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Premier épisode - Épisode précédent

Mon ami l’escort

Chapitre -04 : Questionnements

Je suis parti en courant sous les rires de John. J’ai bien vu le regard suppliant d’Alex, mais que pouvais-je faire ? Et je suis choqué, depuis combien de temps a-t-il continué à être escort – enfin là ce n’est plus escort – alors qu’on est ensemble ?

Mes pas me reconduisent vers chez mon ami, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée que je lui raconte, il ne savait pas que mon mec a été escort. Alors je continue de marcher, je me perds dans Paris. Quand j’ai envie de m’exploser la tête contre un mur à cause de ce que j’ai vu et des questions que je me pose, je rentre dans un bar et commence à boire. N’ayant pas l’habitude je suis rapidement ivre, je négocie l’achat d’une bouteille de whisky au barman et rentre chez moi. Par chance je ne croise pas les flics sinon j’étais bon pour la cellule de dégrisement, qu’est-ce qu’on risque déjà pour ivresse sur la voie publique ? Mais j’atteins mon appartement, m’écroule sur le canapé, entame la bouteille au liquide ambré qui me brûle la gorge et éteint mon esprit dans ses vapeurs alcoolisées.

Je ne sais combien d’heures passent alors que je prends régulièrement une gorgée, perdant de plus en plus pied de cette vie qui me rappelle toujours que je ne serai jamais heureux. Le petit cadeau est là sur la table, devant moi, tremblant. Je vois presque le nœud se dérouler et s’étirer vers moi pour m’étrangler. J’étouffe vraiment, mon ventre fait des bonds, je me sens mal. La salle de bain, il faut que je l’atteigne. Je tombe au sol et me traîne, je vois les chiffres sur le décodeur TV 00:20. Un sursaut de mon ventre me fait me lever et courir dans la salle de bain, je m’écroule dans la douche et vomis mes tripes. J’entends des pas derrière moi et une main m’empêche de mettre la tête dans la bile renvoyée par mon estomac. Puis le bac est nettoyé et rincé, je suis déshabillé et lavé. De mes yeux troubles je le distingue. J’articule d’une voix pâteuse un «joyeux anniversaire de nos un an» et j’ai la satisfaction de le voir baisser la tête, honteux. Puis il me rince, me sèche, m’aide en me portant à rejoindre la chambre. Je lui fais faire un détour par le canapé pour lui donner son paquet et me laisse porter dans le lit.

Je tombe une fois de plus en avant, je suis plus lourd que lui et il a l’air aussi épuisé que moi. Il commence à s’allonger à côté de moi.

– Tu ne dors pas avec moi, tu me dégoûtes ! je lui hurle.
– OK, je vais dormir dans l’autre chambre. Dors et remets-toi de ta cuite, demain il faut qu’on parle.
– Parler du mec que je voulais présenter à mes parents, super annonce que leur dire que c’est une pute.

Je vois qu’il est blessé et je m’en veux d’avoir dit ça, mais il est trop tard. Il quitte la chambre alors que des larmes coulent sur ses joues et moi je sombre dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain matin je me réveille avec un mal de crâne intense. Je vais à la cuisine chercher de quoi apaiser la douleur quand il arrive.

– Comment tu te sens, dit-il d’un air vide, il doit attendre une autre remarque comme hier.
– Mal, je ne comprends pas... j’ai la tête comme dans un étau et je me pose plein de questions sur toi. Pourquoi…
– Je vais t’expliquer et je sais que tu m’en veux, mais je te jure que je n’y suis pour rien…
– Alors explique-moi.
– L’année dernière, quand on s’est mis ensemble que je lui ai dit d’aller se faire voir, il m’a laissé tranquille quelques mois, puis il est venu me voir au boulot et m’a menacé. Je lui avais volé de l’argent, il fallait que je le rembourse au centuple. J’ai signé un contrat avec le diable quand j’ai commencé à faire ça, mais je ne le savais pas…
- Mais pourquoi tu me l’as pas dit ? m’énervais-je.
– Tu voulais que je dise quoi ? Qu’il me faisait chanter, menaçant de te faire la même chose qu’à moi ? Car ce que tu as vu hier, je l’ai subi plusieurs fois, à vrai dire toutes les fois où j’allais chez ma mère, pour pas que tu voies mon cul dilaté, déjà que j’avais honte quand tu me massais alors que j’étais endolori à cause de ça... J’étais sûr que tu avais déjà des doutes, car j’étais toujours avec des plugs pour cacher que j’avais eu des clients.
– Mais c’est horrible pourquoi tu n’as pas porté plainte ?
– Je t’ai dit on peut rien faire. Si je porte plainte je subis comme hier, mais tous les jours, de pute il me ferait disparaître pour n’être plus qu’un trou !

