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Premier épisode - Épisode précédent

Mon ami l’escort

Chapitre -05 : Secrets

Je suis dans mon ancienne chambre, allongé sur le lit qui a connu le début de ma vie jusqu’à ce que je parte pour les études. Je regarde les draps simples, beiges, témoins de tous les débordements que j’avais eus à l’époque, rêvant d’Alex. Même les vieux posters au mur me font penser à lui, les stars se mélangeant aux sportifs, mais toujours ce sont de beaux blonds. Pourquoi la moindre chose me le rappelle ? J’ai son odeur en tête, son rire, son sourire. Et aussi son visage triste alors que je l’ai abandonné. La nuit est tombée par la fenêtre et sur mon cœur.

Mon frère toque à la porte, je reconnais le signal qu’il me donnait quand j’avais la voie libre avec les parents. Il rentre sans attendre et vient se blottir contre moi. Je ne dis rien, c’est son anniversaire et on a toujours l’habitude de réaliser tous les souhaits – dans la limite du raisonnable – ce jour-là. Il installe même mes bras dans son dos, mon menton sur ses cheveux dorés. Il me chatouille le torse avec le collier de fleurs qu’il a au cou, son thème cette année était Tahiti, on s’est donc habillé en Polynésiens.

– Tu arrêtes de bouger oui ? Tu me chatouilles, protestais-je alors que j’ai un frisson.
– C’est tellement amusant, pourquoi tu n’as pas voulu un collier de fleurs ? Tu m’aurais fait un beau déhanché alors qu’il se serait balancé entre tes pecs.
– Faut te calmer hein, ce n’est pas parce que tu es le Petit Prince de la maison qu’il faut te croire tout permis, dis-je en lui pinçant les joues.
– Tu n’es pas drôle depuis que tu es plus en couple. Oh fait pas cette tête je te connais trop bien tu pouvais pas me le cacher, dit-il devant mon air surpris, pas comme les parents. Tu sais que je veux que tu sois heureux.
– Je ne te dirai rien tu es trop petit, dis-je en pinçant la bouche.
– OK bah ne dis rien, rétorque-t-il. Sinon tu en penses quoi de l’annonce de papa ? Pressé de voir notre famille éloignée demain ?
– Non pas du tout, j’ai envie de me cacher sous la couette.
– Je serai là on va bien rigoler t’inquiète. Apparemment ils ont un garçon et une fille, tu vas pouvoir draguer le mec, s’amuse-t-il.
– Et toi la fille. Mais pas sûr que maman accepte qu’on couche avec nos cousins même éloignés.
– Ouais elle est tellement coincée… t’imagines c’est le coup de foudre pourtant ? Faut vivre ça en secret et tu ne présentes pas ton couple à la famille.

Il éclate de rire et je rigole, mais mon rire est un peu forcé, c’est mieux de présenter un mec qui est escort peut-être ? Après ça il m’embrasse rapidement sur le front et se lève en me souhaitant une bonne nuit. Mouais, elle sera comme depuis un mois peuplée de mon «ex», d’abord les souvenirs de notre année parfaite avant un réveil en sueur sur un délire de ce que j’ai vu. Je suis épuisé. J’aurai besoin d’en parler, mais je n’ai pas de nouvelles de Thomas, il est parti en vacances avec ses amis. Pfffff.

