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HISTOIRE

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Dodo avec mon frère

Chapitre 1

Bonjour et soyez indulgent c'est ma première histoire sur cyrillo. Et pardon pour l'orthographe.

J'ai toujours été un enfant fragile, maladif. Petit, j'avais l'habitude de dormir avec maman quand ça n'allait pas trop. Un jour, je devais avoir treize ans, mon père décida que ce n'était plus très sain et il m'interdit purement et simplement l'accès au lit des parents. Dans les mois qui suivirent cette interdiction, je connus plus souvent l'angoisse que la maladie. Je pris donc l'habitude de demander asile dans le lit de mon grand frère. Il n'y avait aucun sous entendu sexuel dans ma démarche; juste une demande de soutien...

L'été de mes seize ans, mon petit chien fut écrasé par un chauffard juste devant notre maison. J'étais effondré. Mon frère – qui avait dix-neuf ans – essaya de me consoler. Alors qu'il ne l'avait plus fait depuis quatre ans, il m'accueillit dans son lit. Je n'arrivais pas à me calmer, secoué par de gros sanglots. Vincent me prit tendrement dans ses bras, et, voyant que je me calmais, ne tarda pas à me laisser m'endormir contre lui. Je ne dormais pas profondément mais je me sentais si bien que je ne bougeais pas. Je sentais le souffle régulier de mon frère dans mon cou et, surtout, son corps chaud pressant le mien. De le sentir abandonné ainsi tout contre moi provoqua une douce chaleur dans mon bas-ventre très vite suivi par une belle érection. Dans un premier temps, je me sentis assez mal; j'avais honte de mon attitude.

Vincent finit par s'endormir.

Ma main glissa sur son ventre et en-dessous. Je ne saurais vous dire le choc que j'ai ressenti au contact de son ventre plat et ferme! Ce fut pour moi la plus formidable expérience érotique de toute ma vie, la réalisation d'un fantasme obsédant... Malgré tout ce qui a pu arriver par la suite, je garderai toujours un souvenir inoubliable de ce premier émoi charnel. Car c'était réellement ma première fois! Bien sûr, j'avais embrassé plusieurs filles, peloté dans les boums les plus audacieuses mais tout ça n'avait pas été plus loin. Là, c'était autre chose! D'abord parce que j'avais compris qu'entre les filles et les garçons, mon cœur balançait plus du côté des quéquettes. Ensuite parce que j'avais là, sous la main, un corps souple et brûlant, n'attendant que mes caresses... J'ai dû commencer mes travaux d'approche du bout des doigts. Très vite, je me suis enhardi.

J'étais manifestement trop excité par la suite car, alors que je pétrissais à deux mains son cul ferme et velu, il se réveilla brutalement.

- Eh, mais... David! Qu'est-ce que tu fous?

- Je...

Je m'écartais aussitôt et disparaissais de l'autre côte du lit. Je feignais de dormir mais il alluma la lumière et me secoua violemment. Je jouais à celui qui est à moitié endormi. Je n'étais sûrement pas très convainquant!

- David, tu peux m'expliquer ce que tu faisais?

- Mais rien, Vince! je dormais.

- Je ne crois pas non...

- Laisse-moi dormir.

- D'accord, mais on en parlera demain... mais va dans ton lit!

- Pourquoi?

Je savais que je méritais ça. J'étais encore surpris par la rapidité avec laquelle les événements s'étaient enchaînés et sous le choc de mon audace. Je bandais toujours comme un âne et j'avais la tête envahie par des désirs inavouables.

C'est d'humeur maussade que j'ai regagné mon lit. Je me suis couché dans un état d'énervement pas possible. Ma tête fourmillait. Je n'avais plus qu'une idée en tête: baiser avec mon frère, le beau Vincent... Je prenais conscience que j'avais été trop loin mais ce qui était fait... Je me suis branlé en fermant les yeux. Enfin rassasié, j'ai réussi à m'endormir.

Il a fallu attendre 17h pour me retrouver seul avec mon frère. J'étais installé devant mon PC lorsqu'il frappa à la porte de ma chambre. Il poussa la tête et demanda:

- Je peux?

