hurler les télévisions et leurs émissions débiles de fin de journée. Je mesure pleinement la chance que j'ai de disposer aujourd'hui de l'appartement de Matthieu, et au regard du spectacle affligeant sous mes yeux, même mon précédent appartement me semble être un palace à côté de cet endroit.

Je finis par trouver le nom de Victor sur une porte. La sonnette n'existe plus, remplacé par un trou béant duquel pendent deux malheureux fils électriques, et toque donc à la porte.

Une femme d'une cinquantaine d'années m'ouvre et me jette un regard méfiant à travers le jour que la chaine de sécurité autorise.

- Oui c'est pourquoi ?

- Bonjour Mme Mendes, je suis Romain Dupuis, et je viens chercher Victor.

Le visage de Mme Mendes s'éclaire d'un coup, et je l'entends s'activer fébrilement derrière la porte pour ôter le loquet de la chaine.

La porte s'ouvre enfin en grand et c'est avec un sourire radieux que la mère de Victor m'accueille.

- Ah, Monsieur Dupuis !!! Entrez, entrez dit elle avec empressement en me tirant à l'intérieur par le bras.

J'accompagne le mouvement pour ne pas la gêner dans son entrain et la porte claque derrière moi.

Je découvre le cadre de vie intime de Victor, un petit appartement de 3 pièces, surchargé de meubles bon marché, d'objet de « décoration » à la fois kitch, hétéroclites et frisant tous pour la plupart le mauvais goût absolu. Mais tout est absolument propre, rangé, ordonné.

- Que je suis contente de vous voir, vous savez, Victor m'a beaucoup parlé de vous, d'ailleurs il ne parle que de vous depuis qu'il vous connait.

- C'est gentil, dis-je avec un sourire gêné.

- Il n'arrête pas. Romain par ci, Romain par là, vous êtes son idole !!!

- N'exagérons pas ; juste son tuteur.

- Non, non, son idole !!! mais je vous laisse là dans l'entrée. Je suis malpolie, venez, vous voulez boire quelque chose, un café, un porto, de l'eau ?

- Non merci, Mme Mendes, ça ira.

- Attendez, je vais appeler Victor, il est dans sa chambre. VICTOOOOOOR !!!! viens voir qui est là !!!

Je suis planté au milieu du salon, tandis que Mme Mendes part dans le couloir rejoindre son fils.

- VICTOR !!! dépêche-toi !!!

- J'arrive Maman, répond-il en sortant de sa chambre.

Victor apparait torse nu, le pantalon encore ouvert sur son boxer. Je reste bouche bée devant cette apparition, et j'ai beau l'avoir déjà vu maintes fois nu et contre moi, je ne peux m'empêcher d'éprouver un violent désir de lui sauter dessus. Une violente et soudaine érection envahit mon boxer et dessine une barre bien visible sur mon pantalon.

- Ah bonsoir Romain, j'en ai pour deux minutes et j'arrive.

- Je t'en prie, prends ton temps Victor.

Mme Mendes me rejoint dans le salon, et voit le trouble que l'apparition de Victor a provoqué chez moi.

- Il est beau, n'est ce pas ?

J'émerge de ma contemplation, et pique un fard monumental devant sa mère.

- Hein, euh... oui très beau...vous avez un très beau garçon, Madame.

- Il va en faire tourner des têtes lui, en tout cas au moins une, n'est ce pas ?

De rouge, je deviens pivoine.

- Euh, comment cela ?

- Je ne suis pas aveugle, Mr Dupuis, j'ai bien vu comment vous regardiez mon fils.

- Je ne comprends pas, dis j'en bredouillant et en essayant de retrouver une certaine contenance.

- Romain, je peux vous appeler Romain ?

- Bien sûr Madame.

- Je suis sa mère, et je sais que mon fils et vous, vous...enfin, vous êtes plus que des collègues...

- Non, je vous assure.

- Romain, il a votre photo dans son portefeuille, je l'ai vu quand j'ai dû chercher un papier dedans. Et parfois la nuit, j'entends gémir son lit dans sa chambre et je l'entends prononcer votre prénom. C'est un jeune homme en pleine forme et je sais bien ce qu'il fait seul dans un lit avec une photo de vous...

- Ah...

- Romain, est ce que vous l'aimez.

- Hein ?

- Est-ce que vous aimez mon Victor ?

- Bien sûr, dis-je avec précipitation.

- Sachez le, je m'en moque qu'il préfère les garçons, même si j'aurais préféré qu'il me fasse de beaux petits enfants, mais soyez certain que si vous lui faites un jour du mal, je serai là pour le protéger mon petit homme.

Je reste bouche bée devant cette déclaration. En quelques minutes, cette femme vient de m'accueillir comme un fils, et maintenant, elle me parle comme à un gendre.

Je me remets rapidement du choc provoqué par ses propos, et la regarde avec un grand sourire.

- Victor m'avait dit que vous étiez une femme exceptionnelle. Vous êtes plus que cela, Mme Mendes, vous êtes extraordinaire. Victor a beaucoup de chance de vous avoir comme mère, et je comprends mieux d'où lui viennent cette clairvoyance et cette capacité à se battre.

- Je suis prête à tout pour son bonheur. Victor est mon trésor, et je ne laisserai personne l'abimer.

- Ce n'est pas du tout mon intention Madame.

- Il est jeune, il est pur, et vous êtes aujourd'hui son 1er amour. Ca compte un 1er amour et ca peut faire des dégâts considérables quand il vous trahit, et je sais de quoi je parle.

Un voile de tristesse traverse son regard, mais elle se reprend aussitôt après.

- Vous êtes ce qu'il veut être. Quelqu'un qui réussit, quelqu'un qui l'écoute et qui l'aime. Alors aimez-le comme il le mérite et je vous aimerai comme il vous aime.

- Vous avez ma parole Mme Mendes.

- Je sais, jeune homme, je sais, mais dites vous que chez nous aussi, la corrida existe et que s'il le faut, je viendrai en personne vous couper les oreilles et la queue, conclut elle le plus sérieusement du monde avant de partir dans un grand éclat de rire.

Je ris avec elle, mais légèrement troublé par sa dernière phrase. Victor entre alors dans le séjour.

- Je vois que vous avez fait connaissance.

- Oui mon chéri. Fais voir comme tu es beau, il est beau, n'est ce pas Romain ? me demande-t-elle avec un regard inquisiteur.

- Oui, très beau, dis je en souriant.

- Maman, arrête !!! Romain va être gêné.

- Non, ne t'inquiète pas.

- Bon, on y va, dit Victor avec empressement.

- Oui, c'est ça, filez les jeunes... tu rentres ce soir Victor.

- Je ne sais pas, M'man, mais ne m'attends pas et ne t'endors pas devant la télé. Je suis avec Romain et rien ne peut m'arriver.

- D'accord mon chéri.

- Maman !!!!

- Quoi ???

- Allez Romain, on y va.

Je m'approche de Mme Mendes pour lui serrer la main, mais elle m'attire à elle, m'embrasse à ma grande surprise et confusion sur les deux joues, et me chantonne à l'oreille l'air du toréador de Carmen.

Je recule en rougissant mais avec un grand sourire complice à son attention.

- N'ayez aucune crainte Madame, j'ai peur de la tauromachie.

- Qu'est ce que tu racontes Romain, on y va ? me demande Victor en m'interrogeant du regard.

- Oui on y va.

- C'est ça, filez les jeunes, dit Mme Mendes sur le pas de la porte.

Nous descendons rapidement rejoindre ma voiture, et une fois à l'intérieur, Victor me demande :

- C'est quoi cette histoire de tauromachie, ma mère déteste qu'on fasse mal à une mouche ?

- Un conseil, c'était juste un conseil, dis-je goguenard.

- Je ne comprends rien, me répond-il avec consternation.

- Laisse tomber, sache juste que je trouve ta mère formidable.

- Oui, je te l'avais dit !!! enfin, heureusement qu'elle ne sait rien pour nous, je ne sais pas comment elle le prendrait...

- Tu sais, on est parfois très surpris des réactions que peuvent avoir les gens que l'on pense très bien connaitre...Bon, je t'emmène diner aux Buttes Chaumont dans un restaurant à l'intérieur du parc.

- J'adore quand tu me fais découvrir des nouveaux endroits, me dit il en déposant un baiser sur ma joue.

Nous nous rendons sur place et rapidement, nous rentrons dans la guinguette de Rosa Bonheur. Ce n'est Dieu merci pas la foule des grands jours et nous trouvons rapidement une place en terrasse.

La soirée s'écoule tranquillement autour de tapas et d'une bouteille de rosé, qui a défaut d'être excellente, a le mérite d'être fraiche. Depuis qu'il me fréquente, Victor a appris à découvrir les plaisirs d'un verre de vin, et même s'il reste très modéré dans sa consommation, il ne demande plus systématiquement un coca lorsque nous sortons diner ensembles.

Il est près de 23h00 quand nous quittons le restaurant. Le parc est déjà fermé depuis longtemps et en rejoignant ma voiture pour aller chez moi, nous entendons des cris dans la rue. Manifestement, des personnes se bagarrent et je demande à Victor de hâter le pas.

Mais celui-ci s'arrête d'un coup et me retient par le bras.

- Attends Romain, je connais cette voix !!!

- Qu'est ce que tu me racontes, allez viens, ne traînons pas ici.

- Si sérieux, c'est la voix de...Rachid !!!!

- Qui est ce Rachid ?

- Un pote de la cité, peut être le seul mec vraiment bien que je connaisse dans mon quartier pourri.

- Tu te fais des idées. Allez, viens, la voiture n'est pas loin.

- Non Romain, je dois aller voir. Si c'est Rachid qui a des problèmes, je dois l'aider, c'est un pote je te dis...

- Victor !!! dis-je en criant alors qu'il s'éloigne vers l'endroit d'où proviennent les cris

Je lui emboite le pas en râlant contre sa témérité et le rattrape au moment où nous arrivons au lieu de la bagarre. Deux hommes sont en train de tabasser un troisième qui git à terre.

- Putain c'est Rachid !!!, me crie Victor, viens, faut l'aider.

Mais je reste sur place, tétanisé. En un instant, les images de mon viol par David et Dylan plusieurs mois auparavant rejaillissent de ma mémoire et je sens mes jambes se dérober sous moi. Je m'appuie contre un mur pour retrouver un appui, mais je suis incapable de mettre un pied devant l'autre.

Victor se précipite sur les agresseurs.

- Qu'est ce que vous lui faites, dit Victor en empoignant un des gars par le col, lâchez le !!!

- Quoi, tu veux quoi toi ?? répond avec hargne le compère ? Ca te regarde pas, on casse la gueule à un arabe PD, tu veux qu'on te fasse pareil, p'tite tafiolle.

Sans lui répondre, Victor lui décoche un formidable coup de poing dans le visage, et on entend distinctement craquer l'os du nez. Le type s'effondre au sol en hurlant de douleur et se prend le visage à pleine main. Celles-ci se couvrent de sang en quelques instants.

Avant que l'autre comparse n'ait le temps de réagir, Victor lui décoche un coup de pied monstrueux dans les parties et le 2ème agresseur s'effondre cassé en deux auprès de son compagnon d'infortune au sol.

Victor en profite alors pour relever son ami et le traine rapidement loin du lieu de la bagarre.

- Bordel Romain, grouille toi et va démarrer la bagnole qu'on se casse d'ici !!!

Le ton plein d'autorité de Victor me redonne tous mes moyens et je cours exécuter son ordre. Victor et Rachid arrivent quelques instants plus tard, et Victor pousse Rachid sans ménagement à l'arrière de mon véhicule et saute dedans à ses côtés pendant que je démarre en trombe.

Je roule pendant plusieurs minutes à vive allure pour mettre un maximum de distance entre nous et les deux salauds, puis une fois dans le cœur de Paris, je ralentis et jette un regard furtif dans mon rétro.

- Victor, tu veux que j'aille où maintenant ?

- Chez toi, vite, il faut le soigner.

- Mais je ne suis pas...

- Chez toi Romain, ne fais pas chier !!!

- Ok ! ok ! Ne t'énerve pas, on y va.

Rachid a l'air à moitié dans les vaps. Quelques minutes plus tard et deux trois feux rouges ignorés, nous sortons de l'ascenseur qui nous mène sur mon palier.

J'ouvre rapidement la porte et laisse Victor entrer en soutenant Rachid. Il le conduit directement dans ma chambre. Rachid tombe lourdement sur mon lit et Victor l'allonge de tout son long.

- Va me chercher une serviette et de l'eau fraiche Romain !!!

Je m'exécute, et pendant quelques minutes, Victor soigne tant bien que mal les contusions de Rachid. Ce dernier reprend peu à peu ses esprits, et en ouvrant les yeux.

- Où suis-je ? Victor ? mais qu'est ce que tu fais là ?

- Tu es chez un ami, Rachid, et tu t'es fait agresser dans la rue.

- Mais on est où ?

- Chez Romain, tu sais mon boss au boulot.

- J'ai mal à la tête.

- Reste allongé et repose toi pour l'instant, je reste là.

Rachid referme les yeux. Il commence à se détendre un peu, et Victor lui passe une serviette fraiche sur le visage. Je les regarde tous les deux, et dans les yeux de Victor, je ne lis pas seulement que de l'amitié pour Rachid. Une pointe de jalousie me transperce le ventre.

Rachid s'endort sur mon lit et Victor m'appelle à ses cotés.

- Je ne t'ai pas remercié Romain, et je voulais m'excuser de t'avoir mal parlé tout à l'heure dans la rue et dans la voiture.

- T'inquiète, je comprends.

- C'est super de ta part de nous avoir accueilli ici.

- Victor, tu as eu besoin de mon aide et tu sais pouvoir compter dessus, alors le débat est clos.

- Tu sais, Rachid, c'est le seul mec avec qui je m'entends vraiment bien.

- C'est un ami ?

- C'est mon ami, oui, le seul vrai ami.

- Et c'est tout ?

- Quoi c'est tout ?

- Ce n'est qu'un ami, rien de plus, dis je avec une note d'amertume dans le ton.

- QU'est ce que tu veux dire Romain.

- Tu sais très bien ce que je veux dire !

- Quoi ? tu crois que j'ai...enfin que Rachid et moi ??? Romain, tu m'as dépucelé, tu as été mon 1er mec !!!

- Ah...été, je ne le suis déjà plus...

- Mais qu'est que tu me fais Romain ? une scène ? mais c'est n'importe quoi !!! Rachid est un ami, juste un ami. Il ne s'est jamais rien passé entre nous, et puis quand bien même j'aurai voulu, je n'aurais pas pu. Tu te rappelles ce que je t'ai dit sur les PD dans ma cité. On voit bien que tu ne connais pas ses frères à Rachid !!! plutôt du genre à te couper les couilles qu'à faire preuve de compréhension ou même seulement d'indifférence pour les gays !!! Putain Romain, j'y crois pas !!! tu vas me faire une scène parce que j'ai aidé un mec dans la merde, et que ce mec c'est par hasard mon meilleur ami après toi ??? Tu me fais honte là Romain !!! Je ne te croyais pas comme ça !!! Putain, tu me fais honte là vraiment...

- Eh bien, si c'est le cas, je ne te retiens pas toi et ton « ami ». Je ne voudrais pas être de trop entre vous.

- Romain, arrête, me dit Victor en se levant du lit, arrête bordel !!! C'est toi l'homme que j'aime !!! qu'est ce qui te prend bon sang ??? tu peux pas être jaloux de Rachid, c'est un ami, pas un amant, UN AMI !!! hurle-t-il dans la chambre.

Il quitte la chambre précipitamment et court se réfugier dans la salle de bain en claquant la porte. Je reste devant le lit, regardant Rachid dormir. J'ai mal au ventre et peu à peu, je sens monter une vague de remord en moi.

QU'est ce qu'il m'a pris ? Pourquoi ai-je fait ça à Victor ? Il a juste écouté son cœur et son courage, et sans se soucier de lui, est allé secourir un ami en détresse, comme Matthieu l'avait fait pour moi au moment de mon agression.

Je quitte la chambre et vais rejoindre Victor dans la salle de bain. Je toque à la porte sans obtenir de réponse. J'entre et trouve Victor, prostré, assis le dos à la paroi de douche, la tête dans les genoux et son corps agité de soubresauts. Je m'approche de lui doucement, m'agenouille à ses côtés et pose ma main sur sa tête.

D'un mouvement sec, il s'écarte.

- Lâche-moi !!!

- Pardon Victor.

- Lâche moi j'te dis !!!

- Excuse-moi, je me suis comporté comme un con.

- Ouais, j'te confirme !!!

- Victor, je t'en supplie, pardonne moi. Je ne pensais pas ce qui je t'ai dit et j'ai été stupide.

- Fallait pas le dire Romain !!!

- Je sais, tu as entièrement raison, mais c'est sans doute la peur rétrospective qu'il te soit arrivé quelque chose avec ces deux gars qui me fait réagir ainsi avec excès.

- Ca c'est sûr, vu ton aide, il pouvait m'arriver n'importe quoi !!!

- Je...je ne pouvais pas, Victor. J'ai eu peur.

- Ouais, j'ai vu, et ça me déçoit. T'es une vraie fiotte en fait !!!

- Tu ne peux pas dire ça, Victor, tu ne sais pas ce que cette scène m'a rappelé...

- Ah bon, quoi ? tu t'es déjà bagarré ? Ca m'étonnerait franchement.

Je reste quelques instants silencieux, partagé entre mon envie de partir face à ses critiques acerbes et celle de le consoler.

- Non Victor, je ne me suis jamais bagarré effectivement, mais j'ai été agressé par deux mecs comme vient de l'être Rachid, et en plus, j'ai été...

Les mots refusent de sortir de ma bouche. Victor relève la tête, le visage baigné de larmes, et me regarde à la fois méprisant et interrogatif.

- Tu as été quoi ?

- J'ai été...non laisse tomber.

- Vas-y bordel, accouche ou barre-toi de là et fous-moi la paix !!!

L'éclat de voix de Victor me fait sursauter et je dis précipitamment :

- J'ai été violé, voilà !!!

Après le mépris, c'est la stupeur qui traverse le regard de Victor. Il se redresse face à moi et me fixe, tandis que de mon côté, mon regard plonge vers les sols, fermant les yeux et revoyant l'agression que j'avais subi.

- Tu as été violé ? Je ne savais pas, Romain, je ne pouvais pas savoir. Tu ne m'en as jamais parlé.

- Bien sûr que non, tu ne pouvais pas savoir, je n'en fais pas étalage. Mais voilà pourquoi j'ai eu peur, pourquoi je n'ai pas pu t'aider, pourquoi je viens de me comporter comme un con avec toi. Parce que j'ai eu peur, peur de revive ce cauchemar, peur que tu sois blessé, peur de te perdre !!!

Victor pose sa main sur mon visage et me caresse doucement. Il me relève et me prend dans ses bras.

- Excuse-moi à mon tour alors. Je comprends mieux, et je ne t'en veux plus.

- Tu es tout excusé Victor.

- Embrasse-moi Romain, me dit-il en posant ses lèvres sur les miennes.

Nos bouches s'unissent, nos langues se mêlent, et scellent notre réconciliation. Un long baiser passionné nous lie l'un à l'autre et nos mains commencent à parcourir nos corps collés. Et tandis que Victor glisse ses mains sous ma chemise et que les miennes parcourent ses fesses, nous entendons un toussotement derrière nous.

- Euh, excusez-moi...

Rachid se tient dans l'encadrement de la porte, et nous regarde, interdit, dans nos effusions de réconciliation.

- Ah tu es réveillé, dit Victor en s'écartant vivement de moi.

- Oui, j'aurais peut être pas dû, répond Rachid tout penaud.

- Si, tu as bien fait, mais fallait nous appeler, ce n'est pas prudent de te lever dans ton état.

- Mais je vais bien, t'inquiète Victor, fallait juste que je souffle un peu.

Alors que les deux amis s'évitent du regard, je me dirige vers la porte.

- Si nous allions au salon pour discuter, moi j'ai besoin d'un remontant !

- Oui, rajoute Victor, il a raison. Viens Rachid, tu vas nous expliquer ce qui t'es arrivé.

- Non, je vais rentrer et vous laisser tous les deux, je crois que je suis arrivé au mauvais moment et que je vous ai...interrompu.

- Pas question, Rachid, dis-je en l'entrainant vers le salon, suivi de près par Victor. Je suis Romain, et tu es chez moi. Et tu pourras y rester le temps nécessaire à ta remise en forme.

- Allez, installe-toi et raconte-nous, dit Victor en se posant sur le canapé face à Rachid, pendant que je sers trois verres de vodka.

- D'abord Victor, j'ai une question, demande Rachid.

- Je me doute de ta question, mais vas y.

- Tu es PD ?

Victor le fixe dans les yeux, prend une grande inspiration et répond d'une voix ferme :

- Oui Rachid, et j'aime Romain, et lui aussi il m'aime.

Je lance à Victor un regard plein d'amour, et je vois briller le même sentiment dans ses yeux.

- Ah...ok.

- Tu es déçu Rachid ?

- Non, pas du tout.

- Tu vas le dire dans la cité ?

- Non pourquoi ? se récrie Rachid

- Je ne sais pas, parce qu'on n'aime pas les PD dans la cité.

- En quoi ça les regarde si toi ou moi on préfère les mecs...Regarde ce qui c'est passé pour David et Dylan. En fait, c'est presque mieux pour eux qu'ils soient en taule.

En entendant prononcer les noms de David et Dylan, je ressens une violente crispation dans mon ventre. Je suis sur le point de vouloir en savoir plus auprès de Rachid, mais je me retiens in extremis. Inutile de prendre des risques...

Victor fixe son ami.

- Comment ça toi ou moi ?

- Oui, tu as bien entendu et c'est pour ça que je viens de me faire tabasser, parce que j'ai couché avec le frère d'un des deux mecs qui m'ont tapé dessus. Il habite le quartier où vous m'avez trouvé et ils m'attendaient en bas de l'immeuble pour me donner une leçon et me faire passer le goût des hommes.

- Tu es gay toi aussi alors ?

- Oui Victor, je suis PD. Et toi, tu vas le dire aux autres ?

- En quoi ça les regarde si toi ou moi on préfère les mecs...

Un long silence s'installe.

Je regarde les deux garçons assimilant la découverte de leur secret commun. Ils sont comme deux anges tombés du ciel et qui cherchent l'un dans l'autre les raisons de leur chute. Leur candeur, leur fraicheur me touchent au plus profond de moi et j'ai une folle envie de les serrer dans mes bras.

Je sirote tranquillement mon verre de vodka, confortablement installé dans mon fauteuil. Victor goute au sien, et manque de s'étouffer en découvrant la force de cet alcool. Rachid n'y touche pas, et j'aurais dû y penser, dans son état, l'alcool n'et pas forcément le meilleur remède. Je me lève et vais lui chercher un verre d'eau et une canette de Coca que je dépose devant lui sur la table basse.

- Merci Romain.

- De rien.

- Non, merci pour le coca, mais merci aussi d'avoir aidé et accueilli chez toi.

- C'est naturel. Les amis de Victor sont mes amis.

- C'est rare un mec de vos quartiers qui aident un beur dans la merde.

- Ce n'est pas mon quartier d'origine Rachid, et puis, si je devais m'en tenir uniquement au quartier d'où vient Victor, et d'où tu viens, alors je n'aurais eu le bonheur de connaitre Victor et de le découvrir...totalement.

Victor me sourit tendrement.

- Ça fait longtemps que vous êtes ensemble, demande Rachid, parce que je n'ai rien vu du tout.

- Un, je reste discret sur ma vie privée Rachid, répond Victor, deux, on travaille ensemble, on couche ensemble, mais on ne vit pas ensemble.

- Ce pourrait être une bonne idée, dis-je à Victor en souriant.

- Tu es fou !!! Ma mère nous tuerait !!! dit il en prenant une gorgée de vodka.

- Ta mère m'a déjà donné sa bénédiction tout à l'heure. Je lui ai juste promis que je veillerai sur toi !!! tu comprends pourquoi j'ai eu peur quand je t'ai vu frapper ces deux types.

Victor recrache sa vodka de surprise devant ma révélation.

- Co...Comment ça ma mère... ?

- Elle sait tout, Victor...

- Tu lui as dit ???

- Non, elle a compris. C'est une mère, et une mère sent des choses pour ses enfants. Elle ne souhaite que ton bonheur, et si ton bonheur, c'est d'aimer un homme, alors elle est heureuse que tu le sois.

- Oh la vache, dit Victor les larmes aux yeux.

- Rappelle toi ce que je t'ai dit tout à l'heure dans la voiture. Maintenant, ça ne veut pas dire que tu dois faire ton coming out dans toute la cité. Je ne pense pas que tout le monde soit aussi tolérant ou compréhensif que ta mère ou Rachid.

- Oui, reprend ce dernier, je pense que nous aurions quelques soucis.

- C'est certain, dis-je à l'attention des deux garçons. Bien, Messieurs, si nous allions nous reposer. La soirée a été riche en émotions et en révélations de toute sorte pour chacun d'entre nous, et demain, je te rappelle Victor que nous présentons notre bilan trimestriel à Mr Wagner, et que, même si nous dépassons largement nos objectifs, le boss aura sans doute des tas de questions et sera coriace. Alors, autant être en forme pour affronter le vieux lion. Rachid, tu peux dormir ici si tu veux, et demain je te déposerai au métro.

- Ca ne te dérange pas ?

- Mais non, si je te le propose.

- Ok alors, merci, c'est sympa.

- Victor, tu dors avec moi ?

- Bah oui, c'te question !!!

- Ok, Rachid, tu as une salle d'eau à côté de ta chambre. Je t'apporte des serviettes.

- Fais gaffe, Rachid, attends qu'il soit passé sinon, gare à toi sous la douche, dit Victor en riant...

- Qui sait, peut être trouverais je Rachid plus à mon goût que toi au final ?

- Goute et tu pourras comparer, me rétorque Victor.

- Pas ce soir, Messieurs, pas ce soir. Je tombe de sommeil et je ne serai pas très vaillant je le crains. Allez, Au lit tout le monde...

21- L'INVITATION.

Le lendemain matin, je me réveille aux aurores. La nuit a été chaste avec Victor, pour une fois oserais-je dire. Je me retourne vers lui dans le lit. Comme à son habitude, il dort nu par-dessus les draps. Une fois encore, je me régale de la vision de son corps parfait, de son sexe au repos lové dans sa toison pubienne. Une envie irrésistible de le réveiller par une douce fellation me prend, mais je résiste tant bien que mal et choisis de le laisser dormir encore un peu.

Je me lève donc discrètement, enfile un boxer et sors de la chambre pour rejoindre la cuisine. Dans le couloir, je passe devant la chambre où se repose Rachid. La porte est largement entrouverte, et à travers les persiennes, les rayons du soleil viennent éclairer son corps. Je pénètre tout doucement dans la chambre pour mieux découvrir ce corps offert à mes yeux.

Comme Victor, il dort totalement nu sur les draps. Mais lui dort sur le ventre et c'est donc son dos que je peux regarder à loisir. Son dos, et ses fesses...Il possède un fessier à damner un saint. Deux superbes lobes à la peau mate, une raie profonde d'où émergent les broussailles noires de sa pilosité. Rachid replie une jambe sous l'autre et me laisse entrevoir entre ses cuisses fines ses deux testicules poilus. Et sous les testicules pointe le bout de son gland brun décalotté.

Avec un mouvement d'une sensualité rare, Rachid se retourne dans son sommeil et bascule sur le dos, un bras négligemment posé sous sa nuque. J'admire la plastique tout en finesse de ce garçon. Contrairement à Victor, aucun muscle n'est saillant. Son torse est plat, pas de plaquette abdominale dessinée, mais une grâce presque féminine se dégage de ses courbes et de ses formes. Mon regard se pose sur son sexe endormi, et je découvre un superbe pénis circoncis, aux dimensions respectables même au repos. Une touffe noire, épaisse et drue, entoure son sexe, qui vient se poser sur deux grosses couilles velues.

Rachid commence à s'agiter, prémisses d'un réveil proche. Son sexe annonce lui aussi son réveil, en commençant à se gonfler. Je peux observer non sans gourmandise, le cheminement de son gland à travers les poils noirs, poussé par un fût qui se développe peu à peu. De mou, le pénis de Rachid devient rapidement dur et commence à se redresser au dessus de la forêt noire de sa touffe, décollant le gland du ventre par petites saccades.

Ses testicules se resserrent au fur et à mesure de l'ascension du gland vers le plafond de la chambre, et au bout d'une minute d'un érotisme torride, j'ai sous mes yeux le spectacle unique de la verge raide et perpendiculaire à son ventre de Rachid. Je découvre avec ravissement et excitation la taille considérable de ce sexe de jeune homme et suis ébahi par l'énormité de la chose. Je pensais que Victor était bien doté, et il l'est, mais les 23 cm de chair brune et les 6 cm de diamètre de cette verge m'impressionnent encore plus.

Mon sexe n'est bien sur pas en reste et se développe à vitesse grand V dans mon boxer. Je sens même poindre un filet de precum au bout de mon gland, tant l'instant que je vis m'excite. J'ai une folle envie de le prendre dans ma main et de le caresser, mais un soupir appuyé de Rachid me retient.

Je quitte discrètement la pièce pour rejoindre enfin la cuisine et préparer le petit déjeuner pour mes deux jeunes invités. J'entends Victor arriver dans la cuisine, et je le vois apparaitre nu et bandant comme un cerf.

- Bonjour Romain, me dit-il en s'étirant longuement comme un chat et en baillant avec force.

- Bonjour Victor, tu as bien dormi ?

- Oui très bien, et toi. ?

- Oui. Dis moi, tu ne penses pas qu'un caleçon ou un slip serait de bon ton ? Rachid va se lever et je ne sais pas s'il s'attend à te trouver nu et raide, même si vous avez partagé des secrets intimes hier soir...

- Comme ça, il pourra juger sur pièce, me répond Victor goguenard en croquant dans une pomme.

- Tu n'es pas sérieux, Victor, fais-je sur un ton de reproche, tu vas le mettre mal à l'aise.

- Peut être, mais je ne serai pas le seul à le troubler, me dit il en passant ma main sur mon boxer pour caresser mon sexe bandé.

- Arrête, pas maintenant.

- Pourquoi, tu n'as pas envie d'une petite gâterie, genre pipe au jus de pomme...

- Victor, fais-je en me récriant...

Victor, sans obtempérer, glisse sa main dans mon boxer, me saisit la queue entre ses doigts, et me plaque dos au frigo. Il pose ses lèvres parfumées à la pomme sur les miennes et m'embrasse goulument tout en me masturbant dans mon boxer.

