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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Frenchies in a New World

Chapitre -07

Dois-je profiter ou non de la situation ? Je m’explique : Damien et moi venons de « sauver » Valentin en le sortant de cette fameuse soirée d’Halloween — j’ai voulu faire bouffer ses couilles au salaud qui me l’a mis dans un tel état depuis des mois. Depuis, il s’accroche à moi. Est-ce mon t-shirt Superman bien moulant qui le fait fantasmer ? En partie oui, mais Peter et lui m’ont dit qu’ils ont été forcés de boire un verre d’alcool. Horrible et brulant d’après Valentin, un punch avec une dose plus ou moins importante de rhum d’après Peter.

Toujours est-il que mon bébé d’amour ne tient pas l’alcool, et sans être totalement déchiré — il n’a tout de même bu qu’un verre dilué — il me dit qu’il a l’impression de flotter et se débride. Je l’ai fait manger un peu et boire de l’eau pour éponger, mais lui faire prendre une douche chaude n’a pas été une bonne idée, l’alcool lui est monté à la tête. Je suis dans le lit avec lui et il me suce les doigts avec application, car jusqu’ici je lui ai interdit d’en faire davantage. Il n’arrête pas de réclamer ma « grosse queue toute dure » et essaie d’enlever mon boxer, je le retourne et le plaque en emprisonnant ses mains.

– Oh oui, Thomas prends-moi !

– Calme-toi, t’es pas dans ton état normal…

– Mais ça va, je suis conscient de ce que je te demande. Pour une fois que je me pose pas de questions…

– Donc tu accepterais un rimming ?

– Oh ouiiiii !

Je soupire. Il est hors de question que je lui fasse ça alors qu’il est bourré, je veux qu’il soit parfaitement lucide et qu’il aime ce que je veux lui faire, pour en réclamer encore plus tard.

C’est tellement compliqué de résister aux supplications de son mec, il tente même d’onduler du bassin sur moi afin de m’exciter encore davantage, afin que je craque et lui donne ce que nous voulons tous les deux. Je cache ma tête dans son cou et l’écrase pour empêcher son mouvement ; j’imagine la fierté de Damien quand je lui raconterai cette folle nuit — voire celle de mon rouquin coquin quand il saura que je lui ai résisté…

– Aller mon héros, cherche pas à tenir, tu en meurs d’envie, au moins autant que moi. Ta barre me scie la hanche.

– Non il faut pas, tu es pas vraiment toi.

Je me décale légèrement et glisse entre ses abdos. C’est dingue, pour une fois que c’est lui qui réclame à fond et qui est le plus déshabillé…

– Je suis pas moi, mais je suis là, et je suis en train de mourir. Tu veux même pas me faire plaisir une dernière fois ?

– Mais qu’est-ce que tu racontes, tu vas pas mourir.

– Siiii, il faut que tu me donnes ton sirop d’immortalité, mon dieu. Oublie le rimming et fais-moi l’amour… s’il te plait Thomaaaas…

Que faire ? Le combler et prendre mon pied, ou continuer de ne pas prêter attention à sa voix séductrice et son corps tremblant ? Il me rend dingue et il le sait, il joue avec moi, teste mes limites. Jamais je n’ai tant essayé de rester un garçon sage. Je mets la main sur sa bouche pour ne plus l’entendre gémir, mais il ne se calme pas, au contraire il veut me dire autre chose.

– Oui, attache-moi et bâillonne-moi pour me rendre dingue de toi ! Super Thomas, je t’aime !

Je le laisse débiter son flot d’obscénités destinées à me faire lâcher prise et me plonge dans mes souvenirs. Là je serai à l’abri, je résisterai.

Je repense à mon père. Pas mon papa adoptif, non, celui de qui je tiens. Je fouille ma mémoire en quête de souvenirs... Il n’était pas très grand, c’est l’horreur qui me sert de mère qui m’a transmis ma taille et ce corps massif, même sans sport. D’un coup, je pense à mon frère… c’est vers mes sept ans qu’il a fui. À quoi peut-il ressembler maintenant ? Je ne me souviens pas bien de lui, juste que papa disait qu’il était son sosie. En fait quand j’y pense, tout mon passé a presque disparu de ma mémoire, comme si ma vie n’avait vraiment commencé que quand Damien est devenu mon frère, et John et Sarah mes parents.

Sans véritable logique, je revois l’amusement de John après que Damien a avoué son homosexualité, peu de temps après moi. Son haussement d’épaules nonchalant, du style « je pense comme ma femme, vous êtes nos enfants, peu importe vos choix ».

L’une des mains de Valentin m’échappe et vient me caresser la joue. Il a la bouche entrouverte et son souffle chaud me chatouille le menton. Il ne bouge plus, mais je redeviens instantanément raide. C’est quand même incroyable cet effet qu’il a sur moi ! Je me redresse et me tourne sur le dos. Il s’accroche à moi et me regarde d’un air désolé, les yeux humides. Sa main se pose simplement sous le t-shirt, que je retire, car je l’entends craquer. Il se pousse pour me laisser faire puis reviens contre moi et continue de me regarder, sans faire attention à mon gros sexe qui dépasse allègrement de mon boxer.

– Qu’est-ce que tu es beau, tu aurais pu être Superman pour de vrai. Tu es mon Superman en tout cas.

