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Premier épisode - Épisode précédent

Frenchies in a New World

Chapitre -10

Un mois. Un putain de mois que je cherche un secrétaire parce que j’en ai besoin. Sans le trouver. À croire que la mention « particulier » sous-entend plus qu’un simple travail de secrétaire. Ou bien c’est mon costume qui les excite, c’est probablement ce qui joue me dit Valentin quand je lui en parle. En même temps, je ne peux pas lui donner tort, tout en n’étant pas super à l’aise en costume, il me va plutôt bien et je le vois qui s’imagine se taper son boss canon !

N’empêche la vie est étrange. Parfois tout va bien pendant des jours, des semaines, c’est comme si l’on était en haut de l’échelle du bonheur. Puis on rate un barreau et on redescend. Après avoir cru que j’avais quasiment terminé de réparer la voiture, j’ai flingué le moteur, je dois tout recommencer. Et Nicolas insiste de plus en plus pour que je trouve mon secrétaire. Je passe mes journées dans ce foutu bureau qui me file le cafard malgré sa luminosité, à regarder le doux soleil automnal en l’imaginant passer au travers des boucles de mon bébé. Est-il sage en cours ? Que fait-il ? Après Thanksgiving, Matt s’est replongé à fond dans le travail, laissant un Damien désœuvré qui a tenté d’aider à nouveau mon rouquin. J’essaie de le motiver pour ses cours, je retiens même mes pulsions pour ne pas sauter sur son cul, je le garde simplement des heures contre mon cœur. Et quand il n’est pas contre moi, je sais qu’il réconforte Damien. C’est dingue comment une situation peut changer en un seul weekend…

Bien évidemment, on ne peut pas dire que ce sont de gros problèmes, il y a bien pire dans la vie. Se faire harceler c’est pire, là il faut juste qu’on trouve chacun notre solution. Pour ma part, je suis juste agacé de perdre du temps sur la partie administrative — autant de tâches dont pourrait s’occuper mon secrétaire si je le trouvais. Enfin, j’ai jusqu’à la fin du mois pour le trouver !

D’un autre côté, depuis que Matt est venu chez nous, nous n’avons pas eu de ses nouvelles. Il n’a rien dit concernant mon cours d’anglais avec lui jeudi ou vendredi, je pense qu’il me l’aurait signalé s’il ne me le donnait pas. Bref, tous ces petits tracas me trottent dans la tête et m’empêchent de dormir, en cette belle nuit du 3 décembre. La date pourrait paraître sans importance si ce n’était pas celle du lendemain où mon père s’est suicidé, et celle du jour où Sarah et John m’ont recueilli. Depuis neuf ans je revis ce jour tout à la fois maudit et béni, mais c’est la première année où je ne suis pas plongé dans l’alcool — et dans un mec — pour ne pas couler. Non, je m’accroche à mon bébé, ma bouée. Sauf que je le fais réellement et le tire de son sommeil, sa petite bouille se tourne vers moi, toute endormie.

– Tu ne dors pas chéri ?

N’obtenant pas de réponse, il vient tout contre moi et caresse mon visage, de mon menton à mon front.

– Tu pleures ? Ça va, je suis là. Je serai toujours là pour toi.

– Je sais mon bébé.

J’ai parlé dans un souffle, je n’ai même pas senti les larmes qui mouillent mes yeux. Je ne peux même pas dire depuis combien de temps je n’ai pas pleuré. J’ai presque honte, je ne peux pas pleurer devant mon mec, je dois être fort pour être son Superman ! Sauf que là, Superman écrase son Loïs Lane contre lui comme si sa vie en dépendait.

– Mon gros nounours… ne t’en veux pas d’être humain et d’avoir des sentiments ! Je t’aime et ça ne change rien au fait que tu es le plus fort pour moi, avec tes gros bras.

Je cale ma paume sur sa nuque et l’embrasse férocement. Je ne suis pas surpris qu’il ait écrasé toutes mes défenses et qu’il me fasse me sentir si bien, il devine tout ce que j’ai en moi et sait m’apaiser. En fait, chez lui, tout m’apaise ou m’excite selon les circonstances. En ce moment, son odeur me calme bien mieux que n’importe quel shot de téquila, ou autre alcool qui aide rapidement à perdre pied. Est-ce ça le véritable Amour ? Trouver en sa moitié celui qui nous enivre, nous drogue, nous fait sentir si bien ? Et tout cela sans les effets indésirables de ces putains de substances. C’est bien pour ça que j’ai arrêté toutes ces merdes, pour me concentrer sur la seule drogue dont la sensation de manque est intenable. Son corps fin est pourtant loin d’être frêle, brûlant d’amour et de désir pour moi : une guimauve tendre au cœur en fusion. Ce qu’il est, ce dont j’ai besoin. Peut être que je ne suis pas aussi guimauve que lui, mais on se complète bien.

