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Frenchies in a New World

Chapitre -01

Il m’a sauvé. Chaque jour j’y pense après un tendre baiser alors que je le vois suivre le blond sans qui j’aurais aussi fini chez les fous ou en prison. Une fois qu’il a disparu dans l’escalier, je prends mon temps pour aller à la fenêtre et observer sa petite tête rousse qui sort de l’immeuble et s’éloigne. Il me manque déjà et j’ai hâte d’être à ce soir pour le retrouver.

Qui eut cru que j’allais le rencontrer lui, il y a un an, grâce à l’un de mes meilleurs amis ? Je l’avoue j’ai d’abord réagi comme un gros con qui ne pense qu’au cul — pour cacher mes souffrances. J’ai voulu le mettre dans mon lit juste pour rigoler, surtout vu son fessier, mais il n’était pas mien. C’est à ce moment que j’ai compris qu’il avait un effet apaisant, pas seulement sur moi, mais aussi sur le connard riche et prétentieux qui lui servait de petit copain à l’époque — mon ami Nicolas. Pour la première fois, Nico s’est vraiment accroché à un mec, il ne nous parlait pas uniquement de lui comme étant un plan cul, il voulait construire quelque chose d’autre.

Ce n’est qu’après notre deuxième rencontre que j’ai commencé à éprouver un sentiment qui m’était inconnu jusqu’alors : une forme de jalousie, je le sais aujourd’hui. Avec tout ce que j’ai vécu, pourquoi moi je n’avais pas le droit d’avoir plus, de quoi me remettre enfin de tout ce que j’essayais d’oublier ? C’est injuste, le parfait connard avait une petite perle alors que la grosse brute torturée restait seule. J’ai continué à agir comme un salaud en faisant mon possible pour étouffer mes émotions ; pour ça, j’ai multiplié les plans, frustré par un manque que je ne pouvais pas combler.

Et encore, ce n’est pas le pire… Il y a eu la première soirée que nous avons passée ensemble. Il m’a tenu tête malgré la peur que je lisais dans ses yeux, il a su lire en moi. Ce petit mec plein de bon sens m’a poussé à lui ouvrir mon cœur. Oh, très peu, mais ça a suffit pour commencer à faire naitre en moi une sorte de fascination. Après ça, j’ai cherché à le provoquer en douceur, à tester ses réactions tout en faisant mon intéressant, ce qui m’a valu des reproches de la part de son copain quand il avait le dos tourné. Le même type qui l’a trompé peu de temps après. Je ne suis pas sentimental normalement, je me cache derrière une carapace dure : voir des gens pleurer ça ne me fait ni chaud ni froid. Mais pas lui. Sa tristesse m’a perturbé, a encore ouvert davantage la faille dans mon armure, d’autant plus quand il s’est vengé de son Nicolas en couchant avec moi. Malgré la peur et la tristesse que je voyais toujours en lui, j’ai également vu une détermination nouvelle et un désir insatiable. À partir de là c’est devenu une obsession. Jamais je n’ai ressenti ça pour un mec. Mon cœur s’était remis à battre et demandait de la tendresse, pas uniquement du sexe.

J’ai essayé de le draguer, comme un gros lourdaud, ne sachant pas comment faire. Je ne suis pas subtil comme Nicolas ou doux comme Damien — qui aurait mieux fait de le garder. À défaut de le faire mien j’ai réussi à retourner dans son lit, et mon dieu ce que ça a été bon. Mais on n’efface pas des années de souffrance et de baise brutale en deux mois. Ça nous a rapprochés, d’un côté j’ai eu un mec pour satisfaire mes besoins sexuels et câlins, de l’autre lui qui apaisait les blessures de mon esprit et m’apportait une forme de tendresse amicale. En plus j’étais à domicile, j’ai donc pu profiter de son amitié tout en retrouvant un bonheur depuis longtemps oublié.

