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HISTOIRE

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Le Grand Ramoneur

Longtemps je me suis couché de bonheur contre toutes les peaux masculines qui voulaient bien de moi.
Je n'étais pas trop regardant quant aux physiques pourvu que mon partenaire fût bien mâle et par-dessus tout me désire.
Car le désir impérieux et le plaisir égoïste de l'autre ont toujours été mes moteurs, mon aphrodisiaque et la source de tous mes fantasmes.

En un mot, j'étais une belle petite salope.

Mais comme le treillis baggy, le Bombers, le t-shirt ajusté, les lieux de drague et les backrooms, ces choses-là ne durent qu'un temps. Et ne nous y trompons pas, on ne se calme pas avec le temps : c'est l'âge qui, par la force des choses et la perte de nos atours se charge de nous assagir.
J'aborde donc une cinquantaine mélancolique bien méritée avec, par chance, une excellente mémoire des meilleurs coups de ma turbulente jeunesse pour égayer mes soirées solitaires.
Les quelques rencontres Internet annuelles sont loin de frôler les orgies d'antan où, dans les nuits (et parfois les jours) fastes, je comblais gratis deux/trois partenaires à tour de rôle ou simultanément. Et si ce corps que je tente d'entretenir n'est plus ce qu'il a été, mon regard est toujours aussi pointu et connaisseur (avec beaucoup plus de discrétion, évidemment) à scruter un mec, le déshabiller, deviner son grain de peau, sa pilosité par la longueur de ses cils, deviner sa virilité et sa manière de s'en servir en le regardant bouger.

Quand le préposé à l'entretien annuel de mon récemment installé poêle à granulé s'est présenté, j'ai aussitôt reconnu en lui le spécimen rare du queutard peu regardant ; de cette sorte de mâle bruyant et sûr de lui qui bouffe les culs comme la vie sans se soucier de rien et surtout pas des cornes qui doivent empêcher de passer les portes à sa femme dont la grosse alliance vulgaire qui orne sa main noueuse et veinée me prouve l'existence.
De porte, d'ailleurs, il bouchait toute la lumière quand il s'est présenté à la mienne.

- « Salut, je viens pour le ramonage. »

Je ne vois qu'en contre-jour une très haute silhouette au crâne rasé. Il me tend une grande main directe qui prend la mienne plus qu'elle ne la serre et, sans autre invitation, entre en laissant de grosses empreintes de neiges fondues.
Je peux mieux le voir à présent, de dos dans le soleil finissant du court après-midi de ce jour de Janvier : très grand, très large d'épaule, son pantalon de travail trop flottant me laissant deviner ses hanches étroites et sa taille bien découplée. Ses cheveux drus d'une rousseur quelconque sont tondus ras et le col de sa veste dégage une nuque longue mais puissamment ancrée dans ses épaules vastes.
Il se campe devant le poêle et se retourne :
-« C'est là. »
Ce n'est même pas une question.
De dos, je lui donnais la quarantaine bien conservée. Mais sa face est celle d'une petite frappe au sourire carnassier. Des yeux sombres et rapprochés sous un front butté, un nez épaté probablement cassé dans le passé : une gueule de loup dont la grande bouche accentue par deux fossettes sur ses joues mal rasées le triangle animal de son visage. Et alors que devant mon mutisme il sourit plus largement, j'aperçois les pointes de ses canines complétant ainsi le portrait du fauve magnifique que j'ai devant moi.
-« Bon on y va alors ! » dit-il brusquement.
Ce qui me sort de mon hypnose.

Tout cela n'a duré que quelques dizaines de secondes. Mais je vous l'ai dit : si je me suis assagit, je n'en ai pas pour autant perdu mon acuité à jauger les hommes. Plus qu'une habitude, c'est devenu depuis longtemps un automatisme, un don qui m'a rarement trompé mais que je n'utilise plus que sournoisement, sans l'insistance dévergondée de ma jeunesse passée dans les bars d'une ville plutôt gay friendly.
Mais j'ai su tout de suite que ce gars-là, hétéro sans aucun doute, était un amant exceptionnel et, comme pour les groupes sanguins, un donneur universel.

