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Les chemins de fer

Si Valentin et Thomas s’étaient connus un siècle plus tôt, qu’est-ce que ça aurait pu donner ?

J’ai toujours adoré les trains. Ces grandes locomotives à vapeur, qui filent à travers les paysages en répandant leur fumée blanche ; ces monstres de métal au ventre rempli de feu. Le sifflet qu’on entend au loin au passage des gares… Quoi de plus normal d’avoir cherché à travailler au milieu !

Tour à tour pelleteur de charbon, puis mécano, je suis tombé amoureux d’un conducteur à la capitale. Thomas, le type de mec qui parait inébranlable, mais qu’on découvre vraiment dans un cadre privé : pour les inconnus c’est une brute, certes loyale et travailleuse, mais un vrai mâle dans toute sa splendeur, capable de vous briser en deux ; dans le cadre privé, il est câlin et adorable. Très sexe aussi.

Bien entendu, cette vie est cachée, les amours entre hommes ça ne doit pas exister — c’était déjà très mal vu que Georges Sand soit en réalité une femme et ce n’était qu’il y a à peine cinquante ans ! Alors dès que nos journées sont finies, dans le calme relatif de Paris, nous rejoignons discrètement notre petit appartement à deux rues de la Gare Saint Lazare — si mon chéri n’est pas en voyage.

Quel bonheur que de profiter ses bras musclés, de son corps charpenté, de son sexe masculin aussi imposant que son propriétaire ! Quelles nuits de folies nous avons pu passer, à l’abri dans notre cocon. Quand je le sens en moi, dur, large et long, et qu’il remplit mon fourreau intime adapté au calibre de mon cher et tendre, je suis comblé. Il peut me demander ce qu’il veut, je lui appartiens corps et âme. La tendresse vient avant, pendant ou après l’acte charnel, peu importe le moment tant que j’en ai.

Je n’ai plus peur avec lui, plus peur aujourd’hui de cette attirance pour un homme. Pourquoi se poser des questions de toute façon ? C’est ridicule. La seule peur qui persiste dans mon esprit, c’est que ça se sache, que nous soyons trainés et lynchés en place publique. Mais ça ne se saura jamais, Thomas me le jure. Il veillera sur moi. Il veut d’ailleurs que je travaille de nouveau avec lui sur sa locomotive.

Je ne vois pas d’inconvénient à changer de fonction, même si c’est pour reprendre l’ancienne. Être toute la journée dans ces gros monstres de métal, à observer et nourrir le feu qui me fascine tout autant que ces bêtes d’engrenages ; passer mon temps avec mon homme, plutôt que de simplement conduire les trains de la gare jusqu’au garage pour les nettoyer et les réparer, ça me va. Au moins nous pourrons apaiser nos pulsions dès que l’envie s’en fera sentir, ni lui ni moi ne voulons chercher un partenaire d’un soir pour combler nos envies lorsque nous sommes loin l’un de l’autre. Une journée passée sans se voir nous parait insurmontable. De toute façon, timide comme je suis, je ne saurais pas vers qui me tourner. Thomas, lui, il en connait probablement des tas, des mecs prêts à s’agenouiller devant lui. Il parle beaucoup plus facilement que moi, c’est d’ailleurs lui qui est venu me parler la première fois. Il en rigole encore en repensant à ma mine effrayée, et encore davantage quand, après m’avoir invité à boire plusieurs verres et m’avoir amené chez lui, j’ai découvert l’ampleur de ce qu’il avait entre les jambes.

À ce jour, nous sommes ma foi un couple parfait. Officieusement bien sûr. Et nous sommes restés fidèles — à une exception près, du côté de Thomas, à un moment où on ne s’était pas vu pendant plus de deux semaines, mais c’était au début de notre relation, et depuis nous avons évolué. Même si j’ai été blessé, il m’a assuré que j’étais largement meilleur au lit, qu’il perdrait bien plus qu’un amant incroyable si je le quittais. Je suis prêt à le croire vu tout ce que je fais pour lui ! Je l’aime tellement que je lui ai pardonné, je ne peux pas me passer de lui, dans la vie ou sous les draps.