- Oui.

Un silence gêné s'installa entre nous. Il se jeta à l'eau:

- David, tu vas m'expliquer ce qui t'a pris cette nuit! Je suis assez surpris par ton attitude...

- Je... je le suis aussi!

- Ah bon? C'est ça ta réponse!

- Écoute... je comprends tout à fait qu'à ton âge on éprouve des... enfin... tu vois ce que je veux dire... mais je suis ton frère!

- Je ne vois pas où tu veux en venir.

- C'est ça... Joue les innocents! Tu es doué pour ça!

- ...

- Tu as déjà fait «des choses» avec une de tes copines de classe...

- ...

- Tu comprends ce que je te dis?

- Je ne suis pas débile!

- Il y a des moments où on pourrait en douter!

- Non, je n'ai jamais «couché». C'est ça que tu voulais savoir?

- J'ai besoin de savoir certaines choses, frangin... Il m'est impossible de continuer à vivre comme si rien n'était arrivé.

- Moi, je peux!

Cette première conversation s'est arrêtée là et Vincent a quitté ma chambre.

Un soir, Vincent a fait toute une scène parce que la clef de la porte de sa chambre avait disparu. Il avait pris l'habitude de s'enfermer la nuit et papa avait dû trouver ça contraire à ses principes. J'ai regardé Vincent dans le blanc des yeux et je lui ai dit:

- Pourquoi veux-tu t'enfermer? Tu as peur de quelque chose... ou quelqu'un?

- Cause toujours, tu m'intéresses...

- Ne t'inquiète pas, gamin, tu peux dormir tranquille...

Il ne l'a pas trop montré mais je suis certain qu'il a été vexé.

- Tu es malade ou quoi!

- Fou peut-être... peut-être fou d'amour...

- Bon, je vais me coucher...

Durant les jours qui ont suivi, mon frère est resté sur la défensive.

Nos rapports étaient forcément devenus différents. Je sentais que quelque chose de trouble venait de se nouer entre Vincent et moi mais je ne pouvais pas expliquer ce lien... J'ai compris bien plus tard qu'il se sentait coupable et qu'il était très malheureux. Très malheureux de m'avoir détourné du droit chemin! Sans le savoir, je venais de secouer la vraie nature sexuelle de mon frère et mon comportement durant les jours qui suivirent ne fit qu'accentuer l'issue inéluctable de notre relation... Comment aurais-je pu savoir que mes parents avaient deux fils complètement pédés?

Vincent luttait depuis des années contre une homosexualité plus que latente. Il se fabriquait – comme tant d'autres! – une image de beau gosse hétéro et macho... et il y parvenait tout à fait. Il était sorti avec des tas de filles qui ne faisaient jamais courir aucune rumeur équivoque à son propos. Il devait certainement s'en sortir avec brio.

Les jours qui suivirent, je fis exactement comme si rien ne s'était passé. De son côté, plus le temps passait et plus mon frère adoptait un étrange comportement avec moi. Lui toujours si discret et réservé n'hésitait pas, dès que nos parents étaient absents, à se présenter devant moi en boxer ou en bas de pyjama. Le printemps montra le bout de son nez et les premiers beaux jours arrivèrent. Je passais le plus clair de mon temps allongé dans un hamac au fond du jardin. J'avais constamment la trique et bien du mal à le dissimuler.

Et puis, le jour J arriva. Nos parents étaient partis en Bretagne pour cinq jours et nous étions seuls à la maison. J'étais en maillot dans mon hamac et Vincent faisait des paniers avec un de ses potes près du garage. Je bandais ferme. L'air de rien, mon frère jetait souvent un regard en coin pour découvrir l'effet qu'il produisait sur moi. Entre nous, c'était vraiment un jeu de la séduction... Il continuait ses mouvements lascifs à quelques mètres de moi et faisait tout ce qu'il pouvait pour me maintenir dans cet état d'excitation. Je décidais donc de tenter le tout pour le tout le soir même. Vers 21h30, comme la nuit tombait, son pote rentra chez lui et nous nous sommes retrouvés seuls tous les deux. Il faisait plus frais et il avait enfilé un polo hyper sexy qui lui arrivait au-dessus du nombril et un boxer tout aussi moulant. Nous avons dîné légèrement en nous enfilant deux bouteilles de rosé. Il était si beau, mon frère. Ses grands yeux noirs brillaient dans la pénombre et, avec quelques verres de vin dans le nez, il se montrait plus volubile. Un peu pompette, il m'a souhaité une bonne nuit puis est monté se coucher en titubant.

