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clash 2

Samedi

Même si nous avons dormi dans le même lit, tout n’était pas revenu à la normale.

Si d’habitude sans être collés l’un à l’autre, on a toujours un point de contact, là nous étions chacun de son coté.

Au réveil je téléphonais à la boite du père de Jean et j’ai décommandé notre séance du jour. Même excuse, je suis pas bien, ce qui m’a valut 10mn de recommandation de la part de sa secrétaire.

Dimanche

J’ai débarqué chez mes parents pour déjeuner.
Maman m’a trouvé une petite mine ! elle a bien senti que quelque chose me tracassait mais nous avons toujours été distants, donc pas de questions indiscrètes.
J’y suis allé en moto, pas la peine d’en rajouter, je ne suis pas dans l’état d’esprit de faire mon coming-out !
Je ne me suis pas éternisé et suis rentré vers 16h.

Quand je suis rentré dans la maison, j’ai retrouvé Marc au salon, un feu de bois brûle dans la cheminée, il doit faire au moins 25° dans la pièce.
Je reste figé 2mn debout dans la porte. il me regarde et devine mon désarrois. Il me rejoint et me prend dans ses bras.
Il me serre, murmure des mots d’amour dans mon l’oreille, je craque et m’effondre complètement.
Il me soutient et me dépose dans le grand canapé face au feu.
Puis il « s’occupe » de moi.
 
Il me fait l’amour doucement, tendrement. C’est trop bon. Juste ce dont j’ai besoin en ce moment.
Sans un mot, il me prépare, me faisant frôler l’extase plusieurs fois avant de me pénétrer avec une douceur que je ne lui connaissais pas et dont je ne le croyais pas capable. Doucement, lentement ses longs va et vient m’ont emmené par étapes successives jusqu’à une explosion de plaisir. rien a voir avec les baises plus hard que nous pratiquons habituellement.

Je suis sur le dos, les jambes relevées autour de ses reins, couché sur moi, il me roule un patin quand ça nous arrive. Je pars le premier, je lui emprisonne ses deux extrémités. Son sexe se trouve pris dans l’étau de mon anus et sous le coup du plaisir, je lui mords la langue jusqu’au sang. Pas désagréable ce petit goût métallique !

Sur le coup, j’aspire encore et encore, le vidant totalement de son sang si délectable. A la fin de l’opération, je m’aperçois que mes canines se sont allongées. Dans la glace au dessus de la cheminé ou je veux vérifier, pas de reflet ! Je suis devenu un vampire !

Nan, c’est pas vrai ! Mais ça aurait pu être drôle !

Il jute à son tour, me remplissant de sa semence. Puis se repose sur moi. 
Je désserre mes jambes et pose mes talons sur ses mollets. Il reste en moi, il ne débande pas vite. C’est bon !

Il nous faut 1/2heure pour revenir à la réalité. La fatigue, le stress, la chaleur du feu nous ont rendu apathiques.

 La semaine qui a suivi, nous avons repris le travail.
Ayant tout décommandé, (Jean et son client, Emma…) j’ai abattu un travail de deux semaines (avec beaucoup d’heures supplémentaires) au bonheur de mon patron qui avait pris quelques projets en trop !

Ce n’est que le W E d’après que nous avons été prêts à discuter.

Après un jogging matinal et sobre !, une bonne douche et bon repas, nous avons mis les choses à plat. Qui, quoi, comment, pourquoi, quand, avec qui, tout y est passé. La voiture, je la garde. C’est pas comme si Emma l’avait acheté pour m’en faire cadeaux. Là elle m’a donné un véhicule dont elle ne se servait pas.
 
Et surtout nous avons parlé sentiments (oh le gros mot !).

Il savait déjà que si j’ai de l’affection pour Emma, c’est lui que j’aime  avec un grand A.
De son coté il a reconnu que lui aussi s’était attaché à moi. Ça été plus dur et plus long, mais il a fini par le dire.
Quand j’ai entendu son « je t ‘aime », je me suis jeté dans ses bras.

Nous avons fait l’amour la confiance retrouvée,  trop trop trop bon !!

Alors que nous étions étendus nus l’un à coté de l’autre sur le tapis devant la cheminée, ma tête reposant sur son bras, il me dit brusquement « il va falloir le dire à tes parents, je compte bien te garder jusqu’à la fin de mes jours ».

Je suis d’accord, je suis d’accord avec tout, je roule sur lui et l’embrasse. Il me demande comment je le sens pour notre coming out.

Je lui dis qu’on pourrait les inviter comme cela si ça leur pose un problème ils pourront partir et pas de risque ainsi de se faire mettre à la porte (même si je doute fort qu’ils le feraient).

Aussitôt, il leur téléphone et les invite à un apéritif / diner pour le mardi.

 

Mardi soir.

Mes parents arrivent il est 19h30.
Alors qu’ils se dirigent vers le petit appartement que je suis censé habiter, je sors de la grande maison à leur rencontre. Ça ne les étonne pas , ils pensaient bien que j’étais invité aussi.
Pas la peine de tergiverser, dès que les verres sont remplis, je me lance et les informe que maintenant je vis avec Marc.
Si mon père a tout de suite capté, ma mère me demande si c’est dû à un problème de chauffage de l’appartement.
Enervement de mon paternel devant l’aveuglement de sa femme. Je complète mon explication. « Non, nous vivons ensemble, en couple », j’ajoute «  c’est pas la faute de l’un ou de l’autre, on s’est trouvé c’est tout ! ».

Un bref silence.
Mon père pragmatique « ça ce sait autour de vous ? » réponse de Marc « probablement, nous ne nous cachons pas mais nous ne nous affichons pas non plus » (enfin ça dépend du milieu dans lequel on navigue lol).
Ma mère « mais tu est heureux ? » en me regardant. A ma réponse positive je vois bien qu’elle ne voit pas comment cela est possible.

La chose étant dite et entérinée, mon père nous demande ce que l’on mange ce soir.

Je me doutais que cela se passerait ainsi mais parfois on a des surprises.

Y ‘a le fait que je ne me suis pas appesanti sur les détails. Là je pense que j’aurai réussi à les choquer vraiment. Mais les parents ne doivent jamais tout savoir !

Après leur départ, nous avons discuté pour savoir ce qui avait changé et j’ai dit à Marc que la seule différence avec avant, c’est que les 4 ou 5 fois où je retournerais chez eux ce serait en sa compagnie.

Jardinier

sasha72@hotmail.fr

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