PAUSE

Le garçon derrière la machine a besoin de repos, de vacances...
Rendez-vous fin septembre ;)

PUBLIER

HISTOIRE

SHOPPING

Premier épisode - Épisode précédent

Frenchies in a New World

Chapitre -05

J’ai enfin réussi à faire en sorte que mon bébé se lâche. Un peu. N’en demandons pas trop, et pas trop vite. Pourtant, je sens également une espèce de désespoir en lui, j’espère que ce n’est pas ça qui le pousse à se donner à moi au lit, pour oublier le reste.

En ce qui concerne le blond, ça fait bientôt deux semaines qu’il tente de s’approcher du petit Matt, sans grand succès. Quelle n’a pas été notre surprise quand il nous a raconté que ce jeune homme est venu le voir pour s’excuser de lui avoir mis une baffe. Malin, Damien en a profité pour lui demander — afin de l’excuser évidemment — de venir avec lui au café non loin de la fac, il lui a proposé de gouter l’un de ces fameux pancakes américains. Il en a profité pour l’interroger sur sa vie, ses cours, sa vision du futur… Et il lui a trouvé un enseignant. Car le p’tit gars avait du mal sur une matière, du vieux français ou je-ne-sais quoi. Enfin plutôt une enseignante pour ne pas voir son prétendant lui échapper. Comme par hasard, la prof en question a sa classe juste à côté de celle du blond, qui croise ainsi presque tous les jours « par hasard » son protégé.

Il a demandé des conseils à Nicolas sur comment draguer, mais il a rapidement abandonné. Si vous voulez des suggestions aussi fines et rentre-dedans que les miennes, c’est la bonne porte. Sauf qu’il faut être rusé, le but n’est pas de faire fuir le malheureux en lui montrant la marchandise, mais de se rendre indispensable : de cette manière c’est lui qui viendra tâter la marchandise tout seul. C’est donc son frère qui conseille le mieux notre Damien.

Bref, aujourd’hui c’est le premier jour des vacances après un début de semaine marqué par différents cours. Allez savoir pourquoi la faculté ne laisse que sept jours de repos et ils vont de mercredi jusqu’au jeudi de la semaine suivante, deux jours après la soirée d’Halloween. De notre côté, nous sommes à l’aéroport en train d’attendre les deux couples qui vont venir chez nous jusqu’à dimanche, et je ressens une certaine appréhension à l’idée de revoir les parents de Valentin : je n’ai toujours pas trouvé ce qui tracasse leur bébé.

Lorsqu’ils sont sur le point d’atterrir, Valentin demande à aller aux toilettes. Damien se propose de l’accompagner alors que je reste sur place, plus grand et donc plus facile à repérer dans le hall. J’ai peur aujourd’hui de voir le regard déçu de la maman de mon bébé — et éventuellement de ma mère d’adoption ; en ce qui concerne ma propre mère, on s’en fiche, elle m’a traumatisé et je l’ai sortie de ma vie… Heureusement je n’ai pas à être seul face aux parents, mes colocs reviennent. Je prends la main de Valentin et le colle contre moi ; ça me fait bander, mais au moins ça m’apaise, et le contact semble lui plaire. Les deux couples nous trouvent donc souriants et un peu dans notre bulle, avant qu’elle n’éclate pour les étreintes des retrouvailles.

– Ohlala, mais comme tu as changé mon poussin ! s’exclame la mère de Valentin.

Je n’échappe pas aux embrassades des deux mères, qui sont redoutables quand il s’agit de me ridiculiser. Sans que ce ne soit tout à fait vrai, je suis bien un gros nounours, surtout face à mon amoureux. Nous prenons leurs valises malgré les protestations et nous nous dirigeons vers la sortie. Nous allons directement nous rendre à l’appartement pour poser les affaires et manger ; en attendant leur arrivée nous avons préparé des Brooklyn's pizza roll, c’est un repas américain et en même temps ce n’est pas trop compliqué à préparer.

Deux taxis sont nécessaires pour nous transporter, je suis séparé de mon Valentin, qui est pris en otage par ses parents. À l’avant du taxi, je l’écoute répondre à l’interrogatoire de sa mère, qui me lance rapidement un regard vu le peu de réponses satisfaisantes qu’elle obtient. Je sens que je vais avoir une discussion avec les beaux-parents… Mais d’abord ils découvrent avec joie notre chez nous. Rangé, propre, bien décoré — grâce à Damien — nous n’avons presque que des compliments, puisque, même si c’est joli, c’est en ville, loin d’eux.