Il éclate en sanglots, je ne l’ai jamais vu si faible. Je ne dois pas montrer que je suis dégouté d’avoir vu ça hier. Mais il semble s’en rendre compte.

– Ne me regarde pas comme ça… aide moi je t’en supplie, je ne peux pas continuer... Et après je disparais de ta vie.
– Tu veux que je fasse quoi ?
– S’il te plaît arrêtes, je t’aime je le jure, dit-il en se tordant les mains alors que les larmes coulent encore, je sais juste pas quoi faire pour me sortir de ça maintenant.
– Je vais demander à mon ami Thomas.
– Non ! Si quelqu’un l’apprend c’est pareil, il voulait te blesser pour que tu me rejettes et m’avoir à sa disposition.
– Et en ce qui concerne les maladies ? Je n’ai pas vu beaucoup de capotes hier.
– Je suis sous Prep et pour être sur de pas te refiler de truc je fais des tests tous les mois, sa voix se casse, il est désespéré.

À ce moment-là son téléphone sonne, je vois ses mains trembler quand il regarde l’écran. Je lui prends des mains et comprends de suite : John. Je décroche.

– Oui Alex tu as rendez-vous avec ton nouveau client, même si tu as eu pas mal de bites hier. Il est probable que lui et ses deux employés t’utilisent comme il fait habituellement et…
– C’est hors de question qu’il y aille, le coupais-je, il n’est pas à votre service et ce qu’il vous a volé il vous l’a rendu alors laissez-le !
– Tiens, le petit copain. Dommage que tu ne sois pas resté hier, je me serais bien occupé de toi, en plus tu étais puceau d’un côté, j’adore ça. J’ai dû me contenter du boulevard de ma petite pute préférée en fin de soirée.
– Qu’est-ce que vous voulez pour le laisser tranquille ? De l’argent ?
– Je serai bien tenté de te dire oui, mais je ne me sépare pas de lui comme ça vu ses capacités, c’est le seul à m’avaler si bien des deux côtés, comme tu as pu voir je suis très bien outillé.
– Vous croyez sérieusement que je vais vous laisser le toucher ? Je n’ai pas peur d’un petit proxénète comme vous.
– Bien, on verra ça quand tu subiras en pire ce qu’il a eu hier. Une semaine à être baisé comme un trou ça devrait te calmer.
– Amène tes couilles et je t’en fais un collier, dis-je avant de raccrocher.

Je vois Alex blanc comme un linge, mais je le rassure. Il a signé un pacte avec quelqu’un qui se fait passer pour un diable ? On verra s’il fait le poids face à la mafia… j’appelle mon patron et lui explique la situation, il a déjà géré des cas de proxénétisme. Il me dit qu’il vient immédiatement. C’est pratique d’avoir un patron italien qui a été un ancien acteur dans des films de brigand, il a tous les costumes, l’accent, et les quatre mastodontes en garde du corps. Devant notre air effrayé il nous précise qu’un seul des gardes a un vrai pistolet. Je ne sais pas si je dois vraiment être rassuré.

Lorsque la porte de mon appartement s’ouvre à nouveau, c’est John et une dizaine de mecs qui entrent. Ou du moins qui attendent d’entrer, car les faux gardes ont pointé leur arme sur eux.

– Et bien mon ami, tu viens t’attaquer à mon petit protégé, dit mon patron avec le parfait accent mafieux.

Deux gardes s’approchent de lui et le saisissent alors que plusieurs des accompagnants de John s’enfuient sans demander leur reste. Quatre sont paralysés face aux pistolets alors que leur chef se fait mettre à genoux devant mon patron, parfait en tonton flingueur. D’ailleurs il sort un colt de son veston – est-ce celle-là la vraie arme ? – et se met à marcher devant John en lui expliquant la situation de son point de vue : il s’attaque à la famille Lesci et ses associés, on ne touche pas la famille… Il fait tellement mafieux que les cinq hommes devant nous sont au rang de mauviettes, je crois que deux d’entre eux se sont pissés dessus. À leur place je n’en mènerais pas large non plus je le sais. Je trouve la scène à la fois fascinante et effrayante, typiquement mafieuse. John, pitoyable, s’excuse, le pistolet sur la tempe. Il est vaincu. Sa carte sim est mise en miette tandis que son numéro est supprimé du téléphone d’Alex. Les gardes du corps raccompagnent les hommes en dehors, je suis seul avec Alex et mon patron.

– J’espère que ça va lui avoir mis un peu de plomb dans le crâne à défaut de lui faire arrêter sa profession et que vous serez tranquille, mais savoir que d’autres jeunes peuvent être dans votre cas ne me plaît pas. Il faudrait régler ça. Bref j’y vais. En espérant ne pas t’avoir trop choqué et que tu reviendras travailler pour moi, dit-il en me faisant un clin d’œil.
– Bien sûr monsieur, vous êtes génial !