Le lendemain matin la maison est en effervescence, ma mère veut que tout soit propre et parfait pour nos invités, il ne faudrait pas passer pour ce qu’on n’est pas. Mon père ronchonne, on ne reçoit pas la Reine d’Angleterre non plus, mais une famille modeste comme nous. Enfin il dit ça, mais il s’est habillé comme quand il a une réunion avec un de ses directeurs… Quentin a été forcé à mettre une chemise avec son jean, moi je n’ai pas écouté et garde mon tee-shirt légèrement moulant. Devinez qui se plaint que je ne suis pas présentable? Mais la solidarité masculine est de mon côté, ce n’est pas non plus comme si j’étais en jogging. Alors qu’on est dans le salon et qu’elle commence à me prendre la tête – ça ne va pas non, on ne peut pas présenter un exhibitionniste à des gens qu’on ne connaît pas encore – la sonnette du portail retentit.
Ma mère fait un bond, plaque un sourire agréable sur son visage et appuie rapidement sur le bouton qui ouvre le portail alors qu’on sort sur le palier. La voiture se gare, un de ces utilitaires familiaux. La mère et la fille sortent d’un côté, je fixe mon regard sur elles. Deux belles blondes se ressemblant énormément, la fille a de belles années devant elle quand on voit sa mère. Je ne distingue pas la couleur des yeux de loin, mais j’imagine des yeux en amande… Habillées simplement d’une robe d’été, elles sont magnifiques, j’espère que Quentin ne va pas trop avoir le feu dans son caleçon. Le père rejoint son épouse et sa fille, il est aussi blond qu’elles, mais ses yeux brillent comme le ciel azur. Habillé dans le même genre de costume léger que mon père. Ils sont le reflet de ma famille, trop semblables. Je baisse les yeux, je ne veux pas les voir plus, j’attends impatiemment le moment de remonter dans ma chambre. Ils s’approchent de nous, se présentent, Nathan et sa femme Magalie, Léa leur fille. Ma mère nous présente à son tour, je prends part aux bises et serrage de mains. Ne pas leur faire honte, mais se dépêcher pour me cacher, voilà ce que j’essaie de faire. Mais tout à leur joie de faire connaissance, le temps s’éternise.

– Et bien Alex, ne fait pas le timide et viens dire bonjour, ils ne vont pas te manger. Il y a même un beau grand garçon pour toi.

Attends, j’ai bien entendu ? Quelle est la probabilité que ça arrive ?

Il sort de la voiture, rouge, les yeux fixés sur moi. Ses parents prennent bien mieux que les miens ses préférences à priori. Lui aussi se détache du code vestimentaire sérieux de sa famille, préférant ses shorts et débardeurs bien plus confortables avec la chaleur. Notre regard se croise, furtif, avant qu’on ne se refixe sur nos chaussures, des espadrilles en l’occurrence. Nos goûts ont souvent été les mêmes en matière de vêtements. Mon père paraît amusé et fait la remarque que les deux aînés ont décidément le même problème avec l’autorité et les vêtements chauds en cette saison. Le léger silence qui s’était installé est brisé et nous rentrons dans la maison avec pour ordre d’occuper nos jeunes invités pendant que les adultes discutent. Quentin m’abandonne pour montrer le jardin à Léa, je me retrouve donc seul avec Alex. Mes pieds me conduisent automatiquement dans ma chambre.

Il m’a suivi et ferme la porte derrière moi. Dès que je l’ai vu j’ai eu chaud et mon ventre bondit sur place, mais pas de manière désagréable comme lors de ma première cuite. Seul dans la chambre, je le regarde enfin à loisir, redécouvrant ces traits qui m’ont manqué plus que je ne le pensais. Rien que de le voir, tout est oublié. Je revois celui qui m’a rendu fou de désir toutes ces années, celui qui a été mon amant pendant un an. Il garde ses yeux en amande vers le sol, j’ai envie de lui soulever le menton pour plonger mes yeux dedans à nouveau.

– Alors comme ça on est cousins, murmure-t-il.
– Éloignés. Comme tous les humains quand on y pense.
– Et ça va, ça te dégoute pas de te dire que tu t’es tapé ton cousin éloigné ?
– Alex… il lève ses yeux tristes vers moi, les mêmes qu’il avait lorsqu’on s’est quitté.
– Si j’avais su je ne serai pas venu, ça me fait trop mal, commence-t-il en sanglotant.
– Moi aussi, tu m’as trop manqué, je n’arrête pas de penser à toi. Tous les jours, espérant que tu vas bien, qu’il ne t’a pas approché à nouveau pour te violenter...

Son regard plonge dans les miens, cherchant à voir si je lui dis la vérité, s’il y a encore la pitié teintée d’aversion. Mais ce qu’il doit voir doit l’encourager, car il reprend des couleurs. Ses lèvres carmin m’appellent sur cette peau de miel, je m’approche de lui en deux enjambées et me colle à lui pour dévorer sa bouche charnue. Il me répond quelques secondes avant de me repousser et de me fixer dans les yeux.