- Tu n'as pas besoin d'aide, Vince? ai-je lancé.

- Si j'ai besoin d'aide, je t'appelle.

- D'acc!

J'ai accompagné des yeux son petit cul rond qui ondulait devant moi. C'était divin! Il a dû sentir le poids de mon désir car il s'est arrêté, s'est retourné et m'a jeté un regard brûlant avant de disparaître dans les escaliers.

J'aurais pu tomber là d'un coup, foudroyé par son regard de braise.

J'ai hésité. Finalement, je me suis couché dans mon lit. La nuit était bien entamée quand je me suis mis à hurler. Vincent s'est réveillé et s'est précipité dans ma chambre pour voir ce qui se passait.

- Hé David! Frangin, qu'est-ce qui se passe?

Il a allumé la lumière et j'ai eu un choc: il était nu comme un ver... superbe...

J'étais tout tremblant. Ce n'était pas de la comédie et il l'a compris de suite. Il m'a pris dans ses bras pour me réconforter et le contact de sa peau chaude m'a foudroyé.

- Tout va bien, mon chéri, je suis là!

- Vincent, serre-moi! Je ne me sens pas bien du tout... Reste avec moi!

- Calme-toi, ça va passer.

- S'il te plaît! Reste avec moi... rien qu'une fois... J'ai des angoisses. Je ne suis vraiment pas bien...

Il me serrait dans ses bras et les effluves que son corps dégageaient étaient très excitantes. Je respirais son parfum naturel de mec.

- Bon, fais-moi une petite place dans ton lit! Grand bébé, va!

Fou de joie, j'essayais de calmer un peu la trique qui me tordait le ventre. Il est allé éteindre dans sa chambre.

- Allez, on se couche et on se dépêche de dormir. Demain, j'ai cours à huit heures!

- Tu rigoles... Demain, c'est samedi!

Il s'était glissé dans mon lit et, immobile, n'osait pas faire un geste. J'entendais sa respiration régulière à quelques centimètres de moi.

- C'est que tu as raison en plus! Avec l'absence des parents et ces quelques belles journées à glander, je n'ai plus mes repères!

- Si tu crois que j'ai encore les miens de repères...

En me retournant, j'ai effleuré son corps. Ma main est tombée sur son ventre. Quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir qu'il bandait comme moi.

- Retire ta main! Vite! Je t'en prie...

- Pourquoi?

Je n'avais pas envie d'écouter sa réponse et plus envie de parler. Je voulais agir. N'en pouvant plus, j'ai commencé à le caresser, d'abord timidement puis avec des gestes plus appuyés. J'ai massé son torse de manière circulaire en élargissant le cercle à chaque passage. Je caressais maintenant son ventre et il se laissait faire.

- Ça devait arriver, Vincent!

- C'est de ma faute!

- Sûrement, oui! Tu es trop beau, trop excitant!

Je me suis glissé contre lui et j'ai glissé ma main entre ses cuisses. C'était encore plus dur! J'ai carrément basculé sur lui et je me suis retrouvé à cheval sur son corps musclé.

- Je peux t'assurer que je le veux vraiment, Vince! J'en rêvais depuis des mois...

- Et moi donc!!!

Je perdis toute retenue et, tout en continuant à le caresser, j'ai attrapé sa longue tige entre mes doigts pour la branler. C'était une sensation géniale! Je me suis penché au-dessus de son visage. J'ai vrillé mes yeux dans les siens et je l'ai embrassé.

