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Ami, pas amant

Il y a douze ans, j’ai fait la connaissance - dans le cadre de mon activité professionnelle de l’époque - d’un garçon merveilleux, cheveux noirs, yeux marron. Je suis tombé immédiatement sous le coup de son charme, bref le coup de foudre. Ce jeune stagiaire me fascinait et il est vrai que j’aurais aimé lui faire part rapidement de mes sentiments, mais je n’osais pas, ne le connaissant pas. Par ailleurs, il en allait de mon poste auquel je tenais beaucoup. Donc, on se voyait au travail, on allait boire un café ensemble et au bout de deux ou trois mois, je l’ai invité un soir pour un gentil repas, invitation qu’il a acceptée et qui s’est renouvelée plusieurs fois. Il ne s’est absolument jamais rien passé entre nous, sinon quelques accolades très innocentes. Nous nous sommes énormément attachés l’un à l’autre ; il m’a présenté à sa mère, à son frère, à son amie devenue sa fiancée… Nous n’avons jamais abordé le thème de la sexualité ; je pense tout de même qu’il avait remarqué mon orientation sexuelle, vu que les quelques personnes que je lui ai présentées étaient uniquement des hommes… Son stage terminé, il est reparti chez lui et les contacts se sont bien espacés. Depuis deux ou trois ans, je n’ai plus aucune nouvelle de lui.

Ce garçon, je l’ai vraiment aimé, mais je ne voulais pas l’admettre dans l’immédiat. Au moment où il allait repartir, j’en ai été tellement perturbé que j’en ai fait une véritable dépression, ce qui m’a conduit chez un psy qui a été pour moi un véritable ange gardien. Tout de suite lorsque je lui ai décrit les circonstances de ma rencontre avec ce garçon et mon attirance pour lui, mon psy m’a dit « Et si c’état de l’amour ? ». Baliverne qu’une telle remarque, mais avec le temps, j’ai bien dû reconnaître qu’il avait raison. Je répète qu’il ne s’est jamais rien passé entre nous ; cependant, je fantasmais grandement sur ce garçon et j’aurais bien aimé qu’une fois nous fassions l’amour, une seule fois… Il était tellement beau qu’il me donnait vraiment l’envie de l’aimer davantage qu’un ami, de l’aimer comme un amant. Mon psy, pas du tout dans ma ligne d’homosexuel, je le renvois de temps en temps, mais en tant qu’ami, car il est devenu un excellent ami. Nous reparlons un peu du garçon que j’ai aimé, mais dans le même souffle il relève qu’actuellement j’ai Florian et que lui, je l’aime de tout mon cœur et de tout mon être comme un véritable amant. Florian n’a pas du tout le même physique que le garçon de l’époque, donc l’un ne remplace pas l’autre.

Je dois enfin avouer que l’image de ce garçon ne m’a totalement quittée et il m’arrive - heureusement de moins en mois souvent - de me masturber en pensant à lui…

Alexandre

amorediamore@bluewin.ch

 

 

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