Pendant que nous mangeons, Damien précise que nos invités auront les chambres et lui ira sur le canapé. Ses parents protestent, ils ne veulent pas prendre son lit, et surtout ils veulent « s’amuser comme quand ils étaient plus jeunes sur le canapé ». Le blond tente de protester, mais Sarah cherche mon appui.

– Laisse tes parents faire comme ça Damien, s’ils ont envie. En plus le canapé est ultra confortable.

– Oui, mais le lit est mieux et plus grand, pour deux c’est préférable et…

– Mon chéri, tu vas garder ta chambre et puis c’est tout ! Tu as changé les draps, et bien comme ça ils seront propres pour toi, tu feras venir un garçon quand on sera parti !

Je rigole et attrape Sarah pour qu’elle ne voie pas la gêne de son fils par rapport à ce qu’elle vient de dire, il y a en effet un garçon qu’il mettrait bien dans son lit.

Le temps de manger, défaire les valises et montrer la petite serre en haut de l’immeuble, le tout sans cesser de discuter, c’est déjà le soir et presque l’heure du repas. Pour nous éviter de préparer quelque chose et pour profiter des supers quartiers gastronomiques, nous nous rendons dans Chinatown. Pour un peu, on se croirait presque au pays du Soleil levant. Moi qui n’ai jamais beaucoup voyagé, c’est un dépaysement total : entre les lanternes, les décorations et les odeurs, je découvre un autre monde.

Notre groupe tombe sous le charme d’une petite rue exclusivement piétonne, encore plus typique de la culture asiatique, et pourtant intime malgré les gens qui la traversent. Un arbre étire ses branches sur la tonnelle d’un restaurant alors que la rue se resserre, puis s’écarte à nouveau. Notre choix se porte sur un petit resto à l’odeur plus qu’attirante, le vieux cuisinier parait très sympathique et prend le temps de discuter avec nous — enfin du moins ceux qui parlent anglais. Ils rigolent bien, c’est vrai que le personnage a l’air très joyeux et se montre bavard. Pour ma part, je suis perdu, je ne comprends pas un mot. J’émerge quand mon bébé me parle.

– Tu veux manger quoi chéri ?

– Je sais pas, y a quoi ? Je prends comme toi.

– Sauf que j’hésite entre les ramens et la galette de la lune. Tu ne veux pas prendre un, moi l’autre, et on partage ?

Damien me fait un clin d’œil, c’est un des avantages du couple quand on mange à l’extérieur et qu’on hésite sur le choix. J’accepte donc la proposition de mon bébé.

Nous nous installons au chaud dans le fond de la petite salle en attendant d’être servis. Je m’amuse à caresser Valentin sous la table, il rougit et je sens qu’il est raide, je le déconcentre pendant que ses parents lui parlent. J’arrête quand Sarah me jette le regard qui signifie « je te vois », je lui fais un grand sourire et prends la main de Valentin dans la mienne. Je continuerai plus tard, quand elle ne me surveillera plus. Et je le mangerai lui plutôt que les plats que nous avons commandés - tous deux délicieux, mais je préfère autre chose, un met dont je ne me lasse pas : dévorer ses lèvres avant de lui donner quelque chose de long et dur. Et je me promets, avant la fin des vacances, de lui faire découvrir d’autres plaisirs par ce côté que seuls mon sexe et mes doigts ont pénétré… j’en meurs d’envie, c’est presque dommage que ses parents soient venus, je ne peux pas lui faire ce que je veux n’importe quand.

Le temps de reprendre un plat, puis un dessert, nous attrapons de justesse le dernier métro. C’est la bataille pour la douche, certains sont pressés de dormir, d’autres ne veulent pas se laver le ventre plein, c’est embêtant quand c’est dans le même couple. Mais la fatigue a raison de Valentin et il finit par aller se doucher pendant que je reste avec ses parents. Dès que la salle de bain se referme sur lui, sa mère se tourne vers moi.

– Alors, ça se passe bien ?

