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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Grenier -04

Bon voisinage.

Une voix grave et forte. Je sursaute et me retourne le cœur battant. Anton, mon voisin, vient de refermer la barrière de son jardin qui possède également un accès direct au chemin de la plage. Il se dirige vers moi d'un pas souple. Dans le sentier ombragé et verdoyant, il est comme un tigre surgissant de la jungle. J'hésite. Entrer ou rester ? Il est plus rapide que ma prise de décision. Je déglutis. Il est impressionnant de près. Plus grand qu'Élouan et plus large encore. Ses yeux marron clair tranchent sur le hâle de son visage barré d'un sourire. Carnassier.

— Bonjour, jeune voisin.
— Bonjour
Il éclate de rire. Je n'ose plus bouger. Il me fixe une lueur rusée dans le regard. Je serre la poignée du portillon.
— Que me voulez-vous ?
— Je ne te veux rien. Je te veux, toi.
Mon cœur tente de sortir de ma poitrine. J'ai chaud aux joues.
— Il rougit ! Trop mignon. On se demande comment une réactionnaire et un psychorigide ont pu pondre un enfant si beau. Quoique le psychorigide n'est pas mal. Ton père avait finalement raison. Je n'aurais pas dû exiger l'abatage de ce vieil arbre, mais il était dangereux et faisait de l'ombre sur ma terrasse. Peut-être que ton paternel soupçonnait le voyeurisme de son charmant bambin ?
— Je ne vois pas de quoi vous parlez ! Bonne journée.
La honte, la honte, la honte. Je m'élance dans le havre protecteur de mon jardin, mais Anton me retient par le bras.
— Pas si vite gamin !
— Laissez-moi !
— Je n'en ai pas fini avec toi. J'aimerais avoir une petite discussion.
Je panique et m'embrouille dans des excuses.
— Je ne recommencerai plus, c'était par hasard
Il s'éclaffe.
— Mais cela ne me dérange pas, au contraire ! Par contre mon chéri apprécie moins. Il s'affolait à l'idée d'être vu. Il ne s'est pas encore outé.
— Je suis désolé.
— Ne t'inquiète pas. Je vais l'épouser, il y sera bien obligé. Je me demande si ta mère de maire acceptera de nous unir.
— M'étonnerait. L'année dernière, elle s'est arrangée pour quitter la commune afin d'éviter de marier deux femmes.
— Tu dois te sentir solitaire dans cette famille. C'est ton petit copain, le blond qui était derrière toi ? Arrête de rougir !
— Oui. Non, c'est mon meilleur ami.
— Compliqué. Je doute que ce soit une bonne idée, le meilleur ami. Je parie qu'il est hétéro.
— Oui, mais curieux.
— Il y a de l'espoir. Je pensais me balader pendant que Jérémy se repose, son boulot et moi l'épuisons, mais en t'apercevant j'ai eu envie de découvrir la vue que l'on a de ton grenier.
Je reste silencieux. Mes parents sont absents, chacun de son côté. La voie est libre. Il me jauge et insiste l'air provoc.
— Alors ?
— D'accord.
— Je te suis.

Nous grimpons l'escalier pentu et encore une fois, je referme la porte du grenier derrière quelqu'un. Anton semble immense, le sommet de son crâne touche les poutres. Je lui désigne l'œil-de-bœuf et l'accompagne vers l'ouverture. Il se penche.
— Ah quand même ! On voit tout ! Hé ! Regarde, Jérémy fait sa sieste ! Qu'est-ce qu'il est beau mon petit mec !
Son ton attendri me surprend. Pas longtemps. Il me tire par la main et me plaque contre lui.
— Toi aussi tu es craquant !
Il cherche à m'emballer, mais je me rebiffe.
— Vous avez quelqu'un !
— Et alors ? Il est jaloux, mais il n'en saura rien et puis tout à l'heure il n'a pas voulu. Son petit cul bronzé m'excite d'ici.
— Je ne peux pas, mes parents ne vont pas tarder.
— Menteur. Ils ne sont jamais là, à se demander si vous êtes vraiment une famille !
Il essaie encore, ses lèvres chaudes se posent sur mes joues et glissent vers mon menton. Ses mains enserrent mes fesses et me collent à lui. Je devine contre mon bas-ventre son érection. Dans mon short c'est la folie. Je bande. Le souffle d'Anton dans mon cou me donne des frissons.
— Tu es jeune, profites. Tu es dans le même état que moi.

