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HISTOIRE

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Premier épisode

Kader -02

Je tiens, pour commencer, à remercier ceux qui ont pris la peine de lire mon histoire, et surtout pour les retours positifs... À tous ceux qui se demandent si c’est ma vraie histoire, je peux vous assurer que c’est le cas, même le plus incroyable... certains points sont seulement « romancés » pour servir la fluidité du récit. Il y aura des passages moins axés sur le sexe, parce que tout ne tourne pas toujours autour de ça. J’espère que vous continuerez à prendre plaisir dans votre lecture.

Je rentre ce jeudi soir épuisé. J'ai eu de violentes nausées en fin de matinée et mon bras droit ne m'a plus répondu pendant presque 30 minutes. Tout semble s'accélérer à une vitesse étourdissante. Et ce retour en force des symptômes, juste après un répit inespéré de quelques heures, est encore plus difficile à gérer. J'aurais limite envie d'appeler Kader pour qu'il revienne ce soir, mais je n'ai même pas son numéro, et puis je ne veux pas que cette relation prenne une proportion sentimentale. Je vais me coucher sans manger, mais non sans avoir avalé une batterie de médocs pour m'assommer quelques heures. Vendredi matin épouvantable. Une demie heure la tête dans les chiottes, à essayer de vomir ce que je n'avais pas. Je ne sais même pas si je serais suffisamment en forme pour assurer la soirée. Je décide d'appeler le cabinet pour prévenir que je serai absent, et retourne sous la couette et passe la journée dans le noir.

Kader sonne à 20h tout pile. Il a des pizzas, et porte sur l'épaule un sac à dos. Il m'embrasse sur la joue en me caressant les fesses.

- Ça va ?

Son sourire éclatant me fait oublier une seconde la nuit et la journée de merde que j'ai passées. J’essaie de lui répondre avec l’assurance dont je peux faire montre :

- Ouais... tranquille et toi ?

Il se colle derrière moi et se frotte contre mon cul, me faisant sentir sa teub encore molle au travers de son survet.

- Trop bien j'vais pouvoir rejouer avec ton boul...

Il me lâche, se déchausse, et pose son sac.

- J'ai prévu de quoi dormir...

Ma tête me torture, ma vision se rebrouille un peu...

Je le pousse sans ménagement contre le mur et l'embrasse en me serrant contre son corps chaud.

- Wouaouh !! j'me doutais que t'avais kiffé mais pas à ce point !

Il affiche un sourire de gosse, trop content de lui. Alors que je bouffe son cou ma main part direct dans son caleçon, il n'a pas mis sa connerie de cockring.

- Attends les pizzas vont être froides...

Mais déjà je suis à genoux, devant sa bite qui prend doucement du volume.

- Tu veux pas qu'on mang..

J'avale sa queue en entier, ça le rend muet. Je pense que je prends au moins autant de plaisir que lui à le sucer. Il tient toujours les pizzas dans sa main et j'ai vraiment le sentiment qu'il est à ma merci. Je retire mon jogging sans lâcher son zob qui a bien durci. Je mouille mes doigts et humidifie ma chatte, il me le faut bien profond. Je me relève et me colle contre sa bite tendue, dos à lui. Il pose enfin les pizzas sur la console et je mets moi même ses bras autour de moi. En le maintenant comme ça je me retourne face au mur et ondule pour faire glisser son dard bien raide dans ma raie. Il semble reprendre ses esprits et le contrôle de la situation. Il lèche mon cou, mes épaules, me mordille, en présentant son gland humide contre ma rondelle. Je me détends au max et recule vers lui alors qu'il s'avance vers moi, il est ainsi rapidement enfoncé jusqu'à la garde. Je savoure cette sensation, ses grosses couilles bouillantes plaquées à l'entrée de mon cul, et son énorme barreau qui me remplit à la perfection. Il commence à glisser lentement et très sensuellement entre mes fesses.

- Vas y lâche toi...

Il accélère un peu, insuffisant à mon gout.

Je me cambre indécemment en prenant appuis contre le mur.

- Putain vas y à fond ! Baise moi Kader !