– Oui très bien, il est adorable et…

– Non je parlais d’en dehors, quand il n’est pas avec toi. Il a esquivé pas mal de questions sur la fac, en dehors du fait que Damien l’aide pour réussir. Mais il s’y est fait des amis ? Et c’est quoi, ce qui le tracassait ? Il a l’air un peu mieux, mais il y a toujours un truc.

Que dire, mentir, ou la vérité ? Damien répond pour moi.

– Des amis, je ne sais pas, au moins une ou deux personnes à qui il parle oui. Et on ne sait pas ce qui le tracasse, il n’a jamais voulu nous le dire, on a essayé. Après c’est sûr depuis qu’on est en vacances il va mieux, même depuis vendredi dernier.

– Mais vous ne pouvez pas demander aux gens à qui il parle pour savoir ?

Notre discussion s’arrête quand Valentin débarque dans la cuisine, dit bonne nuit à ses parents et me prend par la main. Je me déshabille et me couche rapidement pour qu’il vienne se blottir contre moi.

– Elle te voulait quoi ma mère, vous avez discuté pendant que je me lavais.

– Juste savoir comment tu vas.

– Je vais très bien !

– Oui mon bébé, ne t’énerve pas. Dors, tu es fatigué. Je t’aime.

Il marmonne un « moi aussi je t’aime », les lèvres sur mon épaule. Je le prends dans mes bras et le serre. Sa mère a raison, il faut vraiment qu’on trouve ce qu’il a, il n’arrive pas à gérer seul, même s’il fait tout pour nous faire croire que si.

Le lendemain matin tout le monde se réveille très tardivement. Valentin, qui a été voir trop tôt dans la salle, est vite revenu en ayant abandonné toute idée de préparer le petit déjeuner. Il me regarde mi-amusé, mi-gêné. Je l’interroge donc :

– Qu’est-ce qu’il y a bébé ?

– Le papa de Damien…

– John ?

– Oui… il est vraiment comme lui et bien foutu pour sa cinquantaine.

Je m’exclame :

– Attends, tu l’as vu à poil ?

– J’ai pas fait exprès, s’écrit-il en rougissant, mais j’allais dans la cuisine quand il en est sorti tout nu, et tout dur aussi. C’est pour ça que je suis vite revenu.

De très légers coups se font entendre à notre porte, elle s’ouvre sur John, qui n’a passé qu’un boxer, toujours plus ou moins bandé. Mon bébé ne peut s’empêcher de jeter un œil dans cette direction avant de se tourner vers moi, encore plus rouge qu’avant.

– Dites, les garçons, on ne va pas se lever de suite, hier on s’était mis d’accord avec les autres, on reste au lit jusqu’à onze heures au moins. Sois pas gêné Valentin, désolé si je t’ai choqué. Et entre nous, on est des mecs, on est fait pareil, même si on est plus ou moins gâté… t’as rien à m’envier, surtout vu ton mec.

– Ce qui est perturbant, c’est que Damien vous ressemble énormément… marmonne Valentin.

– Ohla, je t’arrête de suite, tu vas me tutoyer, je ne suis pas vieux. J’ai presque l’âge de ton père, mais quand même ! Mais oui, mon fils me ressemble bien. Pour l’entrejambe je n’en sais rien, si tu veux me le dire, tu as tout vu…

Je ricane, j’adore John, je m’entends super bien avec lui, il a de l’humour, et surtout pas froid aux yeux du fait de sa carrière dans l’armée, ce qui ne semble pas rassurer Valentin. Il secoue la tête. John s’approche, lui saisit le menton et le fixe dans les yeux.

– Tu n’as rien à craindre tu sais, je te taquine. Sarah et moi, on apprécie beaucoup tes parents, et on t’apprécie encore plus avec tout ce que tu as fait pour Thomas. D’ailleurs c’est très bien qu’on ait rencontré tes parents, Sarah rassure ta maman ! Des vraies poules hein, mais ils commencent à comprendre que leur bébé est grand. Comme les nôtres.

Valentin ne répond rien et se colle contre moi dès que John le lâche, j’adore son regard fuyant alors qu’il ne peut pas s’empêcher de reluquer le bel homme devant lui. Quand la porte se referme, il soulève le drap et me découvre totalement, il va même jusqu’à faire glisser mon boxer.

– Mais dit donc bébé, c’est pas souvent que tu me déshabilles comme ça ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

– Il faut que j’efface son image de mon esprit et quoi de mieux que celle de mon chéri parfasse ?