Mais bon.
J'ai presque cinquante ans, rassis avec des années de débauches derrière moi. Et si je sais encore profiter par les yeux de la beauté des mecs, je ne drague plus du tout.
D'ailleurs cet employé dont j'avais hérité par contrat en même temps que j'achetais mon poêle à granulés, n'était pas beau, au sens papier glacé du terme. Mais il avait la grâce, le charme, la souplesse, le charisme qui manque à bien des garçons jolis.
Et il sentait la baise, le cul, le coït sans modération.

-Grand bien lui fasse !-
Car pour le moment je le trouve surtout intrusif et embarrassant.
D'abord, il faut que j'enferme mes sphinx car Mikaël (dont je n'ai appris le prénom que le lendemain, et de beaucoup plus près) ne cesse d'entrer et sortir en laissant la porte grande ouverte pour emmener, en plus du froid, un tas d'outils malpropres, un escabeau et un ENNORME aspirateur dont il sera question plus tard.
Ensuite, parce que son intervention traîne en longueur et que je n'ai pas que ça à faire.

J'ai la chance de travailler chez moi. Je lis et enregistre des textes pour les aveugles et les mal voyants. Je suis une voix, comme on dit.
C'est pour cela, mais aussi par goût, que je vis en silence dans une campagne très reculée.
Un bug informatique m'avait fait accumuler deux jours de retard pour un roman (chiant comme la pluie (ce n'est pas son titre, mais ça pourrait)) et j'avais hâte de me remettre à l'ouvrage dans mon bureau vaguement insonorisé à l'étage.
Cependant, en connaisseur, j'ai attendu que l'artisan se mette à quatre pattes pour dévisser je ne sais quoi en dessous et me dévoile le sourire du plombier.
Et je n'ai pas été déçu !
Son pantalon trop lâche et le large élastique usé de son slip noir m'ont découvert bien plus que la naissance de la raie de son cul !
J'ai beau me dire blasé, mais la profonde obscurité à peu près imberbe entre ses deux fesses bombées et excessivement musclées, sans graisse aucune, m'a ému.
Si ému que je suis resté quelques secondes de trop à l'observer ma main sur une certaine rondeur cylindrique de la rampe de l'escalier.
Et quand il m'a dit : « Faut bien penser à vider de temps en temps le machin-truc à l'arrière », je me suis aperçu qu'il me voyait le regarder et, toujours son cul indécent tendu vers moi, me souriait,….. un peu narquois ?
J'ai dit que, oui oui, je penserai dorénavant à vider le truc à l'arrière puis l'ai prié de m'excuser, ayant à faire, et qu'il m'appelle dès qu'il a fini.
Je suis monté dans mon bureau, plus agacé qu'émoustillé par ce type qui parlait fort, sifflotait tout le temps et commentait pour lui-même la moindre de ses actions à haute voix : « il faut que je dévisse cela ; ah ! il faut que je resserre ceci ; ce conduit est sacrément encrassé ; quelle merde ! Il faut que je passe par le haut… »

J'avais abandonné toute idée de dicter quoi que ce fût tant qu'il était là et me m'apprêtais à me concentrer sur la relecture de ce que j'enregistrerai plus tard dans la soirée.
C'est à ce moment précis qu'il a mis en route un gros aspirateur à suie dont la particularité est de tonner 3 grands coups toutes les dix seconde !
Toute lecture devenait impossible.
Je redescends donc pour savoir où en est le Barbare.
Il est debout sur l'escabeau. Ses bras tendus vers le haut ont sorti son t-shirt de la ceinture dévoilant un flanc nu et une ligne de poils fournie mais très étrangement dessinée jusqu'à son pubis que je devine, dégagé par ses hanches maigres dans son pantalon flottant.
Alors, aussi pour couvrir le bruit de son aspirateur démoniaque aux secousses brutales et régulières ; mais surtout par une délicieuse perversité, je m'approche assez du ramoneur pour lui demander s'il en a encore pour longtemps et mon visage se retrouve à l'exact niveau de son entrejambe.
Il baisse vers moi son mufle souriant :
-« Ben ça prendra le temps que ça faut. Je ne bâcle pas, je m'applique, moi. Si vous voulez que ce soit bien fait, il faut faire ça proprement… »
Et je crois voir qu'il me fait un clin d'œil !
Un peu désemparé, je me saisi de la première idée qui me vient à l'esprit pour quitter une situation interlope que je ne contrôle pas.
Je chausse mes boots, je prends mon blouson et un licol et lui dit qu'il est temps de rentrer le cheval car il fait presque nuit, que je n'en ai que pour cinq minutes … Et je fuis ma maison refroidie et les folles imaginations.