Il malaxe mon attirail à travers le tissu. Son bassin ondule contre le mien. Il m'embrasse à nouveau. Je cède. Après tout je rêve de coucher avec lui depuis une semaine. Mes lèvres à peine entrouvertes, sa langue épaisse et agile m'envahit et m'entraine dans une sarabande infernale. Nos muscles se vrillent ensemble et tournent. Je me détends et passe mes bras autour de son cou et me colle à lui. Je sens ses mains qui se glissent sous mon tee-shirt. Elles sont chaudes et sèches. Il me serre la taille, ses pouces appuient sur mon nombril et le titillent. Je frémis. Il me retire mon vêtement et siffle.
— Vraiment joli !
Il effleure mon torse, de haut en bas et au passage happe mon short pour le descendre sous mes hanches. Ma queue libérée se redresse comme un ressort. Il s'agenouille aussitôt et engloutit mon sexe. La chaleur de sa bouche se répand le long de ma tige. Je me cambre et me raccroche à une des solives. Je ferme les paupières. J'entends les bruits de succion et la respiration d'Anton. Concerto excitant. Je m'enfonce dans sa gorge de velours lui arrachant des grognements. Ses mains triturent mes fesses et petit à petit se dirigent vers mon entrée secrète. Un des doigts s'attarde dans mon sillon. J'ouvre les yeux et tombe dans ceux dorés d'Anton. Il sourit la bouche remplie puis me libère. Je commence à déboutonner sa chemise en lin. J'écarte les pans et découvre un torse musclé. Je bave devant ses pecs proéminents, ses tablettes bien découpées. Une repousse de poils bruns s'évase du bas ventre jusqu'à sa poitrine. Je n'avais pas eu tous ces détails la dernière fois, du coup, je me jette sur le haut de son pantalon ample qui ne révèle pas tout. Je défais sa ceinture et ouvre la braguette. Après le tissu encore du tissu, celui, noir de son boxer. Mon impatience me rend maladroit dans le déballage de la bite d'Anton.

— Calme-toi. Tu vas l'avoir.
Je me redresse un peu honteux de mon inexpérience. Anton libère son engin, son terrible engin. Il est plus gros que je ne l'imaginais et dépasse celui d'Élouan d'au moins 3 cm. Il se dresse large et droit jusqu'au nombril. J'avale ma salive. Comment vais-je faire pour encaisser ce manche brun aux couilles sombres et velues ? J'entends un petit rire.
— Eh oui. Des doutes ?
— Non, non, mais, euh, ben, il est balaize.
— Merci. C'est ce qui fait mon charme. Je m'occuperai de toi comme il faut et tout ira bien dedans.
Nous terminons notre dessapage. Anton retire des préservatifs de la poche de son pantalon. Il agite les sachets devant mon nez.
— Toujours en avoir sur soi, n'est-ce pas ? Au fait, c'est comment ton prénom ?
— Jili.
— Anton.
Les présentations achevées, il prend les choses en main, c'est-à-dire mes fesses. Il me demande de me mettre à quatre pattes de manière à ce qu'il puisse mater son Jérémy en train de dormir le cul à l'air. Il embrasse ma nuque et mon échine jusqu'au creux de mes reins déclenchant une tempête sur mon épiderme. Il pince un de mes tétons et provoque un frisson dans mon corps.
— Mmmm !
— Sensible.