Aujourd’hui, c’est le jour de nos retrouvailles. Voilà presque trois jours qu’il est parti dans le Nord, j’ai hâte d’entendre le sifflet caractéristique de sa Pacific 231 et de le voir. Il sera encore probablement suant et couvert de suie, mais je vais quand même monter dans sa locomotive pour le serrer contre moi - ou plutôt me faire serrer, puisqu’il me dépasse d’une tête et qu’il est plus large que moi. En attendant, je continue mon travail, un conducteur m’a amené de Montparnasse une vieille locomotive de 1895 à nettoyer, d’autres collègues se chargeront de restaurer les quatre wagons qui l’accompagnent. Quand il est arrivé, il m’a dit en rigolant :

– Voilà ta copine ! Elle est un peu plus vieille, mais vous devriez bien vous entendre. D’ailleurs il serait temps que tu te trouves une fille, à ton âge et mignon comme tu es, tu devrais pas avoir de mal.

Je rougis : comment expliquer que j’ai déjà trouvé ma locomotive avec son gros sifflet ? Heureusement ma gêne passe pour de la timidité et mon collègue me laisse manier l’engin jusqu’au hangar. Ma foi, elle est en bon état, je ne vais pas mettre longtemps à la retaper, contrairement aux wagons. Et ça occupe ma matinée en attendant midi, l’heure où il doit arriver.

Onze heures quarante-cinq, je me nettoie rapidement avant de courir sur le quai. La grande horloge sonne les douze coups au moment où la locomotive s’engage doucement dans le dernier virage. Je connais au mètre près l’endroit où elle s’arrête, et j’attends donc en sautillant presque sur place ; j’imagine son visage derrière la petite fenêtre, presque cachée par l’épaisse fumée qui se dégage de la cheminée. Trois petits coups de sifflet, il a vu mes cheveux flamboyants parmi les badauds. Rapidement suivi de deux autres, je suis déçu, je ne vais pas pouvoir monter dans la cabine. Je baisse donc la tête sans regarder la machine qui s’immobilise comme prévu à côté de moi.

Alors que la foule descend, une main se pose sur mes épaules. Je lève la tête.

– Il faut qu’on parle Valentin.

Son air sérieux me met une boule au le ventre. La dernière fois qu’il m’a dit ça, c’était pour m’annoncer qu’il avait couché avec un autre mec. Il avance sans se soucier de son engin et ordonne à deux charbonniers de remplir son tombereau. Je m’exclame :

– Attends, tu repars déjà ?

– Je n’ai pas le choix.

– Et tu vas où cette fois ? On se revoit quand ?

– Au Havre. Maintenant, sourit-il.

Je siffle entre mes dents :

– Ça ne m’amuse pas, j’ai… besoin de toi.

Il ne répond pas, ne me jette pas un regard et quitte la gare. Je le suis jusqu’à la boulangerie la plus proche. Il achète deux baguettes, s’arrête à la maison pour se laver rapidement et prendre un bidon qu’il remplit d’eau. Il me tend une salopette de travail que j’enfile sur sa demande, l’arrière me parait étrange, mais je n’y prête pas attention pour le moment, car il ressort déjà. Je passe mon léger manteau en coton et le suis. Il reprend le chemin de la gare. C’est là qu’il se met à me parler :

– Je sais que je te manque et tu me manques énormément aussi. Si j’ai fait toutes ces missions ces derniers jours, c’était justifié. J’ai un ami chef qui a réussi à te trouver un remplaçant ici, et toi tu viens avec moi.

– Que…

– Je t’avais promis qu’on travaillerait ensemble sur mon gros bébé. Maintenant on peut.

Un grand sourire se dessine sur mes lèvres, je ne vais plus le quitter, enfin. Assistant du conducteur, voilà désormais ce que je suis, il est donc mon chef. Nous n’avons pas le temps de discuter davantage, car le train pour le Havre doit partir à treize heures — dans vingt minutes. Et on va probablement prendre du retard, car personne n’a changé la locomotive de sens.

Je m’attèle donc à la tâche ; heureusement que le feu n’est pas éteint, le demi-tour va être rapide — Thomas prévoit toujours un peu de distance pour changer de voie uniquement avec la locomotive, ce qui nous fait gagner un temps précieux dans une telle situation. Nous voyons déjà les gens s’installer dans les wagons alors que nous transpirons comme des bœufs à force de nous démener devant la chaudière. Mais nos efforts finissent par payer, Thomas s’exclame qu’il était sûr qu’on formerait une bonne équipe. Notre train est prêt à partir cinq minutes avant l’heure. Si tous les conducteurs du réseau de chemin de fer étaient comme lui, le guide des horaires serait fiable...

