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HISTOIRE

SHOPPING

Premier épisode - Épisode précédent

Jeune, riche et gâté

Chapitre -07

J’étais excité comme une puce. Je ne tenais pas en place, moi qui étais habituellement si calme en avion. Les stewards avaient du mal à me garder assis, et même s’ils étaient très mignons, je ne m’en souciais pas une seule seconde. Qu’est-ce qui pouvait bien me mettre dans un tel état, me demanderez-vous ?

Eh bien, notre première escale. L’université d’Hudson, dans l’Etat de New York. Je m’étais souvenu au dernier moment que c’était là que vivait l’un de mes amis. Je l’avais connu du temps où nous étions tous deux pensionnaires à l’internat de l’école de commerce. Il nous avait quittés à la fin de la première année, mais j’avais gardé le contact avec lui via les réseaux sociaux et je l’avais informé en quelques clics de mon passage dans la ville qui ne dort jamais.

Autant vous dire que Warren n’a pas craché sur l’occasion pour m’accueillir dans ce lieu qui, sans être la capitale de notre beau pays, était sans doute l’un des plus célèbres du monde. Il m’avait dit qu’il se ferait un plaisir de nous faire visiter le campus, les grandes avenues, Central Park, l’Empire State Building, Ellis Island, la Statue de la Liberté… etc. (on va s’arrêter là, la liste est encore longue)

C’est donc avec une joie non-contenue que j’ai informé Paul que nous aurions finalement un guide – et pas n’importe lequel – pour nous accompagner tout au long de cette première étape. Le jeune homme en a été ravi : il n’avait vu qu’une seule fois New York, depuis les fenêtres d’un hôtel hors de prix, lorsqu’il avait dix ans. Quant à moi, j’avais déjà eu l’occasion de visiter cette métropole surpeuplée – peut-être pas de long en large, mais suffisamment pour en connaître les intérêts et les dangers – et je devrais m’assurer que le jeune Longnight ne s’attire pas trop d’ennuis, comme me l’avait fait promettre son père avant le départ.

Je sais ce que vous vous dites : ça fait quand même beaucoup d’agitation pour de banales retrouvailles. Autant être franc, je me foutais de New York comme d’un caleçon crade. C’était Warren qui importait. Laissez-moi vous parler un peu de lui (et de nous) : Warren et moi avons partagé la même chambre d’internat durant l’année qu’il a passée à l’école de commerce, et je vous laisse imaginer tout ce qui a pu arriver en l’espace de trois-cent-soixante-cinq jours. Bien sûr, entre nous il n’y avait plus ni pudeur ni d’intimité : on avait rapidement fini avec l’organe de l’autre dans la bouche, en sautant presque l’étape de la branlette collective. Ce gars-là avait un cul de rêve, la perfection incarnée ! Il s’était parfois offert sans rechigner, mais le plus souvent nous avions eu la charmante compagnie de quelques garçons bien soumis qui n’attendaient que nos pines pour se cambrer.

Rien qu’à la pensée de ce qui s’était passé, en privé ou en groupe, sous les douches, dans les vestiaires, parfois même dans une salle de classe déserte, je sentais la bosse qui tendait fougueusement dans mon pantalon. C’était allé si loin entre nous que, l’espace d’un instant, j’avais même pensé qu’il pourrait être celui à qui j’offrirais ma rondelle vierge. Mais il était parti avant, et malgré tout ce que nous avions vécu ensemble, je n’avais pas assez de sentiments pour le laisser me prendre, aussi délicat qu’il puisse être.

Bref, j’étais impatient de revoir Warren, et Paul s’en rendait bien compte. J’étais passé le chercher à cinq heures du matin pour le conduire à l’aéroport, et il tentait à présent de rattraper ses heures de sommeil avant l’atterrissage. Mais rien à faire, je ne me calmais pas, ce qui l’exaspérait. Jusque-là, c’était plutôt lui l’adulte responsable et moi le sale gosse : il passait son temps à s’excuser auprès des stewards pour mon comportement, et ceux-ci lui répondaient par de grands sourires – pas de doute, il y en avait certains qui voulaient se le taper, le petit minet.

Paul a poussé un soupir de soulagement lorsque l’avion a enfin engagé sa descente vers l’aéroport J.F.K. Il a pris son sac dès qu’il l’a pu et m’a tiré par la peau des fesses sur le tarmac venteux, pressé d’en finir avec ce calvaire que je lui infligeais malgré moi (j’en étais presque aux «quand est-ce qu’on arrive ?»). Dehors, on était loin de la canicule qui sévissait dans le sud du pays : l’air frais nous a fouettés le visage, et nous avons profité de ce vent salvateur après des semaines passées à brûler dans l’enfer de Floride.

Dès que nous sommes entrés dans le grand hall, je me suis mis à chercher Warren du regard, presque par réflexe, mais Paul m’a patiemment rappelé qu’il ne nous retrouverait pas avant midi. Je me suis un peu calmé, de peur d’agacer davantage mon compagnon de voyage. Il s’est chargé de récupérer nos bagages et de trouver un taxi pour nous conduire à l’adresse que je lui ai indiquée, tandis que je ne décrochais pas de mon téléphone. Warren avait gracieusement accepté de nous héberger dans son appartement, et je le bombardais de messages pour qu’il nous y rejoigne dès qu’il le pourrait.

Pendant le trajet, la tendance a fini par s’inverser et ç’a été au tour de Paul de se transformer en véritable pile sur pattes. Son visage candide était sans cesse collé à la fenêtre, et il me demandait toutes les deux minutes où nous nous trouvions, ou bien ce qu’était tel ou tel bâtiment. Le chauffeur a remarqué son enthousiasme et m’a dit en riant :

– C’est la première fois que vous le sortez vot’ frangin ou quoi ?

– Il n’est pas venu ici depuis longtemps, c’est pour ça. Et c’est pas mon frère, ai-je ajouté sur un ton plus sec que je ne l’aurais voulu (non, mais de quoi je me mêle, je ne le payais pas pour me faire des remarques… Je sais, je suis un gros con pourri-gâté).

Je n’avais rien contre le jeune homme, évidemment, mais la simple pensée de fraternité, en ce qui le concernait, me faisait horreur. Être lié à Paul, c’était être lié au cinglé qui lui servait de frère.