– Et tu veux bien raconter tout ce qui s’est passé à Superman ?

– Oui, soupire-t-il. Ça a commencé pas longtemps après la rentrée, j’étais dans un coin de l’amphi, seul, mais je m’étais assis à droite au lieu de m’assoir à gauche, comme d’habitude. Je me suis retrouvé au milieu d’un groupe de mecs, et on a commencé à parler. Au début j’ai cru qu’ils étaient sympas, que j’allais pas rester seul — ça faisait peut-être deux semaines que les cours avaient commencé et c’est chiant de ne pas avoir d’amis. Mais en fait ils cherchaient une distraction, et quand ils ont su que j’étais gay, ils n’ont même plus fait semblant d’être gentils. Plusieurs fois, je me suis retrouvé à poil dans le vestiaire de sport, à devoir aller chercher mes affaires chez les filles, car « un pd, il reste pas avec les vrais mecs ». Ou ils me suivaient aux toilettes pour me baisser le pantalon devant tout le monde, parfois ils me faisaient me pencher pour « voir la chatte dilatée du suceur de queue ». C’est pour ça que je te refusais souvent… et un jour Peter a essayé de m’aider, mais ils étaient plus nombreux et ils nous ont attaché sous les douches. Ils savaient que tu étais mon mec, donc fallait pas laisser de traces sur moi, par contre Peter a pris des coups. Et ils nous ont fait une golden shower. Après à chaque fois qu’ils étaient en supériorité numérique, ils nous humiliaient quand y avait pas de témoins pour pas qu’il y ait de preuves. Un peu avant les vacances ils nous ont laissé tranquille, mais c’était pour faire pire à Halloween, ils nous avaient prévenu et ordonné de venir à la soirée. Je crois qu’ils avaient prévu une tournante pour Peter et moi je sais pas. Car les Kappa theta auraient pas dit non à l’idée de pouvoir jouer avec un beau roux.

– Pourquoi tu ne me l’as pas dit dès le début, ça n’aurait pas pris ces proportions bébé !

– Je voulais gérer, j’ai pas su, car ça a empiré…

J’ai les poings serrés, j’aurais dû lui fracasser la gueule et le noyer dans sa merde, ce connard prétentieux. Au moins, aussi cons que Nicolas et moi ayons pu être parfois, nous n’avons jamais joué avec des mecs de cette façon. D’un coup, un détail me vient et je regarde mon bébé alors qu’il semble sur le point de fondre en larmes.

– Rassure-moi, ils t’ont pas violé au moins ? Quand ils te…

– Non ils m’ont jamais fait quoi que ce soit à ce niveau-là, car pour eux c’est sale de toucher un gay.

– S’ils tentent ne serait-ce qu’une seule chose, tu me le dis, même s’ils te menacent, et je les défonce. Tu l’as peut-être pas remarqué, mais j’étais pas le seul à être furieux, Damien bouillonnait à l’intérieur, tu nous aurais dit ça sur place y avait un mort je crois.

– Ah non vous pouvez pas aller en prison, je vous aime trop et vous êtes trop gentil pour ça. Mais oui, je te dirai tout Super Thomas, tu pourras me sauver comme ça.

– Je serai toujours là pour te sauver, bébé.

– Tu peux me prendre dans tes gros bras, et tu es sûr que de sûr que tu veux pas une pipe ou plus ? Je te promets que je suis totalement conscient… Ivre ok, pas super logique comme d’hab, mais je me souviendrai de tout.

Ses yeux mélangent la douceur et le désir, mais j’hésite toujours.

– T’en fais pas, je sais que tu as essayé de me résister pour que je sois fier, mais je le suis et j’ai envie de toi. Je t’aime si fort.

Je l’attire contre mes lèvres et l’embrasse passionnément avant de le laisser descendre le petit morceau de tissu qui me couvre encore, peu utile vu ce que j’ai entre les jambes. Quand il met en bouche mon gland et qu’il me regarde, je vois pour la première fois l’entièreté de son désir et de son amour dans ses yeux. Maintenant que j’ai la réponse et qu’il va aller mieux, je vais peut-être réussir à le soulager de toutes ces questions qu’il se pose et pouvoir contempler ces mêmes sentiments dans son regard, encore et encore.

Je caresse ses cheveux, sa nuque, descends dans son dos. Il attrape ma main pour la remettre sur sa tête et me suce de plus en plus, en avalant aisément mon gros pieu qui lui distend pourtant les lèvres. Je lui donne donc un rythme assez doux et caresse ses cheveux, il se met à ronronner de plaisir. Entre ses jambes, je vois qu’il est raide comme jamais, je le change de sens pour me retrouver face à son morceau. Toujours une main sur la nuque, je masse ses fesses de l’autre, ce qui le fait se cambrer et exhiber son fessier. Sauf que j’ai décidé de ne pas m’occuper de son cul ce soir.