Treize heures ! Le sifflet du chef de gare résonne à mi-chemin entre le quai et le hall couvert. C’est l’heure de partir. Je rajoute quelques pelles de charbon en vérifiant la température selon instructions de mon chef, et la locomotive s’ébranle doucement.

– C’est parti bébé, tu vas être à moi pour quatre heures.

Dès que le train s’élance sur un tronçon de rail rectiligne suffisamment loin de la gare, il m’attrape et m’embrasse en me serrant contre lui. Il est brûlant, je dois l’être tout autant, et ce n’est pas uniquement à cause du feu qui consume la matière noire afin de faire avancer les quatre-vingt dix tonnes de métal — sans compter les dix wagons. La cabine exigüe nous cache efficacement des regards indiscrets et permet en même temps de manœuvrer correctement.

– Tu m’as trop manqué Thomas…

– Toi aussi bébé.

Ses yeux sont gourmands, notre repas sur le pouce ne l’a pas rassasié, et je sens que je vais bientôt manger un autre type de baguette. Pour le moment, on se contemple à la lueur des flammes, profitant ainsi que nos corps sculptés. Je fais glisser la tunique de Thomas sur son siège afin de caresser son torse massif, semblable à une sculpture de cuivre reluisante, puis je m’assois sur lui pour coller mes lèvres aux siennes et place son sexe entre mes fesses. Malgré nos pantalons de travail, je sens bien le membre veineux qui se raidit et tend la toile au point de la faire craquer.

– Me regarde pas comme ça et arrête de jouer sur mon gros piston bébé ou tu vas finir entre mes cuisses, je vais pas résister…

– Ne résistes pas, c’est toi le chef.

Il me prend par le menton et plonge ses prunelles dans les miennes. Il dépose un dernier baiser avant d’appuyer sur ma tête.

– Suce-moi.

La main sur la nuque, il me colle sur sa bosse. Mes lèvres font pulser son pieu à travers le tissu. J’ouvre difficilement les boutons et à peine les pans sont-ils écartés qu’elle jaillit. Il me force alors à la prendre. Son regard m’excite tellement, sans parler de l’éclat qui les habite, à tel point que je me conforte dans mon « rôle » pour faire plaisir à mon chef. Il me donne le rythme, fait entrer et sortir son immense organe dans ma bouche. Je me donne à fond et passe ma langue le long de son pieu, tant et si bien que la sensation le fait gémir. Mon Dieu, que j’aime sentir son gros gland pulser, sa peau douce, la veine qui parcourt cet épais morceau. Je gémis en le suçant comme un affamé.

– Tu l’aimes ma grosse bite, hein ?

– Ouiii, elle est tellement bonne !

– Tu n’en voudrais pas d’autres, ça serait trop petit, tu aimes être bien comblé ?!

– Il n’y a que toi qui me comble comme il faut ! Tu es le meilleur et je ne pourrai jamais me passer de toi et de ta délicieuse grosse bite !

– C’est bien, dit-il en me tapotant les lèvres avec son morceau avant de me la remettre en gorge profonde.

Il continue à me dominer, son sexe coulisse entre mes lèvres distendues. Même s’il me force à la prendre en entier, il fait attention que je n’aie pas de renvois et que je puisse respirer à ma convenance. Avec une telle cadence, il jouit rapidement, éclatant contre mon palais avant que j’avale goulument son délicieux lait. En même temps, on ne peut pas se permettre de faire trainer ce moment intense, il faut surveiller la route et s’occuper de la chaudière. Je n’ai pas joui, je vais rester bouillant jusqu’à ce que Thomas s’occupe de mon feu à moi. Vivement ce soir !