Je vois Rachid, simplement vêtu de son slip noir, entrer dans la cuisine à ce moment là, et qui écarquille les yeux devant le spectacle que nous lui offrons.

Il toussote pour cacher sa gêne, en rougissant comme un ado pris en flagrant délit de masturbation aux toilettes.

- Humm, excusez-moi, je vais repasser.

- Non Rachid, ne pars pas, dis je en repoussant doucement Victor qui sort sa main de mon boxer.

- Salut mec !!! dit Victor d'une voix enjouée. Bien dormi ?

- Euh, oui merci, ça m'a fait du bien.

- Tant mieux, bon allez je file à la douche et ne profitez pas de mon absence pour faire des cochonneries tous les deux ok, rajoute Victor avec un regard salace.

- N'importe quoi, dis je à Victor, file te préparer, et fais toi beau, je te rappelle qu'on voit le patron aujourd'hui !!!

- Oui t'inquiète, me répond la voix de Victor en s'éloignant...

Je me retrouve en tête à tête avec Rachid, un peu gêné de la situation dans laquelle il nous a découvert avec Victor.

- Désolé pour le spectacle Rachid, mais Victor m'a eu par surprise.

- Ne t'inquiète pas, Romain, c'était surprenant mais beau à voir, vous allez tellement bien ensemble.

- Ah, tu trouves ?

- Oui, vous avez l'air tellement complice, vous avez beaucoup de chance, ajoute t'il avec un voile de tristesse dans les yeux.

- Toi aussi, tu vas trouver un homme qui saura t'aimer et que tu aimeras.

- Vu ce que j'ai vécu hier soir, je ne suis pas prêt de me mettre en recherche...

- Il faut se méfier des rencontres par le net, mais si tu vas dans les bons endroits, tu trouveras sûrement, tu es mignon, jeune, désirable, bref, tout ce qu'il faut pour réussir, et si j'en juge la bosse de ton slip, tu es bien doté par la nature, ce qui te procure un avantage non négligeable...

- Ah bon, tu me trouves désirable, me demande t'il un peu nerveux.

- Oui, en tout cas pour moi, tu l'es, et je ne crois pas être le seul à penser cela.

- Mais, imaginons, tu ne serais pas avec Victor, et tu me rencontrerais quelque part, j'aurais mes chances ?

- C'est quoi cette question Rachid ? Tu me dragues ?

- Non, non !!! répond-il avec précipitation, tu as Victor, mais je me disais...

- Tu cherches juste à être rassurer, Rachid, alors rassure toi, tu trouveras ton mec, fais moi confiance.

- Mais en fait, je l'ai déjà trouvé.

- Ah, et qui est l'heureux élu ?

- Victor, dit il tout penaud en baissant les yeux.

- AH ou mais là, il va y avoir un problème, sauf si bien sûr Victor faisait le même choix que toi.

- Il est tellement beau, tellement intelligent. Tu verrais dans la cité comment les filles le regardent. Je sais que plus d'une seraient prêtes à faire des folies avec lui...et je sais que je serais prêt à faire n'importe quoi pour coucher avec lui aussi, dit il en devenant pivoine.

- Et bien demande lui alors !!!

- Mais toi ?

- Moi ?

- Oui, tu dirais quoi ?

- Rien.

- Comment ça ?

- Non je ne dirais rien au moment de te tuer !!!

- Hein ???

- Bah oui, tu couches avec Victor et après je te tue, comme ça tu auras connu ce que c'est que faire l'amour avec lui, et après zouik...fini...rideau....

Rachid me regarde inquiet et sans s'en apercevoir, recule pour mettre un peu plus de distance entre nous, comme si j'allais mettre mes menaces à exécution.

Je lui lance un regard que je veux le plus noir possible, puis j'éclate de rire devant sa mine déconfite.

- Je déconne Rachid, je déconne...

- T'es sûr ?

- Oui je suis sûr Rachid.

- Ah bon parce qu'un instant, j'ai cru...

- tu me vois tuer quelqu'un ? non soyons sérieux Rachid.

Je lis le soulagement sur le visage de Rachid, avec un soupçon de scepticisme malgré tout au fond du regard.

- Cela dit Rachid, dis-je en redevenant sérieux, tu veux vraiment coucher avec Victor ?

- Euh...oui j'aimerais bien mais...

- Alors il faudra partager...

- Hein ?

- Si tu couches avec lui, je suis là.

- Je ne comprends pas.

- Eh bien, je te propose une partie à trois...

- Euh...

- Trois belles queues ensemble, trois bouches, trois trous du cul à fourrer....

- Je sais pas Romain, je...je sais pas.

Je m'approche de lui et pose ma main sur son paquet.

- Pourquoi, je ne te plais pas ?

- Mais si, bien sûr, dit il en devenant écarlate du visage et dur dans le slip, mais à 3...

- Ca peut être sympa tu sais, dis je en glissant ma main dans son slip trop rempli de sa bite raide.

Rachid pousse un « aaahh » de surprise quand mes doigts enserrent sa verge. J'arrive à peine à en faire le tour, et sens palpiter dans ma main son sexe raide.

- Un qui te suce, l'autre qui t'encule...

- Oui, oui...

Rachid ferme les yeux alors que je le masturbe lentement dans son slip et prend appuie sur le plan de travail pour ne pas laisser ses jambes se dérober sous lui.

- Ou toi qui m'encules et je suce Victor...

- Ouiiiiiii, c'est bon, répond Rachid totalement focalisé sur son sexe.

- Bref, pleins de possibilités qu'on ne peut faire qu'à 3 et jamais à deux, fais-je en accentuant ma branle.

- Encore, oui Romain, encore.

- Alors ce soir ca te dit...

- Oh Ouiiiiiii !!! lâche Rachid en même temps que son gland crache son jus sur mes doigts et sa touffe.

- Ce soir, tu reviens ici et tu pourras coucher avec Victor, et avec moi, dis j'en essuyant mes doigts maculés de sperme sous ses couilles.

- Oui, ce soir, me répond Rachid en cherchant son souffle.

- 21h00 ça te va ? on dinera ici, histoire de ne pas perdre de temps...

- Ok, 21h00.

Au loin, j'entends les pas de Victor qui résonnent sur le parquet. Je sors ma main du slip de Rachid, m'essuie les reliquats de jute avec un sopalin.

Rachid transpire à grosses gouttes et s'éponge rapidement le visage. Lorsque Victor entre, beau comme un dieu dans le costume que je lui ai offert, il nous regarde tous les deux en nous scrutant avec attention puis nous dit :

- Bon, vous avez été sages j'espère.

- Oui Victor, tu me connais, dis j'en quittant la pièce.

- Justement, je te connais, rajoute t'il rn riant.

Il me rattrape dans le couloir et me glisse à l'oreille :

- Dis-moi, tu penses qu'on pourrait faire un truc avec Rachid.

- Quel genre de truc Victor, dis-je avec un sourire en coin.

- Un truc à trois, entre trois mecs, enfin tu vois ce que je veux dire...

- Une partouze quoi...

- Chut pas si fort, t'es fou !!! me répond-il en chuchotant.

- Propose-lui, tu verras bien, fais-je en m'éloignant avec un grand sourire.

Victor retourne alors dans la cuisine. Je rebrousse discrètement chemin et écoute la conversation qu'il a avec Rachid.

- Alors, comment tu trouves Romain ?

- Sympa, très sympa.

- Oui, c'est vrai, j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur lui.

- Tout à fait.

- Et toi, tu as un mec alors ?

- Euh, non Victor, tu sais, moi je suis un PD discret, tu connais la cité...

- Oui, mais ici, c'est pas la cité, c'est différent. Tu peux être PD, personne ne te dit rien, tout le monde s'en fout.

- Oui, tu as touché le gros lot toi.

- Si tu veux, je peux le partager un peu mon gros lot.

- Comment ça ?

- Bah, si ça te dit, je veux bien partager un peu, mais un peu seulement, Romain avec toi.

- Euh...

- Entres mecs, on peut se faire des trucs super sympas tu sais, déjà qu'à deux, c'est le pied alors à trois, et en plus avec un mec comme toi, ça va être le paradis !!!

- Tu veux que je couche avec vous deux ?

- Bah ouais, ca te dérange.

- Euh non, enfin je sais pas, j'ai jamais fait.

- Eh bien t'as qu'à essayer...ce soir, ca te dirait...

- Ce soir ??? mais euh...

- Je sais pas, tu viens manger à la maison et puis après...

- Après quoi...

- Bah après, on couche tous les trois ensemble.

- Ah, bon...euh...

- Enfin si tu veux pas, c'est pas grave, mais tu vois, j'aurais bien essayé avec toi aussi.

- Moi aussi, Victor, j'ai toujours eu envie de coucher avec toi.

- Bah tu vois, tu peux en avoir deux pour le prix d'un, profites en, grande promo sur la bite !!!

- Mais Romain, il sera d'accord ?

- Putain Rachid, si Romain refuse un mec comme toi, c'est qu'il est devenu hétéro !!!

Je pouffe de rire en écoutant Victor.

- Sérieux, Rachid, j'ai super envie de coucher avec toi mais je peux pas trahir Romain, alors comme ça, je pourrai faire l'amour avec toi et Romain, c'est le meilleur des trips, tu crois pas ?

- Si, si tu les dis, alors je reviens ici ce soir.

- Oui, et tu vas voir, ça va être le pied putain, on va s'éclater tous les trois.

J'entends un baiser claquer sur une joue, je suppose que c'est Victor qui embrasse son ami, et juste après :

- Humm Rachid, j'ai jamais vu ta queue mais de ce que je sens sous mes doigts dans ton slip, y a du matos. Putain ça va être le panard ce soir !!!!

Sentant que la conversation touche à sa fin, je file me mettre sous la douche, si rapidement que j'en oublie de virer mon boxer.

Victor me rejoint tout guilleret dans la salle de bains et me dit d'une voix enjouée :

- Il est ok pour ce soir !!! putain ça va être bon !!

Puis, après un temps d'arrêt en me regardant :

- Depuis quand tu te douches en boxer toi, tu fais le pudique parce Rachid est là ?

- Euh non, dis je en m'apercevant que j'ai effectivement gardé mon boxer.

- Tu peux le virer, de toute façon ce soir, il va la voir et la sentir ta queue, alors autant qu'il s'habitue tout de suite, dit il en partant, tout heureux de sa réplique.

Je me hâte de finir ma douche et de me préparer, sans pour autant avoir pu débander depuis que j'ai quitté Rachid après sa branlette intra slip...C'est vrai que ce soir, PUTAIN CA VA ETRE BON !!!

22- SI CE N'EST PAS LE PARADIS, ÇA Y RESSEMBLE FORT...

Après avoir déposé Rachid à une bouche de métro, nous filons rejoindre, Victor et moi, notre bureau. Nous passons la matinée à peaufiner notre présentation pour Mr Wagner, dans une atmosphère à la fois fébrile, parce que je sens que mon évolution dans la société va en grande partie dépendre de ce que je vais annoncer comme résultats, mais aussi avec une certaine impatience car à la fin de la présentation, je sais que Victor et moi allons retourner très vite chez moi pour y passer la soirée et la nuit avec Rachid.

A 15h00, nous entrons dans le bureau d'Anne, la nouvelle assistante de Mr Wagner.

- Salut les garçons, ça va ?

- Oui, un peu stressés mais c'est normal.

- Si je peux me permettre un conseil, faites court. Il est de mauvaise humeur ce matin, un type lui a embouti sa Mercedes.

- Aie !!! fais-je inquiet.

- Bon, je vais vous annoncer.

Anne quitte son bureau et frappe à la porte de celui de son patron.

- QUOI ENCORE ???

Anne pénètre dans le bureau.

- Messieurs Dupuis et Mendes sont là, Monsieur.

- Et bien qu'ils entrent, bon sang !!!

- Très bien Monsieur.

Anne s'efface et nous laisse entrer.

- Ah Dupuis !!!

Je remarque que je n'ai pas droit au « Romain » habituel, et cela ne fait qu'accentuer mon stress de plus en plus fort.

- On se voit pour quoi déjà ?

- Vous souhaitiez que nous vous présentions nos résultats trimestriels, Monsieur.

- Ah oui, c'est vrai, allez y.

Je vais pour brancher mon portable sur l'écran de télé pour projeter les slides de notre présentation, quand Mr Wagner m'interrompt :

- Dupuis, juste des chiffres, épargnez moi le blabla et les beaux graphiques « Pover Pount ».

Décontenancé, je m'assois. Victor me lance un regard inquiet.

- Alors, à ce jour, Nous avons réalisé, Victor et moi, un chiffre d'affaire de 9,5 Millions d'euros, soit 35% de plus que l'objectif initial. Nous avons entré 5 nouveaux clients pour un Ca de 6 millions d'euros et développé de façon significative l'activité avec 4 clients déjà existant en doublant le volume de leurs commandes. En résumé, l'activité se porte bien et nos produits séduisent de plus en plus de clients.

Je me recule dans mon fauteuil, tandis que Mr Wagner se lève et se dirige vers la fenêtre. Il nous tourne le dos, les mains croisées sur ses reins.

- Dupuis, comment se fait il que vous arriviez à conquérir de nouveaux clients alors que le reste de mon équipe de bras cassés et qui soit disant me sert de commerciaux me dit que le marché est morose, que les clients sont frileux, et tout un tas d'autres conneries pour me faire croire que ce n'est pas leur faute ?

- Je fais beaucoup de relationnel, de prospection avec Victor. Je me déplace chez les clients et les prospects, je fais mon travail de commercial Monsieur.

- Vous faites votre travail de commercial...tout simplement. Comme quoi....

Un long silence s'ensuit. Mais vraiment long ce silence. Victor me lance un regard interrogateur ; et je lui fais comprendre par un signe d'impuissance que je suis comme lui et que j'attends que le patron se décide à parler.

Au bout de 5 minutes d'un silence de mort, Mr Wagner se retourne vers nous et me dit :

- Romain, vous êtes chez moi depuis combien de temps maintenant ?

- Bientôt 8 mois Monsieur.

- Répondez-moi franchement, Romain, suis-je un bon patron, un homme qui sait motiver ses troupes ?

- Oui je pense.

- Vous le pensez ou vous en êtes sûr ?

Je sens que je suis sur un terrain extrêmement dangereux et que de ma réponse va certainement dépendre la suite de ma carrière au sein de l'entreprise.

- Je pense, Monsieur, que vous êtes un patron humain, qui se soucie vraiment du bien-être de ses employés, au point parfois d'accepter des comportements qui ne sont pas en adéquation avec le développement de votre entreprise.

- Par exemple ?

- Par exemple Monsieur, je pense que vos commerciaux sont aujourd'hui des fonctionnaires de la vente, qu'ils font leur 10h- 18h de rigueur, sans chercher à se dépasser et à aller chercher le client. Regardez vos factures de téléphone, Monsieur, elles n'ont pas dû augmenter depuis 2 ans. S'ils étaient réellement en chasse, c'est un poste qui devrait exploser.

- Je vérifierais ça Romain.

- Enfin, je crois Monsieur que vous incarnez tellement cette entreprise, qui est votre enfant, votre bébé, que vous ne laissez à personne le soin de vous conseiller et de vous faire part d'idées « différentes » de votre vision.

Je me tais, le souffle court, stupéfait d'avoir oser dire cela à mon patron. Je sens que la transpiration coule entre mes omoplates. Victor est tétanisé à mes côtés, osant à peine respirer.

Mr Wagner plante son regard dans le mien, et je n'ose pas le soutenir, de peur qu'il le prenne pour un défi.

- Romain, que manque-t-il aujourd'hui dans mon organigramme ?

- Pardon Monsieur ? dis-je en relevant la tête.

- Quel poste manque dans l'organisation de mon entreprise.

- Je ne sais pas Monsieur.

- Le vôtre Romain.

- Comment ça le mien ?

- Le poste de Directeur Commercial.

- Pardon ? la stupeur de l'annonce se lit sur mon visage.

- Vous devenez à cet instant le Directeur Commercial de ma société, Romain. Vous avez parfaitement raison, je n'ai jamais voulu lâcher les rennes du commercial à quiconque, parce j'ai toujours cru que je pouvais le faire moi-même. Je réalise aujourd'hui que je n'ai ni le temps, et plus grave, ni la niaque de tenir ce rôle clef et qu'il est temps que je passe la main au moins sur ce point. En huit mois, Romain, vous avez réalisé 50 pour cent du chiffre de mon entreprise à vous tout seul alors que j'ai à côté 5 autres commerciaux qui glandent !!!! Il leur faut un chef !!! un mec couillu, comme vous, qui leur botte le cul et qui les remette au boulot ou qui les dégage pour les remplacer par des jeunes comme vous et Victor, dit il en le pointant du doigt.

Victor sourit, et pâlit en même temps, totalement captivé par la scène à laquelle il assiste.

- D'ailleurs vous (Victor sursaute), vous devenez l'assistant personnel de Romain. Votre formation va se poursuivre, mais vous formez un tandem qui fonctionne parfaitement. Je suis peut être vieux et dépassé sur les techniques du commerce moderne, mais je sais encore reconnaitre les gens de valeur. Romain en est un, et quand je vois comment vous évoluez à ses côtés, je ne vais pas gâcher la chance que vous représentez dans le renouveau de mon entreprise.

- Mer...merci beaucoup, Monsieur, bafouille Victor en rougissant.

- Je suis certain de faire le bon choix, Romain, me dit-il en se tournant vers moi. Je sais que vous serez un bon chef, parce que, lorsque vous avez présenté vos résultats, vous n'avez jamais dit « Je », mais « nous » en associant systématiquement Victor à votre réussite, et ça, c'est la marque des meneurs d'homme. Victor, allez me cherche Anne s'il vous plait, rajoute Mr Wagner en allant se rassoir derrière son bureau.

Pendant que Victor se précipite dehors, je regarde mon patron avec reconnaissance.

- Je suis extrêmement flatté de votre confiance, Monsieur Wagner.

- Appelez-moi François désormais.

- Très bien François. Je suis fier de vous avoir comme patron, sans flagornerie de ma part. J'apprends énormément à vos côtés, et c'est vous, et vous seul, qui m'avez insufflé la motivation pour me dépasser et mieux vous servir.

- Ah bon, donc je ne suis pas totalement ringard alors, dit il dans un grand sourire.

- Vous ne l'êtes pas du tout même.

- Romain, me dit-il en redevenant extrêmement sérieux d'un seul coup. Je peux vous poser une question personnelle ?

- Bien sûr, dis-je un peu sur la défensive à l'énoncé du « personnel ».

- Vous êtes homosexuel ?

Mon visage trahit immédiatement le choc que cette question provoque en moi. J'étais au pinacle quelques instants plus tôt, et je sens le sol se dérober sous mes pieds.

- Pourquoi cette question, François ? dis-je avec un filet de voix qui reste bloqué dans ma gorge nouée.

- Vous couchez avec Victor.

- Euh...

- Ce n'est pas une question, Romain, c'est une évidence.

- Ah, alors si c'est évident...dis-je méfiant.

- Romain, faites en sorte qu'hormis moi, personne ne le sache dans l'entreprise. Votre vie privée ne regarde personne, mais ne donnez pas la possibilité à vos collaborateurs ou à quiconque de vous attaquer sur ce que vous faites ou êtes en dehors de l'entreprise. Votre nomination va vous attirer bien des haines et des rancœurs. Soyez irréprochable au travail, ne donnez aucune prise, et surtout, surtout, ne montrez aucun sentiment personnel vis-à-vis de Victor.

- Je vous remercie pour ces conseils avisés et précieux, François, et je veillerai à les mettre en application dès cet après midi.

Anne entre dans le bureau avec un large sourire, suivi d'un Victor radieux.

- Vous souhaitiez me voir, Monsieur.

- Oui Anne, prenez ceci en note et préparez moi une note de service.

François lui dicte la note de ma nomination et de celle de Victor. Au fur et à mesure qu'elle écrit, Anne arbore un sourire de plus en plus large, et à la fin de la dictée, se tourne vers moi, rayonnante.

- Puis j'être la première à te féliciter ? me demande-t-elle.

- Merci, merci beaucoup Anne.

- C'est une excellente nouvelle pour nous tous et pour l'entreprise, dit elle en se retournant vers François. Permettez-moi de vous remercier de ce choix, Monsieur.

- De rien, ma petite Anne, de rien, répond François tout confus et presque gêné de ces compliments. Bon, Messieurs, je vous laisse reprendre vos activités en tant que commerciaux pour la dernière fois. Au fait Anne, il va falloir trouver un bureau pour Romain pour qu'il...

- Si je peux me permettre, François, je préfère rester sur le plateau, au milieu de l'équipe. Il faudra juste prévoir une salle de travail pour les face à face ou les conversations plus confidentielles.

- Comme vous voulez Romain. Allez maintenant, j'ai moi aussi des choses à faire, le bougre bosse !!! dit-il en me faisant un clin d'œil.

Je serre la main de François en partant, avec un grand sourire, scellant ainsi notre nouvelle collaboration rapprochée, mais aussi notre secret sur mes préférences sexuelles et mes « aventures » avec Victor.

Nous sortons du bureau et Anne se met immédiatement à son clavier pour rédiger la note de nomination.

- Si ça vous dit, on ira prendre un verre demain pour fêter ça, nous dit elle. Ce soir, je ne peux pas parce que j'ai un truc de prévu mais demain, volontiers.

- Moi aussi, dis je en regardant Victor avec le regard brillant d'excitation, j'ai un truc de prévu, mais effectivement, demain, on sort tous les 3 et je vous invite au resto pour fêter ça.

- Alors à demain !!!

Nous quittons le bureau d'Anne tous les deux, et Victor me regarde avec un grand sourire.

- Punaise, Directeur Commercial à 26 ans !!! je suis scotché là !!!

- Oui, je n'en reviens pas moi-même !!!

- Embrasse-moi, dit il en m'attirant dans un recoin.

- Non Victor, pas ici. On ne peut pas...

- Ah, dit il un peu dépité, je comprends...

Je lui raconte ma conversation avec François à propos de notre « couple », et Victor comprend aussitôt la portée de la mise en garde.

Nous rejoignons notre bureau, et Martin, l'un des plus anciens commerciaux, me balance :

- Alors le vieux te garde ?

- Jean, ne dis pas « le vieux » en parlant du patron s'il te plait.

- Ouais, ça va, s'il veut me virer, qu'il le fasse, je prendrai mon chèque et basta.

Victor et moi nous regardons du coin de l'œil.

- Pourquoi, tu veux partir ?

- Ouais, ras le bol, y a plus de pognon à se faire avec cette boite...elle est morte.

- Mais c'est à nous de lui apporter son oxygène, non ? dit Victor.

- Eh gamin, quand tu te raseras, tu viendras m'apprendre mon métier ok, dit Martin avec hargne. Non crois moi Romain, t'es jeune, t'as l'air d'avoir un petit talent pour le commerce, barre toi vite d'ici et trouve toi une place dans une grosse boite où tu pourras vivre planqué et tranquille.

- Ce n'est pas exactement le plan de carrière que j'ai envisagé, Jean. Non, tu vois, moi je crois au potentiel de cette société, et quand on veut, on obtient des résultats, regarde mes chiffres.

- La chance du débutant, mon gars, la chance du débutant.

- Pas seulement, du travail aussi, pas mal de travail, et puis il faut savoir aussi valoriser l'entreprise auprès des clients, et ce n'est certainement pas par un discours comme le tien que les clients vont être séduits et nous faire confiance.

- Attends, c'est quoi ce discours ? tu te prends pour le Directeur Commercial de la boite ou quoi...

- Pas encore, dis je un sourire carnassier aux lèvres. Mais qui sait, peut être un jour...

- Tu peux toujours rêver, mon gars, le vieux lâchera jamais le morceau.

- On ne sait pas de quoi demain est fait Jean, et il faut toujours savoir garder une certaine mesure dans ses propos, même face à un collègue...

- Eh !!! garde tes leçons de morale pour toi, et vas bosser à ta promo, dit il en s'éloignant et en s'esclaffant.

Victor le fusille du regard, et tandis que Martin s'éloigne en rigolant grassement, lâche entre les dents un 'Pauvre con !!! ». Puis il se retourne vers moi :

- Lui demain, il va avoir une crise cardiaque quand il va lire la note.

- Non, pas demain, dans 2 minutes, fais-je en lui montrant mon écran d'ordinateur. Anne est très efficace et François a envie que les choses bougent vite, regarde.

Sur l'écran apparait un message à l'entête de François avec pour objet « Nomination du Directeur commercial ». Un coup d'œil rapide et circulaire sur le plateau me permet de constater que tous les regards sont rivés sur les écrans, et quand un message de François arrive, en général, il est lu dans les 10 secondes qui suivent.

5, 4, 3, 2, 1..Mise à feu !!!

- Oh la vache, lâche un de mes collègues en se tournant vers moi et en se passant frénétiquement la main dans les cheveux. Oh la vache...

Martin se lève de son bureau, livide, et me regarde complètement hagard. Il prend sa veste et ses cigarettes et quitte le bureau en répétant à haute voix pour lui-même « je suis foutu, foutu »

Les assistantes commerciales se dirigent vers mon bureau et viennent toutes me féliciter chaleureusement, sans oublier Victor.

Un à un, mes ex collègues et maintenant collaborateurs viennent aussi nous féliciter avec plus ou moins de sincérité et d'obséquiosité. Je réponds poliment et sobrement à chaque félicitation tout en gardant une certaine réserve de façade. Mais intérieurement, c'est un ouragan de fierté et de bonheur qui m'envahit.

Victor a raison, devenir Directeur commercial à 26 ans, si ça, ce n'est pas le paradis, ça y ressemble fort....

23- NUIT D'AMOUR, NUIT DE FOLIE...

Victor et moi quittons le bureau vers 18h00 ce soir là, et nous nous empressons de rejoindre mon appartement, non sans avoir fait quelques courses pour la soirée.

Après une rapide douche pour nous débarrasser des dernières traces du stress intense de cette journée, nous préparons le diner tous les deux. Je découvre que Victor, en plus d'aimer faire l'amour avec moi, adore faire la cuisine, et je le regarde faire valser ingrédients, ustensiles et casseroles avec la grâce d'une danseuse étoile et la maestria d'un grand chef.

- Je veux que ce diner et cette soirée soient parfaits Romain, dit il avec entrain. Il faut que ce soit le point d'orgue d'une journée de FOUUUUUUUUUU !!! rajoute-t-il en criant à travers la cuisine.

- Fais attention, tu vas finir par me blesser en agitant ta fourchette comme ça sous mon nez.

- Non mais tu n'es pas d'accord ? Ce matin, j'apprends que Rachid est gay, et je rêve depuis mes premiers poils de cul de coucher avec lui !!!!!! Cet après midi, j'ai eu une promotion grâce à ta promotion !!! Et ce soir, Rachid va sonner dans 15 minutes à la porte pour une nuit de folie, et en plus, toi tu seras avec moi et je sens que ça va être un feu d'artifice c'est presque trop d'un coup !!! c'est une journée comme on en n'a pas 5 dans une vie !!!

- Oui c'est une très belle journée, c'est certain, mais calme toi quand même parce qu'entre le programme que tu viens de me décrire et les urgences, je préfère ton programme.

- Oui, tiens passe moi le basilic s'il te plait...

Et la danse culinaire reprend de plus belle.

A 20h59 précises, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Je vais ouvrir et Rachid se tient devant moi, avec un sourire timide.

- Bonsoir, je ne suis pas trop en avance ? me demande-t-il avec une voix fluette qui trahit son émotion.

Je jette un œil à ma montre.

- Une ponctualité remarquable Rachid, vas entre, dis je en m'effaçant de la porte.

Il pénètre dans le vestibule et me tend un sac.

- Je ne savais pas quoi ramener alors j'ai pris du champagne. Le marchand m'a dit que c'était du bon.

Je déballe la bouteille et découvre une bouteille de Dom Pérignon millésimé 1995 !!!

- Je veux qu'il soit bon, c'est un des meilleurs crus et un des meilleurs millésimes pour le champagne. Tu es fou, tu as dû payer ça une fortune.

- Non, enfin je ne crois pas, mais qu'importe, l'important c'est qu'il soit bon.

- Je vais tout de suite le mettre dans un seau pour le maintenir au frais. Vas y entre et installe toi au salon, Victor finit de jouer à Master Chef et il te rejoint.

Je file dans la cuisine mettre ce champagne dans un seau approprié. Victor siffle d'admiration en voyant la bouteille.

- Dis donc tu nous gâtes !!!

- Ce n'est pas moi, c'est un cadeau de Rachid !!!

- Mais il est fou, ça vaut au moins 200 euros la bouteille !!!

- Oui, je ne sais pas comment il a fait...

- Ne cherche pas à savoir, c'est un cadeau, on l'offensera si on lui fait une remarque.

- Il va en boire au moins ? Ce serait dommage qu'il ne puisse pas profiter de ce nectar...

- Oui, Il a beau s'appeler Rachid, il est chrétien.

- Ah, ok.

- Tiens, emmène ça au salon, me dit Victor en me tendant un plateau de verrines apéritives.

Je rejoins Rachid au salon, et le trouve en train de regarder les livres de la bibliothèque. Il ne m'entend pas arriver et je prends le temps de l'observer.

Il n'est pas très grand, 1m75 maximum et très fin. Tout mouillé et tout nu, il doit faire dans les 65 kilos. Ses traits sont fins, encore adolescent même si, comme j'ai pu le constater ce matin, ses attributs d'homme sont conséquents. Vêtu simplement d'un jean taille basse laissant apparaitre un shorty Dim et d'un t-shirt blanc basique, il a tout du jeune mec simple, sportif et plutôt beau gosse.

Il m'entend poser le plateau, et repose le livre qu'il était en train de feuilleter.

- Tu lisais quoi ?

- Excuse-moi, j'aurais dû demander avant de le prendre.

- Ah non, aucun souci, ils sont faits pour être lus, lui dis-je en m'approchant de lui. Tu aimes l'architecture si j'en crois l'ouvrage que tu lisais.

- Oui, ça me fascine tous ces édifices hors norme que l'on peut construire aujourd'hui.

- Et tu aimerais en construire toi aussi ?

- Oh, j'en suis bien incapable, Romain, il faut faire des études compliquées pour ça, et je n'en ai pas la possibilité.

- Et pourquoi cela ?

- Parce que ça coûte cher, que je ne suis pas dans les meilleures conditions qui soient au milieu de la cité pour étudier, et qu'il faut du calme et la tranquillité pour se consacrer pleinement à son travail.

- Tu n'as jamais songé à demander une bourse ?

