PAUSE

Le garçon derrière la machine a besoin de repos, de vacances...
Rendez-vous fin septembre ;)

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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Frenchies in a New World

Chapitre -04

Seul sur le canapé, les yeux dans le vague malgré la télévision allumée, j’attends. Il est vingt-deux heures trente, c’est la première fois que mes colocs ne sont pas rentrés à une heure si tardive. J’avoue que je commence à m’inquiéter même si j’ai eu un message de Valentin qui m’a dit qu’ils révisaient.

Lorsque j’entends la clé dans la serrure, je fonce vers la porte d’entrée et m’écrie :

– Et ben vous en avez mis du temps ! Où est Damien ?

– Il voulait aller prendre un livre à la BU et bosser quelques trucs, il va arriver un peu plus tard chéri.

– Mais vous vous rendez compte de l’heure ? dis-je en le saisissant pas les hanches avant de l’embrasser.

– Il faut bien que je comprenne mes cours si je veux réussir...

– Ouais, mais c’est trop tard là, et pas uniquement parce que je meurs de faim.

– Tu veux plutôt me dévorer non ?

Ses yeux pétillent quand il dit ça, il sait qu’il a parfaitement raison. Je l’attrape sous les fesses pour coller son torse contre le mien en dévorant chaque parcelle de sa peau découverte. Il se blottit encore davantage contre moi, même s’il marmonne qu’il a envie de se laver et qu’il doit préparer le repas. Je le porte donc jusqu’à la douche, le matte quand il se met à poil et que l’eau commence à couler sur son corps. Il se dépêche, probablement pour avoir fini le repas au moment où Damien va rentrer.

Quand il a fini, je lui tends son peignoir avant de le serrer contre moi. Je le sèche doucement ; Je vois bien qu’il apprécie, mais que son esprit lui dit de se presser, alors il quitte mes bras et court dans la chambre. Il en ressort en quelques secondes en sautillant alors qu’il enfile un jogging, un t-shirt dans une main, puis il file dans la cuisine. Je lui emboite le pas et lui mets une main dans le bas du dos.

– Tu veux préparer quoi bébé ? Je peux t’aider ?

– Des pâtes carbo, ça fait longtemps, donc pas besoin de beaucoup d’aide chéri.

Je lui sors les ingrédients sous le nez alors qu’il se tourne vers moi après avoir rempli la casserole d’eau.

– Je préfère ta version des carbonara avec la béchamel, plutôt que celle avec l’œuf dessus bébé, tu sais ?

– Ouais et tu sais que pour faire une béchamel, il faut un roux ? rigole-t-il.

Je l’embrasse dans le cou et me colle à lui pour le regarder faire cette petite cuisine. Et voilà, je bande déjà. J’ai envie de lui donner à manger mon gros lardon, que mon roux récolte ma béchamel. Mais les pâtes sont déjà cuites, et l’on doit s’interrompre au moment où la porte d’entrée claque.

– Ne t’inquiètes pas on va bien s’occuper de toi, mes amis ont préparé à manger. Attends, je te pose pour enlever ton manteau… Voilà. Les chaussures.

Valentin me jette un œil interrogatif avant qu’on voie arriver Damien accompagné d’un garçon. Enfin accompagné, il le porte alors que le bonhomme en question — probablement âgé d’une vingtaine d’années — a l’air d’être prêt à tomber dans les pommes. Ou plutôt prêt s’enfuir en courant quand il nous voit. Mais Damien lui frotte le dos de manière rassurante, et il nous explique en quelques mots que le jeune homme s’est évanoui dans la BU. Mon bébé se précipite sur le placard et sort deux carrés de sucre qu’il donne à croquer au jeune blondinet, mes deux intellos parlent de « crise d’hypo » je ne sais quoi. Je regarde le centre d’attention. Pâle et maigrichon, il me fait penser à un petit chaton égaré. Je ne peux m’empêcher de blaguer.

– Bah alors, depuis quand tu ramènes un mec à la maison toi ? Surtout un p’tit chat comme ça, il t’est tombé dans les bras c’est ça ?