Nous sommes enfin arrivés à l’appartement de Warren un peu avant onze heures, après un trajet qui m’a semblé interminable. Je venais de recevoir le code pour déverrouiller la porte d’entrée, et j’ai trouvé un double de ses clefs en consigne chez le concierge. Les lieux étaient un peu vétustes et pas franchement huppés, mais je savais que Warren, contrairement à Paul ou moi, n’était pas ce qu’il y avait de plus riche (eh oui, la plèbe fait son entrée dans ce récit, je m’abaisse parfois à côtoyer le petit peuple). D’après ce qu’il m’en avait dit, ses parents s’étaient saignés aux quatre veines pour lui payer une école de commerce qu’il avait abandonné, et maintenant, à ce que j’en savais, ils continuaient de se battre pour lui payer non seulement des études, mais aussi un logement – logement qui, soit dit au passage, ressemblait plutôt à un placard à balais.

Il n’y avait qu’un pauvre salon où nous allions avoir du mal à tenir à trois, une salle de bain minuscule, et une chambre qui pouvait à peine accueillir un lit simple et un bureau. Le tout sentait un peu le renfermé, et j’ai aperçu du coin de l’œil quelques boyaux de latex remplis d’une substance blanchâtre (encore fraîche, au cas où vous vous le demanderiez) qui traînaient entre les draps. Warren avait dû passer une bonne nuit, à coup sûr – et vu le nombre de capotes, soit ils étaient plusieurs, soit il avait toujours un aussi gros appétit sexuel (je penchais pour cette dernière option).

J’ai vite refermé la porte de la chambre avant que Paul ne voie ça. Je voulais qu’il fasse la connaissance de Warren sur des bases saines – sans préjugé ou fantasme. Le jeune homme n’avait rien remarqué de toute manière : il était bien trop occupé à lever les stores et à ouvrir les fenêtres pour aérer un peu. En le voyant comme ça, indifférent à l’endroit où il se trouvait, soigneux en toute circonstance, avec sa petite bouille innocente et son merveilleux cul penché par-dessus la balustrade, j’ai soudain réalisé que la rencontre avec Warren risquait d’être un peu plus chaude que prévu. Paul était exactement le genre de gars qu’on se tapait à l’internat, lui et moi. Oh, après tout

La porte de l’appartement s’est ouverte dans mon dos et s’est refermée dans un claquement sec. Volontairement, je ne me suis pas retourné, le temps de faire remonter la dernière image que j’avais eue de Warren. Puis, enfin, j’ai fait volte-face pour revoir mon vieil ami.

Il n’avait pas changé, et pourtant il me paraissait encore plus sexy qu’à l’époque – je n’aurais même pas cru que ce soit possible.

Il était un peu plus petit que moi, environ la taille de Paul, mais bien plus râblé que le jeune homme. Ses épaules de sportif auraient pu porter le poids du monde sans problème. Elles formaient deux angles droits avec lesquels ses bras musclés s’articulaient parfaitement, le tout complété par des mains aux doigts incroyablement fins (eh oui, cette petite armoire à glace jouait du piano à une époque). Mon dieu, ce qu’ils m’avaient fait jouir, ces beaux doigts ! Ses cuisses épaisses prolongeaient son large torse taillé en V. Il portait un t-shirt moulant, et j’ai pu constater avec joie que ses abdos étaient encore plus marqués que par le passé. Des pecs, il en avait déjà à revendre à l’époque où on tringlait des petits gars sous les douches, mais là ils étaient devenus vraiment proéminents, peut-être un peu trop à mon goût. Et je ne vous parle par de ses tétons, si larges et durs que je pouvais les voir poindre sous le tissu fin qui les recouvrait – il risquait d’éborgner quelqu’un avec des engins pareils.

Le visage de Warren s’est fendu en un large sourire. Ce visage… Une vraie gueule d’ange ! Paul avait trouvé plus fort que lui : personne ne pouvait rivaliser avec mon vieux copain d’internat. Ses cheveux blonds étaient ramenés en arrière dans un style décoiffé – seule une petite mèche sortait de l’alignement chaotique pour tomber sur son front et former un léger tourbillon, discret, mais irrésistible. Sa peau blanche contrastait avec des yeux verts parsemés d’éclats dorés. Il avait des joues très légèrement halées, sans pommettes, mais délimitées par une mâchoire carrée ; ses lèvres fines, légèrement entrouvertes, révélaient un alignement de dents blanches. Derrière cette barrière immaculée, je savais qu’il y avait sa langue – cette langue !

Si Paul n’avait pas été avec nous dans la pièce, j’aurais attrapé Warren, l’aurais désapé sur le canapé et je lui aurais fait l’amour – eh oui, même moi j’avais envie d’être tendre avec lui. Warren, on ne le baise pas, on ne le tringle pas, on ne le défonce pas ; on lui fait l’amour, on lui donne du plaisir comme jamais, et il le rend au centuple.

Il m’a gratifié d’une accolade sans que je ne m’en rende tout à fait compte. Je devais avoir l’air complètement débile, avec une expression béate sans doute peint sur le visage. Paul a soudain claqué des doigts à côté de mon oreille, ce qui m’a fait sursauter. Le jeune homme m’a ramené à la réalité et ses yeux d’acier m’ont perforé. Il me jugeait clairement – je devais vraiment sembler niais pour qu’il me regarde comme ça.

Je me suis vite repris. Je ne voulais pas que Paul pense que j’étais un sentimental, le genre de gars qui tombe amoureux au premier regard. Ça, c’était son truc à lui, à la limite… Mais pas moi ! Et pourtant Warren était là, et il me faisait un de ces effets. Certes, ce n’était pas une première rencontre entre lui et moi, mais à chaque fois que je le retrouvais, j’avais l’impression de le redécouvrir, comme ces plats dont on oublie le goût, et qui trouvent toujours le moyen de nous offrir un nouveau feu d’artifice gustatif.

Paul s’est présenté de lui-même, puisque je l’ai complètement oublié à l’instant où mes yeux se sont posés sur mon vieux camarade. Et évidemment, il s’est produit ce qui devait se produire : les prunelles de Warren ont étincelé, l’air de dire «toi mon gars, tu me plais et je vais m’occuper de ton cas dès que j’en aurais l’occasion». Le jeune Longnight était à son goût, il n’y avait pas de doute là-dessus. Cependant, si mon élève s’en est aperçu, il n’a rien laissé rien paraître ; il s’est contenté de sourire en remerciant Warren pour son hospitalité.

Mon camarade lui a rendu son sourire en rangeant nos affaires dans un coin.

– Eh ben, bienvenue dans mon humble demeure, s’est-il exclamé en embrassant du regard son petit appartement. Je sais bien que ce n’est pas très grand pour vous autres les nantis, mais c’est convivial. Bon, qui prend le canapé pour dormir ?