Je sens les dernières larmes rouler sur mes joues et soupire. Un bon gros câlin, voilà qui calme tout les maux. Par contre je sais qu’il va s’inquiéter pour moi maintenant, je vois ses yeux briller sous ses cheveux en pétard, reflétant la lumière de la pleine lune.

– Il faut que tu te rendormes bébé, tu vas en cours demain.

– Je sais mais je…

Un bruit dans l’appartement nous fait sursauter et le coupe dans sa phrase, il saute sur ses pieds avant moi et file en direction de la salle de bain, d’où provenait le bruit selon lui. Pour une fois que je porte un boxer au lit, je peux le suivre sans craindre de me faire réprimander pour exhibitionnisme. Et j’ai bien fait car je le rattrape alors qui glisse sur le savon renversé au sol. La chute du porte-savon est ce qui nous a tiré du lit, alors que Damien est sous l’eau à moitié vêtu. Il a les yeux entrouverts, je me demande ce qu’il fait. Je constate le chantier, le savon solide est sous le lavabo, c’est la bouteille du blond qui coule partout. Valentin s’approche, coupe l’eau.

– Qu’est-ce que tu fais frérot ?

Formulée d’un air complètement endormi, la réponse nous surprend.

– Bah je me lave avec Matt.

– C’est pas l’heure, faut aller dormir. Tiens, enfile ton peignoir.

Le rouquin l’aide, le fait sortir de la douche alors que je reste dans la pièce pour nettoyer. Puis je rejoins mon bébé, qui serre le blond contre lui — cette fois bien réveillé. J’essaie une plaisanterie.

– Bon alors, depuis quand tu te laves habillé ?

– Bah je sais pas, je m’en souviens pas. Je me suis réveillé dans le lit avec Valentin qui fermait mon peignoir.

– Tu es somnambule ?

– Pas depuis un bout de temps. A une époque j’ai fait du somnambulisme, comme beaucoup de monde avant la puberté, mais c’était quand je faisais des crises de panique.

– Y a pas de quoi paniquer d’accord ? Tout va bien se passer.

J’avoue que je suis jaloux de la manière dont MON mec tient le blond, assis, la tête contre le cœur. Je viens me coller contre lui et l’entoure de mes bras. Il embrasse Damien sur le front puis tourne sa tête vers moi et dépose un baiser sur mes lèvres.

– Valentin, je sais pas ce que tu fais, lui fait remarquer le blond, mais ne bandes pas quand tu me tiens s’il te plait.

Je ricane :

– C’est que ça fait plus de vingt-quatre heures que le bébé n’a pas eu son biberon, il doit être en manque.

– Non, même pas ! Cette pause me fait du bien, comme on a tous des trucs en tête. Juste tu me fais de l’effet, c’est normal.

– Puis je n’irais pas vérifier, renchérit Damien, mais je parie que tu n’es pas mieux collé comme tu es à ton chéri.

Je grogne, moi je suis en manque et mon bébé me fait de l’effet, c’est aussi normal ! Bref, je ne suis pas sentimental très longtemps, j’ai toujours mes priorités dans la vie. Et le sexe est une priorité.

Les heures passent sans que nous bougions réellement, je crois qu’on somnole, mais le réveil sonne et nous surprend. Les gueules de déterrés que nous avons… C’est plus problématique pour Damien qui se prépare pour son cours. Normalement il a lieu avec la classe de Bachelor de Valentin, mais je crois que ce dernier a l’intention de sécher. C’est moi qui lui sors ses vêtements, qui le tire dans la cuisine pour déjeuner, je le porte même jusque dans la voiture — il avait fini par se décider à bouger, mais je voulais l’entendre ronchonner un peu. Même s’il se venge en me tripotant le sexe juste avant de me laisser, ça nous a tous fait sourire. La journée ne commence pas si mal.

Dès que j’arrive dans le hall de mon boulot, je vois une file de personnes. Je salue le personnel en anglais, et demande au standardiste ce qu’ils font ici.

