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HISTOIRE

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Jean

Alors que je viens de fêter mon quarante-huitième anniversaire et après plus de quinze ans de vie commune, ma compagne et moi avons décidé d'un commun accord de nous séparer. La vie s'est chargée de nous faire emprunter des chemins divergents. La séparation n'est pas facile, douloureuse même, on ne renonce pas à une vie partagée pendant de si longues années sans blessure. Au moins n'avons-nous pas eu d'enfants, elle n'en voulait pas et je n'ai pas insisté. Il me faut donc réapprendre à vivre seul. C'est un chemin difficile, aride, surtout la nuit et  il m'arrive de retarder au maximum l'heure de me coucher. Je suis fait de chair et de sang et la chair a ses besoins. Si notre vie de couple était réussie, c'était au moins sur ce plan là. La gestion du quotidien par contre devenait de plus en plus difficile, il paraît que je deviens plus casanier avec l'âge, elle me disait «  Jean, tu te pépèrises » ! Moi, je lui reprochais son goût immodéré pour les nouvelles toilettes, alors même que son dressing débordait, à mes yeux masculins, de vêtements à peine portés. Des chamailleries pour des petits riens ont fini par gangréner notre relation, la réconciliation sur l'oreiller de moins en moins durable. La séparation s'est imposée, palpable, inéluctable. Nous n'avions plus grand chose à partager : nous avons parcouru le bout du bout du chemin.

J'ai donc emménagé dans un petit appartement, confortable, lui laissant la maison. J'y 'ai tout très vite pris des habitudes d'ours solitaire. Repéré bien vite par ma hiérarchie comme nouveau célibataire, on me décrète plus disponible désormais pour des missions éloignées de mon domicile, et on n'hésite pas ! Je dois tout particulièrement animer des séminaires aux quatre coins de la France pour le grand groupe agroalimentaire qui m'emploie. J'y travaille avec des collègues venant de tous les sites du groupe, afin de développer des synergies.  En tant qu'ingénieur en contrôle de qualité et avec la superposition des règlementations nationales, européennes voire internationales je ne manque pas de travail pour standardiser et optimiser les procédures avec un objectif clairement avoué : les économies d'échelle et le développement de l'export. De fait je me déplace beaucoup. Je dois bien admettre que ça comble en partie le vide de ma vie privée.

C'est lors d'un de ces séminaires que j'ai rencontré Pierre. Nous nous sommes découverts un point commun : notre formation dans la même grande école, dont nous sommes sortis avec quelques années d'écart, il est  vrai.  En fait, Pierre n'a que  26 ans et débute sa carrière comme assistant ingénieur dans une de nos usines implantée dans une petite ville de province. Il est donc, entre autre, chargé de mettre en œuvre localement les process que nous élaborons avec les autres cadres qualité du groupe.

J'ai tout de suite été séduit par son charisme, sa présence, son enthousiasme, son énergie. Quand son sourire illumine son visage, le soleil lui-même s'éclipse. Ses idées novatrices sont souvent adoptées par l'équipe après modération par des cadres plus expérimentés et adaptation aux nombreuses contraintes locales. Nos relations de travail sont remplies d'estime que je pense réciproque. Professionnellement,  j'apprécie au plus haut point sa franchise et sa disponibilité. Une de mes missions consiste à piloter une rénovation d'ampleur des chaînes de production dans l'entreprise où Pierre est en poste. Je me rends donc régulièrement dans son usine et travaille avec lui de façon plus spécifique sur ce projet. Lors de ces déplacements, je loue une chambre dans l'unique hôtel du lieu. Sans être de grand luxe, il est confortable, le restaurant agréable pour un prix correct, largement couvert par mes frais de mission.

J'ai plusieurs fois invité Pierre à prolonger notre journée par un simple dîner dans ce restaurant, infiniment plus agréable que la cantine de l'usine. Mais il a toujours décliné mes invitations, sous des prétextes divers, ses entrainements de natation en particulier. J'ai fini par comprendre qu'il ne souhaite pas étendre notre relation en dehors du cadre professionnel. Si je suis déçu, je ne m'explique pas ses refus et  j'en suis presque meurtri. Je le regrette d'autant plus que les souvenirs communs de notre école nous rapprochent et nous lient. Nous construisons peu à peu une complicité intellectuelle telle qu'il nous arrive de nous comprendre au delà des mots. Nos phrases se complètent si spontanément et si souvent qu'il nous arrive d'en rire. Je pense de plus en plus régulièrement à Pierre en dehors du cadre professionnel. La pratique intensive de la natation, une de ses rares confidences sur sa vie personnelle, lui a formé un corps que je devine sec et  musclé sous ses vêtements de travail. Peu à peu des interrogations curieuses me viennent à l'esprit : comment  son corps est-il sculpté, est-il épilé comme les nageurs de l'équipe de France dont les plastiques contribuent à  vendre certaines grandes marques de cosmétiques...

Notre complicité au travail, nos échanges fluides, un certain vide dans ma vie personnelle aussi, sans doute, font qu'il s'est insinué dans mes pensées, y occupant  une place de plus en plus importante, envahissante, quasi obsédante.  Son image s'impose à mon esprit de plus en plus fréquemment et dans des moments incongrus, improbables ou équivoques.