- Non, mais de toute façon, j'ai tout juste mon bac, et ça ne suffit pas pour faire ce type d'école...

- Non c'est certain, mais c'est le minimum requis, et puis si tu veux, je peux peut être t'aider par le biais de relations qui te guideront et te conseilleront.

- Pourquoi pas, mais je ne suis pas certain d'en être capable.

- Il n'y a qu'en essayant que tu le sauras.

Sur ces entrefaites, Victor nous rejoint avec le champagne offert par Rachid et trois flutes.

- Allez les garçons, on va fêter nos promotions.

- Quelles promotions ? demande Rachid.

- Romain vient d'être nommé directeur commercial, et moi je suis son assistant !!! lui répond Victor avec un large sourire.

- Félicitations à vous deux !!!

- Merci Rachid, dis-je en débouchant le champagne et en le servant dans les flutes.

Nous trinquons joyeusement ensemble et dégustons les premières gorgées de ce cru d'exception.

La soirée se déroule tranquillement, et le repas concocté par Victor se révèle de toute beauté. Je découvre au fur et à mesure des conversations un peu plus de la vie de Rachid et de Victor au sein de la cité, de leurs difficultés à rester hors des bandes de jeunes désœuvrés et abandonnés par un système qui n'aime pas l'échec.

Le champagne et le vin aidant, je sens mes deux jeunes hommes se libérer peu à peu d'une certaine nervosité et appréhension de la suite de la soirée. Il est évident que malgré l'ambiance conviviale qui règne au cours du diner, aucun n'a oublié que le meilleur reste à venir.

J'invite les garçons à finir leur flute au salon et après avoir rapidement remis de l'ordre sur la table, je les rejoins au salon.

Victor et Rachid sont assis l'un à côté de l'autre, et discutent ensemble. Je les observe avec un certain amusement, car je vois bien qu'aucun des deux n'ose faire le premier pas vers l'autre. Pourtant, la braguette de Victor a du mal à dissimuler son désir ; et le souffle court de Rachid, malgré son sourire et sa décontraction de façade, trahit son appréhension de l'instant à venir.

- Victor, un grand merci pour ce diner fabuleux, tu as des talents cachés que je découvre un peu plus chaque jour. J'en connaissais certains, mais tu viens de rajouter une corde à ton arc, lui dis-je avec un grand sourire. D'ailleurs, je constate que tu l'as déjà installé cette corde vu comment ton arc de chair est bandé dans ton pantalon...

Victor rougit à l'allusion, tout comme Rachid, qui par réflexe, se palpe l'entrejambe.

Je saisis alors l'occasion et le geste de Rachid pour m'approcher de lui, et lui prendre la main pour la poser sur la braguette de Victor. Ses doigts se referment sur la bosse formée par l'érection de Victor, qui lâche un soupir d'aise.

Je pose ma main sur l'entrejambe de Rachid et caresse doucement le paquet mou que je sens à travers le tissu. Rachid à son tour soupire et, tandis que je poursuis mes caresses, il se penche vers Victor pour déposer un baiser timide sur ses lèvres. D'abord rapide, le contact des deux bouches se répète et dure de plus en plus longtemps.

Victor glisse une main sur la nuque de Rachid et l'attire vers lui. Puis il prend l'initiative et ouvre ses lèvres pour inviter la langue de Rachid à se mêler à la sienne. Rachid est encore un peu nerveux et je le sens à son abdomen qui se soulève rapidement tandis que je le lui caresse sous le t-shirt. Enfin, il libère le passage à la langue de Victor et les deux bouches s'unissent dans un baiser total.

Victor offre un baiser langoureux et sensuel à Rachid. Comme pour son premier baiser avec moi, il profite de chaque seconde de cette découverte, et je le vois prendre un réel plaisir à explorer la bouche de Rachid. Sa main caresse ses cheveux, tandis que l'autre lui pince un teton.

Pendant que les deux amants s'embrassent, je fais doucement glisser Rachid pour dégager sa ceinture. Je lui ouvre et déboutonne son jean pour l'ouvrir sur son shorty. La barre de chair qui le traverse est énorme et je la lèche délicatement. Rachid soupire de plaisir, pris entre les lèvres de Victor, ses doigts lui pinçant le sein, ma main qui caresse son ventre et ma langue qui mouille et moule peu à peu son chibre dans son shorty.

Je fais glisser doucement le jean sur ses cuisses, entrainant le sous vêtement avec lui, et son sexe bandé apparait, fier, raide, pointant vers le ciel. Son gros gland brun s'offre à mon regard et je le prends en bouche comme une gourmandise.

Rachid tend son corps et m'enfonce sa verge dans la gorge. Je tente de tout avaler mais son sexe est vraiment trop gros pour ma bouche et je m'étouffe avec.

Profitant de ma reprise de souffle, les deux garçons se lèvent et se déshabillent totalement. Je les invite à rejoindre la chambre pour plus de confort, et ils m'emboitent le pas rapidement, nus comme des vers, et leur virilité fièrement dressée les précédant.

Dans la chambre, Victor m'attrape par le cou et commence à m'ôter ma chemise, pendant que Rachid s'occupe de mon pantalon. Très vite, je me retrouve dans la même tenue qu'eux et tout aussi raide.

Victor s'allonge sur le lit et attire Rachid vers lui. Nu et raide, il prend son ami par la nuque et le guide vers son sexe bandé. Rachid comprends alors les attentes de Victor et s'empare du chibre luisant pour poser ses lèvres sur le gland rouge carmin. En se penchant sur Victor, Rachid m'offre une vue imprenable sur son postérieur et sa raie. Je m'agenouille derrière lui et délicatement, je mets à jour sa rondelle brune.

Rachid avale le sexe de Victor et entame une lente fellation. De mon côté, je pointe ma langue sur la rondelle serrée de Rachid et entreprend de la déguster. Rachid se contracte un peu au contact de mes joues et de ma langue sur son intimité la plus secrète, mais très rapidement, et malgré le sexe de Victor profondément ancré dans sa bouche, commence à gémir d'aise sous mes coups de langue répétés et intrusifs.

La rondelle de Rachid s'ouvre peu à peu et je remplace ma langue par mon majeur. En l'introduisant dans le cul de Rachid, celui se cambre et expulse le sexe de Victor de sa bouche. Victor l'attire à lui pour l'embrasser avec fougue, tout en saisissant la queue bandée de son ami et la masturber avec force. Rachid applique la même caresse à la bite de Victor, tandis que j'introduis un 2ème doigt dans l'anus de Rachid, ouvrant à chaque fois un peu plus le rond brun de son cul.

Le long baiser entre Rachid et Victor prend fin quand ce dernier se redresse et vient prendre la place de Rachid au bout de ma main. Victor m'offre sa croupe au doigté qui semble faire temps d'effet à Rachid, et en même temps, place Rachid devant lui pour pouvoir s'emparer de sa verge et le sucer bien à fond.

Après avoir lubrifié le trou de Victor de ma langue, je le pénètre d'un doigt, puis deux, puis trois. A chaque doigt supplémentaire, Victor gémit un peu plus fort et s'enfonce le sexe de Rachid un peu profondément dans la gorge. Les mains de Rachid courent sur le dos et le torse de Victor, sans qu'il perde une seule miette de mon exploration anale dans le cul de Victor.

Quand j'enfonce un 4ème doigt, Victor lâche un râle bestial et se redresse. Il s'empare de ma main et l'enfonce dans son postérieur distendu pour le faire coulisser dans son ventre. Rachid pose ses mains sur ses fesses et les écarte davantage pour que ma main toute entière pénètre dans le ventre de Victor. Celui-ci râle de plus en plus fort tandis que son cul se déforme pour accueillir mes cinq doigts. Je tourne mes doigts dans l'antre béant. Victor pousse des cris de plus en plus rauques et bande comme un taureau malgré ma fouille anale poussée. De ma main libre je m'empare de son sexe raide et chaud et l'astique en étalant bien la mouille qui en coule sur tout le gland. Rachid, tout en maintenant les fesses de Victor écartées au maximum, se positionne devant Victor pour que celui-ci recommence à le sucer, ce qu'il fait avec avidité, comme si mon fistage le désinhibait totalement.

Lorsque je retire mes doigts, le trou de Victor reste grand ouvert, comme si l'élasticité naturelle de ses sphincters ne fonctionnait plus. Profitant de cette « ouverture », je me place derrière Victor et le pénètre à fond sans que mon sexe ne touche les bords de sa rondelle. Rapidement, et au contact de mon gland dans son ventre, ses anneaux se resserrent et viennent emprisonner ma tige raide dans son ventre. Je ressens un plaisir inconnu en sentant son boyau se coller à ma queue et en épouser le contour.

Victor lâche un instant la queue de Rachid, et tourne la tête vers moi. Son regard, à la fois lubrique et hagard de plaisir, se plante dans le mien, et il me dit d'une voix essoufflée :

- Vas-y Romain, défonce-moi le cul comme une chienne !!!

Ne voulant surtout pas le décevoir, je m'empare de ses hanches et sans ménagement, je lui bourre le cul à grands coups de bite et basculement de reins. Son corps tout entier tressaute sous mes assauts, et il calque le rythme de sa fellation sur celui de mes allers et venus dans son cul.

Rachid profite de la gorge profonde de Victor à plein, sa verge coulissant entre ses lèvres à un rythme effréné. Il se cabre, se cambre, doit reprendre son équilibre à plusieurs reprise et se tenir aux épaules de Victor pour ne pas être repoussé du lit.

Nous sommes tous les trois calés sur le même rythme infernal dans la sodomie et la fellation, et le sommier du lit proteste de tous ses ressorts contre les mouvements et à-coups que nos joutes sexuelles lui imposent.

Malgré toute sa volonté, Victor finit par s'effondrer à plat ventre sur le lit. Interrompu dans mon élan, mais excité comme jamais par cette enculade endiablée, je le fais basculer sans ménagement sur le dos, lui relève les cuisses et les lui écarte au maximum comme une femelle soumise. Rachid s'empare de ses chevilles et les maintient fermement pendant que d'un coup de gland, je replonge au plus profond du cul de Victor.

Il pousse un cri à la fois de plaisir et de surprise, et je reprends mon limage intensif avec force et vigueur tandis que Rachid lui remet sa queue dans la bouche et lui lime la glotte.

Notre folle baise reprend de plus belle. Je bourre le cul de Victor. Rachid lui défonce la gorge en lui maintenant les cuisses ouvertes au maximum, distendant ses muscles fessiers, l'emprisonnant pour mieux le soumettre à ma chevauchée fantastique. Quant à Victor, il s'astique la queue mi molle pour lui redonner la vigueur qui me plait tant.

Sentant monter en moi les prémices de l'orgasme, je décule pour faire durer mon plaisir. Rachid sort sa queue de la bouche de Victor, le retourne, lui fait redresser la croupe humide et pointe son gros sexe vers l'anus ouvert et offert de Victor.

- Vas Y Rachid, encule moi, encule moi à fond, dit Victor le regard révulsé de plaisir.

Rachid s'empare alors des hanches de Victor et sans ménagement, lui transperce le cul et le ventre d'un magistral coup de bite, tel un sarrasin transperçant un croisé avec son cimeterre.

Victor hurle sous l'assaut de Rachid, comprenant d'un coup que le volume et la taille de la queue de Rachid sont bien plus conséquents que le mien.

Rachid s'active avec la force et la vigueur que lui confèrent son jeune age et son état de jeune male en rut. Victor plonge la tête dans l'oreiller pour étouffer les cris de jouissance que lui arrachent Rachid et sa queue de titan. Le spectacle des ces deux jeunes étalons en train de se chevaucher est grandiose et malgré moi, je m'astique violement la bite.

Je vois le cou et les épaules de Rachid prendre une teinte plus foncée que le reste de son corps et tous ses muscles semblent vouloir jaillir de sous la peau. D'un mouvement brusque, il rejette sa tête en arrière, enfonce sa queue au maximum dans le cul de Victor et pousse un grand cri rauque lorsque son orgasme se déclenche. Victor, surpris par le coup de bite surpuissant de son nouvel amant éjacule sur l'oreiller et macule le tissu de sa semence abondante et épaisse.

Je lâche alors mon jus sur le dos de Victor juste avant que Rachid ne s'effondre sur lui. Son corps est encore agité des soubresauts de sa jouissance et sa queue, comme animée d'une vie propre, continue de limer le trou désormais inondé de sperme de Victor.

Les deux amants restent longuement allongés l'un sur l'autre, reprenant peu à peu leurs esprits et leurs souffles. Puis Rachid décule lentement, comme à regret. L'anus de Victor garde encore quelques instants l'empreinte du sexe de Rachid, laissant s'écouler la sève blanche qu'il a reçu quelques minutes.

La queue de Rachid reste bien raide et vigoureuse malgré l'orgasme. Je le caresse doucement sous les couilles humides de son jus, et cela le fait tressaillir comme s'il recevait une décharge électrique a chaque passage de mes doigts.

Nous nous allongeons tous les trois cote à cote, et c'est nus que nous nous endormons ensemble dans les bars de l'autre.

Au petit matin, j'émerge de mon sommeil et contemple mes deux jeunes males dans leur sommeil. Tous les deux sont sur le dos, totalement abandonnés, nus comme des vers, le sexe au repos dans leur nid respectif.

Je me retiens de les caresser et me dirige vers la cuisine dans le plus simple appareil pour leur préparer un petit déjeuner revigorant après les émotions de la nuit.

Ils finissent par me rejoindre, tout aussi nus que moi, la verge raidie par l'érection matinal. Un rapide baisé sur leurs lèvres encore chaudes de sommeil et nous attaquons de concert le petit déjeuner.

- C'était cool hier, finit par dire Rachid. Franchement, coucher avec vous est la plus belle chose qui me soit arrivée.

- Il faut dire que tu es une sacrée affaire au lit tu sais, dis je en fixant son chibre toujours raide.

- Oui je te confirme, renchérit Victor, mon cul s'en souvient bien...

- Je suis désolé si je t'ai fait mal, répond Rachid l'air gêné

- Mal ??? Non tu m'as fait jouir du cul, j'avais jamais connu ca !!!

- Bon messieurs, je vous rappelle que nous avons un travail, et qu'il va falloir y aller. Je le regrette car le spectacle de vos deux queues m'aurait volontiers convenu pour la journée, mais j'ai des nouvelles fonctions à prendre, et toi aussi Victor. Néanmoins, Rachid, si tu veux remettre ça, c'et quand tu veux, conclus je avec un sourire gourmand.

Nous nous séparons le temps de la douche, puis une fois tous habillés, nous déposons un baiser sur chacune de nos bouches avant de nous séparer.

Rachid s'en va prendre son métro tandis que Victor et moi prenons ma voiture.

- Tu sais, me dit-il après un long silence, je viens de réaliser un de mes rêves les plus secrets. J'ai toujours eu envie de coucher avec Rachid, et c'est encore mieux que ce que j'avais imaginé.

- Tu sais, dis je d'un air grave, je comprendrais parfaitement que tu préfères Rachid à ma compagnie.

- Non, se récrie-t-il aussitôt !!!

- Laisse-moi finir. Vous avez grandi ensemble, vous vous êtes toujours senti mutuellement attiré l'un par l'autre, et hier, vous étiez en parfaite harmonie tous les deux. Je te demande juste une chose, si tu fais ce choix, fais le franchement, sans me mentir.

- Comment fais tu pour être aussi tolérant, Romain ?

- Parce que j'ai toujours voulu qu'on le soit avec moi, et on ne l'a pas toujours été...dis je avec une note d'amertume dans la voix...bon on va arriver. Descends là, on ne peut plus nous voir arriver ensemble.

- Ok, on se retrouve au bureau l'air de rien ?

- C'est ça, l'air de rien...

Victor descend de la voiture et je poursuis ma route jusqu'à mon parking.

Je sais que je vais le perdre, je sais que Rachid m'a déjà remplacé. C'et lui qui l'a fait jouir hier, pas moi. Mais je sais aussi que j'ai gagné deux amis, à défaut d'avoir gagné un amant.

24- LE VESTIAIRE DE FOOT

La journée s'écoule à un rythme de folie. La prise de fonction est immédiate et nous sommes sollicités de toute part pour apporter des réponses à des questions toutes plus urgentes les unes que les autres. Je vais finir par croire que ce poste de Directeur Commercial était le chainon manquant de cette société.

Victor travaille aussi d'arrache pied pour se montrer à la hauteur de son nouveau poste. Il me seconde avec brio dans chacune de mes tâches et grâce à lui, je peux abattre un travail considérable.

Vers 18h00, il vient me rejoindre à mon bureau, l'air fatigué.

- Je vais devoir y aller, j'ai entrainement de foot ce soir.

- Tu fais du foot toi ? lui dis-je surpris. Tu ne m'en as jamais parlé.

- Ah bon ? bah si, depuis que j'ai 6 ans...

- Ok, tu passes ce soir à la maison ?

- Non, je vais dormir chez ma mère. Elle m'a fait comprendre à demi-mots qu'elle aimerait bien me voir un peu plus.

- D'accord, donc on se revoit demain matin ?

- Oui, à 9h00 ok ?

- Ok, bonne soirée à toi.

- Merci toi aussi.

Victor rassemble ses affaires, et file vers son rendez vous sportif. Dans le métro qui le conduit vers son stade, il repense à tout ce qui lui est arrivé depuis quelques semaines. Romain, Rachid, son job, sa formation, son changement de style de vie, tout cela est arrivé si vite qu'il est presque pris de vertige.

Arrivé au stade, il file au vestiaire pour se changer. Etant un joueur régulier, il dispose de son vestiaire à demeure et la femme de l'entraineur s'occupe de lui procurer une tenue propre à chaque fois. C'est une amie de sa mère, et elle s'est toujours occupée de sa tenue de foot.

Alors qu'il est en boxer, deux de ses collègues d'entrainement entrent dans le vestiaire, accompagné d'un troisième comparse qu'il n'a jamais vu.

- Salut Victor.

- Salut les gars.

- On te présente Michael, un nouveau qui nous rejoint pour la saison.

- Bonjour Mickael, dit Victor en lui serrant la main.

- Bonjour Victor, ravi de faire ta connaissance. On m'a dit que tu étais un super attaquant.

- On dit beaucoup de bêtises ici...je me défends bien, c'est tout....

- Arrête Victor, on sait bien qu'ici, c'est toi qui marque !

- Oui parce que j'ai des bons partenaires de jeu pour avoir les bonnes balles au bon moment.

- Ca c'est sympa comme réponse, dit Michael, bel esprit d'équipe.

- Et toi, dit Victor, tu joues à quel poste ?

- Je suis arrière.

- Ah ok, tu vas remplacer Sylvain alors ?

- Oui je crois.

- Bon, je finis de m'habiller et je vous rejoins sur la pelouse.

- Ok grouille-toi, tu sais que le coach aime pas qu'on soit en retard.

- Dites lui que j'arrive dans 2 minutes. Et toi Mickael, tu ne te changes pas ?

- Si, je vais faire fiça.

Victor enfile son maillot et son short et s'assied pour lacer ses souliers. Pendant ce temps, Mickael se change. Celui-ci lance des regards appuyés à Victor lorsqu'il se retrouve en slip et se caresse ostensiblement le sexe devant lui. Victor baisse les yeux sur ses chaussures et finit par quitter le vestiaire rapidement.

La séance d'entrainement se déroule sans problème majeur. Mais durant toute l'heure, Victor remarque les regards insistants de Mickael sur lui, et il se sent troublé, gêné même devant les œillades de ce nouveau « compagnon » de jeu.

Après le retour au vestiaire, certains, dont Victor, filent sous la douche. Victor a toujours vu ses coéquipiers sous la douche et c'est en toute amitié et sans arrière pensée qu'il partage cet instant d'intimité collectif. Mais ce soir, l'arrivée de Mickael dans la salle le dérange. Pour la 1ère fois depuis longtemps, la proximité de tous ces jeunes hommes nus le dérangent, et particulièrement celle de Mickael. Celui-ci se douche en rigolant avec ses nouveaux collègues de jeu, mais à chaque fois qu'il regarde Victor, il se caresse le sexe. Victor pense même qu'il fait le geste de masturbation devant lui à plusieurs reprises.

Victor est parmi les derniers à sortir de sous la douche. La plupart de joueurs sont déjà partis et il finit par se retrouver seul dans le vestiaire avec Mickael.

Celui-ci rejoint son casier, totalement nu et, à la surprise de Victor, le sexe raide.

- Tu mates ma bite ou quoi ? dit Mickael d'un ton narquois.

- Hein, euh non, répond Victor en rougissant.

- Mon cul, oui. Tu étais en train de mater ma queue. T'es un sale petit PD toi, j'en suis sur.

- Hein ? Non, qu'est ce que tu racontes ?

- T'as une gueule à aimer la bite toi, dit Mickael en se secouant le paquet de façon obscène. J'suis sûr que tu sais bien sucer.

- Arrête tes conneries, tu cherches quoi là, lui répond Victor sur la défensive.

- Tu vas la sucer mec, répond Mickael.

- Quoi ? répond Victor incrédule et à la fois inquiet parce que seul dans le vestiaire avec ce dingue.

- A genoux salope !! lui ordonne Mickael en le poussant à terre depuis le banc.

Surpris par la brusquerie du geste, Victor bascule à terre. Mickael l'attrape par les cheveux et lui repousse la tête en arrière.

- Allez, ouvre ta bouche de pute et suce-la !!!

- Lâche-moi putain, dit Victor en se débattant.

Mickael lui décoche une gifle qui claque sur le visage captif de Victor. Sa joue lui brûle instantanément et un gout métallique se répand dans sa bouche.

- Putain, mais t'es malade. Arrête maintenant !!

- Ouvre et suce, je le répèterai pas, lui dit Mickael le regard lubrique.

- Va te faire foutre, rétorque Victor en se défendant tant bien que mal.

Mickael lui envoie alors un coup de pied dans le bas ventre, et Victor s'effondre sur le sol, plié en deux par la douleur. Il ouvre grand la bouche pour tenter de reprendre son souffle. Mickael lui saisit la tête et lui enfonce sa queue dans sa gorge. Victor étouffe d'un coup, révulsé par cette intrusion, dégouté par ce sexe turgescent qui souille sa bouche.

- Vas y suce la, sale petit PD, suce la avant que je te l'enfonce dans le cul. J'ai toujours eu envie de me taper un petit mec avec une gueule d'ange comme toi.

Malgré sa jeunesse et sa force, Victor ne peut se défendre comme il veut. Le coup au ventre le fait terriblement souffrir, et l'emprise de Mickael sur son corps le bloque dans sa défense.

Mickael fait coulisser son chibre dans la gorge de Victor en poussant des cris bestiaux et vulgaires.

- Putain, je le savais que tu aimais la bite !!! tu suces mieux qu'un travelo brésilien. Tu vas devenir la petite pute toi ici !!! dit-il en défonçant la gorge de Victor. Je vais t'éclater le...

Mais la phrase de Mickael reste en suspend. Victor sent d'un seul coup que la bite de son tortionnaire sort de sa bouche et l'instant d'après, entend un énorme craquement osseux, suivi d'un cri de douleur sauvage. Il ouvre l'œil juste à temps pour voir Mickael s'effondrer au sol en se tenant le visage, les doigts poisseux de sang rouge vif.

Victor lève les yeux et voit enfin Rachid devant lui, le poing serré, le regard empli de haine et de colère fixant Mickael au sol.

- Lève-toi Victor et habille-toi, lui dit Rachid d'un ton autoritaire. Quand à toi, dit il en regardant Mickael, tu vas regretter ce que tu viens de faire.

Et joignant le geste à la parole, il décoche un formidable coup de pied dans les côtes de Mickael, suivi d'un nouveau craquement. Mickael se roule de douleur au sol.

- Plus jamais tu remets les pieds ici, dit Victor à Mickael. Tu dégages ou je te tue !!! MAINTENANT !!! Hurle-t-il en jetant le sac de sport à la figure de Mickael. Casse-toi !!! Barre-toi espèce d'ordure !!!

Mickael se relève tant bien que mal et ramasse son sac. Il se dirige en se tenant les côtes et en titubant vers la sortie, nu comme un vers, sa virilité désormais en berne et le visage en sang. Rachid fait mine de lui foncer dessus le poing levé et Mickael s'enfuit précipitamment vers le parking.

Puis Rachid se tourne vers son ami gisant encore au sol. Le coup de pied porté par Mickael le fait terriblement souffrir et il n'arrive pas à se relever. Il est nu, vulnérable, affaibli par cette épreuve et Rachid se penche sur lui pour l'aider à se relever.

Après moultes efforts et en délicatesse, Rachid parvient enfin a assoir Victor sur un banc du vestiaire.

Toujours plié en deux, Victor tremble de tout son être. C'est à la fois la douleur, l'humiliation et la haine qui agitent son corps de soubresauts incontrôlés et ni la douceur, ni la compassion de Rachid n'arrivent à le calmer.

- Je vais le buter, dit Victor entre ses dents. Je vais le saigner comme un goret, lui couper les couilles et la bite et lui faire bouffer, rajoute t'il plein de rage.

- Il ne reviendra pas, dit doucement Rachid, calme toi maintenant et habille toi. On s'en va d'ici.

- Je vais lui ouvrir le bide, je vais lui éclater la gueule, je vais...

- Tu vas t'habiller maintenant, et je te raccompagne chez toi après, répond Rachid.

- Je vais...

- Victor, c'est fini. Je suis là. C'est fi-ni, tu entends. Ca ne servira à rien tout cela.

- Arrête Rachid, tu ne sais pas ce que c'est que...

- Victor, tu me rappelles ce que tu as fait pour moi il y a quelques jours ? j'ai fait pareil. Et la vengeance ne donnera rien. Je suis certain qu'il ne reviendra pas.

- Mais qu'est ce que tu fais là d'abord ?

- Je voulais te parler, et je savais que je te trouverais ici ce soir.

- Tu voulais me parler de quoi ?

- De nous.

- Qui ça nous ?

- Nous deux.

- Et alors ?

- Et alors ? je voulais savoir comment tu envisageais la suite, si bien sûr tu as une idée sur le sujet, ou si je ne suis pas juste un coup de passage.

- Ecoute Rachid, là tout de suite, j'en sais rien. Je viens de sucer une bite qui....

Victor se casse en deux et vomit sur le sol. Après quelques instants à reprendre son souffle, il reprend :

- Je viens de sucer une queue que je n'ai jamais voulu sucer, alors pour le moment, j'ai envie de tout sauf de parler de sexe entre quiconque et moi. Pour l'instant, ni toi, ni Romain, ni personne d'autre ne m'inspire autre chose que du dégout et de la répulsion !!!

Rachid le regarde interdit. Les mots de Victor le frappent en plein cœur comme un coup de poignard. Il vient de se faire jeter en 10 secondes par l'homme de ses rêves.

- Je... je t'inspire du...dégoût, dit il la voix tremblante. C'et ça ? j'ai bien compris ? Oh la vache !!! moi qui venais te dire que je t'aimais, que je n'avais jamais été aussi heureux dans ma vie que depuis hier soir. Oh bah merde alors !!! Je viens de te sauver d'un viol et c'est par le dégout et le rejet que tu me remercies !!! T'es un salaud Victor, t'es qu'un salaud !!!

Rachid se lève précipitamment et face à Victor, lui dit la voix pleine d'émotion :

- Toi aussi tu me dégoûtes Victor, toi aussi tu me répugnes !!! tu as tiré ton coup avec moi, et du coup, le jouet tout neuf est déjà dépassé, c'est ça ? t'es une ordure, un sale petit PD égoïste, voilà ce que tu es !!! Je te croyais mon ami, mon seul ami, mais en fait, derrière le vernis, c'est de la merde que tu caches !!! Tu étais mon seul point d'attache, ma seule raison d'être, Victor. Ton amitié était la chose la plus précieuse que j'avais. Je n'ai désormais plus rien, plus rien à quoi m'agripper. Mais au moins maintenant c'est clair. Tout est clair dans ma vie de merde. Je n'ai plus rien qui me retient, et maintenant, surtout plus toi. Alors reste là, pleure sur toi, contemple ton nombril et reste à gémir sur toi, je te laisse, définitivement. Je ne vais plus te déranger, je ne vais plus te dégouter, je ne vais même plus exister. Salut...

Le visage ravagé par les larmes, Rachid lance un dernier regard à Victor puis s'enfuit du vestiaire en courant.

Victor n'a même pas le temps de réagir face à la fuite de Rachid. A peine a-t-il eu le temps de lui crier :

- Mais Rachid !!! attends !!! ce n'est pas ce que je voulais dire !!! Reviens merde !!!!

Mais Rachid a déjà disparu. Seul dans son vestiaire, le sol souillé de vomissures, nu comme un verre, Victor prend sa tête entre ses mains et pleure. Puis il repense aux derniers mots de Rachid et d'un coup se redresse, fouille son sac et s'empare de son téléphone.

- Allo Romain ?

- Oui Victor, ça va ?

- Non ça ne va pas. Rachid va faire une connerie, une grosse connerie !!!

- Comment ça ? qu'est ce qui se passe ?

Victor lui explique rapidement l'agression, l'intervention inattendue de Rachid, les mots blessants prononcés et surtout les derniers mots de Rachid avant sa fuite. Romain écoute attentivement, puis, à la fin du récit, dit à Victor :

- Ok, tu es où là ?

- Encore au stade.

- Ok tu as une idée de où il pourrait être allé ?

- Oui, non, je sais pas Romain, je sais plus !!!

- Bon, je passe te prendre chez toi et on va tourner dans le quartier pour le retrouver. En m'attendant, passe en revue tous les endroits où il pourrait aller.

- Fais vite Romain, il va se flinguer !!!

- Calme toi et réfléchis, ok ? J'arrive dans un quart d'heure.

- Je suis le roi des cons, Romain, j'ai tué mon meilleur ami.

- Eh Victor, Rachid n'est pas mort et personne ne va mourir, mais il faut que tu te calmes et tu réfléchisses. On perd du temps là, alors rendez vous chez toi dans 15 minutes et on va le retrouver, ok.

- Oui Romain, on va le retrouver, hein, on va le retrouver ?

- Oui Victor, à tout de suite.

Victor se rhabille aussi rapidement que sa douleur au bas ventre le lui permet. II constate qu'un hématome s'est formé autour de son sexe. Puis il part rejoindre son domicile pour retrouver Romain.

Celui-ci arrive plus rapidement que prévu et s'arrête devant Victor.

- Allez, monte, dépêche-toi !!! lui lance Romain.

Victor s'exécute, balance son sac à l'arrière du véhicule et regarde Romain, les yeux emplis d'angoisse pour Rachid.

