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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Retournement -03

On a dépensé beaucoup de salive sur l'horreur des lundis matins, et comme disait Brassens, qu'on le taise ou qu'on le confesse ... Je ne connais personne qui se précipite au travail ce jour-là le sourire aux lèvres et le coeur content de reprendre le turbin.

Donc aujourd'hui, comme pour la plupart de mes congénères, je me présente au boulot sans enthousiasme. Mais ce qui fait ma particularité cette fois-ci, c'est que j'ai une pommette en sang, la peau explosée et qui vire au bleu, un gros suçon dans le cou assez haut sous la mâchoire qui a pris cher aussi et, ce qui est invisible pour les autres mais qui ne se laisse pas oublier un seul instant, j'ai la peau des fesses en lambeaux.

Mon vélo est resté abandonné à mon ancien domicile et je suis venu en taxi avec une valise roulante et un gros sac de sport remplis de ce que j'ai pu rassembler dans ma fuite. Juste l'essentiel, des fringues et mon stock de sex toys. Même ma série complète des Chroniques de San Francisco est restée derrière.

Je me fais l'impression d'être un chat errant. C'est tout à fait ça, Benjamin, le neko, perdu, sans collier. Petite bite, cherche propriétaire pour adoption. Comment on en est arrivé là ? L'histoire commence vendredi soir. Ne vous découragez pas et merci pour votre patience, à la fin, on fini le cul à l'air !
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Il est déjà près de 21h30 quand j'arrive au bar où j'ai donné rendez-vous à Roland. S'il est encore là, c'est qu'il est décidé à embarquer dans mes délires. Et s'il a eu le courage de venir jusqu'ici mais qu'il a eu un sursaut d'angoisse, je lui ai laissé amplement le temps de déguerpir.

Mais je le voie installé au bar, les doigts qui pianotent sur le comptoir soit d'énervement, soit d'impatience. Je vais le rejoindre. Il a un rapide regard par en dessous pour moi puis se détourne. Je prends le temps de m'installer et de commander une bière comme lui avant de lui adresser la parole :
- Je n'étais pas sûr que tu viendrais.
- Moi non plus.

Il répond sur un ton bougon et on jurerait qu'il n'a aucune envie d'être là. Il doit quand même se douter que je ne l'ai pas invité ce soir pour m'aider à remplir ma feuille d'impôts. Ce gars là ne sait vraiment pas s'amuser.

- Je ne sais pas pourquoi tu fais la gueule Roland, mais je suis sûr que tu vas passer une bonne soirée.
- Ca reste à voir. Je ne sais absolument pas à quoi m'attendre, je ne te connais presque pas et tu me mets toujours dans des situations pas possibles. Alors, tu m'excuseras d'avoir un peu de peine à être jovial et gai.
Encore plus bougon, tu meurs. Il me fait rire, c'est certain. Et j'ai surtout envie de le malmener encore un peu !
- T'es pas obligé d'être jovial, mais si tu pouvais éviter de faire une tête d'enterrement, ce serait sympa. Là où je t'emmène, ce serait bien que tu fasses au moins bonne figure et que tu y mettes du tien. Donc, jovial c'est pas une obligation. Mais gay, c'est à toi de voir.

Je ris de ma propre blague et je le laisse marmonner de son côté. Il fini par me lancer :
- Je ne suis pas gai.
- Je sais, ça se voit sur ton visage.
- Je voulais dire: pas gay.
- Oh, vraiment ? D'après ce que j'ai vu les derniers jours, le fait que Jimmy et moi on n'aie pas de poitrine, ça n'a pas eu l'air de t'empêcher de bander et d'éjaculer, et très vite en plus.
- Ben, c'est pour ça que je n'y comprends plus rien.

Il pousse un immense soupir en disant ça et j'ai presque envie de consoler le gros nounours perturbé et perdu qui est assit près de moi.

- Bon, ce soir, t'auras le choix et ça devrait te remonter le moral. Allez viens, on s'arrache, la bière en fût, c'est pas mon truc.