Il ne dit rien, mais ses mains empoignent fermement mes hanches. Il se retire tout doucement, laisse son gland quelques instants à l'entrée de mon cul. Puis avec une rapidité et une violence peu commune il m'enfile à bloc. J'échappe un petit cri, c'est ce que je voulais. Les battements dans mon crâne me donnent l'impression de se faire moins oppressants. Il recommence, sort lentement et revient comme un bourrin. Il recommence l'opération encore et encore, comme pour me faire regretter d’avoir osé le chercher... Il me chauffe vraiment le cul, mais la légère douleur que je ressens est alliée à une excitation et une sensibilisation délicieuses. Quand enfin il me martèle le boul à grands coups de reins, je peux ainsi savourer toute la puissance et la taille de son bon gros chibre. Après quelques minutes où nous soufflons tous les deux comme des bœufs, il se retire, enserre mon torse, me maintient contre le sien, relève ma jambe gauche et me remet sa bite de fou. Il est moins à l'aise dans cette position pour me pilonner aussi violemment qu'avant mais je sens bien mieux sa queue me labourer. Ça fait un bon moment qu'il me tringle dans cette position. Je ne saurais dire combien mais il est endurant le mec.

- Faut que je crache là... j'ai trop envie d'te repeindre les seufs...

- Attends que je vienne avant !

Mais de lui même il saisit ma bite, sa main glisse divinement sur mon gland trempé de mouille, et il me branle fermement en rythme avec ses coups de queue. Je jouis rapidement comme ça. Il prend le temps de me faire kiffer jusqu'au bout puis se retire et se branle sur mon cul toujours tendu. Le râle qu'il pousse quand je sens le premier jet sur mes reins me donne des frissons. Son sperme est chaud et abondant, et plusieurs filets zèbrent mes fesses et mes reins. Ma tête est comme anesthésiée, la douleur s'en est allée.

Je me retourne et l'embrasse avec beaucoup de reconnaissance.

- T'en avais besoin on dirait...

Il est en sueur, à bout de souffle, un sourire de dingue scotché sur ses belles lèvres.

- Tu sais pas à quel point...

Rafraîchis, repus, nous sommes calés devant un film en VOD. Alors que les images nous font découvrir un Bilbon dans sa Contée, son bras passe derrière mes épaules et m'attire contre lui. Je le regarde, il m'embrasse, plein de tendresse. C'est dingue l'effet que ce gars a sur moi. Comment peut il parvenir à annihiler les symptômes de cette saloperie... Et puis il est chelou... Il joue les machos, non, c'est un macho, qui annonce chercher que du cul, « une bonne chatte à gérer pour bien se vider », et il est là, dans mon canapé, à mater un film en me câlinant... curieux animal...

- Tout à l'heure j'ai vraiment eu l'impression que tu t'servais d'moi..

On est dans la cuisine, on fume une clope devant une vodka.

- Comment ça ?

Il me fixe de son regard noir, déterminé.

- Bah comme si j'étais juste un gode sur pattes, comme un objet.

Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire.

- Ça doit t'faire bizarre de ressentir ça toi ! D'habitude tu es dans la situation inverse.

Il ne rit pas le moins du monde.

- Non c'est cool... mais c'est juste que ça tranche avec ce que tu es, c'est pas toi d'être comme ça...

Je retrouve mon sérieux. Nos regards sont vissés...

- Qu'est ce que tu en sais ?!

- C'est évident... j'sais pas mais ça colle pas..

Je lui souris tendrement.

- Te pose pas trop de questions, j'avais juste très envie d'toi...

Nous nous couchons dans une atmosphère très détendue, Kader se montre à la fois un amant attentionné tout en restant le gars sûr de lui et hyper macho. Le cocktail est incroyable, tout comme le plaisir qu'il me donne.

Je suis sur le côté, il est collé derrière moi.

- Putain j'ai encore envie que tu m'suces...

- Encore !!?

Il lâche un petit rire à la fois viril et enfantin.

- Grave ! Allez... pour que je dorme bien...

Il se frotte pour me faire sentir que sa bite prend grossit. Je glisse ma main entre nos corps et caresse doucement sa tige bien épaisse. Puis très vite je me retourne. Nous nous embrassons crescendo, tendrement puis de plus en plus sauvagement, nos caresses se font bestiales. Je descends sur son torse de fou, ses aisselles, ses tétons sensibles à mes coups de langue, puis son ventre magnifique, les poils de son pubis, et enfin la base de sa bite de cheval. Ma langue remonte le long de ce monstre, redescend, remonte, redescend, remonte, pour je l'engouffre d'un coup. Il est bandé a fond, et je l'avale presque entièrement. Il souffle bruyamment chaque fois que son gland tape l'entrée de ma gorge. Ses mains s'assurent puissamment que je prends bien à fond son chibre à chaque aller retour. Je me dégage et m'allonge sur le dos, la tête dans le vide.