– Ce sont vos rendez-vous d’aujourd’hui monsieur. Vous les avez validé lundi, nous avons eu votre mail afin de préparer suffisamment de badges visiteurs.

Je n’ai rien envoyé lundi. Il y en a un qui se fout de moi. Je ne vais pas prendre le premier venu ! Je monte dans mon bureau, déjà grognon à l’idée de rencontrer une vingtaine de candidats. Je ne vais jamais avancer sur cette maudite Bentley !

Heureusement pour moi, je constate rapidement que les trois-quarts ne parlent pas français, j’écourte donc l’entrevue. Et je profite d’une pause pour passer un coup de téléphone à ce cher Nicolas, histoire de pousser une gueulante ! Je vais le trouver son foutu secrétaire, avant les vacances de Noël ; je lui promets, comme ça ce sera avant le terme imposé par l’entreprise. Mais qu’il me laisse trouver moi-même, ou bien il va devoir chercher un autre sous-directeur ! Je raccroche rapidement pour prendre l’appel de mon bébé, qui m’annonce avec une joie non dissimulée qu’il va rentrer plus tôt et me demande si je serai avec lui. Ma foi, si je me passe de repas, je vois mon dernier postulant et je m’occupe du rapport, je rentre en même temps que lui...

J’accueille donc l’individu — de type féminin, pour une fois — et commence à lui parler dans ma langue maternelle. Elle me répond dans un français impeccable, et au-delà de sa beauté naturelle un peu androgyne, elle semble être une jeune femme très intelligente. Je lui pose donc les questions courantes sur ce qu’elle fait ici, son parcours. Et je serais tombé à la renverse si je n’étais pas sur une chaise : elle a été exclue alors qu’elle était en dernière année de l’une des facs les plus prestigieuses de l’Ivy League car elle faisait de l’ombre — et avait refusé les avances — d’un petit prétentieux fortuné. Je déteste le fait que l’argent domine le monde, hélas je constate de plus en plus que c’est le cas. Endettée, sans diplôme, il lui faut un travail. J’hésite presque à lui donner le poste directement, elle me fait de la peine.

– Et sinon qu’est-ce que vous étudiiez à l’université de Stanford ?

– La médecine, mon père était médecin, il aurait été si fier que je réussisse…

– Je comprends.

Je ne sais pas quoi dire. Est-ce parce que papa aussi était médecin ? En tout cas je veux que le père de ce petit bout de femme — encore plus petite que Matt ! – soit fier d’elle, il faut que je l’aide à entrer dans la fac de médecine de New York, qu’elle puisse avoir son diplôme ! Je l’assure que je vais la rappeler et la conduis à la porte — mais dieu qu’elle est minuscule, elle doit avoir la taille qu’avait mon frère dans mon souvenir, et il avait treize ans — sans lui dire ce que je veux faire pour elle.

Vu l’heure, je me mets rapidement au travail pour boucler le rapport de la journée, mais mon bébé arrive dans mon bureau avant la fin. Aujourd’hui, je n’arrive pas à aligner deux mots, ce travail de gratte-papier me sort par les yeux, trois jours que je suis face à un écran. Puis je ne sais pas pourquoi, j’suis fatigué, plus que quand je sue à faire de la mécanique. Je sors le livret explicatif pour laisser mon bébé gérer la suite des opérations. Assis sur mes genoux, je glisse mes mains sur son torse finement taillé, les yeux fermés et respirant l’odeur de savon qui se dégage de son corps, malgré la nuit et la journée qui s’est écoulée. Je ne vois pas le temps passer et ne rouvre les yeux que quand il couine un « j’ai fini », alors que mes mains glissent sur ses pectoraux, pincent ses tétons, et que mon sexe prend lentement du volume contre ses cuisses. Je note rapidement sur un papier l’heure du rendez-vous de la jeune femme et me promet de regarder demain comment lui donner l’avenir qu’elle mérite.

– Tu viens chéri ?

Avec ma demi-molle, je regarde mon rouquin. Il est beaucoup plus énergique que moi, c’est incroyable. Peut-être que je couve un truc, plusieurs candidats qui espéraient être engagé semblaient malades. Je m’extrais du fauteuil et attrape la main tendue. Il doit voir que je ne suis pas dans mon assiette car nous n’utilisons que les ascenseurs avant que je m’écroule dans le canapé. Je l’entends farfouiller dans la cuisine, puis il m’apporte un verre rempli de… je le regarde suspicieux.