Je paie et j'entraîne Roland avec moi dehors. On trouve un taxi et je donne une adresse dans le vieux quartier des affaires. Roland est toujours aussi tendu et je lui tapote le genou, faisant mine de compatir mais me foutant franchement de sa gueule !!! Le taxi nous dépose au coin de deux grandes artères et je pars en marchant, m'assurant que Roland me suit vers notre vraie destination.

Dans une ruelle qui court entre l'arrière de deux rangées de bâtiments plutôt anciens, j'ouvre une porte toute simple et on se retrouve dans un sas. J'appuie sur la sonnette et une autre porte devant nous se déverrouille. On est dans un vestibule où, derrière un comptoir, un homme bien habillé vient voir qui s'annonce.......

- Bonsoir, mon numéro de membre est le 521.
- Bien sûr monsieur. Soyez les bienvenus et bonne soirée à vous et votre invité.

Et ce qui semblait être un mur sur notre droite glisse sur un mètre et nous permet d'entrer dans le club privé.

- On est où, Benjamin ? me demande Roland avec une tension évidente dans la voix.
- Dans un club où je suis membre. Il faut être accompagné pour entrer. Ici, on pourra s'amuser sans s'inquiéter. Détends toi.

La salle devant nous a tout d'un bar lounge normal. C'est chic et confortable. Les gens sont installés pour boire un verre et discuter. Rien de choquant. Je choisis un sofa sur lequel Roland peut s'asseoir près de moi.

- Qu'est-ce que tu aimerais boire ?
- Rien de trop fort.
- Allons, c'est justement le moment de boire quelque chose de bon et qui va te détendre. Il ne t'arrivera rien de mal, je veille sur toi.

J'imagine que venant d'un gringalet de vingt-cinq ans, mon offre de protection doit sembler à Roland aussi rassurante qu'une police d'assurance gratuite trouvée dans une pochette surprise.

- Je t'ai emmené dans un club très sélect, où je connais les gens et où on a à coeur de respecter les limites de chacun. Alors, t'inquiète de rien. Pour l'instant, on boit un verre. Tu peux observer les personnes autour. Plusieurs ont déjà remarqué que j'avais amené un nouveau. Les regards s'attardent sur toi, tu le sens? Homme ou femme, en couple ou en groupe, les autres membres se demandent ce que tu peux offrir, ce qui te branche, comment te séduire.
Roland rougit un peu et il redresse la tête pour voir si on l'observe vraiment. Il croise le regard insistant d'une belle brune qui est déjà installée avec deux hommes. Je vois bien qu'il n'arrive pas à réaliser tout ce que son grand corps musculeux peut susciter de fantasmes. Il ne se démonte pas et soutient avec fermeté le regard de la dame. Elle bat des paupières et se renfonce dans son siège.

- Elle t'intéresse ?
- Euh, non! Pas du tout.
- Pourquoi l'as tu regardée tout droit dans les yeux alors ?
- Je sens que si je montre un tout petit bout de faiblesse, je vais me faire avaler tout cru.
- Relax, on n'est pas dans une arène. Regarde les gens avec discrétion. Si quelqu'un pique ton intérêt, essaie de lui sourire.
- Mais j'ai envie de draguer personne moi !
- Qu'est-ce que tu penses qu'on est venus faire ?
- Boire un verre ?
- Mauvaise réponse. On est venu jouer avec les limites. Comme cette semaine au boulot, mais sans le stress de se faire prendre. Juste du plaisir. Ca va commencer par un bon cocktail et puis on va descendre.

J'entraîne Roland vers le bar, je nous commande deux cocktails au gin bien forts et, verres en main, j'entraîne Roland vers le fond de la salle où un grand escalier en demi-lune nous emmène au sous-sol. Ici, la musique est plus forte. Les gens dansent ou bavardent, mais les tenues sont plus légères et l'ambiance plus pimentée.
Roland ne sait plus où poser les yeux. Plusieurs hommes sont torses nus. Les femmes ne portent plus grand chose. Je voie bien que Roland est surpris par les couples qui dansent sensuellement sur la piste. Y'a de tout: h/f, h/h, f/f, des trios, des quatuors à géométrie variable. Probablement que pour la première fois de sa vie, il se retrouve dans un lieu ou il n'y a plus de limites morales claires pour lui dicter sa conduite et il ne sait pas comment se comporter ou comment en profiter. Ca peut être angoissant. Normal ! C'est tellement plus facile de jouer le jeu quand on connaît les règles.