Quand je reviens, giflé par un vent d'Est chargé de givre, l'intrus a débarrassé tout son bordel. Il m'attend debout en câlinant un chat qu'il pose pour me présenter une facture salée que je paye sans sourciller, trop heureux de me débarrasser de son inopportune présence.
Et quand, dans une vraie averse de neige, je referme le portail derrière sa camionnette, il ouvre la vitre passager et me lance :
-« A l'année prochaine alors ? »

C'est le soir même qu'en rechargeant le poêle pour retrouver une maison douillette j'entends dégringoler dans le foyer fermé ce qui s'avérera être deux morceaux d'une plaque en céramique cassée tombée de je ne sais où !
Vite j'éteints le feu et retire les morceaux avec le gant du four.
Il est évidemment trop tard pour contacter l'entreprise qui m'a vendu le poêle et le ramoneur contractuel. Alors, emmitouflé, j'attends le matin avec un chauffage électrique d'appoint en ressassant les mots bien sentis que je compte employer pour me plaindre de l'intervention calamiteuse du préposé à l'entretient de cet appareil onéreux et si peu fiable.
Dès 11H30 une secrétaire dont la compétence frise le C.A.T. (elle m'a tout de même conseillé de rafistoler la pièce avec de la colle !) daigne me répondre et m'obtient, devant mon insistance, un rendez-vous en fin de journée pour le jour même.

Et à dix-huit heures quarante cinq, qui klaxonne devant mon portail ?
Le Loup !

Dans une nuit de neige battante traversée par ses phares, je lui ouvre et me retire dans l'entrée pour l'attendre à l'abri.
Il ne me tend plus la main.
-« Salut ! - Faut pas dire ça, hein ? Faut pas m'accuser de casses des trucs alors que c'est pas moi ! Moi, j'ai rien cassé et je me fais engueuler par le patron alors que la pièce, elle était déjà chibrée ! »
Il est vêtu aujourd'hui d'un bleu de travail toujours trop grand qui flotte autour de lui du col jusques aux pieds dont les mêmes souliers boueux laissent les même grosses traces qu'hier.
En toute mauvaise foi, je lui explique que je ne l'ai jamais accusé ni dénoncé à sa direction, qu'un accident peut arriver mais que, cependant, il aurait pu signaler une pièce défectueuse s'il l'avait repérée lors de son intervention.
-« Je suis pas là pour ça ! Je suis là pour ramoner. »
Je n'ai pas le temps de partager avec lui mon sentiment sur l'absurdité de l'organigramme de son entreprise qu'il est déjà couché sur le sol et commence à ausculter mon poêle pour en changer la partie cassée.
-« En plus, sur ce matériel-là, ça casse tout le temps mais on peut l'utiliser quand même. C'est juste un récupérateur de chaleur à la con. »
Embarrassé de sa colère et honteux de ma frousse injustifiée de l'incendie, je crois honnête de m'en dédouaner en lui proposant un café…. Ou un thé ?
Il refuse à moitié préférant un truc plus frais, un Coca, … « Ou une bière, tiens ! si tu as. »
Et en m'excusant toujours plus platement pour le dérangement, je lui sers une Brune d'Alsace en lui annonçant que j'ai à faire à l'étage (toujours ce satané roman imbécile) et qu'il n'a qu'a m'appeler dès que terminé.