– Tu es sûr que tu veux de moi ?
– Je ne veux personne d’autre, affirmais-je en lui racontant brièvement mon écart semi-forcé.
– Je n’ai touché personne moi, je n’avais envie de rien non plus, c’est la première fois que je sortais de la maison depuis un mois, avoue-t-il.
– Je ne peux pas vivre sans toi, lâche-t-on en même temps ce qui nous fait sourire.
– Qu’est-ce qu’ils en diront ? Tes parents surtout qui ont l’air plus coincés que les miens, s’inquiète-t-il d’un coup.
– Et bien ça sera notre secret, de toute façon je ne vis plus chez eux je fais ce qui me plaît.
– Ça me va, articule Alex alors qu’il a remis son visage dans mon cou.

Je fais de même en sentant le désir qu’il a pour moi, lui sentant le mien. Dieu que sa peau m’a manqué, sa douceur, sa finesse, son odeur… je retire son haut pour embrasser les petits bourgeons frissonnant sur les collines musculeuses. Je l’allonge sur le lit avant de reprendre mes baisers puis descendre entre ses cuisses. Il essaie de m’échapper alors que je retire son petit vêtement, réussi à me retourner et s’assoit sur mes cuisses pour me bloquer. Je ne me défends pas, il veut me rendre la pareille. Il vire mon haut avant de glisser sa langue dans mon cou, trouve mon point sensible rapidement alors que ses mains courent dans mon dos et que son bassin ondule sur moi. Puis il décide de me mettre dans la même tenue que lui ce que je lui cède en dévorant une fois de plus son visage. Il me laisse me lever pour ôter totalement mon pantalon, j’en profite pour verrouiller la chambre.

Il m’attend comme la première fois sur le lit, désirable, et le regard plein de passion fixé sur moi. Je le recouvre en collant par symétrie nos corps, je ne suis pas beaucoup plus grand que lui et c’est comme si nos formes étaient complémentaires, nous faisant frissonner alors que nos peaux brûlantes se touchent. Je m’amuse à mordiller ses tétons bien plus pointus que les miens alors qu’il me caresse les fesses. Il descend, sa langue traçant une ligne humide entre mes abdos avant d’arriver à la barre qui n’a jamais été aussi tendue que pour lui. Avant de commencer à la déguster je l’entends murmurer un «mmmmh parfaite» puis j’ai droit à la plus sensuelle des caresses buccales. Ses mains remontent sur mon corps, augmentant mes tremblements. Il met la même passion que celle qu’on avait en se roulant des pelles et toute son expérience dans l’acte. Je l’arrête pour me tourner et essayer de lui faire la même chose, même si je n’ai pas sa dextérité j’ai la satisfaction d’avoir son sexe qui pulse et me fait goûter sa mouille salée. L’excitation est si forte, nos retrouvailles si intenses, que nous ne tenons pas plus longtemps et dégustons la liqueur de l’autre. Surpris, mais en même temps heureux d’enfin l’avoir eu dans son intégralité, je le prends dans mes bras et nos langues repartent dans un combat féroce, partageant la saveur de l’autre.

Des pas et une voix forte se faisant entendre dans l’escalier, on se rhabille vite – sans le boxer – et j’ouvre la fenêtre alors que lui déverrouille la porte. Pour couvrir l’odeur masculine je vaporise un peu de mon parfum dans la pièce, c’est son préféré qu’il hume donc avec délectation. Une main toque sur la porte suivi d’une légère ouverture avec la tête de mon frère dans l’entrebâillement. Il nous invite à passer à table puis redescend. Je fais un clin d’œil à Alex en fermant ma ceinture rapidement alors que je le vois récupérer mon boxer, puis nous descendons pour prendre ce repas de famille.

Les discussions m’intéressent beaucoup plus aujourd’hui, je participe un peu, mais sans trop me mettre en avant, il ne faut pas que Quentin voie un changement de comportement. Un jour je lui dirai, car je sais que lui ne me jugera pas, mais pas maintenant. Alex quant à lui est un parfait acteur, il semble aussi timide et renfermé qu’au début, ses parents le charrient là-dessus. Même sa sœur paraît moins réservée que lui, j’ai vraiment l’impression de voir une copie de ma famille sauf que c’est une cadette et pas un cadet. Mon frère a enfin trouvé une pipelette à son niveau, les parents ont aussi l’air de s’apprécier, on va garder contacts avec notre famille redécouverte par la génétique, c’est certain. Et ça ne me dérange pas le moins du monde, Alex est très accroché à sa famille, ça fait une excuse pour être tout le temps ensemble même quand nous serons officiellement justes cousins.
Seul bémol : il n’y a que Thomas et Jo qui sont témoins de mon bonheur. On leur a dit la vérité, commentaire salace du premier, le deuxième a souri avant de raconter qu’il s’entend très bien avec un des jeunes barmans au travail. La grosse brute qu’est Thomas s’esclaffe que lui n’est pas près d’avoir un mec, il n’en veut pas préférant draguer, jurant qu’il passera sa vie à ça, que de toute façon aucun mec ne le supportera. Oui il est désespérant.