Valentin lève les yeux au ciel en servant une grosse assiette au garçon en question. Damien ne l’a pas lâché du regard, je ne suis même pas sûr qu’il ait entendu ma question. Le petit bonhomme regarde autour de lui, revigoré par le sucre qu’il vient d’avaler, et il se rend compte des trois paires d’yeux fixées sur lui. Il rougit. Mon rouquin sert alors Damien puis verse le reste du plat dans une seule assiette et saisit deux fourchettes.

– C’est des pâtes à la carbonara, mangez tant que c’est chaud !

Damien l’a entendu et saisit la fourchette à côté du petit mec, la remplit et lui amène à la bouche. Je le regarde docilement avaler avant de qu’il ne se perde dans les pupilles du blond aux yeux verts, il se secoue et lui prend l’ustensile des mains pour manger lui-même. Valentin m’appelle depuis le salon, je laisse donc les deux blonds entre eux. J’ai comme l’impression qu’on est en train d’assister à un coup de foudre.

Pendant que je mange en tête-à-tête avec mon bébé, il me signale que je n’ai pas intérêt de charier son frère, sinon il se met à moitié en grève sexuelle. Je souris, il ne sait pas me résister, et pour lui prouver je glisse ma main le long de sa cuisse pour lui faire un « pouet-pouet ». Il n’y a pas que lui qui me rend dur comme tout, j’y arrive aussi.

Dès que notre repas est fini, il m’ordonne d’aller dans la chambre, et m’assure qu’il arrive de suite. Il se mord les lèvres et me fait un clin d’œil bien coquin avant de disparaître quelques secondes dans la cuisine. Quand il me voit encore sur le canapé, il glisse la main dans mon short et m’attire vers notre zone privée après avoir saisi mon pieu raide. OK, c’est vraiment lui qui me contrôle sauf quand il est dans mes bras.

Je le plaque sur les draps et bloque sa main qui me tenait. Ses yeux sont brillants, il récupère sa main pour enlever mon haut et venir pincer mes tétons. J’exprime mon plaisir avant de saisir le tissu qui recouvre son torse. Comme à chaque fois que je le déshabille, je m’oblige à regarder les stigmates de mes conneries. Il me saisit par le menton et m’embrasse en même temps qu’il se colle à moi. Ses hanches ondulent sur moi, nos sexes se frottent, je le pousse en arrière et mets ses fesses sur mes cuisses puissantes. Je fais glisser son vêtement pour le découvrir encore une fois nu. Quelle bombe sexuelle, je lui dis, et peut-être qu’un jour il me croira, mais pour le moment il soupire et sourit.

– C’est parce que t’es amoureux que tu me trouves beau.

– Non, c’est que tu l’es, ça n’a rien à voir avec le fait que je t’aime, même si ça doit jouer un peu.

J’embrasse son ventre gondolé et remonte dans son cou. Alors qu’il tend ses bras et ses lèvres pour les accrocher à moi, je le retourne. Il grogne, je ne sais pas si c’est de la surprise ou de la frustration. On s’est câliné tout le repas et il en veut encore ? Moi je veux un peu de sexe avant ! Je fais donc taire ses grognements par des caresses sur ses fesses et glisse ma tige sur sa raie. Là, il commence à chauffer c’est parfait. Pour preuve, il se cambre tout seul ! Je recule et approche mon visage de sa brioche à l’entrée rosée.

– Euh attends, tu fais quoi Thomas ?

– Il me semble que ça s’appelle rimming en anglais mon bébé.

– Et ça consiste en ?

– Je vais te bouffer le cul et te faire gémir. Tu veux bien ?

– Non, non, non, je ne suis pas sûr d’être propre !

Je soupire et abandonne, une fois de plus c’est mes doigts qui vont travailler. Je lui demande le gel dans la table de nuit. Punaise, qui a bien pu lui mettre cette foutue panique de la saleté ? J’ai beau lui répéter encore et encore qu’il sent toujours bon, et que les rares fois où il n’était pas impeccable, ça ne m’a pas gêné, il stresse toujours. Je vais finir par lui faire ça sous la douche après lui avoir rentré le savon, il ne pourra pas dire qu’il n’est pas nettoyé.