De son côté il a enchainé les mecs — de manière raisonnable — sans réussir à trouver une véritable satisfaction. J’éprouvais toujours ce sentiment de jalousie à le voir avec d’autres, mais ça ne durait pas, il ne s’accrochait pas comme avec Nicolas, Damien ou moi. Et même si le châtain était en couple, j’avais toujours peur qu’il retourne avec. Par chance pour moi, les deux déceptions consécutives que lui a causées Nico l’ont tenu à distance, d’autant plus que mon ami s’était trouvé un mec entre temps — un gars sympa qui lui correspond mieux.

Puis Damien et moi avons été célibataires en même temps que mon rouquin. Ils se comprenaient si bien tous les deux, j’ai cru qu’il y avait de l’amour dans l’air, que j’avais encore raté le coche. J’ai bien tenté d’être subtil, j’ai même demandé conseil à mes deux amis. Je me suis d’abord dit que le blond allait refuser afin de garder mon mec pour lui, mais il m’a rassuré en m’assurant qu’ils ne se voyaient que comme des frères. C’est lui qui m’a conseillé d’ouvrir mon cœur — ce muscle qui bat plus vite dès qu’il se love dans mes bras. Alors j’ai écouté Damien, j’ai parlé à Valentin, et après un (très court) moment de réflexion, il a accepté d’être mon bébé.

Quelques problèmes ont éclaboussé le début de notre relation. Ce n’était pas la faute de ses parents, toujours adorables… Non, c’était plutôt la mienne, à cause de mes conneries qui ont resurgit alors que je pensais les avoir laissés derrière moi. Il y a eu des règlements de comptes à gérer. À la limite j’aurais été seul, j’aurais jugé que je le méritais, après tout j’ai cherché les problèmes avec un petit gang dangereux. Mais il a fallu que mon bébé se retrouve entrainé dans mon bordel. Je crois que je m’en voudrais toute ma vie pour ce qui s’est passé...

Pour tous ceux qui ne savent pas ce qu’est l’amour, vous êtes tout à la fois très chanceux et incroyablement poissards. L’amour, ça vous fait voir le monde de la plus merveilleuse des manières. De la pire quand vous avez peur de le perdre. Alors j’ai cru mourir ou bien devenir fou quand il s’est vidé de son sang entre mes bras. Juste une égratignure selon le médecin, j’ai failli lui coller mon poing dans la gueule ! Une égratignure qui nécessite deux jours de sommeil ? Je ne l’ai pas lâché, j’ai même pleuré en imaginant me retrouver seul après toutes ces merdes, moi qui n’avais pas pleuré depuis mes treize ans. Je déteste l’hôpital, j’y ai été pour mes conneries, mais je n’y ai jamais envoyé quelqu’un d’innocent. L’amour, ça change le plus dur des hommes.

Et nous voilà aujourd’hui en Amérique, à New York ! Nous, les Français. Quelle aventure, surtout quand on sait qu’il n’y a que Damien qui parle couramment anglais, même si mon Valentin se débrouille — il n’a jamais eu de problèmes avec les langues !

Une nouvelle année commence, presque trois semaines qu’il a repris la fac. Je n’ai pas encore retrouvé un boulot dans la mécanique et il faut admettre que je ne cherche pas beaucoup. Pour le moment, j’aide Nicolas à implanter l’entreprise de son paternel vu qu’ils se sont légèrement réconciliés. Avantages : je travaille dans l’immeuble d’à côté, je suis très bien payé, les horaires sont plus que laxistes, mon chéri et son frère aident un peu le weekend et reçoivent aussi une généreuse paie pour le temps passé — j’ai même négocié pour que mon chéri prenne une partie de la mienne afin de financer ses études l’année prochaine. Comme je n’ai pas grand-chose à payer, je claque tout mon fric en payant les quelques factures et le reste passe dans les petits cadeaux que j’offre à mon amoureux. Quel bonheur de l’entendre ronchonner, surtout quand il dit que je le gâte trop : mon petit plaisir sadique avant de lui dire que j’ai un truc à lui offrir, c’est de le bloquer dans mes bras, et ça il ne se plaint pas. Surtout qu’il adore mes petites attentions romantiques même s’il préfère quand ça ne coute rien. On va aller visiter Central Park en amoureux un de ces quatre, il sera ravi de pouvoir se coller à moi. Et comme ça après beaucoup de câlins, moi j’aurais le droit à un peu de sexe !

