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HISTOIRE

SHOPPING

Premier épisode - Épisode précédent

Jeune, riche et gâté

Chapitre -08

Le lendemain matin, lorsque je me suis réveillé, Warren me serrait toujours dans ses bras. Ses yeux étaient clos et je sentais son souffle chaud qui se glissait au creux de mon cou. Il dormait encore, le bel ange. Doucement, je me suis libéré de son étreinte en prenant soin de ne pas le déranger dans son sommeil.

Je me suis habillé convenablement – j’avais quand même rendez-vous avec le président de l’université – et je suis allé dans le salon pour manger un morceau. Paul, déjà levé, faisait des pancakes. Autant dire que ça m’a surpris lorsque j’ai vu le petit gars aux fourneaux ; je n’aurais pas cru qu’il sache cuisiner, lui qui avait grandi avec une nourrice pour combler le moindre de ses désirs (en tout cas, moi je ne savais même pas allumer une plaque chauffante).

Il s’est moqué gentiment en me voyant endimanché dans une chemise cintrée – les boutons menaçaient de craquer au moindre mouvement d’épaule. J’étais décidément trop musclé pour ce genre de vêtements. J’avais troqué mon jean moulant contre un pantalon noir, sobre et élégant, et mes tennis étaient sagement restées dans ma valise ; ces horribles chaussures en cuir hors de prix que mon père m’avait offert servaient enfin à quelque chose. Il ne manquait plus que la cravate, mais je m’y refusais. Même moi, j’ai des limites ! Je n’allais sûrement me passer la corde au cou, et surtout pas pour une question d’élégance.

Paul m’a servi un petit déjeuner copieux. Il a mangé avec moi et n’a fait aucune allusion à ce qu’il aurait potentiellement pu entendre la nuit précédente.

Warren a fini par se lever alors que j’étais sur le point de partir. Il n’avait pas autant de pudeur que moi, aussi s’est-il montré dans son plus simple appareil – appareil qui a régalé la vue de Paul, soit dit en passant. Le jeune homme a contemplé la splendide paire de couilles qui pendaient sous le petit asticot ratatiné de mon ami. Ses prunelles sont restées figées un moment, rivées sur les brioches bombées qui terminaient une chute de reins parfaitement galbée. Warren, joueur, les a copieusement exhibées en se baissant pour ramasser on ne sait quoi ; les deux globes de chair se sont écartés et, l’espace d’un instant, nous avons pu admirer sa rondelle, encore légèrement dilatée après mon passage de la veille. À ce moment-là, le jean de Paul s’est tendu à tel point que j’ai cru qu’il allait craquer. Le pauvre garçon a prétexté une envie pressante et est parti dans la salle de bain, son visage lisse plus rouge qu’une tomate.

– À ton avis, il va y rester combien de temps ? m’a demandé mon vieux camarade en riant.

– Oh, il va bien mettre un bon quart d’heure à juter… Crois-moi, il tient la performance.

– Je n’en doute pas. T’as sûrement dû t’occuper de son cas plus d’une fois.

Warren a pris un pancake et a mordu dedans avec appétit. Son visage s’est éclairé derrière ses mèches en bataille.

– Mais c’est qu’il cuisine bien en plus ! s’est-il exclamé.

Il a pris une chaise et s’est assis devant l’assiette du cadet, nu comme un ver (à quoi bon salir un maillot quand on peut se mettre du sirop d’érable sur les pectoraux, me direz-vous). Il m’a alors regardé d’un air sérieux avant de dire :

– Écoute, je sais que t’as rendez-vous là, mais tu veux bien faire un truc pour moi ?

– Quoi ?

– Quand tu rentres, on met ce petit gars dans mon pieu et on le baise comme au bon vieux temps, toute la soirée. On lui fait bouffer de la bite. S’te-plaît, j’le veux !

Warren en avait clairement envie : de là où j’étais, je pouvais voir son petit sexe qui commençait à s’étirer, dégringolant lentement sur ses bourses. D’ici peu, il se dresserait, et alors je serais sûrement en retard pour rencontrer le président, sans parler de ma chemise qui finirait hors d’usage. Mieux valait désamorcer la situation avant que je ne me mette à bander, moi aussi.

J’ai secoué la tête en signe de dénégation. Mon ami n’a pas caché sa déception. Ses beaux yeux verts ne me posaient qu’une seule question : pourquoi ? Avec sa gueule d’ange, il m’aurait presque convaincu de le faire, mais je m’y refusais toujours. Je me suis levé en vitesse, lui ai tapé amicalement sur l’épaule, serrant un peu ses muscles noueux, et au moment où j’allais franchir la porte, je lui ai lancé :

– Tu sais, ce n’est pas parce que je ne veux pas qu’il faut te priver. Si t’as envie de te le faire, je crois qu’il ne dira pas non. Par contre, dépêche-toi avant qu’il n’ait fini !

Warren s’est levé d’un bond et s’est précipité vers la salle de bain. Cette fois plus de doute, il bandait comme un âne ; sa queue pointait fièrement devant lui, comme l’aiguille d’une boussole tendue vers l’objet de ses désirs. Ses couilles claquaient contre ses cuisses recouvertes de poils clairs tandis qu’il se jetait sur la porte. La tige de chair oscillait de haut en bas, terminée par ce gros gland rouge-brun que j’aime tant. Son pubis doré brillait à la faible lueur du soleil matinal et son postérieur à damner un saint se tortillait d’une drôle de façon – sans doute à cause de la nuit qu’on avait passé ensemble. C’est qu’il allait finir par me faire bander le con, à se trimballer la gaule à l’air !

Alors que Warren entrait dans la salle de bain (qui n’avait pas de verrou, va savoir pourquoi), j’ai quitté l’appartement tout en me disant que je laissais Paul entre de bonnes mains – et de bonnes cuisses. Il allait prendre un sacré pied, le petit gars. Toute la journée, j’ai gardé en tête cette image de Warren qui traversait l’appartement cul nu, guidé par l’appel du sexe. Encore aujourd’hui, j’en rigole : il est indécrottable, et c’est pour ça que je l’adore.

J’ai hélé un taxi dans la rue et j’ai donné l’adresse du campus d’Hudson. Mes amis ne m’y accompagnaient pas, je savais qu’ils avaient nettement mieux à faire à l’heure actuelle. Intérieurement, je me souviens m’être demandé lequel des deux était en train de prendre l’autre… Probablement Warren, puisqu’il n’avait pas pu le faire la veille. Quoique, tout bien considéré, les tendances dominantes de Paul ne devaient pas être pour lui déplaire non plus. Mon ami ne serait pas en reste, je le savais.