- Viens...

Il comprend et se lève.

- Allume la lampe.

Quel délice de voir ce putain de mec en contre plongée, ma tête encadrée par ses cuisses musclées et poilues, ses bonnes grosses couilles toujours pleines, sa bite bien tendue à l'horizontale, et son torse à faire baver de jalousie n'importe quel gars.

Il se baisse un peu et caresse mon visage avec son gland humide. Il s'attarde un long moment sur mes lèvres, à jouer avec ma langue que je tends langoureusement.

- T'es trop sexy la vérité...

Cette phrase me chauffe à fond et fait tressauter ma bite tendue à bloc.

Doucement il reprend possession de ma bouche, il va et vient tranquillement, mais chaque fois plus profondément. Le passage de ma gorge ne se fait pas sans mal, mais à force de patience, et de coups de reins savamment orientés, il parvient à écraser ses bonnes burnes sur mon nez. Il reste comme ça quelques secondes en lâchant un "putain" qui me donne des frissons et se retire pour me laisser respirer. Mais tout de suite il revient, il habitue ma gorge à sa queue, il la formate pour son calibre et je kiff ça autant que lui. La cadence s'accélère tant et si bien que je salive comme un porc.

- Assieds toi par terre.

Bien sur je m'exécute, ce mec peut me demander ce qu'il veut..

Direct il retrouve le chemin de ma gorge bien ouverte, et rapidement ses bonnes boules viennent taper sèchement contre mon menton et ses poils viennent me chatouiller le nez.

- Putain on m'a jamais pompé comme ça ! Raaaah putain comme c'est booooon !

Je jouis intérieurement de l'entendre dire ça.

Les minutes s'enchaînent et je commence à avoir la gueule en vrac, sa bite glisse "toute seule" maintenant. Après un nouveau moment où il profite de ma bouche langoureusement, il accélère la cadence pour littéralement me défoncer la gueule.

- Putain bébé dis moi que j’peux cracher dans ta bouche !

Tout ce qu'il veut...

De mes deux mains je l'attire vers moi et l'encourage à conclure comme ça.

- Putain t'es une bombe...

Ses couilles claquent tellement fort contre mon menton que je me dis que ça doit limite lui faire mal.

- Oh putain ça monte ! Oh puuuutaiiiiin ! Aaaaaaargh !

Il s'enfonce à fond et reste planté comme ça alors que les premiers jets me tapissent la gorge. Sa tête est frénétiquement secouée d'avant en arrière. Moi j'ai le nez plongé dans sa touffe qui sens divinement bon le mec bien excité, et je prends ma bite prête à exploser et douloureuse à force de trop bander.

Il redonne des coups de reins saccadés en finissant de se vider. Et alors qu'une partie de son jus, qui est pas dégueulasse du tout, coule sur mon menton j'explose à mon tour. L'excitation d'avoir satisfait ce mec me fait prendre un plaisir que peu de gars ont réussi à me donner en me baisant. La tension retombe et j'achève de nettoyer sa bite à peine ramollie. Je kiff vraiment son jus, pas amer, un peu liquide, et puis c'est le sien en fait... Il peine de son côté à reprendre son souffle. Et après m'avoir laissé jouer encore un peu avec son membre toujours bien épais, il se laisse tomber sur le lit, et visiblement il est complètement vidé, et dans tous les sens du terme. Je ramasse vite fait mon sperme avec mon caleçon qui traîne là et je m'allonge à ses côtés.

Direct il me prend dans ses bras et vient sur moi. Son souffle est toujours fort et chaud.

- Putain la vérité j'ai jamais pris mon pied comme ça.

Je souris en caressant sa nuque et ses côtes.

- Sérieux déjà c'est rarissime qu'on la prenne en entier, et toi, putain je t'épouserais tellement tu m'fais rêver...

Nouveau sourire de ma part.

- T'as kiffé toi ?

- À fond... de mon côté j'ai jamais autant kiffé sucer un mec...

Il m'embrasse alors comme il sait si bien le faire, et comme il sait si bien le faire, il me fait totalement rêver..

