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HISTOIRE

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Premier épisode

Sen et Kaze

2/Randonnée

[ Texte inspiré par et se passant dans, le monde du manga intitulé « Ajin » de Gamon Sakurai. Pour les âmes sensibles, cette histoire est bien plus douce que « Rapt » ou « Inferno ». ]

La voiture garée et fermée, nous nous dirigeons vers le portique de bois rouge, un Torii, qui marque le début du sentier. Il est neuf heures et demi, le soleil est déjà haut, la chaleur reste supportable malgré l'absence de nuages.
Un temps idéal pour randonner somme toute.
Main dans la main, nous nous engageons sur le chemin caillouteux serpentant entre les pins parasols taillés avec art comme dans un jardin Zen. Les odeurs de sève et de mousse ajoutent une dimension à cette balade. Mais le plus important pour moi est d'être avec Kaze. En fait nous ne parlons presque pas. Nous marquons un arrêt à la vue d'une biche s'enfuyant ou d'un rapace tournant au-dessus de nos têtes.
Nous sommes ensemble et nous sommes simplement bien.
C'est ça un couple, être tous deux et ne faire qu'un.
Je me fais l'impression d'être prétentieux quand je me dis ça, mais en même temps, c'est tellement ça.
La pente est raide. Au bout d'une heure à peu près, nous avons gagné une bonne centaine de mètres d'altitude, ce qui est déjà pas mal. Mais Kaze me désigne du doigt notre destination : un sommet pelé qui me semble être deux ou trois cents mètres plus haut encore.
— C'est une sacré course encore jusque là-haut non ?
— Oui, mais c'est la partie la plus intéressante. C'est raide, c'est étroit, sinueux parfois un peu dangereux, mais la vue de la haut est tellement belle que cela vaut bien de faire l'effort.
— Mouais… ou alors tout le monde dit que c'est beau pour ne pas admettre s'être tapé une heure de montée pour rien, dis-je rendu un rien caustique par la fatigue.
— Non rassure-toi, me répond-il en riant de bon cœur, ça vaut vraiment la peine. En revanche, ce n'est pas heure de montée mais plutôt deux, même pour des sportifs comme nous.
Ma mine déconfite ajoute à son hilarité, je comprends mieux à présent pourquoi il tenait à partir si tôt. Notre pique-nique se fera tout là-haut en fait.
Avec un hochement de tête résolu et un clin d'œil, je m'engage sur le sentier suivi aussitôt par Kaze. Les deux heures qui suivent mettent mes chevilles à rude épreuve. Je réalise que des baskets ne sont pas tout à fait idéales pour ce type de terrain mais je ne possède pas de chaussures de randonnée. Alors, je me débrouille.
Comme me l'avait annoncé mon copain, certains passages sont compliqués : il faut se plaquer contre la paroi et avancer en crabe parce que le chemin fait vingt ou trente centimètres de large au mieux.
— Tu es sûr qu'on a le droit de passer ici ? finis-je par lui demander.
— Oui, oui, mais c'est à nos risques et périls. Il y a un panneau d'avertissement à l'entrée du sentier.
— Je ne l'ai pas vu, m'insurgé-je alors.
— Tu n'es pas très observateur, me dit-il alors.
— Gna gna gna ! grommelé-je.
Mais de passage étroit en pente raide, nous finissons par gagner sains et saufs le sommet. Il s'agit en fait d'une plateforme où une dizaine de personnes pourraient tenir à l'aise.
Le double en se serrant vraiment.
Le triple, si ceux installés en périphérie acceptaient sereinement l'idée de mourir en dévalant en contre-bas au moindre faux mouvement des autres occupants des lieux.
Mais Kaze avait mille fois raison. Le panorama est magnifique. Au nord, la forêt s'étend à perte de vue alors qu'au sud des plaines où les reflets de quelques étangs nous renvoient la lumière aveuglante du soleil. On peut voir jusqu'à la mer à l'est et vers les montagnes à l'ouest.
Tous les paysages du Japon en faisant un tour complet sur soi-même.
A mon troisième tour sur moi-même, Kaze m'arrête en posant ses mains sur mes épaules.