- J'ai du mal à te reconnaître, David!

- Tu n'as pas encore tout vu...

Excité comme une puce, je me frottais sans retenue contre sa cuisse. Il ne me fallut que quelques secondes pour éjaculer abondamment.

- Déjà!?

- Je serai très vite prêt à recommencer.

Vincent m'a soulevé comme un morceau de bois et m'a couché sur le dos. Il a relevé mes jambes et m'a bouffé la rosette. Sa préparation fut de courte durée car il n'en pouvait plus. Il a enfilé une capote et m'a enculé de face. J'étais ravi de pouvoir l'admirer à l'ouvrage. Mon frère me baisait et il faisait ça bien. Il donnait maintenant de violents coups de reins et faisait coulisser sa bite à l'intérieur de ma gaine brûlante. Je bandais à nouveau comme un âne et il me sourit en constatant cet état de fait. Il prit alors ma queue entre ses doigts et commença à me branler tout en me limant en cadence.

- Je ne veux pas jouir trop vite! gémit-il en sortant de mon cul.

Il s'agita au-dessus de moi de sorte que son visage disparut entre mes cuisses. Je sentis ses lèvres chaudes qui se refermaient autour de ma queue. Sa langue tournoyait autour de mon gland avec une agilité étourdissante. Une de ses mains me titilla le bout des seins pendant que sa bouche avalait entièrement ma queue en la pompant bruyamment. Vincent me garda dans sa bouche plus de trente minutes. J'ai éjaculé une nouvelle fois. J'étais épuisé et heureux. Je venais de me faire sucer à fond par mon frangin adoré! Le Dieu de la Baise!

- Tu aimes?

- J'adore, Vince! Tu fais ça très bien. T'es gay depuis longtemps?

- Depuis toujours! Comme toi, j'imagine!

- Comme moi, oui!

- Ben, nos pauvres parents ont raté le coche avec nous. Ce n'est pas demain qu'ils vont avoir des petits-enfants!

La tête de mon frère replongea entre mes cuisses ouvertes. Il jouait maintenant avec mes couilles, les soupesait, les malaxait tout en essayant de redonner vigueur à mon membre qui avait déjà joui deux fois... Il me suçait très lentement tout en me regardant dans les yeux et la vision de sa bouche charnue distendue par ma grosse bite m'excitait terriblement.

Chapitre 2

l nous fallait être très prudents pour ne pas éveiller l'attention de notre père. Son homophobie excessive nous faisait parfois extrêmement peur. Lorsque notre père travaillait la nuit, nous pouvions dormir dans le même lit jusqu'au petit matin, blottis l'un dans les bras de l'autre. Au réveil, comme tous les garçons, nous avions une érection et une envie folle de nous libérer. Mon frère se jetait sur ma queue et la pompait. J'avais parfois du mal à me faire à cette situation excitante: mon frangin en train de me sucer la queue dans son lit.

Un matin, Vincent s'était levé plus tôt que d'habitude et avait enfilé un short qui lui moulait le cul à la perfection. Je me suis dis que c'était vraiment un dieu de beauté. Sous son polo, je voyais ses muscles fins et secs. Une gravure de mode!

- Bonjour mon chéri, tu as bien dormi?

- Chuttt, si papa rentrait...

- Tu dormais comme un loir lorsque le téléphone a sonné. Papa rentrera plus tard. Il remplace un collègue jusque midi.

Mon frère me souriait. Il était rayonnante, stimulé par nos activités nocturnes.

- Un peu de calme pour quelques heures encore! Yesssssss!

- Moi, j'ai passé la meilleure nuit possible depuis bien longtemps... Tu n'as pas trouvé que nous étions bons cette nuit?

- Nous le sommes toujours, Vince! Tu es le meilleur pour me baiser. Tu me connais parfaitement et tu sais ce qu'il faut faire pour me faire grimper aux murs...

- J'adore te voir jouir, David! Je voudrais que tu puisses dormir contre moi toutes les nuits...

Il est venu derrière moi et m'a serré contre lui.

- On pourrait partir d'ici.

- Quoi?