Bref en attendant d’organiser cette balade romantique pour voir le visage réjoui et énamouré de mon boyfriend, je dois quand même aller au boulot — je ne vais pas passer ma journée à regarder par la fenêtre, surtout que je ne le vois plus. Neuf heures trente, il faut que j’aille travailler, ce n’est pas parce que j’ai un boulot cool que je dois paresser et être payé à ne rien faire.

J’enfile donc ma vieille tenue de mécano par-dessus mon boxer et un débardeur. Il n’y a plus seulement de vieilles taches de cambouis qui ne partent pas, mais aussi de la peinture désormais. J’attrape la boite à outils, finis les quelques travaux restants, et j’installe ensuite les meubles. Dans moins de deux semaines, les bureaux devront être fonctionnels. Je soupçonne Nico de vouloir louer les autres étages à des entreprises. Je crois qu’il voudrait bien m’engager comme garde à l’entrée. Si le salaire reste le même, voire si j’en négocie un encore plus élevé, ça me va ! J’adore la mécanique, mais mon dernier patron m’a tué à la tâche et légèrement donné envie de faire ça plus par passion que par nécessité de job.

Mon estomac me signale l’heure du repas quelques minutes avant son coup de téléphone. On mange comme ça, liés par un boitier tactile. J’ai bien essayé de lui dire qu’il devait de se faire de nouveaux amis, mais il montre une certaine timidité qu’il n’avait pas avant. J’avoue que ça m’arrange, au moins il ne parle pas à d’autres mecs et je ne risque pas de me le faire piquer… Même Damien lui a dit d’être un peu plus sociable, mais c’est vrai que ce n’est jamais facile un déménagement, encore plus à l’étranger. Si en plus la classe ne montre aucun intérêt pour ce frenchboy fraichement débarqué… Ça ne correspond pas vraiment au cliché que j’avais des jeunes étudiants, mais bon. Peut être qu’il est dans une classe de friqués, avec des gens qui le jugent... Il a l’air tout droit sorti de Brooklyn, avec les tatouages qui cachent ses brulures — encore une trace de mes conneries.

Je continue de bricoler en sachant que demain nous serons trois à nous y mettre, à moins que mon rouquin ait besoin de réviser ses cours. Je ne sais pas comment il s’en sort à l’université, je ne lui ai pas demandé. En revanche, je sais qu’il n’arrive pas avant dix-huit ou dix-neuf heure, puisqu’il rentre à la maison avec Damien, et moi je l’attends dans le canapé, tout propre et impatient de le revoir. Le temps passe à une vitesse, c’est toujours son sms « on rentre » qui m’annonce la fin de la journée. Un jour je devrais me payer le culot d’aller le chercher à la fac et l’embrasser devant ces New-Yorkais coincés.

L’avantage avec les travaux manuels, c’est que ça fait travailler le corps et l’esprit. Pendant que je monte les meubles, je me vois bien en train de secouer mon rouquin sur un de ces bureaux en bois massif. Comme je suis seul, je n’ai pas à contenir mon imagination : ma tenue de travail est tendue par mon gros pieu bien raide.

Dès que je pense à lui, c’est comme ça, il me rend fou. Son regard d’adoration — je dois avoir le même — puis nos câlins suivis d’une partie très chaude… Bon même s’il n’accepte pas que je le prenne tous les jours, j’ai régulièrement le droit à une délicieuse pipe. En plus ce coquin a tellement de besoins différents que j’aie l’impression qu’à chaque fois c’est une première fois. Ça doit être ça d’être amoureux, on partage plus que le frottement de nos corps. Enfin même avec les mecs les plus soumis que j’ai niqués, aucun ne m’a donné tant de plaisir ! Il s’est parfaitement adapté à ma taille généreuse, et j’en profite autant que possible, tout comme lui.