Il approche alors ses lèvres des miennes, nos bouches s'entrouvrent et nous nous embrasons tendrement avec le soleil et un aigle volant loin au-dessus de nos têtes pour seuls témoins. Il se met alors à genoux m'entrainant avec lui, nos langues ne se quittent pas. Bientôt, sur un coin couvert mousse, nous nous étreignons tendrement. Je suis sur le dos, il est sur moi. Il se redresse, enlève son T-shirt et ouvre son pantalon d'où émerge presqu'aussitôt son sexe dressé qu'il vient coller sur mes lèvres. Je l'avale aussitôt, prodiguant les caresses qu'il adore. Ses abdos contractés sont à mourir ainsi sculptés par le soleil. Après quelques instants, il ôte d'autorité sa verge de ma bouche, elle brille de mille éclats sous la lumière zénithale. Sans me demander mon avis, je me retrouve nu comme un vers. Mes jambes sur ses épaules, mon sexe est avalé par mon amant affamé de mon membre. Je sens sa bouche, sa langue courir au long de ma verge et titiller mon méat avant de tourner autour de mon gland me faisant mouiller comme un puceau. Relevant un peu plus encore mon bassin, sa langue glisse de mon gland à mes testicules et de mes testicules à mon anus. Là, il se déchaîne me massant avec art. Je me sens prêt en quelques secondes à accueillir son sexe en moi et il ne s'y trompe pas. Alors que nos bouches se retrouvent, son sexe entre moi avec facilité. Comme à chaque fois qu'il me prend, il marque une longue pose une fois son immense sexe placé dans mon ventre. J'adore le sentir en moi, le sentir vibrer, bouillonner, sur le point de déverser sa semence.
Il commence alors à aller et venir. Les vingt-cinq centimètres de chair portés au rouge se frayent un chemin depuis mes fesses jusqu'au tréfonds de mon corps. Je sens chaque centimètre de son sexe avancer en moi, je sens son gland écarter devant lui les chairs tendres et chaudes qui l'accueillent avec bonheur. Et moi je gémis, je cris, je hurle de plaisir en sentant sa puissance se libérer en moi. Après quelques minutes, je sens les petites contractions caractéristiques de sa façon de faire. Je sais ce qu'il veut et je sais qu'il va l'obtenir car jamais je n'ai réussi à contrôler mon corps lorsqu'il commence à solliciter ainsi mon centre du plaisir. Et en quelques dizaines de secondes, ma prostate ainsi stimulée me fait monter une vague de plaisir brutal et violent. De ses deux mains, il plaque mon torse au sol, sa bouche fuit la mienne. Au moment où je sens mon sperme s'échapper de mon corps, sa bouche se referme sur mon gland où je déverse en une dizaine de jets, mon liquide reproducteur.
Son épais membre toujours en moi reprend vie, s'anime à nouveau.
Il m'embrasse d'un baiser au goût animal, mon goût.
Et ses gémissements se font plus forts et je le sens se contracter puissamment.
Il vient de me faire don de lui-même. Je viens d'accueillir en moi son sperme et j'en suis heureux. Heureux de la marque de confiance réciproque que cela représente pour lui et moi.
Haletant, épuisés, heureux, nous nous enlaçons. Pendant quelques minutes encore, nous échangeons caresses et baisers.
Calmés, apaisés, nous nous rhabillons.
— Alors c'était ça ? demandé-je. Tu voulais que nous fassions l'amour ici ?
— Ce n'était pas complètement exclu, répond-il. Mais je ne t'ai pas amené ici pour ça, je… en fait…
Là son regard se ternit, il semble hésiter ce qui ne lui ressemble pas. Ma poitrine se sert et se glace un instant puis je tente de me rassurer, s'il a envie de rompre, il ne se donnerait pas tant de peine.
Je blêmis.
Il veut me demander en mariage.
Il m'a parlé voici quelques temps d'une émission de radio dans laquelle des couples d'hommes expliquaient être partis se marier à l'étranger et dont le mariage était « presque » reconnu au Japon. Je me mets à trembler car je ne sais pas ce que je peux lui répondre. Lorsqu'il me voit mal à l'aise, il semble déçu, se lève et s'approche du rebord de la plateforme, les mains dans son bermuda, comme lorsqu'il réfléchit intensément.
— Attends Kaze, je crois que je sais de quoi tu veux me parler…
— Vraiment ? fait-il étonné.
— Oui… C'est par rapport à ce que tu as entendu à la radio hein ?
Il se tourne brusquement vers moi. Sa stupeur n'est pas feinte.
Il me regarde comme s'il découvrait un autre homme en moi.
— Et alors ? T'en penses quoi toi ?
— Je… je ne sais pas quoi te dire.
Ses traits se font d'une infinie tristesse.
— Je voudrais pouvoir te dire oui, mais… je ne saurais pas quoi dire à mes parents…
De nouveau la stupéfaction.
— Mais de quoi tu parles ? fait-il alors en fronçant les sourcils sans comprendre.
— Ben de mariage… C'est pas de ça que tu voulais me parler ?