Il se retourne pour venir m’avaler le sexe et me lance un regard d’excuse, il sait qu’il se pourrit la vie avec ses complexes, mais il n’arrive pas à s’en débarrasser. Le jour où il fera tout ce qu’il veut sans se poser de questions n’est pas encore arrivé ! Enfin, ça n’empêche pas qu’on s’amuse plus que bien. Je dois d’abord le décoincer sur la quantité de sexe avant de lui faire réaliser mes fantasmes, avec l’aide de Damien j’ai l’impression que ça commence à rentrer.

J’introduis rapidement un, deux puis trois doigts couverts de gel pour bien le tartiner. Même s’il mouille, je trouve le lubrifiant nécessaire vu l’engin que je lui mets, je n’aime pas le voir serrer les dents ou l’entendre gémir de douleur. Puis qu’est-ce que cinq minutes de préparation avant de pouvoir se glisser au chaud ?

Je constate rapidement qu’une fois de plus, j’ai raison, il est tout propre. Je le positionne sur le dos et présente ma grosse dragée à son entrée. Je m’insère d’un seul coup de reins en lui, en douceur, millimètre par millimètre. Comme ça, je profite de la chaleur et de la douce compression de son boyau, bien plus que quand je défonçais l’entrée de mes anciens plans culs. Quand mon bassin touche ses fesses, il se contracte et m’empêche de bouger. Même immobile, je prends du plaisir, car il me masse de l’intérieur et ondule son bassin. Lorsqu’il me laisse enfin libre de mes mouvement, ça signifie que c’est bon, qu’il s’est fait à moi. J’entame donc mes va-et-vient en faisant attention de bien frotter la boule de plaisir en lui. Je décide rapidement de rendre l’acte plus intime et plus doux, et je m’allonge sur lui pour encadrer son visage de mes bras.

Notre épiderme en feu nous envoie des décharges de plaisir. Je trouve ses lèvres alors qu’il a fermé les yeux pour se concentrer sur moi. Ma langue fait perdre de la contraction à son anneau, mais je m’en moque, je suis déjà au septième ciel - et je peux encore monter vu les hormones en fusion qu’il a en lui. Il abandonne l’idée de faire jouer son sphincter pour se focaliser sur notre baiser. Je décide d’augmenter la cadence : ses gémissements l’empêchent progressivement de m’embrasser alors que le piston est lancé à vive allure. Je ne me retiens pas vraiment et ça nous convient tous les deux.

Sans cesser d’être en lui, je me tourne sur le dos, le soulève par les hanches et continue mon martèlement. Il pose ses mains sur mes pectoraux pour me triturer les tétons tandis que sa tête part en arrière. J’imagine ses yeux clos révulsés par le plaisir, et c’est sans doute le cas vu l’interminable gémissement qui roule dans sa bouche. Puis je me laisse tomber sur le lit, les cuisses raides à cause de cet exercice intense. Je souffle pour reprendre ma respiration et le lâche sans crier gare. Il s’empale à fond. Son « aaaaah » de plaisir est mélangé avec mon « oooh » grave, et je recommence donc. Je le porte sous les fesses, ne garde que mon gland en lui et laisse la gravité reprendre ses droits. Il se mord la lèvre alors que je sens mes bourses se soulever, prêtes à lui expédier toute la sauce. Une troisième fois et c’est bon, je lui ai repeint les intestins. J’expulse au moins une demi-douzaine de jets, la queue enfoncée au maximum. Il a joui en même temps que moi, avec une force incroyable, à tel point que je me suis pris un jet jusque sous le cou. Le reste macule mes abdos et remplit mon nombril. J’attrape un mouchoir pour m’essuyer alors que mon épée quitte son fourreau ; il se nettoie aussi et cherche un boxer.

– Bébé, je peux pas dormir en toi cette nuit ?

– Non, pas encore.

Il se blottit contre moi alors que je me tourne vers lui.

– Pas encore, donc plus tard oui ?

– Je sais pas, j’ai pas réfléchi, tu me poses trop de questions, j’ai sommeil là.

– OK, dors bien mon bébé.

– Bonne nuit, mon Thomas chéri.

Je souris et embrasse ses lèvres une dernière fois avant qu’il ne sombre dans mes bras, comme si j’étais son Morphée bien réel. Avant de m’endormir, j’ai une pensée pour Damien, et je me demande comment il s’en sort avec son chaton perdu.

