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DESTOCKAGE DVD GAY
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HISTOIRE

SHOPPING

Maxime

Je n'ai jamais réussi à rester éveiller dans un train. La chaleur étouffante qui y règne pendant les heures d'affluence, les odeurs que dégagent tous ces gens pressés d'aller au travail pour faire des choses qu'ils n'aiment. Dormir dans le train, c'est m'échapper de tout ça.

Pourtant, cette chaleur et ces odeurs, il faudra que je m'y fasse. L'année commence académique commence aujourd'hui, et je suis bien parti pour faire ce trajet tous les jours. La petite demi-heure qui sépare mon village du campus permet à mes parents de me payer un abonnement de train plutôt qu'un kot...

Le train entre en gare, les gens se pressent près des portes, ils poussent, râle de ne pas déjà être dehors.

Dehors, justement, il fait bon. L'été est arrivé tard, et l'automne ne laisse encore rien deviner de son arrivée prochaine. Partout, des étudiants en short, bermuda ou jupe sortent des trains, pour s'engouffrer dans des bus, où ils retrouvent une chaleur étouffante et des odeurs désagréables. Mais malgré mon dédain devant ce contact un peu trop rapproché des transports en communs je fais comme eux.

Je ne suis pas encore entièrement éveillé. Les universités s'arrangent toujours pour faire commencer leurs journées à 8 heures... c'est trop tôt pour moi. Mais je ne manque pas de remarquer certains canons, des prodiges de beauté de l'espèce humaine, dans le bus. Celui là, près de la fenêtre est superbe: cheveu blond assez courts, nez droit, une peau sans la moindre imperfection... Dommage qu'il parle. Même à 5 mètres de lui, j'ai l'impression de sentir son haleine.

Dans les reflets de la vitre, je passe un moment à m'observer, moi aussi. 1 mètre 85, les yeux verts et les cheveux bruns, mi longs, un peu en bataille. Je suis plutôt mince. Pas maigre. Ma longue pratique de la natation m'aura au moins apporté ça: un corps sain, bien développé et musclé, sans l'être exagérément.

Mais revenons-en aux garçons. Et oui, aux garçons! Je crois qu'après maintes intenses réflexions, des remises en question à n'en plus finir, je peux reconnaître que je suis gay. Mais même si je m'assume plutôt bien, c'est n'est pas une raison pour le répéter sous tous les toits!

Le trajet touche à sa fin. Voilà le campus. Il y a nettement plus de monde que lors de mon inscription. Heureusement, ce n'est qu'une partie de l'université, la faculté des sciences. Il y a 7 amphithéâtres, mais j'ai très souvent cours au n°3 (quelle originalité dans les noms... on ne s'est pas foulé il me semble).

La encore, mon regard est attiré par de somptueuses créatures, mais rares sont celles qui se dirigent vers le même amphi que moi.

C'est grand, c'est vieux, c'est froid, c'est gris; bref, c'est laid. Je retrouve vite Julien, mon ami de l'an passé, avec sa copine, Marie, qui est aussi une de mes meilleures amies. Cependant, aucun des deux ne sont pour l'instant au courant de mon "penchant".

-Ah, salut Elian, me lance Julien quand il me voit. Je ne m'attendais pas à ce que tu arrives à te lever pour un simple cours de bio... surtout à cette heure.
-Je vois que tu commences bien la journée. Déjà une remarque. Bonjour quand même.
Je lui souris, et il me rend mon sourire. Marie a, semble-t-il eu autant de mal que moi à venir pour une heure aussi matinale.
-Voui, bonnnnnnnjour, me dit-elle en baillant.

Et là, juste à ce moment là, par le hasard le plus merveilleux, par une volonté inespérée d'une puissance supérieure quelconque, un superbe jeune homme vient près de moi.
Il est grand, beau, très beau. Il a de courts cheveux châtains clair, des yeux bleu marine.
-Euh, je peux m'asseoir ici?
-euh,... eh bien... euh....oui, euh, sans problème.

Il s'assied, et aussitôt, recommence à me parler.
-Je m'appelle Max, et toi?
-Euh... Elian. Ravi de te rencontrer.
-Ouai, moi aussi. Tu as quel âge?
Voyant que la conversation s'oriente vers les sujets bateau, je me décrispe.
-18. Et toi?
-Aussi.

Soudainement, il se penche vers moi, respire très fort, puis se redresse.
-Tu sens vraiment bon! C'est rare. J'aime vraiment bien.

Je te remercie Max, mon parfum c'est Jean Paul Gauthier c'est mon préféré et je suis ravi qu'il te plaise.
Je ne pouvais m'empêcher de le regarder du coin de l'oeil, c'était inespéré de voir cette beauté pareille à mes côtés.
J'avais eu le temps de détailler la façon dont il était habillé avant qu'il prenne place à mes côtés, il était vêtu d'un bas de survêtement blanc Lacoste et un tee-shirt Nike bleu et des chaussures converse.
- Tu fais quoi comme sport ?
- De la natation et toi.
- Super moi aussi

C'était géant, je languissais déjà de voir ce corps de rêve barbotant à la piscine et par-dessus tout j'espérais le voir nu sous les douches.
Le premier cours était barbant, je m'efforçais à garder les yeux rivés sur le prof pour éviter de fixai Max qui de temps à autre me regardait également.
Il me plaisait à penser que lui aussi pouvait être gay et qu'il m'avait peut-être remarqué, c'est pour cela qu'il était venu se mettre à mes côtés.
Notre cours étant terminé je lui proposais de venir boire un coup à la cafeteria, il ne se fit pas prié et nous prirent le chemin indiqué par les petits panneaux accroché sur les murs.
Nous étions assis l'un en face de l'autre buvant un coca cola. Je n'osais pas lui poser des questions trop personnelles de peur de me faire remballer.
- De quel coin tu es max ?
- Je suis d'ici j'habite à 10 minutes à pied de la maison.
- Tu as de la chance, moi c'est le train et le bus tous les matins et avec ces fortes chaleurs c'est l'angoisse.
- De temps à autre si ça te dit tu peux venir à la maison dormir, cela t'évitera ce trajet pénible, de plus j'aurai un peu de compagnie autre que mes parents.
C'était une offre inattendu qu'il venait de me proposer, je le remerciai pour sa gentillesse et j'acceptai éventuellement un de ces jours son invitation.
J'avais la chance inouïe d'avoir rencontré le premier jour le garçon pour qui j'avais déjà le béguin et je sentais au plus profond de moi-même que je n'étais pas indifférent à ses yeux.

Il était l'heure de reprendre les cours et je devais me séparer de lui, car nous avions des matières différentes.
Alors que nous partions dans des directions opposées j'entendis à voix haute mon prénom.

- Elian ......

Je me retourne et je vois Max à une dizaine de mètres, il crie pour se faire entendre du vacarme qui règne autour de nous :
Ont se rejoins à la cafeteria pour déjeuner.
Je lève mon bras très haut le point fermé et le pouce en l'air pour lui faire comprendre que c'est Ok.

J'attendais 12H30 avec impatience, les minutes semblaient des heures, le cours était interminable, mais comme tout à une fin l'heure de déjeuner arriva.
J'arpentais les couloirs interminables pour rejoindre Max à la cafeteria ; Il était déjà là, il m'attendait.
Apres avoir pris les couverts et notre plateau, nous avons fait la queue au self service et nous avons pris place dans un coin tranquille.
J'avais une faim de loup, je dévorais mon plateau à une vitesse incroyable au point que Max me dit :
- Elian personne va te le manger ton plateau.
- Désolé, mais quand j'ai faim je ne fais pas semblant et comme ce matin je suis parti à la bourre je n'ai pas eu le temps de prendre mon petit déjeuner.
- Je m'hasardais à lui poser une question indiscrète ; Tu as une copine ?
- Non et toi ?
- Heuuu non. à vrai dire c'est ....
- A vrai dire tu es gay c'est sa Elian ?
- Oui c'est exact je suis gay.

C'est seulement après coup que je réalise l'énormité de ma révélation. Avais- je réellement prononcé ces mots ? Moi qui suis en général d'un naturel discret, je ne dirai pas timide mais réservé, Je venais de me mettre à nu devant Max. Lui que je venais tout juste de rencontrer, lui pour qui j'avais un faible. Avais-je été trop indiscret ? Comment mettais- je trahis ? Que va-t-il pensé de moi ? Les questions se bousculées dans mon cerveau. Je m'en voulais de l'avoir dévisagé mais en même temps comment aurai- je pu me détourner de ce corps si beau si parfait.
- T'inquietes Elian ! ce n'est pas une tare !! Tu devrais te voir tu es rouge comme une pivoine !!
- Après avoir bu 2 bonnes gorgées de l'eau chlorée du self je décide de sortir de ce silence qui devenait presque pesant.
- Oui t'as raison, mais tu sais je me suis étonné moi-même, c'est la première fois que je parle de mon penchant ... pour les bananes avec un petit rire nerveux. De sur croit avec un quasi inconnu. Même si je t'apprécie, que je te trouve sympa.
- Merci pour le compliment, et sa me touche que tu te sois confié à moi.
Maintenant une question me brulé les lèvres : « et toi Max ? » cependant j'avais peur qu'il le prenne mal, qu'il pense qu'il m'attire et que cela coupe cour à notre relation naissante. Mais la possibilité qu'il éprouve les même sentiments à mon égard et que l'on puisse être ensemble , me fit me délier la langue.
- Max et toi t'es plus banane ou ... ? et Comment tu as su pour moi ?
- Je ne sais pas vraiment un sixième sens, non une intuition enfin j'étais sur de rien avant que tu me le confirme. Sinon ben j'aime tout les fruits bien sûre les bananes mais aussi les cerises le melon...

Et il se met a rire et je ne peut m'empêche de rire aussi bien que mon rire soit un peu jaune .
Enfin pour répondre à ta question je ne suis sortie qu'avec des filles.
J'arrête de rire aussi sec. Là c'est la désillusion, je suis cassé, il m'a coupé les pattes. Tout espoir est vain.
- Je ne suis pas un tombeur non plus, je suis sortie qu'avec deux trois filles mais jamais rien de sérieux. En faite..
Il hésite regarde sa montre et d'un air gêner termine sa phrase.
- Arf désolé j'ai un cours là, je dois y aller, sa me fait super plaisir qu'on se soit rencontré, je sens qu'on va se taper de bon délire ensemble. Sinon t'inquiète ton secret le restera et de toute je ne vois pas à qui je pourrai en parler je n'ai pas vu grand monde de sympa à part toi.
- Ben ok, je te fais confiance
Il est déjà debout le sac sur le dos et me regarde du coin de l'oeil avec un petit sourire, non pas moqueur, mais plutôt énonciateur de joie.
- Sans problème !! Sinon j'y pense j'ai vu en rentrant dans le réfectoire une affiche, la fac organise une zinzin d'intègre ce soir. Si ca te dis on pourrait y aller ensemble c'est l'occasion de faire des rencontres, de bien se marrer rien de mieux pour commencer l'année.