Le reste du trajet a été tout aussi torride et j’ai passé mon temps le cul à l’air une fois que mon chef préféré m’a montré l’astuce de la salopette : elle m’a tout de suite semblé bizarre, car l’arrière est totalement amovible, et qu’on peut également décrocher l’avant. Le vêtement s’arrête donc sous mes pectoraux gonflés par le travail et dévoile aussi mes fesses, que j’ai bien bombées pendant tout le temps du voyage — deux belles petites brioches bien rondes et fermes, comme aime à dire Thomas. Ce dernier en profite d’ailleur pour palper la marchandise et y insérer quelques phalanges par moments ; il s’amuse à fouiller en moi pour me garder en ébullition tandis qu’il relâche la pression de la chaudière métallique, ce qui fait que la cheminée ne siffle pas seule. Pendant ce temps, les gares et les kilomètres s’étalent, et je reste bien caché dès qu’on s’arrête. En fin d’après midi, notre arrivée est proche.

– Est-ce qu’il y a encore beaucoup de nationalités différentes au Havre, comme pendant la guerre ?

– Plus tellement non, ça fait quand même deux ans, bientôt trois, les gens ont pu rentrer chez eux.

Je repense à ce qui s’est passé il y a quelques années, à mon père engagé au front et qui n’en est pas revenu. Qu’est-ce qu’il dirait s’il savait que son fils est tombé amoureux d’un garçon ?

– J’espère quand même qu’on sera pas assez bête pour en faire une autre de guerre, j’ai pas envie de devoir aller me battre, je dois veiller sur mon bébé, dit Thomas en me caressant la joue.

– Je ne pense pas, ça a été horrible ! Tous ces morts !

Il me prend dans ses bras, il sait que même si j’ai posé la question de manière innocente, ça a réveillé des souvenirs — notamment ma mère, qui a suivi mon père dans la tombe à l’annonce de sa mort.

– Tu sais, ils t’aimaient et peu importe tes choix, ils les auraient acceptés tant que ça fait ton bonheur.

– Oui, mais ils me manquent.

– Je sais Valentin, je sais…

Et je sais qu’il ne le dit pas, mais qu’il pense que ni lui ni moi ne survivrions à la mort de l’autre.

Il me tire de ma mélancolie en me mettant une petite claque sur les fesses, ce qui me fait couiner, avant de me dire que je dois me rhabiller. Dans quelques minutes nous serons arrivés. Je le fais donc fébrilement, car il m’a vraiment prévenu au dernier moment ; la locomotive s’arrête alors que j’ai tout juste raccroché les bretelles. J’achève à peine d’éteindre le feu du moteur que quelqu’un glisse la tête dans la cabine.

– Alors, ça s’est bien passé le trajet avec ton nouveau second ?

– Génial ! Valentin, je te présente Samuel. Samuel, voici mon mec, Valentin.

– Attends pourquoi tu lui dis que nous…

– Ne t’en fais pas mon p’tit rouquin, je suis du même bord que vous, ricane le dénommé Samuel.

Je le détaille un peu plus maintenant que j’ai fini mon travail. Le même genre de carrure que Thomas, large et musclé à souhait, aussi brun. Par contre, ses yeux ne sont pas marrons foncés comme mon chéri, mais d’un bleu intense qui me transperce. Et à voir son pantalon, il est aussi généreusement gâté par la nature. Qui plus est, je dois bien admettre que son sourire est bien plus charmeur que celui de mon grand gaillard. Dans son habit de chef de gare, il est presque plus impressionnant que Thomas. J’avoue que la boule d’hormone en chaleur que je suis n’est pas totalement insensible à son charme.

– Allez les gars, vous avez bien travaillé, je vous invite à boire un coup, nous dit l’armoire à glace.

Je pensais les suivre tranquillement et me placer à gauche de Thomas, mais ils tiennent à me piéger entre eux, que ce soit sur le trajet pour rejoindre le bar Plaisirs interdits, ou même une fois que nous sommes posés à l’intérieur sur une banquette. Je ne suis pas à l’aise entre les deux grands bonshommes qui sirotent leur pinte tranquillement. Ils la terminent déjà tandis que je n’ai même pas bu le quart de la mienne. Je jette des coups d’œil furtifs un peu partout autour de moi : il y a de nombreux marins et des locaux. L’ambiance est bonne, la musique aussi, et pourtant j’ai cette impression persistante d’être… une proie. C’est alors que je réalise que l’une des serveuses est en train d’embrasser un marin, que deux filles dans un coin se roulent une pelle, sans parler du couple de matelots accoudé au bar. Je suis dans un lieu frivole…

Au moment où je réalise cela, Thomas me demande si je vais finir ma bière ; je secoue la tête un peu perdu. Puis je sens soudain une main se poser sur chacune de mes cuisses.