Paul a levé la main avec un petit sourire dans ma direction.

– Comme ça vous pourrez dormir ensemble, a-t-il ajouté d’un air innocent.

Dans ces moments-là, j’avais vraiment envie de lui baisser son pantalon et de lui rappeler qui était le patron, mais je savais qu’il venait de me faire un grand cadeau : j’allais passer la nuit avec Warren, et vu l’étroitesse du lit, on allait probablement devoir se serrer – voire se chevaucher. Paul avait bien senti que j’avais besoin de temps avec mon vieux camarade. Mais quand même, qu’est-ce qu’il pouvait m’énerver, ce petit enquiquineur, avec son sourire narquois ! Il cachait bien son jeu sous ses dehors de sainte-nitouche.

Warren a approuvé d’un signe de tête en essayant de rester désinvolte (pourtant ma queue était loin de le laisser indifférent à une époque, bien au contraire…). J’ai d’abord été un peu vexé qu’il se moque de savoir qui allait passer la nuit dans son lit, et puis Paul lui a tourné le dos et mon ami m’a adressé un grand sourire. Ses yeux pétillaient et j’ai compris que la soirée à venir n’allait pas être de tout repos pour nous. Comme au bon vieux temps, ai-je pensé en lui rendant son sourire.

Ma visite du campus n’était prévue que pour le lendemain, donc nous avons décidé de profiter de l’après-midi pour visiter la ville. J’ai proposé à mes amis d’aller manger dans un restaurant de Brooklyn, ce qui s’est révélé être une véritable aventure pour Paul, peu habitué à côtoyer la misère du monde. Égal à lui-même, il ne s’est plaint de rien, mais il m’a demandé plus tard pourquoi je ne les avais pas emmenés déjeuner à Manhattan. Je lui ai expliqué que Warren se serait senti gêné. Il n’aimait pas qu’on fasse étalage de l’argent, probablement parce qu’il venait d’un milieu modeste, et il serait senti mal à l’aise de ne pas pouvoir nous rendre la pareille d’une manière ou d’une autre. Paul a acquiescé en jetant un regard désolé au jeune homme qui marchait devant lui.

J’ai donné une tape sur l’épaule du cadet en lui assurant que Warren ne se portait pas plus mal sans un compte en banque à dix chiffres. Quand nous étions à l’internat, il ne m’en avait pas voulu d’être mieux né que lui, et ça ne nous a jamais empêchés de nous entendre à merveille. Comme il me le disait à l’époque : «riche ou pauvre, tant qu’on a une bite pour baiser et des couilles pour juter, c’est le plus important, non ?» La citation a fait rire mon jeune compagnon.

Tandis que Warren marchait toujours un peu devant nous, j’ai remarqué que Paul ne pouvait pas lâcher des yeux ses belles fesses galbées et rebondies, parfaitement moulées dans un jean prévu à cet effet. Le petit gars devait osciller entre l’envie de toucher ce magnifique postérieur, digne d’une œuvre d’art, et la pointe de jalousie d’avoir enfin trouvé un adversaire à sa hauteur. Lorsque le Paul s’est rendu compte que je le fixais, il a viré au rouge (sans surprise), toujours aussi gêné de se faire surprendre. Aujourd’hui encore, je suis fasciné par cette capacité qu’il a d’être à la fois prude dans sa vie de tous les jours, et pourtant un vrai petit pervers dès qu’on le met dans un lit.

– Tu n’as pas à avoir honte, lui ai-je murmuré, il est canon.

– Ouais, mais il est à toi, m’a-t-il rétorqué.

La réplique était gentille, mais, je ne sais pas pourquoi, elle m’a mis mal à l’aise. J’ai répliqué sur un ton froid :

– Je ne vois pas pourquoi tu dis ça.

– Parce que même Samuel, tu ne l’as jamais regardé comme ça.

Paul m’a ensuite distancé pour rejoindre mon ancien camarade, qui voulait lui montrer Central Park et Time Square.

Je suis resté un peu en retrait. L’allusion que le cadet venait de faire m’avait frappé. Pourquoi est-ce qu’il me parlait de l’autre taré ! Samuel m’avait plu, je ne le niais pas : sa carrure, son charisme, son physique imposant, la friction entre nous, deux hommes actifs, ses traits forts et son air inébranlable, sans parler de ses splendides yeux bleus, tout cela m’avait séduit. Il m’avait plu physiquement et sexuellement, sans plus (enfin, je me disais qu’en le répétant encore et encore, je finirais bien par devenir m’en convaincre). Les choses étaient différentes avec Warren : nous avions construit une relation plus ancienne, plus fiable, plus sécurisante. Il n’est pas aussi imposant que Samuel, il ne prend pas de place. Ce n’est pas le genre de gars qu’on remarque tout de suite dans une soirée, sauf si on veut vraiment tirer son coup. Il est discret, vous ne faites que l’apercevoir du coin de l’œil. Il s’insinue doucement dans votre esprit, comme une image qui devient de plus en plus claire, et quand vous vous rendez compte que c’est lui, il est déjà trop tard : vous êtes complètement accro, vous ne pouvez plus vous passer de sa présence, de son odeur, de sa belle petite gueule, de ses beaux yeux, de son corps musclé…

Samuel était un prédateur séduisant, mais incroyablement dangereux – je le savais à présent. Warren, quant à lui, était un charmeur, doux, tendre et sensuel. Je haïssais Samuel et j’aimais Warren – dans les deux cas, plus que je ne voulais bien l’avouer.

J’en étais à ce stade dans mes réflexions, à essayer de me convaincre de toutes mes forces que Samuel n’avait plus aucune importance, lorsque mes deux amis m’ont appelé pour qu’on aille voir ensemble les animaux qui servaient d’attraction au parc. Paul s’amusait comme un vrai gamin, cependant que Warren et moi rattrapions le temps en perdu en discutant de tout et de rien. Il me vantait sans cesse les mérites de son université dans l’espoir que je vienne m’installer près de chez lui – et je devais bien admettre que ça me tentait. Avoir un type aussi adorable auprès de moi tous les jours, et dans mon lit toutes les nuits. Peut-être même qu’après un moment, si les circonstances le permettaient, lui et moi… Je vous l’ai dit, Warren, c’est comme une drogue, c’est de l’amour en barre ; on a envie de le serrer dans ses bras toute la journée, de rester collé à ses lèvres et de se blottir contre lui sous la couette, surtout les jours de brouillard, quand il gèle dehors (eh oui, à l’internat on l’a fait – j’ai beau ne pas être un sentimental, il est irrésistible).