Quel jour sommes-nous déjà ? Ah oui, jeudi. Encore une fois, mon rouquin est déjà levé. Je ne le trouve pas dans la salle de bain comme je le pensais, mais aux fourneaux, en train de préparer des petits gâteaux. Une douce odeur sucrée se répand dans l’appartement, je regarde le petit tas de cookies alors qu’il sort une plaque du four. J’en saisis un et lui mets en bouche, malgré sa largeur, ça passe. Il a vraiment une grande bouche, je lui ai mis le plus gros biscuit que j’ai trouvé. Évidemment le voir se lécher les babines avant de m’embrasser le torse suffit à me mettre raide dans mon jogging. Mais avant que je réclame, au hasard, une douceur sur ma personne, il regarde derrière moi et s’exclame :

– Tu t’en vas déjà ? On ne s’est même pas présenté !

Le mec de Damien bafouille et jette un coup d’œil derrière lui.

– Non non, faut vraiment que j’y aille, j’ai du travail…

– Mais déjeune au moins, j’ai fait des cookies !

– Non, j’y vais, merci beaucoup pour le repas hier soir, je ne veux pas déranger plus.

– Bon écoute, mon mec te dit de déjeuner, tu déjeunes, dis-je.

Je le rejoins en deux enjambées et attrape son sac pour l’enlever de son épaule. Je ne fais pas attention à son sursaut, il a l’air de vouloir prendre ses jambes à son cou. Je pose la main sur son épaule et l’assois à la même place qu’hier.

– Excuse son côté bourru, mon chéri est comme ça. Lui c’est Thomas, moi Valentin. Tu veux boire quoi… ?

– Matthieu... ou Matt. Un chocolat chaud alors.

Je m’installe en face du petit Matt et regarde mon bébé qui prépare nos bols. Dès que le récipient est posé sur la table, notre invité le boit d’une traite et se lève.

– Il faut vraiment que j’y aille, je mange pas le matin.

Il rougit légèrement, je ne comprends pas pourquoi. Valentin soupire et prend un petit sac en papier et lui met des cookies dedans.

– D’accord, vas-y. Et reviens quand tu veux, si tu as faim ou pour nous voir.

Il n’a même pas fini de parler que Matt a déjà pris ses affaires et est sorti de l’appartement. Il reste perplexe face à un tel un tel comportement, qu’est-ce qui a bien pu se passer avec notre blond ?

Pour obtenir la réponse, nous retrouvons Damien, toujours dans le lit, à moitié recouvert par les draps et les yeux fixés sur la porte, la stupéfaction peinte sur son visage. J’hésite à lancer une blague, mais je sens que ce n’est pas le moment. Et c’est moi ou il a une joue plus rouge que l’autre ? Valentin s’installe à côté de lui et l’attrape par les épaules.

– Matt vient de partir, tu nous expliques pourquoi? Il s’est passé quoi depuis que tu l’as vu hier ? Reprends depuis le début.

Le blond se secoue et se frotte la joue avant d’entamer d’une voix hésitante :

– Il est parti... parce que je l’ai embrassé…

– Tu embrasses si mal que ça ?

Ma blague nulle est mal accueillie, d’abord par Valentin qui me fusille du regard, puis par les yeux larmoyants de Damien qui me regarde.

– Non, je sais pas, il s’est laissé faire, puis il a tourné la tête, et là il m’a mis une baffe en disant que ce n’était pas son genre de craquer parce qu’un mec se met à poil et l’embrasse, ou un truc dans le genre. Puis il est parti, et moi, je n’ai pas bougé, car j’avais peur de chialer.

Valentin le prend dans ses bras :

– Mon pauvre… Pourtant ça s’était bien passé hier soir ? Et tu l’as rencontré comment au juste ?

– Oui ça s’est bien passé… Je l’ai rencontré à la BU, je voulais travailler tu sais. Mais je ne sais pas, je me suis installé près de lui et on était tous les deux perturbé par l’autre. Enfin pas perturbé pour moi je sais pas, j’ai eu une attirance quoi, j’avais envie de… d’être tendre et tout, faire ce qu’il veut, prendre soin de lui, comme je l’ai fait toute la soirée. Puis il s’est levé pour poser un livre et j’ai vu qu’il avait des textes en français, alors j’ai essayé de lui parler un peu. Et d’un coup il m’est tombé dessus.