Perdu dans mes pensées, je n’entends pas les pas qui résonnent. Je suis encore allongé sous le meuble, occupé à le visser, lorsqu’une main se pose sur ma queue. Je sursaute et évite de peu de me cogner la tête. C’est lui, un grand sourire sur les lèvres. Je lâche ma visseuse pour caresser sa joue, puis je l’attire contre moi pour lui murmurer :

– C’est dangereux de faire ça tu sais bébé, en plus j’étais en train de me dire que je pourrais te prendre sauvagement.

– Tu as de la sciure plein les cheveux et partout sur tes vêtements, hors de question qu’on fasse des bêtises avant que tu sois douché, me répond-il avec un regard de braise.

– Seulement si tu te douches avec moi.

Puis, en jetant un coup d’œil à l’horloge, je lui fais remarquer :

– En tout cas tu es rentré plus tôt aujourd’hui.

– Damien avait encore une heure de cours et je ne voulais pas l’attendre.

Je me relève rapidement et m’exclame :

– Vite alors, on a une heure de tranquillité pour faire ce qu’on veut !

Je range mes outils avec l’aide de mon petit mec puis direction notre appartement. Dès que nous passons la porte d’entrée, nous abandonnons nos habits ; rien qu’à le voir sans ses vêtements, mon érection se fait encore plus intense. Une fois sous l’eau, on commence par se laver en s’embrassant. Je dévore ses lèvres charnues et m’amuse en laissant ma langue trainer dans sa bouche. On se lave l’un l’autre, en cherchant nos zones sensibles. J’adore faire sauter ses inhibitions, car une fois que je l’ai bien chauffé et que j’ai été un peu câlin, il se plie sans effort et avec une envie incroyable au moindre de mes désirs. Je me demande si tous les roux ont le sang en feu ou si ce n’est que lui, en tout cas je n’irai pas vérifier, il est parfait pour moi celui-là. Un mélange idéal entre tendresse et désir.

Alors qu’il glisse le savon sur mes épaules, je lui ôte des mains pour pouvoir m’occuper de son postérieur bien rebondi. Il a un sourire coquin et je laisse échapper un petit rire quand il gémit doucement. Je titille son intimité qui s’ouvre facilement, l’eau et le savon aidant. Ses gémissements s’atténuent quand il se met à mordiller mes tétons. À mon tour de gémir. Je vérifie son ouverture, trois doigts y passent aisément, je peux y insérer autre chose. Il a des capacités incroyables : je peux rapidement entrer en lui, il reste souple et serré. Il passe ses cuisses autour de mes hanches, la bouche toujours sur mes pectoraux, tandis que j’entre précautionneusement en lui. J’ai parfois eu du mal à me contrôler au début de notre relation, et je n’y ai gagné qu’une frustration sexuelle, car il m’a refusé ses belles brioches pendant presque une semaine. Je sais que je dois être tendre le temps qu’il s’habitue à mon engin, et ce n’est qu’une fois bien rentré que je peux être un peu plus sauvage, comme ça je sais qu’il n’a pas mal. L’eau nous coule dessus, rendant la scène encore plus chaude. J’aime voir le liquide qui ruissèle entre ses abdos, la colombe qui remue au rythme de sa respiration haletante, perturbée par mes va-et-vient et ses contractions. Je prends toujours plaisir à chercher cette petite boule en lui, je la rends si sensible qu’il se tend à chaque passage, pour mon plus grand plaisir. Je gonfle les biceps et l’attrape sous les bras pour le coller à la paroi, retournant sur ses lèvres qui murmurent mon prénom. Avec satisfaction, je le fais se tendre encore plus en glissant ma langue sous son oreille et en jouant avec son lobe. Il est totalement offert à moi, soumis - fidèle plutôt. J’accélère la cadence, perdant toute retenue. Je le retourne et l’écrase sur la vitre en continuant de le pilonner tendrement.