Quand son insupportable aspirateur se tait, il est 19H20. A 19H30 je n'entends plus aucun bruit et en déduis que le fâcheux est parti avec tout son attirail, sans me déranger en plus de son verbiage et de son sifflotage d'une facture que je ne comptais de toute manière pas honorer.
Alors je reprends mon laborieux enregistrement :
-« Chapitre 18. »
« Ludmilla exprima un long soupir de soulagement quand Lord Mc Culloth lui assura s'être « trompé de chambre la nuit précédente, pressé qu'il était par Lady Milady […] »

Un pas feutré mais décidé monte l'escalier.
Je me retourne avec mon fauteuil et vois le grand ramoneur encadré deux fois par les portes de ma chambre et celle, bien en face, de mon petit studio d'enregistrement qui la jouxte.
-« C'est donc ici que tu te caches ! » dit-il en avançant avec un sourire de travers et sale.
Sur la défensive, je me lève aussitôt pour lui dire que s'il a fini et que je lui dois quelque chose, je vais redescendre.
Et que je ne me cache pas du tout, d'ailleurs pourquoi le ferai-je ? Je baisse pourtant les yeux et aperçois qu'il est en chaussettes. Il a suivi mon regard et remue ses orteils en disant :
-« C'est pour pas salir, pour pas abîmer. Au fait ça y est : ça chauffe à nouveau. Tu as dû te peler hier soir, non ? Mais maintenant, il commence à faire bon. C'est vraiment chouette chez toi. Tu vis seul alors ? »
Il a enlevé le haut de son bleu de travail et l'a noué par les manches à sa taille fine.
Il porte enfin un vêtement qui lui va, un t-shirt beige en maille de coton qui moule son torse élancé aux muscles longs et dont les manches courtes épousent les bosses de ses biceps secs et veinés.
- « Tu te caches parce que t'es pas fier que je sois revenu. Mais pas de problème. Sans rancune ! Ça me fait plaisir.
Il s'avance et sort sa grande main noueuse de sa poche.
Je lui tends la mienne en guise d'aurevoir, mais au lieu de la serrer il la garde dans sa pogne et la dirige vers sa braguette.
-« Touche ça. Tu crois pas qu'on pourrait un peu s'amuser tous les deux avec ce truc-là ? »
Alors il me fait palper une curieuse masse cylindrique qui dort encore le long de sa cuisse droite sous le pantalon.
J'ai chaud partout. Aux joues, au front, aux lèvres et dans mon ventre. Je dois être rouge comme un coquelicot et je retire comme d'une braise ma main qu'il retient fermement pour l'élever à sa bouche souriante. Il embrasse tranquillement mes phalanges crispées en poing.
-« Détends-toi. Ça va bien se passer ».
Il parle à haute et intelligible voix, loin de l'essoufflement du désir dont je ressens les affres par tous les pores de son être. Il saisit ma nuque et m'emmène au plus prés de sa gueule.
Et là, il me gobbe.
Et me submerge.
Il colle sa grande bouche à la mienne et une grande langue agile, large et chaude, vient chercher la mienne, frigorifiée et terrorisée.

Alors j'ai perdu la tête.
D'abord malmené, j'ai répondu à son baiser et ma langue a accepté l'assaut intrusif de Mickaël, agile et volontaire, avec une odeur de bière.

Mais dès qu'il a su acquise ma capitulation sous son baiser, j'ai senti sous mes lèvres, maintenant avides, se développer le grand sourire du mâle carnassier satisfait.
Il se décolle un tout petit peu de ma bouche et me souffle :
- « C'est bien. On y va. »
Sa main glisse en caresse de ma nuque à mon crâne et appuie assez fermement pour me mettre à genou. Il me maintient au niveau de sa ceinture où il fouraille pour tenter de dégager un truc énorme empêché par une braguette et (encore !) un slip noir. Il change finalement de main pour me maintenir le visage, descend d'un coup en se trémoussant le bas de son bleu de travail et remonte son slip pour libérer totalement par la jambe la bête glabre demi mole qui y était coincée avec ses deux couilles très ramassées, dures et ridées et presque cachée dans le prolongement de la hampe.
Sa main veut m'obliger mais je ne me fais pas prier.
Je prends en bouche, bien remplie, ce genre de bite longue, nerveuse et souple qui trouve toujours son chemin et son déduit. Je peux nettoyer le gland pointu comme un bonbon mais ce qui vient après est plus gros, plus renflé et interminable.
C'est sauvage, presque doué d'une vie propre et lisse comme un marbre tant je oins de ma salive toute sa majestueuse souplesse volontaire.
Et lorsque je le lâche, des mains et des lèvres, l'ample organe ploie, retombe puis se redresse tout seul pour me biffler mollement.
Il s'impose !
Fatigué des mâchoires, je bave jusque aux couilles glabres, toujours bien cachées comme pour des violences à venir.