– T’as bandé ?

– Tais-toi Thomas, laisse-le raconter.

– Euh oui peut-être un peu… Bref je l’ai réanimé, j’avais juste un peu de chocolat sur moi. Après je lui ai demandé où il habite pour le reconduire et lui ai dit que j’allais lui faire à manger. À mesure qu’on a discuté, il m’a avoué qu’il n’avait pas mangé depuis deux jours et qu’il n’y a pas de nourriture chez lui. Donc je me suis dit que j’allais l’amener ici et je lui ai expliqué qu’il ne fallait surtout pas qu’il ait peur de mes colocs. Il s’est accroché à moi pendant tout le trajet, et jusqu’à ce qu’on l’assoit dans la cuisine. Là il faisait tout timide avant que vous alliez dans le salon. Je trouvais ça trop mignon les petits regards effrayés qu’il lançait dans tous les sens, j’avais envie de le serrer dans mes bras et de lui dire qu’il n’avait rien à craindre. Il n’a pas mangé toute son assiette, tu lui avais mis une bonne part, je l’ai fini pour lui. Après ça, il commençait à s’endormir et il a dit qu’il allait rentrer, prendre le dernier bus et tout. Il m’a même proposé de payer le repas. Mais j’ai refusé, je l’ai conduit dans mon lit, et j’allais aller dans le canapé quand il m’a dit qu’il avait froid. Et comme quand je l’ai mis dans le lit il m’a murmuré que j’étais tout chaud, je lui ai proposé de dormir avec lui, il a accepté. Je me suis mis torse nu, car il a glissé ses mains sous mon t-shirt. Mais au réveil ça ne lui a pas plu à priori. Enfin il a ouvert les yeux, il a eu l’air surpris comme s’il sortait d’un rêve qui lui a semblé réel. Et comme il était vraiment beau et qu’il me regardait avec ses yeux bleus tous mignons, je l’ai embrassé. Là il m’a giflé. Et voilà…

– Oh mon pauvre ! Il t’a blessé… Tu vas faire quoi alors ?

Valentin lui frotte le dos et le serre dans ses bras.

– J’ai l’impression qu’il hésitait, tu aurais dû le voir s’acharner sur ses cours hier à la BU, alors qu’il était pas bien. Puis il m’attire alors je veux en savoir plus sur lui, je vais essayer de l’aider dans son travail. Pendant qu’on mangeait, il m’a dit qu’il galérait un peu sur de l’Ancien Français, pour passer son agrégation. Apparemment, ils ont tous du mal avec ça, ceux qui passent ce concours… Je vais tenter ma chance… puis de toute façon j’ai jamais été... magnétisé comme ça, je vais courir le risque, quitte à ce qu’il me remette un râteau. Vous me conseillez quoi comme approche ?

– Attends, tu vas le draguer alors qu’il t’a mis une baffe ?

Valentin a l’air choqué de la réaction de Damien.

– Je… oui j’ai envie. Dans son regard, il y avait de l’hésitation. Peut-être que je lui plais un peu.

– En même temps c’est impossible que tu ne lui plaises pas, tu es beau et super gentil. Mais il t’a giflé et il s’est enfui comme un voleur !

– Je suis sûr que tu aurais fait pareil, Valentin ! Bon, je fais comment pour le séduire ?

– Montre-lui ta bite, ça va le décoincer et tu finis avec un petit mec entre les jambes ! dis-je avant d’éclater de rire.

Mon bébé fait la moue. Pour lui, rien ne vaut la méthode romantique au début, s’il n’avait pas été fidèle et accro à Nicolas, il serait rapidement tombé dans les bras de Damien. Ça marche à tous les coups, avec lui, la preuve lorsque j’ai été un peu romantique… Quand on veut du sérieux, c’est finalement la bonne technique.

