Best Of Cyrillo

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Mon ange

Il était près de minuit, et je jetais mon regard sur la froide atmosphère de Manhattan.
Au-delà de la baie vitrée, au 26 eme étage, s'étendaient devant moi les lumières allumées d’une ville qui ne s'endort jamais.
Entièrement nu à siroter un verre, la buée s’accrochant aux vitres à chaque expiration, j’étais calme lorsque j’entendis résonner des coups sur la porte d’entrée.
"Mais qu'est ce qu’il a celui-là, il veut défoncer ma porte ou quoi".

Je me précipitais à la porte et je l’entrouvrais pour voir ce qui été si urgent au point que l’on vienne tambouriner à ma porte à minuit par un soir d’hiver.

Devant moi se trouvait un type, un jeune homme plus exactement, tout juste vingt ans, brun et des yeux d’un bleu magnifique. Il se précipite à l’intérieur avec pour seule justification un " ne dites rien! " et il part se cacher dans l’ombre du salon à côté de la baie vitrée.

Deux secondes après on retambourine à ma porte, un policier en uniforme se présente et me demande:
"-vous n’avez pas vu un jeune homme d’une vingtaine d’année, brun?
-non monsieur, pourquoi que se passe-t-il ?"

J’ai du mal à cacher mon appréhension et je sens mon cœur qui frappe comme un malade contre ma poitrine, il fait beaucoup plus chaud tout à coup.

"- nous avons tenté d’appréhender un suspect dans une affaire de vol, mais il s’est échappé et on nous a dit qu’il était monté à cet étage. Puis-je entrer pour vérifier s'il n’est pas là ?

-écoutez monsieur, je suis très peu habillé voire carrément pas, de plus s'il était vraiment entré chez moi, croyez-vous l’espace d’une seconde que je vous aurais ouvert ?

-alors vous ne verrez aucun inconvénient à aller vous rhabiller et à me laisser entrer.
- me rhabiller je veux bien, mais pour rentrer il vous faudra un mandat. Bonsoir."

Lui ayant légèrement claqué la porte au nez tellement je sentais mon anxiété qui commençait à me donner des sueurs froides, je m’en retourne vers mon jeune homme planqué dans un coin.

Et là quelle ne fut pas ma surprise, de le voir en train de tenir à la main un de mes magazines gay, il m’entend arriver et jette le livre. Je fais comme si de rien n’étais.

"- bon alors il va d' abord falloir que l’on soigne la balafre que tu as sur la joue puis que l’on change tes fringues (son t-shirt noir était totalement déchiré dans le dos) ensuite tu me raconteras."

Je m’approchais de lui pour examiner ses blessures et j’en profitais pour le regarder de plus près, un visage juvénile (j’ai vingt-cinq ans, mais je ne fais pas aussi jeune que lui), des yeux d’un bleu qui avec l’obscurité se teintaient de nuit, des mèches brunes lui tombaient sur le front. Et c’est en le détaillant un peu plus à chaque fois que je me rendis compte que j’étais toujours entièrement nu et que mon érection n’allait pas tarder a venir.
" Donne moi tes vêtements, je vais t’en donner des miens."

Je l’aidais à enlever son t-shirt découvrant peu à peu un corps svelte légèrement sculpté des pectoraux bien formés et des abdos dessinés par le sport.
Je m' extirpais a cette vision de rêve lorsqu' il planta son regard outremer dans mes yeux, une seconde passa qui semblait durer plusieurs minutes, alors il se décida a m' embrasser.
je sentis sa bouche effleurer mes lèvres, puis refermer tendrement leurs prises, je sentais la chaleur monter en moi pour mieux rendre l' instant unique, et je lui rendis ce baiser tout et touchant de mes mains les courbes de son corps, caressant le collier en forme d' ailes d' ange que j' avais vu lorsqu' il avait enlevé son haut.

Mon ange à moi me caressait comme un dieu, il caressa ma poitrine et mon torse pour tourner vers mon dos et descendre le long de mes reins doucement cambrés.
Il cessa de m'embrasser pour me pencher en arrière, il commença a embrasser mon corps passant sur mes seins descendant lentement vers mon ventre, les vitres devenaient de plus en plus embuées, la ville s'effaçait peu a peu et l' on ne discernait que les contours de ce qui semblait être les immeubles. Seule restait la lumière éclairant nos corps enlacés embrassant tendrement mon bas ventre déjà dans une atmosphère très tendue, il ne dit pas un mot et moi je ne faisais que soupirer devant le plaisir qu'il me donnait.

Je me relevais, pour lui rendre de tout mon talent tout ce qu’il m’avait donné jusque-là.

Je pris en main l'objet de ce désir qui montait en moi, je caressais son corps pendant que ses mains se baladaient près de mes fesses rebondies.
Je sentais ce corps et cette chaleur vivre et respirer sur chacune de mes mains, les soupirs qu’il lâchait de temps a autres ne cachaient rien de son plaisir, mon ange transpirait de désir et gémissait de plaisir.

Puis le désir monta en puissance je voulais ne faire qu' un, le sentir en moi, je me retournais face a la ville posant ma tête contre la vitre froide, le contacte me provoqua une onde de satisfaction et de calme tandis qu' une vague de plaisir me submergeait lorsque je sentis son corps transpirant se coller au mien.

Je sentais sa chaleur, j'entendais sa respiration et ses soupirs, ils approchait son sexe près de moi puis il força l'entrée d' un coup, c 'était ce que j' attendais, je sentis la douleur se répandre a travers moi, puis il commença des va et viens la douleur redoubla, la chaleur était intense, mes jambes allaient se dérober sous moi mon corps ne me supportait plus.
Je m'appuyais à la vitre froide, j'y collais mon visage mes mains puis mon corps (ceux qui ont vu Titanic savent ce que cela fait, et ceux qui l'on fait avant moi savent à quel point c'est bon).

La douleur se mua en plaisir, je le sentais en moi, son corps enlaçant mon corps, et la chaleur mêlée de nos âmes.
Soudain je le sentis se contracter, puis je sentis la chaleur se déverser en moi, au même moment le plaisir me renversa tout entier, mon corps se contracta pour annoncer la fin du rêve.

Nos corps s’entrelacèrent l' un l' autre, nous respirions à l’unisson ses yeux bleus plantés dans les miens pour mieux signifier à mon corps que le désir était partagé et bientôt consumé.

Alors la sonnette de la porte retentie, d’un pas chancelant je me levais pour avancer, et ouvrir.
"-je suis désolé, je ne voudrais pas vous forcer la main mais pour le bien de l’enquête il faudrait vraiment que je rentre.
-oh, allez au diable !"

Deuxième claquage de porte.
La première chose que je ressentis en rentrant dans le salon ce fut le froid, un froid intense qui me mordait la chair, la fenêtre était ouverte et les rideaux blanc flottaient lentement dans la pièce.
je me précipitais au balcon et regardais dans le vide, rien, absolument rien, la neige avait commencé de tomber, couvrant la city d' une ombre pâle, je rentrais en ferment la fenêtre, il ne restait rien, aucun vêtement, a part un éclat d' argent sur le sol, le collier, seules restaient les deux ailes de l' ange.
mon ange, qui s'était envolé un 24 décembre, vers le ciel de la ville de New York.
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Faites-moi part de vos impressions sa m’intéresse même si ça ne vous a pas plu, j’aime les critiques constructives.

Ben

devilinthesky@hotmail.fr

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