Mais je ne peux pas tout le sucer entièrement. J'ai beau adorer et forcer le passage, il en reste toujours un bon tiers qui ploie à l'extérieur.

Le corps a ses limites et alors que je vomis mon trop plein de bite sur ses chaussettes de travail bleues et orange, il me passe une main magnanime sous le menton pour obliger mes yeux larmoyants à le regarder en face :
-« T'en a marre de me sucer, hein ? C'est pas grave, maintenant je vais t'enculer. Déshabille-toi…. Juste le bas, ça ira ».

Alors, subjugué, j'enlève mon pantalon et mon boxer-short.
Lui, encombré d'un bébé anaconda qui lui bat les cuisses chaque fois qu'il bouge, se défait de son bleu puis de son slip, installe au milieu de mon lit une digue avec traversin et coussins à la va-vite, d'un bras me positionne dessus, me crache au fondement, et ajuste ma cambrure de mon cul juste devant ses reins.
Il se positionne sans hâte derrière moi, son gland brûlant contre mon orifice, et prend le temps de me prévenir :
- « T'inquiète, ça va bien se passer. Je me suis pas trompé avec toi, hein ? Si tu te détends, tu vas adorer.

Et il me pousse quelques uns de ses (à vue de nez) vingt-cinq centimètres de chair brûlante dans les entrailles. Il a pris soin, en connaisseur, de me mettre dans la position optimale.
Moi, je suis cloué comme un papillon sur le liège !
Il se sert de moi, rajuste les coussins, et entre encore un peu plus…

Puis il décule complètement.
- « Attends… ça ne va pas… »
Il me soulève encore et, quand il a trouvé tout le confort pour sa baise, il me pénètre, inexorablement et sans palier en limant lentement et profondément de toute l'envergure de son sexe.
Ses cuisses écartent mes jambes à la limite de la crampe.
En amant attentionné, il bave sur sa bite en marche lente comme on graisse l'arbre à came d'un moteur pour une longue course. Mieux huilée, la machine accélère tout en prolongeant son mouvement.
Mais le numéro de contorsionniste va un temps : Maintenant, il ramène mes cuisses entre ses jambes, soulève un peu plus les coussins et me saute joyeusement dessus dans cette position plus confortable pour moi.
Et pour lui aussi puisqu'il en redevient plus bavard. :
-« Oh là c'est bon ! Que c'est bon ! Tu sens comme c'est bon ? Oh je suis sûr qu'on va bien s'amuser. Au fait, je m'appelle Mickaël. Tu peux crier mon nom quand tu veux.
Je sens bien que c'est son trip mais je n'ai même pas le temps de prononcer quoi que ce soit que Mickaël impose une sodomies fessantes en faisant claquer le marbre de son bassin contre la chair tendre de mon cul comme pour une série de pompes particulièrement athlétique sur ma pauvre petite personne empalée et écrasée.

Moi, je ne touchais plus terre. Et ni rien ni personne ! Et ni lui ni moi :
les bras écartés, j'étais crucifié sur mon lit sous l'assaut divin d'un mâle et de son plaisir égoïste. Mais au-delà du supplice consenti, mes entrailles commençaient à vibrer d'une bien meilleure manière.
Et quand, par jeu Mickaël lentement se retire, j'éprouve un immense vide en moi, une absence, une incomplétude à rendre fou, du plaisir dont il me floue !
Souvenez-vous. J'avais deviné en lui un Grand Baiseur.
Et il s'amusait bien ! Tout redressé et cambré pour aller encore plus loin , il gardait son équilibre en empoignant à ma chemise dont j'entendais craquer les coutures.

