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HISTOIRE

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Hommes de Loi -04

Pharmacie

Je n’avais rien de spécial à reprocher à l’hôtel qui m’était assigné le temps que mon logement de fonction ne soit prêt. Je l’ai dit, il me ressemble. Sombre au premier abord, puis chaud si l’on sait l’apprivoiser. Mais surtout vide, certains soirs, certaines nuits, certains jours même. La pluie s’abat autant sur le toit que sur mon esprit et mon humeur. La nuit a été courte, très courte.

Comme d’habitude, les insomnies m’ont poursuivi. Malgré la musique, malgré la détente, malgré le soutien de la procureure. J’ai pu détailler chaque point de ma chambre, et la voir se dilater, se transformer même au fil des mes hallucinations et somnolences. Mes insomnies sont magiques. Je ne suis plus le même, je deviens quasiment omniscient mais mélancolique. La tragédie de la conscience est son ombre. A force de tout éclairer de son puissant projecteur, les ténèbres s’emparent de l’ombre et, par extension, du projecteur lui-même.

Ce matin, il n’en est rien. Je suis plutôt de bonne humeur, loin de la journée que j’ai pu passer hier. J’exagère sans doute un peu les déplaisirs de ma journée passée. Après tout, j’ai rencontré le beau Samuel. Mais me revient avant tout l’image du substitut. Stéphane. Je n’arrive pas à comprendre qu’il ait pu être si affecté par mon passé. Il n’est pas là pour s’apitoyer sur mon sort. Au contraire, il devrait me forcer à garder ma vie privée, privée précisément. Non, il exacerbe, il sort les ténèbres du passé. Il souffrait avec et pour moi.

J’en profite pour me regarder dans la glace installée contre un mur. Un immense miroir mural qui me permet de me voir en entier. C’est rare, j’apprécie. Je me scrute comme si je voulais me trouver une qualité. Je suis assurément de meilleure humeur qu’hier. Je ne me trouve plus aussi ignoble. Ou bien souffrais-je hier de la comparaison avec Samuel. Il me plaît beaucoup, physiquement du moins.

Bien sûr je n’ai plus son physique sportif. Il n’y a ni abdo ni pectoraux sur mon torse. Je n’en veux pas. Je n’ai jamais été habitué à côtoyer sur moi ces critères de beauté. Je n’ai jamais été habitué à attirer le regard pour mon physique. Je ne le veux pas. Pourtant, je vois ces yeux curieux s’arrêter parfois sur moi. Ils croisent alors les miens et se figent. C’est ce qu’ils cherchaient, sans doute. Ils voulaient voir en moi au-travers de mes yeux.

Je ne me sens plus vide comme hier soir. Je me sens parfois schizophrène, tantôt pleinement acteur de ma vie et pris par une fièvre me rendant invincible, tantôt dévasté par un chaos intérieur qui m’empêche ne serait-ce que d’avoir envie de bouger. Il y a plusieurs Julien en moi, j’en suis sûr. Non pas des facettes, ce serait normal. Mais l’un qui vit le jour, l’autre la nuit, un troisième la soirée, un quatrième lorsque je suis seul, un cinquième quand je suis au boulot, un sixième quand je suis avec … Non, je chasse l’idée, le souvenir, le nom, tout ! Mon esprit n’a pas le droit de s’arrêter sur ça.

J’enfile enfin une chemise, trouvée au hasard d’une de mes valises. Je récupère mon costume. J’évite le noir, on va encore me dire que je suis sombre. Je prends le bleu clair. J’ai clairement une autre allure. C’est aujourd’hui que Samuel aurait dû me sauver la vie, pas hier. Me sauver la vie… Ces mots résonnent dans ma tête comme si elle venait de se transformer en salle de concert. Il aurait peut être dû me laisser là après tout. Et puis non. Je ne suis pas du style à me laisser abattre. Du moins pas par moi-même. Quant aux balles des autres, nous verrons bien.

Je sors de ma chambre avec un manteau beige. Vraiment, Samuel aurait dû me voir aujourd’hui. A défaut d’avoir la tête et l’âme au clair, je fais illusion en me montrant plus coloré. Le personnel de l’hôtel me salue sympathiquement, je saute le petit-déjeuner pour directement marcher vers la première pharmacie de la rue. Je dois éviter de reproduire l’épisode d’hier et prendre mon traitement.