Warren a bien vu que j’étais plongé dans mes pensées et il m’a laissé réfléchir en paix – il devait bien avoir son idée sur la nature de mes réflexions, parce qu’il n’a pas arrêté de me sourire et de me frôler, comme s’il avait besoin de me faire encore plus d’effet. Il s’est chargé d’occuper Paul en l’entraînant dans tous les recoins possibles et imaginables. Il l’a baladé jusque sur les grandes avenues avec une retenue remarquable, sans tenter quoi que ce soit pour séduire mon jeune ami. Ce n’est que plus tard, lorsque ne nous sommes retrouvés seuls dans sa chambre, qu’il m’ait avoué que le petit gars lui avait quand même mis une ou deux mains aux fesses. Quel petit salaud, ce Paul ! Au moins il n’avait pas froid aux yeux, surtout si l’on considère qu’il m’a lui-même dit que Warren était à moi (je sais que j’ai nié, je suis juste de mauvaise foi). Toujours est-il que j’ai retourné l’offre de mon camarade dans ma tête tout l’après-midi et jusqu’au repas du soir – une pauvre pizza livrée à domicile, mais on était fatigué et on n’avait pas envie de déambuler davantage dans les rues de New York, surtout en pleine nuit.

Quand l’heure du coucher a sonné, Paul s’est allongé sur le canapé et a vite sombré dans les bras de Morphée. Warren et moi avons rejoint la chambre du jeune homme (qu’il avait charitablement nettoyé, notamment en se débarrassant des vestiges de sa nuit passée – à savoir une dizaine de capotes usagées). Nous nous sommes allongés dans son petit lit en ne portant rien d’autre que nos caleçons. Nos deux corps massifs se sont retrouvés comprimés l’un contre l’autre. La chaleur de sa peau venait m’envelopper, et son odeur délicieusement fruitée me chatouillait les narines – un mélange de fleur d’oranger et de vanille.

Pour aménager le plus de place possible, nous avons fini par entremêler nos cuisses. J’ai passé un bras autour des larges épaules de mon ami, qui s’est blotti contre moi en nichant sa tête contre l’un de mes pectoraux. Distraitement, j’ai laissé mes doigts courir sur les siens. Sa peau douce frissonnait à mon contact, ses biceps se contractaient par moment et il venait frotter ses cheveux dorés contre mon torse nu. Je passais alors ma main dans sa tignasse ébouriffée avec soin, et son souffle chaud se faisait un peu plus profond l’espace d’une seconde. De temps à autre, presque machinalement, ses lèvres pulpeuses venaient déposer un baiser dans mon cou, et j’en profitais pour plaquer ma joue contre la sienne.

Nous ne quittions pas l’écran de l’ordinateur des yeux, mais le film ne nous intéressait plus qu’à moitié – voire pas du tout. Depuis quelques instants déjà, je chatouillais les larges mamelons rosés de mon compagnon. À chaque fois que mes doigts pinçaient la pointe de ses tétons, il se tortillait sous les draps en gémissant discrètement. Son souffle chaud effleurait mon cou et me hérissait les poils. Sa main glissait sur mes abdos et s’amusait à rebrousser la ligne de fourrure qui descendait de mon nombril jusque sous l’élastique de mon caleçon. Nous avions fait l’erreur de poser l’ordinateur du jeune homme sur mon entrejambe, et Warren a jugé préférable de le fermer avant que mon érection ne le fasse basculer dans le vide.

Il l’a rangé sur son bureau en rigolant, puis il est venu se mettre à califourchon au-dessus de moi. Ses cuisses puissantes enserraient mon bassin. Étendu, je pouvais contempler à loisir son corps musclé, sa large carrure et son visage d’ange. Son caleçon blanc moulait une barre de chair assez imposante, mais il ne s’en est pas préoccupé. De mon côté, j’ai oublié ma gaule à l’instant où il s’est penché pour s’allonger sur moi. Il m’a laissé me noyer dans son regard émeraude, il a repoussé une mèche qui tombait sur mon front, ses lèvres ont frôlé la peau de mon visage avant de se poser doucement contre les miennes. J’ai passé une main dans ses cheveux et l’ai redescendu sur sa nuque pour le dévorer tout à mon aise. Ses doigts couraient sur mon corps tandis que sa langue venait à la rencontre de la mienne. Son haleine mentholée m’enveloppait dans une aura de bien-être intense. Je tenais Warren contre moi, mais je n’osais pas l’étreindre, de peur de briser ce rêve de cristal. Ses muscles roulaient sur mon torse, ses jambes encadraient le bas de mon corps : il me dominait, il pouvait faire ce qu’il voulait de moi, je m’abandonnais à lui sans hésiter une seule seconde.

Lorsqu’il s’est détaché de mes lèvres, j’ai eu un moment d’absence, comme un vide. Je voulais qu’il revienne, qu’il continue de m’offrir cette impression de béatitude. Il m’a regardé avec ses yeux rieurs et il a soudain eu ce geste irrésistible : il a ramené l’une de ses mèches rebelles derrière son oreille. J’ai attrapé ses épaules musculeuses et l’ai caressé sous toutes les coutures. Il a fait de même, sauf que cette fois il ne s’est pas arrêté au caleçon. Le tissu semblait sur le point de craquer, distendu par mon érection proéminente. Warren m’a retiré le sous-vêtement d’un geste précis (c’est un expert dans ce domaine), et il a libéré ma queue en l’empoignant délicatement. Il l’a observée quelques secondes, cette vieille amie qu’il n’avait pas revue depuis l’internat. Il l’a palpée, a apprécié sa courbe discrète, son épaisseur, sa pointe turgescente, et il l’a même faite claqué contre ses abdos contractés. Mon gros gland s’est logé dans le creux de son nombril pendant que le jeune homme se déhanchait en me branlant lentement. Puis il s’est penché vers moi et a passé sa langue dans mon cou. J’ai levé mon bassin tant la sensation m’a électrisée.

– Toujours aussi bien foutu à ce que je vois, a-t-il murmuré en venant mordiller le lobe de mon oreille.

J’ai embrassé ses pectoraux et son menton avant de lui rétorquer :

– À une époque tu ne te contentais pas de commenter… Tu te ramollis, mon vieux.

– Ne t’en fais pas pour ça, tu vas vite te rendre compte que je suis tout sauf mou… Détends-toi et profite, comme au bon vieux temps.