- Tu m'as bien compris. Je sais que comme moi tu en as marre de papa et la vie de merde qu'il nous offre...

- Et maman? Elle sera seule si nous partons!

- Sincèrement, tu crois qu'elle s'occupe de nous?

- Elle a de longues journées.

- Oui, et plus longues encore depuis qu'elle se fait sauter par son patron!

- Quoi?

- Tu as bien entendu, David! Maman a un amant et je ne la blâme pas. À part le foot, la bière et ses potes de café, papa ne connaît plus rien... Nous n'existons que lorsqu'il a besoin de se défouler.

- Il ne fait plus l'amour à maman?

- À ton avis?

- Je ne sais pas.

- Arrête de jouer à l'idiot... La dernière fois qu'ils ont dû baiser c'était pour te concevoir!

Je suis resté muet. Jamais je n'avais pensé à toutes ces choses. Je nous croyais une famille heureuse. À bien y réfléchir, nous ne partagions rien. Vincent avait raison.

- Alors, ça te dit de te tirer?

- Je... peut-être...

- Tu ne m'aimes pas assez, c'est ça?

- Ne dis pas ça! Je t'adore, Vince!

- Alors on se tire!

- Comment pourra-t-on se débrouiller seuls?

- Je vais travailler.

- Tu travailles déjà.

- Je vais me trouver un second boulot... la nuit...

- On ne se verra plus alors?

Vincent m'expliqua que si, dans un premier temps, nous réussissions à faire de gros efforts, nous pourrions gagner notre indépendance.

- J'ai un peu d'argent de côté! lui ai-je dit.

- Mais tu n'y toucheras pas!

- Pourquoi?

- Ne pose même pas la question! Si je t'entraîne dans ce plan, je veux assumer...

Trois semaines plus tard, nous avons quitté la maison au milieu d'un ouragan. Nos parents ne comprenaient pas! Et pour cause! Notre père hurlait et nous menaçait des foudres de dieu... enfin surtout des siennes... Notre mère pleurait... Nous n'avons pas plié.

En quittant, Vincent leur a dit:

- C'est notre décision! Nous sommes majeurs. Si cela ne vous convient pas, tant pis!

Le studio qu'il nous avait trouvé était modeste mais c'était «chez nous». Nous pouvions partager le grand lit et y faire l'amour même bruyamment. Nous pouvions nous y promener à moitié ou complètement à poil. C'était exactement ce que nous espérions. Vincent a trouvé un travail comme serveur. Il revenait de son premier travail vers 17h15 et repartait 45 minutes plus tard. En semaine, il était de retour à 22h30 et le week-end vers un heure du matin. Il me trouva un boulot de plongeur les vendredis et samedis. Assez vite, nous avons réussi à nouer les deux bouts. Lorsque le studio était payé, il nous restait tout juste de quoi vivre.

Un dimanche, alors que nous faisions la grasse matinée, il me serra contre sa poitrine et me demanda:

- Tu as des regrets?

- À propos de quoi?

- D'être parti avec moi!

- Aucun! Les deux mois que nous venons de vivre ensemble sont les meilleurs de ma vie!

- Pareil pour moi! Je pense que nous n'avions pas le choix! J'ai sûrement causé de la peine à maman mais... désolé... je n'ai pas de remords... Pour nous deux, ça l'aurait tuée si elle avait su!

- Elle saura un jour!

- Je... je ne sais pas. David, nous devons être prudents! Personne ne doit le savoir, tu m'entends?

J'ai répondu à son étreinte et nos bouches se sont touchées.

- D'accord! C'est toi qui vois... Je te fais confiance...

Je fus parcouru de frissons lorsque ses bras me collèrent contre lui.

Nous avons reprit notre baiser profond et nous avons eu du mal à l'interrompre.

- Tu me fais un câlin? demanda-t-il.

- Ce n'est pas un câlin que tu veux... Je te connais trop bien...