Quand j'ai enfin cessé de subir ses coups de reins pour bien les recevoir et les accompagner, j'ai voulu le caresser, ses cuisses, ses fesses dures, ses couilles toujours aussi serrées dans leur sac de combat. Et j'ai tourné la tête vers lui pour regarder sa tronche d'amant fauve fulgurant.
Cela l'a émoustillé derechef ! :
- « Qu'est que tu fous ? Laisse tes mains tranquilles ! »
« Ah tu veux me regarder te baiser ? C'est ça ? Allez hop, on tourne… »
Et d'un bras sûr il me retourne en virant les coussins. Et tout ça sans déculer !
J'ai tourné autour de son axe comme la partie d'une grande machine fabriquée juste pour faire l'amour . Et tout mon corps en a vibré, jusques à mes lèvres.
A nouveau il me prépare.
Il me calle les deux jambes dans le creux de ses épaules, me ramène vers lui, me plie en deux pour faire de moi un petit paquet serré et sans transition me pilonne à la bûcheron.
Moi, je n'étais plus tout à fait là. Et quand j'ai voulu seulement lui susurrer n'importe quelle parole de participation enthousiaste, pour montrer que j'appréciais, il m'a posé une main sur la bouche en me murmurant :
-« Tais-toi. Tais-toi. Attends….. Attends…. »

Alors, il s'arrête, me regarde en face avec un large sourire qui lui fend en biais son mufle de faune :
-« Ca te rappelle quelque chose ça ? » :
En guise d'exemple, il s'applique à m'enculer doucement de toute l'amplitude de sa queue de pierre.
Et puis il me donne trois grands coups puissants à me faire décoller la plèvre !
Devant mon regard énamouré mais interrogatif, il recommence.
Lentement pendant quelques mètres de bite et puis PAM PAM PAM !

Alors c'est moi qui ri !
J'ai compris !
C'est son aspirateur qu'il imite ! Avec ses trois grands coups de pompe puissant qui sonnent toutes les dix secondes !
Trempé de sueur, la peau brûlante, des larmes au coin des yeux et cloué d'un sacré engin, j'éclate de rire.
Vous n'avez jamais ris avec quelqu'un en vous ?
C'est une expérience à tenter. Je vous promets que c'est radical pour le partenaire !
Le mien a dit, tout en accélérant le rythme :
-« Oh putain, refais ça ! C'est bon ! »
Je n'ai même pas pu réagir à sa demande tant j'ai joui sous les coups de butoir qu'il m'a imposé lors de la dernière ligne droite, ce fameux défonceur !
-« Tiens ! Tiens ! Tiens ! Tiens ! Tiens ..........Tiens ! Ah ! …..Voilà ! Oh Tiens ! Ah ! Il est bon ton cul ! Tu l'aimes maintenant ton cul. Bien rempli. Oh Tiens ! là ..là .. Tiens !…. »
Ecroulé sur moi il m'a encore donné par reflex deux ou trois coups de reins en frissonnant, et son sexe flaccide s'est dégagé tout seul de moi avec un bruit de bouchon.

A mes lèvres qui le cherchent, il donne un bref baiser comme en remerciement et se lève, nu, sauf les chaussettes tirebouchonnées sur des jambes flageolantes avec son sexe encore long mais fripé lui aussi.
A côté du lit où je suis toujours scotché, meurtri, et totalement amoureux, il trouve une demi Volvic qu'il boit d'un trait.
Il me jette la bouteille plastique vide et me dit, essoufflé :
-« Maintenant tu peux toujours appeler mon patron pour te plaindre que j'ai encore cassé un truc chez toi : Ton cul !
« Allez ciao ! Et à l'année prochaine. »
Il prend ses habits sous le bras, récupère son slip, et descend.
Je l'imagine encore se chausser quand j'entends la porte claquer et sa camionnette démarrer en trombe. Le Gus doit être sacrément en retard !

- EPILOGUE –

Je ne me formalise pas des mauvaises manières : j'aime les Mauvais Garçons (j'en fus un !), et goûte tous leurs avantages sans en nier les inconvénients.
Mais quand je suis sorti, peu ferme sur mes jambes, pour rabattre mon portail en peignoir et bottes sous la neige, c'est moi qui rigolais !
Il m'avait interrompu dans l'enregistrement de ce satané roman !
Sauf que le micro était resté ouvert tout le long de la fabuleuse et bavarde saillie que j'avais subit !
Il m'en reste un document audio précieux. Et qui pourrait menacer ce mâle Alpha…auprès de sa femme ou de ses collègues….
Une précieuse bande son que j'écoute de temps en temps.
Prés du feu.

Toad

ttodtenfeier@gmail.com

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