À onze heures, j’ai rencontré un vieil homme assis dans une chaise roulante, une couverture sur les jambes, installé derrière un bureau alors que sa place était plutôt dans un hospice, à jouer au bridge et à s’abreuver de vieilles séries des années quatre-vingt. Il m’a regardé d’un œil torve tandis que je me présentais, et je crois qu’il s’est même mis à ronfler plus d’une fois. J’ai apprécié les efforts de sa petite secrétaire qui le réveillait en lui tapotant discrètement l’épaule. C’est elle qui a répondu à la plupart de mes questions, et lorsque le vieillard a daigné bafouiller quelques mots, je n’y ai absolument rien compris – il avait de la bouillie dans la bouche, l’ancêtre.

La femme qui l’assistait – j’espérais en mon for intérieur qu’elle ne faisait que cela avec lui, parce que sinon… Beurk ! Enfin bref, cette jeune personne tout à fait charmante a ensuite pris la peine de me faire visiter le campus. Elle m’a présenté plusieurs des professeurs les plus éminents de l’état, m’a conduit dans certaines des infrastructures et m’a fait plus de courbettes qu’à un roi. Pendant un moment, j’ai eu le net sentiment qu’elle voulait me pomper la queue ; ses yeux n’arrêtaient pas de se perdre dans les espaces entre les boutons de ma chemise, sans compter qu’elle passait régulièrement sa langue sur ses lèvres. Et puis, arrivé à la fin de la visite, j’ai compris qu’il y avait un autre motif que mon sex appeal (même si j’aime à penser qu’elle a fantasmé sur moi).

Elle m’a reconduit dans le bureau du doyen, qui était sans doute retourné manger quelques pissenlits par la racine, et m’a tendu un papier cacheté. Mon cher père, encore ! Mais pourquoi est-ce que je lui avais transmis mon planning ? Et pourquoi est-ce que soudainement il s’intéressait à moi ? En tout cas, maintenant je savais que cette pauvre fille ne voulait pas que ma bite (même si…), elle voyait également mon fric et ce qu’il pouvait lui apporter, à elle, mais aussi à l’université – ou peut-être qu’elle se fichait de son job. Quand on baise un petit riche et qu’on arrive à tomber enceinte, on s’assure un avenir confortable. À sa place, j’aurais largement préféré m’asseoir sur une queue en or pour pondre un marmot plutôt que de remonter le bavoir d’un vieux croulant. Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça, sinon je n’aurais plus aucune amie à l’heure actuelle.

Pour en revenir à mon paternel adoré, il me demandait un service (on aura vraiment tout vu). Il attendait de moi que je remette une liste de consignes à l’un de ses employés ; il n’avait pas eu le temps de le faire avant de partir, et ce n’était pas le genre de document que l’on peut envoyer par mail. Comme il ne rentrerait pas de Singapour avant un moment – je sais, Singapour, Pékin, Tokyo… Et dire que papa n’aime pas manger asiatique ! Enfin, il voulait que je fasse le coursier. Il n’a qu’à le faire lui-même, ai-je d’abord pensé, non, mais il me prend pour qui ? Un pigeon voyageur ? À ce moment, j’ai effleuré mon portefeuille et ma conscience m’a rattrapé. Je l’admets, je suis peut-être un enfant ingrat, mais je ne peux pas dire que mon père n’ait rien fait pour moi : il m’a fourni un compte en banque qui ne passera jamais dans le rouge, quand bien même je m’échinerais à le vider pendant une décennie entière. Rien que pour ça, il méritait bien mon aide.

J’ai fourré le papier dans ma poche et ai fait mes adieux à cette charmante assistante qui écartait largement les cuisses – trop largement pour que ce soit innocent. Dommage pour elle, elle n’avait rien pour me tenter, et encore moins après la nuit que j’avais passée avec Warren. En marchant vers l’avenue principale, je me suis surpris à me demander ce que mes amis faisaient à l’heure actuelle. Ils devaient maintenant se connaître plus en profondeur, ça ne faisait aucun doute.

Pour la deuxième fois de la journée, j’ai sifflé l’une de ces voitures jaunes, crasseuses et bruyantes qui, en plus de vous imposer un chauffeur bedonnant, vous déleste sans scrupule d’un paquet de billets verts. Lorsque j’ai donné l’adresse, l’homme derrière le volant n’a pas dit un mot. Il m’a toisé dans le rétroviseur et, en voyant mon costume et mes cheveux peignés avec soin (pour une fois), il a sans doute dû se dire que j’aurais pu louer un véhicule privé. Il n’avait probablement pas tort, mais je ne voulais pas étaler mon argent sous le nez de Warren, lui qui avait du mal à payer ses factures. C’était bien la seule raison pour laquelle je tolérais l’idée de monter dans l’un de ces immondes tacots.

Le taxi m’a déposé au coin de Wall Street, à l’endroit où une foule de rapaces en costumes se battent pour faire monter et descendre une bourse capricieuse – moi, j’en avais deux beaucoup plus dociles à leur proposer, mais il est vrai qu’elles ne crachent pas le même liquide (celui-là, tout le monde ne l’aime pas). J’ai fendu cette marée humaine pour entrer dans l’un des gratte-ciel les plus élevés de Manhattan. Je me suis présenté au guichet et l’hôtesse d’accueil m’a respectueusement proposé d’emprunter l’ascenseur privé, celui réservé aux cadres supérieurs. Je l’ai suivi et, en quelques minutes, je me suis retrouvé au sommet du monde, devant une immense baie vitrée, quelque part au dernier étage de ce bâtiment. Tout New York s’étalait, avec ses flèches scintillantes, ses quartiers populaires, ses ponts, ses boulevards… De là où j’étais, je pouvais voir Time Square, la Statue de la Liberté, Ellis Island. La vue panoramique me laissait pantois. Un jour, tout cela pourrait être à moi. À ce moment précis, j’ai pris la mesure de mon héritage et j’avoue que cela m’a un peu tourné la tête.

Un jeune gringalet s’est alors présenté devant moi. Il m’a tendu une main nerveuse et m’a dit travailler pour monsieur Dickers, le directeur de la banque (parce que c’était une banque, cette tour ?). Je n’ai pas cherché à comprendre : moins j’en sais sur les affaires de mon père, mieux je me porterai le jour où il aura des ennuis avec le fisc. Voilà ma philosophie. En tout cas, ça devait être un sacré numéro, ce «monsieur Dickers», si j’en jugeais par la peur qu’il inspirait à son employé.

