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Le Tribunal des Bizuts

 

Les vacances commençaient bien. Je venais d'obtenir mon bac avec mention, et partout dans mon entourage, on ne s'en remettait toujours pas. Il était vrai que dans notre famille il n'était pas vraiment nécessaire d'être particulièrement studieux. En effet, mon père menait d'une main de fer l'affaire familiale et il nous permettait à moi et mes sœurs d'avoir une vie de rêve. On n'attendait pas de l'école qu'elle nous livre les secrets de la réussite, puisque notre chemin était déjà tout tracé.

Je reprendrai un jour l'entreprise et deviendrai un cadre sup. sans histoire. Oui, j'étais sûr de le devenir et c'était bien ce que je voulais devenir. Ainsi les vacances commençait en fanfare par ma réussite scolaire, et elles prévoyaient de se poursuivre par un séjour aux Canaries.

Les mois de Juillet et d'Août passèrent sans que je ne m'en aperçoive. J'étais resté au soleil, un cocktail dans une main, et mon iPod dans l'autre. Je sortais souvent, presque tous les soirs en fait, et à chaque fois, je m’y rendais avec mes sœurs. Elles passaient leur temps sur la piste des boîtes à la mode de l’île, pendant que moi je restais accoudé timidement au bar. Certes je ne passais pas inaperçu avec ma tête de petit saint, mes cheveux blonds ébouriffés soigneusement, et mon regard amusé. Mais les filles faciles n’étaient pas vraiment ma cible favorite. Je préférais attendre de trouver une petite brune perdue plutôt que d’aller courir les blondes en jupon.

De même que si l’occasion s’était présentée, je me serais jeté sur un de ces espagnols, toujours souriants et toujours charmeurs. Malheureusement, rien ne se produisit de vraiment concret durant la suite de ces vacances. Les Canaries ne m’avaient dévoilé que ses filles joyeuses et ses mecs machos.

Je rentrais sur Paris un peu déçu mais déjà enthousiaste à l’idée de voir de nouvelles têtes à mon entrée en école de Commerce. Je préparais l’intégration avec soin, en l’appréhendant aussi. Mon père m’avait raconté des tas de choses sordides sur les bizutages à son époque; en soulignant notamment l’aspect viril mais bon enfant de ce passage obligatoire avant les études supérieures. Ainsi je me présentais le jour J, prêt à affronter ces quelques jours d’abus en tout genre. Je savais que plusieurs lâcheraient en cours de route, mais moi j’étais décidé à aller jusqu’au bout. J'imaginais sans doute que mon image au sein de l’école en dépendait.

Les deuxièmes années nous attendaient, visiblement ravis de nous rencontrer pour la première fois. On pouvait lire sur le visage de certains, l’empressement et la nervosité. Ils n’attendaient que de pouvoir nous emmener en ville pour nous humilier et nous faire comprendre ce qu’était une intégration. Moi je me plaçais déjà sur le côté, je les observais. Je remarquais quelques jolies garçons...

A vrai dire ils avaient tous du charme. Certains s’imposaient par leur carrure (parce qu’il était vrai qu’en école de commerce l’importance de l’apparence était prise au sérieux et les heures consacrées à divers sports comme le rugby ou l’athlétisme étaient donc conséquentes), mais d’autres s’imposaient simplement par leur classe naturelle, leur tenue élégante, et leur sourire ravageur. Et même en étant à l’écart de toute cette agitation, je pouvais entendre les premières messes-basses entre copines, les premières analyses des filles bizuts qui se voyaient déjà au bras d’un de ces bellâtres en chemise RL. J’en riais sans gêne. C’est ainsi qu’un des deuxièmes années m’aborda.

-Qu’est-ce qui te fait rire?

Surpris, je me retournais pour voir qui me posais une telle question.

-Eh bien...

-Quoi? Tu penses que ces deux jours d’intégration vont être une partie de plaisir?

-Non, bien sûr que non. C’est juste que...