- A cet étage-ci, il faut commencer à montrer la marchandise.

Je lui fais signe de me suivre vers un comptoir où une jolie fille nous accueille, vêtue seulement d'un string et d'une perruque rose à très longs cheveux qui lui couvre la poitrine. Elle me fait un clin d'oeil comme à un habitué et offre un sourire éclatant à Roland.

-Bonsoir messieurs, nous lance-t-elle d'une voix blanche comme si elle avait la gorge écorchée d'avoir trop sucer des queues.

J'enlève mon veston en cuir et ma cravate, j'en profite pour ouvrir les trois boutons du haut de ma chemise. Roland est planté près de moi et ne bouge pas.

- Allez mon grand, fais comme moi, veston et cravate au vestiaire.

Et comme mon encouragement n'est pas suivi d'effet, je lui enlève moi-même son veston, lui défais sa cravate et ouvre son col. Je laisse mes doigts se promener dans l'échancrure de sa chemise. J'en profite un peu. Je me retourne pour récupérer quelque chose dans la poche intérieure de mon veston. Et avant que Roland ne puisse comprendre ce qui lui arrive, je noue un collier de cuir autour de son cou et y attache une longe.

- Qu'est-ce que c'est que ça Benjamin ?
- Ta ceinture de chasteté! Comme ça, personne ne viendra te sauter dessus sans passer par moi d'abord. Ca te laissera le temps de voir si t'es d'accord ou pas.
- Mais je suis pas un chien bon sang !
- Non, mais ça montre que c'est moi qui ai le contrôle. De toute façon, c'est juste le prolongement de nos jeux. Au fond de toi, tu es d'accord pour me laisser mener la danse, n'est-ce pas ?

Je dis ça en caressant la base de son cou d'une main pour faire passer la pilule. Je le ramène vers la table haute où on a laissé nos verres. J'avale le mien cul sec, je laisse juste le temps à Roland de faire pareil puis je traîne sur la piste. Je profite que la musique soit un peu jazzy pour pouvoir entrer dans la danse progressivement. Si mon compagnon n'était pas si tendu, ce serait mieux.

- Ferme les yeux Roland et bouge doucement,ça va venir.

Il ferme les yeux et se balance... façon Frankenstein. C'est déjà ça ! Mais on n'arrivera à rien si ça continue comme ça.

- J'abandonne ! Rouvre les yeux. Y'a sûrement assez de scènes de sexe autour pour te faire réagir. Tu vois quelque chose qui te plaît ?

Roland regarde un peu mais ne s'attarde pas, ni sur notre voisine qui frotte ses fesses sur le bas ventre de son partenaire, ni sur les deux beaux mecs qui se roulent une pelle à côté, ni sur le sublime travelo qui branle un mec sur la banquette du fond, ni sur les deux filles qui sont manifestement en train de se masturber l'une l'autre sous la table plus loin. Qu'est-ce qu'il lui faut de plus ?

- Allez viens, on pousse plus loin.

Je tire un peu sur la longe, il vient sans rechigner et, maintenant que j'ai décidé de le mener plus fermement, il semble moins perdu. Ce sous-sol est aménagé comme un coquillage et plus on s'enfonce, plus il fait sombre et plus les jeux se corsent. On est entouré de gens en pleine action. Je nous choisi un coin avec des prises au mur et quelques poufs libres. Je plaque Roland au mur, je lui enlève sa chemise, ouvre son pantalon et le retourne ventre au mur en plaçant ses mains sur des prises en haut de sa tête. Je descends le pantalon de Roland jusqu'à la moitié de ses fesses. J'en profite pour tâter son beau postérieur bien ferme et bombé. Miam !

- Tu ne bouges pas les mains. Je vais descendre ton slip aussi et tout le monde pourra voir la raie de ton cul. Ca te fait quel effet d'avoir les fesses à l'air ?

Je descends tout jusqu'à mi-cuisse et je lui claque le cul sans prévenir. Aucune plainte, je recommence sur l'autre fesse. Ca ne claque pas très fort, mais ça fait un beau bruit bien sec et  ça attire l'attention.