Alors qu’il s’en va en rangeant l’arme, Alex me fait remarquer que le nom de la famille cité par mon patron a déménagé en France il y a 50 ans et était spécialisée dans les établissements de jeux et les bars. Je hausse les épaules, ça doit être une coïncidence. Ou alors il le savait et il a bien joué son rôle.

Après ça, Alex fait ses bagages, me dit merci et quitte mon appartement sans se retourner. Dès que la porte se ferme, je me mets à pleurer. Je ne suis même plus sûr de l’aimer, rester ensemble nous aurait fait plus de mal que de bien. Mais le voir partir me fait mal, je me suis accroché à lui et finalement il n’était pas comme je pensais...

Un mois a passé, je pense encore à lui et espère qu’il va bien, du moins qu’il est resté chez sa mère et qu’il n’a pas eu de problèmes avec John. Je n’ai pas le temps de beaucoup réfléchir au travail, c’est là que j’y suis le mieux, surtout avec la formation des nouveaux barmen. Jo n’est plus le plus jeune, il y a désormais deux petits de tout juste 18 ans. C’est bien mon patron ça, engager de beaux jeunes hommes, qu’ils aient un travail et une paie respectables pour ne pas qu’ils finissent n’importe où. J’ai demandé à travailler tous les jours, car dès que je quitte le boulot, je pense directement à lui. Jo a bien essayé de me faire sortir, en dehors du travail je suis amorphe, tout me le rappelle.

Il a d’ailleurs TOUT fait pour essayer de me le faire oublier, jusqu’à m’amener chez lui et commencer à m’embrasser. C’est un vrai lutin malicieux ce Jo, il s’est tellement frotté à moi en me disant qu’il avait envie de moi, son meilleur ami... Oui mon corps a réagi, j’ai bandé, il n’a pas traîné à défaire mon pantalon avant que je ne change d’avis. Ses lèvres fines se sont emparées de mon berlingot avant d’avaler le reste du sucre d’orge. Il a eu un peu de mal, comme il l’a dit lui même il a rarement des mecs comme moi – et surtout il est versa souvent plus actif que passif. Avec moi, il a été plus passif qu’actif même si je l’ai sucé, mais il m’a fait arrêter avant de jouir. Il voulait que je le prenne. Il a gémi énormément quand je l’ai ouvert doucement, d’abord avec la langue puis avec les doigts pendant qu’il déroulait une capote sur mon sexe avant de m’enfoncer en lui. Il se fait tellement prendre peu souvent que, tout excité qu’il soit, il était tout serré. Il s’est accroché à mes épaules en me disant de ne continuer doucement, que je lui donnais un orgasme comme personne. J’ai arrêté quand il a joui et me suis retiré, il a insisté pour me sucer jusqu’à me faire jouir ce qui est arrivé rapidement. Une fois la douche faite, il a senti que je n’étais pas là. Je l’ai remercié pour ce moment qui a été très bon, que lui aussi a adoré, mais d’un commun accord on a préféré en rester là ; notre amitié est plus importante et je suis sûr qu’il va se trouver rapidement un mec. À moi de retrouver une joie de vivre, il m’a promis d’essayer de me redonner le sourire, mais en ami pour que je réussisse à passer à autre chose. En attendant mes parents m’ont demandé de passer ce week-end, car ils ont une nouvelle à nous annoncer et cela fait longtemps que je ne les ai pas vus. J’espère faire bonne figure malgré ma déception amoureuse.

Lorsque j’arrive à la maison, Quentin me saute dans les bras. On va fêter son anniversaire et c’est toujours un poids plume. Je suis en même temps heureux et surpris de cette proximité qu’on garde malgré notre différence d’âge. Sa petite copine n’est pas à la maison, tant mieux d’après ma mère, elle n’est pas assez bien pour lui. En même temps elle est tellement critique, on pourrait se ramener avec son âme sœur dont elle arriverait à ne pas être satisfaite.

Le repas de midi commence de manière ennuyante, je me demande réellement pourquoi je suis venu, ce n’est pas que je ne m’intéresse pas aux problèmes de ma famille, mais entre ma mère, ses problèmes de femme au foyer avec les voisines (on se croirait presque dans Desperate Housewives), et mon père qui travaille dans un laboratoire étudiant l’ADN des gens, je suis au milieu de conversations on ne peut plus blasantes. Heureusement Quentin, entre mes deux parents, me fait des grimaces donc il me tient attentif et souriant.

– Ah au fait dans le labo on a eu une surprise, je ne sais pas si vous vous souvenez on avait testé nos ADN, mon père ménage une pause théâtrale le temps qu’on acquiesce, et bien j’ai retrouvé nos cousins germains au troisième degré. Ils vont venir demain, c’est ce dont ta mère et moi voulions vous parler.

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

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