– Alors, mets-toi nu aussi, j’ai exactement ce qu’il faut pour nettoyer ton esprit de toutes ces pensées…

Je l’écrase contre les oreillers et j’envahis sa bouche avec ma langue. Il se trémousse sur moi pour quitter les deux morceaux de tissu qui le couvrent encore, ça me fait bander à fond. Je le fais onduler, nos sexes serrés entre nos abdos. Il quitte mes lèvres pour déposer des baisers sous mon oreille, dans mon cou, sur mon torse. Il caresse mes biceps, laisse sa langue courir sur mes pectoraux. Je saisis sa tête pour qu’il joue avec ma petite pointe de chair, il me donne des frissons et ma grosse tige pulse contre son nombril. Il l’empoigne d’une main, l’autre pince ma deuxième pointe. Nos glands se frottent l’un contre l’autre et créent une zone particulièrement humide.

Avec deux doigts j’en prélève et lui amène sous le nez. Il me regarde, je glisse les doigts dans sa bouche. Sa langue pointue suçote mes phalanges en même temps qu’il les avale de ce regard coquin. Et ce sourire… Le même que celui qu’il m’adresse quand il me voit après une journée de cours, juste avant de se lover dans mes bras, quand j’ai une petite attention pour lui, ou quand je lui dis que je l’aime. Avec une touche coquine en plus. Il saisit nos deux épieux d’une main sans pouvoir en faire le tour et commence un doux mouvement. Il sait manier l’engin, stimuler sa tête sensible. Il suce mieux encore, mais je ne vais pas le forcer — je ne sais pas s’il en a envie pour le moment. En revanche je fais quelque chose dont je sais qu’il ne se lasse jamais : je l’embrasse et caresse son dos, ses fesses, surtout ses fesses.

C’est en prenant le temps de faire doucement monter l’excitation que j’ai réussi à le pousser au laisser-aller. Il fait ce que je veux tant que je lui fais ce qu’il veut. Je fixe ses prunelles marron presque noires, son regard accroche le mien. Durant ces quelques secondes, nous ne bougeons plus, uniquement connectés par notre amour. Je fais glisser ma main le long de son dos et attrape ses fesses. Il gémit et ronronne en même temps, ses doigts courent entre mes abdominaux et il s’empare de la base de mon gourdin. Mon gland est ensuite rapidement recouvert par sa bouche chaude et humide, et j’ai droit à toute son expertise de la fellation. Il tourne autour de ma dragée rose et aspire, étale la mouille abondante qu’il récupère, puis avale de plus en plus mon pieu. Il retire sa main pour me palper les bourses et son nez finit sa course contre mon pubis. Il remonte après quelques secondes, respire et continue à mélanger branlette et pipe.

Je le retourne et me place au-dessus de lui en soixante-neuf. Je commence à le branler un peu en même temps que je me fais téter le gland ou avaler sur toute la longueur, mais il m’arrête pour ne pas jouir. Je me redresse simplement et laisse sa tête entre mes cuisses. Il fait vraiment minuscule comme ça, mes cuisses sont plus larges que sa frimousse. Je pose mes couilles sur son front et tapote ma branche sur ses lèvres.

– Ça va tu t’amuses bien à me mettre dans cette position ?

– Oh oui bébé, tu peux pas imaginer comment ça m’excite.

– Vu comment tu mouilles et la dureté de ton sexe, si j’ai une idée.

– Mais toi aussi, ça t’excite, t’es bien raide.

Pour éviter de répondre, il attrape ma queue et penche la tête en arrière pour me sucer. Je resserre mes cuisses et lui retire, attrape ses mains.

– Laisse-toi faire bébé...

Avec un soupir, il retombe docilement sur le lit. Je libère ses mains qu’il met sur mes jambes et me masse. Je lui mets le sexe en travers du visage, je vois ses yeux se lever au lieu de soupirer à nouveau. Il avait bien comparé à son bras la première fois. Chacun son unité de mesure ! Après je m’assois sur son torse, l’accès laissé à mon postérieur et soulève le reste de son corps de manière à avoir accès au sien. J’écarte ses fesses et dévoile sa rosette.

– Thomaaaaas !

– Quoi bébé ?

– Tu ne vas pas me manger les fesses ?

– J’aimerai, si. Tu peux manger les miennes en même temps.

– Mais je ne suis pas…

– Tais-toi.