– Tu sais Valentin, je me suis dit, puisque moi j’ai été ailleurs une fois, ça serait juste que tu te fasses un autre mec, toi aussi. Et justement, Samuel… eh ben il est comme qui dirait volontaire pour passer un peu de bon temps avec toi…

– Et en plus comme j’ai fait jouer mes relations pour que tu puisses travailler avec ton mec, ça serait un petit paiement en nature que tu m’offrirais pour me remercier. Alors, tu en dis quoi ? me chuchote Samuel en approchant son visage du mien.

J’essaie de tourner la tête vers Thomas, perturbé une telle proposition, mais le brun aux yeux bleus attrape mon menton et plonge son regard dans le mien en m’adressant un sourire coquin.

– Allons, soit pas timide, tu es chaud là, me dit le brun qui n’est pas mon mec en saisissant ma main pour la mettre sur son paquet.

Thomas prend ma deuxième main et la met entre ses cuisses : il est aussi raide. Je suis en train de palper deux morceaux équivalents. Je vire au rouge tandis que les yeux bleus me fixent toujours et que je sens mon esprit vaciller. L’excitation qui augmente. Thomas pose sa main sur mon entrejambe.

– Si tu as envie dis le mon bébé, susurre-t-il à mon oreille. Ne te retiens pas, je le connais et c’est juste une fois pour t’amuser. Je serai là aussi, tu n’as rien à craindre.

– J’ai une chambre si vous voulez, on monte ? Peut-être qu’il sera moins effrayé dans un lieu plus intime, sourit Samuel d’un air carnassier.

Je suis conduit manu militari à l’étage et, dès la porte se referme, les deux mâles se déshabillent. En plus des yeux, je constate une légère différence entre Thomas et Samuel, puisque le torse de ce dernier est recouvert d’une fine toison sombre. Les deux sont très désirables. Je suis raide dans ma salopette.

– Va te laver, et tu nous nettoieras après, d’accord ?

J’acquiesce simplement, et de toute manière même si la phrase est formulée comme une question, il est clair que ce n’en est pas une. Laver deux beaux mecs, ma foi… Je vais dans la petite salle de bain. Je découvre d’ailleurs avec joie que cet hôtel/bar a l’eau courante ! Ce n’était pas le cas chez les parents. Et comble du luxe, l’eau est chaude ! Je me considérais déjà comme chanceux d’avoir un évier avec l’eau froide dans notre appartement parisien... Je me fais couler un bon bain, en laissant une marge dans la baignoire au cas où les deux armoires à glace voudraient y rentrer avec moi. Mais seul Thomas me rejoint pour le moment. Je suis censé le laver, mais il partage les tâches et me frotte avec autant de plaisir. En même temps, il en profite pour stimuler toutes mes zones érogènes, faisant ainsi sauter mes dernières appréhensions sur un plan à trois avec de tels étalons.

– N’aies pas peur bébé, ça va bien se passer, tu as juste à te laisser aller. Pour une fois, on va te satisfaire à deux, alors que des fois on est pas tout à fait en lien alors tu restes sur ta faim… C’est que t’es sacrément sexe en fait quand on te chauffe bien, on dirait pas hein.

Il me sourit, amusé par cette dualité. Je lui rends son sourire tandis que je prends son sexe démesuré en main, plutôt que de le laisser taper contre mes abdos. Je le branle en me faisant dévorer la bouche. Les doigts de mon homme commencent alors à m’ouvrir le cul — enfin continuent, si on considère qu’il a joué avec moi tout l’après-midi. Vu mon état d’excitation, il pourrait déjà me prendre, ça rentrerait comme dans du beurre tendre.

– C’est bon, vous êtes propre ? A mon tour, poussez-vous les mecs, s’exclame Samuel en entrant dans la salle de bain.

Ses attributs masculins me semblent jumeaux de ceux de Thomas, et tout comme lui, il est déjà raide. L’ensemble de son service trois-pièces oscille à chaque pas, ses grosses bourses bougent de manière hypnotisante alors qu’il avance. Je sèche Thomas avec une serviette et Samuel nous remplace dans la baignoire.