– Rhooo, fais pas cette tête, avec ça tu vas être en forme rapidement, tu te vois pas ma parole.

– Y a quoi dedans ?

– Citron, miel, gingembre. Maman me donne toujours ça quand je suis malade.

– T’es pas souvent malade.

Il hausse les épaules à ma remarque et me dit tout sourire :

– Y a que toi pour vouloir de moi, même les microbes veulent pas.

– Eh, ça va pas de dire ça ? Tu es beau mon bébé ! Si ton truc ça me fait aller mieux, ça va être ta fête.

Il ricane, comme s’il avait une blague en tête. Je l’attire sur moi après avoir bu et grimacé de l’acidité piquante de la boisson. Si ça ne me fait pas aller mieux, je vais au moins m’être nettoyé l’estomac. Je glisse ma main dans l’espace laissé entre le pantalon et sa peau. Je le regarde, il a un grand sourire. Je me sens déjà mieux donc je me redresse, déboucle sa ceinture et descends son pantalon. Je dévoile mes dents : son boxer me paraissait bizarre car ce n’en est pas un, il a préféré enfiler le seul jockstrap qu’il possède — il a abandonné les autres en France, je lui ai offert celui-ci à son anniversaire.

– Mais mon bébé, tu es coquin ! Je vais te donner un biberon à téter puisque tu as l’air bien chaud aujourd’hui !

– Oh oui donne moi un bon gros biberon… Et toi par contre tu as l’air d’aller bien mieux, ça a agit bien vite. Tu as mangé quoi ce midi ?

– Et bien… rien car je voulais être à l’heure pour mon mec.

– Mais c’est ça ton coup de mou ! Il faut que tu manges. Ahlala, toi tu peux pas me faire le coup de me tomber dans les bras ou bien tu vas m’écraser !

Il me fait son sourire charmeur qui le rend magnifique, remonte son pantalon en m’exhibant son petit cul arrogant, et retourne en cuisine. J’attends qu’il revienne mais je le trouve plutôt long. Je me dresse donc sur mes jambes et vais le trouver devant la plaque de cuisson. Avant que je fasse la remarque que pour un goûter je n’ai pas besoin d’une préparation culinaire, il prend une assiette et verse deux œufs sur le plat et du bacon. Je lui ôte l’assiette des mains et pince ses aréoles roses, alors qu’il a les bras en l’air pour sortir le pain du placard. Ma main descend lentement vers son nombril et je me frotte à ses fesses. Il tourne la tête vers moi et soupire, je l’embrasse immédiatement. Nos langues se frôlent, et je fais l’erreur de respirer par la bouche :

– Ton haleine sent la pomme ! Il faut que tu manges chéri.

Il me repousse alors je suis obligé de lui obéir. Je dévore rapidement ce qu’il pose devant moi, je ne me sens pas faible, je veux le manger lui ! Oh, ça me donne une idée, je pourrais trouver un déguisement d’infirmier… Le temps qu’il fasse la petite vaisselle j’envoie un sms à Matt.

– Hey, on se voit quand pour mon cours cette semaine ?

Je n’ai pas de réponse avant que mon bébé ne revienne s’installer sur moi.

– Alors, mon mec va mieux ?

– Beaucoup mieux, j’aime quand tu t’occupes de moi, mais faut pas t’inquiéter. Maintenant je voudrais bien une autre occupation si tu vois ce que je veux dire… on fera un bon gros câlin après, ok ?

Les mains sur ses fesses et les lèvres en mouvement, il fond. Ses doigts font sauter un à un tous les boutons de ma chemise et il se lance à la recherche du point sensible dans ma nuque. Mon gros nœud est raide et supplie presque pour sortir, mais je ne veux pas m’en occuper moi-même. Par contre, je déshabille mon bébé et le laisse en jocks. Il frissonne et se colle à son radiateur préféré. Je fais tomber la chemise et nos peaux s’échauffent, nos terminaisons nerveuses sont sensibilisées par nos mouvements. Ses bras accrochés à mon cou, yeux dans les yeux, sa langue lèche mes lèvres. Son bassin ondule, sa danse lascive et son regard vont me faire exploser mon jean ! Il doit voir que ça devient douloureux pour moi car il tombe rapidement entre mes cuisses, non sans déposer des baisers sur mon torse sculptural ; il libère le ressort veineux qui jaillit de la prison de tissu, pose ses deux mains pour me branler tendrement, un petit sourire sur les lèvres. Je ne peux m’empêcher de ricaner, il est tellement craquant, presque innocent. Alors qu’il avale comme personne ce que j’ai entre les jambes. Seule la façade est candide…