La file est un peu longue, je vois quatre personnes devant moi. Je remarque surtout deux hommes. Je dirais de l’âge de Samuel. Bien, maintenant Samuel devient une échelle de mesure pour moi. Vivement que nous couchions ensemble, je pourrai ainsi mieux noter mes autres partenaires ! Je m’agace moi-même. D’ailleurs, je devrais me calmer, vu les veines qui se dessinent sur mes mains. J’ai beau être dans une pharmacie, ce n’est pas le moment de faire mon intéressant avec une nouvelle crise.

Ces deux hommes donc. L’un des deux a ce qui ressemble à une griffure tout le long du bras. L’autre a quant à lui un hématome impressionnant qui part de la tempe jusqu’à sa joue. Je n’aimerais pas devoir le supporter. Mon visage est suffisamment fermé et dur pour que se rajoute des blessures de ce type. Sans compter que je déteste les points sensibles visibles. Comme une faiblesse à la vue de tous.

Le pharmacien ne cesse de les questionner sur l’origine de ces différentes égratignures, mais ils restent impassibles. Je remarque que celui qui a été griffé semble prendre les choses en mains. Celui défiguré a la mine déconfite, outre sa blessure. Il me paraît complètement désemparé. Dès qu’il souhaite prendre la parole, son ami – le sont-ils ? – se tourne vers lui avec une attitude si glaciale qu’il se fige et ne termine pas sa phrase ou même son premier mot.

Finalement, le pharmacien lâche prise et accepte de leur donner tout le nécessaire. Il ne pouvait décemment pas les laisser dans cet état. Le griffé, encore une fois, prend le dessus, paie, tout en rabattant le second d’une main alors qu’il cherchait à ouvrir son portefeuille. Grand frère, ami, amant, peu importe, il y a une relation particulièrement déséquilibrée entre eux.

A mon tour. Je ne peux m’empêcher de les regarder partir, intrigué, inquiet peut-être. Le pharmacien se saisit de mon ordonnance, semble avaler difficilement. Et oui, je ne viens pas chercher du paracétamol moi. Il vérifie l’ordonnance afin de s’assurer qu’elle est conforme. Je n’ai pas cherché à comprendre tous les feuillets. Je sais seulement que c’est une ordonnance d’exception, qui nécessite ma carte d’identité et tout ce qui va avec.

En attendant que les médicaments tombent, j’engage la conversation :

« Ils étaient particulièrement amochés les deux jeunes, non ?

Pas vraiment, le premier a juste une longue entaille dans le bras. Elle n’est pas profonde et rapidement se cicatrisera.
Le second, lui…
Lui m’inquiète davantage. Sa blessure n’était pas de belle couleur. Il risque de garder des traces sans une bonne prise en charge.
Ils étaient allés voir un médecin ? Je suis peut-être intrusif, déformation professionnelle.
Non, c’est bien le problème. J’ai vu que vous étiez officier de police judiciaire sur l’ordonnance, c’est pour cela que je vous réponds.
Et le premier avait un net ascendant sur le second.
J’ai remarqué aussi. Je crains le pire.
Pourquoi ? Une bagarre qui aurait dégénéré entre amis ?
Ils sont en couple.
Et vous imaginez que…
Oui, des violences conjugales. Après tout, imaginez. L’entaille pourrait être une griffure de défense. Quant au second, il pourrait s’agir des coups de son conjoint. Un coup de chaussure par exemple.
Même si je partage votre crainte, je n’en suis pas sûr.
Parce que vous pensez que les violences conjugales ne sont que chez les hétéros peut-être ? s’exclame-t-il avec énervement.
Calmez-vous ! On peut être flic mais pas con vous savez. J’ai vu des personnes battues, j’ai accueilli des personnes en détresse. Elles n’allaient pas en compagnie de leur tortionnaire s’acheter des médicaments.
Ils ont en effet acheté davantage pour l’homme touché au visage que pour le second.
Normal ! Il n’a qu’une griffure.
Pour moi, c’est un homme battu ».

Je ne peux pas lui donner tort, mais je n’arrive pas à être convaincu. Tous les signes sont pourtant là, c’est vrai. Surtout cette domination que l’un exerce sur l’autre. Ils sont déjà loin sans doute, j’aurais dû les arrêter tant qu’ils étaient encore dans la pharmacie, au moins pour leur demander mon chemin ou feindre un appel urgent à passer, afin d’en savoir plus sur eux. S’ils étaient d’ici, la nature de leur relation.