– Tu as vraiment un beau cul, ça doit être un plaisir d’être dedans je pense. Thomas a vraiment de la chance de t’avoir comme mec.

Je rougis légèrement à cause du compliment. Son sexe raide au gland bien sombre m’appelle tout autant que celui, plus violacé, de Thomas. Je prends un gant et nettoie son corps massif. Dès que je l’ai lavé jusqu’à la taille, il m’attrape par la nuque et pose ses lèvres sur ma bouche. Sa langue force la barrière de mes dents et je me laisse faire les bras ballants. Mon chéri sent que je ne suis pas au top de la chaleur, alors il vient glisser son sexe entre mes fesses en me caressant dans le dos. Je réponds donc au baiser imposé et les dernières questions qui pouvaient se bousculer dans ma tête s’effacent.

Samuel me fait embrasser son biceps, puis pose mes lèvres sur ses larges tétons bruns. Sans réfléchir, je suce et j’aspire tandis qu’une de mes mains va jouer avec l’autre aréole. Ses soupirs graves m’excitent autant que ceux de Thomas qui se branle entre mes fesses. La sensation de son organe dans ma raie me fait bander à fond et je dévore le bouton de chair de Samuel avec plus d’avidité. Sa légère odeur masculine m’affame encore plus : il a un parfum propre, ce n’est pas de la sueur, mais pas non plus du savon, et sa peau me rend vorace. Je me courbe soudain pour gober son gland. Je me prends une claque sur l’arrière de la tête alors que Thomas me relève.

– On finit de se laver avant de faire ça, je comprends que tu sois excité face à deux mâles comme nous, mais tu vas devoir patienter encore un peu, m’ordonne Samuel.

Je reprends donc le gant pendant que Thomas continue de me faire gémir à force de jouer avec ma rondelle. Je frotte avec soin le corps imposant, en me dépêchant. Une fois terminé, Samuel se lève et me réclame une serviette. Je n’ai pas le temps de le sécher qu’il me l’enlève des mains et me courbe pour que j’avale sa queue, ce que je fais sans hésiter. Enfin ! J’avale d’un trait plus de la moitié de l’engin avant de remonter pour montrer mes talents sur son nœud humide. Je lâche un gémissement de bonheur en suçant cette grosse tige, la jumelle de celle de mon chéri. Ce dernier semble d’ailleurs en avoir assez de ne pas être au chaud — ou bien il veut m’entendre gémir encore plus — donc il entre en moi. Oooh, quelle sensation ! Avoir le même gros morceau devant et derrière, ça m’excite à un point ! Je ferme les yeux et j’imagine que c’est mon Thomas des deux côtés. Je me donne à fond ! Les deux gémissements se mêlent, comme s’il n’y en avait qu’un.

Alors que les mouvements sont presque frénétiques des deux côtés et que je pompe de manière débridée, comme si elles appartenaient réellement à un seul mec, les deux grosses bites se retirent en même temps. Je ne sais pas laquelle suivre pour continuer à prendre du plaisir. Je décide finalement de reculer pour garder mon mec en moi. Mais la main de Samuel sur ma nuque me retient et le vide se fait dans mon antre chaud. Ils m’emmènent dans la chambre et me mettent à genoux face à leurs sexes turgescents. Avant de pouvoir les saisir pour les branler, j’ai le droit à quelques bifles qui pourraient me sonner si elles étaient faites plus fort, vu la taille des organes qui me les mettent.

Une fois les deux en main, j’ai encore de quoi sucer largement, et mes doigts en font à peine à peine le tour. J’alterne entre les deux mecs, passe ma langue autour de leur couronne, salive bien sur toute la partie qui n’est pas recouverte par ma main en leur jetant un regard coquin quand je suce leur sucre d’orge. Ils m’encouragent à me donner à fond, je suis récompensé par leurs gémissements et leurs grosses perles de mouille. Ma mâchoire est mise à rude épreuve avec ces deux-là à satisfaire même si je ne les prends pas en gorge profonde. Quel pied de sucer ces titans sexys ! Puis mon mec s’allonge sur le lit alors que je m’installe à quatre pattes, la tête entre ses cuisses. Il me laisse sucer sa tige comme je le souhaite, par contre c’est le moment d’encaisser le « mâle » un peu plus brut qu’est Samuel. Ses mouvements amples et plus puissants me font m’empaler sur la queue de Thomas.