Le principal est que nous avons repris nos habitudes, qui, en étant des habitudes, nous font tout le temps voir de nouvelles choses. On ne fait plus aussi souvent des week-ends sortis, mais planifions plutôt des voyages à l’étranger dans les moindres détails. Et désormais, nous avons les mêmes horaires, car il m’a rejoint au travail, mon patron ayant à nouveau besoin de serveurs. La nouvelle équipe a retrouvé une forme de complicité quasi familiale faisant du lieu un endroit incontournable pour s’amuser correctement. Quand il y a une bonne ambiance entre collègues, ça se ressent pour le client. Et nous avons tous plus ou moins des liens entre nous, Alex et moi plus que les autres. Certains diraient que c’est malsain de toujours être en contact avec celui qu’on aime, mais quand il s’agit de votre moitié, votre âme-frère, il n’en est rien, tous ces moments sont nécessaires.

Pour fêter nos retrouvailles, on a décidé de retourner dans le premier restaurant qu’on a partagé. Cette fois, on a réservé d’avance une table dans un coin et mise spécialement pour un couple, bougie et rose, en fin de soirée pour être plus au calme. La télévision sur une chaîne de musique ambiance agréablement notre place. Notre serveur du soir est le petit Matt, toujours si souriant malgré la fatigue qui se lit sur son visage, il n’arrête pas de courir partout ce soir. Vivement la fin du service qu’on puisse un peu discuter avec lui, ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu. Le temps qu’on mange les gens continuent d’affluer, c’est ça les bons restos parisiens. Mais à prendre notre temps, vers minuit, quand nous en sommes au dessert, il ne reste plus que nous et deux autres couples chacun dans un coin de la salle donc avec son serveur attitré. Le blondinet s’installe avec nous en soufflant, une crème brulée et un chocolat chaud pour reprendre de l’énergie après cette longue soirée.

- Alors c’est quand que tu nous amènes un chéri Matt ? demande malicieusement Alex.
– Pas le temps tu sais bien, je travaille aux vacances, mais sinon je suis en cours l’année.
– Tu es en cours de quoi ? je demande curieux.
– Je suis en fac de lettres, je vais entamer ma troisième année de licence et après master !
– Et tes parents ça se passe bien ? continue Alex qui connaît mieux Matt que moi.
– Bof, comme d’hab, mais bon je sais ce que je fais après le master…
– Tu feras quoi ?
– Je me barre à l’étranger ! Loin, très loin ahahah !

Je comprends parfaitement, si Alex n’était pas si proche de sa famille et si moi je n’avais pas Quentin, je partirais aussi. Je garde cependant cette réflexion pour moi, on part suffisamment souvent en vacances pour que j’aie cette distance nécessaire avec mes parents. Derrière nous, le patron change de chaîne et met BFM TV. Concentré sur notre discussion, nous ne faisons pas attention à la voix de la présentatrice qui parle, jusqu’à entendre le gros titre du soir :

– Un homme a été trouvé mort dans une cave du 13e arrondissement de la capitale. D’après les rapports préliminaires il aurait été tué de deux balles dans la tête appartenant à un Colt Python 1953 ; l’homme était connu des services de police pour trafic de stupéfiants et proxénétisme. On ignore encore s’il s’agit d’un règlement de compte avec une bande rivale.

Je croise le regard pensif d’Alex, il a en tête la même chose que moi. Cette période de sa vie est définitivement terminée.

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Autres histoires de l'auteur : Bon prêt en liquide - Les chemins de fer - À deux sous le sapin - L'inconnu du train - Je (me) décoince (avec) mes amis - Le pompon du marin - Frenchies in a New World - Mon meilleur ami et moi dans les bois - Mon ami l’escort - Mon âme au diable - Au fond on ne change pas - L'inconnu de la poste - Remis à ma place - Le mec idéal - Rendez-vous particulier

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