Le pauvre garçon ne devait pas avoir la trentaine. Il n’avait rien d’un secrétaire particulier, il ressemblait plus à un stagiaire qui aurait été parachuté dans les bureaux par accident. Il était frêle, je le dépassais d’au moins une tête, ses membres flottaient dans un costume trop large, sa cravate de travers et ses manches mal repliées lui donnaient un air dégingandé qui ne collait pas avec le standing des lieux. Ses yeux, trop grands pour son visage émacié, me fixaient avec un respect mêlé de crainte. Encore un qui a peur de mon père, me suis-je dit. À croire que j’ai été enfanté par le Saint-Esprit, ou par le tyran le plus redouté de l’Histoire. Je me suis déhanché, mal à l’aise ; j’étais oppressé par un costume trop serré, et le regard de ce type n’arrangeait rien. Ses cheveux blonds, graissés à la gomina, étaient plaqués sur son crâne. Tout chez lui respirait la servilité, et je me demandais sincèrement comment des mains aussi tremblantes pouvaient taper quoi que ce soit sur un clavier.

Il ne me lâchait pas du regard, ses sourcils fins n’exprimaient pas le moindre sentiment. Mon cœur battait un peu plus vite, l’adrénaline courait dans mes veines et je me tenais sur la défensive. Ce gars avait quelque chose de bizarre – de flippant, n’ayons pas peur du mot. Alors que le secrétaire se raclait la gorge et risquait un pas dans ma direction, une voix a retenti depuis la pièce voisine.

– Bellboy, faites entrer notre invité.

Invité, le terme était peut-être un peu fort. Toutefois, le jeune homme a arrêté son mouvement dans ma direction, à mon grand soulagement. Il a ouvert la bouche, mais aucun son n’en est sorti. Il s’est contenté d’agiter son bras maigre vers la porte alors que la voix résonnait de nouveau.

– Bellboy, mais Bon Dieu qu’est-ce que vous foutez, je n’ai pas la…

Je suis entré le premier dans la pièce, et le temps s’est alors suspendu. Pendant un instant, un homme d’une quarantaine d’années m’a fixé intensément. Il ne s’attendait sûrement pas à voir quelqu’un d’aussi jeune. À vrai dire, j’ai vite compris qu’il s’était préparé à recevoir un banal coursier, d’où le ton bourru et les reproches infligés à son employé. J’ai annoncé mon nom avant que le pauvre Bellboy ne puisse le faire. J’aurais électrifié le siège du directeur qu’il ne se serait pas levé plus vite ; il a littéralement bondi hors de son fauteuil en sky pour venir me serrer la main. Il a étiré ses lèvres et m’a exhibé ses dents blanches. J’ai cru qu’il n’allait jamais me rendre mon bras. Dès qu’il s’est mis à parler, j’ai dû lutter contre l’envie d’éclater de rire.

– Je suis ravi d’enfin vous rencontrer, c’est un tel honneur…

Vous imaginez ce à quoi je pensais, évidemment. Vas-y, suce ma queue, il y a une promotion au bout du compte…

– Votre père m’a tellement parlé de vous…

Mais bien sûr, continue de baver sur mon manche, et surtout n’oublie pas les couilles qui vont avec.

– J’ai presque l’impression de vous connaître. Il ne tarit pas d’éloges sur vous, vous savez. Il dit que vous êtes brillants, un vrai génie…

Il faut l’avouer, ce type était un spécialiste du cirage de pompe – j’en ai rarement vu des comme ça. Il s’est enfin présenté comme étant John Dickers, directeur de la Private Bank of America. Je n’ai rien dit, je me suis contenté de l’observer d’un œil amusé. Il lissait machinalement un costume à plusieurs milliers de dollars. Ses cheveux noirs, clairsemés par quelques mèches plus claires, étaient ramenés en arrière. Ses tempes ne grisonnaient pas, probablement grâce à une teinture miracle. Il faisait ma taille, moins large d’épaules, mais aussi épais que moi. Son visage carré s’est adouci lorsqu’il s’est rendu compte qu’il fallait lécher les boules du fils du patron, toutefois sa mâchoire anguleuse, couverte par une légère ombre, lui conférait une certaine sévérité. Les rides qui marquaient son front témoignaient de ses nombreuses heures de mécontentement. Son énorme montre cognait contre mon poignet tandis qu’il me serrait la main sans arrêt – si encore il branlait ma bite, j’aurais pu le tolérer, mais là ça devenait franchement agaçant.

J’ai fini par tirer le papier que je devais lui remettre. Je l’ai posé sur son bureau pendant qu’il me proposait un verre. J’ai poliment refusé en prétextant que je devais encore aller visiter l’université d’Hudson avant l’heure de fermeture. Il m’a cependant demandé de rester encore un moment, pour signer quelques documents qui prouvaient que j’avais rempli mon rôle. Je me suis plié à sa demande, puis, sans plus de formalité, je lui ai rapidement serré la main et j’ai quitté son bureau.

Ce n’est qu’une fois arrivé en bas du gratte-ciel que je me suis aperçu que j’avais oublié mon portable. Je l’avais posé sur le bureau pour pouvoir sortir les documents de ma poche, et je l’y avais laissé par mégarde. Je suis donc remonté à toute vitesse. J’ai frappé à la porte et, avant même qu’on ne me réponde, je suis entré (je suis le fils du patron, j’ai bien de droit de faire ce que je veux).

J’ai d’abord récupéré mon précieux petit bloc tactile – vous savez ce que c’est, on se sent tout nu sans ce truc de nos jours. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai aperçu le visage empourpré de Dickers. Le ventre collé contre son bureau, les deux mains sur ses genoux, une fine pellicule de sueur coulait sur son front. Je l’ai observé l’espace d’une seconde, inquiet ; on aurait dit qu’il était en train de s’étouffer.

Soudain, j’ai entendu un raclement guttural – un raclement qui provenait de sous le bureau. De mon côté, il y a avait un panneau de bois qui bloquait la vue. Suspicieux, j’ai alors fait le tour. Dickers m’a suivi des yeux, plus coupable que Judas. Devant mon air consterné, il a finalement reculé la chaise : le bas de son pantalon lui tombait sur les chevilles et la tête de son secrétaire était nichée au chaud entre ses cuisses poilues. Le pauvre Bellboy, contorsionné sous le meuble, se décrochait la nuque pour pouvoir atteindre un épieu rougeâtre et turgescent, assez court, mais très épais, à demi noyé sous un pubis broussailleux. Le gland couvert de salive venait frotter par à-coups contre la chemise du directeur.

Dickers ne me lâchait pas du regard, il scrutait mon visage à la recherche d’une réaction. Est-ce que j’allais me mettre à hurler ? Le traiter de pervers ? Le faire virer ? Me plaindre à mon père ? Mais c’est en baissant les yeux qu’il a eu sa réponse. Le petit Bellboy n’était pas des plus excitants, c’est sûr, surtout après une nuit avec Warren, mais Dickers, en revanche…

J’ai affiché un sourire entendu et, sans plus de cérémonie, le patron a remis la main sur la nuque de son employé pour lui enfoncer son chibre dans la bouche. Bellboy a manqué de s’étouffer, mais il s’est docilement laissé faire. Dickers a avancé une main vers moi et, passant ses doigts sous ma chemise, il m’a dit :

– Tu m’as l’air bien à l’étroit là-dedans, mon gars.