Je lui souffle dans l’oreille :

– Tu aimes ça mon bébé éon.

Je glisse ma main sur son ventre et chatouille ses hanches. Il peine à me répondre entre deux halètements, je sens son sexe se tendre et sa jouissance ne tarde pas à arriver. Son anneau se contracte et me bloque. Je retiens difficilement mon propre orgasme, attendant que Valentin se détende pour continuer. J’ai envie de l’épuiser, qu’il se mette à trembler et me supplie d’arrêter. Car quand il est comme ça, je sais qu’il prend un pied incroyable, ça m’excite et me fait jouir comme jamais. Mon bébé encaisse, le corps totalement réceptif à mes mouvements, les frissons de plaisir le parcourant de bas en haut. Je suis freiné dans mon rythme, alors je décide de donner de petits coups un peu plus sexe ; je fais claquer mon bassin contre ses fesses et plonge au plus profond de lui avant de ressortir en prenant bien soin d’écraser sa prostate à chaque passage. J’ondule du bassin. Une fois qu’il aura repris ses esprits, j’aurai le droit à une remarque comme quoi je l’ai trop ouvert, mais c’est si bon…

Je me laisse aller en arrière en le portant à moitié, mes mains attrapent ses cuisses. Il lève la tête alors que je suis bien en lui, ses lèvres tentatrices m’appellent. Seules ses mains s’accrochent à ma nuque alors que le reste de son corps est presque flasque contre moi, il se concentre sur ma bouche alors que je profite de son élasticité pour continuer à le prendre. Un nouveau gémissement plus intense lui échappe alors qu’il appuie plus fort ses lèvres, je sens la contraction autour de mon gourdin. Il vient de jouir encore une fois et son nouvel orgasme, plus puissant que le premier, déclenche le mien ; mes couilles se soulèvent et expulsent toute ma semence en lui.

Si je ne l’avais pas tenu dans mes bras, il se serait écroulé. Épuisé, il est juste resté enfoncé sur mon bâton. Il respire doucement tandis que je souffle encore sous le coup de l’effort demandé. J’extrais mon épée de son fourreau, elle est suivie par l’écoulement de mon plaisir, bien blanc et épais ; je nettoie mon amour avant de le porter sur le lit et de le glisser avec moi sous les draps.

Damien nous trouve comme ça quand il rentre enfin, Valentin endormi contre moi.

– Tu étais obligé de l’épuiser à ce point ? me reproche-t-il légèrement.

Je me défends :

– Il demande ! Il est super chaud.

Le blond ricane, OK c’est peut-être moi le plus chaud, même si mon copain est sacrément coquin quand je le chauffe bien. D’ailleurs je l’ai réveillé à parler trop fort, il me regarde et je sens sa main qui part entre ses jambes.

– Ça va mon bébé ? dis-je amusé.

– Tu m’as encore creusé un gouffre, comme à chaque fois, soupire-t-il, tu me fais trop perdre la tête, je ne pense pas à te dire de te calmer.

– Oh, allez, demain tu seras refermé je te connais. Puis tu es super chaud quand tu te lâches.

Je lui caresse la joue en souriant, je ne dis que la vérité. Mais je me veux rassurant, je sais qu’il a toujours peur de cette part de lui, totalement ingérable et illogique. Je suis son mec, c’est donc à moi de canaliser cette peur, tout comme lui m’aide avec les miennes. Damien quitte la chambre pour aller préparer le repas alors que je prends mon bébé dans mes bras et lui murmure des paroles réconfortantes : non, il n’a pas à avoir peur d’être aussi chaud, il est respectable même s’il est passif, je ne veux que son plaisir, pas en faire mon jouet ou un vide-couilles, car je l’aime plus que tout… Les fois où on prend le plus de plaisir, je dois toujours le rassurer après l’acte. Il est de plus en plus à l’aise avec le sexe, mais il a toujours besoin d’entendre que c’est normal d’aimer ça. Il se pose vraiment trop de questions, c’est son côté sérieux, effrayé par ses envies et ses capacités sexuelles. Après tout, je sais que j’ai juste à lui montrer que je l’aime et que je ne le juge pas — et nos amis non plus — pour enfin profiter à fond.