J’approche mes lèvres de son corps et gobe son gland, j’essaie de reproduire ce qu’il fait sur moi, sans pouvoir tout avaler — c’est pour ainsi dire la première fois que je suce, mais il a l’air d’apprécier. Jamais je ne l’ai vu si gonflé, il est totalement désinhibé et prend son pied. J’en rajoute une couche en lui chatouillant l’œillet avec les doigts, je sens rapidement qu’il se retient le plus possible pour ne pas jouir dans ma bouche. Sa rondelle s’humidifie et je rentre un doigt pour chatouiller son intérieur, rendant ainsi de plus en plus imminente la montée de son plaisir. Il essaie de se donner à fond sur moi afin que je jouisse avant lui ; il palpe mes bourses et me branle en même temps qu’il me suce, concentré au maximum sur la pipe. Il m’excite tellement à faire ça, il se lâche comme jamais.

J’insère un second doigt dans son fondement et continue le jeu de « qui fera venir l’autre en premier ». C’est tellement serré, je sens mon propre jus qui menace de se faire expulser, à tel point que je récupère ma main pour enfoncer mon bébé sur mon pieu. Il jouit en couinant, je récupère alors ce liquide que j’ai si souvent vu sans le goûter, et la contraction de sa gorge fait déverser ma dose directement dans son tube digestif, pour rejoindre son estomac. C’est… pas mauvais, salé, doux et en même temps un peu… gluant. Ce n’est pas totalement liquide. Mais j’avale pour une fois, alors que lui me le fait souvent. Il se laisse tomber sur le côté, hors d’haleine, la respiration forte aux relents de sperme frais. Une dernière goutte perle sur mon méat gorgé, il se redresse avec difficulté et la récupère d’un coup de langue. Il profite de son mouvement pour ramper dans mes bras et pose sa tête sur mon épaule.

– Bon, c’était rapide, drôlement excitant, mais épuisant aussi !

– Ouais je t’ai jamais vu aussi excité.

– C’est toi qui me rend fou. Si sexy, si fort. Si…

– Amoureux ?

– J’t’aime oh oui, ça c’est clair, marmonne-t-il d’une voix pâteuse.

– Tu as l’air épuisé mon bébé.

– Ouais…

– Alors dors bien, je t’aime aussi. Par contre j’espère que tu seras un peu plus chaud maintenant, sans alcool.

– Bonne nuit… on verra…

J’embrasse ses lèvres, sens mon odeur alors que lui sens la sienne. Son regard est vide, l’énergie retombe. Il serre ses bras autour de moi, doux et plein d’amour. Je me mets face à lui pour que l’on forme un emboîtement parfait, constitué de tendresse et de chaleur. Ses yeux se ferment et un sourire s’inscrit sur mes lèvres quand je l’entends dire d’un souffle « je t’aime Thomas ».

Les trois jours qui ont suivi sont passés très vite. En ce qui concerne les cours de Valentin, à présent je l’emmène le matin, vais le rejoindre le midi, et je le récupère le soir. Comme ça je suis certain que personne ne l’embête, et à force j’ai fini par voir quand il va mal. Il va beaucoup mieux ! En plus je peux voir Prétentieux Premier qui me fusille de loin, alors que sa clique opère un repli stratégique dans l’enceinte de la fac, là où je ne peux pas entrer.

En attendant, comment ça se passe pour mon bébé ? Et bien les gens de la soirée se sont rangés en trois catégories : les plus nombreux, « ce qui se passe en soirée reste en soirée » ; ceux qui ont pris le parti de mon bébé, le surnomment désormais affectueusement Ginger Lane — et Shitbucket pour PP — et ceux qui ont l’espoir d’entrer dans les bonnes grâces du prétentieux friqué qui insultent de tous les noms mon bébé. Damien a bien essayé de me faire croire que c’était autre chose, mais je ne suis pas stupide et je sais ce que signifie slut en anglais. Évidemment mon chéri est gêné à cause de toute cette attention, venant autant de ses fans que de ceux qui le détestent, il préfère passer inaperçu. Il m’a avoué, en ayant peur de ma jalousie, que plusieurs Kappa Theta l’ont approché pour lui proposer une place dans l’équipe, mais surtout pour éventuellement l’amener dans leur lit… Après avoir vu les lascars sur un des réseaux sociaux, je me suis dit que je ne risquais pas grand-chose — je suis quand même bien mieux que ces étudiants, sous tout point de vue. Et il n’excelle pas au base-ball, il n’a pas intérêt à être dans une équipe semi professionnelle (quoique pour jouer avec ma batte, c’est le meilleur !).

Évidemment ce n’est pas le cas de Peter, qui en a profité pour s’amuser. D’après ce que je sais, il a le mec qu’il a toujours voulu. On l’a croisé de loin, effectivement son copain me ressemble un peu morphologiquement, avec une bosse plus normale par contre, et il est plutôt châtain que brun. D’après mon bébé, il est ravi et lui a raconté sa passionnante histoire d’amour avec son ami, un garçon qui a finalement succombé à ses charmes après y avoir goûté il y a un quelque temps…