– Non, mais d’où tu me dis de me taire ?

Il se débat entre mes bras, mais dans la position il n’est pas très en équilibre.

– Bébé, calme-toi, je n’ai pas dit ça comme un ordre, je sais que tu ne veux pas, car tu as peur, donc je ne vais pas te le faire ! Ne t’énerve pas.

Son corps devient flasque entre mes bras et il repose ses cuisses sur mes épaules. J’écarte à nouveau ses belles brioches rondes et fermes, salive sur mes doigts avant de les appliquer sur sa rondelle. Plutôt que de les faire entrer en entier, je joue seulement avec l’ouverture, je masse, j’écarte. Je fais couler un filet de bave sur l’entrée, que j’élargis de plus en plus jusqu’à ce qu’il me supplie de changer de position. Je ne suis pas contre, les cuisses bandées comme ça ce n’est pas très confortable.

Je me pose simplement contre les oreillers et le fait s’assoir dos à moi. La position lui fait prendre mon calibre en entier, et comme je ne lui ai ouvert que l’entrée, il n’a pas mal alors que je suis presque à l’étroit une fois l’anneau passé. Au moment où il veut commencer un mouvement sur mon pieu, je le bloque en maintenant son torse dans mes bras. Il tourne la tête, lèche mes muscles bandés avant de me présenter sa bouche. Je l’embrasse puis lui demande ce qu’il veut.

– Prends-moi chéri.

– Pourquoi ?

– Parce que tu m’as préparé et tu m’as donné envie. S’il te plait.

– Tu me laisseras te chatouiller les fesses ?

– Mais pourquoi tu veux me faire un rimming ?

– Parce que j’ai envie de te faire gémir, tu aimes bien quand je joue avec mes doigts ou la queue, tu vas aussi aimer, ça sera chaud.

– Je préfèrerai tout sauf ça, tu sais pourquoi…

– Tout ?

– Tout.

– Donc ce soir on dort comme ça, OK ?

– Euuuuuh…

Je sais exactement ce qu’il pense : il hésite entre sa peur de ne pas être « propre » et celle de ne pas être serré. Je l’ai piégé.

– Tu préfèrerais quoi toi ? me demande-t-il.

– Dormir dans mon bébé.

Il soupire et accepte. Yes ! Et la prochaine fois qu’on fait notre douche à deux je m’occupe de sa brioche…

Nous continuons donc notre partie de jambes en l’air après cette petite discussion. Enfin, c’est lui qui a les jambes en l’air sur mes épaules pendant que je le prends doucement — pour qu’il accepte réellement que je reste toute la nuit en lui, il faut déjà que je ne lui fasse pas mal ce matin. Je fais un doux va-et-vient régulier qui m’amène peu à peu vers la jouissance, surtout qu’il se contracte sur moi. Je reste en lui pour jouir, et même après avoir lâché la sauce, une fois mis sur le dos. Pendant que je débande, il essaie de se resserrer, probablement pour éviter de couler vu ce que je lui ai tassé comme dose. Je le préviens juste qu’à faire ça, je vais bander à nouveau. Il me tire la langue et se lève en me traitant de sex machine. Mais il n’y a qu’avec lui que la machine fonctionne si bien. Quand je lui dis, il me sourit, s’enroule dans son peignoir, saisit des vêtements et file rapidement dans la salle de bain. Heureusement qu’il y a un petit couloir entre les chambres, la salle de bain et le salon, sinon Valentin aurait pu voir John en action — c’est pour ça, et pas pour se remettre du décalage horaire qu’ils ont voulu qu’on se lève tous plus tard !

Il revient une fois propre et habillé, et avant qu’il puisse ressortir de la chambre, car cette fois c’est l’heure, je le plaque contre la porte et commence à déboutonner son jean.

– Attends, tu n’en as pas eu assez ? Déjà ce soir je…

– Je veux juste voir ton boxer mon bébé. Je n’y peux rien si j’aime voir ton cul. Enfin tout ton corps, mais il est tellement parfait.

Il fait donc tomber son pantalon et je pose mes mains sur les deux traces de ce boxer noir. Je lui malaxe et dépose ma tête sur son épaule ; ça y est, je bande. Je remonte son pantalon et lui tiens la porte. Je vais m’habiller une fois que ça sera redescendu.