– Oh ce cul, sérieux les mecs si vous voulez refaire un truc comme ça venez me voir ! Mec, ton copain, il a un de ces culs... il aspire ma bite c’est un truc de fou.

– Bah en même temps à force, avec la mienne, il a bien dû s’y faire !

– C’est clair ! Au moins pas de risque de déchirure ! Avec des queues comme les nôtres, c’est le risque parfois, soupire le brun aux yeux clairs.

Je râle de plaisir plus que je ne gémis, la bouche trop pleine. Je contracte les lèvres sur le pieu de mon chéri alors que ma langue râpeuse lui frotte le frein. Il me caresse les cheveux et vient me pincer un téton, augmentant mes spasmes de plaisir. Je décide de coller mes mains sur le corps de mon mecs pour le caresser et stimuler encore plus son plaisir - et le mien au passage, j’adore toucher ses pectoraux fermes et gonflés, ses abdos en acier, ses cuisses puissantes, ses boules bien lourdes.

La cadence imposée par Samuel me pousse à avaler mon homme en entier. À chaque fois qu’il s’enfonce en moi, mes lèvres se posent sur la base de sa queue et elle me remplit la gorge. Je pars en arrière dès que le mastodonte derrière moi décule, et je dois avouer que suivre ce mouvement me permet de reprendre mon souffle. Après cet intense pistonnage, Samuel se retire et laisse la place à Thomas. De son côté, il ne me remplit pas la bouche, mais reste à ma droite et m’observe tandis que j’ondule mon bassin pour prendre davantage du chibre de Thomas. Je peux désormais me concentrer uniquement sur lui et je suis encore plus chaud. Je perds la tête, je sers mon anneau et en réclame plus encore, et plus fort ! Alors je me fais mettre sur le dos et me fais empaler, la prostate frottée à chaque aller-retour. Samuel décide finalement de poser son sexe sur mon visage, il trouve ça excitant et je garde son engin raide et bien humide avec quelques coups de langues, quand il n’impose pas directement son gros gland dans ma bouche.

– Ton mec, il est vraiment incroyable, tu penses qu’on peut lui faire une double ?

– On pourrait probablement, mais je suis pas sur qu’il veuille. Tu en dis quoi bébé ?

– Non non, pas de double, pitié !

Je les supplie presque ; je suis chaud, mais pas au point de me prendre leurs deux mandrins. J’arrive quand même à les rendre dingues et aussi brulants que moi, car pour éviter de jouir et continuer à me satisfaire, ils alternent les positions pendant je ne sais combien de temps. À force d’écraser ma prostate, un liquide clair s’écoule de ma queue et de mon cul, je tremble de partout et me resserre sur le sexe qui me prend - à savoir celui de Thomas. Ma contraction manque de le faire jouir, il se retire et Samuel s’assoit sur le lit en me disant de venir m’empaler. Nos gémissements continuent jusqu’à ce que je les conjure d’arrêter; ils m’ont vidé et retourné dans tous les sens, j’ai les muscles raides à force de me tendre, de me cambrer, de respirer de manière frénétique, de m’empaler sur leur queue. Je n’ai jamais autant donné de moi. Le vide qui se fait est presque un soulagement, et l’air frais qui vient chatouiller le gouffre qu’ils m’ont creusé apaise le feu de ma peau. Leur torse est gonflé par l’effort, les gouttes de sueur coulent entre les sillons fermes de leurs muscles bien visibles.

Les colosses me laissent m’allonger et encadrent ma tête avec leurs cuisses. La main sur leur pine raide, l’autre sur un téton pour me tirer de nouveaux soupirs, je me branle et eux m’offrent par moments leurs tiges à sucer. Tous les trois en choeur, nous poussons des gémissements, signes d’une proche délivrance, alors que leur respiration s’accélère, tout comme les mouvements sur nos engins gorgés de sang.

– Ouvre la bouche bébé ! Tu vas être gâté !

