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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Jean -03

Mon mouvement est stoppé net, je suis surpris par la force avec laquelle Pierre maintient mon poignet. Je suis figé, mais qu'est-ce qui ma pris ?
- Excuse moi, tu es si ... musclé, arrivé-je juste à prononcer, j'avais envie de dire « tu es si beau »...
- Ca c'est presque 20 ans de pratique de la natation, je m'entraîne à la piscine 3 fois par semaine encore aujourd'hui, c'est presque une drogue. Bon, je monte  m'habiller.

Il grimpe l'escalier sans plus attendre. Je me sens comme un enfant pris en défaut, tout penaud et  pour me donner une contenance et trouver une forme de réconfort je déguste  le mojito, par toutes petites gorgées.
Qu'est-ce qu'il est beau, vraiment ! Ce que j'ai aperçu de son corps renforce mon attirance pour lui. J'ai envie de lui. Mais de quoi j'ai l'air, moi,  sans le secours de mon tailleur ? C'est certain que je ne supporte pas la comparaison ; je suis plus vieux, n'ai jamais été sportif, mon ventre commence à pointer, me fesses s'affaissent...  Y a pas photo ! Comment ai-je pu imaginer un seul instant qu'il pourrait se passer quelque chose entre nous ? Et puis il doit avoir une compagne ici ou ailleurs.  Plongé dans les affres de mes doutes et mes pensées assombries par ce geste empêché, je n'entends pas Pierre redescendre. Pourtant, cet escalier métallique est tout sauf discret !
- Il est bon mon mojito ? J'ai pressé des citrons frais pour en mélanger le jus à du rhum planteur.
- Excellent, répondis-je en sursautant ! D'où tiens-tu la recette ?
- J'ai un ami barman, ou plutôt j'avais. Bon, comme il est trop tard pour préparer un repas correct, j'ai prévu de passer une pizza au four ; je vais l'enfourner. On pourra discuter pendant qu'elle chauffe.
Pendant qu'il s'affaire, je m'efforce de dévier mes pensées obsédantes. Mon avant bras presque broyé m'a servi de leçon... Il faut faire bonne figure.
- Elle n'est pas mal rénovée cette maison. De l'extérieur elle ne paye pas de mine mais l'intérieur est très fonctionnel, on est surpris quand on rentre.
- Oui, le propriétaire l'a totalement rénovée, après l'avoir reçue de sa mère je crois, il a presque tout fait lui-même. Il faut dire qu'il est du métier, ça aide ... Je suis le premier locataire après les travaux.
- C'est toi qui à fait la table basse ?
- Non c'est cet ami très proche, enfin qui m'était très proche... Il aimait transformer des palettes pour leur donner une nouvelle vie, il faut dire qu'il a la fibre écolo.
- Pourquoi parles-tu de lui au passé ? Oh, désolé si je suis indiscret !
- [ ...  ]   On ne se voit plus c'est tout.
Son visage s'habille presque imperceptiblement d'un voile triste. Il me rejoint sur le canapé pour finir sa boisson et change brusquement de sujet, volontairement, comme pour aider à chasser la brume qui l'a envahi.
- Es-tu satisfait de l'installation de la nouvelle chaîne de production ? me demande-t-il.
- Oui, on a bien bossé, et puis tu avais bien anticipé l'implantation des modules donc leur réception c'est plutôt bien passée. Je crois qu'on devrait pouvoir tenir les délais.
- Merci, pour le compliment. Pour quelqu'un en CDD d'assistant ingénieur je ne débrouillerais pas trop mal alors.
- Je trouve aussi, tu es donc en CDD ?  Pourquoi avoir accepté un poste d'assistant ingénieur alors si tu es ingénieur diplômé ?
- Parce qu'il faut bien vivre, cette question ! Avec la crise dans le secteur agro alimentaire, les offres d'emplois sont rares en ce moment, et puis ceux qui se présentent exigent toujours de l'expérience. Les CDD permettent de l'acquérir. Alors plutôt que de rester à attendre j'ai accepté celui-ci en dessous de mes compétences, c'est vrai. Et puis ça m'a également permis de prendre du champ, il le fallait et vite.