Anton est assez grand pour s'occuper de mon œillet et de mon téton en même temps. Je couine entre ses mains et me tortille pour l'aider. Il abandonne le haut pour se concentrer sur le bas. Je sens mes fesses écartelées et entends un bruit de crachat. La tiédeur de sa salive n'apaise pas le feu de mon trou. Il me lèche avec avidité, grognant et soufflant entre mes lobes. Sa barbe frotte contre ma peau à chacun de ses coups de langue qui entre et sort. Monte l'envie de plus. Le plus devient un doigt, puis deux. Je gémis sans discontinuer sous ces caresses internes. Anton ne rate pas sa cible et masse langoureusement ma prostate. Mon désir grimpe, grimpe. J'accompagne le mouvement d'Anton afin d'accroitre mon plaisir. Je baisse la tête entre mes biceps tendus. Mon pénis pointe vers moi, du liquide s'en écoule faisant briller mon gland. La voix rauque d'Anton vibre contre mes fesses.
— Tu aimes ?
— Oui, oui. Aaaah !
— Attends un peu.
Anton me lâche provisoirement. Je l'entends s'équiper. Je suis impatient. Je brûle. Enfin, il empoigne mes hanches et me positionne en me tirant vers lui. Sa queue tâte mon derrière fébrile. Je me cambre à mort quand il ouvre mon boule. Son membre passe et repasse le long de ma raie. Je le supplie.
— Viens ! Je n'en peux plus.
— J'arrive.
Il tapote mon petit trou qui va voir grand. Soudain, il me claque les fesses et enfonce son monstre d'un seul coup écartant mon anneau. J'ai le souffle coupé. Il se retire lentement et revient moins brusquement. J'ai gravement l'impression qu'un géant cherche à entrer dans ma minuscule grotte. Je ne retiens pas mes cris. Entre douleur et plaisir, mon cul balance.
— Voilà, je t'ai tout mis
Je retrouve une respiration plus calme grâce à ses caresses sur mon dos et mes fesses.
— Ta peau est douce.

Il continue à me chuchoter des compliments et des encouragements. Je m'habitue à son imposante présence dans mon intérieur. J'ai chaud et des frissons parcourent mon corps. Ma queue fait un peu la tronche et pend entre mes cuisses. Je la prends et me masturbe lentement.
— Je vais bouger Jili.
Il accompagne son recul dune autre fessée. Sa chaleur n'a d'égal que celle de mon rectum plein à craquer d'Anton. J'encaisse sa force en me reposant sur les coudes. Mon nez frôle par intermittence la vitre. Jérémy sieste toujours au soleil. Anton épouse mon corps et soupire à chaque coup de reins.
— La vache ! Tu es serré.
Il continue son travail en moi. Sa bite de malade me dilate et me comble. Je me sens si bien, si bien. Je plane en émettant de faibles couinements à chaque passage. Anton me ramène sur terre.
— J'ai chaud, à ton tour de bosser !
En basculant en arrière, il me tire vers lui et je me retrouve assis sur son bas-ventre, sa verge profondément fixée en moi. La surprise me fait hurler.
— Aaaah !
Anton soulève mon postérieur.
— Au boulot !

Sa queue quitte mon antre lorsque je m'accroupis. Je me la remets et commence à monter et descendre le long de cette hampe de chair qui explose mon anus à chaque passage. J'ondule sur Anton qui me pétrit le fessier avec ardeur. Je vais de plus en plus vite. J'adore, j'adore. Mon partenaire bouge son bassin et à chaque jonction, je gémis. Anton se redresse et embrasse le bas de mon dos. Sa voix rauque couvre la mienne quand il demande de me retourner.
— Je veux voir ton visage.