De faire des rencontres !!!J'avais déjà fais ma rencontre la seul qui m'intéresse à l'heure actuel. Le couteau m'avait déjà transpercé et il venait de le faire tourner dans mes entrailles. Mais ne voulant pas faire le gars affecté je lui réponds d'un ton détaché
- Ouai pourquoi pas mais faut que je vois l'heure des derniers trains pour mon patelin.
- Ben t'as qu'à venir dormir chez moi. Aller viens on va bien se marrer !!!
- OK c'est une affaire qui tourne.
Je lui avais répondu sans me poser de question. On échange nos numéros de portable et on se donne rendez vous à 18h devant l'amphi 3.On planifie d'aller chez lui pour y déposer nos sac, se faire un petit casse dalle avant de retourner vers 20h au Pic, le lieu de rendez vous, c'est le bar des étudiants.
Max se redresse et part un peu à la hâte. Je le regarde s'éloigner et ne pouvais détacher mon regard de sa silhouette, de ce corps profilé en un mot parfait. C'était inespéré et en même temps dénué de sens je m'accrochais à un amour impossible. D'un coté je me disais, il m'a pas dit qu'il était hétéro juste qu'il n'est sorti qu'avec des filles et comme il l'a dit lui-même il aime tous les fruits !! Bon sachant que je délirerais complètement et ne voulant pas me miner le moral, je décidais de rejoindre Julien et Marie. Nous avions décidé de nous rejoindre peu avant le cours de maths que nous suivons ensemble.
Entre les maths qui requiert toutes ma concentration les descriptions farfelues des filles que me faisait Julien et Marie qui piquait une crise quand elle trouvait la remarque trop salace, l'après midi fut vite dernière nous.
Il est 18h je laisse mes deux amis qui je le vois bien souhaite avoir un petit moment d'intimité. On planifie de se retrouver plus tard dans la soirée, Julien a promis de nous payer un coup pour se faire pardonner de son caractère désobligent de l'après midi. Pour ma part je suis pratiquement sur qu'il se fera pardonné bien avant cela.
Je vois Max, il arrive, je lui fais un signe du bras pour lui indiquer ma présence, à cet instant je me sens un peu bête il ma vu pourquoi se geste idiot. Il faut que je me calme que je reste naturel.
- Salut ca va depuis tout à l'heure ?
- Oui sa va j'ai un peu le cerveau en compote, j'ai eu Maths, en 4 heures on a revu le programme de terminal.
- Aouch !! Sympa pour te mettre dans le bain.
Tout en parlant on marche d'un bon pas, nous avons quitté le campus, à cette allure nous serons vite arrivés.

Apres un long silence qui me mettait un peu mal à l'aise. Je ne savais pas trop comment animé la conversation et je voyais Max un peu tendu. Alors que je me souvenais qu'il pratiquait le même sport que moi il m'arracha à mes pensées.
- Sinon pour tal désolé si je suis parti un peu à la sauvage. Enfin on aura l'occasion d'en reparler mais je me dois d'être franc avec toi tu l'as été. Avec les filles j'ai toujours cassé, s'était monotone, je ne sais pas comment dire je sortais plus avec pour faire comme les copains. Je me disais ca viendra avec le temps. Et ce matin quand je t'ai vu je ne sais pas y'a eu un truc différent qui c'est passé j'avais envie de t'aborder de faire ta connaissance. En deux mots
Il s'arrêta et me regarda dans les yeux nous étions au pas de sa porte. Il avait quelques goutes de transpiration sur le front et se frotter frénétiquement les mains.
- Elian...
Max, c'est toi viens m'aider s'il te plait je n'arrive pas à attraper un plat.
Une tête est apparue à la fenêtre sur notre droite. La tête d'une femme la cinquantaine, qui nous dévisage de cette expression propre aux mamans : à la fois souriante et sévère genre "je-voudrais-pas-paraître-exigeante-mais-si-tu-rappliques-pas-tout-de-suite-ça-va-chauffer". Son fils ne la regarde pas, il semble être stupéfié par l'horreur, comme incapable de faire le moindre geste. Devant son rictus horrifié, je retombe illico de mon petit nuage.

- Max ?

Il me regarde une seconde, les yeux écarquillés, avant de s'élancer derrière sa porte d'entrée, me laissant planté sur son perron.
En entrant dans le petit vestibule, je maudis un peu sa maman. Il était visiblement sur le point de m'avouer quelque chose et il avait fallu qu'elle le coupe. L'expression qu'il arborait avant de se barrer est un peu flippante, mais bon... ça n'en est toujours que partie remise, non ?

J'entre timidement dans la pièce à droite de l'entrée où Max, toujours aussi rouge, et sa mère sont en pleine discussion. A mon arrivée sa mère s'interrompt, et me regardant de façon décidément peu amène, elle me dit :
- Bonjour, vous êtes ... ?
- Euh... Elian
- Un copain de la fac, s'empresse d'ajouter Max. Viens, je vais te montrer ma chambre pour que tu puisses laisser tes affaires... Il reste dormir cette nuit, 'Man !

Et bien voilà, il va pouvoir reprendre maintenant que nous somme seul de nouveau... me dis-je tandis que je le suis dans des escaliers. Il semble toujours aussi mal à l'aise, mais je mets ça sur le compte de sa déclaration imminente.
La chambre de Max me fait un peu penser à la mienne : taille moyenne, les murs recouverts de papier peint de couleur et des meubles blancs. Un lit deux places trône dans un coin de la chambre, et en souriant bêtement, je me dis que c'est sûrement là qu'on va dormir cette nuit tout les deux... D'ailleurs, il est temps de reprendre notre petite discussion. C'est un peu ému et excité que je me tourne vers Max, en train de fouiller dans son armoire à vêtements.
- Eh Max ! Tout à l'heure tu...
- Je vais prendre une douche, coupe-t-il. Fais comme chez toi.

Et voilà que sans même me jeter un seul regard, il se précipite hors de la pièce. Je me sens con tout à coup. Est-ce que je suis à côté de la plaque ? Ce midi il me dit qu'il n'a aucun problème avec le fait que je sois gay; puis carrément que lui-même est sans doute bi... il commence à me balancer qu'il y a "un truc différent avec moi", et maintenant il me fuit. Pourquoi ?
Pendant le gros quart d'heure où il me laisse seul dans sa chambre, j'essaye de comprendre à quel moment j'ai fait une bêtise... Après tout, y'a pas beaucoup d'autre chose à faire : Le PC flambant neuf disposé sur son bureau n'est pas allumé et je n'ose pas regarder de trop près dans ses affaires.
J'espérais qu'il revienne de sa douche en simple serviette, pour que je puisse confirmer ma petite idée concernant la beauté de son corps, malheureusement c'est déjà vêtu d'un polo et d'un jean qu'il revient me chercher. Contrairement à moi qui viens de me monter la tête, Max semble avoir repris contenance, mais il reste malgré tout beaucoup plus froid que pendant la journée. Pendant le repas frugal qu'on prit dans la cuisine, sous l'ombre pesante de sa mère, je n'ose pas trop parler, peu encourager par sa mine sombre et son mutisme.
A 19h35, Max balance nonchalamment son pot de compote dans la poubelle, et me dit, les yeux rivés sur un coin de la table :
- Faut qu'on y aille, on est à la bourre.

Ca c'est, en tout et pour tout, la seule phrase à laquelle j'ai eu droit entre la fin du dîner et le moment où on s'est installé dans le bus qui nous doit nous mener au centre-ville. Quand je repensai au garçon qui m'a abordé le matin même, qui m'a tout naturellement invité à dormir, je ne comprenais plus rien. Et je redoutai beaucoup la soirée et la nuit qu'on allait passer ensemble. Envolés mes rêves de chauds rapprochements dans son grand lit, je ne pensai plus qu'à ré entretenir des rapports normaux avec lui. Et pour ça, j'étais prêt à prendre le taureau par les cornes. Pile quand je vais le "confronter", Max se détourne du paysage derrière la vitre du car, et se met à me parler. De tout, de sa vie l'année précédente, de sa mère, pas très commode, de ses amis. Comme si de rien n'était.
J'étais ravi, ravi de retrouver le garçon qui m'a tant plu pendant la journée. Faut dire qu'il est vraiment mignon : Ses yeux bleus foncés qui pétillent, sa bouche qui hum... sa bouche qui me donne des envies folles bisous, ses mains qu'il agite dans tous les sens quand il parle... Après tout, j'ai dû me faire des films pour tout à l'heure... Il a peut être juste eu un coup de barre ! Mais quand même, ses mains elles gigotent beaucoup, on dirait presque qu'il est nerveux...

- ... donc à la fin mon prof de natation il voulait m'inscrire sur le cinquante mètre dos pour la compèt, mais tu vois, avec le papillon que j'ai, c'est quand même super dommage que je fasse pas de la nage libre, donc je lui dit comme ça "coach..."
Je suis fasciné par ses mains, qui triturent tour à tour son ticket de bus, un malheureux flyers de la soirée où on se rend, au point que mon attention s'en ressent. A la fin je ne tiens plus. Posant mes mains sur les siennes de façon à ce qu'elles se tiennent tranquilles, je lui lance :
- Eh, calme toi Max ! T'as fait suffisamment de confettis comme...
- Me touche pas ! s'écrie t'il en retirant vivement ses mains de sous les miennes. Je saurais pas dire lequel de nous deux était le plus choqué de sa sortie. Excuse-moi, rajoute t'il en se radoucissant un peu... Tu m'as surpris un peu c'est tout... Je crois que je suis un peu nerveux...
- Ah oui ? Mes fols espoirs renaissent...
- Bah ouais, tu sais... début de la fac... Première soirée... 'fin je sais pas trop à quoi m'attendre tu vois !
Décidément Max joue bien avec mes nerfs... Il a le don de me faire espérer celui-là.
- Tiens on est arrivé à l'arrêt justement !

Je le suis en silence de l'arrêt de bus jusqu'à l'entrée d'un petit bar devant lequel se presse déjà une foule d'étudiants, trop occupé à me poser des questions de toutes sortes. Qu'est ce qui lui a pris de réagir aussi violemment tout à l'heure ? Son comportement me fait me sentir un peu mal : une fois il me dit qu'il est cool avec ma sexualité et se montre hyper amical et deux secondes plus tard il se comporte comme si j'étais un pestiféré ! Sans parler de ces moments où j'ai bien cru qu'il allait me dire que je lui plais...
Nous nous frayons un chemin à travers la cohue jusqu'à l'entrée du bar et une espèce de mezzanine surplombant une petite piste de danse archi-bondée. Arrivé à la balustrade, je sens le coude de Max qui me frappe les côtes. Je me tourne vers lui qui me regarde l'air fébrile et qui m'assène, comme s'il avait oublié que je suis gay :
- T'as vu ! Y'a trop de meufs mignonnes !
« T'as vu ! Y'a trop de meufs mignonnes ! »

Non je ne comprends pas pourquoi il me demande cela, alors que je lui avais très bien dit que j'étais gay. Pourquoi faisait t-il comme si tout ce qui était arrivé jusqu'à maintenant n'avait jamais eu lieu ? Pourquoi, quand sa mère nous est apparue, a-t-il été froid? Je ne comprends plus, je ne peux pas comprendre son comportement qui me trouble alors au plus haut point.

Je réponds doucement « Ba euh tu sais, moi et les filles hein ! » Il me regarde et me répond avec un sourire assez bizarre, un « A oui ces vrai tes pas de ce bord »
*Ba oui je suis pas de ce bord ! Ta oublié?*

Il regarde alors ces nombreuses filles au look tous différents. Des blondes, des brunes, des gothiques, des BCBG, des classiques, des sexy, tant de filles, qui attire toutes le regard.