Bip. Je me réveille dans le gaz. Bip. La lumière est éblouissante. Bip. Tout est blanc. Bip. Je cligne des yeux. Bip. J'ai la tête en vrac. Bip. J'ai l'impression qu'un 38 tonnes m'est passé dessus. Bip. Et putain c'est quoi ce "bip" ? Bip.

- Cédric ?

Bip.

- Cédric ça va ?

Bip.

J'entrevois les contours d'un pièce toute blanche. Bip. Une silhouette passe précipitamment dans mon champ de vision. Bip.

"Il est réveillé ! Venez vite il est réveillé !"

Bip.

Je connais cette voix. Mais de là à mettre un prénom dessus....

Bip.

Putain il commence à me casser la tête et les couilles ce fils de pute de "bip" à la con !

Bip.

Je crois que plusieurs personnes font irruption dans la pièce où je me trouve. Un doigt garde mon œil gauche ouvert et une lumière incroyablement chaude et aveuglante danse devant moi. Pareil avec l'œil droit.

- Vous m'entendez ? Faites "oui" de la tête si vous m'entendez !

Bah attends je vais te le dire que je t'entends connasse, mais seule une sorte de grognement sort, et mon larynx est douloureux de se sentir contracté contre un objet qui n'a manifestement rien à foutre dans ma gorge. Du coup bah je hoche la tête comme un abrutis.

- Vous savez où vous êtes ?

"Non" de la tête.

- Vous êtes à l'hôpital. Savez vous pourquoi vous êtes ici ?

"Oui" de la tête, enfin je crois.

- Vous avez mal à la tête ?

"Oui" de la tête.

- Quelle est l'intensité de la douleur sur une échelle de 1 à 10 ? Clignez des yeux autant de fois que le résultat.

"Une, deux, trois, quatre, cinq clignements". Puis un sixième.

- D'accord. Le docteur va arriver, je préviens vos parents que vous êtes réveillé.

- Non je vais m'en charger.

Mais putain à qui elle est cette voix ?!

- Comme vous voulez..

Et tout le monde sort.

J'en profite pour m'habituer à toute cette lumière. Les contours de la chambre se dessinent peu à peu. Il fait nuit je crois. L'horloge affiche 4h30 passées, et le store est fermé. J'ai une perfusion dans chaque bras, des électrodes sur la poitrine, et je crois en sentir sur mon crâne aussi.

Un magnifique mec entre dans la chambre. Il porte un survet noir, un sweat bleu. Son visage est fermé, son regard noir, sous lequel des cernes creusés et foncés trônent tristement. Kader. Il s'appelle Kader. Je ne sais pas comment je suis arrivé ici mais je me souviens m'être endormi à ses côtés après une pure séance de baise. Il s'assoit à côté du lit.

- Pourquoi tu m'as rien dit ?

Je ne peux pas répondre... de toute façon qu'est ce que je pourrais bien répondre à ça...

- Et tes parents ? Tes sœurs ? Pourquoi tu leur as rien dit à eux ?

Le ton de sa voix grave et chaude est bourré de reproches certes, mais aussi plein de tristesse, et même si je ne suis pas encore sur de savoir pourquoi, ça me fend le cœur de le voir comme ça.

- Ta famille va arriver. Ils sont soulagés que tu te sois enfin réveillé.

"Enfin"?? Je fronce les sourcils et il comprend mon interrogation.

- Ça va faire deux semaines que t'es dans le coma. On s'est endormi et dans la nuit j'ai entendu du bruit, je me suis levé et je t'ai trouvé dans la salle de bain, par terre, tu convulsais. J'étais comme un dingue ! j'ai cru que t'allais y rester ! putain Cédric !! je savais pas quoi faire... j'étais pas préparé à ça !

Sa voix se brise en un sanglot qui me glace les sangs.

- T'aurais du me dire que t'étais malade, au moins j'aurais été préparé...

Je veux tendre mon bras droit pour le réconforter mais ma main reste inerte, elle refuse de bouger. Alors j'essaie avec la gauche, heureusement avec plus de succès. Il la voit et la prend, l'embrasse et la serre. Nous restons ainsi jusqu'à l'arrivée des miens. Kader se propose de sortir mais tous insistent pour qu'il reste. Les voir tous, les mines défaites, l'air hagard, les yeux rougis et gonflés, je voudrais à la fois être déjà mort et en même temps je culpabilise d'avoir tout de suite baissé les bras face à la maladie.