La suite de la semaine s’est très vite déroulée. J’ai eu droit deux nuits d’affilées à dormir en lui - quel bonheur qu’il ait accepté, je me réveille le matin bien raide et avec la possibilité de jouer directement dans son merveilleux fourreau. La sensation est juste géniale, chaud et serré. En dormant, on bouge et je glisse en dehors, mais je lui ai à chaque fois remis doucement. Au fond de moi, je rigole, car je pense qu’il a compris que je voulais lui faire le rimming, il essaie de gagner du temps… Il ne va pas y échapper ce n’est que parce que je ne me douche pas avec lui qu’il a ce répit. Et même si le matin je profite de la dilatation, il se resserre un peu dans la journée. Je suis accro à son cul... À part ces moments privés, nous avons profité de la présence des parents pour visiter les lieux touristiques tels que le Metropolitan Museum, l’American Museum of Natural History, l’Empire State Building, ou encore Theater District avec le fameux Broadway. En quatre jours, cela semble peu, mais nous ne voulions ni nous lever trop tôt, ni nous coucher trop tard, pour ne pas manger dehors midi ET soir — à l’exception du samedi sur Broadway et Time Square. Les autres jours, c’est la maman de mon bébé qui nous a régalés avec ses recettes, « pour te rappeler la maison » a-t-elle dit. Et bien maintenant nous voyons pourquoi le petit rouquin cuisine très bien, il a eu un bon professeur.

Le dimanche arrive donc trop vite, il faut à nouveau se dire au revoir. Damien ne nous accompagne pas à l’aéroport, il a des choses à faire… On le reverra ce soir avec son petit sourire triste et son « je perds pas espoir ! », comme depuis deux semaines. Je monte dans le véhicule avec mes parents adoptifs, tandis que Valentin est avec les siens, sa petite poule a déjà les larmes aux yeux avant de le quitter. J’imagine Sarah en train de la réconforter, avec des phrases du style « il est grand, ne t’en fais pas » ou « avec Damien et Thomas, que veux-tu qu’il lui arrive ? » ou bien encore « ce n’est qu’un au revoir, puis il est heureux, il découvre plein de choses ». Elle me confirme d’ailleurs ce que je pense sur le trajet, sinon ça aurait fait belle lurette qu’ils auraient débarqué en Amérique — quoique le prix des billets freine un peu s’ils sont pris à la dernière minute sans abonnement ou réduction.

C’est la première fois que l’avion est annoncé si tôt malgré notre avance. Le temps de vérifier les bagages après une longue queue — non pas la mienne, celle de voyageurs — il ne reste pas longtemps avant le décollage, les vacanciers sont appelés pour embarquer. Nos parents laissent les gens derrière nous passer pendant que Valentin prend ses parents dans ses bras. Il a les larmes aux yeux et se retient difficilement. Sarah coupe délicatement l’adieu provisoire et ils s’éloignent à travers les portiques. Mon bébé fait signe, mais sans vraiment les regarder, je lui dis qu’ils ne sont plus dans le champ de vision et il éclate alors en sanglots.

– Oh, pleure pas mon bébé, ça va aller je suis là. On les revoit quand tu veux.

Je le prends dans mes bras.

– Non c’est pas ça, même si je les aime je suis tellement bien avec toi. Mais les vacances vont bientôt être finies et je veux pas y retourner.

– Pourquoi ?

Le cœur dans ma poitrine se contracte et manque quelques battements, je n’aime pas le voir pleurer mais je déteste également ne pas savoir ce qui le tracasse et qui le fait ne pas vouloir retourner à la fac. Je le regarde dans les yeux.

– Qu’est-ce qu’il y a Valentin, dis-moi si je peux faire quoi que ce soit mon bébé…

Il secoue la tête et fuit mon regard en cachant sa tête dans mon t-shirt. Je le berce le temps qu’il se calme, puis nous rentrons. Je le porte dans l’escalier, jusque dans l’appartement vide. Je fais réchauffer un des restes de plats de sa maman et le fait manger en le collant à moi. L’après-midi se passe sur le canapé, silencieusement, juste la télévision sur une chaîne de musique. Mon bébé a les yeux fermés comme s’il dormait, posé sur mon torse nu qu’il caresse doucement, je passe les mains dans ses cheveux, son dos, ses fesses. Il ne veut pas me dire, mais je dois trouver, je ne peux pas uniquement le rassurer de cette manière, je dois faire cesser ce qui ne va pas !