Cette dernière phrase, Pierre la prononce tout bas, comme pour lui-même, dans un aparté visiblement trop intime pour que je m'autorise encore à le questionner.
- J'ai connu moins de galères que toi pour débuter, mais c'était un autre temps...
Pierre ne répond pas, il se contente de soupirer, se lève et va vérifier le contenu du four.
- Bon c'est chaud.
Et il pose la pizza sur l'ilot central, au niveau du bar. Il est clair que c'est là qu'on va la déguster. Je me lève donc et propose mon aide pour dresser la table.
- Merci, mais tu es mon invité, j'ai juste prévu de te laisser faire la vaisselle plaisante-t-il.
Pierre se montre un hôte attentionné, ayant préparé ce repas simple agrémenté d'une multitude de petites attentions qui rendent la soirée très agréable, comme dans la douceur d'un foyer, avec de la tendresse même me semble-t-il, à moins que ce soit mon imaginaire qui me berce d'illusions.
- Tu es un hôte remarquable, lui dis-je. Je crois que je vais quitter mon d'hôtel définitivement.
- J'ai vécu avec une personne qui avait fait l'école hôtelière. A son contact, j'ai appris les arts de la table, comme ils disent. Mais c'est une histoire passée maintenant, c'est aussi à cause de cette rupture que j'ai accepté la première opportunité professionnelle que se présentait. Le plus loin possible. C'est ainsi que  je me suis retrouvé ici.
- C'est un point  qu'on a en commun alors, ma séparation m'a conduit à accepter plus facilement les longs déplacements. Pas toujours facile, encore douloureux malgré le temps qui passe. Elle doit te manquer comme elle me manque parfois.
- Il me manque... Rémi me manque. Murmure-t-il. C'est lui qui travaillait dans la restauration et qui a fait la table avec le bois d'une palette. Nous nous sommes séparés, dans les cris et les larmes, il y a quelques mois après presque un an de vie commune.

Cette confidence me touche, surtout par la confiance qu'elle implique. Elle me trouble aussi, cette homosexualité aussi facilement évoquée, l'ai-je ressentie inconsciemment et explique-t-elle l'attirance que je ressens pour Pierre ? Je perçois bien que la  douleur de la rupture est encore très prégnante alors je choisis de ne pas me montrer trop curieux. Un ange passe. La pizza, accompagnée d'une bonne bouteille, se laisse manger, tranquillement, lentement. Notre discussion dérive finalement sur des aspects moins personnels, plus professionnels. Puis vers la fin du repas :
- Demain soir j'ai mon entrainement à la piscine, tu viens avec moi ?
- Ca fait des lustres que je ne suis pas mis les pieds dans une piscine ! Je ne sais peut-être même plus nager !
- Mais non, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas.
- Je n'ai pas de maillot de bain.
- Je  peux t'en prêter un, donc ce n'est pas une excuse recevable !
- Si je rentre dedans...
- Tu n'auras qu'à l'essayer avant. Au pire il y a un distributeur d'équipements dans le hall de la piscine !
Je suis à bout d'arguments. Et puis je ne peux pas rester seul chez lui en son absence...mais deux heures d'entraînement c'est long quand même.
- Bon d'accord, je vais t'accompagner, mais je risque de rester près du bord ...
- Tu verras bien. Fais-toi confiance !
Comme si c'était naturel, je fais la vaisselle pendant qu'il l'essuie : un vieux couple déjà... Comme je lui passe les objets, nos mains se touchent souvent. Une agréable sensation qui me trouble un peu plus. Je ressens fortement le besoin de ce contact, même furtif, même involontaire. Mais son « pas touche ! » résonne encore cruellement à mes oreilles.

La soirée est passée trop vite : il est déjà 23 heures avec la route et la journée à l'usine je suis mort. La journée du lendemain s'annonce chargée elle aussi, c'est donc l'extinction des feux qui se profile. Je monte donc me coucher dans la pièce du fond sur ce lit d'appoint, juste après avoir souhaité une bonne nuit à Pierre.
Bien que fatigué, je n'arrive pas à m'endormir car le matelas lui aussi est fatigué : c'est une vrai torture pour le dos! Bon, Pierre m'avait prévenu, mais je ne pensais pas connaître un tel massacre !  Je n'en peux plus, je songe à descendre sur le canapé  mais me il faudrait traverser la chambre de Pierre. Si je traverse sans prévenir peut être gênant s'il se réveille, et si je frappe à la porte, là je le réveille à coup sûr, ce qui peut être désagréable... Toujours ce balancier infernal dans ma tête.