Tous m'embrassent, me serrent, me disent combien ils m'aiment et combien ils ont eu peur. Un homme d'une cinquantaine d'années entre à son tour. Il se présente. Il est professeur en neuro. Il me repose les mêmes questions que la meuf à mon réveil, il check la batterie d'appareils auxquels je suis relié.

- Bougez vos jambes.

Tout fonctionne.

- Bougez vos bras.

Toujours ce bras droit qui merde.

Ma mère s'approche.

- C'est grave ? Pourquoi il ne peut pas bouger son bras ??

- La tumeur est logée dans le lobe frontal, et c'est "classique" si je puis dire. Nous devons faire une IRM mais je pense que la pression dans la tête de votre fils, bien que manifestement moins importante puisqu'il est réveillé, doit toujours être assez forte. J'ai fait libérer la salle d'examen nous allons l'emmener. Vous pouvez descendre prendre un café, nous en avons pour une bonne heure.

Il se tourne vers moi.

- Cédric, nous allons essayer de retirer le tube que vous avez dans la gorge, et voir si vous pouvez respirer seul.

Ma sœur Maryline se manifeste.

- Mais il vient juste de se réveiller, vous ne pensez pas que c'est risqué ???!

- Evidemment il y a un risque mais nous sommes là pour intervenir immédiatement en cas de besoin, mais cela m'aiderait beaucoup si votre frère pouvais répondre à mes questions autrement que par oui ou non. Rassurez vous, c'est un risque tout à fait calculé.

Je suis donc désentubé, non sans une douleur effroyable, j'ai l'impression que toute ma gorge est arrachée au fur et à mesure de l'opération.

L'équipe médicale a les yeux rivés sur les moniteurs, mais je ne ressens pas vraiment de gêne à respirer seul.

- Cédric, vous allez avoir un peu de mal à parler pendant quelques jours, à cause de l'intubation prolongée. Je vous invite donc à ne parler que très raisonnablement, et uniquement en cas de besoin.

- Ok.

J'ai une voix d'outre tombe, digne des meilleurs films de zombies.

- Niveau six pour la douleur. Vous confirmez ?

- Oui.

- Régulier ?

- Oui.

- Une gêne pour respirer ?

- Non.

- Des nausées.

- Supportables.

- Des douleurs ailleurs ? Quelque chose à noter ?

- Non. A part mon bras.

- Ça vous ai déjà arrivé ?

- Oui.

- A quelle fréquence ?

- 3 ou 4 fois. Jamais plus d'une heure.

- Votre nom ?

- Cédric T****.

- Date de naissance ?

- 14 avril 86.

- Votre profession ?

- Juriste. Vous voulez que je vous récite l'article 2 du code civil ?

Le prof reste impassible.

- Non ça ira merci. Connaissez vous toutes les personnes présentes ici ?

- Oui.

- Nommez les moi s'il vous plaît.

- Mes sœurs Céline et Maryline, mes parents, Kader.

- Très bien Cédric. Comme je le disais la tumeur exerce une pression trop importante sur votre lobe frontal. C'est pour cette raison que vous êtes tombé dans le coma, et que votre bras ne vous répond plus. Nous avons tenté une opération à votre arrivée mais votre état ne nous a pas permis d'aller au bout. Nous allons voir avec l'IRM s'il est envisageable de retenter l'intervention. Vous êtes d'accord ?

Pas besoin de regarder les visages rivés sur moi, ces visages auxquels je ne peux décemment pas opposer un refus de me soigner.

- Oui...

Je suis donc conduit à la salle d'examen, IRM et encéphalo. Je réponds aux questions qu'on me pose, questions visant à stimuler différentes zones de mon cerveau en vrac.

A mon retour dans ma chambre tout le monde est là. Le prof explique que mon état a priori stable permet de tenter une intervention, dans les 4 heures, le temps de préparer le bloc et l'équipe. Il nous laisse seuls.

- Pourquoi tu nous as rien dit ?

- Pourquoi tu n'as pas voulu te soigner ?

Je préfèrerais ne pas être en mesure de respirer et être ainsi rendu muet par cette saloperie de tube.

- Je suis désolé. Je ne voulais pas vous faire vivre une épreuve supplémentaire..

Ma mère m'intime au silence.

- Le médecin a dit que tu ne devais pas trop parler.