L’autre bonne nouvelle, c’est que je vais reprendre le travail. Même si ce que j’ai eu pour quelques tâches de montage et de mise en place des bureaux frôle l’indécence et que j’ai aussi gagné de bonnes vacances avec mon bébé, je n’aime pas rester à ne rien faire. Surtout qu’en attendant l’heure de revoir mon chéri, je tourne comme un lion en cage. Toujours est-il que nous allons avoir la visite du patron de cette filiale pour l’ouverture officielle samedi après-midi : ce qui veut dire que Nicolas va venir avec Jérémy, ils profitent des vacances pour voyager un peu. Mon ami/patron m’a demandé de ne rien dire à Valentin afin de lui faire la surprise, surtout pour qu’il ne s’embête pas à préparer l’appartement avec Damien, comme ils l’ont fait pour les parents — tout avait été lustré de fond en comble. Or ce qu’on aime bien avec le rouquin, c’est quand même son naturel, et ça lui fera un choc de voir ce cher Nicolas et la tripotée de cadeaux qu’il a pour lui, vu qu’il a raté son anniversaire. Je sens qu’on va encore devoir batailler pour les lui faire accepter ; déjà qu’il a pesté contre mon idée, à savoir un nouveau tatouage pour cacher la dernière trace de son agression. Sa cicatrice est maintenant couverte par un cœur percé d’une flèche avec un ruban, sur lequel il a fait inscrire mon nom — j’ai voulu lui dire de ne pas le mettre au cas où on ne resterait pas ensemble toute notre vie, mais il a insisté et argumenté de manière fine qu’il me voulait dans la peau de manière visible et pas uniquement dans le cul. Et en plus il a la certitude que nous allons rester jusqu’à la fin de notre vie ensemble, en dépit de toutes les épreuves qui se dresseront sur notre route, et tous les évènements arrivés en sont pour lui la preuve — alors que plus d’un mec m’aurait fui, moi et tous mes problèmes présents ou passés.

Je termine de faire le lit de la troisième chambre quand la porte de l’appart s’ouvre, j’entends Valentin m’appeler et Damien ricaner. Je sors de la pièce et me fais rentrer dedans par un roux sur ressort.

– Tu le savais qu’il allait venir ? Dis-moi la vérité. Il est fou, viens voir ce qu’il veut m’offrir.

Sans me laisser le temps de répondre, il m’entraîne dans le sous-sol de l’immeuble, au niveau des garages privés qui pour le moment sont vides. Six places nous sont réservées, et désormais deux d’entre elles sont occupées, l’une par une superbe Ford Mustang Boss 429 noire que je suppose être de 1969, une de mes préférés, et l’autre par une Ford Anglia Sportsman, dont le Pink slip - ou certificat de propriété - est inscrit avec le nom du rouquin. Blanche, les jantes chromées ainsi que la ligne allant des phares avant à l’arrière, elle est rutilante. Le coffre est ouvert et rempli de paquets cadeaux, dont un qui le remplit à moitié.

– Salut ! Bon alors, Valentin, tu en veux vraiment pas ? Tu sais, elle a coûté beaucoup moins cher que ton Audi, c’était presque une épave, je l’ai faite réparer.

Il me jette un regard, il sait que j’aurais adoré le faire. Devant l’air buté de Valentin, il attrape des clés dans sa poche et les lance à Damien.

– Bon, voilà la tienne, car je serai probablement pas là à ton anniv’ non plus… Par contre j’ai pas d’autres cadeaux. Les papiers sont dans la boîte à gants. Tu reconnais le modèle Thomas hein.

J’hoche la tête alors qu’il rigole devant l’air déconfit de Damien, ça se comprend quand on sait le prix de ces bijoux. Je lui prends les clés de l’Anglia et sors les paquets.

– Valentin, c’est pas lourd, doit pas y avoir grand chose dedans.

– Mais c’est déjà trop une voiture, même si je l’adore !

– Allez, accepte-les, le prix total n’est même pas aussi élevé que l’année dernière. Fais-moi plaisir avant qu’on monte pour se reposer, passer la soirée, dormir.

– J’ai rien préparé ! Pourquoi tu me fais ça !

– Si je t’avais demandé, tu aurais refusé. J’essaie d’être équitable entre mes amis. Et faut bien que je m’amuse avec l’argent de Papa, il m’avait donné bien trop pour ouvrir la filiale, quand on sait qu’avec tout ça je suis même pas aux deux tiers du budget !

– Mais on s’en fout de ton fric !

– Valentin, s’il te plaît, fais-moi plaisir. On est amis non ?

Mon rouquin bougonne et s’approche des cadeaux. Il ouvre le plus gros : un pc fixe gamer. Le gros paquet suivant : un set de maroquinerie avec un sac de voyage, un sac à dos, un portefeuille et un porte carte, le tout un peu vintage. Comme on sait que mon bébé adore… Le dernier paquet qui prend pas mal de place est en fait une blague, car il y a plusieurs emballages, pour découvrir une montre à gousset et un nœud papillon. Mon bébé pourra faire le gentleman d’époque dans sa voiture. Il soupire et remercie le « dépensier », accepte ses bras tendus et la bise de retrouvaille. Il prend une partie des affaires et moi le reste, me marmonne « pas grand-chose... tu vas voir ce soir toi… » ; Je lui mets une tape sur les fesses qui le fait gémir et il rougit instantanément en remarquant le regard hilare du couple des nouveaux venus.

Alors que nous remontons, le rouquin se tourne vers Nicolas et lui pose une question à laquelle je n’avais jamais vraiment songée :

– Dis, pourquoi tu fais jamais des cadeaux normaux ?

– Des cadeaux normaux ?

Jérémy traduit la pensée de Valentin.

– Un truc pas hyper cher quoi.