Au moins je pourrais le voir dormir, au pire je pourrais toujours prétexter une envie pressante !  Allez ! Je me lance, avec d'infinies précautions, je tourne la poignée de la porte, et m'emploie à la faire pivoter sur ses gonds sans la faire grincer; c'est assez facile compte tenu de la rénovation récente du logement. Je fais un pas dans la chambre de Pierre, il fait trop sombre et je n'y vois pas grand chose. Je devrai me diriger à tâtons pour retrouver le chemin qui mène à l'escalier. J'aurais dû prendre une lampe de poche, c'est alors que je me souviens qu'il y a cette fonction sur mon téléphone. Je fais demi-tour et recherche mon Smartphone. Ca y est : j'y vois mieux ! Mais la lumière semble tellement puissante, presque aveuglante dans cette obscurité que je la voile avec mes doigts et reprends mon périple. Traverser deux petites pièces devrait être possible sans déclencher une catastrophe... De retour au seuil de la porte commune aux deux pièces, je dirige le faisceau vers le sol et avance, mais je ne peux réprimer l'irrésistible envie de voir le visage de Pierre. Je bascule le faisceau lumineux vers la tête du lit. Je le découvre endormi tel un ange, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration paisible. Je l'observe comme un tableau vivant, un chef-d'œuvre de la nature, une sculpture en chair et en os. Cette œuvre d'art me plait tant que je ne peux m'arracher de sa contemplation et je reste là, à jouir de son spectacle. Je me fais violence pour me retenir de m'allonger à ses côtés, de le toucher, maintenant que je sais sa préférence pour les hommes, je suis moins certain d'essuyer un refus. D'un autre côté, le souvenir de ce Rémi semble encore très présent. Je décide donc, à contre cœur, de reprendre mon périple vers le canapé. De longues minutes doivent s'être écoulées, je ne saurais le dire car j'ai complètement perdu la notion du temps. J'emprunte finalement et à regret, l'escalier métallique où mes pas résonnent.

Le canapé est incontestablement moins inconfortable que le vieux lit, j'y ai tout loisir de me remémorer les traits de son visage et de songer à ces ruptures qui nous ont laissé des blessures si brûlantes encore. Qu'a-t-il voulu dire par « quittés dans les cris et les larmes » ? Je laisse mon imaginaire travailler avant de finir pas trouver le sommeil, peuplé d'anges à son image. Au petit matin, c'est l'odeur du café qui me réveille. J'émerge doucement, je cherche Pierre du regard mais ne vois personne dans la cuisinette. Je m'assieds et m'étire. Je suis tout courbaturé, mon érection matinale est presque douloureuse. L'escalier résonne : c'est Pierre qui descend. Il me découvre sur son canapé et comprend vite :

- Mal dormi ?
- Un peu, tu ne m'avais pas menti sur l'état de ton lit d'appoint ! J'ai préféré squatter le canapé mais j'ai eu un peu froid sur le matin. Ce soir, si tu veux, resterai bien en bas et avec une couverture en plus ce sera parfait...
- Oui, si tu préfères. Ou plutôt non : je te laisserai mon lit une nuit sur deux. Ca fera une moyenne.
- On verra ce soir, c'est déjà gentil à toi de m'héberger pendant la fermeture de mon hôtel.
- Je ne t'ai pas entendu descendre.
- Tu dormais comme un bébé, j'ai fait le moins de bruit possible mais pour descendre de ton escalier, quel vacarme!
- Comme d'hab., mais quand je dors, il en faut beaucoup plus pour me réveiller.
- Et bien c'est comme moi, je ne t'ai pas entendu préparer le café.
- C'est que la machine est programmable !  me répond-il en riant.

Il m'invite à passer le premier dans la salle de bain et commence à dresser le couvert du petit déjeuner sur l'ilot central. Je me dépêche et le rejoins tout propre et rasé de près me régaler avec lui du café qui embaume toujours la pièce.
Une heure plus tard, nous partirons au travail dans ma voiture. La journée sera longue : il faudra veiller au paramétrage des automates.

Kawiteau

kawiteau@gmail.com

Suite de l'histoire

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