Il n’a pas attendu que je lui réponde ; les uns après les autres, il a fait sauter tous les boutons avant d’écarter les pans du vêtement pour mettre à jour mes pectoraux. Ses doigts ont palpé mes abdominaux, profitant de leurs formes généreuses ; il est descendu jusqu’au nombril, puis a caressé le petit bandeau de fourrure qui conduisait tout droit à mon pubis. De mon côté, j’ai défait le veston du directeur et lui ai déchiré sa chemise hors de prix. Il n’a pas protesté. Il a écarté un peu plus les cuisses tandis que son secrétaire continuait de le sucer. Un épais rideau pileux s’étirait depuis la base de son cou jusqu’à son sexe. Ses pectoraux étaient recouverts par un fouillis de poils sombres, des gouttes de sueur perlaient son ventre plat et rendait collante cette pilosité fournie, même ses tétons peinaient à pointer sous cette forêt vierge. Il les a néanmoins trouvés, puisqu’il s’est mis à les pincer en poussant des gémissements aigus. Son bassin s’est soulevé, ses fesses ont quitté son fauteuil et il noyé le visage de Bellboy dans son pubis odorant.

– Oh, Jeremy, continue !!!

C’est Jeremy maintenant ! Intéressant ces relations entre salarié et patronat, ai-je remarqué. Jeremy, donc, a redoublé d’efforts pour satisfaire Dickers, qui s’agitait frénétiquement sur son siège. Ses doigts couraient sur mon torse et cherchaient à déboucler ma ceinture. D’un mouvement du bassin, je me déhanchais au-dessus de lui, approchant mes muscles pour mieux les reculer. Ce type me prenait pour son chippendale personnel apparemment, et j’attendais avec impatience le moment où j’allais pouvoir retourner ce petit jeu contre lui. Je le laissais profiter de mon torse puissant, je le faisais bander en m’exhibant, il s’excitait en me voyant debout, à moitié sur lui. Je passais mes mains sur son corps velu, mais je ne l’autorisais pas à s’emparer de ce qu’il voulait vraiment. Son corps était pris de soubresauts sous le mien. Je l’excitais au plus haut point, c’était clair. La bouche grande ouverte, il semblait au bord de l’agonie lorsque la petite mort l’a enfin pris.

Plusieurs jets clairs et liquides ont éclaboussé le visage luisant de Bellboy. La substance poisseuse a dégouliné le long de la courte tige et, d’un coup de langue, Jeremy l’a récoltée. Il ne semblait en tirer aucun plaisir personnel, c’était un acte purement… Le mot m’a échappé pendant un moment. Lorsque je l’ai enfin trouvé, j’ai eu de la peine pour ce malheureux garçon. Sucer son patron, pour lui c’était purement professionnel. Il doit faire ça pour garder son poste, ai-je pensé. Ce type doit l’y obliger, il doit y avoir une histoire de salaire ou quelque chose dans le genre. Il n’aime pas ça, il suce juste pour ne pas finir au chômage. J’ai compris que j’avais vu juste lorsque la grosse main poilue de Dickers a appuyé sur la tête de Bellboy pour lui faire avaler les dernières gouttes de sperme qui collaient aux poils de ses couilles. Le jeune homme a grimacé, probablement parce que l’odeur d’un gourdin en sueur n’était pas des plus plaisantes pour lui – il devait préférer une petite chatte ou une belle paire de seins. À la place, il se retrouvait entre les cuisses d’un gros ours mal léché.

Ce dernier me tenait par la taille. Il n’accordait pas la moindre attention à son employé. Il se contentait de tirer la langue en direction des collines qui gondolaient mon ventre. Il les voulait, mes pecs et mes abdos. Je faisais en sorte qu’ils lui échappent constamment – vu comment il traitait Jeremy, il n’allait sûrement pas avoir le droit à mes tablettes de chocolat, celui-là. On dit «pas de bras, pas de chocolat», eh bien cette fois c’est «pas de respect, pas de mec gaulé». Je me suis reculé lentement pour appâter cette bête velue jusqu’au sofa. Il s’est levé, s’est débarrassé de ses vêtements et s’est laissé tomber sur le canapé en cuir en poussant un soupir. Sa queue molle luisait encore, tout comme son torse en nage. Il a largement écarté les cuisses en attendant que je me mette sur lui pour le chauffer et faire repartir son engin. Je n’en ai rien fait.

Je suis retourné vers son bureau et, sans un mot, j’ai cherché à aider Jeremy, qui s’extirpait tant bien que mal de sa position inconfortable. J’ai lu dans son regard démesuré qu’il n’aimait pas les hommes, qu’il ne voulait plus qu’on le force. Il n’a pas pris ma main ; les siennes pendaient contre ses cuisses et il tremblait comme une feuille. Je l’ai alors attrapé par la taille et je lui ai doucement retiré ses vêtements, en commençant par sa cravate et sa chemise maculée de gouttelettes blanchâtres. Il a certes été surpris par la lenteur de mes gestes, mais il s’est tout de même laissé faire sans protester. Il s’est détendu à mesure que je dénudais son corps maigrelet. Ses bras, son torse, ses jambes, il était plus blanc qu’un cachet d’aspirine, complètement imberbe et n’avait pas un gramme de muscle. J’aurais péché un têtard dans l’Hudson que ça aurait été la même chose.

Il n’était rien de plus qu’un pauvre pantin sexuel, une poupée de chiffon qui n’osait pas protester devant son patron. Je n’en avais rien à faire de ce type. Les yeux mi-clos, il regardait mon manège d’un air suspicieux, mais il n’osait pas dire quoi que ce soit – je restais le fils du big boss. Pourtant, je suis sûr de l’avoir vu tressauter lorsque j’ai commencé à me frotter contre Bellboy. J’ai pris le pauvre garçon par les épaules et j’ai bougé mon bassin ; le tissu de mon jean touchait son ventre nu, je le dominais, son visage se trouvait à quelques centimètres à peine de mes pectoraux. Ma peau lisse et chaude flirtait dangereusement avec son nez et ses lèvres. J’ai passé une main dans ses cheveux pour le débarrasser de cette coupe de premier de la classe. De temps à autre, un regard en coin m’assurait que Dickers bouillonnait, furieux de voir son employé obtenir ce qu’il désirait – moi.

Jeremy écarquillait les yeux, étonné par mon comportement. S’il continue de me fixer comme ça, ses globes oculaires vont lui sortir des orbites, me suis-je dit en souriant. Il a beau être hétéro, il ne va pas le rester longtemps. Son sexe, un petit asticot tout blanc, pendait entre deux cuisses fines. Je l’ai effleuré et il a retenu un hoquet. Mes doigts chauds ont commencé à jouer avec pendant que, de mon autre main, je débouclais ma ceinture pour pouvoir retirer mon pantalon. Je me suis rapidement mis en caleçon, ce qui a fait repartir l’érection de Dickers. Il ne lâchait pas mes fesses du regard, sans parler du bâton de chair moulé par le tissu. Il bavait d’envie.