- Romain, je suis un connard !!! dit-il en larmes

- Oui, on verra ca plus tard Victor, maintenant dis moi où nous devons concentrer nos recherches.

25- LE COMING OUT DE RACHID ET VICTOR

- Alors Victor, où dois je aller ?

- Je ne sais pas, lui répond Victor, je sais plus !!!

- Victor, tu auras tout le temps de pleurer une fois qu'on l'aura retrouvé, mais si tu ne reprends pas tes esprits, tu auras toute ta vie pour pleurer ton ami !!!

- Quand on était gamins, on allait souvent vers l'ancienne usine derrière la cité. C'était le lieu de rencontre des jeunes du quartier et notre terrain de jeu.

- Alors on commence par là. C'est sans doute l'endroit où il sera allé pour se rappeler les souvenirs heureux avec toi.

Nous nous mettons en route vers la dite usine. Je découvre une friche industrielle sinistre, inquiétante presque. Mais au milieu de cette zone abandonnée de tous, une lueur brille dans l'obscurité.

- Il y a des squatteurs ici ? dis-je à Victor

- Non, pas des squatters, mais c'est sûrement la bande de Kader qui est là. C'est là qu'ils font leurs trafics depuis que les flics patrouillent dans la cité.

- Super !!! Je recherche un garçon suicidaire avec un mec totalement paumé dans une usine désaffectée lugubre qui sert de repère aux petites frappes de la cité voisine !!! Je dois avoir un paquet de cure-dents dans la boite a gants, tu penses que ça va suffire pour se défendre, s'ils ont l'intention de ne pas nous accueillir à bras ouvert ?

- Je suis désolé, Romain, c'est de ma faute...

- Putain, arrête de geindre !!! t'es un homme ou une fiotte !!! c'est ton ami qui est peut être en danger !!! c'est ton ami qui est venu t'aider, comme toi tu l'avais aidé !!! alors arrête de chialer comme un môme et comporte toi en homme, bordel !!!

La brusque colère de Romain provoque comme un électrochoc sur Victor. Il essuie rapidement ses larmes sur ses joues, et sort de la voiture.

- T'as raison, Romain. Allez, on y va !!!

Et Victor se dirige d'un pas enfin décidé vers le feu qui brûle au loin au milieu des ruines de l'usine. Je peine à suivre son pas, et je le rejoins juste avant d'arriver devant le groupe de 5 jeunes réunis autour des palettes en feu. Nous nous cachons derrière un tas de gravats avec Victor.

Ils sont tous en cercle autour de quelqu'un que la pénombre dissimule à notre regard.

Des voix s'élèvent dans le groupe :

- Bah si t'es un PD, tu vas tous nous sucer avant qu'on te fasse la peau !!!

- Ouais, tu sais ce qu'on leur fait aux PD ici ? rajoute une autre voix à l'accent typique des banlieues

- On les saigne comme des gorets !!! renchérit un troisième avec un fort accent nord africain.

- Ouais, on veut pas de tarlouzes ici. On veut pas être contaminé par des dégénérés comme toi !!!

- Je vous emmerde, bande de connards, vous n'avez rien dans le froc, alors j'aurais quoi à sucer ? des Chupas ?

Nous reconnaissons immédiatement la voix de Rachid. Victor s'apprête à crier, mais j'ai juste le temps de plaquer ma main sur sa bouche et de lui intimer l'ordre de se taire.

- Victor, reste là pour le moment. Ne fais rien qui mette Rachid en danger. J'ai trouvé comment il veut se suicider !!! en se faisant planter par ces mecs.

- On ne peut pas rester sans rien faire !!! Tu les connais pas ces mecs, chuchote t'il la voix serrée par l'angoisse. Ils vont le massacrer.

- Attends un peu avant de nous montrer, dis j'en sortant mon portable.

- Qu'est ce que tu fais ? Tu appelles les flics ?

- Non des amis. Je leur envoie un sms avec notre position exacte pour qu'ils viennent en renfort.

- Mais ça sera trop tard.

- Victor, ils sont 5, nous sommes 2...tu sais compter ? Alors on patiente.

Pendant que je lui parle, je tape rapidement un sms à l'intention de ceux qui avaient participé à la vengeance de Matthieu après mon viol. Les réponses affluent en quelques instants.

- Ok Victor, dans 10 minutes au pire, nous serons 9. Voilà ce qu'on va faire....

Je lui explique rapidement le plan que j'ai élaboré, et sors de ma cachette discrètement.

Le ton entre Rachid et les 5 mecs monte crescendo.

- Je vous emmerde, bande de connards, vous n'avez rien dans le froc, alors j'aurais quoi à sucer ? des Chupas ? lance Rachid au groupe.

- Putain mais je vais te défoncer le cul avant de te latter la gueule petit connard !!!

- Ah ouais, avec quoi, ta quéquette de moineau !!!

- Attends, quand tu vas la sentir dans ton cul ma queue, tu vas hurler !!!

- De rire parce que ca me chatouillera !!!

- Ca suffit maintenant, chopez le, il va le regretter !!!

Juste avant qu'ils ne s'emparent de Rachid, je sors de l'ombre et les interpelle :

- Excusez-moi messieurs, mais ce jeune homme est mon ami.

Ils se retournent tous face à moi, la mine patibulaire, et pas franchement heureux de me voir débarquer au milieu de leur « réunion ».

- Eh barre-toi de là !!! me lance un gros beur bien en chair.

- Bonsoir Kader, lui dis-je.

- T'es qui toi ?

- Mon nom ne vous dira rien, mais je vous serais gré de bien vouloir me confier Rachid.

- T'es une pédale comme lui c'est ça ? C'est toi qui l'encule ou c'est lui ? dit Kader l'air bravache.

- Alors, tout d'abord, je ne suis pas une « pédale » mais un homme, un homme qui aime les hommes, mais un homme quand même. Ensuite, pour répondre à votre deuxième question, ca dépend des moments, mais je peux vous assurer que Rachid est quelqu'un de particulièrement doué dans les deux sens.

- Ah ouais, et toi, tu préfères quoi ?

- Je préfère que nous en restions là et que Rachid vienne me rejoindre.

Rachid me regarde incrédule. Il avance de quelques pas vers moi et me dit :

- Mais qu'est ce que tu fais là ? Comment tu m'as trouvé ?

- J'ai eu un appel d'un connard qui ne réfléchit pas toujours aux conséquences de ses propos, dis je assez fort pour être sûr que Victor entende depuis sa planque. Et je me suis dis que la solution que tu envisageais n'était pas la bonne...

- Mais je ne suis rien pour lui, je ne lui inspire que du dégout.

- Non Rachid, tu lui inspire de l'amour. Simplement, il n'était pas lui-même après ce qu'il vient de vivre. Il n'a pas réfléchi avant de parler, et il était bouleversé. Ne prends pas tout pour argent comptant, Rachid. On dit parfois des choses que l'on regrette amèrement ensuite, et toi, tu es en train de faire quelque chose que tu risques de regretter pour toujours.

- Eh les deux PD, nous interrompt Kader, ca suffit maintenant vos déclarations à la con !!! Les mecs, on a un deuxième trou à bite, chopez les tous les deux qu'on s'amuse un peu avant de les saigner !!!

Le groupe se met en branle quand derrière eux ils entendent :

- Excusez-moi messieurs, mais ces deux personnes sont mes amis et mes amants.

Tout le groupe fait volte face, surpris par cette nouvelle intervention.

- Putain mais t'es qui toi ?

- Mendes, Victor Mendes.

- Putain Victor, casse toi, t'as rien à faire ici, toi !!!

- Justement si, j'ai à faire ! j'ai à faire des excuses à Rachid. Rachid, je suis désolé de toutes les horreurs que j'ai pu te dire au stade. Je t'aime Rachid, je t'ai toujours aimé, et je veux qu'on soit heureux tous les deux !!!!

- Mais bordel, c'est quoi ce plan à la con, crie Kader, pris entre deux feux !!!!

Sans tenir compte de l'interpellation de Kader, Victor continue :

- Rachid, on est fait l'un pour l'autre. On est fait pour s'aimer !!! Je t'en supplie, accepte mes excuses, accepte de revenir avec moi.

- Tu m'as fait mal Victor, dit Rachid d'une voix blanche et trahissant l'intensité de l'émotion du moment. Tu m'as tellement fait mal...

- Je sais Rachid, mais je le regrette, je le regrette du plus profond de mon âme.

J'observe les 5 mecs pris en tenailles entre Rachid et moi d'un coté, et Victor de l'autre. Sur leurs visages, je peux y lire l'incompréhension, la surprise, la bêtise aussi face à une situation qui les dépasse totalement, mais également une certaine envie devant la déclaration d'amour que sont en train de se faire Rachid et Victor. Sans doute n'ont-ils jamais eu l'occasion de dire ou d'entendre des mots d'amours, et la noblesse des sentiments qui s'expriment, bien que leur étant manifestement totalement inaccessibles, atteint la parcelle d'humanité qu'ils cachent au plus profond de leur âme sous le manteau crasseux que forme leur attitude de racaille.

Imperceptiblement, Victor et Rachid se rapprochent l'un de l'autre. Le groupe de petites frappes se scinde en deux pour les laisser passer. Victor se retrouve face à Rachid, à 10 cm de lui et le regarde droit dans les yeux. Doucement, il pose ses mains sur ses hanches, et plaque Rachid contre lui.

Il plante son regard dans celui de Rachid :

- Je t'aime Rachid.

- Je t'aime Victor

Ils unissent alors leurs lèvres dans un baiser tout en retenue et pourtant plein de passion.

Kader surgit alors du groupe, et je vois briller dans le prolongement de sa main l'éclat d'une lame d'acier.

- Bon les PD, ca suffit maintenant !!! les mecs, chopez les qu'on leur fasse leur fête, et après on les butera !!!

Je sens dans le groupe un instant d'hésitation, comme si rompre le baiser qui unit Victor et Rachid était un crime abominable.

- Maintenant !!!! hurle Kader.

- Excusez-moi messieurs, mais ces jeunes gens sont nos amis..

Les 5 racailles s'arrêtent net et cherchent d'où vient cette nouvelle voix. Ils distinguent une silhouette dans la pénombre de l'usine, quand ils entendent une autre voix leur dire :

- Ce sont aussi mes amis

- Les miens aussi

- Et pour moi pareil

- Nous sommes tous leurs amis

- On ne touche pas à nos amis

- Mais vous, vous n'êtes pas nos amis

- Alors restons en là, Kader, dis je pour conclure ces déclarations d'amitiés, tandis que les renforts avertis par mon sms sortent un à un de l'ombre et encerclent les 5 jeunes.

Je vois une lueur de panique dans le regard de certains, et tout particulièrement Kader. La situation lui échappe totalement, mais poussé par sa bêtise, il essaie de rester maître du jeu :

- Tu sais quoi Victor, je vais balancer dans toute la cité que t'es qu'un sale PD, que t'es qu'un trou à bites, que ta bouche sert à nettoyer les queues pleines de merde des PD qui t'enculent. Ta mère, elle va mourir de honte quand tout le monde la montrera comme la mère du PD !!!

- Ne touche pas à ma mère, siffle Victor entre ses dents, un éclair de rage dans les yeux.

- Et toi Rachid, plus jamais tu pourras rentrer chez toi !!! quand ton père va savoir que t'es une lopette, tu seras renié à jamais, il va te maudire !!!!

- T'as pas le droit, c'est ma vie, c'est mon choix !!! lui crie Rachid ravagé par l'angoisse. T'es qui pour décider qui je dois aimer ou pas, qui je peux aimer !!! Oui j'aime les mecs !!! oui j'aime faire l'amour avec un mec !!! et alors, c'est avec toi que je couche ? non, qu'est ce que ca peut te foutre !!!

- Tu voulais que je te plante, c'est ça, lui rétorque Kader, l'air hautain, et bien tu vas avoir une mort encore plus douloureuse, parce que tu vas vivre avec la honte d'être un PD toute ta vie !!!

- Ca suffit, dis-je soudainement.

- Ta gueule toi aussi, me dit Kader, la bave aux lèvres.

- Très bien Kader, tu veux jouer au caïd, alors on va jouer au caïd. Victor, il y a combien d'ici à la cité ?

- 1 Kilomètre à peu près.

- Bien, Messieurs, acte 2.

Avant même qu'ils aient le temps de réagir, mes « compagnons d'armes » s'emparent des 5 garçons et les plaquent au sol et les immobilisent sans ménagement.

- Alors Kader, on va faire simple. On va vous foutre tous à poil, et on va...

- Non, je veux pas être enculé, couine l'un des sous fifres de Kader.

- Mais qui vous parle de vous sodomiser ? dis-je d'une voix douce. Non, nous sommes peut être gays, mais nous sommes aussi des gentlemen. Non, nous allons vous foutre à poil, donc, nous allons profiter de ce beau feu de joie pour bruler vos habits, puis vous allez tous faire semblant de vous enculer. On va prendre quelques photos, et ensuite, vous allez rentrer à poil chez vous....en traversant toute la cité. Et pour être sûr que vous n'aurez aucune velléité de représailles vis-à-vis des familles de Rachid et Victor, nous allons faire en sorte que toute la cité vous voit courir nus comme des vers au milieu de la rue. Et bien sur, s'il y avait la moindre fuite sur Victor et Rachid, les photos prises circuleraient immédiatement dans toute la cité...Mais trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses.

En quelques minutes, et malgré quelques résistances tout à fait compréhensibles, les 5 larrons se retrouvent totalement nus. Nous les mettons en position « équivoque », aidés, il est vrai, par la présence de deux pistolets (faux mais terriblement bien imités) et nous réalisons notre séance photo.

Puis nous attachons les mains dans le dos de chaque comparse et nous faisons passer une corde entre les bras pour former une chaine humaine.

- Messieurs, nous vous laissons aller de l'avant. Nous allons vous retrouver à la cité, et pour vous escorter, 4 de mes amis vont vous accompagner sur la route. Allez en avant.

Le groupe se met en branle, si j'ose dire, et se dirige rapidement vers la cité. Pendant ce temps, nous rejoignons la cité et faisons un maximum de bruit avec nos avertisseurs de voiture. Quasiment toutes les fenêtres s'ouvrent et c'est devant les regards de toute la cité que nos 5 lascars font leur entrée à poils dans la rue. Les sifflets et les quolibets ne tardent pas à fuser à l'encontre du groupe de racaille qui tenait la cité sous sa coupe, et c'est « la queue entre les jambes » qu'ils s'engouffrent dans un hall d'immeuble pour disparaitre aux yeux de tous.

Une fois le calme revenu, je gare ma voiture devant l'immeuble de Rachid et Victor.

- Bien Messieurs, je vais vous laisser ici. Pour ce soir, j'ai eu mon lot d'émotion.

- Merci Romain, me dit Rachid le regard plein de gratitude.

- Remercie Victor, s'il ne m'avait rien dit, je ne serais pas venu.

- Je suis désolé Rachid, dit Victor tout penaud.

- C'est du passé, Victor, c'est oublié.

- Parfait. Cependant, si je peux me permettre, vous n''allez pas pouvoir rester ici bien longtemps.

- Mais pourquoi, s'écrient les deux jeunes amants de concert.

- Parce que vous ne pourrez jamais vous aimer au grand jour ici. Même si nous avons pris quelques assurances, on ne va pas tenter le diable.

- Mais on va faire quoi alors, demande Rachid inquiet, tu veux qu'on aille où ?

- J'ai un appartement vide actuellement, mon ancien appartement, si vous voulez, je vous le loue, pour une somme raisonnable bien sur.

Le visage des deux tourtereaux s'illumine d'un coup.

- Oh ce serait cool, tu ne crois pas Victor ?

- Oui, ca me plait bien comme idée...

- Alors dites moi quand vous souhaitez signer le bail...mais pas ce soir, ce soir, je rentre me coucher...allez dehors les jeunes, et Victor ...

- Oui Romain ?

- Réunion commerciale demain à 8h30 !!!

- Pas de problème patron, dit-il avec un grand sourire.

Rachid descend de la voiture, suivi de Victor. Au moment de fermer la portière, Victor glisse sa tête dans l'habitacle.

- Romain ?

- Oui Victor ?

- T'es vraiment un mec bien.

- J'essaie, Victor, j'essaie.

- A demain

- A demain, bonne nuit....

La portière se referme. Les deux garçons se saluent sur le trottoir et se séparent. Je démarre et m'éloigne de la cité pour regagner mon appartement.

C'est certain maintenant, j'ai perdu Victor. Rachid m'a supplanté dans son cœur. Pourtant, je suis heureux, heureux pour lui, pour eux. Les deux jeunes hommes se sont enfin découverts, ils ont osé se dire leur amour, et surtout, ils ont osé le dire au reste du monde. Désormais, ils pourront s'aimer sans honte, sans se cacher. Si la perte de Victor a pour conséquence la naissance d'un nouvel amour, alors je suis heureux de cette perte.

26- MATTHIEU IS BACK...

Enfin de retour chez moi, je me débarrasse de ma veste et mes chaussures, et file dans la cuisine pour prendre la bouteille de Zubrowska que j'ai dans le congélateur. J'ai besoin d'un verre pour me remettre de mes émotions de la soirée et armé de ma bouteille, je rejoins le salon pour déguster tranquillement ma liqueur.

En arrivant dans le salon, je constate que la lumière est allumée. Bizarre, j'étais certain de l'avoir éteinte en partant ce matin. Le stress sans doute... Je me sers un verre, m'installe dans le canapé, ou plutôt devrais je dire m'affale dans le canapé, et commence à déguster ma vodka, quand j'entends une voix derrière moi me dire :

- J'en veux bien un verre aussi.

Je sursaute, en lâche mon verre sur le tapis et me retourne d'un coup. Devant moi, Matthieu, l'air goguenard, me sourit.

- Matthieu ??? mais...mais qu'est ce que tu fais là ??? dis-je incrédule.

La stupeur me cloue sur place. Décidément, cette soirée riche en émotions semble ne jamais vouloir se terminer, et je me demande encore à quelles surprises je vais avoir droit d'ici à demain matin.

- Je suis arrivé ce soir de Toronto.

- Mais tu aurais pu prévenir bordel, tu m'as foutu une de ces trouilles !!!

- Quel accueil !!! Moi aussi, je suis content de te revoir...Je t'ai appelé une fois à Roissy, mais tu devais être trop occupé pour me répondre...dit il avec plein de sous entendus...

- Mais je n'ai pas eu d'appel !!! ah mais oui, j'avais mis mon téléphone en mode vibreur pour ne pas être dérangé.

- Ah bon, tu ne voulais pas qu'on te dérange...je vois...

- Non, tu ne vois pas, si tu savais la soirée que j'ai passée !!!

- Non, je ne préfère pas savoir...

- Ce n'est pas du tout ce que tu imagines. J'ai évité le suicide d'un jeune homme, si tu veux tout savoir.

- Bien sûr...répond Matthieu le regard sombre.

- Ecoute Matthieu, crois ce que tu veux, mais ce fut tout sauf une soirée de cul...dis je un peu agacé par les relents de jalousie que je perçois dans la voix de Matthieu. Tu es à Paris pour combien de temps ?

- 2 semaines.

- Ah deux semaines seulement, dis-je déçu de la nouvelle.

- Oui, j'ai un conseil d'administration auquel je dois absolument assister, quelques rendez vous à assurer mais je repars aussitôt après à New York rejoindre Marie et les enfants.

- Comment vont-ils ? ils se font bien à la vie là-bas ?

- Oh oui, ils adorent. Marie s'est fait plein d'amies, nous n'arrêtons pas de recevoir chaque soir, de sortir, faire des expos, aller voir des spectacles. C'est une vie totalement différente d'ici.

- Je suis heureux de savoir que tout se passe bien alors.

- Oui, tout va bien, la société se développe à une vitesse vertigineuse, et hormis les soirées à la maison, je n'ai pas un instant pour moi. Toujours entre deux avions, deux trains, deux rendez vous.

- C'est cool pour toi.

- Et ton apprenti, comment va-t-il ? Hector c'est ça ?

- Non, Victor. Il progresse bien, dans tous les domaines.

- Tous les domaines, c'est-à-dire ?

- Tu sais très bien ce que je veux dire...

- C'est un bon coup ?

- Excellent, Matthieu, excellent. Mais c'est fini.

- Comment ça ?

- Il en aime un autre, et j'ai tout fait pour les mettre ensemble.

- Je ne comprends pas.

Je lui explique la soirée à l'usine désaffectée, l'expédition de sauvetage de Rachid, et l'expédition punitive envers Kader et sa bande de racailles. Au fur et à mesure de mes explications, je vois Matthieu se détendre et se montrer plus compréhensif sur mon silence de ce soir.

- En gros tu as fait du Matthieu qui vient en aide à Romain ?

- Exactement, j'ai été à bonne école avec toi, et j'ai bien retenu la leçon.

- Donc tu es de nouveau célibataire ?

- Exactement, et toi alors, comment sont les Américains ?

- Je n'en sais rien, mon pauvre Romain. Je n'ai absolument pas eu le temps de penser à chercher un palliatif.

- Ah, alors tu m'es encore fidèle...

- Contrairement à toi...dit-il avec un sourire narquois.

- Oui, tu as raison, mais j'avais ta bénédiction, souviens toi.

- Je me rappelle...Bon ce n'est pas tout ça mais il faut que je me lève tôt demain et avec le décalage horaire, je risque de ne pas être très frais si je ne me repose pas un minimum cette nuit.

- Tu as l'intention d'aller te coucher ? dis-je dépité.

- Oui Romain, demain soir, je serai tout à toi si tu n'a rien de prévu.

- Non, pas que je m'en souvienne...

- Alors, on se revoit demain matin ?

- Ok. Tu prends quelle chambre ?

- La chambre d'amis, je te laisse le lit conjugal, dit-il en se levant et en riant.

- Le lit est fait, les draps sont propres, et le linge de toilette est dans la salle de bains.

- Ok, merci, à demain matin.

Il s'approche du canapé, se penche sur moi et dépose un baiser sur mes lèvres.

- C'est bon de te revoir, j'ai pensé à toi chaque jour passé outre Atlantique. Tu m'as manqué...

Je l'embrasse à mon tour.

- Toi aussi, tu me manques. Dors bien.

- Merci, bonne nuit.

Tandis qu'il s'éloigne, je ramasse mon verre vide sur le tapis, me ressers une vodka et me cale au fond du canapé. Quelle journée !!! Quelle semaine !!! Ma nomination, Victor, Rachid, et maintenant Matthieu !!! Qu'est ce qui va encore se passer ? Quelle autre surprise me réserve la vie ??? Je ne sais pas y répondre, mais pour l'instant, je l'aime de plus en plus cette vie.

Matthieu is back, et demain sera un autre jour. Ce sera forcément une belle journée, et une belle soirée, et j'espère une très belle nuit. Forcément, Matthieu is back !!!!

27- LA RÉUNION

Lorsque je me lève le lendemain matin à 6h30, Matthieu est déjà parti. Un mot laissé sur la table de cuisine me propose de réserver un restaurant de mon choix pour 21h00 et de lui envoyer par sms l'adresse retenue.

Je me sens un peu vexé qu'il ne m'ait pas attendu pour me dire bonjour, mais en même temps, comme il me l'a dit hier soir, il est en France pour très peu de temps et a un emploi du temps surchargé. Je ravale donc ma fierté mal placée, et prends tranquillement mon petit déjeuner en réfléchissant à l'adresse de ce soir. Aucune idée ne me venant en particulier, je remets à plus tard la recherche de l'adresse du diner.

Après un passage dans la salle de bains, je m'attarde quelque temps devant mon dressing pour choisir la tenue que je porterai à la fois pour ma 1ère réunion d'équipe, et pour le diner de ce soir. Il me faut quelque chose qui fasse sérieux, mais pas coincé non plus, dynamique sans faire jeune loup, bref un costume gris et une chemise blanche...

En arrivant au bureau, je constate que ma place de parking est prise par une magnifique Audi TT RS noire, toute neuve. Je peste contre l'importun qui a osé me prendre ma place, et en arrivant à l'accueil, demande à l'hôtesse si elle sait à qui appartient cette voiture. Elle m'avoue son ignorance, et c'est de mauvaise humeur que je regagne mon bureau.

La journée commence mal. Matthieu absent à mon réveil, pas d'idée pour le resto de ce soir, ma place prise, et Victor qui n'est pas encore arrivé. Il est 7h45, et j'espère vivement qu'il ne va pas me faire le coup de la panne de réveil, pas un jour comme aujourd'hui.

Je m'installe à mon bureau, vérifie les derniers éléments pour ma réunion quand François débarque sur le plateau commercial.

- Romain, bonjour ! Alors vous êtes prêt ? c'est bien aujourd'hui votre 1ère réunion en temps que Directeur commercial ?

- Bonjour François, tout à fait dans une grosse demi-heure.

- En tout cas, vous aurez du monde, j'ai déjà croisé les ¾ de votre équipe au coin café, et ça fume dehors. Je dirais même que j'ai senti une certaine appréhension chez certains. Ils se demandent sans doute à quelle sauce ils vont être mangés, en particulier Martin, rajoute t'il en riant. Après Lambert, sera-t-il le prochain sur la liste ???

- Non François, il n'y aura pas de chasse aux sorcières. J'ai besoin de tout le monde et de toutes les expériences. Si Martin est prêt à adhérer au projet que je vais leur présenter ce matin, il aura sa place au sein de l'équipe. Dans le cas contraire, il nous faudra effectivement envisager de le raccompagner vers la sortie.

- Je vous reconnais bien là Romain. Au fait, vous avez changé de voiture.

- Non François, j'ai toujours ma Clio.

- Ce n'était pas une question, Romain. Mais une affirmation.

- Je ne comprends pas, j'ai toujours ma vieille Clio.

- Non Romain, vous avez une Audi TT RS noire maintenant.

- Excusez-moi mais cette voiture n'est pas à moi.

- Maintenant, si, me dit il en me remettant une pochette portant les 4 anneaux entrelacés de la marque allemande. Je pense que mon Directeur commercial, mon jeune Directeur commercial, ne peut pas aller chez les clients avec une vieille guimbarde. Vous représentez l'image de la société et son dynamisme désormais. Donc, j'ai pensé que cette voiture vous siérait parfaitement.

Je reste bouche bée en prenant la pochette des mains de François. Il affiche un large sourire, content de lui et de son effet. Il me donne une grande claque amicale dans le dos puis me prend par l'épaule.

- Vous savez Romain, je vous aime bien. Vous êtes le fils que je n'ai jamais pu avoir. Bon, j'aurais voulu qu'il soit coureur de jupons plutôt que de caleçon, mais ça c'est votre vie privée, et ça aurait été la sienne. Je n'ai pas d'héritier. Marie se moque de la société, elle a assez à faire avec les affaires de Matthieu, et quand je fermerai les yeux, je ne voudrais pas que cette boite, ma boite, tombe entre les mains d'un quelconque repreneur qui la dépècera et la détruira. Alors je vais vous faire une proposition, Romain, et je le fais volontairement avant votre réunion. Faites progresser ma société, rendez la encore plus forte, encore plus solide qu'elle ne l'a jamais été. Pour chaque bonus que je vous verserai si vos résultats sont atteints, je vous donnerai parallèlement des parts de la société. Plus les bonus seront importants, plus le nombre d'actions sera important. L'objectif, c'est que d'ici 2 ans, vous soyez le second actionnaire de la société après moi. Ainsi, le jour où je revendrai mes parts, il vous suffira juste d'acheter le complément pour être l'actionnaire à majorité absolue au conseil d'administration. Qu'est ce que vous en pensez ?

- Ce que j'en pense, Monsieur. Euh...c'est que...désolez mais je ne trouve pas les mots...dis je les larmes aux yeux. Je ne sais pas si je mérite cette confiance, Monsieur.

J'ai la gorge serrée par l'émotion et la gratitude envers ce vieux monsieur. Pour la première fois de ma vie, j'ai en face de moi un homme qui croit en moi, qui me soutient, qui me porte vers des sommets que je n'ai jamais envisagés un seul instant. Je le regarde et je vois aussi ses yeux briller. L'émotion est partagée, et ce n'est pas un patron et son collaborateur qui se font face, mais bien un père et son fils. Le mien n'a jamais eu ce genre de discours pour moi. Mon père a toujours cru que je serais juste bon à voir une petite vie planquée et peinarde. Et là, j'ai un chef d'entreprise qui me demande de lui succéder. Un homme qui a monté seul sa société, et qui, aujourd'hui, envisage sérieusement de passer la main, et cette main, c'est la mienne.

- François, j'accepte votre proposition à une condition.

- Laquelle Romain ?

- Si un jour, je deviens le patron de votre société...

- Non Romain, quand vous serez le patron de VOTRE société, dit il en appuyant bien sur le « votre ».

- Très bien, quand je serai le patron, et si vous le voulez, je souhaite que vous restiez à mes côtés aussi longtemps que vous le pourrez et le voudrez. J'aurai besoin de votre savoir, de vos connaissances, de votre expérience pour continuer à faire grandir et prospérer Wagner SA. Et si un jour vous estimez que je peux être totalement autonome, alors et seulement ce jour, vous me lâcherez la main.

- Ca me va. De toute façon, vous me connaissez Romain, je ne lâche pas le morceau si facilement...

- J'y compte bien François.

- Bien ! il est 8h10 Romain, je pense que vous devriez vous installez dans la salle de réunion avant votre équipe. Pour la 1ère, il est bon que vous soyez déjà dans la place avant qu'ils n'arrivent tous.

- Merci du conseil, François. J'attendais Victor, mais je crains qu'il n'ait eu une panne de réveil ce matin.

- Il est bien ce gamin ! manque encore d'expérience, mais le potentiel est là. Il ne faudrait pas le perdre celui là.

Je repense à la nuit dernière, et me dit que je l'ai déjà perdu, du moins sur le plan affectif. Mais François a raison. Victor, si je sais bien le former et le manager, pourrait devenir rapidement un pilier de la société, et demain, j'aurai besoin d'hommes de confiance pour m'accompagner dans le développement de Wagner SA.

Nous échangeons encore quelques mots avec François, quand je vois Victor arriver en courant, se débattant avec les manches de son manteau qu'il essaie d'enlever pour gagner du temps.

- Désolé, mais le métro avait du retard. J'ai essayé de t'appeler mais tu ne réponds pas !!! Oh pardon Monsieur Wagner, bonjour !

- Bonjour Victor. Bon Romain, bonne réunion, je passerai peut être une tête à la fin. A quelle heure est elle prévue de finir ?

- 10h00 François.

- C'est noté, alors peut être à toute à l'heure. De toute façon, on se voit cet après midi pour le plan à 3 ans ?