Mon bébé ne reste pas longtemps à contempler sa tétine favorite et sa langue glisse entre mon méat, l’écarte, récupère la mouille qui commence à monter à grosses gouttes. Je décoiffe ses frisettes et appuie doucement sur sa tête pour lui signifier que je veux qu’il suce un peu plus. Il gobe mon gland et ma queue sur quelques centimètres, avec ce regard qui pourrait me faire jouir instantanément, ajouté aux vicieux coups de langues sous le frein, ou les roulades de son muscle expert autour de mon berlingot sensible. Il continue de me provoquer en accentuant sa cambrure, m’expose ses brioches désirables à souhait, et se met à déguster ma pine sur toute sa longueur. Il remonte rapidement, respire, recommence ce petit manège, me conduit au bord de l’explosion. Il s’arrête alors, suit la veine sur toute la longueur et me regarde, les yeux plissés par l’excitation. Une goutte de pré-sperme lui tombe dans les cheveux mais il ne le remarque pas, plus surpris par le mouvement de mon bâton qui s’est soulevé puis a rebondi sur ses lèvres. Il pouffe deux secondes avant de faire ce pourquoi il est descendu si bas, c’est-à-dire faire jouer de sa bouche chaude sur le sac bien rempli qui s’apprête à lui déverser une bonne dose de lait.

Il soupèse d’ailleurs mes bourses et les fait rouler, sa bouche presse mon sexe et étale sa salive alors qu’il remonte pour continuer la pipe. Ses doigts abandonnent mon entrejambe pour palper mes muscles contractés, les biceps gonflés, les abdos saillants. Je perds le contact visuel avec la réalité ; mon cerveau est envahi par ce trop plein de sensations alors que je grogne, pas toujours de manière très virile, sous le déluge de décharges de plaisir. Avec lui c’est fou, Amour et Désir sont liés, je veux me donner à fond ! Une fois que je me serai bien déchargé, je lui ferai un de ces gros câlins comme il les adore, lové contre moi.

Tendrement, je masse ses épaules entre deux contractions involontaires. La sauce est en train de monter, je ne dis rien, soit il l’a senti, soit il va avoir une belle creampie surprise. Le fait qu’il fasse rouler mes noix entre ses mains fraîches ne m’aide pas du tout à me retenir. Mais il n’a rien senti — étrange — car il recule pour me lécher la couronne au moment où mon sexe pulse, prend du volume. Et que je lui recouvre le visage de mon lait abondant. Même si le premier jet le surprend, il ouvre la bouche et tire la langue pour en récupérer un peu. Mais il sait me chauffer, le petit ! Je me demande toujours s’il fait exprès pour me faire plaisir ou s’il apprécie réellement d’être un peu soumis. Je devrais lui demander un jour.

La porte nous interrompt et le blond nous découvre, Valentin en jocks et du sperme jusqu’aux cheveux — ce jus blanc commence d’ailleurs à sécher — et moi torse nu, le pantalon ouvert. Il s’exclame, les yeux pétillants de malice :

– Et ben ! Je vois qu’on s’amuse bien, j’ai bien fait de traîner dans l’escalier !

– Et on n’a pas fini ! Mais faut qu’on aille sous la douche.

Je soulève un sourcil, étonné de la gourmandise de mon amour - et qu’il ne soit pas rouge pivoine après avoir été découvert dans cette position. Il est sérieux ? Car moi je suis encore raide donc je suis partant, on pourra faire le câlin une fois qu’il sera bien apaisé...

Dans ladite pièce, il commence par s’essuyer le visage, sans avoir remarqué le filet blanc toujours accroché dans ses cheveux. Je le récupère et lui étale sur les lèvres, qu’il lape non sans me faire son regard de braise. Je le pousse contre le lavabo en attrapant le gel au passage. Il se cambre et je détends son ouverture avec les doigts. D’un, je passe rapidement à deux. Il s’ouvre tout seul, je ne mets même pas énormément de lubrifiant, vu l’excitation et la chaleur de son fourreau humide. J’insère une troisième phalange et appuie sur ses épaules pour le cambrer encore plus, mais je vois dans le miroir que la position n’est pas confortable. Je le laisse se redresser, faire glisser mon pantalon sur mes pieds en même temps que le sous-vêtements qui couvre peu son anatomie. Il m’attire sous la douche, mais sans allumer le jet. Je me fais plaquer contre le mur et embrasser, je le laisse diriger comme il l’entend — j’ai bien fait comme je voulais dans la cuisine et il a « obéi ». De toute façon, même tout actif que je sois, c’est lui qui a le véritable contrôle sur moi. Ses mains qui me font trembler en sont la preuve, c’est comme s’il connaissait mon corps mieux que moi !