- T'as de belles fesses, tu sais !

J'espère que ces quelques mots vont stimuler Roland. Je finis de lui enlever ce qu'il lui reste de fringues et il se retrouve tout nu, rendu encore plus bandant par le collier à son cou. Son corps est beau comme je l'imaginait, avec juste une petite lourdeur sur le ventre et une toison foncée qui lui couvre les pecs, qui descend le long du ventre jusqu'à s'élargir au dessus du sexe. Le haut du dos, les reins, les jambes sont poilues aussi. Une vraie belle bête, comme sorti tout droit de la nature. Je raccourci la longe que je tiens tendue jusqu'à me retrouver contre lui. Je frotte mon nez sur son bras levé, j'inspire l'odeur de son aisselle, je bande à fond et lui murmure à l'oreille :

- Retourne toi dos au mur, les mains toujours en haut.

Il le fait, les yeux mi-clos et la tige qui gonfle encore d'un cran. Je passe ma main sur sa poitrine, sur son ventre, lentement, je lui chauffe la peau de haut en bas. C'est doux et ferme, je le sens trembler sous ma main. Je fait des cercles autour d'un de ses tétons, la main pleine de sa poitrine, le téton comme pivot qui pointe dans le creux de ma paume. Puis je le pince franchement et je lui arrache un soupir. Je frotte pour faire passer la petite brûlure et je reprends des pincement plus large de toute l'aréole. Roland me jette un regard vitreux et je sens son excitation monter.
Deux mecs sont franchement venus s'installer devant nous et se branlent avec une lente application. C'est bon de les sentir tendus, juste là, et de les exciter en même temps que Roland.

- A genoux ! Viens voir l'effet que tu me fais.

Je tire sur la loge et, de la main, je lui écrase le visage sur ma queue qui est toujours dans mon pantalon en cuir. Je me frotte sur lui, ça soulage un peu. J'ouvre mon fut et laisse voir mon jock strap rouge et humide. J'ai oublié de m'inquiéter des réactions de Roland, mais il ne détourne pas la tête. Au contraire, de lui même, il frotte son nez sur mon sexe, il en fait tout le tour, je vois ses narines palpiter, et je sais qu'il sens l'odeur de mon excitation. Avant d'exploser, je me recule.

- Ne bouge pas.

Je me débarrasse de ma chemise et de tout le reste, ne gardant que le jock strap et mon petit marcel noir moulant en mailles très larges qui n'est là que pour souligner les lignes de mon torse. Roland a les yeux fixés à la hauteur de mes tétons percés qui pointent en travers des mailles. Sa bouche s'est entrouverte et je n'ai qu'une envie, c'est qu'il la referme sur moi. Je m'installe sur le bout d'un pouf, je reprends la longe et le tire vers moi. Je ne dis rien, je vrille mon regard dans le sien et je bombe la poitrine. Je le tire encore un peu. Il a compris le message cinq sur cinq. Ses lèvres finissent par venir frôler un anneau puis un téton. Je lui fais un sourire encourageant et sa bouche m'attrape enfin. Ca commence timidement par des frottements du bout des lèvres puis il les ouvre. Il donne des baisers à ma pépite de gauche, puis il pince mon téton entre ses lèvres. Il appuie de plus en plus. Mon téton se gonfle et l'invite. Il finit par me sucer le téton comme un affamé, comme s'il me roulait une pèle et m'aspirait la langue. Je laisse durer, j'adore ça ! Je joue beaucoup avec ma poitrine quand je me masturbe. Je stimule mes tétons avec mon vibro. Je mets des pinces et des petits poids quand je baise pour décupler le plaisir. Si on veut me faire mouiller du cul, mieux vaut s'occuper du haut d'abord. Et là, je sens que Roland et moi, on s'est bien trouvé.