- Tout à fait, à 15h00.

- Bien, alors à plus tard.

François quitte le plateau en sifflotant, l'air joyeux, comme soulagé d'un poids.

- Dis donc, il a l'air bien joyeux le boss. Qu'est ce qu'il a ? me demande Victor en rassemblant les documents à distribuer ce matin à l'équipe.

- Je crois qu'il vient de voir un autre avenir pour lui et sa société ?

- Hein ?

- Victor, ne dis pas « hein » comme un âne !!! je t'expliquerai plus tard.

- Ok, ok !!!

- Bon, on y va, je veux être dans la salle avant l'équipe.

- Oui patron !!!

- Arrête, tu m'agaces quand tu dis ça.

Nous partons donc vers la salle de réunion, et en chemin, je demande à Victor :

- Comment va Rachid ?

- Bien je pense. On ne s'est pas revu depuis hier soir.

- D'accord.

- Tu étais sérieux hier pour ton appartement ?

- Bien sûr que je l'étais, pourquoi ?

- Parce que quand Matthieu va revenir en France, il te faudra un logement. Et donc tu vas reprendre ton appartement.

- Tu sais Victor, aujourd'hui, je n'envisage pas de retourner dans cet appartement. Quand Matthieu reviendra avec sa famille en France, je m'achèterai un autre appartement. Comme ça, vous pourrez, Rachid et toi, ou quelqu'un d'autre, je ne sais pas, vous pourrez rester dans mon ancien appartement.

- C'est cool ça. Et on peut y aller quand ?

- Mais quand tu veux, Victor, il est libre. Il faudra que je débarrasse quelques effets personnels, mais les meubles et l'équipement, je vous le laisse. Je pense que vous n'avez pas encore de quoi l'équiper.

- Oh le pied !!!

- Victor !!!

- Oui ; excuse moi.

Nous pénétrons dans la salle de réunion encore vide. Victor affiche la page de garde de la présentation sur l'écran de projection, puis, pendant que je revois mes notes, distribue les documents prévus à chaque emplacement.

A 8h25, les premiers membres de l'équipe arrivent et s'installent. Je prends plaisir à observer, l'air plongé dans mes notes, le comportement de chacun. Il y a ceux qui viennent me saluer spontanément, ceux qui choisissent d'abord leur place, déposent un objet personnel comme pour marquer leur territoire, puis qui viennent me saluer, et ceux qui attendent le gros des troupes pour se fondre dans la masse et se placer, pour ne pas se faire remarquer. Martin fait partie de ceux là. Je l'observe du coin de l'œil, et je le sens tendu, inquiet, pâle.

Je quitte ma place et vais le rejoindre. Il me remarque, et au fur et à mesure que j'avance, il passe de pâle à livide.

- Bonjour Christophe, dis-je en lui tendant la main.

- Ah, oui, bonjour Monsieur, me répond t'il nerveusement en bafouillant, et en me tendant une main tremblante et moite.

- Depuis quand m'appelles tu Monsieur, tu peux toujours m'appeler Romain et me dire « tu ».

- Ah, très bien, dit-il d'un ton saccadé.

- Tu as deux minutes ? j'aimerais voir un point avec toi avant que ne commence la réunion.

- Euh, oui, bien sûr...Ya un problème ?

- Non, pourquoi devrait il y avoir un problème ? dis-je en le guidant vers la sortie. Installez-vous, nous revenons dans un instant, dis-je au reste de l'équipe.

Nous quittons la salle et le temps que je referme la porte, j'entends s'enfler la rumeur, et des « va le virer » me parviennent même aux oreilles. Intérieurement, je souris. J'inspire une certaine crainte désormais, et ce n'est pas sans me déplaire. Un bon manager doit toujours inspiré un peu la crainte pour avoir l'attention de ses collaborateurs.

Martin transpire à grosses gouttes, et malgré ses efforts, il ne parvient pas à maitriser le tremblement qui agite ses mains.

- Bien, Christophe, si j'ai voulu te voir avant la réunion, c'est que j'ai quelque chose d'important à te dire.

- Je suis viré, c'est ça ? -Il a le regard fou en disant cela- Je le savais, j'en étais sûr. Depuis qu'on s'est engueulé juste avant d'apprendre ta nomination, je sais que je vais être viré comme Lambert. J'en dors plus la nuit, je pense à tout ce que je vais perdre parce que j'ai pas su fermé ma gueule. J'ai la maison encore à payer, ma grande fille de 20 ans à qui je dois payer ses études, mon fils de 18 ans qui voulait partir aux USA pour ses études aussi, je mange plus, je deviens fou, tu comprends ??? Mais ce n'est pas ma faute, on a trop de pression sur le dos, le chiffre à faire et qui ne se fait pas, Wagner qui nous gueule dessus en permanence, toi qui débarque et qui décroche le contrat du siècle, puis le poste de Directeur commercial en moins d'un an, j'y arrivais plus, tu comprends ?

- Christophe, calme-toi. Tu n'es pas viré, je n'en ai jamais eu l'intention. Ce que tu m'as dit ce jour là, je l'ai mis sous le coup de la colère, du stress, et c'est du passé pour moi.

- Mais...

- Laisse-moi finir Christophe. Ok, je suis maintenant ton boss, mais j'ai besoin de gars comme toi, avec ton expérience, avec ta connaissance des clients et du marché pour continuer à faire progresser cette société. Je n'ai ni le temps, ni les moyens et surtout pas l'envie de tout révolutionner en un claquement de doigts, et ce serait une grossière erreur de ma part de tout vouloir chambouler, simplement parce que je suis devenu Directeur commercial. J'ai certes des idées que je veux voir mises en œuvre, j'ai des principes de travail sur lesquels je ne dérogerai pas, mais j'ai aussi besoin de conseils, d'avis, de critiques constructives qui vous nous permettre, nous tous, les commerciaux, mais aussi les comptables, la Rh, la logistique, bref toute l'entreprise, qui vont donc nous permettre d'être encore plus forts, faire encore plus de chiffre et du coup nous faire, nous tous encore plus d'argent. Et ça, je veux le faire avec toi, si toi tu le veux. Alors, sache que je ne suis pas ton ennemi, juste ton boss, qui saura t'écouter et te botter le derrière pour que nous progressions ensemble. Ca te va comme projet ?

- Mais pourquoi tu me ferais confiance ?

- Parce que tu mérites ma confiance. Si Wagner SA a réussi les années précédentes, c'est parce que tu as été l'un des meilleurs commerciaux et que tu as rapporté toi aussi beaucoup de belles affaires dans le portefeuille client. Je souhaite juste que tu retrouves cette niaque que tu as laissé filer au fil du temps et que tu sois l'un de mes piliers dans l'équipe. Alors, qu'en penses-tu ?

Christophe me regarde un peu hagard. Je vois à la fois le soulagement de ne pas être dégagé, mais aussi un reste de réticence à basculer du bon côté.

- Christophe, on va faire du bon boulot ensemble, j'en suis convaincu. Toi, le reste de l'équipe, nous tous, on peut décrocher la lune, il faut juste qu'on vise tous le même objectif, alors tu viens avec moi pour la lune, ou tu restes prisonnier de ta pesanteur.

En un instant, son regard s'éclaire. Son visage reprend des couleurs. Un sourire se dessine sur ses lèvres.

- Ok patron, je te suis, tu peux compter sur moi. Je vais me battre à tes côtés pour qu'on décroche la lune.

- Parfait, je suis vraiment content de ta décision. Maintenant, allons rejoindre les autres et faire taire les rumeurs de ton départ...et je souhaite que tu t'installes à côté de moi pour la réunion, pour tuer définitivement tous ces bruits de couloir.

Il me tend la main pour sceller notre pacte, et c'est maintenant une poigne ferme, avec une main sèche que je sers dans la mienne.

Je viens de gagner un allié. Me reste à convaincre tous les autres. J'entre dans la salle après un Christophe tout sourire, sous le regard interrogateur de ses collègues et vais rejoindre la place qui est désormais la mienne.

- Bien mesdames, messieurs, excusez mon léger retard, nous pouvons commencer la réunion....

26- LES RETROUVAILLES.

La réunion s'est déroulée sans problème. Si au début de mon exposé, j'ai senti quelques réticences auprès de certaines ou certains, peu à peu, j'ai vu les visages changer, les signes d'approbation silencieux se multiplier, les visages s'éclairer de sourires que je n'avais jamais vu depuis mon arrivée chez Wagner SA.

A la fin de la réunion, j'ai même eu droit à une standing ovation. Ca m'a bouleversé et en même temps mis une pression titanesque. Tous ces gens qui désormais croient en moi, qui vont se battre pour et avec moi, je n'ai pas le droit de les décevoir, j'ai plus que jamais le devoir de les satisfaire.

C'est à ce moment que François est entré dans la salle, au plus fort des applaudissements. Ceux-ci se sont très vite arrêtés, parce que le big boss était là, et avant que François n'ait eu le temps de parler, Christophe a pris la parole devant toute l'assemblée.

- Monsieur Wagner, je pense pouvoir parler au nom de toute l'équipe commerciale ici présente et je voudrais vous remercier de votre choix pour le poste de Directeur commercial de votre entreprise. Avec ce nouveau Directeur nous allons faire ensemble de grandes choses et Wagner SA va connaitre un nouvel essor. Si cela est possible, c'est parce que vous avez su choisir la bonne personne, et cette personne, c'est Romain, conclut il en me saluant d'un signe de tête.

- Martin, dit François avec sa voix de ténor, quand je vous entends et vous écoute, je surpris de voir en un seul homme autant de connerie et de clairvoyance !!!

Christophe reste interdit devant cette réaction de François, et je vois dans son regard renaitre la même lueur d'angoisse que celle vue juste avant que je ne discute avec lui. François reprend :

- Aussi con parce que gâcher autant de talent comme vous l'avez fait au cours de ces derniers mois, on est à la limite du tolérable, et aussi clairvoyant parce que vous savez aussi prononcer des paroles qui me font chaud au cœur et qui me confirment que j'ai bien fait. Bien fait de vous avoir choisi, vous, mais aussi vous, ou vous ou encore vous, fait il en désignant d'un large geste de la main l'assemblée réunie, et bien fait d'avoir renoncé à une fonction que je ne pouvais plus assurer. Romain est celui qui, avec vous toutes et tous, et parce que seul il ne pourra rien faire, est donc celui qui va nous emmener vers les sommets. J'ai créé cette entreprise, Romain sera désormais celui qui va la faire prospérer, grandir et la rendre plus forte qu'elle ne l'a jamais été. Et je vous l'annonce, parce que nous en avons parlé ce matin ensemble, j'ai non seulement choisi Romain comme mon Directeur commercial, mais aussi et surtout comme mon successeur. Voilà, maintenant, je vous remercie de retourner à vos téléphones et de faire péter les compteurs.

Il nous laisse ainsi en plan, quittant la salle aussi rapidement qu'il était entré, non sans m'avoir décocher un clin d'œil complice que je lui rends malgré moi.

Je reste scotché sur ma chaise. Ca va trop vite, beaucoup trop vite pour moi. Je sers machinalement des mains, encore abasourdi que François ait déjà annoncé sa décision.

J'entends au loin la voix de Victor, comme à travers un nuage de coton, mais je ne réagis pas. J'ai la tête qui tourne, des flashs devant les yeux.

- Romain ?

Je reste comme prostré sur mon fauteuil.

- Oh, oh Romain ?

Je sens qu'on me prend par l'épaule, et je reprends mes esprits.

- Romain, ca va ?

Je tourne la tête vers Victor, et je lis une certaine inquiétude sur son visage.

- Ca va Romain ? Tu es tout pâle !!!

- Oui, oui, ça va Victor, ça va bien...

Je réussis à m'extirper de mon siège et rassemble mes notes.

- C'est ça tout à l'heure que tu voulais me dire à propos du nouvel avenir de François.

- Oui, je ne pensais pas qu'il en parlerait dès ce matin. Ca m'a un peu séché sur place.

- Tu m'étonnes !!! avant-hier Directeur commercial, aujourd'hui dauphin désigné, demain, tu te présentes aux Présidentielles de 2012 ???

J'éclate de rire.

- Non Victor, demain, je déloge le Pape du Vatican !!!

- Et bien comme ça, les gays pourront peut-être être acceptés par l'Eglise...

- Chut, pas ici Victor.

- Un jour, ça se saura.

- Oui, mais je déciderai de ce jour si tu le veux bien...

- Bien sûr.

- Bon allez, c'est pas tout ça mais on doit maintenant atteindre la lune.

Nous allons rejoindre nos bureaux, et je ressens une sorte d'euphorie sur le plateau. Tout le monde est en ligne, chacun réactive son portefeuille de clients ou de prospects et déjà j'entends tomber les 1ers rendez vous. La machine est en marche, à moi de la conduire vers les succès promis.

Je passe l'après midi avec François, d'abord en tête à tête, puis avec le reste de l'équipe de Direction, pour échanger et construire notre plan à 3 ans. Les idées fusent de toute part, toutes plus bonnes les unes que les autres. Le temps passe trop vite et François demande à Anne en fin de journée d'organiser une journée de travail à l'extérieur la semaine prochaine pour que nous puissions affiner notre stratégie d'entreprise.

Je réalise d'un coup que je n'ai rien réservé pour ce soir. En échangeant avec Anne, elle me suggère d'aller chez Thiou, un thaïlandais haut gamme dans le 7ème. Je consulte rapidement le site du restaurant qu'elle a affiché sur son écran, et valide ce choix. Anne réserve deux places pour 21h00, et je communique immédiatement l'information sur le portable de Matthieu. La réponse arrive quelques instants plus tard, confirmant que Matthieu est ok pour ce choix.

Ayant un peu e temps devant moi, je règle quelques dossiers laissés par mes commerciaux sur mon bureau, appelle deux bons clients pour les informer de mon changement de statut au sein de la société, et traite mes mails. Vers 19h00, Victor vient me rejoindre à mon bureau, le regard fixé sur ses chaussures.

- Ca va Victor ?

- Oui, on peut dire ça.

- Non, ça ne va pas. Tu as un problème ? quelque chose en quoi je puis t'aider ?

- Non, tu as déjà tant fait.

- Et bien alors, pourquoi cette moue ?

- J'ai honte Romain.

- Comment cela ?

- J'ai honte de ce que je fais avec Rachid envers toi...

- Je ne comprends rien Victor.

- Tu m'as tant donné, tu as cru en moi, tu m'as appris tant de choses en si peu de temps, et moi, tout ce que je sais faire, c'est de partir avec Rachid et te laisser en plan comme ça.

- Eh, Victor ! on en a déjà parlé je crois. Tu ne me dois rien, tu ne m'appartiens pas, et ce que je t'ai donné c'est à toi. Après, tu fais tes choix, tu es presqu'un adulte responsable maintenant. Tu assumes.

- Bah justement j'assume pas.

- Ca te passera, et puis je vais être franc avec toi. J'ai pris énormément de plaisir avec toi, à te découvrir et te faire découvrir les plaisirs masculins. Mais désormais, la donne a changé. Ma situation n'est plus la même qu'à ton arrivée, pour toi comme pour moi. Nous pouvons rester complices, proches dans le travail, mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose que nous soyons amants en plus de travailler ensemble.

- Tu me jettes ???demande t'il inquiet.

- Pas du tout, mais je crois qu'on difficilement mélanger amour et travail, et dans les semaines et mois à venir, je vais devoir consacrer mon énergie au travail plus qu'à l'amour. Rachid arrive donc à point nommé pour me remplacer dans ton cœur et que tu continues à vivre à la fois une belle aventure professionnelle avec moi, et une belle histoire d'amour avec lui. Et pour conclure en toute franchise, Matthieu est à Paris pour deux semaines depuis hier soir, et ce soir, je sors avec lui.

- Ah, il est rentré, dit-il avec une pointe de jalousie dans la voix.

- Oui, et je vais passer un peu de temps avec lui. Tu auras ainsi tout le temps de te consacrer à Rachid et à votre emménagement. Au fait, tu en as parlé à ta mère ?

- De quoi ?

- De ton départ !

- Non, je vais lui annoncer ce soir. Ca aussi, ça m'angoisse.

- T'inquiète !!! Elle doit s'y attendre, même si elle ne dit rien, et après la surprise, je suis certain qu'elle sera ravie pour toi.

- Tu penses vraiment ?

- Oui, je ne l'ai vu qu'une seule fois, mais ta mère est quelqu'un de formidable et qui ne veut qu'une chose : ton bonheur.

- Alors, tu ne m'en veux pas pour Rachid ?

- Victor, tu me gonfles !!! c'est clair ?

- Ok, ok...au moins ça c'est clair....

- File maintenant, tu vas être en retard pour ta mère. Et je serais toi, je l'inviterais au restaurant ce soir.

- Ca va être difficile, les restos par chez moi, c'est Flunch ou Mac Do, et sinon, je dois prendre le bus, et à cette heure là, pas question.

- Prends ma voiture.

- Et toi ? tu rentre comment ?

- J'ai ce qu'il faut.

- Comment ça ?

- François a fait livrer hier ma nouvelle voiture de fonction.

- Quoi ? l'Audi dehors ? je me demandais qui t'avait piqué ta place ce matin en arrivant !!!

- Exactement, la TT en bas est maintenant ma voiture, dis-je avec un grand sourire.

- Eh bah mon salaud !!!

- Victor !!!

- Excuse-moi, en tout cas, il ne s'est pas foutu de toi. Elle est somptueuse.

- Je ne sais pas, avec cette journée de dingue, je n'ai même pas eu le temps de l'essayer. Je l'inaugure ce soir, en allant chercher Matthieu. Tiens, voila les papiers et les clefs de ma Clio. Tu fais gaffe quand même avec. Alors tu vas l'emmener où ?

- Il y a un restaurant qu'elle aime bien, et même s'il coûte cher, je vais appeler pour réserver.

- Cher comment ?

- Bah, au moins 50 euros par personne. On y était allé quand j'avais eu mon bac et je sais que Maman avait dû casser sa tirelire pour payer.

- Tiens, dis-je en sortant trois billets de 50 euros de mon portefeuille, comme ça tu pourras vraiment lui faire plaisir.

- Non arrête, je ne peux pas accepter !!! se récrie-t-il.

- Arrête, ça me fait plaisir pour toi et ta mère. Allez prends les.

- Je ne comprends pas pourquoi tu fais tout ça, Romain...

- J'ai beaucoup de chance en ce moment Victor. Presque trop, et ça me fait parfois un peu peur. Alors je me dis que si je partage un peu de mon bonheur, il sera plus difficile à reprendre...C'est sans doute très égoïste, mais ça me fait du bien.

- Je saurai moi aussi un jour te remercier de ton partage.

- On a encore le temps d'y penser. Allez, file, tu dois sortir avec une dame de qualité ce soir.

- Merci, on se voit demain ?

- Oui bien sûr. Bonne soirée.

- Toi aussi... avec Matthieu, me fait-il un sourire en coin.

Victor ramasse ses affaires et quitte le plateau. Je sors deux minutes pour aller fumer une cigarette, et en profite à la fois pour appeler Matthieu et admirer ma nouvelle voiture.

- Matthieu ? oui c'est Romain.

- Salut Romain. Y a un souci pour ce soir ?

- Non du tout. Je voulais juste entendre ta voix.

- C'est gentil. J'aurai terminé mon rendez vous vers 20h- 20h15, tu peux passer me prendre ?

- Oui bien sûr.

- Tu as toujours une Clio ?

- Euh non, plus vraiment, dis je en pensant au bolide qui je vais étrenner ce soir.

- Tu as quoi alors ?

- Tu verras. Attends-moi devant ton bureau. 20h15.

- Soit, je ne comprends pas le mystère, mais je t'attends. Et je fais comment pour savoir si tu arrives ?

- Je ferai le galant et viendrai t'ouvrir la portière...

- Ok. Alors à tout à l'heure.

- A tout'...

Je raccroche, regarde ma montre, il me reste 1h00 pour finir mon boulot. Je remonte et expédie donc les affaires courantes. Je quitte le bureau vers 20h00 et à 20h10, arrive devant les bureaux de Matthieu. Je trouve miraculeusement une place juste devant l'entrée, m'y gare et je sors de la voiture pour attendre Matthieu en fumant une cigarette. Je me pose sur le capot encore chaud de mon nouveau joujou, et quelques instants après, je vois Matthieu dans le hall qui salue le vigile avant de sortir dans la rue.

Il me voit appuyé sur la voiture et me fait un grand sourire. Il me fait la bise sur les deux joues, puis me lance un regard réprobateur.

- Tu ne devrais pas te poser comme ça sur cette voiture, si le propriétaire débarque et te voit, tu risques de passer un sale ¼ d'heure.

- Ah bon pourquoi ? Dis-je l'air innocent.

- Parce que les propriétaires de ce genre de voiture sont souvent des branleurs qui ne réfléchissent pas et qui voient rouge dès qu'on touche à leur bagnole.

- Ce ne sont pas nécessairement des branleurs !!! enfin, ça dépend de ce qu'il y a à branler... et si mes souvenirs sont exacts, tu as de quoi faire...dis je avec un sourire salace...

- Parce que...non...c'est à toi cette voiture ?dit il incrédule.

- Depuis ce matin, oui...réponds je fièrement. C'est ma voiture de fonction.

- Ah bah mon salaud !!!

- Matthieu !!!

- Non, mais t'es sérieux !!! tu as touché le gros lot ou quoi ?

- Non, c'est François qui m'a fait la surprise ce matin.

- Mais depuis quand tu appelles mon beau père par son prénom toi ?

- Il ne t'a rien dit ?

- Mais sur quoi ?

- Bon monte, je vais t'expliquer en route, sinon on va être en retard.

Nous démarrons et, pendant que nous allons vers le restaurant, j'explique à Matthieu tout ce qui s'est passé pour moi au sein de la société. Passée la surprise et l'étonnement, Matthieu se montre ravi de mon évolution et de ma réussite et me félicite chaleureusement.

La circulation étant relativement fluide, nous mettons peu de temps à rejoindre le lieu de notre diner. Je vois qu'un voiturier est en faction devant le restaurant, mais Matthieu me dit avant que je n'arrive à sa hauteur :

- Va te mettre au parking de la Tour Maubourg s'il te plait.

- Mais pourquoi ? il y a un...

- S'il te plait...insiste-t-il.

- Bon, si tu veux.

J'obtempère donc à ce souhait un peu bizarre, et dans le parking, alors que je cherche une place la plus poste de la sortie piétons, Matthieu formule le souhait de m'en éloigner le plus possible.

- Là regarde, on sera bien.

- Qu'est ce qu'il te prend Matthieu ?

- Gare-toi là, et coupe le moteur.

Je m'exécute de plus en plus perplexe, et coupe le moteur.

Malgré l'exigüité de l'habitat, Matthieu m'attire alors vers lui et m'embrasse avec fougue sur la bouche. Je m'abandonne à son baiser, redécouvre le gout de ses lèvres, le parfum de sa langue. Ma main se pose sur sa cuisse, remonte à l'entrejambe et trouve son paquet moulé dans son pantalon de costume. Je malaxe les deux boules comprimées dans le tissu et pars à la recherche du fut de chair que j'ai tant aimé. J'entrouvre la braguette et glisse ma main dans le pantalon, rencontre l'objet de mon désir bien bandé et l'extirpe de son boxer.

Je me penche sur le gland luisant de Matthieu et, renonçant à son baiser fougueux, me penche pour sucer son sexe à pleine bouche. Malgré le manque de place, j'arrive à gober l'ensemble du sexe en bouche et entame une fellation endiablée. Le sexe de Matthieu m'avait manqué, et je le réalise maintenant.

Matthieu se contorsionne pour faire glisser son pantalon et le baisser sur ses mollets. Je retrouve avec bonheur ses deux grosses couilles lourdes et pleines, et les malaxe à pleine main tandis que son chibre coulisse dans ma gorge.

Sans doute poussé par l'excitation, sa jouissance est rapide et son gland crache 4 longs jets de foutre chaud et crémeux dans ma gorge. J'avale sa sève et nettoie son gland avec application, et tandis qu'il se rhabille, j'efface d'un coup de langue gourmand les dernières traces de sa jouissance.

- Ce n'était pas prévu d'aller jusque là... me dit il en finissant de glisser sa chemise dans son pantalon. Je voulais juste un baiser.

- Je n'ai pas résisté, dis je le regard brillant. J'avais trop envie.

- C'est une entrée en matière sympathique pour cette soirée, me répond-il avec le même feu dans le regard.

- Allons diner, comme ça nous pourrons rentrer plus vite !!!

- Tu as raison, allons y.

Nous sortons de la voiture et nous rendons vers le restaurant. Une rapide inspection avant de quitter le parking nous permet de vérifier qu'il ne subsiste aucune trace de notre câlin imprévu.

Nous pénétrons dans le restaurant à l'heure prévue, et le maître d'hôtel nous installe à notre table. L'ambiance feutrée et les lumières tamisées semblent propices à un repas de retrouvailles, et je remercie intérieurement Anne de son conseil.

Nous passons commande rapidement, et en attendant nos plats, nous dégustons une coupe de champagne pour fêter son retour.

Le repas se déroule au fil des plats tous plus succulents les uns que les autres et de nos échanges sur le développement de la société de Matthieu, sur mon évolution, et divers sujets d'actualité. Vers 23h00, nous regagnons ma voiture.

- Ca me fait un bien fou d'être avec toi, tu sais, me dit Matthieu

- Merci, moi aussi, même si je sais que ce n'est que pour quelques jours hélas, lui dis je avec une pointe de tristesse dans la voix.

- Rentrons, veux-tu ?

- Bien sûr.

Le retour vers l'appartement se fait en silence, chacun perdu dans ses pensées. Après avoir garé mon Audi dans le parking, nous regagnons enfin notre « chez nous ».

Nous déposons chacun nos affaires dans nos chambres respectives. Matthieu n'a pas hésité un instant et s'est naturellement dirigé vers la chambre d'amis. Je suis presque gêné de ne pas lui avoir rendu sa chambre.

Il me rejoint au salon, et me propose un verre d'alcool fin. Je refuse, ayant assez bu pendant le repas. Il se sert, s'installe dans le canapé.

Je m'installe à ses côtés, le regard flottant dans l'appartement. Je sais ce qu'il va se passer, mais je retarde le moment pour une raison que je n'arrive pas à m'expliquer. Je ressens toujours cette gêne qui inhibe l'élan qui pourtant agite mon cœur et mon corps.

Un silence pesant s'installe, ne faisant qu'accentuer le malaise que je ressens. Matthieu est le 1er à le rompre :

- C'est vraiment fini avec Victor ? dit-il en faisant tournant lentement l'élixir contenu dans son verre.

- Oui. Victor aime Rachid, ils vont s'installer ensemble, et c'est mieux ainsi.

- Pourquoi cela ?

- Parce que !!! Victor est jeune, beau. Je n'ai été que le révélateur de ses pulsions et ses attirances. Mais je sais pertinemment que cela n'aurait pas duré. Même si nous n'avons que 8 ans d'écart, je suis déjà sur un autre rythme que lui. Je ne dis pas qu'il ne se passera plus rien entre nous, je pense juste que ce sera épisodique, comme ça, juste par amitié et par envie passagère.

- Je te trouve bien philosophe.

- J'ai mûri depuis quelques mois, tu sais. Je ne vois plus la vie, ma vie de la façon. J'ai des responsabilités, des gens qui comptent sur moi, François qui place beaucoup d'espoir en moi. Je ne suis plus aussi frivole et insouciant que lorsque je t'ai rencontré, Matthieu.

- Je vois, et je suis impressionné par ce changement. J'ai quitté un jeune homme et je retrouve un homme. Et moi, dans ta nouvelle vie, je suis où ?

La question me prend presque au dépourvu. En même temps, je connais la réponse. Elle est évidente, elle ne peut être autrement que :

- Tu es au centre, Matthieu. Tu es et sera toujours là, lui dis j'en montrant mon cœur.

- Romain, tu sais bien que toi et moi, ce ne sera jamais officiel...

- Peu m'importe ! Tu es l'homme dont j'ai toujours rêvé, même si nous serons toujours des clandestins du cœur. C'est ainsi. Je le sais, je le sens. Je sais depuis notre 1ère nuit ensemble que je serai toujours à toi.

- Mais Romain, je n'ai pas le droit de te retenir, tu dois vivre ta vie, te construire un avenir affectif avec un autre que moi. Nous deux, ce ne sera toujours que de l'épisodique. Et tu as toute une vie pour aimer un autre que moi. Ce que tu as dit pour Victor, c'est la même chose pour nous.

- Je sais, j'en suis parfaitement conscient, Matthieu. Mais tu demandes où tu es dans ma vie, et je te réponds : tu es dans mon cœur. Peut être qu'un jour, je rencontrerai un autre homme avec qui je vivrai, que j'aimerai aussi, mais tu seras toujours là, toujours en moi.

Matthieu me fixe avec une force qui me fait baisser les yeux. Il pose son verre sur la table basse, me prend la main, et se lève.

- Viens, dit il doucement en m'entrainant vers ma chambre.

Nous nous faisons face. Doucement, il me caresse les cheveux. Je me rapproche de lui, et pose mes lèvres sur les siennes. Je sens le parfum délicat du cognac sur ses lèvres qui s'ouvrent et s'unissent aux miennes.

De sa main, il me prend par la nuque et m'embrasse tendrement. Nos langues se mêlent dans une lente et douce joute, tandis que mes mains se posent sur ses hanches.

Ses doigts font crisser mes cheveux, les miens caressent ses reins à travers sa chemise.

Je ferme les yeux, me concentrant sur son baiser. Tandis que nos lèvres et nos langues continuent leur union sensuelle, les mains parcourent mutuellement le corps de l'autre. Aucun de nous n'ose encore passer la barrière textile qui sépare nos doigts de nos épidermes.

Notre baiser est de plus en plus appuyé. Nos langues s'emballent peu à peu. De tendre, le baiser devient passionné, puis fougueux. De temps en temps, je sens le bas ventre de Matthieu contre le mien. Son sexe est encore au repos malgré la passion qui attise notre baiser et les caresses qui exacerbent nos sens. Le mien commence peu à peu à tendre le coton de mon boxer et l'excitation monte inexorablement en moi.

Tout en m'embrassant, Matthieu commence lentement à ôter les boutons de ma chemise. Petit à petit, les pans dévoilent mon torse, dans lequel mon cœur bat de plus en plus fort.

Matthieu passe ses mains sur mes pectoraux lentement, jouant avec la pointe dardée de mes tétons. Il les pince avec délicatesse, fait tourner son majeur sur la rosace brune, stimule la pointe dure de son doigt.