Contre toute attente, Bellboy s’est rendu. Il a collé sa joue contre mon pectoral et s’est frotté comme un chaton blessé. J’ai senti quelque chose d’humide roulé sur ma peau : le pauvre garçon pleurait. J’ai pris son visage entre mes mains et j’ai plaqué mes lèvres contre les siennes. Il les a écartées et ma langue est venue le consoler (à croire que Warren me rend vraiment tendre avec tout le monde). Je l’ai attrapé par les hanches et l’ai soulevé pour le porter jusqu’au sofa. Il a continué de baiser ma peau bronzée par le soleil de la côté est. Ses doigts ont cherché à étreindre mes muscles imposants, et, lorsque je l’ai posé, il s’est jeté sur l’un de mes tétons pour le lécher. Tandis que je gémissais, j’ai senti qu’on caressait la chute de mes reins. Quelqu’un a tiré sur l’élastique de mon caleçon et je me suis retrouvé les fesses à l’air, penché sur Jeremy.

Le doigt grossier de John Dickers est passé dans ma raie et a fouillé pour trouver mon trou. Avant même qu’il n’ait le temps de comprendre, je me suis redressé, je l’ai attrapé par les épaules, je l’ai mis à genoux, lui ai saisi la mâchoire, l’ai ouverte de force et lui ai introduit mon gland sans lui demander son avis. Mes biceps, contractés par l’effort, le maintenaient au sol. Mes abdominaux ressortaient, saillants, et mon air menaçant ne laissait pas place à la discussion – de toute manière, avec une bite dans la bouche, on a rien à dire. Apparemment c’était la politique en vigueur ici, et Dickers n’a pas eu d’autres choix que de s’y plier.

Timidement, il a avancé ses lèvres sur mon pieu turgescent. Sa langue n’osait pas toucher à mon gland. Il se contentait de remuer ses gencives. J’ai poussé un soupir d’agacement :

– Allez Johnny, fais un effort. Ce n’est pas un chewing-gum, c’est une bite. Tu sais bien comment faut faire quand c’est la tienne. Alors maintenant, suce si tu tiens à ton poste !

La menace l’a presque électrocuté. Il s’est mis au travail. Sa bouche m’a lustré la hampe pendant que sa langue répartissait la salive et tournait au sommet de mon gourdin. Ses doigts sont venus jouer avec mes bourses. Son nez a buté contre mon pubis lorsque je lui ai enfoncé mon instrument sans ménagement. Il a suffoqué pendant une ou deux secondes, et les larmes lui sont montées aux yeux. Je n’ai pourtant pas ralenti la cadence : j’ai saisi sa nuque, lui ai défait son brushing parfait et l’ai pilonné. Je n’aime pas vraiment ça, soyons honnête, ce n’est pas mon rythme de croisière, mais je voulais qu’il comprenne ce que ça fait de devoir sucer un gros pieu pour garder son boulot, et je n’avais pas l’intention de lui rendre la tâche agréable.

À côté de moi, effaré, Jeremy observait la scène. D’une main distraite, il a saisi son propre sexe qui commençait à prendre du volume. La chair pâle s’étirait et, à mon grand étonnement, elle a pris des proportions plus qu’honorables. Elle n’était pas très épaisse, contrairement à celle de Dickers ou la mienne, mais la longueur compensait largement – elle n’était pas loin de me faire de l’ombre. Bellboy a tiré sur sa peau et le prépuce a découvert un gros gland violacé. Le membre décrivait une courbe séduisante et, sans vraiment se contrôler, le secrétaire est venu récupérer un peu de salive pour se lustrer le manche. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il me fixait en se masturbant, il est devenu rouge comme une pivoine.

Je lui ai fait un clin d’œil en bombant le torse. Des perles de sueur naissaient au creux de mon cou, s’écoulaient entre mes pectoraux et dégoulinaient entre mes abdominaux. Quelques mèches me tombaient devant les yeux. Je soufflais déjà comme un bœuf et Dickers, qui tenait vraiment à sa place, ne ménageait pas ses efforts. J’ai alors fait signe à Jeremy de se mettre debout sur le canapé.

En me penchant, j’ai pris son gland entre mes lèvres. Ma langue est venue récupérer la mouille directement dans son méat. La pointe de mon muscle moite s’est logée sous son frein et tout son corps a été pris d’un spasme orgasmique. J’ai avalé cette flèche blanche sans le moindre effort, malgré sa longueur. Jeremy gémissait pendant que je salivais abondamment sur la tige lisse. Mes lèvres sont entrées en contact avec la peau de son pubis imberbe. J’ai malaxé ses burnes, il a grogné. Son bassin bougeait de plus en plus à mesure qu’il gagnait en confiance. L’épieu entrait et sortait de ma bouche sans difficulté ; le mien, en revanche, étouffait à moitié le pauvre directeur. De longs filets de bave s’écoulaient sur son menton et dégoulinaient pour venir s’étirer sur les poils de son torse. Il ne s’en plaignait pas, loin de là : une fois soumis, il a rapidement appris à apprécier sa position. Il passait ses mains sur mes abdominaux et, de temps à autre, il remontait pour pincer mes tétons. J’ai fait de même avec ceux de Bellboy.

Le jeune homme, peu habitué à un tel traitement, s’est contracté et a voulu retirer son sexe. J’ai retenu la couronne de son gland avec mes dents et, avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, il a poussé un râle et m’a rempli la bouche. Ses jets gras et collants étaient plus consistants que ceux de son employeur ; ils ont formé de gros pâtés blancs sur ma langue. J’ai apprécié leur goût prononcé puis, après avoir retiré mon propre chibre de la bouche de Dicker, j’ai laissé la semence de Jeremy s’écouler dans la bouche de son patron. Je lui ai serré la mâchoire d’une main ferme, jusqu’à ce qu’il ait avalé jusqu’à la dernière goutte du sperme de son larbin. Ce dernier, tremblant d’excitation et de plaisir, s’était affalé dans le canapé, encore sous le choc de cette première fellation – je me doutais bien que Dickers ne lui avait jamais fait cet honneur.