– Ouais parce que tu as vu les sommes que tu dépenses ? Un simple CD ou un livre ça suffirait.

– Mais pourquoi je peux pas m’amuser avec mon argent comme je veux ? Heureusement que je t’ais pas proposé le tour du monde à toi…

Valentin lève les yeux au ciel et ouvre la porte en ignorant le clin d’œil complice de Nicolas à Jérémy. Je m’occupe de lui installer son matériel pendant qu’il va préparer un repas simple sur commande de nos invités. Un poisson sauce curry et haricots verts semblent leur convenir parfaitement, ils remercient le rouquin et expliquent qu’ils n’en peuvent plus des buffets et des restaurants gastronomiques obligatoires à cause de l’entreprise.

– En fait, ces vacances c’est aussi une manière de recommencer à manger normalement, j’en pouvais plus, je suis plus habitué. C’est pour ça que je t’ai pas prévenu Valentin. Par contre j’ai visité les locaux et ils sont vraiment tops, merci pour tout.

– Ouais, mais tu as quoi comme remerciement pour mon mec parce que j’ai des trucs hors de prix, mais lui rien, c’est pas normal.

– Mais enfin bébé c’est pas mon anniversaire, et c’est gentil de réclamer pour moi, mais c’est pas poli, lui dis-je en souriant.

– Si, j’ai prévu un truc, mais ça attendra demain. Mais dis donc Valentin, tu es drôlement ronchon, qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Sans répondre, mon bébé se lève et part se brosser les dents. Je laisse Damien expliquer ce qui s’est passé et rejoins mon homme. Il se colle à moi.

– Pfff pourquoi avec tout ça je suis ronchon, ça m’énerve.

– Bah ça a pas été facile mon bébé, t’inquiète pas ça va aller mieux.

– Non ça me saoule, je suis un peu trop « visible », et j’y arrive pas…

– Tu vas pas arrêter quand même, tu vas faire quoi sinon ?

Il soupire et se colle dans mes bras, me caresse le dos, les fesses. Dommage, il s’est déjà lavé. Et il n’est pas d’humeur coquine. Je me promets que dans les jours à venir je vais lui faire ce qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà. Je n’insiste pas et on finit au lit, les mains se baladent partout sans chercher à exciter.

Je suis bien raide le lendemain matin, mais je n’ai pas mon bébé sous la main pour m’aider. Le temps de passer un jogging, je retrouve tout le monde dans le salon. Ils sont tous déjà habillés en costard, et aux regards qu’ils me lancent je comprends que je vais devoir y passer aussi.

– Ne t’en fait pas, me rassure Nicolas, c’est juste pour aujourd’hui, tu pourras avoir un jean après.

Je grogne et me laisse conduire par Valentin dans la chambre. Il me sort mon costume et avant que je l’ai totalement enfilé, il se colle à moi.

– Je me souvenais pas qu’il t’allait si bien. Tu me donnes envie.

– Tu crois qu’on a le temps de faire un petit quelque chose ?

– Mmmmh, je pense qu’on a bien droit à une petite demi-heure, ça paraît raisonnable.

Je repose ma veste et le laisse déboutonner ma chemise, mon pantalon glisse à mes pieds à cause de ma queue qui fait sauter le bouton.

– Pour une fois toi tu me donnes envie de te prendre tout habillé.

– Tant que tu me taches pas…

Je décale le clavier et l’installe sur le bureau en lui caressant les fesses. Ce qui est sûr, c’est que je ne vais pas risquer de le salir, car Jérémy toque à la porte.

– Désolé de vous déranger les mecs, mais c’est l’heure de manger là, y a tous les employés qui vont arriver, y a pas trop le temps pour ça.

Je suis tenté de l’envoyer chier, de dire qu’on mangera au moment du buffet, puis je me souviens que c’est avant tout le mec de mon patron. De toute façon Valentin est déjà en train de reboutonner ma chemise. J’essaie de me calmer face à mon mec ultra sexy, et n’écoute pas le trouble-fête de l’autre côté de la porte. Même si on s’apprécie, qu’on est tous amis, je me demande si la « séparation » qui s’est établie entre nous n’est pas ce qu’il nous fallait. Ils sont amoureux et Nicolas est maintenant sérieux et attentif avec son mec, comme je le suis avec le mien — les millions en moins — mais c’est Damien qui nous lie finalement ; c’est lui que je préfère, que je considère comme mon frère depuis…

C’est bon je ne bande plus, s’il y a bien une chose qui me fait débander direct c’est mes souvenirs. Quand même, ça fait deux fois en peu de temps que j’y repense, et à chaque fois, car on a de la visite, si ça continue je ne vais pas vouloir revoir la France. Surtout qu’on a la possibilité de se faire de nouveaux amis, de créer de nouveaux souvenirs : Matt, Peter, son mec...

En parlant de Matt, je l’ai croisé vendredi. Il a vite caché son téléphone, m’a salué rapidement avant de filer - c’est toujours impressionnant comment il s’enfuit, comme un courant d’air, qui passe entre les affiches pour ne pas se faire retenir par une quelconque marée humaine. Il devait probablement sortir d’un rendez-vous avec Damien vu ses joues rouges et l’air tendre dans ses yeux. À force de l’avoir vu sur mon rouquin, je le reconnais. Je ne comprends pas que Damien dise parfois qu’il a l’air insensible, juste souriant, comme s’il cachait ses envies. Mais le blond nous rassure : même si le visage du petit bonhomme n’est pas expressif, ses yeux, eux, brillent et fuient les pupilles vertes folles d’amour.