Je gémis de plaisir, toujours uni à ses lèvres. Ma respiration s'accélère petit à petit. Je sors la chemise du pantalon de Matthieu et, à mon tour, je dénude son torse musclé. La lumière tamisée de la chambre donne à sa peau lisse une teinte ambrée. Mes doigts courent à leur tour sur les muscles fermes de sa poitrine, ses épaules carrées que je dénude lentement.

Matthieu sépare ses lèvres des miennes, et laisse choir sa chemise au sol. Il m'apparait encore plus fort et désirable que dans mes plus beaux souvenirs. Il me débarrasse de ma chemise à mon tour, et, doucement, m'allonge sur le lit. Il se penche sur moi, dépose un baiser sur mes lèvres encore chaudes de notre précédent baiser, puis, descend sa bouche sur mes joues, lèche mon menton, ma gorge et mon cou de la pointe de sa langue.

Je me sens électrisé par cette caresse et mon corps tout entier se tend tandis qu'il embrasse mes épaules, respire ma peau à plein nez, et pose sa langue en pointe sur mon téton. Il la fait tournoyer autour du petit pic de chair brune tendue à l'extrême, pendant que mes mains caressent son dos puissant et courent sur ses reins.

Il me mordille le sein, aspire mes tétons l'un après l'autre, puis fait glisser sa bouche sur mon torse, descend lentement sur mon ventre, fouille de la langue mon nombril.

Mon sexe est désormais tendu au maximum dans mon pantalon et malgré la double couche de tissus formée par mon boxer et mon pantalon, se dresse dans mon sous vêtement et déforme la braguette de mon pantalon.

Matthieu effleure ma proéminence de la main, m'arrachant un soupir de plaisir. Il ôte la boucle de ma ceinture, dégrafe les boutons de mon pantalon, fait doucement glisser la fermeture éclair pour ouvrir les pans qui retiennent captif l'ascension de mon sexe bandé.

Mon boxer blanc apparait alors, distendu, les mailles subissant la pression de mon fut dur. Matthieu caresse ma colonne à travers le coton, glisse sa main dans mon pantalon et vient flatter de ses doigts mes testicules comprimés dans l'étoffe chaude.

Je meure d'envie de me débarrasser de ce pantalon qui désormais m'entrave les jambes, mais Matthieu a décidé de faire durer le délicieux supplice de ses caresses. Tandis qu'une main continue de jouer avec mes boules, l'autre repart à l'assaut de mes pectoraux et mes tétons. Il pose de nouveau sa bouche sur la mienne, et m'embrasse à pleine bouche. Je subis bien volontiers ce triple assaut de mon amant, tandis que je dégrafe son pantalon tant bien que mal et le fais glisser sur ses fesses fermes. Il s'en débarrasse promptement et finit enfin par faire de même avec le mien.

Nos deux corps juste vêtus d'un sous vêtement se plaquent l'un contre l'autre. Ses pectoraux viennent appuyer sur les miens, ses abdos s'encastrent dans les miens, et son sexe raide vient se caler contre le mien. Je relève mes jambes, les enroulent autour de ses reins, et le bloque ainsi tout contre moi. Il fait onduler son bassin contre le mien et je sens son sexe raide qui frotte à travers le tissu contre le mien.

Nos baisers sont de plus en plus fous, nos mains courent sur nos corps chauds de plus en plus vite. Je glisse mes doigts sous la ceinture élastique de son boxer et pars explorer les lobes de son fessier, pendant qu'il me caresse les cuisses.

Toujours unis par nos lèvres, nous roulons l'un sur l'autre, manquant de chavirer hors du lit plusieurs fois. La dernière roulade me met sur le dos, tout le buste dans le vide, et je bascule lentement vers le sol. Matthieu me retient doucement, se libère de l'emprise de mes jambes et pose sa bouche sur la barre raide de mon boxer.

Lentement, sensuellement, et pendant que je prends appui comme je peux sur le sol, tête en bas, il m'ouvre les cuisses, glisse son visage entre et pose sa bouche sur la bosse formée par mes testicules. De ses lèvres, il pince le tissu, puis gobe une après l'autre mes deux boules. Une main me caresse le ventre, l'autre flatte ma queue par des effleurements qui m'arrachent des petits cris et des sursauts de plaisir, tandis qu'il me dévore l'entrejambe avec gourmandise.

Il glisse ensuite, un, puis deux doigts sous le tissu le long de ma cuisse, les fait pénétrer dans mon boxer et vient me chatouiller la zone entre mes couilles et ma rondelle. Il remonte ensuite sur mes burnes brulantes, joue avec en les faisant rouler entre ses doigts.

Sa main toute entière pénètre dans mon boxer et, d'une poigne à la fois douce et ferme, il remonte alors le long de mon sexe et s'en empare. Il entame une lente masturbation intra boxer. Et, de sa main libre, il s'en prend de nouveau à mes tétons. La double caresse, en plus de la position de total abandon, me fait gémir de plus en plus fort. Je sens que sa main se macule de mon precum, qui coule abondamment de mon gland.

Matthieu me redresse et replace sur le lit, et se glisse à nouveau entre mes cuisses. Il replonge sa main dans mon boxer à l'entrejambe, s'empare de mon sexe et par la jambe, le sort de sa prison de coton. Il le libère de ses doigts, et pose ses lèvres sur mon gland décalotté par la tension extrême de mon érection.

Du bout de la langue, il vient laper mon jus clair, et ce contact me fait cambrer les reins dans un angle que je n'aurais jamais pensé pouvoir atteindre un jour !!!! Puis sa pointe court sur toute la longueur de mon chibre, allant et venant d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement.

Je m'empare de sa tête, pour faire cesser ce supplice infernal et trop excitant à la fois. Je plonge mon regard plein de désir dans le sien juste avant qu'il ne plonge à nouveau sur mon sexe et gobe mon gland devenu le centre de mon être et de mon plaisir.

Il referme ses lèvres et commence à faire tournoyer sa langue sur la couronne de mon gland. Puis il la plaque sur la surface à vif du gland et lape avec gourmandise le gros bonbon rouge. Je vois mon sexe disparaitre peu à peu dans sa bouche, et il finit par tout avaler dans une sublime gorge profonde et chaude.

Bien que tétanisé par sa fellation, j'essaie malgré tout d'atteindre son boxer, mais Matthieu a décidé que je ne devais manifestement me concentrer que sur le plaisir qu'il m'offrait.

Ma verge coulisse entre ses lèvres doucement, puis je subis une brusque accélération qui risque de me faire défaillir à chaque instant. D'un doigt curieux, il s'immisce entre mes fesses et part à la recherche de mon anus. Pour lui faciliter l'accès, et bien que redoutant d'avoir un second point de plaisir difficile à gérer simultanément avec celui procuré par sa pipe, j'ouvre mes cuisses. Le tissu du boxer se plaque contre sa main et son doigt inquisiteur atteint la zone visée.

Du bout de la phalange, il caresse ma rondelle encore serrée. Une fois de plus, mes reins se cambrent, enfonçant du coup ma bite au fond de sa gorge. Il relâche mon sexe luisant de sa salive, et se concentre sur mon trou fermé. A l'aveugle, il explore la rosette, la pousse, cherche la pénétrer, contourne les anneaux, vise au centre et repousse son majeur. Je ne cède pas encore, bien que l'envie de le sentir explorer mon ventre me taraude.

Voyant que je ne veux pas encore céder à ses avances digitales, il extrait sa main de mon boxer et se redresse à genoux sur lit.

Son corps luit d'excitation. Son regard brille, plein de désir. Tendue par un sexe qui me parait plus désirable et plus gros que jamais, la ceinture de son boxer laisse dépasser l'extrémité de son gland. Je me redresse et à quatre pattes, me place devant son bas ventre et, à mon tout, lèche du bout de la langue le bout de son gland.

Matthieu tressaille sous la caresse et son méat libère une grosse goutte de precum dont je me délecte aussitôt. Ma caresse a pour effet de tendre un peu plus encore son sexe et je vois sortir le gland entier, tel un bourgeon émergeant de la terre promise. Je lui lèche alors le frein, la couronne et tout ce qui m'est accessible hors de son boxer.

Matthieu bascule son torse en arrière, ramène ses pieds sous ses fesses et prend appui sur ses bras pour tendre un peu plus ses abdos et m'offrir un peu plus de son sexe.

Lentement, je fais glisser le boxer. Je dévoile peu à peu le sexe de Matthieu. Au fur et à mesure de sa libération, l'énorme chibre s'écarte du ventre, se libère du tapis de poils pubien et se dresse fièrement comme un obélisque palpitant vers le ciel.

Son boxer glisse sur ses fesses, se plisse lentement. La ceinture se cale sous les bourses lourdes et pendantes et dans le pli formé entre ses fesses et ses cuisses.

Son sexe fier est là devant moi, vibrant, palpitant. Les 20 cm de bonheur s'offrent à mes yeux sans aucun artifice. Je me saisis de son pénis et le caresse d'une main, tandis que l'autre flatte ses boules poilues.

Matthieu soupire d'aise. Je le masturbe doucement, serrant son sexe entre le pouce et l'index, jouant avec le prépuce sur le gland. Lubrifié par son precum, mes doigts glissent sans heurt le long de sa verge.

Je me penche vers le mandrin et l'embouche. Matthieu pose sa main sur ma tête et j'entame une fellation au rythme de ses appuis. Il gémit, soupire, crie parfois de surprise ou de plaisir.

Le temps semble suspendu, les seuls bruits qui habitent la chambre sont les gémissements de Matthieu, les draps qui se froissent sous nos corps, ma bouche qui coulisse sur son piston.

Matthieu se redresse, m'allonge sur le dos et vient se positionner tête bêche contre mon corps.

Je reprends son sexe en bouche, tandis qu'il s'empare du mien et le suce à son tour.

Nous entamons un long 69, sans brusquerie, cherchant chacun à donner le plus de plaisir possible à l'autre. De notre main libre, nous nous prodiguons les mêmes caresses. Nos reins, nos fesses, nos dos, nos hanches, nos épaules, aucune parcelle accessible de nos épidermes n'est oubliée.

Nous ne sommes qu'un, chacun offrant le meilleur de ses caresses à l'autre.

Je pars explorer la raie de mon amant. Mes doigts se glissent dans le canyon de ses fesses, et descendent lentement vers son puits d'amour. Il entrouvre ses jambes pour me libérer l'accès, et je fais de même quand je sens ses doigts taper à la porte secrète.

Je sens sous la pression de mes doigts que Matthieu est disposé à me laisser entrer. Doucement, mon majeur le pénètre quand le sien s'enfonce dans mon ventre. Nous sentons l'un et l'autre une chaleur nous envahir et nos caresses buccales trahissent ce nouveau plaisir.

Nos doigts coulissent dans nos trous respectifs au même rythme que la verge de l'un dans la bouche de l'autre. La souplesse de nos rondelles nous autorise à inviter un 2ème doigt dans nos entrailles, et les grognements de plaisirs qui succèdent à nos gémissements initiaux indiquent clairement que nous avons franchi un nouveau palier dans l'excitation.

Alors que je continue de sucer amoureusement son sexe et poursuis mon exploration anale, Matthieu abandonne ses caresses pour glisser sa bouche entre mes cuisses et venir me lécher la rondelle.

Il me travaille l'anus avec minutie, délectation, et sachant que je suis fou de ces feuilles de rose, il enfonce sa langue autant que possible. Il me prépare le ventre comme jamais cela ne m'avait été fait, et je m'applique à lubrifier au maximum le sexe qui va m'honorer.

L'anulingus est divin et j'en oublierais presque la fellation en cours. Je dois reprendre mes esprits à plusieurs reprises pour poursuivre, mais les attentions de Matthieu me chavirent de bonheur à chaque coup de langue.

Délicatement, Matthieu extrait son sexe de ma bouche. Il m'installe confortablement sur le dos, et tout en douceur, relève mes cuisses pour pouvoir accéder à mon anus détendu par ses soins.

Dressé face à moi, le sexe triomphant, Matthieu me sourit. Il se penche sur moi, dépose un baiser sur mes lèvres tandis que son gland brûlant se pose sur ma rondelle.

Lentement, son bassin bascule et son gland pénètre en moi. Mes anneaux s'écartent doucement, laissant entrer son sexe dans mon ventre. Matthieu enfonce son gland jusqu'à la couronne, et s'arrête une fois celle-ci passée. Mes deux anneaux se contractent autour de sa verge. Il reste ainsi pendant quelques instants, laissant mon ventre se préparer à sa saillie, puis reprend sa pénétration.

J'ai l'impression qu'un bâton de miel chaud m'envahit. Son gland frotte mon boyau avec une douceur insoutenable. Mon sexe se dresse violemment sous l'effet de l'excitation que je ressens durant cette pénétration.

Tranquillement, avec attention, Matthieu entre de plus en plus profond. J'avais oublié combien son sexe était volumineux en moi. Il me remplit entièrement et je le sens s'appuyer au fond de mon ventre et pousser plus avant encore.

Je sens au bout de quelques minutes la toison pubienne de Matthieu se poser sur ma peau. Tout son sexe est en moi, et je ressens un instant de pur bonheur.

Matthieu est de nouveau en moi, Matthieu me fait de nouveau l'amour.

27- CATACLYSME

Après une nuit d'amour fou entre Matthieu et moi, le réveil est un peu difficile. Encore sous le charme des assauts répétés de mon amant, je m'étire dans le lit comme un chat et constate avec surprise que la place à mes côtés est vide.

J'enfile un slip rapidement et me dirige vers la cuisine. Matthieu est face à la fenêtre et me tourne le dos. Il est en chemise et pantalon de costume, buvant son café dans un mug.

- Salut, lui dis-je en caressant ses épaules.

- Salut, me répond-il en se retournant.

- Tu as bien dormi ? Tu es levé depuis longtemps ?

- Une heure environ…

Il y a dans le regard de Matthieu comme un voile de tristesse, et sa voix trahit une certaine émotion.

- Il y a un problème, Matthieu ?

- Hein…non, non, répond-il rapidement.

- Arrête, je commence a te connaitre et tu as ta tête des mauvaises nouvelles.

- Non je t'assure…

- Alors, si tout va bien, souris !

J'ai droit à un sourire forcé, qui ne fait que renforcer mon inquiétude. Matthieu a quelque chose à me dire, mais il ne sait manifestement pas comment commencer…

Je vais me faire un café à la Nespresso, allume la télé dans le salon pour regarder les dernières infos, quand je vois apparaitre Matthieu dans l'encoignure de la porte, les yeux rouges.

- Bon, Matthieu, maintenant tu me dis ce que tu as à me dire !!! dis-je en me levant pour me diriger vers lui.

- Assieds-toi s'il te plait.

- Et pourquoi ça ?

- Assieds-toi, ça vaudra mieux.

Je regagne le canapé, le ventre serré par l'inquiétude grandissante que l'attitude de Matthieu fait grandir en moi.

- Alors, c'est quoi ce grand mystère ? tu me quittes ? c'était notre dernière nuit ensemble ? tu as rencontré un mec aux USA et tu ne sais pas comment le dire ???

Je croise bras et jambes, la moue agacée par tant de cinéma.

- Arrête, Romain. Il ne s'agit pas de ça du tout.

- Alors vas-tu enfin daigner m'honorer de ton savoir ?

- Il s'agit de François, dit-il avec une voix étranglée par un hoquet de chagrin.

En un fragment de seconde, je comprends immédiatement que quelque chose de grave s'est passé.

- Quoi François ? qu'est ce qui lui est arrivé ? PARLE BORDEL !!!!

- Cette nuit, pendant que tu dormais, mon téléphone a vibré. C'était Marie qui m'appelait depuis New York. Son père a eu une attaque hier soir…

- Et ?

- Il ne s'en est pas sorti. François est mort cette nuit, dit-il avant de fondre en larmes.

Ma tasse glisse lentement de mes mains, et vient se briser sur le parquet, m'éclaboussant de café. Le regard hagard, les bras ballants, je reçois cette terrible nouvelle comme un coup de poing magistral en plein ventre. Je réalise d'un seul coup que dès ce matin, je ne verrai plus François, que dès maintenant, je ne pourrai plus être à ses côtés, l'écouter, apprendre de lui. Je comprends que tout ce que j'avais échafaudé comme plan pour sa société n'était plus que vaine futilité vis-à-vis de cette tragédie qui frappait une famille toute entière mais aussi une entreprise avec tous ceux et toutes celles qui comptaient sur leur capitaine pour les mener à bon port.

Je voudrais crier mon chagrin, laisser sortir mes larmes, mais rien ne se passe. Je ramasse machinalement les morceaux de porcelaine sur le sol, me lève pour aller les jeter dans la cuisine. Je passe devant Matthieu, qui pleure silencieusement la perte de son beau-père, sans même le regarder, agissant comme un automate.

Puis je vais dans la salle de bains, ouvre le robinet de la douche et me glisse dessous encore vêtu de mon slip. Et comme si l'eau de la douche appelait l'eau de mes yeux, je me mets à pleurer, d'abord avec retenue, puis, ne pouvant plus maitriser mon chagrin et mon émotion, c'est un torrent de larmes qui m'inonde le visage. Je m'appuie contre la paroi de verre de la douche pour y chercher le soutien que mes jambes ne me donnent plus, mais mon dos glisse peu à peu, mes genoux ploient sous l'émotion et je me retrouve assis sur le sol de la douche, la tête dans les cuisses à pleurer toutes les larmes de mon corps.

Je reste ainsi prostré pendant 20 minutes quand je sens une main me secouer l'épaule.

- Romain…

Je redresse la tête, me protégeant les yeux de l'eau qui tombe de la douche, pour réaliser que l'eau ne coule plus.

Matthieu est accroupi devant moi, les yeux gonflés, et doucement, il me secoue l'épaule.

- Romain, sors de cette douche et viens te sécher, tu vas prendre froid.

Il m'aide à me relever. Je reste debout, dégoulinant, planté comme un con au milieu de la salle de bains. Matthieu m'ôte mon slip détrempé, puis avec infiniment de douceur, m'essuie le corps tout entier. Il quitte ensuite la salle de bains et revient quelques instants après avec un sous vêtement sec, ma chemise et mon costume et une cravate noire.

- Prépare-toi, tu es attendu au travail, me dit-il avec une voix pleine de retenue, de douceur et de tristesse.

Obéissant à sa demande, je me prépare machinalement, et ressors 5 minutes plus tard de la salle de bains.

- Passe-moi les clefs de ta voiture, tu n'es pas en état de conduire.

J'ai l'impression de vivre entouré de brouillard. Plus le temps passe, et plus je prends conscience de l'horreur de la disparition de François. Et peu à peu, pendant le trajet qui me sépare de mon bureau, je réalise que nous allons devoir faire face à cette disparition et assurer la gestion puis la pérennité de l'entreprise de François, et la peur de l'inconnu m'écrase encore plus.

Nous arrivons devant nos bureaux et en nous garant, je remarque sur le parking la place vide réservée à François. Un brusque sanglot me fait tressaillir, et Matthieu pose sa main sur ma cuisse et me dit :

- Ressaisis toi, Romain, tu es le Directeur Commercial de Wagner SA. Il faut que tes collaborateurs voient en toi un point d'appui, une base solide. Essuie tes yeux et ressaisis-toi.

- Je ne peux pas, Matthieu, je ne peux pas… Le savent-ils ?

- Non, dit-il d'une voix ferme. Personne ne le sait encore, tu es le seul en dehors du cercle familial.

- Mais qui va leur dire ? dis-je en pressentant que la réponse sera :

- Toi Romain !!! tu as été désigné comme le successeur de François, c'est donc à toi que revient cette pénible responsabilité.

- Oh non, dis-je la voix implorante, non, je ne pourrai jamais tenir !!!

- Romain, et Matthieu plante son regard dans le mien, un regard dur, froid, où plus aucune trace d'émotion ne transparait, Romain, tu-dois-assumer-cette-responsabilité, me dit-il en martelant chaque syllabe de chaque mot, est-ce bien clair ? Tu dois le faire, et tu vas le faire. Tu n'as pas le choix, ou alors fuis maintenant et pour toujours. Tu es le patron maintenant.

- Mais non, je ne suis pas le patron, je ne suis qu'un employé, je ne possède rien, je ne connais rien, je…

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'une monumentale gifle explose sur ma joue.

Interloqué, un peu sonné, je regarde incrédule la main de Matthieu qui redescend peu à peu sur le volant de l'Audi.

- Maintenant, ça suffit tes jérémiades, Romain. François t'a fait confiance, il a cru en toi, et il t'aimait. Alors montre-toi digne de sa confiance et de son amour, et comporte-toi en homme bordel !!! maintenant, tu sors de cette caisse, tu remets ta cravate droite, tu salues tout le monde en passant et tu vas voir Anne pour convoquer l'ensemble du comité de direction. Tu leur annonces le décès de François, et vous élaborez ensemble la stratégie de communication en interne et en externe pour informer le personnel, les clients, les fournisseurs et tous ceux qui doivent être mis au courant de cette nouvelle.

L'autorité de Matthieu, le bien fondé de son discours et la gifle me remettent les idées en place. J'acquiesce sans dire un mot, d'un signe de la tête, remets mes cheveux et ma cravate en place et sors de la voiture en même temps que Matthieu. Il me remet les clefs de ma voiture et je lui glisse un simple « merci » avant de me diriger du pas le plus assuré possible vers le hall de l'immeuble.

Je croise les fumeurs, mes commerciaux et des autres services, essayant de paraitre le plus détendu et serein possible, puis gagne les bureaux de François pour y retrouver Anne, déjà en poste depuis 8h00 ce matin.

- Bonjour Romain, ça va ? me dit-elle avec un grand sourire.

Elle ne sait rien, me dis-je, et je vais devoir lui annoncer la terrible nouvelle.

- Dis-moi, me demande-t-elle avec sa bonne humeur habituelle, tu sais si Mr Wagner avait un rendez-vous imprévu ce matin, parce que ça fait plus d'une heure qu'il devrait être là ?

- Anne, viens avec moi dans le bureau de François s'il te plait, dis-je avec une voix blanche qui dissimule mal mon émotion.

- Que se passe-t-il Romain, quelque chose ne va pas ? s'inquiète-t-elle en rentrant dans le bureau présidentiel.

- Anne, j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer : François est décédé cette nuit d'une crise cardiaque.

- Oh mon Dieu, non !!! s'écrie Anne en plongeant son visage dans ses mains. Non Romain, pas Mr Wagner, non, non !!! dit-elle en éclatant en sanglots.

Je prends Anne sur mon épaule et essaie de la consoler. Peu à peu les sanglots s'espacent, et elle se redresse, reprend contenance et essuie ses larmes.

- Qui d'autre le sait au sein de la société ?

- Personne, hormis toi. Il faudrait que tu fasses venir les autres directeurs dans la salle du conseil.

- Oui, bien sûr, tout de suite. Et je leur dis quoi comme motif ?

- Simplement que j'ai une annonce à leur faire et que leur présence est indispensable.

- Très bien, ils seront là dans quelques instants. Mais qu'est-ce qu'on va devenir Romain ?

- On va continuer, pour François, pour tous nos employés, pour tous nos clients. Wagner SA n'est pas morte, elle vient de perdre son fondateur, mais son fondateur ne part pas avec sa société dans son dernier voyage, et nous allons la faire vivre pour que vive encore et toujours François à travers elle.

- Très bien Romain, je te crois, je te soutiens et je serai avec toi pour cette nouvelle étape.

- Tu peux les faire venir s'il te plait, il va falloir maintenant agir vite pour que nous gardions la main sur la communication, car dès que la nouvelle se sera répandue, il faudra essayer d'anticiper un maximum pour que tout continue de fonctionner.

- Tout de suite, va t'installer, je les appelle, dit-elle en essuyant une dernière larme.

- Et viens me rejoindre avec eux dans la salle. Ta place est parmi nous.

- Merci de ta confiance Romain.

Tandis qu'Anne prend le téléphone sur le bureau de François pour convoquer chacun de mes collègues, je me dirige vers la porte qui sépare le bureau de François de la salle du conseil. En passant devant le fauteuil désormais privé de son occupant, j'ai le cœur qui se serre et je ne peux étouffer un sanglot qu'Anne entend. Elle m'adresse un sourire forcé tout en parlant avec son interlocuteur et sa force me redonne le courage d'aller de l'avant.

Je vais installer à ma place autour de la grande table de réunion, et m'abandonne quelques instants, la tête entre les mains, à soulager un chagrin que je n'ai plus le droit d'exprimer publiquement désormais. Et déjà, les premiers directeurs arrivent et s'installent autour de la table après m'avoir salué chaleureusement.

Je souris à chacun et chacune, échange quelques banalités. J'arrive à faire bonne figure malgré l'écrasante responsabilité qui va être la mienne dans quelques instants, et seule Sophie, la DRH me regarde avec insistance et vient me dire :

- Pourquoi tu nous as appelé Romain ? Tu ne vas pas nous annoncer que tu nous quittes ?

- Non, ce n'est pas du tout d'actualité dis-je en essayant de sourire le plus possible.

Anne pénètre dans la salle les bras chargés d'un plateau avec des cafés ou thés pour chacune et chacun.

Après un léger toussotement pour demander l'attention de mes collègues, je me lève et attends le silence complet. Les voix se taisent peu à peu, les regards se tournent vers moi. Les tasses sont reposées dans leur sous tasse, et un silence de mort tombe sur la salle. Avant de m'exprimer, je ne peux empêcher un hoquet de tristesse jaillir de ma gorge, puis je prends la parole :

Mesdames, Messieurs, si je vous ai demandé de venir ce matin à cette réunion imprévue, c'est que j'ai à vous annoncer une douloureuse et terrible nouvelle pour nous toutes et tous, mais aussi pour Wagner SA, tous ses membres, ses clients et partenaires. Notre président et fondateur, François Wagner, a succombé cette nuit à une crise cardiaque.

Une chape de plomb s'abat sur la salle et je vois les visages de mes collègues se décomposer sous le choc de la nouvelle. Anne ne peut s'empêcher de laisser couler ses larmes, tandis que chacun commence à réaliser les conséquences de cette disparition.

Après quelques instants, je reprends la parole.

- Je pense qu'il faut réunir l'ensemble du personnel rapidement pour les informer de ce décès. Mais avant, il nous faut élaborer la communication vis-à-vis de l'extérieur, prévoir qui assurera l'intérim de François en attendant que ses héritiers décident de la suite à donner. Pour l'intérim, je propose que Martin, de par sa connaissance de l'entreprise, de sa situation financière et son ancienneté auprès de François soit celui qui assurera la direction de l'entreprise.

Martin, le Directeur financier se lève alors et nous dit :

- Romain, je te remercie de ta confiance et de ta proposition. Elle est à ton image, digne et désintéressée. Cependant, je ne souhaite pas assumer cette lourde responsabilité. Je pense plutôt que c'est à toi d'assurer cette direction. Tu es certes le plus jeune d'entre nous tous, tu viens d'accéder à tes fonctions depuis peu de temps, mais tu représentes l'avenir de Wagner SA. François t'a choisi comme dauphin, et je sais que cette décision, il l'avait prise après nous avoir tous consulter individuellement. Tu ne le sais sans doute pas, mais les circonstances actuelles m'obligent à te le révéler, mais tous autour de cette table avions conforté François dans ce choix et tous ici pensons que tu es et sera l'homme du renouveau de Wagner SA. Sache, Romain, que nous serons à tes côtés pour t'accompagner et t'aider du mieux que nous pourrons dans tes nouvelles responsabilités, et pour entériner cette proposition, je propose, chers collègues, que nous votions à main levée pour confirmer ou non ma proposition.

Martin, se rassied et lève sa main. Tour à tour, chaque membre de l'assistance lève sa main et je me retrouve devant une assemblée où toutes les mains sans exception se sont levées.

L'émotion m'étreint le cœur et je ne peux pas m'empêcher de pleurer devant cette marque de confiance absolue de tous mes collègues. Je me lève difficilement de mon siège, car je n'ai plus de force dans les jambes, et le visage baigné de larmes, j'arrive malgré tout à esquisser un sourire pour les remercier de cette marque de confiance absolue.

- Chers amis, dis-je avec une voix éraillée, chers amis, je ne sais pas comment vous remercier de votre estime et de votre confiance. Je ne sais pas si je suis digne de l'honneur que vous me faites, ni si j'aurai les capacités d'être à la hauteur de cette direction. Mais sachez que fort de votre appui et de vos connaissances, nous ferons tous ensemble le nécessaire pour que François soit fier de nous, là où il est maintenant, et qu'il voit que l'équipe qu'il a construit tout au long de ces années est soudée dans un seul et même but.

Je me rassieds, écrasé par l'émotion du décès de François, par la confiance de mes collègues et par le poids des responsabilités que je viens d'accepter.

Nous échangeons encore quelques minutes pour décider de notre communication en interne et vers l'extérieur, puis chacun repart dans son service respectif afin de rassembler ses équipes dans le hall de l'entreprise.

Après être passé me rafraichir le visage, je rejoins mon plateau commercial et invite mes commerciaux et les assistantes à descendre. Christophe, devenu mon bras droit depuis que j'ai été nommé Directeur commercial, s'approche de moi et me dit doucement :

- Ça n'a pas l'air d'aller, tu as des problèmes ?

- Viens dans le hall, tu vas comprendre, dis-je en essayant de dissimuler ma tristesse.

- Mais c'est grave ?

- Oui, Christophe, viens. Nous ne devons pas faire attendre les autres.

En descendant l'escalier principal, je vois l'ensemble du personnel rassemblé dans le hall, seuls ou en petits groupes, spéculant sur les raisons de ce rassemblement imprévu.

Je prends conscience d'un seul coup, que désormais, chaque acte, chaque décision que je prendrai engagera l'avenir de tous ces hommes et de toutes ces femmes, et que ma vie ne m'appartient plus, mais qu'elle devra leur être consacrée.

Je rejoins Martin, le DAF et Sophie, la DRH et nous remontons ensemble 3 marches pour prendre un peu de hauteur et être audibles et visibles de toute l'assemblée.

Sophie demande le silence, se recule, puis Martin prend la parole.

- Mesdames, messieurs, je vous remercie de vous être rendu disponibles. Romain, notre directeur commercial, a une annonce à vous faire, et je reprendrai la parole ensuite.

A son tour, il se met en retrait, et en passant à côté de moi, me glisse à l'oreille :

- Courage Romain, nous sommes tous avec toi

Puis pose sa main sur mon épaule et la serre d'une façon presque paternelle.