Je l'interromps un instant, je recule sur le gros pouf et le fait asseoir dessus. Il est assis, jambes écartées et je viens m'installer face à lui, les cuisses sur les siennes, nos queues toutes proches. Je me penche un peu vers l'arrière, appuyé sur mes bras et j'invite Roland à reprendre son travail sur mes tétons en frétillant de la poitrine. Il s'approche de celui qui avait  été négligé tantôt. Il me chauffe bien. Ses mains viennent s'installer derrière mon dos et il cherche à me plaquer contre lui.
Je me laisse aller et rapproche mon bassin du sien. Sa bouche sur ma poitrine ne se relâche pas. Il prend vraiment plaisir à sucer mes tétons. Je sens que je mouille de la bite et du cul. Je deviens complètement chienne. Je me frotte à sa bite sans retenue. Ses mains me prennent les anches et il accentue encore la pression entre nous. Sa bouche me laisse. Il se redresse et nous sommes pris dans une folle étreinte, collés ensemble des joues, des épaules jusqu'au ventre.
Je finis par le repousser un peu. Le tissus du jock est vraiment de trop. Je nous redresse tous les deux, enlève ce foutu jock et reprends la longe en main. Je ne peux m'empêcher de jeter un oeil autour et je vois que notre public s'est élargi. Allez, il faut jouer à fond maintenant.

- Présente moi ton cul, appuie toi au mur bras tendus pour te soutenir !

J'appuie sur l'épaule de Roland pour qu'il se retourne et il m'obéit. Je me mets derrière lui et colle mon torse humide dans son dos. Je frotte mes tétons dans son dos. C'est obligé, ma queue se cale dans sa raie. C'est glissant et chaud. J'adore me coller à son grand corps. Je lui mordille la nuque et les épaules sans douceur. Mes mains viennent lui choper les tétons aussi. J'évite sa queue, je veux qu'il tienne encore un peu. Instinctivement, il recule pour s'appuyer plus fort sur moi. Je ramène une main vers ma bouche, je crache un coup et j'étale tout sur ma bite que je fais passer sur son périnée.

- Serre les cuisses. C'est ça. Tourne la tête et regarde les gens autour. Tu vois comme ils sont excités ? C'est ton désir qui les chauffe. Montre-leur que tu kiffes.

Ses grosses cuisses arrivent à maintenir ma tige en place. Je fais un petit va et vient et Roland  gémit de plaisir. Je reprends bien ses tétons entre mes doigts. Je tire et je caresse les pointes toutes dures. Je n'en peux plus, je suis au bout. Ma queue laisse tomber un goutte à goutte de  jus qui montre bien que mon excitation est au maximum.

Je murmure l'oreille de Roland :
- Je vais m'occuper de ta queue. Colle ton dos au mur.

Je me détache de lui et le laisse se retourner.

- Descends un peu ton bassin, plie les genoux et écarte les, oui comme ça. Mains basses, au mur.

Je plante mes yeux dans les siens. Je glisse ma main de mes couilles jusqu'à mon gland et je récupère une belle quantité de mouille. Ostensiblement, je vais étaler ma récolte entre mes fesses. J'y ajoute un peu de salive. J'imagine que Roland sait ce qui va venir. Sa poitrine monte et descend très vite. Je sens qu'il est presque prêt à s'enfuir et en même temps tout à fait soumis, résigné à me suivre.

J'offre à notre public la vue de mes doigts qui s'active sur mon oeillet. Je me cambre et fais entrer un doigt avec aisance. Je me lime le cul en ne perdant pas Roland de mes yeux mi-clos. Ma langue passe sur mes lèvres. Je vois sa bite frémir à distance.

Je me sors les doigts du cul et je me rapproche de Roland.

- Tu ne bouges pas.

Et je me positionne devant lui, lui tournant le dos. A tâtons, du bout des fesses, je recule et m'installe pour avoir sa bite devant ma raie. Je dois bouger doucement, plus haut, plus bas, pour finir par sentir que la jonction est parfaite entre mon petit trou affamé et son gland. A bout de patience, je me presse sur la tige large et dure et je m'empale, lentement, mais sûrement, jusqu'à avoir mes fesses au chaud contre le ventre de mon compagnon. Je ferme les yeux, envahi par l'extase d'être enfin, enfin, rempli par cette grosse barre qui m'a fait bander toute la semaine.