Les lèvres soyeuses ont happé ma langue avant de dévorer mon menton et ma pomme d’Adam. Warren a de nouveau léché le creux de mon cou, mes pectoraux, mes tétons tout durs – avec lesquels il a joué allègrement, quitte à me faire mourir de plaisir – et lorsqu’il est arrivé au niveau de mon ventre, j’avais déjà la chair de poule. Il a baisé chacun de mes abdos, a plongé son nez dans mon pubis, puis a collé sa langue contre la colonne de chair qui n’attendait que lui. Il a saisi mon pieu épais à la base, l’a soulevé, et m’a gobé les couilles avec voracité. Le jeune homme m’a ensuite écarté les cuisses à deux mains, a recouvert ma hampe de salive avant de titiller mon frein avec la pointe de son muscle chaud. Je n’en pouvais plus ! J’ai laissé échapper un murmure incompréhensible pour inciter mon partenaire à s’activer. La mouille qui perlait au sommet de ma verge s’est écoulé sur le gros tronc veineux, et Warren l’a récupéré sans en perdre une goutte.

À un moment, entre deux spasmes de plaisir, j’ai lâché :

– Mais putain Warren, tu vas me sucer, merde !

Il a souri et enfin, après m’avoir fait languir si longtemps, il a ouvert sa magnifique bouche pour y faire entrer mon gland.

La sensation a été si puissante, si enivrante, que mon bassin s’est soulevé malgré moi. Les biceps de Warren se sont contractés et il n’a eu aucun mal à me plaquer contre le lit (je ne vous dis pas la force qu’il a, ce type). Ses mains ont longé mon V abdominal, m’ont caressé le ventre, puis les pectoraux, et ses doigts de virtuose sont venus jouer avec mes tétons. Il le faisait exprès, il voulait m’exciter, me forcer à m’agiter. J’essayais tant bien que mal de ne pas me tortiller dans tous les sens malgré le plaisir qui parcourait chaque nerf de mon pauvre corps. Les lèvres de Warren montaient et descendaient le long de mon épieu alors que sa langue s’affairait, tantôt autour de mon gland, tantôt sur ma grosse veine. Je pense que je n’ai jamais autant mouillé de toute mon existence ; le pré-sperme s’écoulait à flots de mon méat et tapissait le palais de mon ami, qui s’en délectait. La pointe de doré ressortait au cœur de ses prunelles vertes ; il semblait se moquer de moi, une pauvre âme consumée par un désir incontrôlable.

Lorsque sa bouche libérait mon gourdin gorgé comme jamais, Warren étalait consciencieusement sa salive sur la barre de chair en l’astiquant avec vigueur. Il profitait également de sa main libre pour me malaxer les couilles et accentuer d’autant plus mes sensations. À aucun moment je n’ai ressenti le besoin de poser mes doigts sur sa nuque ; il se débrouillait très bien tout seul, il n’avait pas besoin de moi ni pour le guider, ni pour lui donner un rythme quelconque. À intervalle régulier, je contractais tous mes muscles pour me retenir de jouir, et Warren profitait de ce bref moment pour palper mon corps athlétique (même si le sien n’avait rien, mais alors strictement rien, à m’envier). J’en avais connu des pipes dans ma vie, mais des aussi bonnes, jamais. Enfin presque jamais. Il y avait bien eu… Je l’ai chassé de mon esprit pour accorder toute mon attention à mon merveilleux partenaire.

Alors que je m’abandonnais aux bons soins de Warren, mon esprit a tiré sa sonnette d’alarme. Entre deux coups de langue sur mon gourdin, le jeune homme se léchait les doigts. Soudain, son index est passé derrière mes testicules et s’est glissé dans la crevasse velue. Il a exploré cette forêt vierge jusqu’à atteindre le petit bouton de chair plissée. Il l’a enduit de salive et a doucement appuyé dessus. Je me suis tendu, puis redressé pour attraper Warren sous les aisselles. Je l’ai fait glisser sur mon corps jusqu’à ce que ma bouche puisse se poser sur la sienne, et j’ai dévoré ses lèvres avec voracité. Mes doigts sont venus emprisonner son cou pour le contraindre à prolonger le baiser (comme s’il avait besoin de ça pour me rouler un patin). Il a saisi mes poignets et les a rabattus fermement au-dessus de ma tête pour m’immobiliser.

Il m’a dit avec un sourire :

– T’as pas changé hein ? On ne touche toujours pas à ton cul. Dommage, depuis le temps j’aurais pensé que tu te serais enfin trouvé un mec pour ça.

– T’as bien failli être le bon, mais t’es parti trop vite, lui ai-je rétorqué en déposant derechef un baiser sur ses lèvres.

Il m’a embrassé sous l’oreille et a lâché un soupir brûlant :

– Sérieux, t’es bien le premier à me dire que je suis parti trop vite. Laisse-toi faire, tu vas voir, tu vas adorer.

J’ai cherché à effleurer du bout des doigts les lignes de sa mâchoire carrée, mais il l’a descendu pour caresser mon torse avec son menton. Sa langue s’est glissée entre mes abdominaux, non sans avoir titillé mes tétons, puis elle a parcouru mon pieu turgescent de haut en bas et de bas en haut à plusieurs reprises, avant de se jeter goulûment sur mes bourses. Après quelques secondes, les mains fermes de Warren ont écarté mes cuisses et m’ont relevé les jambes. Dans cette position, il m’a écarté les fesses et, alors que je sentais une certaine appréhension qui montait en moi, sa langue est venue chatouiller l’entrée de mon rectum. Mon anus se faisait masser par ce muscle chaud et humide ; mon partenaire me travaillait la rondelle, comme je l’avais si souvent fait avec lui – ou avec n’importe quel autre passif. L’impression s’est vite amplifiée jusqu’à se répandre dans tout mon corps. Je ne sentais plus que mon trou, si délicatement préparé par mon ami. La rosette se dilatait, laissait passer sa langue, puis se contractait derechef, ce qui obligeait le jeune homme à refluer. Voyant que j’essayais désespérément de saisir ma bite pour me donner encore plus de plaisir, Warren l’a empoigné et s’est mis à la branler tout en continuant de me lécher le trou. À ce stade, je me fichais de ma virilité ; pour une fois je gémissais sans retenue, collant même par moments ma main sur la tête de mon partenaire pour qu’il poursuive cette exploration de mon anatomie anale.

Puis, après plusieurs minutes, alors que j’étais proche de l’orgasme, Warren a cessé son petit jeu et est remonté pour me faire face.