Je m'avance, embrasse l'assemblée du regard, conscient que tous les yeux sont braqués sur moi. Je prends une large inspiration pour m'aider à retrouver un peu de sérénité puis leur dis :

- Chers collègues, à vous toutes et tous, j'ai la douloureuse mission de vous informer que notre président, Mr François Wagner, est décédé cette nuit d'une crise cardiaque…

Des cris d'effrois jaillissent de l'assemblée, des sanglots éclatent, des visages plongent dans les mains, certains restent stoïques mais ce n'est que pour mieux dissimuler une profonde et sincère peine.

Moi-même, je peine à retenir mes larmes, mais je me dis que je dois montrer désormais un visage calme et assuré.

Martin s'avance et se place à mes côtés. Le hall s'est rempli d'un brouhaha général, et d'une voix ferme, il fait revenir le silence.

- Nous savons que cette terrible nouvelle vous touche toutes et tous particulièrement, car chacune et chacun d'entre vous connaissait bien François, l'appréciait en tant que patron et en tant qu'homme. Nous pleurons tous sa disparition, et pour ceux ou celles qui le souhaiteront, vous aurez la possibilité de lui rendre un dernier hommage lors de ses obsèques. Cependant, si notre président n'est plus, son entreprise, elle, est toujours vivante grâce à vous tous, et pour la mémoire de François, elle doit rester plus vivante que jamais.

Des murmures d'approbation parcourent la salle, au milieu des sanglots sourds qui agitent les gorges.

Martin reprend la parole :

- Nous ne savons pas encore ce que la famille de François décidera dans les jours et les semaines qui viennent à propos de cette entreprise, il est trop tôt pour le dire. Néanmoins, l'ensemble du comité de Direction a décidé, à l'unanimité, que l'intérim de la direction générale de l'entreprise sera confié, avec notre soutien inconditionnel, et le vôtre nous l'espérons et l'appelons de tous nos vœux, à notre Directeur Commercial, Romain Dupuis.

Sur ce, il se recule d'un pas, me laissant seul en avant devant l'ensemble des collaborateurs. Je me sens transpercé par 150 paires d'yeux, comme s'ils me scannaient pour voir si j'étais capable d'assumer cette lourde mission.

Le silence est total dans le hall quand venant de je ne sais où dans l'assemblée, un applaudissement jaillit et claque, et qui me semble incongru dans ces circonstances. Puis un deuxième le rejoint, suivi d'autres et la salve d'applaudissements gonfle, prend de l'ampleur, comme une vague qui se soulève peu à peu et qui gronde de plus en plus fort Et en quelques secondes, c'est tout le hall qui résonne de dizaines d'applaudissements et je vois à travers mes yeux embués de larmes d'émotion et de reconnaissance, que c'est l'ensemble du personnel qui applaudit la mémoire de François.

Comme elle est venue, la vague d'applaudissements d'éteint peu à peu et je m'adresse à l'assemblée.

- Merci à tous pour cet hommage spontané à notre regretté président. Je vais avoir besoin de vous tous pour accompagner dans la mission que le comité de direction vient de me confier, et je veux que vous soyez assuré que chaque décision se fera avec l'accord de tous les membres de ce comité. En attendant d'avoir plus d'information sur les cérémonies organisées pour François, je vous invite maintenant à regagner vos postes et avertir, selon les éléments que vont vous fournir vos managers, les personnes ou partenaires qui doivent être informés de la situation. Je vous remercie et vous souhaite, malgré tout, une bonne journée.

La foule se disperse alors peu à peu et le hall se vide. Je reste quelques instants dans les escaliers, quand Anne vient me rejoindre et m'invite à regagner le bureau de François.

- C'est ta place maintenant, Romain, et je suis à tes côtés pour t'aider autant que je pourrai.

- Merci Anne, mais je ne peux pas m'assoir dans ce fauteuil…

- Il le faut, Romain, nous comptons tous sur toi maintenant.

Alors, avec une certaine hésitation, je prends place dans le fauteuil, et m'assieds en essayant de rester le plus léger possible, comme si j'avais peur d'être avalé par l'assise.

Percevant mon malaise, discrètement, Anne s'éclipse, me laissant seul dans le grand bureau. Je réfléchis à tout ce qui m'arrive, à mes responsabilités, aux décisions que je serai amené à prendre, et profitant de ma solitude, mes nerfs lâchent et un immense chagrin me submerge. Mais cette fois ci, je le laisse s'exprimer et pleure à chaude larme.

Mais j'ai aussi conscience que le devoir m'appelle, et je finis par me ressaisir. Martin entre à ce moment dans le bureau et ensemble, nous appelons tous les partenaires majeurs de l'entreprise pour les avertir de la situation.

La journée s'écoule rapidement, entre appels, échanges avec les différents directeurs et les affaires courantes à traiter. Sur le coup des 19h30, Anne m'indique qu'elle va devoir quitter le bureau pour rentrer chez elle, et me salue, en me souhaitant une bonne soirée « malgré tout ».

Je réalise alors que je n'ai pas vu Victor de la journée, et me rappelle soudainement que je lui avais donné sa journée pour qu'il puisse emménager à sa nouvelle adresse avec Rachid.

Je prends mon portable pour l'appeler puis me ravise. Je me dis qu'il vaut mieux le laisser à sa joie d'être dans son nouveau domicile avec Rachid et que j'aurai bien le temps de lui annoncer la mort de François demain.

Au moment où je vais ranger mon téléphone dans ma poche, il se met à vibrer et je vois s'afficher le numéro de Matthieu…

28 – CADEAU EMPOISONNÉ

Je respire un grand coup et réponds à Matthieu :

- Allô ?

- Romain, c'est Matthieu, ça va ?

- Je nage dans le bonheur…

- Oui, je sais ma question est idiote.

- Non, excuse-moi, je suis fatigué…

- Romain, je voudrais que tu passes à l'appartement ce soir…

- Euh, bah oui, de toute façon, je ne vois pas où je vais aller…

- Marie est là…elle est arrivée de New York ce soir…

- Ah…et ?

- Elle veut te voir…

- Pourquoi ? elle sait pour nous ?

- Non, c'est à propos de la société.

- Ah, ok, je range mes affaires et quitte le bureau. A tout à l'heure.

Je raccroche et range le bureau comme François l'avait laissé la veille et qu'il allait arriver demain, retrouvant chaque chose à sa place. Puis je quitte la pièce, éteins les lumières une à une exceptée celle au-dessus du bureau, symbolisant la place vide que François laisse désormais.

Le trajet de retour est pénible, de par la circulation, mais aussi par une sourde angoisse qui m'envahit à l'idée de rencontrer pour la 1ère fois l'épouse de mon amant.

Je me gare devant la résidence et arrive enfin chez moi, ou plutôt devrais-je dire chez Marie et Matthieu. Une goutte de sueur froide glisse entre mes omoplates et je ne peux refreiner un frisson.

En passant la porte, j'entends les voix de Matthieu et Marie dans le séjour, et après avoir déposé ma veste, je vais les rejoindre.

En me voyant arriver, ils interrompent leur conversation, et Marie se dirige vers moi la main tendue.

J'ai beau l'avoir vu plusieurs fois en photo, je suis surpris par son élégance, sa beauté et son port de tête altier et racée. Je retrouve en elle l'énergie de son père, et je vois tout de suite que c'est une femme qui sait où elle veut aller, et qui décide vite et bien.

La poignée de main est ferme mais chaleureuse, et malgré l'évidente tristesse qui ourle ses yeux de rouge, le sourire est franc et sincère.

- Bonsoir Romain, vous permettez que je vous appelle Romain, me dit-elle en m'invitant à m'assoir sur le fauteuil en face du canapé, sur lequel est assis Matthieu.

- Bien sûr Madame, dis-je presque penaud et intimidé comme un gamin devant la maitresse d'école.

- Appelez-moi Marie, s'il vous plait, dit-elle en riant de mon évidente gêne.

- Bonsoir Romain, me dit alors Matthieu, tu vas bien ?

- Je fais en sorte que ça aille bien, Matthieu, mais je crois que la journée a été particulièrement éprouvante pour nous tous.

- Oui, dit Marie dans un soupir qui en dit long sur son état de fatigue physique et psychologique. C'est une difficile journée.

- Je vous prie d'accepter mes plus sincères condoléances Marie. J'ai eu la chance de travailler avec feu votre père et j'ai trouvé auprès de lui toute la force nécessaire pour devenir digne de sa confiance.

- Je vous remercie de vos condoléances et les accepte volontiers. Il est vrai que mon père était un homme plein d'énergie, trop sans doute puisque son cœur n'a pas supporté cette énergie, dit-elle en essuyant une larme au coin de l'œil.

Un instant de silence passe, puis Marie me dit :

- Romain, si j'ai souhaité vous voir dès ce soir, c'est parce que je dois penser à la suite pour la société de Papa.

- Bien sûr…

- Papa vous tenez en très haute estime, il m'en parlé souvent au téléphone ces derniers temps…

- J'en suis très honoré.

- Il savait repérer les gens de valeur, et il n'a jamais été aussi bavard qu'à votre sujet.

- Votre père était quelqu'un qui comptait énormément pour moi, il m'a tout appris et donner le plus important : sa confiance.

- Je sais, et je crois, pour en avoir parlé cet après-midi avec Matthieu, mais aussi Martin, le DAF, qui est un vieil ami de la famille, que vous êtes digne de cette confiance.

- Je fais mon maximum, Marie, pour que cette confiance soit honorée comme elle se doit.

- J'ai quelque chose à vous remettre de la part de mon père. Il me l'avait fait parvenir, il y a quelques jours.

- Ah ??

- C'est une lettre à votre attention, que je devais vous remettre s'il lui arrivait quelque chose de funeste. Je ne pensais pas devoir vous la remettre si rapidement…dit-elle avec un voile de tristesse traversant son regard bleu. La voici, ajoute-t-elle en me tendant une lettre cachetée, sur laquelle je reconnaissais l'écriture de François, et juste intitulée « Pour Romain ».

Ma main tremble quand je la tends pour me saisir de la lettre. Marie se lève, suivie de Matthieu.

- Nous allons vous laisser la lire tranquillement, nous serons sur la terrasse lorsque vous souhaiterez nous rejoindre, dit-elle en sortant par la grande baie vitrée du salon.

- Merci, dis-je avec une voix serrée par l'émotion.

Je décachète la lettre avec précaution et découvre à l'intérieur un feuillet manuscrit. Je le déplie, retrouvant avec plaisir et tristesse mêlés l'écriture fine et régulière de François.

« Mon cher Romain,

Si tu lis ces quelques mots, c'est que je suis mort. Ne sois pas triste de cela, car la mort fait partie de la vie, et que pour ma part, j'ai bien vécu. J'ai pu grâce à Dieu, mais aussi à mon caractère de cochon, j'ai pu vivre la vie que j'ai souhaitée et je l'ai trouvé très belle.

Je l'ai trouvé d'autant plus belle que le premier cadeau qu'elle m'a fait fut mon épouse, puis Marie, Matthieu, et que le dernier cadeau que j'ai eu fut toi, Romain.

Oui, Romain, tu es un des cadeaux de la vie qui m'a rendu heureux. Quand je t'ai vu débarqué jeune commercial au sein de ma société, j'ai su.

J'ai immédiatement su que tu étais celui que j'attendais. Tu étais le fils que ma chère Madeleine n'a pas eu le temps de me donner. Tu serais celui à qui je passerais les rênes pour prendre la suite à la tête de Wagner SA. Tu es devenu mon avenir, et je sais maintenant à travers toi que je continuerai de vivre.

Romain, tu es doué, tu es intelligent, et surtout tu es humain. Ces trois qualités font de toi mon successeur désigné, et cela, je te l'avais déjà dit. Je t'ai observé depuis que je t'ai nommé comme Directeur commercial, et j'ai vu un vent de renouveau souffler sur chaque membre de ton équipe, mais aussi de l'ensemble de la société. Tu apportes joie, dynamisme, entrain partout où tu passes.

Tu vas faire de grandes choses Romain, tu seras un grand capitaine d'industrie, et tu seras un Homme, avec un H majuscule.

Mon cher Romain, lorsque tu vas avoir terminé cette lecture, tu vas aller voir Marie. Je le sais parce que j'ai tout organisé depuis le début avec elle et Matthieu. En plus de cette lettre, elle te remettra autre chose. Ce sont toutes les parts de la société qui te permettront de la diriger sans entrave. Tu assures déjà l'intérim de la direction, je le sais aussi, puisque j'avais demandé à Martin de faire en sorte que ce soit toi qui me succède, et demain, tu vas en être le patron légitime.

Accepte ce cadeau de la part d'un homme à qui tu as donné un bonheur sans faille. Marie ne veut pas de la société, et je me suis assuré qu'elle et tous ceux qu'elle aime soient à l'abri du besoin pour les 200 prochaines années…

Wagner SA est désormais tienne, mène la vers de nouveaux horizons…

Pour t'aider, tu recevras également un appel de mon notaire demain qui te donnera les informations concernant le compte en banque que j'ai ouvert pour toi. Cet argent est le tien, fais en ce que bon te semble, et je sais que tu en feras bon usage.

Un dernier mot, Romain, plus personnel. Reste discret sur tes affinités masculines. Le monde des affaires est un monde de requins où chaque « faiblesse » peut être exploitée contre toi. Aime les hommes, mais aime les en privé, et que jamais personne ne le sache. Tu es désormais un jeune patron millionnaire, et tu vas attirer convoitise, cupidité, duplicité, malhonnêteté et haine de la part d'imbéciles qui ne chercheront qu'à te nuire pour mieux de dépouiller.

Romain, je suis parfaitement conscient que le cadeau que je te propose peut être très lourd à porter, mais je sais que tu sauras toujours réussir. Accepte-le de la part d'un vieil homme à qui tu as donné de la joie, de l'espoir et de l'espérance.

Permets-moi de t'appeler au moins une fois mon Fils, très cher Romain. Je n'ai jamais pu te le dire de vive voix, alors je te l'écris. Et pense à moi comme un second père parfois.

Avec toute mon affection.

François »

Une grosse larme s'écrase sur la signature de François, et je prends conscience que je pleure comme une madeleine.

Mille sentiments se bousculent dans mon esprit bouleversé par cette lettre, et je reste de longues minutes, le regard au loin, en pensant à François, au cadeau qu'il vient de me faire, aux mots et à la tendresse paternelle exprimée à travers ces quelques lignes.

Moi qui n'ai jamais connu mon père, moi qui n'ai jamais eu le droit d'être appelé « mon Fils », je reçois en cadeau posthume la plus belle chose que je pouvais attendre de la vie, et je redeviens, l'espace d'un instant, le petit garçon qui a tant souffert de l'absence d'un père.

J'essuie mon visage d'un revers de la main, me lève et vais rejoindre Marie et Matthieu sur la terrasse.

Je leur adresse un sourire à chacun, essayant de me donner bonne figure, mais spontanément, Marie me prend dans ses bras et, comme si nous étions vraiment frère et sœur, je pose naturellement ma tête sur son épaule.

Mais, prenant conscience que son mari et mon amant à la fois est là, je reprends un peu de distance.

Matthieu me regarde avec beaucoup de tendresse et me demande :

- Alors, cette lettre ?

- C'est une des plus belles choses qui m'ait été donné de lire…

- Elle est effectivement très belle, me dit Marie. Papa m'en avait remis une copie, c'est pour cela que je le sais.

- Ah…

- Tu trouveras sur la console de l'entrée l'enveloppe contenant tous les papiers nécessaires pour la société. Elle est à toi, je le la laisse bien volontiers sachant qu'elle est entre de bonnes mains.

- Mais je peux y renoncer Marie si tu souhaites la conserver.

- Surtout pas, je n'ai aucun sens commercial, et si Papa t'a choisi, c'est que tu étais la bonne personne.

- Merci, mille fois merci de votre confiance, dis-je en réalisant que je tutoyais Marie.

- Remercie mon père quand tu arriveras chaque matin au bureau.

- Je n'y manquerai pour rien au monde.

Matthieu s'est approché de moi pendant que nous discutions avec Marie, et discrètement, passe sa main autour de ma taille. Je réalise soudainement qu'il m'enlace devant sa femme, et je le repousse brusquement.

Il sourit, et fait étrange, Marie sourit également. Je suis profondément gêné, et je ne comprends rien à la situation.

Matthieu prend alors mon visage dans ses mains et m'embrasse à pleine bouche sous le regard pétillant de Marie.

Je le repousse une seconde fois et m'écrie :

- Matthieu, qu'est-ce que tu fais ???dis-je plein d'effroi. Pourquoi fais-tu cela devant Marie ???

- Romain, si nous passions au salon pour que tu t'assieds pendant que nous t'expliquons quelque chose…

- M'expliquer quoi ? mais que se passe-t-il ici ??? Matthieu, c'est quoi ce plan ????

- Viens et suis-nous.

Ils me précèdent tous les deux dans le salon, s'installent côte à côte dans le canapé, me laissant le fauteuil face à eux. Je m'assieds du bout des fesses, inquiet, interdit de l'attitude de Matthieu devant sa femme, et très inquiet de ce qui va se passer.

Matthieu et Marie se regardent, échangent un sourire complice, comme un mari et sa femme, puis me dit :

- Romain, je crois que la journée des surprises n'est pas terminée pour toi…

- Que vas-tu m'annoncer Matthieu ???

- Marie n'est pas ma femme, elle ne l'a jamais été, et elle ne le sera jamais.

- Quoi ??? dis-je interloqué par cette révélation.

- Je ne suis pas son épouse, rajoute Marie.

- Mais je… enfin, je….mais à quoi vous jouez tous les deux !!! dis-je en bafouillant, l'esprit confus !!!

- Romain, maintenant que François est mort, nous pouvons te dire la vérité.

- Mais quelle vérité ??? bon sang mais je ne comprends pas un traitre mot de…

- Tais-toi et écoute-moi, dit Matthieu. François n'a jamais été mon beau-père…Il est mon ancien amant…

- Co…Comment ton ancien amant ???

- François et moi avons vécu ensemble pendant 3 ans. Nous nous sommes séparés il y a 1 an.

- Tu déconnes Matthieu ??? ou tu veux me faire une blague, de très mauvais goût eu égard à la mémoire de François, mais tu déconnes, tu n'es pas sérieux !!!

Mais la gravité qui s'affiche sur son visage m'indique clairement que Matthieu est on ne peut plus sérieux, et les signes de tête que fait Marie ne font que confirmer ses propos.

- Mon père était bisexuel, m'avoue Marie. Lorsqu'il a rencontré ma mère, Madeleine, il aimait déjà les hommes. Mais il aimait aussi son épouse, éperdument, follement, et je suis le fruit de cet amour fou. Madeleine savait que François aimait aussi les garçons, mais tout le temps où ils ont vécu ensemble, il lui est resté d'une fidélité irréprochable. Et lorsque le cancer a emporté Maman, mon père s'est juré de plus jamais aimé une autre femme qu'elle, hormis son amour paternel pour moi. Et pour tenir sa promesse, il s'est tourné vers les hommes. C'est ainsi qu'il a rencontré Matthieu, un jour. Matthieu était jeune, comme toi, beau, comme toi, et plein d'avenir, comme toi… Ils n'ont jamais vécu sous le même toit, mais ils se sont aimés. Et mon père a décidé d'aider Matthieu à se lancer dans la vie. Il l'a épaulé dans ses affaires, l'a aidé financièrement. Il lui a présenté des clients potentiels, et Matthieu, avec ce soutien, a pu développer son affaire. Ils se sont séparés en bonne intelligence, sont restés de très bons amis et ont continué à faire des affaires ensemble…

Je reste abasourdi par ce que j'entends…François, gay !!! Je n'arrive pas à y croire, mais je ne suis pas encore au bout de mes surprises…

Matthieu prends le relais de Marie et me dit :

- Quand François t'a embauché, il a tout de suite senti le potentiel qu'il y avait en toi. Il avait également senti qu'il te fallait rencontrer un succès rapidement dans tes affaires pour que tu prennes confiance en toi et que tu montres toute l'étendue de ton talent. Il avait également pressenti que tu étais gay. Aussi m'a-t-il demandé de te séduire…

- De me séduire ???

- Oui, rappelle-toi notre 1ère rencontre…tu penses qu'elle était fortuite ?

- Tu m'as caressé la bite dans le métro, un soir de grève, mais j'ai pensé que…

- C'était prévu. François m'avait fait parvenir ta photo, et je t'ai suivi plusieurs fois à la sortie du bureau pour connaitre ton trajet, tes habitudes, et pour trouver le bon moment pour t'approcher, et passer à l'action…

- Mais alors, les rendez-vous, les nuits d'amour, les sorties, tout était faux !!!

- La première nuit, je dois t'avouer que je l'ai fait pour François, pour que l'on soit amené à se revoir, et que je te remette le contrat et que tu rentres avec au bureau, que tu gagnes ta place au sein de l'équipe commerciale et que tu aies confiance en toi. Mais au fur et à mesure que nous nous sommes revus, je t'ai découvert, je t'ai apprécié et maintenant je t'aime…

Les trois derniers mots me font l'effet d'un coup de tonnerre, mais pas suffisant pour me sortir de mon état d'incrédulité face à toutes ces révélations….

Je reste bouche bée devant cette vérité que Matthieu me jetait à la figure !!! Tout était orchestré, organisé et j'avais été manipulé depuis le début. Mille sentiments contradictoires se bousculent en moi. J'ai à la fois envie de lui dire moi aussi « je t'aime », mais également de lui foutre mon poing dans la gueule, de le faire passer par la fenêtre, de l'embrasser…

Un lourd silence s'installe entre nous trois. Marie se lève discrètement et part dans la cuisine. J'entends vaguement au loin le tintement de verres qu'on pose sur un plateau.

Matthieu se lève à son tour et s'approche de mon fauteuil. Mais je me redresse aussitôt et m'éloigne de lui, me mettant face à la baie vitrée, le regard perdu sur Paris brillant de mille feux.

- Romain…

Je ne dis rien.

- Romain…

Je reste enfermé dans mon mutisme, essayant de contrôler mes envies de meurtres, digérant peu à peu tout ce que je viens d'apprendre.

- Romain s'il te plait, regarde-moi, me dit Matthieu par-dessus l'épaule.

- Laisse-moi…

- Romain, je t'aime, je t'aime vraiment, dit-il d'une toute petite voix…

- Bien sûr…

- Je te le jure Romain. C'est vrai, au début, je t'ai séduit parce que François me l'avait demandé…

- Espèce d'ordure, lui dis-je les dents serrées par la colère.

- Oui, tu as le droit de le penser, et je ne suis pas vraiment fier du procédé. Mais Romain, si François avait orchestré notre rencontre, ton premier contrat, il n'avait pas prévu, et moi encore moins, que je tomberais amoureux de toi.

- Mon cul oui !!! tu es amoureux de mon cul, c'est tout !!! dis-je en faisant volte-face et me retrouvant ainsi nez à nez avec Matthieu. Tu m'as défoncé comme une pute, tu t'es bien chauffé la bite en m'enculant comme une salope, et tu as abusé de moi !!!

- Non Romain !!! je t'ai fait l'amour !!!

- Non tu m'as BAISE ; espèce de salaud!!! Et la grande scène de la famille qui t'oppresse, qui t'aurait rejeté si par malheur ils avaient su que tu n'étais qu'une grosse tarlouze qui aime fourrer sa bite dans le trou du cul d'un jeune mec naïf et confiant ??? ça aussi c'était écrit dans le scénario imaginé par François ??? Et Nicolas, la rencontre fortuite dans le bar du Marais, l'ami qui se révèle aussi PD que toi, c'était aussi écrit ??? Tu me dégoûtes, Matthieu, Nicolas me dégoute, et maintenant JE HAIS FRANCOIS, dis-je en hurlant ma colère et ma hargne !!! Et mon viol, ça aussi c'était prévu ??? et Victor ? Et Rachid ??? Putain, je ne sais pas ce qui me retient, et puis d'ailleurs rien, dis je en lui balançant mon poing dans la figure.

Sous le choc, Matthieu trébuche et tombe à plat dos sur le sol. Je me jette sur lui et le chevauchant, je lui décoche un 2nd coup de poing sur la pommette qui éclate en sang sous la violence du coup. Jamais de ma vie je ne me suis senti dans un tel état de fureur, et même si je n'avais jamais frappé quelqu'un avant, je sens que d'autres coups vont tomber sur Matthieu qui ne cherche même pas à se défendre mais juste à se protéger de ma colère.

J'arme de nouveau mon poing pour lui coller le 3ème coup, mais mon geste est arrêté en plein élan par la main de Marie qui me saisit le poignet et me dit, d'une voix calme et assurée :

- Arrête Romain !!!

Surpris par son intervention, je reste le bras en l'air, puis me dégage de Matthieu. Il a le visage en sang et essaye vainement d'arrêter le saignement de sa joue. Je me relève, ressentant pour la première fois une douleur vive dans la main, et éprouvant les pires difficultés à déplier mes doigts.

Je m'éloigne de Matthieu en massant ma main endolorie, tandis que Marie part chercher une compresse pour arrêter le saignement de sa joue.

Mon cœur bat à tout rompre, ma respiration est saccadée, mes mâchoires sont crispées. Je n'arrive toujours pas à réaliser l'énormité de ce qui m'a été révélé par Matthieu et Marie.

Et alors que Marie revient avec un tissu humide pour Matthieu, je quitte précipitamment la pièce, attrapant au vol ma veste de costume et mes clefs de voiture, et sors de l'appartement en claquant violemment la porte d'entrée.

Alors que je démarre ma voiture, je vois Matthieu qui sort du porche de l'immeuble en courant vers moi et en criant mon nom :

- ROOOMAIN !!! ATTENDS !!!

J'enclenche la première vitesse, et dans un crissement de pneus digne d'un départ de grand prix de F1, je déboite de ma place de stationnement et accélère rapidement pour m'éloigner de lui. Un coup d'œil dans mon rétroviseur me laisse voir Matthieu les bras ballants au milieu de la route, me regardant partir…

Je roule sans but, à tombeau ouvert sur les quais de Seine, quand je réalise soudain que je n'ai plus nulle part où aller, ayant abandonné mon appartement à Matthieu et Marie, et que Victor et Rachid occupent mon ancien logement.

Je sens mon téléphone qui vibre non-stop dans ma poche. Je m'en empare et vois le numéro de Matthieu qui s'affiche et que j'ai 10 appels manqués. J'ouvre ma vitre et de rage jette mon téléphone sur la route. Dans mon rétro, je le vois exploser au sol et se répandre en mille morceaux sur la chaussée.

Je continue d'errer une bonne partie de la nuit au volant de ma voiture, sans but, entendant encore et encore les propos de Matthieu, repensant en boucle à ces révélations, à la lettre de François, à tout ce qui m'était arrivé depuis ce fameux soir de grève du RER…Putain de RER, s'il n'avait pas été en grève ce jour-là, rien de tout cela ne serait sans doute jamais arrivé !!!

Au détour d'une rue, je réalise que je suis arrivé dans le Marais. Je gare à l'arrache ma voiture et l'abandonne là, sans prendre soin de retirer les clefs du contact et de la fermer. Même cette voiture me rappelle trop François, toute cette merde, et si je me la fais tirer, je m'en fous complètement.

Je m'engage dans les petites rues du Marais, pénètre dans un bar, commande une vodka au bar.

Autour de moi, des couples d'hommes se tiennent par la main, s'embrassent, se livrent au jeu de la séduction avant d'aller coïter dans une quelconque arrière salle puant le sperme et la jouissance.

Deux mecs viennent tour à tour m'aborder, cherchant sans doute un partenaire pour la nuit, mais je les éconduis sans ménagement. Je vide d'un trait mon verre. La liqueur me brûle la gorge. Je balance un billet de 50 euros sur le comptoir et sors sans mettre attendre la monnaie.

Mon errance me mène de bar en bar, les uns comme les autres aussi glauques et puant la luxure. Et dans chaque bar, je vide un verre de vodka et pars en laissant un billet à chaque fois.

L'alcool ingéré me saoule complètement, quand dans un dernier éclair de lucidité, je jette un coup d'œil à ma montre : il est 4h00 du matin…Cela fait maintenant près de 6 heures que je bois vodka sur vodka….

29- DÉPRAVATION.

J'entre dans un nouveau bar, à l'ambiance sombre, aux sons feutrés, je m'installe une fois de plus au comptoir, commande une nouvelle vodka. Je commence péniblement à la siroter quand un jeune mec, cheveux très courts, des yeux bleus à se noyer dedans, vêtu d'un marcel blanc laissant deviner un torse fin et dessiné et d'un jean entaillé sur le haut des cuisses, m'aborde.

- Salut, dit-il d'une voix douce et limpide.

- Salut, réponds-je d'une voix lourde et empâtée par l'alcool.

- Tu m'offres un verre ?

- Si tu veux, commande ce qui te fait plaisir.

- La même chose que toi.

- Eh, mec, deux vodkas, dis-je en hélant le barman.

Ce dernier me ressert et sert mon compagnon de beuverie. Je vide mon verre d'un coup, et jette un regard lubrique au cul du jeune mâle qui déguste son verre à petite lampée.

- Il te plait, me dit-il en voyant mon regard insistant.

- Oui, il a l'air bon a fourrer…

- Si tu veux, tu peux l'avoir, dit-il en passant lascivement sa langue sur ses lèvres.

- Ok, on va chez toi parce que j'ai plus de chez moi…

- Chez moi, j'ai deux colocs qui logent et qui doivent être rentrés…

- Et bah on niquera à 4 alors, ils sont PD comme toi ?

- Bah oui…si tu veux…moi c'est Pierre…

- Et moi Ducon…

- Ok Ducon, dit-il en riant, suis moi…

Je paie nos verres et nous nous retrouvons dans la rue. Son appartement est à deux pas du bar et je grimpe péniblement les 5 étages sans ascenseur.

Il me fait entrer dans ce qui semble être un salon-salle-à-manger-cuisine-chambre. Sur un clic clac déplié, deux jeunes mâles dorment nus l'un à côté de l'autre. Deux corps nubiles, sans aucun poil nulle part, avec deux jolis paquets mous reposant sur des ventres plats.

Pierre se déshabille, me dévoilant un corps de rêve, comme celui des deux minets qui dorment encore. Il ne bande pas encore, et sa petite bite flasque m'émoustille la queue.

Il s'approche de moi, fait tomber ma veste, ôte ma chemise, baisse mon pantalon et mon boxer ensemble, et je me retrouve à poil, la bite mi dure devant lui.

Sans autre forme, il s'agenouille et commence à me sucer le gland. Manifestement, il a de l'expérience car très vite, il me tire des soupirs de plaisir intense et la raideur de ma queue dans sa bouche trahit l'excitation qui m'envahit.