On s'installe dans une zone non fumeur. Le bar est presque rempli, et des filles près du bar attirent l'attention de Max. Ca me fait mal, car je repense alors encore a ce
moment, le moment où sa mère passe sa tête par la fenêtre, et juste avant ou il a dit mon prénom d'une voix tellement gentille et mystérieuse.
Il s'était arrêter là, et n'avais pas recommencé.

J'essaye encore maintenant de le faire parler, mais à chaque fois, il évite la question. Il stresse, je le
vois bien. Il n'arrête pas de tourner son verre sur lui-même, en regardant le bar. A mon tour je vois plusieurs filles que j'ai déjà vues.
Elles regardent max, d'un air... Rahh cette air que je n'aime pas! Je ne supporte pas ces airs
dragueurs, aguicheurs.

Cela fais maintenant 1 heure que l'ont est dans le bar. Des étudiants nous ont rejoints. On rigole bien, moi surtout avec Pierre, un jeune homme brun, cheveux court, des yeux.... Ses yeux, on a l'impression que l'ont peu s'envolé dedans, d'un bleu ciel.... Sinon il est dans la même filière que moi. J'aime bien son petit air enfantin qu'il a toujours depuis que je lui parle. Il est venu avec Philipe un garçon totalement différent:
blond, cheveux longs, plus longs que les miens. Ils descendent jusqu'en bas de son dos. Ses yeux sont bleus, foncés contrairement à Pierre.

Dés leur arrivée ils nous ont prévenus d'un détail: Pierre est gay. Il s'accepte totalement, et prévient tout le monde comme ça, il n'y a aucun problème.
Au début, il en avait, des problèmes, nous a-t-il dit. Mais après, il a apprit à reconnaître les gens bien des homophobe, ce qui lui a évité plusieurs problèmes.

Malgré notre petit penchant commun pour les garçons, Pierre, lui, ne m'attire pas. Enfin si, mais comme un ami. Il est gentil, mais ça s'arrête la. Celui qui me plait reste,
et restera sûrement, Max, qui d'ailleurs est toujours en train de jouer avec
son verre...

Tiens! Mais, il s'est rapproché ou je rêve ? Mais non ces vrai, il était au bord du canapé au début de la soirée et la il se trouve tout prés de moi. Je ne comprends pas pourquoi il se rapproche. Serai-ce un espoir qui apparaît ? Me diras-t-il enfin pourquoi il a changé depuis qu'on a vu sa mère ? Je ne sais pas, mais j'espère.

2h de soirée sont écoulées. Max est peu plus excité qu'en début de soirée. L'alcool commence à faire son effet, sur Pierre et Philipe aussi. Quand à moi,
je ne bois pas beaucoup. Je n'aime pas trop ça, je préfère ne pas être ivre. De mauvais souvenirs d'amis en coma éthylique me reviennent et je préfère ne pas être dans le même état.

Max est proche de moi, collé. Il rigole avec Philipe qui lui raconte des blagues très... coquine. Pierre, lui, est à la frontière du sommeil. Il a du ne pas avoir dormi depuis un certain temps.

Soudain, je sens quelque chose sur ma cuisse, quelque chose de chaud. Une main ? Oui c'est une main, et c'est c'elle de max!
Mais pourquoi fait-il ça ?

« Hey Max qu'est ce qu'il te prend... Tu... ? »
Il retira sa main, me regarda en souriant et me dit:
« faut que je te parle après la soirée »
Il reprit alors la conversation avec Philipe et pierre, me laissant avec toutes les questions qui défilaient dans ma tête.
Je ne pensais pas qu'il était possible de voir autant de facettes en une seule personne, en une seule journée....!
Max, ce garçon que je ne connaissais même pas hier, chamboule mes pensées depuis ce matin.
Il m'a tout de suite touché par sa gentillesse, sa simplicité et son ouverture d'esprit, emerveillé par sa beauté, et blessé par sa froideur. Et ce en quelques heures....
Et quand je n'y crois plus, il revient ! L'air de rien, en se rapprochant dangereusement de moi et en m'annonçant qu'il mettra probablement fin à mes turlupinations.....
...Eh, mais et si il était jaloux! Du fait que Pierre et moi soyons gay et que nous sympathisions particulièrement... après tout il n'est pas censé savoir que Pierre ne m'interesse pas....et puis sa main sur ma cuisse, il connait mon penchant tout de même!Mais, au début, pourquoi il m'a parlé de ces "meufs mignonnes"....
Pour me rendre jaloux!!!!!!
Rha ça y est ça recommence!

-Elian!!!
-hun?!
-Arrête donc !!lance Philippe l'air gêné
-Hein? qu..quoi? Qu'est-ce qu...hein?!!
Voilà qu'ils rient tous les 3 de moi, génial!
-Ben quoi????
-Oh rien, t'es juste un peu dans les nuages! Mais si tu pouvais voir ta tête!!! me rie Max
Ah Max! Bien que son haleine sois de plus en plus teintée d'alcool, je ne m'en formalise pas (pour cette fois!)c'est si grisant de le voir me sourire. Et c'est marrant, sa beauté me surprend à chaque fois que je le regarde.

Ca fait presque trois heures de temps qu'on est là.
Toujours pas de trace de Julien et Marie, ils se soucient sûrement bien peu de nous actuellement!

Je commence à légèrement sentir le temps qui passe, ou qui ne passe peut-être pas assez vite....je veux me retrouver enfin seul avec Max. Mais je commence à avoir peur. Peur d'espérer. D'espérer en vain.
Mais surtout, il faudrait que je pense à arrêter de réfléchir tant! Parce que du coup je me renferme, et j'ai l'air louche. Alors ça suffit!

Il y a de beaux spécimens tout de même à cette zinzin, autant masculins que féminins. Ce n'est pas parce que je préfère les hommes que je ne sais pas voir la beauté où elle est. D'ailleurs je ne sais pas comment je me suis arrangé pour ne pas me rendre compte mais je constate que des canons, y en a pleins à nos côtés ! Comme s'ils avaient été attirés par je ne sais quoi!

Pendant un moment de paix intérieur profond, où je ne me prends pas la tête à savoir ce qui se passe dans celle de mon si beau voisin, je laisse Max à sa conversation avec Philippe et Pierre ainsi que d'autres personnes qui sont toutes arrivées j'entame la discussion avec une fille qui s'appelle Léa. Une brune d'environ 1m75, assez fine de belles jambes, un carré court et structuré et des lunettes rectangulaires. Et malgré ses airs d'intellos, de prime abord, elle est super funky!!! Ca c'est sûr on se reverra !

Max me tapote l'épaule tandis que Philippe finit de lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Max me fait signe que Pierre et lui veulent lever l'encre. Tous les trois me regardent voulant connaitre ma position.
Biensur que je veux rentrer!!!! Je sauterais presque au cou de mon voisin, l'apollon qui me trouble depuis ce matin, tellement la perspective de m'envelopper dans ses bras, une fois dans son lit, ne m'avait pas quitté depuis sa proposition de dormir chez lui!

Un échange général de numéro de téléphone, des promesses sincères de garder le contact, quelques bises et des mains serrées plutard, Max et moi nous trouvons sur le chemin du retour.

Le prochain bus passe dans trente minutes, la maison de Max se trouve à 15 minutes à pied. Il fait assez nuit et un peu frais, mais en marchant vite ça ira.

Je constate que plus nous nous éloignons du Pic, plus mon coeur bat. Et j'ai presque le trac!
Qu'est-ce qui va se passer? Est-ce qu'il va enfin tout me dire? Reprendre la conversation qu'il a laissé en suspens tout à l'heure?
Est-ce qu'il va être de nouveau froid subitement? Est-ce que je vais réussir à me réveiller demain matin?
-C'était...sympa hein?! me lance t-il presque timidement. Apparement, je ne suis pas le seul a être stressé vu comment il s'amuse à maltraiter son bracelet.
-Ouais, ouais! C'était vachement sympa! réponds-je en souriant amusé de le voir plus gêné que moi.

Cinq minutes plutard, là, je ne tiens plus. Je ralentis la cadence, jusqu'à m'arrêter de marcher et tente:
-Tu as dis qu'on devait parler....
Max continue sa marche sans mot dire.
-Tu sais, reprends-je en le suivant,vraiment, j'ai du mal à savoir ce que.... J'ai toujours l'impression de quelque chose va se passer ...Et puis d'ailleurs tout à l'heure tu m'as bien dis qu'il y avait un truc différ.....
- Elian, tu as été franc avec moi dès le départ. Et je vais l'être aussi. Mais attends qu'on soit à la maison.

Je m'arrête totalement, les poings sur les hanches et lêve les yeux vers Max qui continue d'avancer. Je simule un étranglement dans son dos puis reprends tranquillement ma trotte à ses côtés en admirant le sol.
Quelques minutes plutard nous arrivons devant chez lui.

Max équarquille les yeux en constatant que la lumière est allumée.
Ah non, pas ça!!!!! Sa mère est réveillée et doit surement l'attendre. Le scénario semblait vouloir se répeter. C'en est trop pour aujourd'hui!
Je le chope par le bras de sorte à ce qu'il me fasse face.
-Tu sais, j'ai compris que ça n'était pas évident pour toi.. avec ta mère...mais s'il te plais, n'oublie pas ta promesse. Je veux juste...qu'on discute, c'est tout...
Il me regarde toujours stupéfait et ouvre la porte sans un mot.
Rebelotte. Sa mère nous salue, il lui répond à peine. Regard sévère de sa mère.
Je la salue tandis que Max va dans la cuisine chercher deux trois truc à grignoter.
Une fois ces terribles secondes pendant lesquelles la mère de Max m'a détaillé de haut en bas comme si elle m'avait mal vu tout à l'heure, Max revient et je m'empresse alors de jouer à "ton pied, mon pied" en le suivant dans les escaliers histoire de ne pas capter les ondes négatives qui semblent règner en maître quand les deux sont dans la même pièce.

Je crois qu'on avait une dalle de dingue. Nous nous goinfrons de tout ce que Max a ramené.
-Bon ben finis de te mettre à l'aise, je vais me prendre une douche vite fait.
-Ah ben, moi aussi tiens ! .... Euh enfin pas en même temps hein.... je veux dire... enfin, je voulais en prendre une quoi....tout seul...........ouh la ...
-Oh, ça va, décolore Elian, j'ai compris !!! me lance t-il en riant....
-Mouais bon ça va... Deux fois que tu te moque de moi en une soirée! Je prendrais ma revanche!
-Oui c'est c'la oui! Ben en attendant on peut aller à la salle de bain ensemble, y a un rideau de douche. Donc ça craint pas des masses !

Pendant qu'il prend sa douche, je me lave les dents, et laisse mon esprit imager l'eau chaude couler et se diviser en milliers de gouttelettes sur le corps magnifiquement sculpté de celui qui se trouve derrière le malheureux rideau de douche.
J'aimerais continuer mais déjà l'eau cesse de couler.
Je reprends alors mon brossage et prends un air innocent...
Dans le miroir je vois Max sortir de la douche vêtu de sa serviette.
Et pour l'air innocent c'est foutu. J'en ai fait tomber ma brosse à dent. Max est canon, y a rien a redire.