J’obéis sur le champ et tire même la langue. Je jette un regard de braise aux yeux marron, puis aux yeux bleus. Leurs énormes mandrins prêts à décharger se tendent simultanément et un geyser de sperme me recouvre la figure, sans oublier de me remplir la bouche. Cette chaleur humide me fait jouir dès que je reçois le premier jet, je me recouvre les abdos. J’avale les gorgées chaudes, épaisses et salées avant de reprendre ma respiration et de laisser mon corps se relâcher, épuisé. Je sens mon cul ouvert et humide, je ne me remets pas tout à fait de cet orgasme anal.

Avec leurs bâtons encore tendus, ils récupèrent les trainées blanches pour me les faire avaler, puis Thomas va chercher une serviette pour me nettoyer. Je m’endors ensuite entre les deux mecs.

Le lendemain matin, je suis réveillé par une présence dans mon cul. Je ne bouge pas, les doux mouvements amples me font penser que c’est Thomas. De toute façon, je suis encore tellement ouvert d’hier que je ne bronche pas, surtout que je prends du plaisir avec cette pénétration assez délicate. Je sens bien toute la longueur de la tige, et en même temps le mouvement est lent et régulier, suffisamment pour profiter et achever en beauté ce que nous avons commencé hier soir. Je lâche un long gémissement et les coups de reins s’accélèrent. Je sens le propriétaire de ce long sexe jouir en moi, bien au fond, avant de se retirer. Puis je me fais retourner et je suis serré contre un corps au moment où un autre sexe épais me pénètre. Ah non, là c’est Thomas. Ils sont vraiment semblables pour que je ne reconnaisse pas du premier coup celui qui me possède. Mais le côté câlin, c’est mon Thomas. Il me caresse le torse et m’embrasse dans le cou en glissant sa langue jusque sur mon lobe. Il me mordille légèrement, mais je ne réagis pas, emporté par le plaisir. Sa respiration me chauffe à nouveau - quand même moins qu’hier - et j’essaie de lui donner un peu plus de plaisir qu’à Samuel maintenant que je suis réveillé, sans trop bouger pour ne pas m’épuiser. Son torse se frotte contre mon dos et je sens ses deux petites pointes sensibles qui titillent mes omoplates. Il gémit et me laisse une marque dans le cou. Je me contracte sur son pieu; sa sensation est décuplée, son grognement bestial est la preuve de sa jouissance, et je la récolte aussi au fond de moi. Je ne vais pas devoir trainer à me laver si je ne veux pas couler de partout - et surtout je peux profiter d’un bon bain à l’eau chaude.

– Prêt à retourner à Paris bébé?

– Oui ! Ce voyage était éreintant.

– Mais génial non? Tu as vraiment été comblé.

– Oui, au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer, c’était presque trop, tu me suffis largement au quotidien, mon coeur.

Samuel, qui nous a entendu discuter, rigole et me met une tape sur les fesses quand je sors de la baignoire. Un passif comme moi, c’est rare selon lui, je ne devrais pas me limiter. Il espère, me dit-il, avoir un accueil aussi généreux quand il viendra visiter la capitale. Ou bien il compte carrément déménager pour être plus proche de nous. Thomas ricane, lui me connait bien, il sait que ce sont les hormones et le fait qu’il m’ait poussé qui m’ont fait accepter.

Plus tard dans la journée, alors que j’allume la chaudière, le chef de gare du Havre vient nous saluer personnellement et nous souhaite bon voyage. Au moment de descendre, quand les roues se mettent en branle, il ajoute :

– Et à très vite, car mon frère a décidé d’aller vivre dans la capitale, je ne le laisse pas seul !

Vu son regard, je crois que ce petit épisode à trois n’est qu’un aperçu de ce qu’on va vivre plus tard si Thomas et moi décidons de nous “ouvrir”...

 

**** Bonne année à tous ! Merci à ceux qui me font un mail d'encouragement ça fait plaisir ! Biz ****

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Autres histoires de l'auteur : Les chemins de fer - À deux sous le sapin - L'inconnu du train - Je (me) décoince (avec) mes amis - Le pompon du marin - Frenchies in a New World - Mon meilleur ami et moi dans les bois - Mon ami l’escort - Mon âme au diable - Au fond on ne change pas - L'inconnu de la poste - Remis à ma place - Le mec idéal - Rendez-vous particulier

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