Je dois d'ailleurs être très bruyant, car les deux colocs se réveillent et rapidement, se caressent la queue qui ne tarde pas à grossir.

Les voyant réveillés, Pierre leur demande de me laisser une place sur le lit et m'allonge entre les deux minets bien bandants.

Rapidement, leurs mains me caressent le corps tout entier, tandis que Pierre continue de me pomper comme un fou.

Je m'empare de la bite d'un des deux mecs et l'attire vers ma bouche pour le sucer à son tour. Il a une bonne queue de 17 cm, pas très large, circoncise et qui a dû servir cette nuit vu le gout prononcé qu'elle a en bouche. Mais la vodka ayant annihilé toute mes papilles, je gobe cette bite et la pompe avec entrain.

Le 3ème larron entreprend alors de me doigter le cul. Malgré les vapeurs d'alcool qui m'embrument l'esprit, je ressens une douleur et grimace. Mais il n'en a que cure et continue de me forcer le cul avec deux doigts.

Nos corps se frottent au gré des mouvements de plaisir de chacun et l'atmosphère se charge d'un parfum de baise de plus en plus soutenu.

Mon doigteur quitte un instant le lit et revient avec un gros pot de lubrifiant. Occupé à pomper la bite de mon minet, je le laisse m'enduire le trou de gel.

Pierre se décale alors légèrement tout en continuant de me sucer, ce qui me permet de m'emparer de sa queue bien raide et de la branler.

Mon doigteur me relève les cuisses et pose son gland sur ma rondelle lubrifiée. Il pousse légèrement et me pénètre le cul directement. Je réalise alors qu'en dépit de son gabarit fluet, il est doté d'une grosse bite qui me remplit le cul totalement.

Aussitôt, il commence à me bourrer le cul à grand coup de bite, m'arrachant des ahanements de plaisir, alors que j'ai encore la bouche pleine de la bite de son copain. Celui-ci commence d'ailleurs à montrer de sérieux signes avant-coureurs d'orgasme.

Pierre lâche ma bite pour venir se mettre derrière mon enculeur et sans attendre, lui enfonce sa queue directement dans le cul. Pris en sandwich, l'enculeur-enculé se déchaine dans mon cul et me défonce de plus en plus fort l'anus.

Pierre le bourre tout aussi violemment et moi en dessous, je ressens dans mon ventre le double assaut des deux minets.

Puis Pierre décule, fait sortir son pote de mon cul et l'autre de ma bouche. Il s'allonge sur le lit, me fait grimper sur lui et m'empale de sa queue. Le minet que je suçais vient alors derrière moi et pose son gland sur ma rondelle déformée par la queue de Pierre. Il pousse et me pénètre à son tour. Mon anus est distendu par cette double pénétration et je sens les deux chibres qui me ramonent sans ménagement.

Le 3ème garçon a quitté le lit et, tandis que je subis le double assaut de ses copains, je crois entendre la porte d'entrée s'ouvrir. Mais, pris dans les vapeurs d'alcool, le parfum entêtant de la baise, j'oublie aussitôt son absence et profite de la vigueur de ces deux jeunes mâles qui me labourent mon cul déformé.

Les deux garçons continuent de m'honorer de leur jeune virilité quand je vois revenir le 3ème comparse accompagné de 4 autres garçons, aussi jeunes qu'eux, à poil, tous la queue bandante et certaines dans des formats plus que conséquents. Il y a notamment un jeune black et un jeune beur dont le phallus satisferait n'importe quelle éléphante !!!!

Mes deux sodomiseurs déculent ensemble et me retournent sur le ventre sans ménagement, m'écartent les cuisses, et avant que je puisse dire ou faire quoi que ce soit, le beur m'encule direct. Je sens comme une déchirure intérieure quand il me pénètre, avec une bite de 24 cm de long sur 5 de large. Même la double sodomie subie avant ne m'avait pas préparé à cet enculage violent.

Il me bourrine le cul un bon moment puis se retire. Le suivant, un gamin presque, semble avoir un coton tige en guise de bite comparé au beur, mais il l'enfonce avec tant d'énergie à chaque coup de rein que je mords le drap à chaque fois que le gland me défonce le fond du cul. Sa baise dure 10 bonne minutes puis il laisse la place à un nouveau mec qui lui aussi me défonce le cul sans ménagement. Je ne sens plus mon anus tellement il semble distendu par toutes ses bites qui m'enculent vigoureusement, jusqu'au moment où le jeune noir me prend les hanches, relève mon cul, et m'empale littéralement sur son pieu !!! Je viens de me faire mettre la plus grosse bite de ma vie dans le cul. Il dispose d'un chibre de 26 cm sur 6 et j'en ai le souffle coupé tellement cette queue est énorme.

Si les autres m'ont défoncé le cul, lui m'atomise le ventre. Il semble prendre un malin plaisir à déculer lentement jusqu'au bout de son énorme gland noir puis à me perforer d'un coup sur toute la longueur de sa grosse queue jusqu'à ce que son gland me perfore le colon !!!!

J'en suis à la 7ème bite qui me ramone depuis maintenant plus d'une heure.

Quand mon black décule à son tour, je ressens comme un grand vide en moi. Je sens mon anus qui reste ouvert comme un trou béant.

Les garçons me retournent sur le dos et j'ai au-dessus de moi 7 jeunes mâles en rut qui se branlent au-dessus de mon visage, et très vite, je commence à recevoir les premiers jets de sperme sur le torse, le visage, la queue, les jambes. C'est une véritable douche de sperme qui me tombe dessus et l'air est saturé de ce parfum acre de foutre chaud qui me dégouline sur tout le corps.

Puis, remis de leurs orgasmes, chacun commence à débander, et les 4 invités repartent comme ils étaient arrivés. Mes trois minets m'abandonnent sur le lit et péniblement, je me lève récupère mon boxer et mes vêtements, prends le drap pour essuyer les traces de la tempête de sperme qui m'a recouvert de traces blanches, puis, difficilement me rhabille et quitte l'appartement sans un mot, tandis que mes 3 amants d'un soir se caressent mutuellement la queue et le cul, comme s'ils allaient remettre le couvert entre eux.

En passant dans le hall de l'immeuble, j'aperçois mon reflet dans le miroir de l'entrée.

Et je prends peur en voyant mon image. Les yeux rougis, le teint blafard, des stries de sperme sec dans les cheveux, un costume froissé, une chemise souillée, je réalise d'un coup qu'il est loin le jeune et fringuant Directeur Commercial de Wagner SA…

En repensant à la société, je sens monter en moi une irrépressible envie de vomir, et juste après, mon estomac se vide de tout son contenu. Des spasmes violents m'agitent, et à la vodka succède la bile, me laissant la bouche avec un goût amer et acide à la fois. En même temps que mon estomac me fait payer les excès d'alcool de ma nuit d'ivresse et de dépravation sexuelle, mes jambes me lâchent et je m'effondre au sol comme un ivrogne dans son propre vomi. Les larmes sortent de mes yeux sans que je puisse contrôler quoique ce soit, ma gorge se remplit de sanglots, mon torse est secoué de violents tremblements et j'ai l'impression que la température du hall a été soudainement baissée de 30 degrés.

Je reste ainsi prostré pendant un temps indéterminé. Puis, aussi vite que l'envie de vomir était venue, je retrouve une certaine énergie qui me donne la force de me relever et de sortir dans la rue.

A ma montre, il est 6h30. Je me rappelle vaguement où est ma voiture, et me dirige avec la démarche mal assurée de l'ivrogne en retour de cuite, et un fondement douloureux après les assauts répétés de mes 7 gamins en rut, vers l'endroit où j'espère malgré tout retrouver mon Audi.

Comme un signe de rémission adressé par le Ciel, ma voiture est toujours là, et je m'y glisse péniblement, démarre le moteur, et quitte ce lieu d'expiation…

30- COMME UNE MÈRE

En route, je me demande où je vais aller.

Pas question de retourner à l'appartement de Matthieu, je ne suis pas encore prêt à le revoir. Je ne sais même pas si, d'ailleurs, je veux le revoir.

Hors de question de me présenter ainsi au bureau, me reste alors Victor… Mais là aussi, je ne peux pas me résoudre à aller le voir, doutant de la « sincérité » de notre rencontre.

Alors que le jour point sur Paris, un nom me vient à l'esprit. Quelqu'un qui ne m'a jamais trompé, qui ne m'a jamais jugé, qui m'a accueilli comme une mère.

Carmen Mendès.

La mère de Victor.

Je programme rapidement mon GPS et comme si l'idée d'aller voir la mère de Victor effaçait toutes les turpitudes vécues au cours de ces dernière 24 heures, j'esquisse pour la première fois depuis hier un vrai sourire.

J'ai les dieux avec moi, la route est dégagée et j'arrive rapidement demande l'immeuble de Mme Mendès. Un coup d'œil rapide vers l'appartement m'indique qu'elle est là.

Je m'extrais de ma voiture et grimpe les étages jusqu'à sa porte. La sonnette est toujours HS et je toque à la porte.

J'entends ses pas qui s'approchent et sa voix, quelques instants après demander :

- Qui est là ?

- Romain Dupuis, Mme Mendès…

Aussitôt la porte s'ouvre et je lis sur son visage la surprise de me voir dans un état pareil et l'angoisse d'une mère qui craint pour son fils. Elle me fait entrer rapidement et referme la porte à clef.

- Romain, que se passe-t-il, me demande t'elle en voyant mon état de délabrement physique. Il n'est rien arrivé à Victor au moins ??? rajoute-t-elle avec une réelle angoisse dans la gorge.

- Non, Mme Mendès, Victor va bien, dis-je en essayant de sourire. Lui va bien…

- Alors que vous est-il arrivé Romain ? Vous sentez le clochard à 100 mètres !!!

- Je…

Ma gorge se serre…

- Je…

Je sens mes yeux se gonfler de larmes…

- Romain, venez-vous assoir ! m'ordonne-t-elle.

La mère reprend très vite le dessus et ce n'est pas comme le patron de son fils qu'elle me guide dans sa cuisine, mais comme une mère qui récupère son fils après une nuit de beuverie.

Elle m'offre une chaise sur laquelle je tombe lourdement, puis me propose un verre d'eau que je bois d'un trait, comme pour me laver la bouche et purifier mon corps de toutes les souillures mentales et physiques que je lui ai infligé.

- Romain, que se passe-t-il ? vous n'êtes pas dans votre état normal, vous m'inquiétez, vous savez.

Et une fois encore, les vannes de mes yeux s'ouvrent et j'explose en sanglots, un chagrin lourd, qui semble ne jamais finir. Mme Mendès vient alors à mes côtés, et comme le ferait une mère avec son enfant, elle appuie ma tête sur sa poitrine généreuse, et caresse mes cheveux sales avec une douceur infinie.

Et je pleure, je pleure plus de larmes en une fois que toutes celles versées depuis hier.

Doucement, elle me dit : « pleure, mon petit, pleure. Ça fait toujours du bien. Pleure autant que tu veux, je suis là… »

Peu à peu, mes larmes se tarissent. Elle m'offre plusieurs mouchoirs, et quand j'arrive à reprendre le contrôle de mes émotions, je décolle ma tête de sa poitrine, lui adresse le plus beau sourire dont je suis capable pour le moment.

Elle me rend mon sourire avec une tendresse infinie, puis me dit :

- Je vais vous mettre des serviettes propres dans la salle de bains et vous allez déjà aller prendre une bonne douche. Je vais vous préparer des affaires de Victor, et même si vous êtes un peu plus costaud que lui, je suis certaine que ça ira.

- Ça ira très bien Mme Mendès, je vous remercie.

Nous nous dirigeons donc vers la salle de bain et après m'avoir remis les dites serviettes, elle referme la porte en sortant.

Je me déshabille entièrement et me glisse sous le jet brûlant de la douche. Je me lave énergiquement, plusieurs fois, pour effacer toutes les traces de ma nuit d'ivresse et de luxure. Je tâte mon anus pour voir s'il est revenu à une taille normale et je ressens une légère douleur mais rien d'inquiétant.

Après 20 minutes à me frotter, me laver, me rincer, me relaver, je sors enfin de la douche. Après avoir ôté la buée sur le petit miroir de l'armoire de toilette, j'ose me regarder dans les yeux. Une barbe naissante me dévore les joues, mais j'ai retrouvé des couleurs, mes yeux ont dégonflé, et je me sens enfin propre.

Après m'être séché, je me ceins la taille du drap de bains et sors de la salle de bains. Devant être à l'affût du moindre bruit, j'entends Mme Mendès me dire :

- Les affaires propres sont dans la chambre de Victor, Romain. Allez-vous habiller et venez prendre un petit déjeuner. Vous devez mourir de faim.

- Tout de suite Madame.

Je pénètre dans la chambre de Victor. Je réalise que c'est la 1ère fois, et je découvre une chambre d'adolescent, avec ses posters de sportifs, son bureau d'étudiant, son lit une place…et sur le mur, à côté de la lampe de chevet, une photo de lui et moi accrochée au mur !!!

Je ne sais pas de quand elle date ni qui la prise, mais nous avons l'air très heureux tous les deux. Et finement inscrit au-dessus de mon visage, un mot de la main de Victor qui dit « Romain, the best !! I Love you !!!! »

Ces quelques mots me transpercent le cœur d'un coup, et je sens de nouveau que mes yeux se gonflent mais je réprime aussitôt ces nouvelles larmes. Au contraire, sois heureux, me dis-je intérieurement, lui au moins est honnête et sincère.

Sur le lit, je trouve un slip blanc de Victor que j'enfile rapidement. Apparemment, Victor porte une taille en dessous de la mienne car le slip me serre un peu et me moule particulièrement le sexe…Puis je mets un pantalon de jogging gris anthracite et un t-shirt blanc tout simple. Le pantalon est un peu étroit mais je me dis que l'étoffe va se détendre. Quant au t-shirt, lui, il me moule le corps et mets mes formes en valeur. Je réalise que j'ai maigri en me voyant dans le miroir de la chambre…

Je sors de la chambre et vais rejoindre Mme Mendès dans la cuisine. Et là surprise, sur la table, croissant, baguette fraiche, jus d'oranges fraichement pressées, différentes confitures, fruits frais et laitages !!!! Un vrai déjeuner d'hôtel de luxe !!! Mais comment a-t-elle fait pour réunir et préparer tout cela en quelques minutes ???

Je m'attable, intimidé par tant de sollicitude et de générosité. Mme Mendès me dit alors :

- Allez-y, prenez ce qui vous fait plaisir, mangez, ça ne pourra que vous faire du bien !!!! Vous voulez du thé, du café, du cacao ?

- Un café volontiers Mme Mendès…

- Appelez-moi Carmen, voulez-vous ?

- Bien Madame, euh Carmen…

J'attaque un croissant avec de la confiture et me rends compte que, effectivement, je suis affamé et qu'en fait, hormis boire de la vodka hier soir, je n'ai rien avalé depuis hier matin.

Pendant plusieurs minutes, je me rassasie de tous les délices mis sur la table par Carmen, me délectant du café chaud et revigorant, quand d'un coup, je réalise que Carmen est restée debout, en retrait, adossée à l'évier. Alors que j'allais enfourner comme un glouton ma troisième tartine, je suspends mon geste et dis, la bouche encore pleine :

- Mais vous ne prenez rien Carmen ?

- J'ai déjà déjeuné tout à l'heure…

- Mais vous êtes debout depuis quelle heure ?

- 5h30, comme chaque matin…

- Mais vous travaillez ce matin ?

- Non, pas ce matin, me dit-elle. Mais je sais qu'elle me ment car Victor m'avait dit qu'elle commençait tous les matins, sauf le dimanche, à 7h30.

- Carmen, vous allez être en retard…

- Non, je vous dis, et puis une fois en 40 ans, ça ne sera pas la mort !!!

- Je ne veux pas que vous ayez des ennuis parce que je débarque comme ça, comme un gueux et que vous avez la gentillesse de m'accueillir.

- Romain, je ne travaille pas aujourd'hui.

- Très bien, dis-je en comprenant que je ne dois pas insister.

Je finis ma tartine et mon café, et pousse un soupir d'aise, repu.

- Alors, ça va mieux ?

- Oui Carmen, merci !!! c'est le meilleur petit déjeuner de toute ma vie !!!

- Tant mieux, dit-elle sans rien ajouter.

Je comprends alors que maintenant, c'est à moi de parler, et de lui dire pourquoi j'ai débarqué chez elle, à l'improviste, comme un rustre puant l'alcool, le sexe et autres parfums infâmes.

Je l'invite à s'assoir. Elle se sert un café, me ressert dans mon bol, et met deux sucres dans le sien. Le tintement de la cuillère contre la faïence meuble le silence qui s'est installé, puis je me décide enfin à lui parler.

Et là, je lui raconte tout.

Le décès de François…

Le choix du comité de direction de me nommer Président…

La journée à prévenir tout le monde…

La lettre de François…

L'héritage de la société…

Les aveux de Matthieu et Marie…

Même ma nuit d'errance dans le Marais, sans pour autant être trop cru dans les détails…

Je lui parle aussi de mon amour pour Matthieu, de mon viol, de notre vengeance, de Victor, de Rachid, tout, je lui raconte tout…

J'exprime librement et sans retenue ma douleur, ma colère, ma haine, le sentiment de trahison, de duperie. L'impression d'avoir été pris pour un con et un pigeon.

Je lui parle à cœur ouvert. Je vide mon sac devant elle comme j'aurais aimé pouvoir le faire avec ma propre mère, avec un sentiment d'abord confus, puis qui s'affirme au fur et à mesure que je parle, un sentiment qui m'était totalement inconnu jusqu'à cet instant, celui de pouvoir faire entièrement confiance à quelqu'un sans avoir peur d'être jugé.

Puis je me tais, épuisé mais avec une sensation étrange et réconfortante de bien-être et d'apaisement. Pour la première fois depuis des jours, je me sens serein, apaisé.

En regardant la vieille pendule Jaz au-dessus de la fenêtre, je réalise que j'ai parlé sans arrêt pendant plus de deux heures, et que pendant deux heures, Carmen m'a écouté, sans jamais dire un mot, en tournant sa cuillère dans son bol de café désormais froid et imbuvable.

Elle laisse quelques secondes de silence passer, puis doucement, pose sa cuillère à côté de son bol, me sourit, se lève et me dépose sur le front le plus doux des baisers jamais reçu. Puis, me tenant le visage entre ses mains douces, plantant son regard dans le mien, elle me dit d'une voix calme et posée :

- Pardonne Romain, Pardonne…

- Tu as le droit d'être en colère contre Matthieu, François et les autres. Mais ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait pour toi. Ils ont fait pour t'aider, pour te faire grandir, pour te faire murir. Ilsont compris à quel point tu étais quelqu'un d'exceptionnel, comme je l'ai compris le jour où je t'ai vu pour la 1ère fois ici.

- Il n'y a aucune volonté de te tromper, te duper, d'abuser de toi de leur part. Il y a juste la volonté d'aider quelqu'un qui méritait ce coup de pouce au départ de sa vie…

- Comme toi tu l'as fait pour Victor, François, avec l'aide de Matthieu, l'a fait pour toi…Et même au-delà de sa mort, il continue de t'aider.

- Alors, Romain, pardonne !!! pardonne et va les retrouver, va leur parler, va leur dire que tu as compris, et que maintenant que tu connais la vérité, vous allez bâtir une nouvelle étape de votre vie, de ta vie.

- Va retrouver Matthieu et dis-lui que toi aussi tu l'aimes. Maintenant que tu sais qu'il est libre et qu'il t'aime, vas vite le retrouver et aimez-vous.

- Va t'occuper de la société que François t'a offerte, elle t'attend et espère tant de toi !!!

- Va retrouver tes amis et dis leur que ce qui est passé appartient au passé.

- Va, Romain, vas-y maintenant, tout de suite. Pars, et ne reviens ici que lorsque tu auras pardonné, car ils attendent tous ton pardon, parce qu'ils savent que tu as souffert à cause d'eux, mais que tu as en toi la grandeur d'âme de les comprendre et de les pardonner.

- Pars, mon Fils, je ne veux plus te voir ici !!

Elle s'écarte doucement de moi, me sourit de nouveau. Un silence empli de sérénité, d'amour et d'espérance nous entoure.

Ce silence est déchiré par la sonnerie du téléphone. Carmen se lève péniblement, va répondre, et j'entends :

- Allo…oui mon chéri je vais bien…oui je sais…oui, je sais je te dis…oui… Victor, Romain est ici…oui, ici…non, ne viens pas…laisse le revenir lui…oui…oui…à tout à l'heure mon chéri…je t'embrasse…

Carmen raccroche et me rejoint.

- C'était Victor. Il a eu Matthieu hier soir au téléphone. Matthieu lui a tout raconté. Ils sont tous morts d'inquiétude pour toi et ratissent tout Paris pour te retrouver. Va les rejoindre…

Dans un geste spontané, je prends Carmen dans mes bras et la serre très fort. Je dépose un long baiser sur sa joue, le baiser d'un fils à sa mère, et lui glisse à l'oreille :

- Vous êtes une Sainte, Carmen…

- Non, juste une mère…

- Merci !!!

Je quitte alors l'appartement, l'âme enfin en paix… 

31- PARDON

Je gare l'Audi devant l'immeuble. Je reste quelques instants les mains posées sur le volant, calmant ma respiration. Malgré l'apaisement que les paroles de Carmen m'avaient apporté, une sourde angoisse montait en moi au fur et à mesure que je me rapprochais de l'appartement.

Je sors enfin de la voiture, lève les yeux vers l'étage de Matthieu, et traverse le trottoir. En passant devant le grand miroir du hall, j'aperçois un jeune homme les trais un peu crispés, mais avec une démarche assurée et volontaire.

J'ouvre la porte de l'appartement, discrètement, en pénètre sans bruit dans le vestibule. J'entends la voix de Matthieu venant du salon :

- Victor, je l'ai perdu…à jamais !!!

La voix de Victor lui répond :

- Il va revenir, laisse lui le temps de revenir…Mais je le comprends Matthieu, je te l'ai dit toute la nuit…c'était trop pour lui d'un coup !!! et tu t'es comporté comme un con, Matthieu, un vrai con !!! tu aurais dû fermer ta gueule !!!

- Oui, je sais, j'aurais dû me taire, ne rien dire… tu comprends, Victor, je l'aime !!! je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne !!! et je l'ai perdu !!! et je ne pourrai plus jamais lui dire « je t'aime » !!!

- Dis le lui quand il reviendra

Je m'avance à pas feutrés vers le salon.

- Mais je…

Matthieu suspend sa phrase quand, trahi par le craquement du parquet, il me voit apparaitre dans l'encadrement de la porte. Victor se retourne et s'écrie :

- Romain, enfin !!! putain, tu nous as...

Mais il s'interrompt aussitôt, constatant que je ne fais même pas attention à ce qu'il dit et que mon regard est braqué sur Matthieu.

Ce dernier s'avance puis s'arrête à un mètre de moi. La tension est palpable dans l'atmosphère. Nous nous fixons mutuellement du regard pendant de longs instants, sans un geste, sans un bruit, hormis nos respirations qui trahissent la gravité du moment.

- Salut, dit Matthieu d'une voix mal assurée

- Salut, dis-je sobrement.

Puis il se précipite vers moi pour me prendre dans ses bras mais je l'arrête net d'un geste impérieux de la main à 20 cm de moi. Freiné dans son élan, Matthieu me regarde interdit, inquiet et comprend alors qu'effectivement, il a tout perdu cette nuit, comme moi j'ai perdu mon innocence et mes illusions.

- Romain, je…

- Tais-toi !

- Je…

- Chut !

Matthieu me lance un regard implorant un pardon, et je lis dans ses yeux sa douleur, son remords.

Victor est quant à lui tétanisé dans son fauteuil. Il retient son souffle, conscient d'assister à un moment crucial entre Matthieu et moi.

Je dévisage Matthieu, d'un regard froid et méthodique. Sa joue droite est couverte d'un pansement, vestige de mon coup au visage, et tout autour du sparadrap, les tissus tuméfiés ont viré au violet, témoin de la violence de mon coup de poing. Cette blessure le rend encore plus beau, plus viril, et en même temps plus vulnérable et fragile.

Je souris intérieurement en constatant que nous sommes tous les deux vêtus de la même façon, jogging gris et t-shirt blanc…comme deux frères…La seule différence, c'est que Matthieu est pieds nus, alors que je porte des baskets appartenant à Victor.

Le temps est suspendu. Je vois le torse de Matthieu se soulever rapidement par l'action de sa respiration qui trahit son inquiétude. Pour ma part, je me sens calme, détaché, et les paroles de Carmen résonnent dans mon esprit. Et un mot revient sans arrêt, comme un leitmotiv, ce mot, c'est…

Pardon.

Ma main se lève doucement. Matthieu a un mouvement de recul, mais quand je la pose doucement sur sa nuque et l'attire vers moi pour poser sa tête dans mon cou, je sens que tous ses muscles se détendent immédiatement et qu'il s'abandonne entre mes bras.

- Je t'aime, Matthieu, lui dis-je doucement à l'oreille. Je t'aime moi aussi, et je veux vivre avec toi…

Et comme moi avec Carmen quelques heures plus tôt, Matthieu explose en sanglots, la tête nichée dans le creux de mon cou. Un chagrin qui trahit toute l'angoisse vécue au cours de la nuit, la peur de tout perdre, le remords, et la joie d'être pardonné malgré tout.

- Pardon, Romain, pardon…

Son corps est secoué par les tremblements de ses pleurs, et je caresse doucement ses cheveux, lui laissant le temps nécessaire à épancher ses larmes trop longtemps retenues.

Je regarde Victor en lui souriant, et je le vois pousser un énorme soupir de soulagement. Il se lève, passe à nos côtés, pose doucement sa main sur mon épaule et la presse tendrement, puis s'en va sans un mot, nous laissant seuls tous les deux…

31- AUJOURD'HUI…

Après nos retrouvailles, dans les jours qui ont suivi, j'ai organisé les funérailles de François avec Marie et le notaire, réglé la succession, et pris connaissance de tout ce qu'il m'a légué.

En plus d'un compte en banque crédité de 50 millions d'euros, il m'a laissé sa maison de Saint Cloud, une grande maison avec un jardin immense, un havre de paix où je peux me ressourcer loin du bruit et de la folie quotidienne. J'ai découvert également que François était un esthète, car la collection d'œuvres d'art contenues dans sa maison ferait pâlir les plus grands musées…Avec Marie, nous allons bientôt inaugurer la Fondation François Wagner, qui présentera toutes les œuvres chères au cœur de François, et qui aidera des jeunes à se lancer dans la vie grâce à une bourse de la fondation.

Wagner SA a connu un essor fulgurant grâce à une mobilisation sans faille de l'ensemble du personnel en mémoire de François. A son décès, nous étions à peine 150 en France. Nous sommes désormais 7000 à travailler à travers le monde au sein de l'entreprise…Et demain sera un jour important pour le Groupe Wagner- Dupuis SA, car ce sera le 1er jour de sa cotation au CAC 40…Christophe est devenu le Directeur commercial du groupe, Sophie, la Secrétaire Générale et Martin, l'ancien DAF, et maintenant le Directeur Général de Wagner – Dupuis SA.

Victor est aujourd'hui le Directeur de la Zone Export Amériques. Rachid et lui sont partis s'installer à New York dans un grand loft donnant sur Central Park que j'ai offert aux deux amoureux. Rachid a dévoilé des talents de peintre et il expose désormais dans les plus grandes galeries newyorkaises. Un de ses toiles est d'ailleurs au-dessus de mon bureau, représentant un visage composé d'une partie de celui de Victor, Matthieu, François et moi…

Carmen Mendès a été virée le soir même par sa boite de ménage après qu'elle se soit absentée pour me recueillir. Etant désormais riche, voire très riche, j'ai donc racheté bien au-dessus de sa valeur réelle la société de ménage en question, viré les ordures qui n'avaient rien compris à la générosité et au grand cœur de cette femme, et en ai confié la gestion à un ami de Matthieu. Aujourd'hui, nous venons de racheter notre 8ème concurrent…Carmen, elle, n'a pas voulu s'arrêter de travailler, mais désormais, le seul ménage qu'elle fait, c'est celui de mon bureau, car elle seule a le droit de le faire. Je lui ai aussi offert un appartement dans un quartier plus agréable pour elle, même si je ne pourrai jamais la remercier comme elle le mérite de tout ce qu'elle a fait pour moi ce matin…Elle ne sait pas à quel point elle a changé ma vie…

Quant à Matthieu…

Après que Victor ait quitté l'appartement, nous avons longuement discuté tous les deux, longuement…en fait, toute la journée et toute la nuit qui a suivi mon retour.

Il m'a tout dit, absolument tout.

Et j'ai découvert un autre Matthieu.

Un gamin qui venait de l'assistance publique, qui n'a jamais eu de parents, passant de foyers d'accueil en centre de redressement.

Un jeune homme qui a commis quelques erreurs et qui lui ont valu quelques séjours en prison.

Puis il y a eu François…François qui a été le père qu'il n'avait jamais eu, le mentor et l'amant qui lui a appris à aimer les hommes, mais aussi à s'aimer, à avoir enfin de l'estime pour soi, le chef d'entreprise qui l'a aidé à sortir du cercle infernal et qui lui a fait confiance.

Matthieu lui devait tout, tout ce qu'il était devenu. Et quand François lui a demandé de me séduire pour qu'enfin, je puisse ramener un contrat, et que j'explose professionnellement et personnellement, il n'a pas pu lui refuser.

Alors il m'a cherché, m'a retrouvé, et la suite, inutile de revenir dessus…

Après cette très longue discussion, Matthieu a voulu que nous fassions l'amour. Mais n'étant pas certain que mes « partenaires » d'un soir dans le Marais soient tous sains, et parce que je n'étais pas encore tout à fait prêt à refaire l'amour avec lui, j'ai refusé…

Je me suis fait dépister et grâce à Dieu, je suis resté séronégatif…Mais pendant 3 mois, nous n'avons pas couché une seule fois ensemble. Nous vivions chacun chez nous, nous retrouvant régulièrement, mais toujours de façon chaste. Grâce à ces trois mois de relations sans sexe, nous avons appris à nous découvrir, à nous apprécier, et surtout à nous aimer toujours plus.

Aujourd'hui, Matthieu a revendu son appartement de Boulogne, et nous partageons le même lit.

Et si j'ai respecté presque toutes les volontés de François, il en est une que j'outrepasserai Samedi prochain…

Samedi prochain, Matthieu et moi allons nous marier…

-FIN-

Romain

romainjm@hotmail.fr

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