Il ferme alors les yeux, l'air à la fois amusé, soulagé et ennuyé. Puis il commence à rire. C'est un rire nerveux même s'il n'est pas forcé, il sort une main de son bermuda et l'agite de droite à gauche…
— Non, ce n'est pas du tout…
En une fraction de seconde la scène vire au cauchemar : en se tournant vers moi, il déplace son pied droit et, comme s'il avait oublié où il se trouvait, le pose dans le vide.
Sa jambe disparait suivie par son corps entier.
Je me précipite vers le rebord alors que j'entends des bruits sourds et horribles.
En quatre enjambées je suis au bord du gouffre.
Je ne le vois pas.
Je me mets à plat ventre, je hurle, je l'appelle en vain.
Puis je le vois, cent mètres plus bas, sur ma gauche.
Son corps a dévalé jusqu'au chemin que nous avons emprunté pour monter.
Sa jambe droite et son bras gauche sont brisés en au moins trois endroits.
D'horribles taches rougeâtres maculent le sol autour de lui, sous sa tête notamment.
Sans réfléchir, j'emprunte à toute vitesse le chemin pour le rejoindre.
Je pense aux sacs mais trop tard.
J'ai mon téléphone et c'est bien suffisant.
Je cours, je prends des risques terribles, je me dis que chaque seconde compte.
Je tente de composer le numéro des urgences, mais je renonce : trop dangereux.
Il me faut un quart d'heures, et des griffures multiples de la roche assassine pour rejoindre Kaze.
Lorsque j'arrive enfin à l'endroit où il devrait se trouver, je ne vois que les taches de sang.
Pas de corps.
Je regarde vers le sommet pour m'assurer que je ne me trompe pas.
Non, c'est bien là, je vois clairement sur les poussières grisâtre, les traces de sang que j'avais aperçues.
J'appelle, je m'époumone, je hurle « Kaze !!! ».
Je cherche en contre-bas, rien.
En imaginant, qu'il ait pu bouger, d'une manière ou d'une autre, il ne reste plus qu'une direction : vers le bas.
Je reprends ma course effrénée pour découvrir, dans un recoin de la roche, Kaze.
— Ça va mon chéri ? Tu n'as rien ? Montre-moi.
Il semble sonné, me regarde avec un air désemparé. Je me saisis avec délicatesse du bras qu'il me tend, mais je ne vois rien, pas même une égratignure. J'examine son autre bras pour découvrir que celui-là non plus ne porte pas la moindre trace de blessure.
Sans opposer la moindre résistance, il me laisse examiner sa poitrine que son T-shirt déchiré et ensanglanté laisse entrevoir.
Rien.
Sa jambe dont je revois parfaitement la forme anormale qu'elle avait lorsqu'il était au sol, est en un seul morceau, fonctionnelle et sans la moindre séquelle de sa chute.
Je le regarde alors sans comprendre.
Son regard est infiniment triste.
— C'est de ça, dit-il à voix basse et en me montrant ses bras intacts, dont je voulais te parler tout à l'heure.
Je ne comprends pas, mon cerveau est bloqué, ce à quoi je viens d'insister est totalement illogique.
J'ai eu tellement peur de le perdre.
Des larmes de soulagement commencent à couler sur mes joues.
Je le prends dans mes bras.
— J'ai eu peur. J'ai eu tellement peur de te perdre ! sangloté-je contre lui.
Je le sens raide, distant, hésitant.
Il finit par m'enlacer à son tour.
— Tu ne m'en veux pas ? me demande-t-il.
— De quoi ?
— D'être un… Ajin.
C'est à cet instant seulement que je percute et comprends.
Le blast d'une explosion me secoue physiquement le cerveau.
Puis je réalise.
Je recule d'un pas, je prends ses mains dans les miennes, mes larmes coulent toujours, je suis incapable de les contrôler.
— Si tu n'étais pas un Ajin, à l'heure qu'il est, je serais en train de pleurer sur un cadavre au lieu de pleurer devant toi. Alors je m'en fous que tu sois un Ajin, si tu m'aimes, ça ne changera rien entre nous.
Lui si maître de ses réactions d'habitude, je le vois vaciller un instant. Ses yeux se mettent à briller, il semble sur le point de pleurer. Sans un mot il me reprend dans ses bras et me sert plus fort, je sens contre ma nuque sa mâchoire se contracter à plusieurs reprises, je sens aussi sa poitrine agiter de soubresauts.
— Merci, me dit-il tout bas. Je t'aime oui… Depuis le premier jour.
— Moi aussi… Merci à toi d'avoir voulu me le dire.

[Merci à tous pour vos messages d'encouragement, vos photos évocatrices et vos remarques. Je réponds toujours aux mails.]

Yopi

yop_ex@outlook.fr

Suite de l'histoire

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