Revenons au présent. Mon bébé accroche ma ceinture pour éviter que mon pantalon ne cède à nouveau en cas d’érection. Je le saisis par le bas du dos et le colle contre moi, je l’embrasse tendrement.

– Bon, dommage, faut y aller.

– Pas grave on se rattrapera, par exemple ce soir sous la douche. Tu vas tenir jusque-là ?

– Oui ne t’en fais pas.

Oh oui que je vais tenir. Et tu viens inconsciemment d’accepter ce que j’ai envie de te faire, as-tu oublié ou as-tu fait exprès, poussé par tes réelles envies… Mon dieu que j’aime ce mec. Comment est-ce possible d’avoir une tête si innocente et d’être à ce point intimidé par le sexe avec un tel cul ? Sans parler de l’explosion à laquelle j’ai droit une fois qu’il est en mode bombe sexuelle. Je suis sûr que même Peter peut aller se rhabiller ! Bon, faut que je me calme, je suis en public là…

À croire que Nicolas et Damien ont entendu notre discussion et sont dans ma tête en ce moment, ils sourient comme des imbéciles. Mon rouquin avance de son pas aérien, insouciant face à cette complicité sexuelle. Il me regarde, je lui souris et il me répond, heureux. Il ne lui en faut pas beaucoup, et c’est génial. Il me prend la main alors que l’on débarque dans le hall. Même si lui ne fait pas attention, les deux autres sont toujours à se marrer, ce qui m’agace malgré mon bébé qui m’attendrit.

– Au fait Damien ça donne quoi avec Matt ? Tu l’as vu hier non ?

– Hum, oui, ça va.

Si Damien est gêné et essaie de clore le sujet de cette façon, ce n’est pas le cas de Nicolas :

– Attends, ça y est, t’es en couple ? Avec qui ? Dis-nous vite avant qu’on soit dans le bâtiment d’à côté.

– Laisse tomber s’il-te-plaît.

– C’est le mec dont tu nous avais parlé l’autre fois ? Quand tu as pas aimé mes conseils ?

– Laisse tomber j’t’ai dit.

Jamais je n’ai vu Damien si mal à l’aise. C’est vrai que quand il s’agit de poser des question sur les amours et le sexe, Nicolas est curieux comme pas possible.

– Donc il a toujours pas craqué ? Mais sérieux… fais-moi penser à te donner quelques conseils qui seront vraiment efficaces, et je te garantis que dans un mois tu l’as dans ton lit ou c’est que tu l’intéresses pas.

Le blond ne répond pas, absorbé par la haie d’honneur qui nous accueille dans l’entrée. Presque uniquement des femmes, puisque sur les deux cents employés seuls une vingtaine sont des hommes. J’avoue que moi aussi ça me fait bizarre, l’ancien Nicolas que j’ai connu pendant longtemps aurait choisi quatre-vingt dix-neuf pourcent de mecs, tous plus baisables les uns que les autres. Il s’est vraiment assagi, et c’est peut-être un moyen d’être en opposition avec son père qui a toujours eu peu de considération pour les femmes — je me souviens encore de la rencontre entre ses parents et les miens, enfin Sarah et John. On peut penser ce qu’on veut de Nicolas, mais son père est bien plus con que lui. À se demander d’où il a tiré son éducation un peu plus respectueuse.

Je ne prête pas attention au discours, que je ne comprends pas, à l’exception de la fin où il lance un « au travail » en français, salué par une salve d’applaudissements. Puis il nous rejoint une fois que tous les invités sont partis, pour nous emmener dans le bureau dont j’ai testé le fauteuil avec Valentin

– Bon, voilà ton nouveau boulot : plutôt qu’un garde à l’entrée, j’ai besoin de quelqu’un de confiance qui puisse me faire des rapports chaque semaine. En fait, t’es un peu comme un garde, tu surveilles que tout se passe bien. Tu me rapportes les incidents, tout ce qui a rapport à l’entreprise et son développement. De toute façon, le logiciel va collecter les infos automatiquement, tu dois juste me faire le transfert de données. C’est assez simple. Et comme on se connaît, je sais que tu es pas intéressé par l’argent donc pas de risques.

– Ah si je suis intéressé, blaguais-je, je veux pouvoir offrir des trucs hors de prix à mon bébé.

Évidemment le rouquin commence à protester.

– De toute façon, avec ce poste tu as la fonction de sous-directeur. C’est ton bureau. Et le salaire va avec.

– Quoi ! Mais c’est pas ce qui était prévu ! Je peux pas, j’ai pas les diplômes, ni l’expérience ou…

– Thomas, tu vas y arriver, c’est juste un intitulé. Tu es le sous-directeur de la filiale qui m’appartient, qui est sous responsabilité de l’entreprise de mon père, tu vas pas réellement prendre de décisions. Tu vas t’y faire, et de temps en temps jusqu’à ce que je déménage, tu vas être mon intermédiaire avec les employés.

– Mais je sais pas faire. Et ton bureau est où ?