Tant qu’il est dans mes bras, je repense à mes réflexions de cet après-midi. Je lui demande comment se passe la fac, s’il est bien en cours et s’il a commencé à parler à des gens. Un air triste passe sur son visage, il m’avoue qu’il a beaucoup de mal en cours, heureusement son frère l’aide à rattraper tout ça, ce qui explique le temps qu’ils passent à travailler. Sauf ce soir, il avait envie de moi, et de toute façon quand on est ensemble on ne se décolle pas, on est toujours dans le jeu de séduction. Il se tourne ensuite pour quitter mes bras, se lève en titubant et enfile un boxer. En plus, il se cambre exprès… Je me retiens pour ne pas rouvrir ce petit trou encore dilaté. Il jette un regard amusé sur la toile de chapiteau en enfilant un de mes sweats puis sort de la chambre. J’attends de me calmer avant de m’habiller et de le rejoindre dans la cuisine.

En entrant, je vois mon petit mec en train de mettre la table. Il parle d’un sport obligatoire à prendre à la fac, ce qui ne lui plait pas, il veut uniquement en faire avec nous. Une bouffée de jalousie me prend.

– Tu vas prendre quoi alors ? interroge le blond.

– Je ne sais pas, jusqu’à fin octobre on a le droit de tester plusieurs sports, mais c’est surtout le baseball qui a le plus de moyens

– Il y a des mecs canon dans l’équipe ?

Je ne peux pas m’empêcher de poser la question. J’imagine de beaux gosses américains comme dans ces séries pour ado où tout le monde est parfait, de différentes fraternités, draguant MON bébé. Je serre les poings, le premier qui le drague va avoir affaire à moi… Damien me répond à sa place :

– Dans sa classe, il n’y en a pas trop, à part un châtain crâneur. Il me fait penser à Nico, mais je crois qu’il est hétéro et homophobe.

Je me tourne vers Valentin en m’emportant immédiatement :

– Faut s’en méfier de ce con, tu me dis s’il essaie de te faire quoi que ce soit je lui casse la gueule, m’emportais-je immédiatement.

Mon chéri se colle à moi pour m’apaiser tandis que le blond essaye aussi de me calmer.

– Tu sais, entouré de son groupe de filles et d’amis, il reste en haut de l’amphi. Par contre il y a des profs qui lui font de la lèche, son père a dû faire un chèque.

– Il y a aussi le rouquin sexy qui te dévore des yeux, rigole Valentin.

Devant mon incompréhension, ils m’expliquent qu’un des élèves a légèrement l’air de vouloir se faire le blond… Je suis amusé par la gêne de Damien ; c’est ça d’être le prof sexy en cours, il donne des idées aux étudiants. D’après mon rouquin, il semblerait d’ailleurs que notre ami ait plus d’un admirateur pendant ses cours et en dehors.

Le reste de la soirée se passe entre Damien et moi, Valentin se contente de se coller à moi en silence. Je sens qu’il y a quelque chose qu’il ne me dit pas et qu’il cherche mon affection pour se remonter le moral. Je lance un regard à Damien. Il faut qu’on trouve l’origine du problème, je ne veux pas voir mon bébé malheureux. Pour le faire rire, on regarde des vidéos amusantes sur le pc, mais rapidement il bâille ; alors je l’emmène avec moi dans le lit et j’attends qu’il s’endorme en le serrant fort contre moi après l’avoir couvert de baisers.

*** Et ouiiii, voilà le retour de mec idéal ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez (de ce texte, des autres, des textes futurs ou passés, je ne fais pas la demande à chaque fois, mais n’hésitez pas ! Je réponds toujours). Merci en tout cas à tous ceux qui font le pas de me faire un petit mail d’encouragement ! Si tu te reconnais, merci à toi ;) ***

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

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