Il ne sort de son mutisme que lorsque Damien rentre. Sa journée s’est bien passée, il a réussi à embrasser sur la joue le petit Matt après qu’ils se soient assis dans Central Park pour manger une glace. Je ne dis rien, je ne trouve pas que ce soit un énorme progrès, sauf que la joie du blond est communicative. Quand mon bébé va réchauffer les tupperwares au frigo, je dis rapidement à Damien ce qui s’est passé. Il hoche la tête : Ce n’est pas le fait d’être perdu en cours qui tracasse le plus notre rouquin, même s’il a réussi à paraître plus heureux devant ses parents — l’effet vacances ! Sans discuter beaucoup, il nous appelle pour manger, puis va se coucher une fois que nous avons fini. Il n’est pas stupide et a compris que Damien et moi échangions des messes basses à son propos, il pense éviter nos questions. Sauf que nous le suivons dans la chambre, la vaisselle peut attendre. Mauvaise surprise pour nous, le temps de nous concerter il s’est endormi, ou il fait semblant. Nous n’insistons pas ce soir, je me dévoue pour nettoyer nos couverts et je vais me laver pour le rejoindre. Aucun mouvement et la respiration est calme, il dort réellement. Bon, comment va-t-on faire pour savoir ?

Avec Damien, nous nous sommes mis d’accord pour ne pas évoquer le sujet le lendemain matin, le temps de trouver des indices. Ou mieux, de vraies réponses. D’ici là, nous allons commencer la semaine par une séance de sport, nous n’avons fait que de la marche depuis mercredi.

Dans le grand complexe, nous faisons nos exercices et remarquons comme toujours quelques habitués ainsi que les incontournables voyeurs. Je m’approche de mon bébé et fixe un des chasseurs du regard, le message est clair : il est à moi. Ma proie n’a pas remarqué qu’elle est la cible des convoitises — il pense toujours que ses deux camarades sont plus attirants que lui et le prémunissent contre le désir d’autres mecs — par contre, il se rend parfaitement compte du dard qui pointe vers lui. Nous changeons de salle, car il n’aime pas que je bande en public, et pourtant il refuse en même temps de refaire des bêtises sous la douche. Il me laisse me calmer pour que je puisse piquer une tête dans la piscine avec eux.

J’imagine tellement son petit cul dans le maillot, à tel point que je dois rester plus longtemps dans la cabine. L’eau seule, même froide, ne me calme pas. Et puisque mon bébé n’a pas voulu me rendre ce service, et bien il me faut utiliser la bonne vieille méthode de la branlette. Je fais en sorte d’expédier rapidement ce surplus hormonal, les yeux fermés et une main qui me pince le téton. L’autre s’agite sur mon pieu, avec l’eau qui ruissèle je visualise mon bébé ; à force, je connais tellement bien la douceur de sa peau, les contours de sa bouche, ses petites habitudes de pipe avant une légère nouveauté, que je stimule de la même manière mon pieu gorgé. Quelques minutes et c’est réglé, je soulage la pression. Je remets mon maillot en place et regarde les abondantes trainées blanches et épaisses qui disparaissent dans le siphon.

Encore humide, je traverse le couloir avec une serviette sèche à la main, le sexe pas encore tout à fait dégonflé. Je ne veux pas trainer plus, sinon Damien et Valentin vont se demander ce que je fais. Je m’apprête à passer le pédiluve quand une voix m’interpelle.

– Thomas ! Wait, please ! Il faut que je te parle, ça concerne ton boyfriend…

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

Autres histoires de l'auteur : Vive l’armée ! - Bon prêt en liquide - Les chemins de fer - À deux sous le sapin - L'inconnu du train - Je (me) décoince (avec) mes amis - Le pompon du marin - Frenchies in a New World - Mon meilleur ami et moi dans les bois - Mon ami l’escort - Au fond on ne change pas - L'inconnu de la poste - Remis à ma place - Le mec idéal - Rendez-vous particulier - Lost in Cocktown

DROIT D'AUTEUR, TEXTES INSCITANT A LA HAINE, IMPLIQUANT DES MINEURS...
MERCI DE ME LE SIGNALER : CYRILLO@CYRILLO.BIZ

Cyrillo.biz ne revendique aucun droit sur les textes publiés.
Les textes publiés ont tous été envoyés directement à cyrillo.biz
Les auteurs sont libres de retirer leurs textes sur simple demande à cyrillo@cyrillo.biz