Ainsi, il m'arrive quand je fais mes courses de me demander quelles sont ses marques préférées. En passant près d'une librairie, quelles sont ses lectures. En voyant les rayons de lingerie s'il porte des boxers ou des caleçons. Je suis heureux, joyeux  de me préparer pour le retrouver, radieux, sur notre lieu de travail. Je n'ai rien vu venir, une forme d'addiction s'est  installée peu à peu, sans qu'il n'ait vraiment rien fait pour cela. Tout son être a envahi ma mémoire, l'a imprégnée de son ADN.  Sa présence se fait de plus en plus prégnante, il devient mon unique pensée, l'objet d'un désir entêtant. La richesse de nos échanges intellectuels s'est muée en une envie charnelle. Cette attirance que je tente d'apprivoiser, me laisse perplexe, mais elle m'envahit, me submerge, telle une onde de choc.

Mon corps réagit souvent désormais en sa présence. Je ne peux plus me le cacher : mon désir de Pierre est devenu physique. Je n'ai jamais encore éprouvé ce sentiment pour un homme. Cette attirance me trouble. M'inquiète-t-elle ? Je ne saurais le dire encore. Elle casse mes codes, c'est certain.

Comment la lui faire savoir ? Comment la recevrait-il ? Ces interrogations me minent.

Il m'arrive désormais de me réveiller le matin souillé de la trace de rêves érotiques dont Pierre est inévitablement l'objet.  Seul dans ma chambre le soir venu, lorsque me pensées volent vers lui,  je m'autorise en pensées à le plaquer contre le mur de notre laboratoire pour l'embrasser, à envahir sa bouche de ma langue curieuse, à le caresser de mes mains baladeuses. Il doit avoir la peau si douce ! J'imagine le grain de sa peau, m'enivre du souvenir de son parfum. Mon cerveau s'affole. Ma virilité s'émeut, et je me trouve à sourire béatement devant le miroir de la salle d'eau de ma pauvre chambre d'hôtel. La tension devient si forte qu'il me faut l'évacuer toutes affaires cessantes par une pratique solitaire. Mon imaginaire voyage, et c'est la bouche de Pierre qui me dévore, puis c'est sa  main qui s'active et me donne du plaisir. Les yeux fermés, je crois plonger dans sa gorge accueillante. Je finis par évacuer mon excès de fluide dans le lavabo où il se perd. Juste après j'éprouve une grande tristesse, un dépit insondable, tandis que s'installe la mélancolie.  Véritablement navré  je me maudis pour ces gestes impurs, ces pensées improbables...

Ce matin là, la gérante de l'hôtel m'informe de l'indisponibilité de la chambre que j'occupe habituellement et dont je souhaitais prolonger la réservation pour la semaine à venir. En l'effet tout l'hôtel est privatisé de longue date  par un événement familial. Je suis donc à la rue. C'est d'autant plus fâcheux que c'est justement cette semaine qu'à l'usine sont livrés des derniers robots que je dois réceptionner au nom du groupe !

J'essaie de négocier mais rien n'y fait : toutes les chambres sont affectées et il me faudra trouver ailleurs à me loger quitte à devoir parcourir de longs kilomètres matin et soir. Ca tombe bien évidemment et comme toujours au plus mauvais moment ! Fameuse loi de Murphy !

Je vais donc travailler de mauvaise humeur. D'ailleurs Pierre me trouve irritable, ce qui ne m'est pas habituel.

- Qu'est-ce qui t'arrive ce matin ? Rien ne te convient aujourd'hui. Tu me rappelles mon père quand il se lève du pied gauche !

Quelle claque ! Je me trouve confronté brutalement à la différence d'âge entre nous. C'est vrai Pierre est plus jeune que moi, il aurait l'âge d'être mon fils...

- Excuse moi, Pierre, c'est que j'ai appris que mon hôtel est complet pour la semaine prochaine : je vais devoir me farcir 50 km matin et soir alors qu'on installe la nouvelle chaîne de production. Ca me met de mauvais poil.

- Ah, ce n'est que ça. Et bien je peux t'héberger si tu veux : je loue une maison avec plusieurs chambres dont je n'ai pas l'usage.  Le lit dans la chambre d'ami est une seconde main mais si ça te vas, tu peux y dormir. Comme on ne va pas compter les heures la semaine prochaine tu n'y dormiras pas beaucoup de toute façon !

Je suis sidéré par sa proposition : il a toujours refusé mes invitations pour un apéro ou un simple repas et il m'invite carrément à dormir chez lui. Bon ce n'est pas dans son lit, mais quand même, c'est chez lui. Quelle évolution ! Moi qui pensais qu'il m'évitait à tout prix, parce qu'il aurait perçu mon attirance !

- Vraiment ? Ca ne t'embête pas ? Je ne veux pas m'imposer, je suis encore capable de faire un peu de route.

- Et bien non, sinon je ne te l'aurais pas proposé. Je t'attends lundi soir. Et maintenant arrête de bougonner s'il te plait, à force tu deviens désagréable et notre travail n'avance pas !

- Alors merci beaucoup.

La journée de vendredi se termine par la supervision des derniers démontages de l'atelier B. Le bâtiment est nettoyé et attend les nouvelles machines. Nous nous quittons à 16 heures et je rentre chez moi pour le week-end, dans mon petit appartement à des années-lumière de Pierre. Je passe du temps à rêvasser, me laissant bercer la perspective de passer des soirées avec Pierre, dans sa vie, dans son chez lui, dans son intimité. Je ne comprends pas pourquoi il m'a proposé le gîte aussi facilement alors qu'il avait décliné toutes mes invitations au restau.  Un paradoxe que je n'arrive pas à lever. Le temps me semble s'égrener trop lentement ce week-end. J'ai hâte d'être à lundi. Mais oserais-je lui parler ? Est-ce souhaitable ? Et si je passais à côté de quelque chose de beau ? Et si je gâchais tout ? Ne vaut-il pas mieux garder l'espoir du possible plutôt que d'être confronté à la certitude de l'impossible ?

Kawiteau

kawiteau@gmail.com

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