Nous échangeons un regard mi-gêné mi-amusé...enfin en ce qui le concerne, parce que moi je suis pivoine et je courerais bien me cacher.
D'ailleurs je lui laisse le lavabo en courant presque pour entrer dans la baignoire et je tâche de ne pas trop repenser à la délicieuse vision de mon hôte, cheveux trempés et la peau perlée de milliers de gouttes descendant le long de ses muscles!
C'est trop dur! ...Enfin ...je suis persuadé que vous et moi on s'est compris...!
-Bon, j'ai fini tu me retrouve dans la chambre.
-Ok à toute.

J'ai encore du mal à me remettre de ce Max dans cette si légère tenue. Il est tellement beau, tellement tentant. Tellement difficile à cerner... Tout pour m'intriguer et donc m'attirer terriblement.

J'ai presque envie de pleurer. Pourquoi est-ce qu'il fallait que Max m'attire?!! Je ne suis pas sûr de ce qu'il ressent ...Lui non plus on dirait!... Bon je ne le connais que depuis ce matin mais, j'ai déjà envie de sentir ses bras m'enlacer. C'est indéniable. Je n'y peux rien.
Juste un calin..c'est tant et si peu à la fois .... Et dire que l'on va dormir ensemble, dans le même lit...carrément!

Je me sèche les cheveux et jète un réel coup d'oeil à mon reflet. Je vérifie que j'ai bien les cheveux chatains et les yeux toujours aussi verts, on ne sait jamais....Quoi ça ne vous arrive jamais?

Je retourne dans la chambre où Max est déjà couché. Il me montre le pyjama qu'il me prête pour la nuit.
Je le remercie et m'asseoit sur le bord du lit en lui tournant le dos pour enfiler ledit pyjama.
Je prends la carafe sur la table de chevet et me sert un verre d'eau que je descends comme l'éternel assoiffé que je suis.
-Bon Elian, faut que je te dise un truc...
Ah , enfin!!!! Je n'y croyais plus!!
-Oui, je t'écoute, dis-je feintant cette fois-ci une patience digne d'un sage.
-Je suis désolé mais je viens tout juste de percuter....., reprend-il.
Je lui fais maintenant face tout en continuant de boire et remarque que ses joues se teintent légèrement de rose.
-Oui , oui, vas -y dis moi....!!
-Eh bien, depuis tout petit je ne supporte rien de plus que mon drap la nuit autrement dis je dors tout nu!...

Elian ou comment se faire passer pour un nigaud : Restez bouche bée à en faire tomber votre brosse à dent ou encore etouffez vous avec votre verre d'eau !
TIC
Alors-là... Je m'attendais pas du tout à ça ! La déception ! J'voulais qu'il me dise qu'il était attiré par moi, au diable les aventures hétéro foireuses et qu'il savait plus se tenir : qu'il allait me sauter dessus d'un moment à l'autre, un truc comme ça...Mais non ! Agagaga quel imbécile ! Je sais pas qui, de lui ou de moi cette pensée vise, les deux je suppose... Enfin, reste que la situation est terriblement excitante et... étouffante ! Faut pas l'oublier !

Bref, alors que je fournis à Max une troisième occasion de se foutre de moi pour la soirée, il décide d'en rajouter une couche... ou plutôt d'enlever la seule qui le recouvrait. Je devais pas avoir l'air bien, parce qu'après m'avoir annoncé que j'allais dormir à proximité d'un corps de rêve à poil, il m'en fournit la preuve illico ! Et je comptais bien en profiter aussi longtemps que possible, c'est à dire deux bien trop courtes secondes...

TAC
Croyez-moi ou non mais il est possible de prendre son pied tout en s'étouffant : voyant ma difficulté à recracher l'eau de mes poumons – car, comme vous le savez, quand je bois, j'y vais pas de main morte – Max se redresse rapidement, et les draps, rechignant tout d'abord à se séparer de son corps, se mettent à dévaler son torse puis ses abdos, pour une deuxième séance de matage intensif, son corps cette fois-ci mis en valeur par le monde en noir et blanc de la nuit. Il est tellement beau que je croirais entendre des choeurs tandis qu'un halo de lumière l'illumine et que le temps se ralentit inexplicablement. TIC. Il ne laisse même pas le temps aux draps de retomber sur la partie de son corps dont j'aimerais prendre possession dans la nuit qu'il se met à genou et s'approche de moi, la couverture caressant doucement la fin de ses abdos, son nombril et la zone en dessous, pour attendre enfin sa toison, dont elle s'écarte progressivement...

TAC.Mais...retenir sa respiration tout en s'étouffant étant loin d'être l'idée du siècle, je me retourne -hélas!- et m'incline pour respirer plus facilement. J'en profite évidemment pour renverser la moitié de ce qui se trouve sur la table de chevet dans la manoeuvre et faire un bruit pas possible mais ça m'est bien égal.

«Elian ? Ça va ?»

Je le sens derrière moi me taper doucement le dos, histoire de m'apaiser, puis se pencher et chuchoter à mon oreille :
«Ça va pas de boire si vite ? Tu m'as fait peur !»

Je profite quelques instants de notre contact rapproché, sa main gauche sur mon épaule, son souffle chaud dans mon oreille, serrant sa main droite posée à coté de ma cuisse, pour le rassurer. Là tout allait bien ! Je n'avais qu'à tourner légèrement la tête pour l'embrasser. J'en avais tant envie ! J'esquissai à peine le mouvement qui devait me permettre d'atteindre sa bouche si désirable que j'entendais un bruit de pas dans l'escalier. Agaga! Non! Pas elle!

«Euh Max...hum... je crois que ta mère monte, là. J'entends des pas se rapprocher et il me semble qu'il n'y a que ta chambre dans cette direction, non ? S'agirait pas qu'elle nous trouve dans cette position, hein?»

Aussi fort que j'avais envie de rester le plus longtemps possible dans pareille position, j'avais pas envie, mais pas du tout, que sa mère nous surprenne, c'était trop évocateur. Sur ces mots, Max se redresse brusquement et, des draps, se fait une carapace. Je me faufile à mon tour quand se mère ouvre brusquement la porte et passe sa tête de sorcière dans l'entrebâillement, bien décidée à me gâcher les moments décisifs.
«C'est quoi tout ce rafut ?
-T'inquiète M'man, c'est Elian et sa maladresse légendaire : il a juste démoli la table de chevet, pas de problème !»

Sur ce, elle claque la porte.

«Maladresse légendaire ? Démoli la table ? T'as pas l'impression d'en rajouter une couche?» Dis-je, en me retournant, l'air outré.

Il sourit. «Tu verrais ta tête, m'enfin elle vaut pas celle de tout à l'heure !» Et il éclate de rire... et j'ai du mal à pas imiter cet enfoiré ! Même son rire est magnifique.

Une fois calmé, je me lève pour remettre un peu d'ordre sur la table de nuit -en parfait état, soit dit en passant – et retirer mon haut de pyjama, imbibé de l'eau de mon verre, alors que la place que j'occupais dans le lit buvait celle de la carafe. Pendant qu'il me matte -héhé grillé- je me demande si sa sorcière de mère ne dort jamais. Il est quand même une heure du mat' ! J'imagine toutes sortes de rituels qu'elle aurait à effectuer sous la pleine de lune, les sacrifices qu'elle ferait afin d'invoquer le démon qui lui servait de maître, puis fis part de mes réflexions à Max, qui m'apprend qu'elle est insomniaque et risque de débarquer à nouveau, à tout moment. J'accueille la nouvelle en silence, profitant de celui-ci pour faire le point sur Max, non sans m'être glissé sous les couvertures au préalable.

Je remets donc la journée à zéro et enclenche le mode «avance rapide». Je me souviens de son goût pour mon parfum, du «truc particulier» que je lui inspirais, de sa main sur mon genou, je souris à l'évocation de son naturel taquin, de son si joli rire et de sa gentillesse à toute épreuve : m'inviter à dormir chez lui alors qu'on se connaît à peine ! Je réalisai alors que je n'éprouvai plus seulement du désir pour lui. Ce qui accentua mon sourire.... un sourire qui se mua bien vite en un pincement de lèvre irrité, me remémorant sa froideur passagère, la façon dont il a repoussé mon contact dans le bus... J'en conclus que je devais pas le laisser indifférent non plus mais qu'il avait du mal à accepter. Je me dis alors qu'il faut que j'y aille doucement : amener les choses progressivement, ne pas le brusquer. Mais je comptais bien profiter de la nuit, et l'humidité des draps sous moi m'en fournit le prétexte.
Je tourne ma tête vers lui :
«Euh Max...
- Oui ?
- J'ai renversé de l'eau sur le lit, là où je suis allongé...
- Ah. Et après ça, t'es pas maladroit ?» Large sourire.
«- Ehhh ! Sors-moi de cette situation si t'es si doué !
-Allez, viens-là.»

Il me sourit en m'invitant à prendre place contre lui. Il est sur le côté et je blottis mon dos contre son torse, de côté moi aussi.

"Ah oui, c'est vrai que t'es tout mouillé." me taquine-t-il.

Il passe sa main dans mon dos, pour essuyer l'humidité. Sa douce caresse me réchauffe tout en me donnant des frissons. Il prend du plaisir, je suis prêt à le parier, à s'attarder ainsi sur mes épaules, musclées par les heures passées à nager. Je songe alors à lui réclamer un massage :

"Où elle est l'huile ? ..."

J'en reste bouche bée, qu'il fasse ainsi écho à mes pensées. Je me retourne vers lui, vois son sourire amusé mais aussi, et surtout, embarassé.

"J'ai envie de frites ! Elle est où cette HUIIILE ?"

J'étais calmé. Du petit nuage sur lequel je me trouvai, je n'avais pas compris que c'était sa démone de mère qui avait parlé, encore une fois à l'affût pour me gâcher un moment décisif ! En demandant de l'huile sur un ton hystérique, qui plus est pour se faire des frites, à une heure du mat' ! Ça me surpris encore plus que la révélation de Max à propos de sa nudité. Et ce n'est pas peu dire !

"M'man, j'en sais rien... j'sais juste qu'elle est pas ici. Tu sais, t'es pas obligée de nous empêcher de dormir..."

Et la voilà qui repart aussi vite qu'elle est venue, non sans avoir pris un air un peu gêné, qui me rassure sur un éventuel côté humain qui aurait subsisté en elle.

"Elle le fait exprès ? Elle nous espionne ?" dis-je en reprenant ma place contre lui.
"-J'en sais rien. Elle est bizarre quand elle dort pas. Enfin... encore plus que le jour mais différente." Soupir. " Bon, allez faut qu'on dorme.
"-Oui." dis-je en soupirant moi aussi, un souffle de satisfaction teinté de regret.
"-T'as cours demain matin ?
- Non. A vrai dire, je comptais allez à la piscine, m'inscrire au cours de 10 ou 11 heures. J'hésite encore.
- Tiens, bah moi aussi ! On pourrait prendre nos cours en même temps !
- Avec plaisir! Mais... j'ai pas mon maillot. J'avais pas prévu de passer la nuit ici.
-T'inquiète, j'en ai sûrement un qui pourrait t'aller.
-Merci." Et voilà, au moins une demi-journée de plus en sa compagnie. "Bonne nuit Max.
-Bonne nuit !"

Sur ces mots, il s'endort rapidement. Pas moi. Pas seulement à cause de ma position, des plus confortables, et dont je souhaitais profiter mais aussi à cause du Tic-Tac de l'horloge de sa chambre. J'ai toujours détesté ça. Ça me stress !