-Oui, oui. Tu ferais bien de surveiller tes arrières à partir du maintenant. Je risque fort d’être sur ton dos durant ton bizutage.

Il me disait cela sans une once d’énervement, mais toujours avec ce sourire charmeur sur les lèvres. Je ne savais pas tellement comment réagir, alors je me contentais d’afficher un sourire niais et timide. Quel idiot je devais faire... Mais j’étais toujours en train de le regarder. Il s’était retourné et avait rejoins sa bande d’amis. Je le vis alors leur parler discrètement, et tous se retournèrent vers moi pour me scruter. J’avais honte d’être ainsi observé et je préférais rejoindre une bande de première année qui se trouvait toute à côté. Je passais ainsi le reste de la journée avec eux. On avait été séparé en petits groupes, et chaque groupe était mené par deux ou trois deuxièmes années. Moi je ne revis pas de la journée mon beau 2e année, mais j’appris de celle qui nous dirigeait qu’il s’appelait Nathan. Voilà une information que j’allais me garder d’oublier.

Les deux jours d’intégration se déroulèrent sans encombre et je fis la connaissance de plusieurs garçons de mon âge. Parmi ceux-ci, un en particulier retint mon attention. Il s'appelait Morgan, ne mesurait pas plus qu'un mètre 80 (et donc par conséquent me dépassait de très peu), mais était bâti dans la pierre. Il avait ce qu'on appelle un corps de rêve. J'avais pu le remarquer durant les différentes épreuves de l'intégration, et lui même d'ailleurs s'en amusait. Moi je restais stoïque face à ce corps qui me faisait rougir et qui m'avait une première fois abordé. Il était venu me voir juste pour parler gonzesses...

Peut-être que j'avais définitivement la gueule et l'allure d'un hétéro, et c'était tant mieux. Alors je feignais de m'intéresser à son bavardage mal léché et on parlait de quelques trucs typiques, comme le polo, sport que tous deux pratiquions. Il m'aimait bien, si je pouvais en croire son "Justin, t'es un chic type". Depuis je ne le lâchais plus des yeux. J'en avais presque oublié Nathan. A chaque fois que Morgan me regardait, il m'accordait un sourire à tomber. Chaque fois qu'on se croisait, il me passait une main dans le dos. Cela avait pour effet de me faire trembler. Je n'espérais alors qu'une chose, qu'il ne s'en aperçoive pas.

Au cours de la deuxième journée, on nous informa que se tiendrait au soir deux réunions distinctes. L'une réservée aux filles, l'autre aux mecs. Premiers et deuxièmes années étaient censés s'y retrouver pour boire boire et boire de nouveau. J'étais pressé d'avoir affaire à tous ces mecs que je côtoierai pour toute la durée de mes études. Seule règle à respecter, il fallait porter un loup (un masque de velours) et être peu vêtu. On nous parlait d'une salle surchauffée... Allez savoir pourquoi. La journée se termina assez rapidement et je concluais avec les autres mecs de nous retrouver à l'entrée du bar qui nous serait réservé pour la soirée.

Passé 22h00, je me mis en route afin de rejoindre l'endroit où se tiendrait la réunion des mecs. Une fois sur les lieux, je m'aperçus que personne ne m'attendait: tous étaient déjà rentrés. Alors je me précipitais à l'intérieur sans oublier de nouer le loup derrière ma tête. Un deuxième année m'accueillit et me proposa de laisser là manteaux et autres objets personnels tels que le portable et le portefeuille. Je déposais tout dans un casier et m'engouffrait à l'étage inférieur. L'endroit n'avait rien de glauque. Il y avait en fait une pièce centrale fortement éclairée et plusieurs petits salons privés autour. Les salons étaient séparés du reste par de grandes voilures pourpres et ils semblaient assez spacieux pour contenir 5 ou 6 personnes tout au plus. Je m’avança au centre de la pièce et constata avec satisfaction qu’il devait bien y avoir plus de cent personnes. Tous des hommes qui plus est. Une main se glissa derrière moi, c’était Morgan qui me saluait, un verre à la main, et plusieurs autres déjà engloutis.