Nous laissons de côté cette discussion pour consoler le blond. Les petites douceurs de mon bébé (non, pas toujours du sexe, je parle de ses cookies !) sont délicieuses et remontent le moral de notre ami. Par contre, c’est du sucre, je traine donc les deux garçons à la salle, puisqu’ils n’ont pas cours ce matin. Enfin je fais surtout ça pour moi, j’adore quand Valentin laisse trainer ses yeux sur mon corps, et si lui était physiquement encore comme l’année dernière, ça ne me dérangerait pas. Mais il se fait bien au rythme sportif — et bientôt sexuel, je me le jure — que nous lui avons imposé.

La séance commence d’abord par des exercices d’autodéfense pour réviser, puis on passe dans la salle de musculation, et enfin dans la partie piscine pour détendre nos muscles raides après une douche rapide. C’est ma partie préférée, car j’en profite un peu pour voir mon mec enserré dans un petit bout de tissu ; même s’il se déshabille plus facilement maintenant, il n’en est pas encore à se promener librement à poil chez lui. Peut-être que si je l’emmène en vacances, rien que lui et moi dans une petite cabane… En tout cas, j’ai hâte de retourner aux vestiaires, qu’il se rende compte que j’ai interverti son change avec un autre. Le simple boxer blanc à cœur à été remplacé par un rose à l’inscription noire Fuck me.

Je suis surpris quand mon rouquin va saluer un mec tout aussi roux que lui, dans un speedo rouge minuscule avec une bande blanche. Ils se mettent à discuter dans un anglais mêlé de français.

– C’est le fameux Peter, me glisse Damien.

Je détaille un peu plus ce rouquin : effectivement, lui il est à l’aise ! Il respire la confiance sans être prétentieux. Il sait qu’il est bien fichu et séduisant, mais il a surtout ce charme naturel qui met ses atouts en valeur. Côte à côte avec Valentin, je leur trouve une certaine ressemblance, dommage que le mien n’ait pas autant confiance en lui. Et même si ce Peter est plus musclé, la courbure des fesses est semblable à celle de mon bébé — mais quand même plus attirante chez mon p’tit mec.

Les deux s’approchent et le roux me tend la main.

– Hi, i’m Peter. You’re Valentin’s boyfriend, aren’t you?

– Peter, c’est bien mon chéri, mais il parle pas anglais. Peter, Thomas. Thomas, Peter. Et où est parti Damien ?

– Il doit probablement être aux toilettes.

– No problem, on le verra en cours demain ! rigole Peter. Enchanté de rencontrer ton mec en tout cas. Thomas, t’as un super boyfriend. Very nice. T’es sex par contre ouah, excuse-moi. Tu me fais penser à mon meilleur ami. So hot… Well, I need to go, see you later Valou.

Alors que je mate du coin de l’œil le petit cul moulé qui s’éloigne, mon mec claque des doigts devant mes yeux et je les laisse retomber sur la cambrure de son postérieur.

– Eh fais gaffe, tu bandes. Merci pour moi de t’exciter sur plus sexy.

– Je te jure que c’est toi qui me mets dans cet état bébé ! Je le trouve presque trop musclé, puis tu as un cul bien plus attirant. Et c’est le seul que j’ai le droit de visiter.

Je prends une voix charmeuse et glisse la main dans son boxer de bain. Il rougit et recule de quelques pas, marmonne que je suis un obsédé et que je le complimente uniquement pour avoir son cul.

– Je te jure bébé, il est pas mal, mais tu es mieux que lui. Pour moi en tout cas. Même si c’est vrai que tu pourrais lui emprunter un peu de sa confiance, lui je suis sûr qu’il refuse pas de se prendre une queue dans le cul.

Mon bébé soupire comme si je l’avais agacé, mais je vois un léger sourire sur ses lèvres.

– Tu veux que je fasse des efforts et que j’aie plus confiance en moi ?

– Bien sûr bébé, tu es beau, sexy, désirable. Et à moi. Pour moi il y a pas plus beau que mon bébé.

– Merci, mon chéri, rougit-il.

– Et toi, tu trouves que c’est qui, le plus beau mec ?

– Peut-être celui qui est derrière toi...

Je me tourne pour voir un Damien hilare, qui me tapote l’épaule. D’un grognement, j’attrape Valentin.

– Tu as intérêt à dire que c’est moi le plus beau mec ou gare à ton cul.

– Rhooo si je peux même pas te taquiner... Lui n’est que mon frère de cœur et toi, mon amoureux que j’aime plus que tout. Tu sais que je te trouve ultra excitant et beau comme un dieu, dit-il collé à moi.