Je finis tout de même par m'endormir, le sourire aux lèvres, impatient d'être au lendemain, le Tic-Tac incessant de l'horloge occulté sans peine par le bruit régulier de la respiration de celui dont j'étais tombé amoureux...
Tic – Tac – Tic – Tac... Je finis tout de même par sombrer dans un sommeil agité. Le film de ma journée repassait en boucle dans ma tête provoquant des mouvements qui tantôt m'éloignaient de Max mais me refroidissaient de l'humidité de mon verre d'eau renversé, tantôt me rapprochaient de lui et me conduisaient à me blottir tout contre son corps. Je sens confusément son sexe endormi, dénudé de tout rempart, irradier sa douce chaleur. Tic – Tac – Tic – Tac – Drrrrring !

J'ai à peine eu l'occasion de m'endormir que déjà ce fichu réveil nous tire de notre sommeil. Je me tourne vers Max pour le regarder ouvrir ses beaux yeux. Il me sourit, je m'approche de lui, lui pose mes lèvres contre les siennes, quand...

« Max ! » La porte s'ouvre bruyamment, sa mère entre. Heureusement, j'ai eu le temps de m'écarter de lui, et notre honneur est sauf ! « Il est l'heure ! » Je me demande bien pourquoi il faut se lever si tôt, car il n'est que sept heures ! Et là voilà qui sort en claquant la porte. Max se redresse, tire le drap pour couvrir sa nudité, se lève et se dirige vers la salle de bains. Parvenu à la porte, il se retourne vers moi, me fait un clin d'œil et me dit : « Alors, tu viens ! » Je n'en crois pas mes oreilles. Je sors du lit, et lui emboîte le pas. On entre dans la pièce, il ferme la porte derrière nous, comme il y a un verrou, on est certains qu'on sera tranquilles. Puis il laisse tomber le drap. Il est là, nu devant moi. Je vais tomber dans les pommes, il est tellement beau, tellement sexy. Son sexe à moitié érigé prend place au-dessous d'une fine toison de poils châtains clairs et au dessus de deux adorables boules dépourvues de toute pilosité. Dans mon caleçon, je sens mon propre organe se déployer. Il entre dans la cabine de douche, laisse la porte ouverte et tourne le robinet. Je me dévêts de mon sous-vêtement et le rejoins sous l'eau bienfaitrice. Il me demande :
- T'en as envie ?
- Oui, je crois. Et toi !
- Au moins au tant que toi...
Alors nos corps se rapprochent, nos bouches se soudent l'une à l'autre. Nos mains partent à la découverte de nos sens. Je caresse sa poitrine imberbe, contourne son buste, m'empare de ses fesses... Quel bonheur. De sentir sa peau si douce sous mes doigts. Sa bouche s'accroche au lobe de mon oreille droite, la mordille doucement sans lui faire de mal. Cela contribue maintenant sans honte au raidissement de ma queue. Je suis même heureux que le plaisir qu'il provoque en moi soit aussi visible. Alors en même temps, nous nous saisissons mutuellement nos organes, et commençons une lente masturbation. À plusieurs reprises, je prends de la salive dans ma main pour lubrifier son gland qui a du mal à sortir totalement de son enveloppe de chair.

L'eau coule toujours sur nous, couvrant le bruit de nous soupirs et de notre extase. Bientôt, vient se joindre à cette onde le fruit de notre plaisir. En même temps, nous jouissons et mêlons nos spermes crémeux. Alors, sans que je ne l'ai jamais fait, je porte la main à ma bouche pour y lécher sa liqueur d'homme copieusement répandue. Je me saisis du flacon de gel douche, en verse une bonne dose dans le creux de ma main et entreprend de le savonner ; je passe et repasse, frictionnant ses pectoraux lisse pour les faire mousser, son pubis, ses fesses... Mon doigt s'aventure dans sa raie chaude, vient se poser sur son petit trou, tourne tout autour de sa corolle, la lubrifie de la mousse savonneuse, la détend et entre légèrement. Il se cambre, poussant un soupir de bien-être, contorsionnant son corps pour reprendre possession de ma bouche qu'il embrasse tendrement. Alors, il coupe le robinet, attrape un drap de bains et entreprend de nous sécher. J'ai l'impression de vivre « hors du temps » tant je vis pleinement mon rêve. Alors nous nous revêtons de nos frusques pour aller prendre le petit-déjeuner.

Dans la cuisine, il n'y a plus personne. Une feuille de papier indique simplement : « Vite. Je veux que tu me rejoignes au Centre Commercial. Après ça ce sera plus la peine de me demander des chaussures neuves. » Max lit la feuille et je vois une larme couler le long de sa joue. Je m'approche de lui et l'embrasse. Alors il me dit :
« Tu sais, c'est pas vraiment ma mère. Quand j'étais bébé, elle et son mari m'ont adopté, car j'avais été abandonné par mes vrais parents. Et puis, je suis devenu l'objet de disputes entre elle et son mari. Lui, il me tapait dès que je faisais quelque chose de pas bien. De toutes façons, dès le matin, il ouvrait sa bouteille et il buvait, buvait, buvait. Il était bourré dès avant dix heures. Elle, elle essayait de me protéger de lui. Je crois qu'elle m'aimait bien. Mais je suis devenu SA chose. Un jour, il s'est fait renverser par un bus et il est mort. Moi, j'étais bien content. Mais alors, je n'ai plus connu de répit. »
Je pris sa tête et la collai contre moi, lui caressant sa chevelure. Il était si mignon !

- Elian, je peux te dire quelque chose ?
- Bien sûr !
- Tu me promets que tu me feras pas la gueule après ?
- Évidemment que non.
- Elian, je t'aime...
- ...
- Tu dis rien ?
- Si, Max, moi aussi, je t'aime !
Alors, nos bouches se rapprochèrent à nouveau, nos langues partirent à la rencontre l'une de l'autre et nous nous embrassâmes longuement tout en entourant de nos bras le cou de l'autre.
- Tu m'as toujours pas dit comment tu avais deviné que j'étais gay. Lui demandais-je.
- Je ne le savais pas, mais comme je te désirais, j'ai tenté le tout pour le tout... Et, pour une fois, je ne me suis pas trompé !
Tout à coup, il s'éloigna de moi ;
- Il faut que j'y aille !
- Alors, je viens avec toi.
- Non, il ne faut pas, elle serait jalouse de toi.
- Comment cela !
- Elle ne supporte pas qu'on s'intéresse à moi. Je suis SA chose !
- Mais il faut que tu libères de ça. C'est pas possible de vivre sans ami... sans amour !
- Oui, je sais, mais je ne suis pas encore prêt. Tu m'avais confié ton secret, tu connais le mien.

On s'embrassa encore une fois, et puis nos chemins se séparèrent. Il prit la direction du centre commercial tandis que je retournai vers la gare prendre mon train...

Les yeux fermés je repensais à lui. Je le revoyais, là devant moi, nu, son sexe tendu pointé vers moi, son gland à moitié décalotté, une goutte de lubrifiant perlant au bout de son méat. Je m'imaginai tendant la langue pour laper cette rosée et prendre son membre en bouche. Mon fantasme était un tel délice que lorsque je repris terre, j'avais dépassé ma station...

Dans la soirée, je découvris un SMS de Max sur mon téléphone portable :
- « 2m1 tu ve piscine ? «
- « Oui. Biz »

Puis, je m'endormis, m'imaginant entre ses bras et rêvant de tout ce qu'on allait pouvoir faire ensemble...
Je reposai mon portable sur la table de chevet, et m'abîmai dans la contemplation du plafond. Dans ma tête, c'était une vraie tempête. Tant de choses en si peu de temps.

Je connaissais à peine Max, et voilà que déjà, il me disait "je t'aime", et... que moi aussi, je le lui disais. Entre les sentiments que me dictait mon cœur et les idées que me fournissait ma tête, un horrible maelström m'avait envahi, me rendant presque malade.

Pouvais-je raisonnablement offrir mon cœur à quelqu'un, comme ça, juste parce qu'il aime mon parfum?

Tout était confus. Dans mon cœur, dans ma tête. Je ne savais plus où j'en étais.

Une petite voix dans ma tête me demandait:
-Est-ce que tu l'aime?
-Oui, bien sûr.
-Comment sais-tu que tu l'aime?
-Je... je ne... je ne sais pas! Mon cœur bat plus vite... je n'arrive plus à penser à autre chose...
-Es-tu seulement sûr que ce soit ça l'amour?
-...
-Serais-tu prêt à partir avec lui, maintenant, s'il te le demandait?
-... je ne sais pas... oui... je pense.
-Serais-tu prêt à mourir pour lui, à l'abandonner si tu savais que cela le rendrait plus heureux?
-...

La réponse que je refusais de m'avouer était "non". Je ne pourrais jamais mourir pour lui. J'avais envie de lui, je le désirais. Je ne pourrais jamais l'abandonner tant j'avais envie de son corps contre le mien, de son odeur, de sa voix. Je ne savais plus. Il fallait que je lui parle.

Je pris mon courage à deux mains, et décidai d'aller le voir le lendemain, avant d'aller jusqu'à la piscine.

Ma nuit, aussi courte fut-elle, fut horrible, peuplée de monstre marins avec le visage de Max prêts à me dévorer. Un auteur a dit un jour "il est facile de penser que les monstres aquatiques sont des légendes. On le croit jusqu'à ce que 200 tonnes de légendes fassent sombrer votre navire".

J'étais en train de sombrer dans un océan d'incertitude.

J'ignore si tous les gens qui aiment passent par cette phase, mais je sentais qu'il fallait que je mette mon amour pour lui au clair.

Je parti tôt de chez moi, pour pouvoir lui parler avant d'aller nager, et d'avoir le temps de tout lui expliquer. Je ne voulais pas parler de ça chez lui. Sa "mère" me faisait vraiment peur...

Une fois devant sa porte, mon assurance me quitta cependant. Je restai là à regarder la sonnette sans oser la presser.

Cependant, je me rendis compte que la porte, en fait, n'était pas fermée. Je me glissai silencieusement à l'intérieur, terrifié à l'idée de tomber nez à nez avec la mère adoptive de Max. Mais j'avais aussi envie de faire la surprise à Max de me glisser derrière lui pour lui embrasser le cou.

Si cette envie là n'était pas liée à de l'amour, je n'y comprenais plus rien.

Je fis rapidement le tour du rez-de-chaussée, et, n'y trouvant personne, me lançait à l'exploration de l'étage.

Toutes les portes étaient ouvertes, sauf une, et montraient des pièces vides: une chambre, celle de sa mère probablement, un petit bureau et une toilette.

Je m'approchai de la porte de la chambre de Max, mais au moment où je voulus tourner tout doucement la poignée, j'entendis à l'intérieur des râles, et des gémissements assez rauques. Mon geste s'arrêta net.

Je collai mon oreille contre la porte. Des grincements, de lit, des souffles, des frottements. Je sentis mes yeux se remplir de larmes, qui ne voulaient pas sortir...

Je collai alors mon œil face au trou de la serrure... Là, un véritable sanglot ébroua tout mon corps, tandis que je redescendais l'escalier en courant, fuyant cette terrible vision que j'avais eu du corps de Max enlacé à celui de cette femme... de son visage transpirant la jouissance.