J’ai attrapé l’ours mal léché sous les aisselles et l’ai mis à quatre pattes sur le sofa. J’ai empoigné ses fesses velues et les écartées. Il émanait de sa raie une puissante odeur de transpiration, presque repoussante. J’ai fini par trouver un petit œillet de chair plissée, dissimulé dans le fouillis sombre et humide. J’ai à peine léché mon doigt avant de faire pression sur ce trou. À ma grande surprise, la rondelle n’a opposé aucune résistance et mes phalanges sont entrées dans ce cul comme dans du beurre mou. L’intérieur était chaud, cela va de soi, mais plus étrange, le boyau était déjà humide et dilaté. Ma parole, mais ce type mouille comme une chienne en chaleur, ai-je alors pensé, et à en juger par la dilatation de son rectum, il s’est fait prendre il n’y a pas si longtemps. Alors comme ça notre directeur aime dominer son petit secrétaire, mais c’est aussi une bonne salope. J’ai sodomisé suffisamment de gars dans ma vie pour savoir que Dickers s’était fait enculer pas plus tard que la veille – et pas qu’un peu !

Alors que je faisais passer un second doigt sans plus de soucis que pour le premier, Jeremy est allé chercher une bouteille de lubrifiant et des préservatifs dans l’un des tiroirs du bureau. Je lui ai lancé un regard, curieux de savoir si son patron avait osé s’avancer à ce point dans ses abus, mais le secrétaire a secoué la tête – il suçait régulièrement, mais jusque là on n’avait jamais attenté à sa virginité anale. Il m’a tendu le gel, je l’ai refusé.

– Je ne sais pourquoi, mon petit Jeremy, mais notre ami ici présent est déjà plus ouvert qu’une pute sur les docks le jour de paie des marins.

Dickers n’a rien dit, il s’est contenté de couiner lorsqu’un troisième doigt a distordu son œillet. Il gémissait tout en s’enfilant lui-même sur mes phalanges. J’aurais pu le fister si je l’avais voulu, il n’aurait pas protesté et se serait même soumis avec plaisir. Bellboy découvrait un aspect de son employeur qu’il ne connaissait pas. Il m’a alors dit d’une petite voix :

– Hier, il a négocié un important contrat avec un groupe d’investisseurs français. Ça se passait à l’hôtel…

– Ah, voyez-vous ça ! Et je suppose que notre banquier a raflé la mise… Avec un cul aussi ouvert, rien de très surprenant.

Le secrétaire a hoché la tête. Je n’ai pas cherché plus loin : j’étais ravi d’apprendre que les parties fines du patron contribuaient à faire la fortune de mon père.

De ma main libre, j’ai saisi le sexe de Dickers et l’ai branlé. Il a couiné comme une truie en chaleur. Les poils de sa raie frottaient ma paume alors qu’il se déhanchait avec plaisir. Mes doigts fouillaient ses entrailles à la recherche de sa prostate. À côté de moi, Bellboy regardait la scène et son sexe reprenait progressivement du volume. Il a recommencé à l’astiquer après quelques minutes de ce spectacle plaisant – il devait apprécier de voir son patron récolter la monnaie de sa pièce. J’ai continué de limer Dickers jusqu’à ce que la queue de Jeremy soit de nouveau raide, puis je lui ai tendu une capote.

– Tu sais enfiler ce truc, hein ? Vas-y.

Un peu surpris, le secrétaire a hoché la tête et, après avoir recouvert son pénis avec le préservatif, j’ai retiré mes doigts pour qu’il puisse s’enfoncer dans son patron à sa guise. Il a d’abord hésité, mais, encouragé par mes mains baladeuses et les supplications de Dickers, il a enfilé son pieu dans le trou largement ouvert. Il a poussé un soupir de contentement tout en se collant contre le dos de son partenaire. Il a encerclé le torse de son employeur avec ses petits bras et s’est mis à caresser les poils broussailleux qui le recouvraient. Contre toute attente, il s’est montré un amant pour le moins attentionné. Il n’a été avare ni de baisers dans le cou, ni de petites caresses, ni de mouvements intenses sur le sexe épais de Dickers. Son propre dard entrait et ressortait avec aisance et il comblait vigoureusement le vide entre les fesses de son patron. Ses testicules claquaient contre la peau velue et le bruit faisait chorus avec les deux hommes en rut.

J’ai caressé la chute des reins de Jeremy puis, doucement, mais fermement, j’ai appuyé sur ses omoplates pour qu’il s’allonge sur son partenaire. Le corps en angle droit, ses cuisses se sont écartées. J’ai saisi ses globes blancs, peu rebondis, et je les ai séparés. La raie lisse s’est ouverte et j’ai trouvé sans problème le petit bouton de chair rose. J’ai tendu ma langue dans sa direction et, dès que le muscle chaud est entré en contact avec sa cible, le secrétaire a été pris de spasmes. Fébrile, il s’est mis à couiner plus fort encore et a augmenté la cadence de ses va-et-vient. Je l’ai attrapé de part et d’autre du bassin pour le forcer à ralentir – je ne voulais pas qu’il se vide maintenant.

Ma langue a continué de saliver sur son petit trou. Je fouillais la rosette et l’ouvrais lentement. Sa virginité ne faisait aucun doute de ce côté-là. J’ai vite dû avoir recours à l’un de mes doigts pour faire pression sur la rondelle. Peu élastique, elle n’a pas voulu céder et Jeremy m’a semblé mal à l’aise. J’ai donc eu recours au gel lubrifiant, cette fois. J’en ai prélevé une grosse noisette et j’ai tartiné la rondelle du secrétaire. Il s’est finalement détendu et j’ai pu insérer quelques phalanges dans son boyau étroit. Contrairement à son supérieur, il était on ne peut plus serré ; la sensation de compression a provoqué de forts à-coups au niveau de mon bas-ventre. J’ai jugé bon de m’enduire la pine de lubrifiant et j’ai activé mon poignet libre afin de me procurer un peu de plaisir. Enfin, ce n’est qu’au prix de gros efforts et de nombreux couinements que j’ai réussi à faire passer un second doigt dans le cul étroit de Jeremy.

Pendant ce temps, notre étalon se révélait peu à peu. À genoux derrière lui, j’étais aux premières loges pour le voir tringler son ours. Ce dernier avait les cuisses si ouvertes qu’il faisait presque le grand écart sur le sofa. La sueur ruisselait sur son corps et se déversait sur le cuir sombre du sofa. Le visage dans un coussin, il poussait des râles et réclamait fiévreusement la queue de son secrétaire. Un liquide clair s’écoulait de son rectum et il avait déjà maculé le canapé avec sa semence peu fournie. À en juger par la quantité, il avait dû jouir au moins deux fois, si ce n’est pas plus. Ses bourses épaisses et velues se balançaient au rythme de la baise de Bellboy. La pine blanche limait le fion du directeur avec aisance, et la rondelle de Dickers se contractait à peine autour du pieu turgescent. Notre petit hétéro se lâche, me suis-je dit en le voyant ramoner le conduit du quarantenaire, à croire qu’il avait pas mal de frustration à évacuer.