Aussitôt fait. Je m'accroche à lui comme si ma vie en dépendait. La sueur brille sur les muscles bandés de ses bras et de son torse. Il m'aide à monter et à descendre sur sa queue. La mienne frotte contre son ventre. C'est bon ! J'oublie Anton et pars en vrille. J'accélère. Il me dit de me calmer, mais mon plaisir m'emporte dans un sprint infernal. Il tente de m'emprisonner, mais mon bassin continue sa danse. Explosion. Je me crispe sous le souffle qui ravage mes entrailles. Ma queue gicle ma lave entre nos abdos. La marée rouge de l'orgasme reflue et me laisse sans force. Je suis un pantin dans les bras d'Anton. Il m'allonge et entre en moi pour me secouer jusqu'à son extase qui cogne contre mes parois sensibles. J'aime cette impression de n'être rien. Rien qu'un trou.
Anton se retire et se débarrasse de la capote ronde de son sperme. Sans tous ces problèmes de transmission de maladie, il m'aurait inondé de son jus. Je ressens une légère frustration alors qu'il s'écroule sur moi en m'embrassant à pleine bouche. J'aime son poids qui m'étouffe. J'enlace son large dos et mordille le cou où je détecte la fragrance minérale de son parfum. Sa barbe me chatouille lorsqu'il me bécote. Nous comatons quelques minutes à récupérer de notre étreinte. L'humidité de mon sperme nous colle au moment de nous détacher. En m'asseyant, j'ai encore la sensation d'être rempli. Une douce joie se repend en moi, car mon été solitaire devient de plus en plus torride.

Pendant que nous nous rhabillons, Anton me questionne sur ma vie. Je lui exprime mes peurs et mes projets d'avenir loin de ce bled. Il me fait remarquer que l'on a droit d'être PD partout, mais comprend très bien mon désir d'attendre mon indépendance financière pour m'assumer complètement. D'ici là, il m'assure de son soutien en cas de conflit avec mes parents.
— Parce que si tu continues à baiser dans ce grenier tu vas finir par te faire griller. Ma porte t'es grande ouverte. Le week-end prochain, j'ai des potes qui descendent de Paris, tu pourras t'amuser.
— Merci. Ils viennent pour ta crémaillère ?
— Entre autres. J'organise deux soirées, l'une pour le voisinage et une autre pour mes amis. Ils ne viennent pas pour le climat, mais pour m'aider à ouvrir les yeux de Jérémy.
— Pourquoi ?
— Eh bien, je veux qu'il comprenne que l'on peut être amoureux et voir ailleurs ensemble ou séparément quand l'occasion se présente. Je suis venu m'enterrer ici pour lui. Il peut bien me faire des concessions depuis qu'il est revenu travailler dans sa région, il est comme toi soucieux du regard des autres et de sa famille. Il faut que cela change ! Je l'aime, bordel !
— Il a de la chance.
Il rit en terminant de reboutonner sa braguette.
— Tu es jeune, tu as le temps, amuse-toi avant. Avec prudence.

Il ébouriffe mes cheveux et nous quittons joyeux et repus le grenier.
Anton m'a laissé son zéro six m'incitant à l'appeler. Je le regarde se faufiler entre les massifs plantureux de fleurs, fierté du jardin de ma mère. Sa grande silhouette disparait à peine derrière la végétation que la porte d'entrée s'ouvre. Mon père, Yann. Il revient de sa journée de voile. Il possède en commun un bateau avec son meilleur ami. Il ne me voit pas, car je suis caché par le voilage de la baie vitrée. Je suis sidéré par son expression. Il rayonne en posant ses affaires. Je ne lui ai pas connu un sourire aussi large depuis deux ans. Depuis qu'il m'évite et me fuit sans explication. Je sais bien que ma mère et lui ont une vie séparée, sans amour, mais moi, je ne lui ai rien fait. Il me manque, mais j'ai trop peur de sa froideur. Son visage se ferme dès qu'il m'aperçoit. Il s'adresse à moi d'un ton acerbe.
— Jili ! Je t'ai déjà dit de ne pas trainer dans la maison, surtout quand j'y suis. Tu n'as pas d'amis à importuner ?
— Si. Désolé.
Je débarrasse le plancher, le cœur lourd. La cruauté de mon père vient de détruire le bénéfice de ma baise avec Anton. Tout est à refaire.
 " J'ai hésité à publier la suite car ce n'est pas assez hard pour ce site, mais bon autant aller jusqu'au bout"

LePoulpe

gaellg88@gmail.com

Suite de l'histoire

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