Je pleurai à chaude larmes dans la rue, courant vers un lieu que je ne cherchais pas à atteindre, indifférent au regard des badauds, étonnés de voir un grand gars pleurer en pleine rue.

Au détour d'une rue, je heurtai de plein fouet un homme, assez grand, et m'étalai de tout mon long sur le trottoir.

-Oh, je suis sincèrement désolé, dit une voix qui me semblait familière. Est-ce que ça... Elian?

Je séchai mes larmes d'un revers de manche, pour voir qui était cet homme qui me connaissait.

Pierre!

Je me redressai sans répondre à son regard interrogateur, et repris ma course effrénée vers un oubli qui, je le savais, ne viendrais pas.

Mon portable sonna la réception d'un message. "G trouV un emballage des bonbons au citron que tu manges tjs devant ma chambre...Elian, j sai ps ce que tu a vu, mais je peux t'expliquer".

-Serais-tu prêt à mourir pour lui?
-Non, jamais. Je préfèrerai le voir mort.
-Penses-tu savoir ce qu'est l'amour?
-Oui, c'est un poignard qui transperce les cœurs trop naïfs pour voir qui sont les salauds.

Je n'allai pas aux cours cette semaine là. J'étais malade comme un chien, de cœur comme de corps. Mes parents semblaient inquiets, le médecin disait qu'il ne savait pas ce qui se passait.

Toute la semaine suivante, je restai cloîtré dans ma chambre. Je n'avais plus eu de nouvelle de Max, tant mieux.

Par contre, je reçus presque quotidiennement des messages de Pierre, inquiet de m'avoir vu dans "cet état".

Le vendredi soir, alors que j'étais déjà dans mon lit, on vint sonner à la porte. Ce fut mon père qui alla ouvrir, et qui cria dans l'escalier: "Elian? Tu as de la visite... C'est un ami... Je le fais monter".

Pierre entra dans ma chambre. Il portait un pantalon en velours beige assez ajusté, et une chemise turquoise et brune. Il vint s'asseoir sur mon lit, sans rien dire, sans cesser de me regarder.

-Tu te décides à me dire ce qui ne va pas?
-Pourquoi le ferais-je?
-Parce que, en général, quand on fonce dans quelqu'un dans la rue, on s'excuse, de un, on s'explique, de deux, et on parle, de trois.

Il sourit, et ce sourire me réchauffa un peu.

-Je... je ne sais pas quoi te dire...
-Peine de cœur?
-Euh...
-Qu'est-ce qui s'est passé avec Max? Il a voulu t'obliger à faire quoi que ce soit?
-Non...
-Il a... oublié que tu l'aimais et a... cassé un peu votre relation peut-être?

Mon regard remonta vers le sien, à nouveau mes yeux se remplirent de larmes, et je recommençai à pleurer. Pierre s'approcha, et me serra dans ses bras, me rassura.
Pierre était resté avec moi jusqu'à ce que je me calme complètement, jusqu'à ce que j'arrête de pleurer et que mes hoquets aient disparu. Pendant tout ce temps, il m'avait chuchoté des mots doux, que je comprenais pas entièrement, mais qu'il prononçait avec tant de tendresse au creux de mon oreille pour me calmer. Il s'était levé et après m'avoir embrassé sur le front, il était parti et fatigué d'avoir autant pleurer, je m'endormais jusqu'au lendemain.

Le samedi et le dimanche, je décidais qu'il était temps que j'arrête de resté dans mon coin tout seul, je me levais et essayer d'aider le plus possible dans la maison, que se soit à faire le repas que changer une des ampoules dans la cave, ou encore tondre la pelouse, ça m'évitais de trop penser à ce que j'avais pu voir, rien que d'y penser une seconde, j'avais des sueurs froides! Brrr... comment pouvait il ?

Le lundi matin, je décidais d'aller en cours, j'allais pas ruminer ça plus longtemps, Pierre m'avait bien fait comprendre que ça ne servait a rien de me lamenter, et il serait avec moi si il se passait quelque chose, il me soutiendrait. Ah Pierre et ses yeux bleu ciel..!

Je devais donc me lever, et prendre le train et le bus, affronter la chaleur de ces transports en commun que je détestais tant.
Le point positif, c'est que je pouvais mater! Ça faisait tellement de bien !
D'ailleurs, en voilà un qui est mignon. Brun, les cheveux avec du gel pour faire des piques, les yeux foncé aussi, marron ou noir, j'arrive pas vraiment à savoir, enfin pas grave, il a une petite barbe de 2-3 jours qui lui va a merveille ! Et la peau bronzé, peut être le reste de vacances passé au soleil ?
Un pull avec une chemise par dessous, qui dépasse un peu au niveau du bas vendre, un jean et des basket. Vraiment canon!

Pas le temps de tenter quelque chose, je suis déjà à l'université, je vais tout de suite dans l'amphi en essayent d'éviter toutes les personnes que je peux connaître, enfin, c'est pas comme si j'en connaissais beaucoup...
Au moment ou j'allais franchir la porte une main m'attrape et me tire en arrière.

Max. You-Hou...

« C'est pas ce que tu crois » halète-il.

Oula il a couru pour me rattraper ?

« Je ne crois rien, mais par contre je sais que je veux aller en cours, alors si tu permet..! »
« Laisse moi t'expliquer !!! »
« Gaspille pas ta salive hein! »
« C'est pas... »
« Tais toi je te dis !! »
« Laisse moi parler !! »
« Pour quoi ? Que tu me dises que vous ne faisiez pas l'amour ? Que tu ne la prenais pas sur ton lit en la faisant gémir comme jamais ? Mais que tu lui expliquais une position de yoga ou un une connerie du genre ? Et que vous deviez être complètement nu et gémir en coeur ? Et que la marque que t'as dans le cou n'est pas d'elle ? Tu veux me faire croire ça, c'est ça ?» dis je en rugissant

Il me regardait, et plus je parlais, plus ses yeux s'écarquillaient et devenaient humide. Il allait pleurer. Qu'il pleure bordel ! Qu'il souffre comme moi j'ai souffert toute cette semaine !!

« Ah oui aussi, je déteste les bonbons au citron, ça devait pas être un papier à moi, mais peut être le papier de bonbon d'un autre amant, qui est venu te voir, t'as du confondre, c'est pas bien grave ! »

Il éclatait en sanglot et partait en courant.

Je rentrais dans l'amphi et alla m'asseoir. Max ne réapparu pas pendant cette heure de cours.
Mais alors que je sortait de la salle, il me fonça dessus, et me donna un mot. Il recula de quelques pas et m'observa. Je levais les yeux du mot et le regardais sur un ton de défis, en déchirant le bout de papier qu'il venait de me donner, et allait le jeter dans la première poubelle qui se présentait a moi. Bien fait pour sa gueule! Même si j'avais honte au fond d'agir ainsi, mais il m'avais fait tellement mal..

Alors que je me rendais à mon cours suivant, Pierre m'accosta. Rien que de le voir, mon coeur se réchauffait.

« Ah ! Enfin tu reviens en cours ! Ça fait plaisir de te voir ! Tu vas mieux ? »
« On fait aller et toi ? »
« Ça va ! T'as parlé a Max depuis ?»
« Si on veux... »
« Comment ça ? » Dit-il en fronçant les sourcils
« Ben... il est venu me parler... mais.. euh.. je l'ai envoyé sur les roses..! »
« Ben pourquoi ? »
« Je voulais pas l'entendre »
« Tu devrais peut être pourtant, non ? »
« Beuuuh... tu crois ? »
« J'en suis sure ! Mais après t'es pas obligé de le croire, mais laisse le s'expliquer au moins... »
« ... »
« Tiens le voilà !!! Max ! MAX! MAAAAX !! Viens! »

Pendant qu'il avançait vers nous, Max me jetais des regards en coins, comme apeuré.

« Salut » murmura t il a l'adresse de Pierre
« Hey man ! Je viens de convaincre Elian de t'écouter causer, après j'te promet rien ! Bon les mecs j'vous laisse causer, moi je vais en cours ! »

Sympa le mec, il me laissait en plan comme ça avec Max, qui avait encore l'air au bord des larmes...

« Viens » lâcha t-il enfin, en me prenant doucement par la main pour m'emmener dans un coin à l'abri des oreilles indiscrète.

« C'est pas ma mère... » commença t il
« Ça je le sais déjà... »
« Laisse moi finir!! » Me supplia t il du regard « Ce n'est pas non plus ma mère adoptive, c'est juste une dame qui ma recueilli, il y a deux ans... Quand j'allais au plus mal, que ma vie n'était que misère, que j'étais obligé de faire la manche... Elle m'a aidé, ma soutenu, ma loger, ma fait revivre.. Je lui dois tant.. si tu savais.. C'est pour ça qu'elle est jalouse à la moindre occasion... c'est pour ça qu'elle me considère à elle, qu'elle est comme ça... Moi je ne supporte plus cette situation... »
Il ne supportait plus la situation... C'était bien compréhensible, mais qu'attendait-il de moi ? Que je l'aide à se défaire de cette femme ? Ou peut-être, que je l'aide à se trouver un logement ? Et pourquoi pas, que nous trouvions ensemble une colocation ? Voulait-il que je l'héberge ? Mais ça se n'était pas possible, mes parents ne connaissaient pas mon orientation sexuelle et je n'avais pas franchement envie de leur en faire part pour le moment. Cependant, la blessure de mon cœur saignait encore... Tu souffres Max ? Mais moi aussi je souffre ! Il faut vraiment que nous parlions, et cette fois, sans aucun détour.

_ Elian ? Demanda timidement Max.
_ Oui ? Répondis-je sèchement.
_ Pourquoi... Pourquoi tu restes silencieux ?
_ Suis-moi Max. Il nous faut tirer les choses au clair !
_ Mais...
_ Pas de mais. Pas si tu veux que « nous » ait une signification autre que lexicale !

Je commençais à avancer, les mains dans les poches de mon jean et mon sac sur l'épaule. Je n'espérais qu'une chose, entendre le bruit de ses chaussures à la suite des miennes. Je fis quelques pas et l'assurance que j'avais démontrée, montrait des signes de faiblesse. Le silence du couloir ébranlait ma résolution, ma bouche se mit à trembler, mes yeux se plissèrent... Je ne le sentais pas derrière moi et j'allais fondre en larmes.

Puis enfin un premier pas se fit entendre suivit d'un deuxième, puis d'un troisième, etc. Ouf, soufflai-je intérieurement, alors il veut vraiment que « nous » soit plus qu'un mot. Je ne m'arrêtai pas et je poursuivis en direction de la sortie. Il nous fallait changer d'atmosphère, respirer un peu le grand air et puis nous retrouver dans un endroit confortable où nous serions plus détendus pour causer.