Je me suis relevé, ai enfilé une capote, l’ai lubrifié et a posé mon gland palpitant contre l’anus de Jeremy. Ce dernier a tressauté lorsque j’ai poussé mon engin. Le trou s’est écarté pour englober mon énorme pointe rouge, puis une fois la couronne passée, la rondelle est venue comprimer ma hampe. Je me suis arrêté un moment, voyant que Jeremy n’enculait plus son patron avec fougue. La bouche grande ouverte, il retenait un cri muet. La perte de sa virginité anale ne se faisait pas sans douleur, malgré tous mes efforts. Son boyau serré ne s’ouvrait pas facilement sur mon passage, c’est pourquoi je n’ai rentré qu’un bon quart de mon gourdin. Il ne progressait pas facilement, le conduit rayait le casque, pour ne pas dire qu’il le comprimait. La sensation était agréable pour moi, mais j’ai préféré me retirer, remettre une grosse dose de gel et me renfoncer avec autant de précautions.

Lentement, le rectum s’est écarté pour me laisser passer et après plusieurs minutes et quelques pauses, mon pubis a finalement tapé contre les fesses blanches. Le secrétaire ne bougeait plus, des larmes coulaient sur son visage, il semblait tout petit, empalé sur mon dard. Il m’a dit qu’il souffrait, qu’il avait l’impression qu’on venait de le déchirer en deux, que mon sexe était énorme (sur ce point, il n’avait peut-être pas tort). Alors que mon engin coulissait pour ressortir, toujours en douceur, Bellboy a soudain poussé un hurlement dément et s’est mis à trembler. Sous lui, Dickers a grogné de plaisir en sentant le long sexe qui le ramonait de nouveau. J’ai compris que je venais de toucher la prostate du petit gars ; ma queue faisait pression dessus, pour être précis. Tentant le tout pour le tout, j’ai reculé mon bassin pour le ravancer. Emportée par le va-et-vient, ma queue a de nouveau frotté contre l’organe, mes couilles ont percuté ce cul plat et un autre spasme a secoué le corps de Jeremy.

– Oh oui, recommence, m’a-t-il demandé sur un ton suppliant.

Je ne me le suis pas fait dire deux fois. J’ai limé la rondelle du secrétaire, qui se dilatait un peu plus à chaque passage. La douleur s’est estompée et il a commencé à pousser des cris bestiaux. Je le pinais avec vigueur, et il faisait de même avec son patron. Empilés les uns sur les autres, nous transpirions, nos peaux se collaient, nos souffles chauds se mêlaient, la sueur, mélangée à la testostérone et au sperme, emplissait l’air d’une odeur musquée et puissante. Les trois paires de couilles se percutaient dans un bruit de marteau et d’enclume. Les trois queues se suivaient : d’abord la courte pine épaisse qui déversait des flots de mouilles sur le sofa, puis la longue tige fine qui ramonait le large conduit du patron, et enfin le gourdin viril, long, épais et puissant, très à l’étroit dans un cul plus si vierge (je sais, je suis un con prétentieux, qu’est-ce que vous voulez ? on ne se refait pas… surtout quand on est monté comme un âne).

Sentant que Jeremy était proche de l’orgasme, je l’ai obligé à se retirer, j’ai fait de même, puis j’ai attrapé Dickers par les épaules et je l’ai forcé à se mettre à genoux. Le liquide clair s’écoulait toujours de son cul et a formé une petite flaque sur la moquette. Il a gonflé ses pectoraux et a ouvert la bouche. Son secrétaire a jeté la capote sur le sofa et s’est branlé à toute allure. Son gland s’est gonflé, son ventre s’est creusé, il a serré les fesses et a projeté une demi-douzaine de jets épais. Ils ont éclaboussé le visage de Dickers et se sont accrochés dans ses cheveux. J’ai prélevé le jus semi-liquide et lui ai collé dans la bouche ; le patron a tiré la langue pour me le réclamer et, pour la seconde fois ce jour-là, il a bouffé la jute de son employé. J’ai ensuite brandi ma massue et l’ai astiqué devant lui. Mes abdominaux se sont contractés alors qu’il dégustait encore la purée de Bellboy. Je lui ai collé mon gland dans la bouche, il a refermé ses lèvres autour, et mes giclées lui ont arrosé le palais. Il m’a attrapé les couilles pendant que j’expulsais des flots de semence. De grosses gouttes sont sorties aux commissures de ses lèvres et, lorsqu’il a libéré mon chibre, plusieurs filets ont coulé sur son menton avant de tomber sur son torse velu. J’ai essuyé ma queue sur ses poils, Jeremy a fait de même.

J’ai attrapé le petit gars par la taille, lui ai collé un baiser sur les lèvres, puis j’ai récupéré mon caleçon et me suis rhabillé pendant que Bellboy s’effondrait sur le sofa, à bout de forces. Lorsque j’ai eu fini de reboutonner ma chemise, je suis passé à côté de Dickers, toujours à genoux, couvert de jus et hébété. Il a levé les yeux vers moi, son visage n’avait plus rien de sévère. Je lui ai attrapé la mâchoire, me suis penché vers lui, et alors qu’il me tendait ses lèvres dans l’espoir que je lui roule un patin, j’ai murmuré en détachant bien toutes les syllabes :

– Ne lui fais plus rien sans son consentement. Si jamais tu lui refais du mal, je te trouve un boulot de pute à jus dans un hôtel au fin fond de la Sibérie, c’est clair ?

Dickers a lu dans mon regard que je ne plaisantais pas. Je n’étais plus un fantasme, ni un gars gaulé, j’étais le type qui avait le pouvoir de faire de lui un moins que rien, et franchement ça me plaisait de le dominer de la sorte, simplement parce qu’il s’était comporté comme un porc. Il a hoché la tête, et j’ai claqué la porte derrière moi en jetant un dernier regard à Jeremy. Maintenant qu’il s’était révélé, le petit gars se débrouillerait comme un chef, j’en étais sûr. De mon côté, j’avais d’autres chats à fouetter – ou plutôt deux chats en chaleur à arroser avec un seau d’eau froide.

Je me suis arrêté à Chinatown pour acheter un dîner, puis j’ai repris un nouveau taxi (plus jamais je ne remettrai les pieds dans ces machins-là, j’ai vu plus de chewing-gum et de capotes usagées que dans n’importe quel autre endroit) pour regagner l’appartement de Warren. Alors que j’arrivais en bas de son immeuble, le froid envahissait déjà les rues et la nuit tombait lentement. Je suis monté me réfugier dans le cocon chaud et serré qui servait de logement à mon ami. J’avoue qu’en entrant sans frapper, je m’attendais à tomber mes deux colocataires avachis dans le canapé, en train de prendre du bon temps ensemble. J’ai donc été surpris de me retrouver seul au milieu d’un salon vide. Les assiettes du petit-déjeuner étaient encore sur la table, le pancake de Warren était froid depuis le temps, et personne ne semblait avoir mis les pieds ici depuis que j’étais parti. Je me suis donc déshabillé, les oreilles grandes ouvertes et, après un temps d’adaptation, j’ai commencé à distinguer de petits cris familiers. C’est pas possible, ils n’ont pas encore fini, depuis ce matin, me suis-je dit. Apparemment non, et honnêtement j’avais mal à la queue pour eux, parce que de telles performances, ça doit laisser des séquelles.