– Alors ? m’a-t-il demandé entre deux baisers. Tu veux qu’on aille plus loin ou… ?

J’ai alors libéré son sexe, dur, épais, plus court que le mien, mais pourvu d’une paire de couilles impressionnantes. J’avais déjà vu ces belles bourses en action, et je savais qu’elles étaient à la hauteur de la vigueur de leur propriétaire. La tige du jeune homme pulsait contre mes abdos, et gorgée comme elle l’était, il serait sûrement en mesure de m’offrir un dépucelage inoubliable – une nuit de folie. J’étais bien conscient que Warren serait sans doute un amant doux et incroyablement prévenant si je l’autorisais à entrer en moi. Il s’est penché et a récupéré un préservatif sur sa table de nuit, ainsi qu’un tube de lubrifiant. Il m’a souri – pas le sourire d’ange, plutôt le sourire coquin.

– Alors mon beau, pour toi ou pour moi ? a-t-il dit en baladant l’emballage argenté sous mon nez.

J’ai réfléchi un instant en repensant à toutes les sensations nouvelles qu’il venait de m’offrir. Jamais je n’aurais permis à quelqu’un d’autre me faire ça, mais avec lui… Est-ce que je devais le laisser continuer ?

– Pour moi, ai-je finalement répondu en lui prenant la capote des mains.

Chassez le naturel, il revient au galop – j’avais eu assez de nouveauté pour ce soir. Warren a eu l’air un peu déçu. J’ai saisi son beau visage et je l’ai embrassé sans lâcher ses belles prunelles vertes. Il s’est détendu, s’est remis à me caresser et m’a même pincé les tétons.

Pour l’aider à se remettre de sa petite déception, je l’ai attrapé par les hanches et l’ai retourné d’un geste sûr afin de l’allonger sur le dos. À présent, c’était mon tour de le dominer, il était temps que je lui rende la monnaie de sa pièce. J’ai embrassé son corps athlétique en m’attardant sur ses merveilleux mamelons ; ma bouche a emprisonné leur pointe tandis que ma langue se baladait sur la vaste étendue de peau soyeuse. Le corps de Warren s’est contracté et il a soulevé son bassin. Ses bras puissants ont entouré le haut de mon corps pour me caresser et j’ai redoublé d’ardeur pour offrir du plaisir à mon merveilleux camarade. Il m’a ramené vers sa bouche pour m’embrasser. Le baiser n’a duré que quelques secondes, puis, en douceur, Warren a appuyé sur mes épaules pour que je croque chaque parcelle de son corps si désirable. Il était aussi délicieux au goût qu’à l’odeur ou au toucher – ce garçon, c’est une vraie friandise. Sa fragrance vanillée se mêlait à une saveur légèrement acidulée, mais néanmoins très douce. Ma langue s’est délectée de ses pectoraux proéminents, de ses abdos saillants, de son adorable nombril, pour enfin dévorer sa queue épaisse et puissante.

On peut dire que son sexe lui ressemble : il n’est pas excessivement grand, mais uniformément large, du gland jusqu’à la base, et d’une épaisseur redoutable, surtout lorsqu’il le glisse entre les fesses d’un passif affamé. J’ai pris ses grosses bourses en main et les ai malaxées tout en faisant tourner ma langue sur le sommet de cette merveilleuse bite. Dire que je l’avais vu si souvent en action à l’internat ! Quand Warren s’en sert, on peut être sûr que l’orgasme est au rendez-vous – d’un coup, je regrettais presque d’avoir refusé son offre. Le jeune homme a été pris d’un autre spasme tandis que mon muscle chatouillait la peau lisse et gorgée de son gland, et il m’a rentré accidentellement une bonne partie de son gros missile dans la bouche. Je n’ai pas protesté, bien au contraire ; je l’ai fait descendre jusque dans ma gorge. Warren avait déjà commencé à gémir depuis un bon moment, mais la gorge-profonde lui a arraché un petit couinement. Il s’est tortillé sur le lit en faisant grincer les ressorts avec sa carrure massive. Lorsque j’ai enfin recraché sa colonne de chair, mon ami a poussé un soupir de bien-être en me lançant un regard de braise.

J’ai continué de sucer Warren pendant un petit moment. Je ne voyais plus que lui, il était devenu mon univers et moi le sien. Son beau visage, son corps, sa bite ! Après plusieurs minutes, il a commencé à écarter ses cuisses de mastodonte pour faire passes ses doigts fins entre ses fesses. Ils se sont glissés dans sa raie et il s’est tendu lorsqu’ils ont atteint sa rondelle. Alors qu’il y faisait déjà entrer quelques phalanges en poussant des soupirs de satisfaction, j’ai quitté son entrejambe pour attraper le tube de lubrifiant qui traînait sur sa table de nuit. Je n’avais pas souvent vu son petit bouton de chair, puisque nos nuits à l’internat se passaient souvent dans le cul des bizuts, mais lorsqu’il y avait une pénurie de passifs à tringler, Warren s’était toujours avéré être un partenaire plus qu’à la hauteur – et inoubliable. Je n’avais jamais été ferme avec lui, je l’avais toujours câliné au lit, et c’est pourquoi même aujourd’hui il en demande encore. J’ai consciencieusement étalé le gel sur son anus pendant qu’il se doigtait. La substance froide l’a légèrement crispé, mais je savais comment le détendre, mon Warren. Il suffit de le prendre dans ses bras, de l’embrasser, de faire un petit arrêt sur ses mamelons, et notre homme se relaxe suffisamment du cul pour se faire prendre.

Warren a retiré ses doigts et j’ai laissé la pulpe des miens masser sa rondelle pour achever de la dilater. Pendant ce temps, j’ai continué de branler et de sucer mon ami. Il s’agitait de plus en plus sous mes coups de langue, et le haut de son torse avait viré depuis longtemps au rouge. Son beau visage était empourpré, ce qui faisait ressortir ses yeux. Ses cheveux ébouriffés lui donnaient un air de jeune chien fou (surtout chien en rut, mais bon…).