– Au dernier étage, je vais le transformer en appartement pour y vivre. Même si on s’adore, je crois qu’on n’est pas fait pour vivre ensemble. Tu l’as senti aussi. Donc c’est votre appart, et j’aurai le mien avec Jérémy. Après on peut le partager pour prendre des repas ensemble, ça c’était cool, mais comme ça je vous dérangerai pas. On a des habitudes trop différentes, alors qu’avec Damien vous êtes… complémentaires un peu.

– Tu voudras qu’on gère les travaux au dernier étage alors ? interroge Damien.

– Non je vais m’en occuper, vous avez assez fait merci beaucoup. Par contre Thomas j’ai un souci pour toi.

– Ouais quoi ?

– Légalement tu as besoin d’un secrétaire, c’est dans la charte de l’entreprise… j’en ai un aussi qui me sert pas vraiment, tu peux faire pareil. Mais bon il t’en faut un. Et tu as trois mois pour le chercher, pas prendre n’importe qui non plus, car mon père regarde de loin.

– Ok je trouverais ça alors. Merci en tout cas.

Il balaie mes remerciements de la main. Je lui apporte plus en acceptant, car il sait qu’il peut compter sur moi malgré nos différents.

La journée est passée à toute vitesse après ça, et il est déjà dix-sept heure. Nous allons sur Time Square pour faire voir à Jérémy une des images les plus connues de la grosse pomme, puis nous faisons quelques boutiques le temps que la nuit tombe. Dans un des magasins, Nicolas convainc Damien de prendre un T-shirt avec une inscription Ask about my ninja disguise, parce que selon lui il est resté trop gentleman avec son p’tit Matt, il est temps de la jouer plus sexy. Je voudrais bien passer dans une boutique coquine, mais il n’y en a pas dans le coin. Le blond est plus concentré sur le fait que nous sommes assez proche du quartier où vit son mec - de ce qu’il en a compris il est quelque part dans Hell’s kitchen, ce qui ne le rassure pas énormément, car signifie qu’il n’a pas beaucoup d’argent, et puis apparement cet endroit n’est pas le plus sécuritaire. Mais avant de le faire emménager avec nous, il faudrait déjà le conquérir.

Émerveillé par la grande ville colorée, Jérémy supplie Nicolas de ne pas rentrer quand nous le voulons, mais moi j’ai des choses à faire avec mon bébé. Il n’arrête pas de se coller à moi, de manière câline et il faut bien qu’on fête ma promotion ! Nous laissons donc le couple qui risque de revenir très tard et commençons à préparer le repas. Damien lance une musique dans le salon.

– Allez vous laver, je m’occupe de la cuisine.

Il me fait un petit clin d’œil qui n’échappe pas à Valentin cette fois. Il prend le blond dans ses bras et l’embrasse sur la joue — en lui murmurant un truc à l’oreille au passage. Je l’attrape par la taille et nous enferme dans la salle de bain. Ma langue passe la barrière de ses lèvres dès que le loquet clique. Je le dévore avant de glisser mon muscle chaud sur sa peau jusqu’à rejoindre son oreille que je mordille.

– Tu as dit quoi à Damien ?

– Que les conseils de Nicolas étaient pas mauvais, mais qu’il faut surtout qu’il reste lui-même, c’est ça qui plaît à Matt.

– Tu lui as pas dit que ça. Ou tu mens. Je dois te punir.

Sans lui laisser le temps de répondre, j’étouffe ses lèvres avec ma bouche et le déshabille, avide de son corps. Il me débarasse aussi de mes vêtements, mais avec une légère frayeur dans le regard. C’est vrai que je suis tellement excité, mais je me contrôl, e il n’a pas à avoir peur…

C’est ce que je lui dis et j’ajoute que je ne vais pas vraiment le punir. Pour accentuer ma parole, je caresse sa joue et descends sur son torse. Voir marqué mon prénom sur sa chair, l’amour dans ses yeux : je crois que je vais le demander en mariage. Mais il faut que ce soit une date spéciale. Noël, quand j’ai voulu qu’il soit mien, ou la saint Valentin ? ou encore mon anniversaire en avril ? ou bien la date où il a accepté d’être mon mec ?

Je laisse ces préoccupations de côté, j’ai le temps. Il faut d’abord que j’en parle à ses parents et aux miens, ils pourront me conseiller un peu. Pour le moment j’ai une idée bien plus précise en tête…

Durant ma légère absence il a commencé à suçoter mes tétons pendant que ses mains jouaient sur mon service trois pièces. Je l’emmène sous la douche et me laisse savonner. Il prend son temps, et moi j’aime ces douces caresses qui font petit à petit monter l’excitation. Après avoir nettoyé ma queue puis rincé, il s’agenouille pour nettoyer mes jambes et embouche mon engin au passage. Je le relève dès qu’il m’a lavé, c’est à son tour de se faire nettoyer. Je fais en sorte de traîner sur ses zones sensible, son sexe est tout raide entre ses jambes et il tend ses lèvres vers moi en gémissant. Je cède et dévore sa chair avec appétit pendant que mes mains glissent dans son dos. Quand je saisis ses fesses, je le penche et lui fais avaler mon pieu. Je joue autant avec la rondelle qu’avec ses brioches fermes, m’incline un peu et le recouvre pour m’occuper de ses jambes. Puis je le renverse alors, toujours occupé à pomper ma queue, et lorsqu’il a les cuisses en l’air, j’approche son cul de ma bouche.