Je me suis donc contenté d’aller prendre une douche le plus discrètement possible, en faisant tout ce que je pouvais pour ignorer les couinements (ceux de Paul, si je ne me trompe pas). Lorsque je suis retourné dans le salon, j’ai trouvé Warren, nu, affalé sur le canapé, en train de manger des nouilles chinoises vite réchauffées, tandis que la sienne pendait entre ses cuisses, rouge et irritée. Il m’a lancé un regard épuisé : ses yeux témoignaient de toute la souffrance qu’il avait endurée dans la journée, comme un bagnard qui aurait passé son temps à casser des cailloux (non, mais franchement, il s’attendait quand même pas à ce que je le plaigne). Ses cheveux étaient plus désordonnés que d’accoutumer, j’y voyais encore les sillons tracés par les doigts de Paul, sans parler des traces rouges qui zébraient le corps de mon ami – le petit gars l’avait griffé, ma parole !

– Ne t’en fais pas, il n’est pas dans un meilleur état, m’a lancé mon vieux camarade alors que je m’asseyais à côté de lui. Putain, mais t’as pas idée de ce qu’il m’a fait vivre. Pour l’instant il dort, alors le réveille surtout pas, je n’ai pas la force pour un autre round. Je n’ai jamais croisé un type avec autant d’appétit sexuel.

– Moi j’en connais un, lui ai-je rétorqué.

Il m’a regardé, interrogateur. J’ai souri, et il a compris.

– Non, même pour moi c’est un peu trop. Je ne pourrais rien pour toi ce soir, que ce soit par-devant ou par-derrière. À vrai dire, je ne pourrais rien pour personne pendant quelque temps. J’aurais aimé que tu sois-là pour me prêter main-forte aujourd’hui. Paul m’a dit que tu t’y prenais comme un chef avec lui.

J’ai haussé les épaules sans rien ajouter. Je savais que Warren m’observait et attendait ma réponse. Je suis peut-être du genre curieux, mais lui aussi, c’est un mêle-tout. Il a passé ses doigts sur ma chemise ouverte pour puiser un peu de chaleur contre ma peau. Je l’ai pris par l’épaule et il est venu poser sa joue contre mon pectoral. Son souffle doux m’a caressé lorsqu’il a murmuré :

– Pourquoi tu ne veux plus le toucher ? Il m’a dit que tu ne voulais pas faire l’amour avec lui, et ça le rend triste. Ce petit a le feu au cul tu sais, et il a besoin de son professeur pour lui montrer comment se calmer. Tu lui donnes l’impression que tu ne tiens pas à lui.

– Ce n’est pas parce que je ne couche pas avec lui que je ne l’aime pas, Warren. C’est juste que… Je ne peux pas, c’est tout.

– Pourquoi ?

J’aurais aimé hurler sur Warren, lui dire de s’occuper de ses oignons, mais il s’est serré davantage contre moi et j’ai posé une main sur sa tête. Il était encore chaud après ses ébats. Il a passé ses bras autour de mon corps et s’est installé confortablement dans l’attente d’une réponse. Qu’est-ce que je pouvais bien lui dire ? La vérité, m’a soufflé une petite voix. Mais quelle vérité ? Que j’ai vu le grand frère d’un garçon chaud comme la braise détruire littéralement le cul d’un mec. Warren s’y connaît en sexe, il m’aurait répondu que certains hommes aiment ça, que ce n’est pas anormal ni criminel. Sauf que là, ce n’était pas du sexe. Pour la première fois depuis l’incident, j’y repensais clairement. Je revoyais Samuel, ses yeux vicieux, son corps dominant, la violence qui émanait de lui – pas de plaisir, pas de désir, juste une pulsion destructrice. Malgré moi, j’ai été pris d’un frisson. Warren l’a bien senti. Il s’est redressé autant que possible, en dépit des courbatures qui commençaient à apparaître. Il a passé une cuisse par-dessus mon bassin et s’est mis à califourchon sur moi.

Son visage n’était plus qu’à quelques centimètres du mien, ses lèvres frôlaient les miennes et, par réflexe, je les ai attrapées pour me débarrasser des horribles pensées qui hantaient mon esprit. J’ai serré le corps de mon ami contre moi, et lorsque nous nous sommes enfin séparés, il a passé ses doigts fins sur mon cou en me chuchotant :

– Dis-moi tout. Dis-moi ce qui trouble ton esprit. Parle-moi, tu peux tout me dire.

Et alors, en ponctuant mon discours de baisers, j’ai trouvé le courage de tout avouer. Les mots sont tombés comme des billes de plombs, ils se sont répandus partout autour de nous en menaçant de me noyer, mais Warren était là pour me tenir chaud, pour me protéger contre moi-même et me prodiguer des caresses. Je ne le voyais plus qu’à moitié, je le sentais juste contre moi. Il m’écoutait, il me soulageait, et lorsque j’ai commencé à pleurer (sans vraiment de raison d’ailleurs), il m’a embrassé en me réconfortant.

Finalement, alors que j’étais sur le point de m’endormir contre lui, il m’a murmuré une simple phrase. Il a implanté une pensée dans mon esprit, une évidence que je savais déjà, mais que je refusais d’admettre, une pointe qui me perforait le cœur depuis un moment. Quelque chose que même vous, vous devez vous dire depuis un moment. «Paul n’est pas comme son frère.»

* * *

Bonjour/bonsoir à tous. D’abord, je tiens à vous remercier pour tous vos mails d’encouragement et vos retours. C’est toujours gratifiant de savoir que des gens apprécient ce que j’ai écrit, et ça me donne envie de continuer à m’acharner sur mon clavier pour vous. N’hésitez pas à continuer de me dire ce que vous pensez de mes textes, ça m’aide à avancer et à voir de quelle manière vos percevez les personnages et l’histoire en général. Je sais que ces derniers temps je suis un peu long à poster la suite de l’histoire, mais j’ai pas mal de travail de mon côté, et je tiens toujours à faire une relecture pour vous proposer un texte qui soit de la meilleure qualité possible – donc c’est une attente pour plus de contenu et une lecture plus prenante ^^. Sur ce, je vous laisse jusqu’au prochain chapitre, en espérant que celui-ci vous ait plus ^^ Comme d’habitude, j’attends vos avis avec impatience. À bientôt !

Matt

matthieuGat@gmail.com

Suite de l'histoire

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