J’ai étalé une ultime noisette de gel lubrifiant sur l’anus de mon camarade, qui s’est contracté au contact du liquide froid. Puis, en douceur, j’ai fait entrer deux de mes doigts dans son boyau. Le conduit tiède s’est resserré autour de mes phalanges et les a emprisonnées. Warren a poussé un gémissement en soulevant son cul. Il a cambré le dos et j’ai dû le plaquer fermement contre le matelas pour qu’il ne décolle pas littéralement – si mes doigts lui faisaient déjà tant d’effet, je n’osais pas imaginer ce que ça allait être avec ma bite. Puisqu’on la mentionne, je n’ai pas besoin de préciser que ma fidèle compagne de jeu était tendue entre mes jambes au point de m’en faire mal ; mon gland pulsait, sa peau satinée était si gorgée qu’un simple touché suffisait à me procurer des sensations hallucinantes, mes burnes s’étaient déjà enflammées et la sauce bouillonnante n’attendait plus qu’une occasion pour sortir. J’étais prêt à le prendre, le beau Warren.

J’ai écarté mes deux doigts dans son rectum pour constater à quel point il était ouvert. Sa queue laissait échapper des filets de mouille ; je les récoltais pour le branler avec encore plus de fougue. De chaque côté de ma tête, les cuisses de mon ami étaient prises de spasmes orgasmiques, je sentais le taux d’humidité de son cul qui montait en flèche et, lorsque j’ai retiré mes phalanges, sa rondelle ne s’est pas entièrement refermée. J’y ai vu le signe que mon beau blond était prêt à m’accueillir. Son cul et ses yeux me réclamaient avec une envie que je n’eusse encore jamais vu chez aucun autre homme. Toutefois, j’ai continué de caresser sa belle hampe épaisse et luisante, avant que mes doigts ne cèdent la place à mes lèvres. Elles se sont refermées autour de ce gland noueux et, en deux coups de langue, ses lourdes bourses charnues sont remontées jusqu’à la base de son sexe. De longs filets tièdes et gluants m’ont éclaboussé le palais tandis que Warren poussait des soupirs de soulagement. Les premières giclées sont venues percuter ma gorge, et alors que je toussais, j’ai recraché la verge en plein milieu de son éjaculation. Le morceau de chair est resté bien droit pendant que son propriétaire continuait d’évacuer sa semence sur son ventre. Les jets fournis se sont écrasés sur le torse musclé de Warren, qui a placé ses bras derrière sa nuque en contemplant son corps poisseux.

D’un revers de la main, je me suis essuyé le menton en souriant. Je suis remonté jusqu’au visage de mon merveilleux amant et j’ai écrasé mes lèvres contre les siennes. Il a glissé ses doigts dans mes cheveux pendant que sa langue quittait la mienne. Elle a glissé le long de mon cou, j’en ai eu la chair de poule. Mes abdominaux se collaient contre son ventre couvert de sperme gras, nos deux peaux se frottaient et étalaient sa semence. J’ai passé une main sur la face rougie de mon ami, j’ai caressé ses cheveux plus blonds que les blés et j’ai embrassé ses joues luisantes de sueur. Sous moi, sa respiration s’accélérait, son torse se soulevait à un rythme effréné. Son haleine haletante m’offrait à chaque nouveau souffle une bouffée de désir brûlant. Je sentais mon sexe dur qui écrasait le sien, à peine ramolli.

– T’as pas changé… C’est toujours aussi bon de le faire avec toi… m’a dit Warren, un air béat peint sur le visage.

J’ai déposé un baiser sur sa joue avant de lui dire :

– C’est pas fini, mon beau.

Je lui ai adressé un merveilleux sourire, qu’il m’a volontiers rendu. Il m’a mis la capote sous le nez en prenant un air aguicheur. Vu l’état de ma queue, je n’allais sûrement pas me faire prier ; je lui avais bien travaillé son petit cul galbé, maintenant il était temps de le prendre. J’ai enfilé le préservatif tandis que Warren se mettait à quatre pattes sur son lit, les fesses offertes. Il est venu coller son anus dilaté contre mon gland, et c’est à peine s’il ne s’est pas empalé dessus de lui-même. J’ai palpé les courbes musclées de ses fesses, les ai écartées en douceur et ai fait glisser mon sexe dans la raie légèrement poilue de mon ami. Il gémissait déjà alors que je n’étais pas encore en lui. Il se cambrait et faisait onduler son bassin d’une manière si excitante que j’ai cru pendant un instant que ma queue allait exploser. Elle était tellement raide !

Je me serais trouvé avec n’importe quel autre mec dans cette chambre, la bite aussi gorgée, je l’aurais enfilé dans ce trou ouvert sans y aller avec le dos de la cuillère, vite fait bien fait. Mais avec Warren, on avait une sorte de petit rituel au lit. Je l’ai attrapé d’une main au niveau du bassin, et j’ai glissé l’autre sur son bas-ventre, près de son pubis encore humide de sperme. Je l’ai attiré lentement contre moi : mon gland a appuyé contre sa rondelle, qui s’est écartée facilement (sans blague, avec ce que je lui ai fait avant, ce n’est pas étonnant), et la voie s’est ouverte pour laisser entrer mon sexe parfaitement lubrifié.

Warren a soupiré tout en étirant les muscles de son dos. Je pouvais les voir en mouvement, je pouvais sentir le rectum qui se contractait doucement autour de mon bourgeon tout gonflé, et le sphincter qui me donnait déjà du plaisir. Centimètre par centimètre, ma queue s’est enfilée dans le boyau vorace de mon ami. Une fois inséré en lui jusqu’à la garde, ce qui était déjà un petit exploit compte tenu de la taille de mon instrument, je me suis couché sur lui pour coller mon torse musclé contre son dos large. J’ai alors amorcé un mouvement de va-et-vient doux, d’abord lent, par à-coups, puis de plus en plus ample, pour la plus grande joie de mon partenaire, qui râlait de plaisir à chacun de mes passages.

Nos deux corps glissaient l’un contre l’autre pour venir s’emboîter à la perfection. Warren faisait rouler ses épaules, contractait ses muscles, jouait avec son cul parfait pour me donner du plaisir. De mon côté, je n’avais qu’un objectif : faire jouir mon bel ange. Je voulais qu’il prenne son pied, qu’il m’utilise pour ressentir des sensations similaires aux miennes. Plus je lui donnais du plaisir, plus j’en recevais. J’entrais en lui sans la moindre difficulté. Le tube de lubrifiant était tombé quelque part sur la moquette, mais je n’en avais pas besoin : Warren était dans un tel état d’excitation qu’il mouillait naturellement, autant par-devant que par-derrière. Je baisais son dos blanc, caressais ses muscles en sueur, m’y agrippais par instants comme un animal en rut, pinçais ses tétons, mordillais ses oreilles, respirais son odeur de mâle, soufflais comme un bœuf sur sa nuque, lui murmurais des mots à la fois doux et excitants. Et lui, sous moi, il adorait ça : il gémissait, se contractait et se décontractait sous mes coups de reins. Mes couilles claquaient contre son fessier bombé et le faisaient rougir, mais Warren se contentait d’en demander davantage. De nous deux, je ne sais toujours pas lequel a le plus gros appétit sexuel.