Il était là, juste derrière moi, il s'était rapproché mais visiblement il n'osait pas se mettre à ma hauteur. Sur le trajet que nous empruntions, j'aperçus Julien et Marie qui se pressaient en notre direction.
_ Salut Elian, salut Max, dit Julien, comment allez-vous ?
_ Salut vous deux, dit Marie.
_ Bonjour, répondis-je sans émotion, je ne sais pas encore comment je vais aller aujourd'hui, mais cela devrais s'éclaircir sous peu. N'est-ce pas Max ?!
_ Euh... Oui, balbutia celui-ci, pris au dépourvu.
_ Tu n'étais pas malade cette semaine, m'interrogea Marie.
_ Si... Et je me force à aller mieux.
_ Avec Max, nous étions très inquiet à ton sujet.
_ Ah oui ? Déclarai-je machinalement. Etrange ça, y'avait pourtant pas de raison, non ?
Je vis Max qui serraient les poings et baisser les yeux. Quand à Julien et Marie, ils me dévisageaient intensément, c'était pesant. Bon, me dis-je, il est temps que je mette un peu d'eau dans mon vin. En outre j'avais une requête à soumettre à mes deux amis.
_ Oubliez ce que je viens de dire... Vous pouvez me rendre un service ?
_ Vas y demande, dit Julien.
_ J'aurais besoin d'une copie du prochain cours.
_ Quoi, tu n'y vas pas ? Demanda Marie surprise.
_ Non. Nous avons plus important à faire pour le moment.
_ Que d'aller en cours ?
Non, Marie ! Pensais-je. Je t'aime bien, mais là tu m'agaces !
_ Oui ! Plus important que d'aller en cours !
_ C'est bon, ne te fâche pas...
_ Excuse moi ! Mais je suis un peu sur les nerfs, mais pourquoi, ça... Et toi, tu le sais Max ?
Il ne répondit pas, toujours occupé à contempler ses chaussures.
_ Vous avez un soucis tous les deux ? Demanda Julien en fronçant les sourcils.
_ C'est ce que nous devons déterminé, déclarai-je abruptement ! Si nous avons un souci ou si nous n'en avons pas ! Sur quelle base, allons nous construire notre relation, si nous devons en avoir une ! Toutes ces petites choses, sans importance, mais qui méritent à mon sens, plus d'attention que mes cours de ce matin !
Max était gêné, ça se sentait... Ma colère me rendait imprudent. J'étais sur le point de vendre la mèche sur la nature de nos rapports mais je m'en foutais royalement.
_ D'accord... lâcha Julien dont l'incompréhension atteignait des sommets.
_ Bon nous allons vous laisser, dit Marie en souriant.
_ Déjà ? Demanda Julien.
_ Oui. Et viens par là, idiot !
Puis en passant près de moi, elle posa sa main sur mon épaule et me glissa à l'oreille : « Bonne chance. Mais arrête de faire la gueule, sinon tu vas tout gâcher.»

Puis en nous adressant un dernier signe de la main, ils repartirent. Max et moi restions immobiles quelques instants en les voyant s'éloigner. Un doute m'assaillit, Marie parlait-elle de mes études ou de ma relation avec Max ? Il paraissait que les filles étaient plus perspicaces et intuitives que les mecs, m'en avait-elle donné la preuve ?

Je repris ma marche sans un regard sur Max qui de son coté n'avait toujours pas ouvert la bouche. Qu'il garde sa salive, me dis-je, il en aura bien besoin. Nous arrivâmes rapidement devant un pub irlandais qui avait profité de l'été pour ouvrir. J'aimais bien ce genre d'endroit et j'espérais être à mon avantage sur ce terrain.

L'intérieur était grand, sombre et tout en bois, un régal pour les yeux. Nous primes une table au fond, je m'assis sur la banquette vernie et lui prit une chaise. La table se composait d'un épais plateau en bois posé sur un vieux fût. Max était rouge, tout dans son comportement trahissait l'appréhension, le doute, l'angoisse. Je me dis alors que j'avais peut-être été vraiment égoïste de penser que j'étais le seul à souffrir.

_ Alors, dit-il à ma grande surprise, que...
_ Je t'aime.
Cette fois, c'est moi qui le surpris.
_ Mais...
_ Je t'aime, Max ! Je t'aime si fort que tu n'imagines pas la douleur que j'ai ressentie en te voyant faire l'amour à cette bonne femme ! Je t'aime à en être malade, à mal dormir, à penser à toi nuit et jour. Tu m'as manqué si souvent cette semaine. Je t'en veux d'avoir donné à cette femme ce plaisir que je n'ai pas eu, alors que je ne rêvais que de ça ! Je ne sais pas quoi penser de toi, un coup tu avances et un autre tu recules, tu m'énerve car je ne parviens pas à te cerner, à savoir si toi tu m'aimes ou non... Je t'aime si fort alors que je ne te connais que depuis si peu de temps...

Les larmes me montaient aux yeux et je voyais le trouble grandir dans les siens. Mais il fallait que je me retienne, même si le pub était désert, il valait mieux garder une certaine tenue.
_ Elian... Je ne sais pas si je t'aime...
Là, je devais bien reconnaître qu'il m'avait scié ! Un peu comme ces personnages de manga et d'anime qui se prenaient des enclumes sur la tête... Enfin, tout ça pour dire, qu'après une déclaration comme la mienne, celle-ci semblait hypothéquer sérieusement notre avenir commun.
_ Elian... Reprit-il. Je ne sais pas ce que c'est d'aimer. J'ai l'impression de n'avoir jamais été aimé, ni par mes parents naturels et adoptifs, ni par Hélène qui m'héberge. Je ne l'aime pas. Je n'aimais pas les filles avec qui je sortais... Je ne connais pas l'amour.
Il n'avait pas sût contenir ses larmes qui tombaient sur le vernis de la table.
_ Je... tentais-je de dire, mais il finit de me clouer sur ma chaise en une tirade.
_ Elian... Je voudrais apprendre ce qu'est l'amour. Je voudrais que ce soit toi qui me l'apprennes. Je veux être amoureux de toi mais il va falloir que tu me guides. Je ne sais pas faire, pas m'y prendre. Je veux être tendre, attentionné, câlin, je veux vivre l'amour, le vrai, le grand, l'unique.
A mon tour de perdre pieds, mes abondantes larmes roulaient jusque dans mon cou et inondaient le col de mon tee-shirt.
_ Oui, Max... On va faire comme ça...

Puis je me décollais de la banquette, m'appuyais sur la table, puis me penchais en avant pour lui déposer un long et sensuel baiser. Avait-il abdiqué ? Avais-je abdiqué ? Non, rien de tout cela, il n'y avait pas de perdants, seulement deux vainqueurs, heureux de se dire des choses pas si faciles à exprimer.

Je reposai mon séant sur la banquette et je plongeai dans ses yeux bleu marine. Mes mains s'emparèrent des siennes et nous nous regardâmes silencieusement. Nous profitions du premier instant de bonheur qui nous était donné depuis une semaine. J'étais prêt à l'aider mais maintenant il devait se confier à moi.

Il m'expliqua tout de long en large, comment il s'était retrouvé à la rue à 16 ans, obligé de mendier pour vivre. Cette Hélène l'avait trouvé charmant et lui avait proposé ce marché : vivre avec elle comme un fils, en échange de quelques attentions. Cependant, celles-ci se firent de plus en plus pressantes jusqu'au jour où ils baisèrent... Cette expression était la sienne, il ne lui avait jamais fait l'amour, de toute façon, un rien la comblait alors il disait ne pas se donner à fond. Depuis, cela se reproduisait fréquemment mais il remerciait la libido de cette femme qui n'était pas des plus affamées.

Cependant, il était prêt à tout pour mettre un terme à cette relation. Il n'y trouvait plus son compte et il ne voulait pas qu'elle puisse s'interposer entre nous. Comme je l'avais pensé, il évoqua diverses alternatives pour s'évader et notamment la colocation. Mais il n'avait pas de travail, il fallait d'abord qu'il songeât à gagner un peu de pognons. Et puis, je lui conseillais de se renseigner auprès du CROUS, peut-être que certains logements n'avaient pas été récupérés par ceux les ayant réservés. Et puis, au pire, il restait la colocation mais dans ce cas, je devrais moi aussi trouver un job.

_ Bon les amoureux, qu'est-ce que je vous sers ? Dit une voix féminine sur notre coté.
Je me retournai pour apercevoir une jeune fille que j'avais rencontrée lors du zinzin, elle nous souriait et attendait notre commande. Son nom me revint presque immédiatement.
_ Léa...
- Pour moi ce sera une demi pinte de cidre, et toi max, que veux-tu ?
- Ce sera pareil pour moi.
- Ecoute, il faut trouver une solution pour cette sorcière qui abuse de toi depuis deux ans, je ne pourrai jamais supporter qu'elle souille encore ton corps, et que je puisse passer derrière elle.
- Que veux-tu que je fasse, Elian.
- Nous pouvons toujours la découper en morceaux et la congeler, comme cela, le problème de la colocation sera réglé.

Je venais de casser cette ambiance si triste où nous avions tous les deux les larmes aux yeux, et nous partîmes d'un grand éclat de rire.

Après avoir mûrement réfléchi, nous avons décidé de trouver rapidement un job, et de nous prendre un petit studio à deux. Puis, de toute façon, nous étions majeurs et nous avions peut-être droit à des aides de la mairie.

Le seul problème était de trouver un travail qui ne perturbe pas nos études.

Léa déposa les boissons sur la table, tout en écoutant notre conversation, puis, elle tourna les talons.
Quelques minutes plus tard, elle revint vers nous, lors d'un moment d'accalmie.
Nous ayant écoutés auparavant, elle nous demanda si nous cherchions du travail.

Nous lui répondîmes par l'affirmative, en lui disant que nous étions tout de même étudiants.

- Ce pub marche très fort, pour ma part, je ne peux plus assumer le service du soir, je m'installe avec mon petit ami la semaine prochaine.

La journée me suffit amplement, mon patron cherche justement deux jeunes personnes pour faire le service et la plonge ; si cela vous intéresse, je peux toujours lui en toucher un mot.
De plus, je libère l'appartement deux pièces au-dessus du pub, peut-être que ça pourrait vous convenir. Le boss me le laissait pour 300 euros par mois, charges comprises.

- Sûr, que cela nous intéresse, tu en penses quoi, Max ?
- C'est une opportunité qui ne se représentera plus.

Léa nous a présentés au patron, qui avait l'air très sympathique, il nous communiqua les horaires qui nous convenaient très bien, tous les soirs de 19h à 23h.

Léa nous fit visiter le petit appartement au-dessus. Il n'était pas très grand, mais offrait une belle chambre avec un grand lit et un bureau, une petite cuisine équipée, et une salle d'eau avec le WC incorporé, nous ne pouvions rêver mieux.

Le salaire de 130 euros par semaine pour chacun de nous, sans compter les pourboires, ce qui était convenable nous laisser rêveurs.

Nous partîmes du Pub en annonçant au patron que nous lui donnerions une réponse le lendemain, mais que nous étions très intéressés. Il nous fit comprendre à son tour que nous serions à l'essai pour une quinzaine de jours, si nous acceptions sa proposition.
Nous sommes partis de ce pub heureux, nous avions, ce jour-là, mille projets en tête, Max était enchanté de savoir que, bientôt, il ne vivrait plus avec la sorcière (celle qu'il se plaisait à appeler « la fée Carabosse », qu'il ne serait plus réveillé la nuit par ses va-et-vient dans sa chambre.

Pour Max, cela ne posait aucun problème, contrairement à moi. Il n'avait pas de compte à rendre à l'autre, à cette folle.
Il est vrai que, pendant deux ans, elle l'avait hébergé, nourri, habillé ; mais il savait qu'il avait payé sa dette, et partirait de chez elle la tête haute, et sans regret. La seule chose qui l'inquiétait, c'est le préavis de cette quinzaine de jours au Pub.