Je ne sais absolument pas ce qu'en pense Roland, si je suis en train de le traumatiser en le poussant à baiser un mec, mais je m'en fout. Toutes mes faculté de perception et de réflexion sont résolument occupées à savourer le plaisir d'être collé à lui et à sa queue. Je commence à bouger pour bien le sentir. C'est moi qui mène la danse. Je me baise sur Roland, je cherche mon plaisir, je roule du cul. Je m'avance jusqu'à ne plus avoir que son gland dans l'anus. Je nous exaspère tous les deux en me branlant juste sur son bout, puis je donne un grand coup pour tout reprendre.

- Benjamin ....

Le ton de Roland est suppliant et je sais qu'il fait des efforts de dingue pour se retenir.

- Encore un tout petit peu, c'est merveilleux, t'es fantastique Roland. T'es capable, t'es le plus fort. Tiens bon, tu vas me faire jouir comme une reine. Encore, bien dur, c'est bon, putain, Roland ! Ca vient !!!!!!!!

Et je jouis sans me toucher, saturé jusqu'au climax de sensations qui me terrassent. Dans le même temps, la voix de Roland annonce sa propre jouissance. Un cri étranglé, souffrant, douloureux comme s'il expirait sa dernière molécule d'oxygène en même temps que sa jouissance lui essore les couilles. Il me donne tout, je le sens au fond de moi. Ca rayonne, ça m'embrase.

J'arrive à me redresser et à venir appuyer mon dos sur sa poitrine. Je sens que je flageole, mais Roland vient me soutenir en entourant ma poitrine de ses bras. J'ai un vrai moment de déconnexion ou tout est suspendu. Et c'est la bouche de Roland qui me ranime. Il a plaqué ses lèvres sous ma mâchoire, sa bouche aspire ma peau et il me fait ce qui restera certainement comme le plus gros suçon qu'on m'ait jamais fait.

Ca me semble tout d'abord merveilleux de le sentir s'accrocher à moi, mais ça me dégrise assez vite et je me dégage. Je reprends mes esprits et je vois devant moi plusieurs personnes avec les mains pleines de jus. On a fait notre petit effet !

Je finis par me soucier de Roland qui ne doit pas savoir comment gérer la suite. Je l'entraîne vers une salle d'eau où il pourra se rafraîchir. Je l'abandonne là, le temps de rassembler ses affaires et de les laisser à sa portée. Je vais me laver aussi et, les jambes molles, je me rhabille et l'attend.

Moi qui suis si volubile d'ordinaire, je n'ai plus de mots et c'est en silence que nous remontons.  Histoire de s'offrir un moment de décompression, on reprend un dernier verre. L'ambiance est étrange. Roland me regarde avec une douceur exténuée, sans reproches, sans questions. C'est très paisible. Ca ne sert même à rien de lui dire que j'ai pris un pied stratosphérique avec lui et  que mon monde a bougé sur son axe. Je vais avoir besoin d'un moment pour me remettre les idées au clair.

On finit par sortir. J'ai demandé à ce qu'on nous appelle deux taxis. Et comme la première voiture se pointe, je pousse Roland à l'intérieur et lui dit tout simplement : - Merci.

Le lendemain, j'ai eu la tête ailleurs toute la journée. J'ai fait enrager mon mec. Au fil du week-end, il a bien compris qu'il n'arriverait pas ni à me ramener dans le concret ni à me tirer les vers du nez. Le dimanche soir, il a essayé une approche plus physique, mais je n'avais aucun goût pour ça.

J'avais enfin trouvé un homme avec qui être pleinement joueur et dominant tout en étant passif dans le rapport sexuel. Ca n'avait jamais été aussi simple. Et je n'étais plus prêt à me laisser couver par un homme plus mûr qui me gâtait et m'utilisait surtout pour continuer à se sentir puissant et en contrôle. Son petit jeu érotique s'est terminé en une monumentale fessée ou il a laissé sortir toute sa frustration, accumulée au long des mois qui venaient de voir notre relation s'étioler. Quand j'ai réussi à me libérer, j'ai rempli ma valise et un sac et je me suis réfugié à l'hôtel. Comme baiser d'adieu, j'ai eu son poing sur la figure et une bordée d'injures. Toute la rue en a profité.

C'est lundi, je suis au boulot. Je me sens comme un réfugié afghan après un tremblement de terre.

Sunny

sunnyalaplage@gmail.com

Suite de l'histoire

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