À genoux entre ses jambes, sous la couette, je lui ai gobé le gland et je lui ai taillé une pipe d'enfer. Très vite, mon frère m'a joui sur le visage. Ensuite, j'ai continué à lui téter le gland jusqu'à faire disparaître la dernière goutte de sperme, me laissant enfin repu et anéanti de plaisir...

- Tu te souviens de «notre première fois»? lui ai-je demandé.

- Comment pourrais-je l'oublier?

- Tu étais furieux lorsque je t'ai touché... la première fois...

- En fait, je n'étais pas furieux du tout. Tu as dû t'en douter après! J'étais troublé... J'avais honte d'être excité par mon propre frère alors j'ai préféré faire semblant d'être fâché avant que tu ne t'aperçoives de mon état.

- Tu crois que, toi et moi, c'est de l'amour?

- Que serait-ce d'autre, mon chéri?

- Je ne sais pas. Parfois j'ai si peur...

- Et moi donc!

- J'ai peur qu'on ne nous sépare.

- C'est pourquoi personne ne doit savoir...

- Oui.

Ce jour-là, nous l'avons passé au lit. Il pleuvait des cordes et nous n'avions pas envie sortir. Nous avons dormi et baisé en alternance. Vincent m'a fait découvrir des positions nouvelles. Il m'a fait m'asseoir sur son visage. Je n'ai pas tardé à gémir de plaisir tandis qu'il me léchait le trou avec application. Vincent est un bouffeur de cul hors pair. Sa langue est vive et longue. J'ai eu un orgasme fulgurant. Mon corps a vibré sous ses coups de langue. Après avoir joui, je me suis encore blotti dans ses bras. Serrés l'un contre l'autre, nous nous sommes à nouveau passionnément embrassés alors que nos mains partaient à la découverte de nos corps respectifs. Jamais nous ne nous lassions l'un de l'autre. Notre jeunesse nous permettait de très vite récupérer et d'avoir des érections plusieurs fois par nuit. À l'époque, nous ne confondions «amour» et «sexe».

J'ai fait dodo dans le lit de mon frère pendant huit mois. Huit mois inoubliables! Toutes ces nuits, à califourchon sur lui, je guidais son sexe vers mon trou et je m'empalais dessus. J'agitais un peu le bassin pour le prendre jusqu'à la garde. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais pu imaginer que ça puisse être aussi bon! J'en voulais ma dose chaque fois que nous étions seuls. Il entrait en moi et il s'agitait tandis que je lui caressais le torse et embrassais le visage. Mes hanches, qu'il tenait fermement, montaient et descendaient en cadence alors qu'il me baisait sans aucune retenue. Des bêtes en rut! Je haletais, je couinais, je gémissais de plus en plus bruyamment jusqu'à l'explosion. Parfois, pour me faire taire, il me pliait le tronc et amenait mon visage vers le sien. Il m'embrassait passionnément et je me calmais. Lorsque enfin, nous jouissions de concert, j'avais des étoiles plein la tête et je me sentais pleinement heureux.

Un bonheur qui a pris fin lorsque nous avons été expulsés du studio. Je n'avais rien vu venir... La pression était devenue si forte pour Vincent qu'il s'était mis à se droguer. L'argent qu'il gagnait ne servait plus à payer notre «chez nous» mais ses doses de plus en plus fortes. Notre belle histoire s'est terminée dans un drame éclatant. Tout le monde a su que nous étions amants et mon frère s'est donné la mort...

Aujourd'hui, avec le recul, j'ai encore du mal à accepter cette issue fatale. Si j'ai totalement coupé les ponts avec ma famille, je suis pourtant un homme équilibré et en quête de bonheur...

J'ai eu bien des amants de corps et quelques-uns de cœur... Aucun n'a pu remplacer Vincent... Tous les soirs, lorsque après ma journée de travail, je m'étends sur mon lit, je rêve qu'il est là contre moi et je serre sa poitrine... Il me semble parfois retrouver son odeur, sa chaleur, sa vie... J'ai compris aujourd'hui que si le sexe était notre préoccupation à l'époque, nous n'en étions pas moins amoureux... Oui, nous étions amoureux.

Gay69

Marcoco-disante@hotmail.com

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