-Hey Justin... Comment tu vas?

Il me fait la bise et laisse toujours sans aucune gêne sa main sur mes hanches.

-Bien bien. Dis moi tu as déjà bu quelques verres toi non?

-Ai-je la tête de quelqu’un qui a bu plusieurs verres? Honnêtement?

Je lui réponds que oué mais la musique qui se lance au même instant a dû l’empêcher de m’entendre. Il me sourit une dernière fois et s’en va rejoindre d’autres potes. Les minutes passent, la première heure s’envole, et chacun ne supportant plus la chaleur finit par enlever progressivement chemises et jeans. Moi, comme quelques autres, rechignons à retirer nos slims pour finir en caleçon. Dans cette ambiance étouffante, et survoltée, où chacun danse et boit sans pudeur, les corps se frôlent, les esprits s’adoucissent, et on voit parfois quelques gestes étranges naîtrent entre ces mecs. Moi je m’en amuse, j’en profite un peu. Je me laisse surtout faire, et j’attends que Morgan revienne à la charge. D’un seul coup, la musique s’arrête, un deuxième année prend la parole. Il nous annonce que le Tribunal va ouvrir ses portes et que le procès des bizuts va commencer. Là je commence à comprendre le pourquoi d’une telle cérémonie.

Je m’en réjouis d’avance, et m’installe comme tous les autres autour d’une scène centrale où se tiennent plusieurs deuxièmes années en caleçon. Je crois reconnaître Nathan. Je lui fais signe mais il n’a pas l’air de m’avoir bien reconnu. Alors je me laisse porter par les grammes d’alcool qui coulent dans mes veines, et je ne me lasse pas de voir mes pairs être condamnés à avaler du blanc d’oeuf, à se tartiner les cheveux de farine, et à subir les quolibets de nos bourreaux.

Mon nom n’a toujours pas été cité et je me réjouis de ne pas m’être fait remarqué. J’avais visiblement parlé trop vite puisqu’au tour suivant Morgan et moi fûmes appelés à rejoindre la scène. Je ne jetais pas un regard à mes voisins, j’étais simplement pétrifié à l’idée d’avoir tous ces regards posés en même temps sur moi. J’arriva le premier en face des deuxièmes années, et ceux-ci attendirent que Morgan soit à mes côtés pour lui ordonner de s’allonger. Il le fit sans broncher... il en rigolait même. Je pensais alors qu’il devait être bien saoul pour rire ainsi alors que tout le monde nous regardait. Un de nos tortionnaires s’approcha de lui et entrepris de lui verser de la crème chantilly sur le ventre. Moi je ne savais à quoi m’attendre. Un autre des deuxièmes années me prit par le poignet et m’emmena à côté de Morgan.

Il me posa une main sur l’épaule et m’indiqua qu’il était temps que je me mette au boulot. Je n’étais pas bien sûr de comprendre ce que j’avais à faire, mais je pensais que les choses devenaient plus sérieuses. Alors je me penchais au dessus de Morgan, et je passais une première fois ma langue sur la crème qui tapissait son ventre. Mes coups de langue le faisaient rire, et c'était des abdominaux merveilleusement dessinés que j’avais maintenant à lécher. Je ne boudais pas mon plaisir et je défiais mes tortionnaires d’aller plus loin. Ils étaient tous là, tous ces mecs, ameutés autour de la scène entrain de me regarder finir les abdos de Morgan. Un autre deuxième année s’approcha. Il agita sa bombonne de crème chantilly et en versa une bonne partie sur les cuisses de celui qui prenait en fait le plus de plaisir dans l’histoire.

Je regardais Morgan droit dans les yeux, et je voyais malgré le loup qu’il portait, qu’il n’attendait qu’une chose: que je poursuive le « boulot ». Alors je m’exécutais. Je me baissais et glissais ma langue le long de ses cuisses. Il était un peu poilu, ce qui me laissait deviner ce que son entre jambe devait être. Il me donnait vraiment envie d'aller plus loin et je commençais à être trop à l’étroit dans mon slim.