Pour moi, c'était tout autre chose, il fallait que je fasse comprendre à mes parents que je voulais m'assumer tout seul pendant quelques temps, que j'avais trouvé un petit appartement en colocation avec un copain, près de l'université, avec un petit boulot de quelques heures par jour, que j'en avais marre de faire tout le temps ce trajet le matin, cela me faisait lever à 6h.

Enfin, je savais que, de toute façon, j'arriverais à mes fins.

La chance venait de nous sourire, il fallait la saisir.
Nous marchions côte à côte, en direction de la FAC, il semblait régner une certaine euphorie dans l'esprit de Maxime, je le comprenais, il venait de se libérer d'un lourd fardeau. Il faut dire qu'une certaine excitation, à l'idée de ce grand chamboulement, m'avait envahi, même si tout restait à faire.
Il fallait encore que Maxime réussisse à se sortir des griffes de la vielle Carabosse, que je fasse comprendre mon besoin d'autonomie à mes parents, sans me discréditer, sans parler de l'idée de la colocation et du petit boulot, ce qui serait probablement le plus gros morceau à faire avaler. Sachant que, pour ma mère, se faire un peu d'argent, obtenir son indépendance financière, ne sont que des caprices qui ne méritent même pas d'être étudiés. Pour elle, seules les études comptent, je l'entends déjà me répondre « Chéri, tu auras toute ta vie pour gagner de l'argent, consacre-toi pour le moment à tes études... »

Je réalisai alors combien de méandres il nous restait encore à franchir... Cependant, je décidai de les laisser de côté pour le moment, afin de profiter de l'instant présent, de savourer chaque seconde avec mon Homme. A peine avais-je fait fuir mes problèmes, que des pensées bien plus alléchantes venaient de naître dans mon esprit. Maxime voulait que je lui apprenne à aimer. Bien que novice en la matière, j'envisageais déjà ma première leçon, une dispute est toujours suivie par un câlin réconciliateur !!! L'idée venait de germer au fin fond de ma tête, que déjà une douce chaleur pouvait se faire sentir au niveau de mon entrejambe.
Du coin de l'œil, j'adressai un regard rempli de malice à Maxime, tout en lui demandant :
- Ca te dit ce soir, de venir dormir à la maison ?
- En fait, j'y pensais déjà depuis un moment, mais je ne voulais pas te forcer la main.

C'était inattendu, je n'aurais pas imaginé tant de franchise de sa part, avait-il, lui aussi, une idée derrière la tête, ou tout simplement souhaitait-il rester près de moi, et loin de cette femme dénuée de toute moralité... Quoi qu'il en soit à cet instant, je pris conscience qu'à présent le « Nous » avait pris toute une signification pour moi. Je commençais à concevoir ce que c'était l'amour. Ce n'était plus mon bonheur qui primait, mais celui de Max, je ne voulais plus le voir souffrir, être triste. Je n'envisageais plus le futur sans lui. Toutes mes interrogations passées venaient de prendre fin, c'était clair comme de l'eau de roche j'aimais Max d'un amour sincère et sans rémission.

La journée défila à vive allure, à tel point que, sans même m'en rendre compte, il ne restait plus que quelques minutes avant la fin de mon dernier cours. Et, comme pour le reste de la journée, plutôt que d'écouter avec rigueur le professeur, je continuais de laisser vagabonder mon imagination sur notre future vie de couple, et je pensais surtout à ce que l'on pourrait se faire ce soir. D'ailleurs, ma réflexion poussée avait engendré, en plus d'une déformation prononcée de mon jeans, une crampe de folie à ma bite.

Dix-neuf heures. Nous arrivions enfin chez moi, le trajet fut plutôt calme, nous étions tous deux pensifs, mis à part le moment où j'ai suggéré à Max un moyen plus expéditif pour régler nos problèmes. Etant fan de la série Desperate Housewifes, je lui proposai de copier l'un des meurtres de la série
- On fait trébucher malencontreusement la veille peau, puis, si elle ne tombe pas dans les pommes, on la finit à coups de poêle, et on la met dans un grand congélo dans la cave !!!
- Oui, t'as pas tort, puis après, si on se fait choper, on se la joue à la Bonnie and Clyde !! Non, sérieux ! Plus réaliste, je pourrais aller voir les flics, à mon avis elle prendrait cher !!! Mais tu vois, je ne m'y résous pas. Malgré tout, c'est grâce à elle que je suis là, je ne sais même pas si je serais encore en vie si elle n'avait pas été là, qui sait ??? Et dans mon malheur, si elle n'avait pas été là, je n'aurais pas pu goûter au bonheur de te rencontrer...

Je ne pus répondre sur le coup, tellement, il m'avait ému, je voulais lui sauter au cou pour lui faire comprendre qu'il en était de même pour moi. Cependant, je n'en fis rien, il y avait bien trop de monde dans le métro, mais je me promettais que ce n'était que partie remise. En plus, lorsque j'avais demandé l'accord de ma mère, pour inviter Max à dormir, elle m'avait informé que cela ne la dérangeait pas, étant donné que toute la famille était de sortie normalement, moi y compris, pour un repas chez les grands-parents. Ma mère m'indiqua alors la démarche à suivre pour la préparation de notre repas, et me dit qu'il faudrait que j'appelle ma grand-mère pour m'excuser. Le hasard faisait vraiment bien les choses, en une seule et même journée, j'avais retrouvé l'amour de ma vie, décroché un job, et j'allais pouvoir profiter pleinement de ma soirée avec mon mec. « Mon mec ». Que cela sonnait vraiment bien dans ma tête.

En rentrant, je me pressais, je voulais que tout soit parfait pour ma première soirée avec l'amour de ma vie. Pendant que je m activais en cuisine, j'envoyai mon bien-aimé dans ma chambre, écouter de la musique, en lui promettant que je ferais vite, ce qu'il accepta sans broncher.
Je fis un repas des plus basiques, car ce soir, ce n'était pas le repas qui m'importait, je voulais me retrouver dans les bras de mon Maxime. Il restait des plats surgelés au congélateur, je m'empressai de réchauffer des lasagnes, que j'ai agrémentées d'une salade verte. Je ne voulais pas non plus que mon bel éphèbe soit trop lourd pour le dessert.
J'avais à peine enfourné les lasagnes au four, que je sentis une présence dans mon dos, c'était lui qui venait de m'enlacer tendrement, tout en déposant avec volupté, de doux baisers au creux de mon cou. J'étais aux anges. Je savais que cette soirée, qui venait à peine de commencer, allait être inoubliable, pour l'un comme pour l'autre.

- Alors, qu'est-ce que tu nous as mitonné de bon, mon beau chef rien qu'à moi ?
- Oh, tu sais, si tu sors avec moi pour la bouffe, c'est raté, je nous réchauffe juste un plat de lasagnes. Par contre, on n'a plus de dessert, même plus de yogourt, j'espère que ça t'ira quand même.
- Houla ! T'inquiète pas, ce ne sont pas tes talents culinaires qui m'ont séduit. Et puis tu sais, un fruit fera l'affaire.
- Oh ça, j'ai !! Par contre je n'ai qu'une banane à te proposer
- Ca tombe bien, je suis venu avec la mienne, on pourra partager

Sur ces mots, nous nous mîmes à rire joyeusement

- Max, si tu continues comme ça, je ne te promets pas que j'attendrai le dessert !!

Et à ce moment, je me retournai, et nous ne nous sommes plus quittés du regard, et d'un commun accord, nous nous sommes avancés l'un vers l'autre. J'ai senti ses lèvres contre les miennes, et ce fut un bonheur intense, comme jamais encore je n'en avais ressenti, qui envahit mon corps. Nos langues jouaient ensemble une douce sérénade, je voulais que ce baiser, si tendre, si passionné, ne se termine jamais.

Après quelques secondes, nous avons relâché notre étreinte pour reprendre notre respiration, et c'est là que je vis le sourire immense qui recouvrait le visage de mon bien-aimé. Il me regardait si tendrement, mais je pouvais lire sur ce beau sourire qu'il ne comptait pas en rester là. Il me dirigea vers le canapé et m'y fit tomber. Je savais à ce moment précis que j'allais vivre l'extase avec mon amour. Je me devais d'être à la hauteur, je voulais lui faire partager le bonheur qu'il me procurait.

Il commença à me caresser le dos, tout en m'embrassant, il passa ensuite ses doigts sous mon pull, je sentais ses mains chaudes contre ma peau, quel bonheur. Ma peau en était toute hérissée, et j'en avais les tétons qui pointaient, pas qu'eux d'ailleurs, il parvenait à me faire prendre mon pied, sans même me toucher la queue.
Je commençai à lui rendre la pareille, jusqu'au moment où je sentis ses mains déboutonner mon jeans, laissant apparaître mon boxer bien gonflé.
Il me regarda en me souriant, je n'en pouvais plus, je voulais le sentir, avoir mon torse contre le sien, j'avais besoin de contact.

Alors, sans ménagement, j'entrepris de lui enlever son tee-shirt, quel beau torse imberbe et musclé, humm, comme je les aime, je n'en pouvais plus, j'étais tendu à max .Cela ne satisfaisait toujours pas mon appétit, il m'en fallait plus, encore plus, j'entrepris alors de lui virer son jeans. Nous étions tous les deux aux anges, un bonheur inexplicable nous avait envahis, et je savais qu'il fallait que je lui donne le meilleur de moi-même.
Je passai donc mes mains dans son boxer, tout en lui caressant les fesses, et j'arrivai vite à l'objet de tous mes désirs, je sentis son pénis bien gonflé entre mes doigts, et pris plaisir à le serrer, ce qui lui fit lâcher des petits cris de plaisir.

Lui avait déjà entrepris d'enlever mon boxer, laissant mon sexe bandé apparaître complètement
Maxime était à présent sur mes genoux, il me regarda et me dit:
- C'est moi qui te fais cet effet-là ?
Je ne lui répondis pas, mon sourire lui avait suffi comme réponse. Il se mit alors à commencer des va-et-vient avec mon sexe, ce qui me remplissait d'une joie immense, j'étais au paradis. Je pris à mon tour son sexe, qui n'était d'ailleurs pas en reste, c'était un pénis d'une taille tout à fait correcte, un bon 17 cm. Et je le branlai avec frénésie.
Hâtivement, sans m'y attendre, il prit mon pénis en bouche, ce qui me fit pousser de petits cris de bonheur. C'était extraordinaire, tellement bon.
Je posai mes mains sur sa tête tout en caressant ses cheveux, j'appuyai sur sa tête pour qu'il accélère ses va-et-vient. Je sentis ma semence monter, et sans m'y attendre, je lui déversai le tout dans la bouche, il n'en perdit pas une goutte, il se releva et vint m'embrasser.
Je lui fis comprendre, en le faisant basculer, que je voulais aussi le soulager.
Je le couchai donc sur le canapé et pris son sexe en bouche, ce qui le propulsa au septième ciel.
Je m'appliquai à le sucer du mieux possible et accélérai progressivement mes va-et-vient, je sentais, par les coups de hanche qu'il donnait, qu'il arrivait bientôt à l'orgasme. Et soudain, je sentis une chaleur envahir ma bouche. Il venait de se décharger en moi. Il avait atteint l'orgasme grâce à moi. Je me blottis alors contre lui et lui donnai un baisser très tendre, en lui murmurant à l'oreille:
- Je t'aime tellement, Maxime...

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