– Je préfère. Et le dieu veut un peu plus de preuve de ta dévotion.

– Promis je te montrerai, j’aime me sentir pénétré par la foi…

– Sinon on peut y aller là, ça devient gênant, nous interrompt Damien tout sourire. Gardez ça pour quand vous serez dans un lit en train de vous confessez l’un à l’autre.

On éclate de rire, heureusement qu’on parlait français, les autres sportifs ne nous ont pas compris !

Dans les cabines de douche, je fais se prosterner mon fidèle, qui se met à astiquer mon divin sceptre. Je ne sais pas pourquoi, il n’arrive pas à s’empêcher de rire alors je le relève. Le temps qu’il se calme, je joue avec son ouverture et l’embrasse. Nos corps enlacés et humides se détendent, et il me regarde dans les yeux attentifs à ce que je lui fais.

– Tu sais Thomas, tu es vraiment un dieu du sexe, j’aurai bien envie de t’en donner plus, mais je n’ai pas envie d’avoir un boulevard.

– Mais on s’en fout mon bébé, puis d’abord y a des exercices pour se resserrer, je sais que tu en fais, car tu restes aussi étroit qu’au premier jour quand je te prends.

Il rougit et détourne le regard, je l’attrape par les hanches et le pose sur ma queue. Puis je saisis son menton pour fixer ses prunelles brillantes.

– Et voilà, bien au fond. Si je suis un dieu du sexe, tu l’es aussi, car je n’ai jamais eu un mec comme toi. Je t’aime bébé.

– Je t’aime chéri, soupire-t-il.

Je le colle à la paroi, mon long va-et-vient est très lent, je veux surtout qu’il prenne du plaisir. Je couvre sa peau de baisers afin qu’il ne s’en veuille pas d’avoir accepté de faire des choses dans un lieu public. D’ailleurs, c’est vrai c’est étrange qu’il se soit laissé faire ! Probablement le mélange de désir et de câlins. Que je sois presque nu et bandé participe aussi efficacement à le chauffer. Ce que j’aime qu’il se laisse aller comme ça !

– Les gars, désolé de vous déranger, mais grouillez vous, on doit manger avant d’aller en cours quand même !

Les pas de Damien s’éloignent alors que j’accélère le mouvement entre les fesses de mon bébé. Je me retire au dernier instant et jouis sur le bas de son dos. Il a un frisson, se donne deux coups de poignets et arrose le mur.

– Mon dieu pourquoi on a pas fait ça avant, c’est excitant…

– Et bah on recommencera, on pourra même tester la faciale.

Je souris d’un air carnassier, lui d’un air coquin. C’est bon, on est parti pour le décoincer doucement ! Ne reste plus qu’à savoir ce qui lui arrive en cours…

Une fois dans le vestiaire le blond nous attend avec nos affaires. On se sèche, j’enfile juste mon pantalon et mon t-shirt en observant le rouquin. Il sourit quand il voit le changement que j’ai fait, me tire la langue avant d’enfiler son sous-vêtement et tend les fesses. Mmmmh, parfaitement sexy, je rebande déjà ! Je lui mets une petite tape, il ricane et tâte mon entrejambe, puis il continue de s’habiller avec toujours le même sourire en coin.

– Mais revoilà notre rouquin enflammé ! Heureusement tu as un mec pour te satisfaire.

– Avec plaisir ! Tu veux bien bébé hein ?

Le désir qui brille dans ses iris veut tout dire alors qu’il nous saisit sous le bras pour nous tirer vers la sortie. Leurs cours commencent dans une heure, il faut qu’on arrête de trainer. Vivement ce soir !

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

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Révélation au club de natation WhiteKnight
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Chienne à rebeu Larbin
Nils -01 Renart

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Passion en toutes lettres -17 Romain
Passion en toutes lettres -18 Cyrillo
Passion en toutes lettres -19 Romain
Passion en toutes lettres -20 Cyrillo
Passion en toutes lettres -21 Romain
Passion en toutes lettres -22 Romain
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La grosse bite de mon beauf -08 Ghost writer
Un étudiant appliqué -07 Amical72
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