Je vois bien qu’il essaie de protester, mais avec une batte dans la bouche, il ne peut pas parler. Sauf qu’il arrive à bouger les fesses dès que je vais poser la langue dessus. Je récupère donc le savon qui est fin et allongé et l’insère dans la crevasse. Il manque de me filer entre les doigts et de rentrer dans l’intimité de mon rouquin, le réflexe de contraction l’aspirant entre ses collines désormais bien propres. Mon doigt coulisse aisément en lui, il commence à frétiller d’excitation. Je le rince bien et le repose au sol.

– Laisse-moi faire bébé… avec l’alcool tu aurais bien voulu.

Il me regarde, glisse un doigt dans son intimité avec un soupir et l’étudie sous toutes les coutures. Puis il se penche et met les mains contre la vitre, les fesses tendues. Je les écarte pour dévoiler son petit bouton que j’ai si souvent visité mais jamais de cette manière. Je souris de toute mes dents, il le remarque et me tire la langue. Oui je suis comme un lion face à sa proie tant désirée. Avide de lui donner du plaisir, je me mets à lécher son anneau avec application, et je trouve rapidement de quelle manière il gémit le plus ; je rentre ainsi langue dans sa moiteur délicieuse et écarte sa paroi à l’aide d’un premier instrument bien chaud.

Comme toujours quand il prend son pied avec une nouvelle pratique qu’il a longtemps refusé, il couine, mais en essayant de se retenir. Je dévore son cul avec une application renouvelée pour l’entendre dire cette fameuse phrase qui ne tarde pas, murmurée dans un souffle avec une touche de honte :

– Ooooh, mais pourquoi c’est si bon ?

J’imagine sans peine ses joues rougies par le plaisir alors que je saisis son pieu. Raide et humide à souhait, il tremble quand je commence à jouer avec. Je me relève, vérifie son ouverture de deux doigts avant de le pénétrer doucement. Le dos contre mon torse, il penche la tête, expire et me regarde avec des yeux larmoyants. Je soude mes lèvres aux siennes alors que nos bassins se rejoignent. Son visage entier et son cou sont rouges comme s’il retenait sa respiration.

– Ça va bébé ?

– Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi c’est si bon ?

– Parce que c’est fait avec l’envie de faire plaisir à l’autre, et qu’on en avait tous les deux envie. Tu as aimé ?

Il baisse les yeux, je relève son menton pour le fixer en même temps que je le prends doucement sur toute la longueur de ma pine.

– Oui…

– On pourra recommencer si tu veux.

– Je sais pas on verra, il faut que je sois prooooohpreuuuh !

Et voilà j’y arrive doucement à le décoincer. Fier de moi, j’accélère le rythme et écrase sa prostate, frotte le fond de son intimité moulée sur mon calibre. Je le porte jusqu’au lavabo et l’installe sur le bois laqué. Les jambes accrochées à mes côtes, je soutiens sa tête afin qu’il ne se cogne pas dans le miroir alors qu’il perd petit à petit prise sur la réalité. Damien a bien fait de mettre la musique assez forte, sinon il entendrait des gémissements d’une rare intensité ! La salle de bain n’a pas la même insonorisation que les chambres. Bon, je ne suis pas en reste, l’orgasme est partagé - et je n’ai pas encore jouis !

J’entame des petits mouvements secs et rapides alors que nos bustes se rapprochent, ses cris me rendent fou et je le pilonne pour continuer à l’entendre. Je regarde mon morceau et son ouverture qui laisse échapper un liquide, je coulisse comme dans du beurre. Ou je glisse sur sa patinoire sexuelle. Au choix. Ses gémissements s’allongent et s’intensifient encore, son bas-ventre est humide à cause de la mouille qu’il déverse. Au moment où il arrête de crier, je suis au plus profond de lui, il a le regard révulsé. Je me serais inquiété de ce silence si je ne sentais pas la contraction intense sur ma tige. J’assiste en direct à sa plus belle éjaculation : le premier jet m’arrive au menton avec une force impressionnante, les quatre autres lui recouvrent les abdos et il y en a même un qui arrive jusque sur tétons pointus. Ce magnifique spectacle est on ne peut plus excitant et mes grosses noix se soulèvent pour lui déverser une quantité aussi exceptionnelle que celle dont il vient de se couvrir.

La pression se relâche et je tasse bien mon jus, arrachant ainsi un orgasme supplémentaire à mon bébé. Il se laisse faire, posé en vrac et à ma merci. Il tente de reprendre son souffle et le contact avec la réalité. Après un tel déferlement de plaisir — autant physique que psychologique, car il n’a jamais jouit comme ça — ce n’est pas évident.

Je l’aide à tenir sur ses jambes pour s’habiller, le porte à moitié pour aller à la cuisine manger.

– Et ben tu nous l’as épuisé ! s’exclame le blond. Ça va mon p’tit frère ?

– C’était… ouah. J’ai pas les mots.

– Tu as aimé c’est l’essentiel, et tu peux recommencer autant que tu veux.

Il acquiesce en rougissant, il est trop chou. Vivement demain, que je le rende dingue à nouveau après une nuit de repos !

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

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