À un moment, je me suis enfoncé un peu plus en lui (je ne pensais même pas que ce soit possible, mais c’est de sa faute aussi, toujours à en réclamer plus, plus loin et plus fort), et en me retirant j’ai fait pression sur une sorte de bosse qui tendait son conduit. J’ai compris que je venais de toucher sa prostate lorsque j’ai vu un liquide clair s’écouler en grande quantité de son sexe dur. Warren s’est redressé, a collé son dos à la verticale contre moi tout en me maintenant en lui, et il a poussé un cri de plaisir intense. La bouche grande ouverte, il hurlait en haletant. J’ai noyé mon nez dans ses cheveux clairs pour profiter de son odeur, mes mains ont caressé son torse râblé et sont allées jusqu’à triturer ses bourses massives, encore chargées et de nouveau prêtes à évacuer sa semence collante.

D’un seul coup, Warren s’est détaché et s’est laissé retomber à plat ventre sur le lit, en nage. Il s’est retourné sur le dos pour que je puisse voir ses pectoraux couverts de sperme sec et rougis par l’effort, son visage écarlate, ses formes mises à l’épreuve par notre désir, et surtout son sexe qui se dressait comme une flèche luisante et suintante. Il a largement écarté ses cuisses en me souriant, et elles sont venues encadrer mon bassin alors que je pénétrais de plus belle mon partenaire torride. Il a soupiré et s’est contracté tandis que je me collais derechef contre lui. Je l’ai embrassé lascivement tout en lui imprimant un rythme plus calme et plus profond que celui que nous avions en levrette – je voulais profiter de ses lèvres autant que de son cul.

Il m’a serré dans ses bras puissants alors que de mon côté j’étouffais mes cris de jouissance contre sa peau. Nos souffles chauds se mêlaient, je pouvais sentir son érection qui pulsait entre nos abdos, et son cul qui se contractait de plus en plus. Mes couilles claquaient contre ses fesses charnues, et ses propres bourses flottaient entre mes cuisses, ne demandant qu’à se décharger – ce qui n’a pas tardé d’ailleurs. Au moment où j’accélérai la cadence, proche de l’orgasme, Warren s’est mis à respirer de plus fort. Il râlait dangereusement. En temps normal, je me serais débarrassé de la capote pour asperger mon partenaire, mais avec lui, je voulais aller au bout des choses. Je me suis donc enfoncé dans son corps jusqu’à ressentir cette sensation unique de contraction, à la fois dans son boyau, mais aussi au niveau de mon bassin. Et j’ai déchargé mon gros calibre dans le latex tandis qu’un liquide chaud et visqueux arrosait à grands jets le bas-ventre de Warren et mon pubis. Le jeune homme hoquetait, rouge et en nage – je ne devais pas être plus élégant à regarder, me direz-vous. Nous avions joui en même temps, je n’avais encore jamais apprécié le sexe à ce point.

Je me suis retiré avant de débander, me suis débarrassé du préservatif et me suis affalé sur mon ami. J’avais un peu froid à présent, mais je ne voulais pas prendre la couverture pour ne pas la salir – ce gars m’avait vraiment aspergé avec sa sauce. Il a passé ses bras autour de mes épaules et m’a serré contre lui. Nous sentions tous les deux la sueur et le mâle. Nos sexes ramollis étaient collants, à moitié englués dans du sperme gras, et nos poils blanchis se mêlaient aux filets de semence. Je n’avais pas fait l’amour comme ça depuis… Depuis l’internat en fait, depuis la dernière nuit que nous avions passée ensemble, lui et moi. Personne ne le faisait mieux que Warren : avec lui c’était unique. Quand vous êtes dans ses bras, vous avez l’impression que rien d’autre ne compte, que vous êtes le centre de l’univers. Et c’était comme ça que je me sentais, la tête contre ses pectoraux saillants. Par moment j’effleurais encore ses tétons couverts de sperme avec ma bouche, puis je remontais vers ses lèvres pour l’embrasser tendrement. J’aimais la chaleur de sa peau, son odeur, ses gestes attentionnés après l’acte, tout chez lui me disait qu’il était parfait (peut-être trop, non ?).

Il a fini par se lever le premier pour prendre son caleçon et aller dans la salle de bain. Lorsque ç’a été mon tour, j’en ai profité pour jeter un œil sur le canapé plongé dans l’obscurité. Warren et moi, nous avions laissé libre cours à notre plaisir sans se soucier un seul instant de Paul. Par chance, il avait mis des bouchons d’oreille et sa journée l’avait bien fatigué ; il avait sombré comme une masse, et il dormait toujours malgré les cris torrides qui avaient dû résonner dans tout l’appartement (les voisins n’ont sans doute pas été en reste, eux non plus, mais bon, avec Warren à côté de chez soi, ça doit être une habitude d’entendre des hommes qui jouissent).

J’ai pris ma douche en vitesse et je suis retourné dans la chambre, complètement nu. Warren aussi avait jugé inutile de garder son caleçon. De toute façon, avec ce qu’on venait de faire, on ne risquait pas d’avoir une gaule nocturne. Et quand bien même… On s’est couché l’un contre l’autre, propres et rassasiés. Je me suis blotti contre lui, il a ramené la couverture sur nos deux corps et nous nous sommes enlacés. Alors qu’il allait s’endormir, Warren a déposé un ultime baiser sur mes lèvres, avant que je ne cède moi aussi à la fatigue, niché dans les bras d’un ange.
* * *

Bonjour/bonsoir à tous. Je remercie d’abord tous ceux qui me lisent, et aussi ceux qui prennent la peine de me faire un retour par mail, c’est vraiment utile pour moi, ça me permet de savoir ce que vous pensez de mon texte, et comment vous le percevez. Je suis ravi de voir que beaucoup d’entre vous le considèrent comme bien plus qu’un simple outil de branlette, et vos commentaires sont absolument adorables. J’espère vraiment que ce septième épisode/chapitre (déjà^^) vous aura autant plus que les autres. Comme d’habitude, n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de mes textes par mail, notamment à propos du petit nouveau, Warren. C’est toujours un plaisir de vous répondre.

Matt

matthieuGat@gmail.com

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