Je croyais d’ailleurs que, comme moi, il ne tarderait pas à être gêné par un détail: je l’excitais. Il posait une main sur son caleçon comme pour retenir quelque chose qu’il ne voulait reconnaître, pendant que moi je glissais ma langue toujours plus haut sur sa cuisse. Un des deuxièmes années m’arrêta et me fit reculer. Je le laissa s’avancer pour le voir recouvrire avec malice le caleçon de Morgan. J’hésita un instant, car je ne voulais pas qu’il m’en veuille de faire quelque chose d’humiliant pour lui, et finalement d’humiliant pour moi.

Je pensais alors qu’il convenait de rechigner à entreprendre ce nettoyage, afin d'éviter qu’on me colle l’étiquette de l’homo. Et c’est ce que je fis. Je reculais et leur criait haut au dessus de la musique que je ne ferai rien de plus. Mais c’est la main de Morgan qui vint trouver la mienne pour me ramener à lui et me lancer l’ordre de finir ce que j’avais commencé. Je fus évidemment très étonné, mais je me réjouis de ce retournement de situation. Et sans attendre, je me lança à l’assaut de la bête. Très délicatement je lécha la toile du caleçon en espérant bientôt sentir le membre qui se cachait en dessous.

Je m’amusais de ces caresses buccales et je traçais de plusieurs coups de langue la queue qu’il avait du mal à calmer. Je la sentais se lever petit à petit, pour finalement se dresser fièrement comme un piquet. Morgan n’avait pas l’air d’en rougir, mais il semblait au contraire plutôt fier d'exhiber ses bons 18cm. Le regard de ses potes ne le retenait plus et il dégagea négligemment l’élastique de son caleçon pour laisser apparaître sa queue. Je le regarda un instant...

J’admirais son corps de rêve recouvert en plusieurs endroits de dernières traces de chantilly et je souriais toujours plus. Un de mes tortionnaires s’approcha pour mettre un peu de crème sur l’engin de mon amant, mais je lui indiqua que cela était inutile. Je me jetais sur le dard qui pointait droit au dessous de nous, et je bavais comme pouvait le faire un enfant qui ne se lassait pas d’avoir en bouche son jouet préféré.

Je dégustais l’objet en passant délicatement ma langue sur son gland gonflé à bloc et en m’amusant avec son frein. Je prenais soin de faire toute la longueur de cette bite dressée pour moi et je lui promettais déjà d’aller jusqu’au bout. Je m'aperçus qu'autour de nous les mecs s'étaient agglutinés. Ils s'étaient levés et criaient désormais nos noms d’une même voix. Ils n’attendaient qu’une chose : que j’obtienne ma récompense. Alors je le suçais toujours plus avidement et je ne cessais de jouer avec ses poils pubiens. Il semblait aimer et il en vint même à me poser une main sur les fesses.

Il me caressait avec toujours plus d’envie, comme s’il avait saisit que je rêvais de recevoir quelques coups dans les reins. Mais mes lèvres eurent raison d’elles et elles parvinrent les premières à leur fin. Je le sentis se contracter, et il eut à peine le temps de me glisser une main derrière la nuque, pour m’empêcher de me redresser. Je reçus gracieusement une série de giclée au fond de la gorge, et ce ne fut qu’à la fin de son éjaculation que je pus enfin savourer la semence de mon amant. J'entrepris de le nettoyer avec application et lui me remercia en m’embrassant sur la joue.

Morgan me garda un instant dans ses bras puis j’entendis la musique repartir. J'étais toujours à ses côtés lorsque je sentis une autre main se poser sur mon épaule et me retourner avec force. Son propriétaire me dévoila sans gêne une bite dressée n’attendant visiblement que de pouvoir se vider entre mes lèvres.

Justin

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