- Maman, déjà quand j'ai appris ce que j'avais l'opération était très risquée, alors laisse moi vous dire ce que j'ai à vous dire. Les médecins n'étaient pas optimistes, vous alliez certainement devoir affronter ma.... mon départ, alors je ne voulais pas en plus vous imposer de me voir décliner et mourir petit à petit. Je suis désolé... je vous aime tous tellement...

Ma gorge se noue tellement douloureusement qu'elle m'en fait presque oublier les tambours dans mon crâne.

- J'aimerais parler à Kader. Seuls. Juste que quelques minutes.

Tous se retirent.

- Je suis désolé de t'avoir embarqué là dedans.

- C'est bon c'est pas

- Laisse moi parler. Malgré le fait que je ne voulais pas que ma famille me voie crever, j'étais terrifié à l'idée d'être seul. J'ai donc cherché un gars, qui pourrait me faire m'évader un peu, me faire oublié tout ça,

- Te faire "rêver" ?....

- C'est ça. Et t'as assuré. Et puis le sexe avec toi me faisait un bien fou, pas seulement sur le coup, mais aussi après, la douleur, les nausées me foutaient un peu la paix après. Et je serais jamais en mesure de te prouver toute ma gratitude. Mais je ne veux pas de toi ici.

Il se lève, furieux.

- Quoi ? Tu m'fais quoi là ? Ça fait deux putains d'semaines que je suis là quasiment nuit et jour, à pas dormir, à stresser comme un guedin, à rester avec toi pour que tu sois jamais seul, et tu me vires ??!!

- Tu ne comprends pas...

- Ouais je suis trop teubé pour comprendre c'est ça ? Juste bon à te faire rêver avec ma queue !

- Non ce n'est pas du tout ça. Kader, c'est ce que tu es qui m'a fait du bien, pas ce que t'as entre les jambes. Je pense que t'es un gars bien, et je refuse d'abîmer ta vie en assistant à ma fin.

- Et genre j'ai pas mon mot à dire ? Fallait y penser avant d’me contacter, avant d’me chauffer, avant d’me montrer que j’kiff à fond être avec toi, avant d’claquer un malaise alors que je dormais dans ton lit !!

- J'en suis désolé, je te jure je m'en veux. J'ai fait une erreur, énorme. Mais justement, je veux arrêter les frais maintenant, je ne mérite pas que tu sois abîmé par mon départ. Il faut que tu vives ta vie. Sois en paix Kader, tu m'as donné bien plus que ce que j'espérais. Moi je vais m'arranger avec ma conscience, et certainement crever avec les regrets d'avoir entraîné un bout du mec bien que tu es dans ma chute...

Il pleure comme un gosse... et moi aussi maintenant...

- Mais putain arrête de dire que tu vas mourir ! Arrête putain !!! Je veux pas qu’tu crèves moi !! J’veux pas t’perdre !!!! T'entends j’veux pas !! Parce qu'au cas où tu l'aurais pas vu toi aussi tu m'as fait rêver, jamais j'ai vécu ça, j’pensais même pas en avoir besoin ou même envie !! Alors t’vas te démerder comme tu veux mais tu vas t’faire enlever cette salope de tumeur de merde et tu vas continuer à m’faire rêver !!

- Kader... s'il te plaît... vas t'en...

- C'est pas négociable Cédric. Tu vas sortir de là vivant et guéri, et tu vas t’faire pardonner d'avoir voulu m’dégager... Tu vas pas mourir, tu peux pas mourir... je veux pas...

Je pars au bloc après avoir répété aux miens combien je les aime, j'ai donné mes dernières recommandations, parant ainsi à une issue moins heureuse qu'elle celle espérée. Voir Kader avec ma famille, le voir tout aussi impliqué qu'eux, me fait mesurer combien j'ai été stupide de ne pas vouloir affronter cette saloperie dans ma tête. Je ne suis pas triste pour moi, sûr que j'aurais encore plein de choses à vivre, mais c'est pour eux tous que mon cœur me serre. Je ressens leur amour, et j'entrevois quelle pourrait être la peine qui serait la leur si je ne me réveillais jamais... Pour la première fois de ma vie, je prie Dieu, le ciel, ma sœur, ou qui que ce soit susceptible de m'entendre... je ne veux pas mourir.

Cédric T

histoirecyrillo@gmail.com

Suite de l'histoire

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Rêve ou réalité, ces histoires ne sont pas un art de vivre
Elles ne doivent pas te faire oublier les dangers d'une relation sexuelle sans protection :
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Faites comme les gens qui aiment la vie, leurs proches :
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