à propos des histoires Cyrillo

Dernière mise à jour publique

22 aout 2019

Nouvelles (20)

Douche salle de sport Noprise2tete
Sexe à l'armée -01 Martin
Sexe à l'armée -02 Martin
Sexe à l'armée -03 Martin
Sexe à l'armée -04 Martin
Sexe à l'armée -05 Martin
Sexe à l'armée -06 Martin
Sexe à l'armée -07 Martin
Sexe à l'armée -08 Martin
Excitantes retrouvailles Max
Aller en club tout seul Jh30du11
Un boss plus que pervers Private78
Le vigneron Romain
Fratrie « de Wintzt » Calinchaud
Mon voisin hétéro ? Étalon
Un magnifique voyage Passifsensuel
10 ans en arrière Bad boy
Weekend dans le sud Chopassif
La Première Fois de Mon Pote Molgax
Capotes et jus Barn

Aout 2019

Nouvelle

Abdou Romain
L’école de danse Noah93
Hétéro, juste ce qu'il faut Hugo
What a TØS Sexaddict49
Première hard Tours37
Plan à 3 en extérieur Sylou69
Fouille révélatrice à l’aéroport KarlJ
La piscine Quentin94
Un sauna de verre Glaudoun
Défonce au camping Heysi37
Pauvre Cyrillo Romain
Mes dépucelages -01 XXL
Mes dépucelages -02 XXL
Le fils du shérif -01 Matt
Le fils du shérif -02 Matt
Le fils du shérif -03 Matt
Faire durer le plaisir Frank
Faire durer le plaisir -02 Frank
M Renart
M -02 Renart
Amoureux de Dimitri Chopassif
Prof de sport Victobg
Lost in Cocktown Pititgayy
Il m’offre son c... Seithan
Jardinier bien bâti Virilbgmuscle06
Mes années de fac Louisallenk
Toilettes publiques Hugo
Anniversaire de mon beauf Linox
La Cage d’escalier Éric
Révélation au club de natation WhiteKnight
Mehdi, le livreur de pizza Pol
Les vices de l’internat Lloh
Le volleyeur et le rugbyman Dolto
Chienne à rebeu Larbin
Nils -01 Renart

La suite

Passion en toutes lettres -17 Romain
Passion en toutes lettres -18 Cyrillo
Passion en toutes lettres -19 Romain
Passion en toutes lettres -20 Cyrillo
Passion en toutes lettres -21 Romain
Passion en toutes lettres -22 Romain
Passion en toutes lettres -23 Cyrillo
Passion en toutes lettres -24 Romain
La grosse bite de mon beauf -08 Ghost writer
Un étudiant appliqué -07 Amical72
Un étudiant appliqué -08 Amical72
Un étudiant appliqué -09 Amical72
Un étudiant appliqué -10 Amical72
Un étudiant appliqué -11 Amical72
Amour inaccessible -05 Miangemidemon
Nils -02 Renart
Mariage pour tous -13 Yan
Mariage pour tous -14 Yan
Le cul -02 chuuuut17
RETOUR AUX HISTOIRES 2018
2017 - 2016 - 2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011 - 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001

IMPORTANT
Rêve ou réalité, ces histoires ne sont pas un art de vivre
Elles ne doivent pas te faire oublier les dangers d'une relation sexuelle sans protection :
Les maladies sexuellement transmissibles.
Faites comme les gens qui aiment la vie, leurs proches :
PROTEGE-TOI ET METS DES CAPOTES!

Chercher :

Plan du site

Home page

Accueil

Cyrillo

Blog de Cyrillo - Contact - Twitter

Histoires

Ecrire une histoire - Top Auteur - Lire les dernières histoires - 2018 - 2017 - 2016 - 2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011- 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001

Photos

Amateurs - Bazard à teubes - Mon Cul

Shopping

Sex shop

Dial

Le service Chat n'est plus proposé car le fournisseur cesse son activité.
Le service n'est donc plus proposé sur ce site. Pour contacter le service chat : zone-dial.com

Merci!
Faire un don juste pour aider
(Simple et anonyme)
Ne donne pas accès aux pages "avant-première"