J’aurais été capable de les draguer simplement pour que tout cela soit clair. On m’a toujours reproché mes méthodes, qui mêlent parfois le privé et le boulot. En réalité, je ne mêle rien. Si en jouant au Dom Juan, au flic pervers ou encore à l’amant passionné, je peux résoudre une enquête, protéger des innocents ou mettre à l’ombre des salauds, il n’y a aucune raison de ne pas le faire. Après tout, j’ai choisi ce job pour ça. Se sacrifier avant de sacrifier les autres.

Perdu dans mes pensées, j’en oubliais de récupérer ma voiture pour aller au commissariat. Il n’aurait pas été sage de marcher jusque là-bas. En quelques minutes je suis garé, toujours sous la passerelle. Je crois que je ne pourrai jamais m’empêcher de décrocher un sourire chaque fois que je serai sur ou en-dessous d’elle.

Mes premiers pas dans le commissariat sont assez calmes. Je ne reconnais personne, et tant mieux. Derrière moi, j’entends trois voix plus puissantes, quand soudainement l’une d’entre elle m’appelle :

« Julien ! Ju… Commandant Daviau ! »

Je reconnais évidemment ce timbre, c’est Samuel. Samuel qui est rouge de honte quand je me retourne, probablement d’avoir utilisé mon prénom. Surtout en présence de Stéphane et du commissaire Mancini. Je ne sais alors plus si je souris à cause de son indélicatesse, de la couleur de son visage, de son air juvénile et séduisant ou du simple fait de le revoir. Il m’a frappé au cœur ce Samuel. Et pas seulement durant le massage cardiaque.

« Lieutenant Vaughan, Commissaire Mancini, Substitut Bauer. Quel plaisir.

Commandant, souffle le Commissaire. Plaisir partagé. Et ce n’est pas une formule d’usage. Je me réjouis de votre arrivée ici.
Merci Commissaire.
Le Lieutenant Vaughan et vous semblez déjà vous connaître, visiblement. Il vient d’arriver parmi nous mais a déjà choisi de s’entourer des meilleurs. »

Je frémis d’inquiétude, soudainement. Et s’il leur avait raconté ma mésaventure d’hier matin ? L’un comme l’autre commencerait à douter de ma capacité à exercer. Si on me retire mon arme, je tire une dernière balle avec avant. Histoire d’en rajouter une !

« Le hasard, Commissaire. En montant les escaliers, on tombe parfois sur les bonnes personnes. » dit Samuel avec un sourire complice et moqueur.

Il ne dira rien, je suis rassuré. Il me regarde avec intensité, tellement profondément. Il me désarçonne ce garçon. Le Substitut me sort de mes songes :

« J’ai une nouvelle à vous annoncer Commandant. Pour nous, elle était mauvaise. Je crois que le Lieutenant Vaughan s’en réjouit. Peut-être que vous aussi.

Malheureusement, Commandant, la brigade financière est en sureffectif, précise le Commissaire.
Ainsi, nous avons pensé que vous pourriez être un support pour l’ensemble de la Police Judiciaire, continue le Substitut.
Je vous connais, vous êtes efficace. Sur les stups, vous avez été redoutable, je m’en souviens. J’ai besoin d’un Commandant comme vous ici, pour me seconder.
Si vous l’acceptez, Commandant, vous pourriez donc être affecté ou vous rattacher, selon les instants, aux différentes enquêtes de la PJ » termine le Substitut.

Le sourire de Samuel s’agrandissait encore. Si j’acceptais, je pourrais par exemple le rejoindre de temps à autres sur ses enquêtes. Cette perspective me plaît, c’est vrai. L’idée de butiner aussi. J’aurai l’esprit et le corps occupé.

« Merci de votre confiance. J’accepte. A une condition.

Laquelle ? dirent-ils en chœur.
Laissez-moi, parfois, suivre mon instinct. »

J’ai senti chez le Commissaire une confiance encore davantage gonflée, et chez Stéphane une pointe d’incertitude. Ce dernier se fait alors couper la parole :

« C’est oui, Commandant ! Oui !

Très bien. Je dois vous laisser alors, j’ai des vérifications à faire ».

 

JulienW

jw04@gmx.fr

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