Après avoir rendu toute sa fierté à mon engin, il se retourne et appuie une main sur la paroi vitrée, l’autre tient l’espadon qui va entrer dans le fourreau... Je durcis encore si c’est possible, la pointe de mon épée le perfore et entre en lui. Je le sens se contracter et arrêter après la couronne, il s’appuie sur ses deux bras et commence à onduler. Je coulisse de plus en plus en lui quand il m’y invite. Les gémissements m’échappent, j’attrape ses hanches fines au moment où nos peaux se collent. Je veux le garder contre moi, profiter de son odeur, de son corps bouillant que je trouve si sexy. Mes bras serrés autour de son torse il fait claquer son bassin, contracte son anneau, bref il me donne du plaisir tout seul sans que je ne fasse rien.

Sauf que j’aime bien être un peu plus actif, c’est donc lui qui finit plaqué contre le mur, alors que je soulève ses cuisses et écarte ses jambes pour avoir un accès plus simple. Face à moi, j’ai son visage épanoui et amoureux, je peux fixer ses yeux pétillants en même temps que sa bouche se promène sur mon corps. Qu’est-ce qu’il est serré et chaud autour de mon pieu… Je me fais masser le sexe sur toute la longueur, je suis aux anges ! Je dois cependant avoir un rythme trop rapide pour lui car il attrape ma nuque pour souder nos lèvres. Comme je veux évidemment lui faire plaisir — surtout après tout ce que j’ai eu comme excitation — je me concentre sur le baiser, je ralentis la pénétration, mais frotte bien plus la petite boule en lui qui fait expulser de son méat une dose de mouille impressionnante. Ce mec me surprendra toujours, par sa chaleur, l’excitation qu’il me procure, alors qu’il semble tout innocent. Et c’est en combattant avec nos langues que je donne trois coups un peu plus secs avant de gémir au moment de l’éjaculation. Il broie presque le réceptacle de mon plaisir sans faire attention à son propre liquide blanchâtre qui m’éclabousse les abdos.

Quand mes muscles se relâchent, je suis tout essoufflé, je le garde appuyé contre moi. Il ouvre l’eau et s’empare du savon, toujours empalé, pour me retirer la pellicule de sueur et cette odeur de sexe qui flotte désormais dans la pièce. Je le laisse reprendre pied — au sens réel, je décule et le pose au sol — et lui retire son savon. Je le masse, de la tête aux pieds, insiste sur son fessier que je viens de bien dilater. On y a été un peu fort ce soir, s’il ne veut rien demain je saurais pourquoi ! Sauf qu’il finit de me laver avec un grand sourire, me fait un clin d’œil et se colle à moi.

– C’était génial. Je t’aime chéri.

– Moi aussi mon bébé. Tu viens on va manger maintenant peut-être, Damien doit nous attendre.

Le temps de s’habiller, de retrouver le blond, celui-ci me tend mon portable.

– Tu as un message, il te propose de te voir samedi pour un cours en extérieur. Il ne veut pas mettre les pieds ici je crois…

Le sentiment de détresse sur son visage est tel que le rouquin le prend dans ses bras.

– Ou alors c’est qu’il veut t’acheter un cadeau pour te dire qu’il t’aime. Il faut juste qu’il arrête de flipper, tu vas tellement lui apporter.

Le blond remercie mon bébé et part tristement préparer son cours pour demain. Valentin soupire, se connecte au site de la fac, et arrive je ne sais par quel miracle à trouver la fiche étudiante de Matt. Puis il prend son téléphone et envoie un sms à un certain Peter :

« Please, est-ce que tu peux demander à ton chéri de me trouver l’adresse de ce mec ? »

La réponse ne tarde pas à arriver, un sourire de victoire flotte sur les lèvres de mon bébé :

« No problem, here : à l’angle de la 9e avenue et la 42eme rue. 3rd floor. Stay calm Cutie »

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

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