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Le Journal d'un Maton

Jour 8

La journée a commencé en fanfare. La députée de la circonscription a débarqué sans prévenir, pour « exercer son droit de visite parlementaire des lieux de privation de liberté ». Quelque part, ces visites ne nous dérangent pas : il n’est pas inutile que les politiques voient l’état des prisons, et les conséquences du cruel manque de moyens financiers auquel nous devons faire face. Nous sommes loin -très loin- d’être une sorte de club de vacances « tout compris » offrant gîte et couverts, comme certains feignent de le croire. Le directeur en personne mouille la chemise pour ce grand tour du propriétaire. Nous savons, de façon tacite, ce que nous montrerons -et surtout sur ce que nous éviterons de montrer- lors de cette visite. En habitués des lieux, nous pouvons prédire les réactions des néophytes qui découvrent pour la première fois la réalité de l’univers carcéral. Notre mission est de déconstruire certains préjugés, de souligner certains problèmes endémiques (vétusté, surpopulation), de leur montrer que nous faisons au mieux avec les moyens du bord. Par ailleurs, il est convenu de ne présenter qu’un échantillon de détenus, représentatif mais pas trop non plus. Il est exclu que les parlementaires et plus encore la presse entrent en contact avec certains d’entre eux : les pleureurs professionnels qui chercheront à attirer la pitié, les anti-sociaux qui chercheront à mordre, les roublards qui joueront double jeu dans notre dos. Ainsi, qu’un prisonnier dénonce les conditions matérielles de sa détention nous arrange (cela corrobore nos demandes incessantes de financement) , mais qu’il ne s’avise pas de remettre en cause les méthodes de notre hiérarchie et sa façon de gérer l’endroit. Ainsi, aux reporters qui accompagnent la députée, nous avons montré les rats qui grouillent, les cafards partout le long des murs, l’humidité envahissante. Leurs caméras ont avidement filmé le murs délabrés, les fenêtres mal fixées, les sanitaires à moitié détachés dans certaines cellules. Tous ont terminé cette matinée d’inspection les vêtements imprégnés par l’odeur du moisi, de la crasse, de la misère humaine et matérielle. L’image de ce détenu se plaignant de la difficulté de l’accès aux soins est certainement restée gravée en eux, comme les sanglots d’un autre clamant avoir été condamné trop lourdement, ou encore cet anarchiste de pacotille affirmant qu’il enculait la police, la prison, la député et tous ces journalopes aux ordres. La députée est repartie avec la bonne conscience du devoir accompli, les journalistes avec suffisamment de matière pour faire 3 émissions spéciales, et tous convaincus qu’il faut faire bouger les choses. Dans un mois, dans un an et même dans dix, rien n’aura changé et nous pourrons refaire la même visite. Seuls les personnages auront changé.

En fin de journée, j’ai supervisé les douches. SI je suis plus calme que lors de ma longue tournée dans la nuit de samedi à dimanche, je ressens comme un besoin irrépressible d’avaler un shot de virilité. En rang d’oignon, sous les pommeaux, je peux admirer tous types de mecs : du plus costaud au plus malingre, du plus mûr au plus jeune. Toutes les nuances de pigmentation de peau sont également représentées : du noir ébène au blanc presque pâlot. Entre les deux, autant de variations que la nature peut en offrir. Boubacar est là, avec sa musculature si travaillée, acquise à force de patience et d’efforts permanents. L’eau qui ruissèle fait briller sa peau. Les reflets de la lumière, qui ne cessent de se mouvoir au gré des diverses contractions de ses différents muscles, accentuent le relief de ces derniers. Je contemple leur danse, alerte et joyeuse, quand Boubacar se retourne face à nous. Il est entièrement savonné, une épaisse couche de mousse glissant depuis ses pectoraux en nous les dévoilant peu à peu, au gré du filet d’eau tombant d’en haut. L’eau savonneuse se perd dans la forêt drue des poils de son entrejambe, dont émerge cependant sa queue massive. Son gourdin circoncis rebondit de lui-même au gré des mouvements énergiques de ce bel athlète. L’eau emporte les dernières bulles de savon en parcourant ses deux grosses couilles, qui sous l’effet de la chaleur me semblent pendre encore plus que d’habitude. La buée qui remplit la pièce explique aussi ce trouble dans ma perception.

Encore plus que l’odeur du shampoing ou des gels douches premier prix, cette pièce pue le mâle. Le mâle pétri de désirs sexuels, frustré dans la liberté de leur réalisation, privé d’intimité. Si la société à l’extérieur impose des filtres qui obligent chacun à enfouir ses envies les plus profondes en public, à l’intérieur de nos murs elles se libèrent sans retenue. La promiscuité en est la première responsable. Mais surtout, le sexe est une des fonctions vitale de l’homme, au même titre que boire ou manger. Or, pris dans les filets de l’ennui de journées trop longues, les détenus sont sans cesse traversés par les pensées les plus lubriques. Leur trop plein d’hormones est la seule chose qu’ils peuvent libérer de leurs corps enfermés. Tout geste considéré comme obscène dans la vie normale devient naturel ici. Le fait de n’être qu’entre hommes encourage les comportements triviaux et la parole souvent crue. La plupart des détenus n’oseraient faire le quart de ce qu’ils font entre eux devant une femme. Ni tenir les propos qu’ils ont parfois. Il y a de cette solidarité masculine qui se retrouve dans les casernes militaires.

Mon regard vagabonde dans la pièce, papillonnant d’un détenu à l’autre. Je regrette l’absence de Félix. J’aurais aimé voir comment il nettoie son engin aux proportions démesurées. Et surprendre les regards admiratifs de ses petits camarades alors qu’il en savonne toute la longueur. Khalil est là, qui venant de terminer de se laver, secoue sa touffe de cheveux comme un chien sèche ses poils. Il me sourit, quand je sens une main sur mon épaule. Je la sens qui descend sur mon sein gauche. Je n’ose regarder derrière moi qui se permet ainsi de me caresser. Puis, une autre main de l’autre côté, plus grande celle-là. Toutes les deux poursuivent leur course jusqu’à ma ceinture. Khalil passe devant moi, n’ayant pas l’air d’être surpris par la situation. Je sens qu’on relève mon polo, m’obligeant à lever les bras pour le retirer. Il fait trop chaud dans les douches pour rester habillé. J’ai effectivement transpiré. Deux autres mains sans visages viennent défaire mon ceinturon, déboutonnent mon treillis. J’entends le bruit du zip de ma braguette, et je sens mon pantalon qui glisse sur mes genoux, puis qui reste bloqué sur mes chevilles. Comme un pantin, je me laisse faire. Il n’y a plus qu’un épais brouillard devant mes yeux. Je n’ai plus ni mes bottes ni mes chaussettes, sans que je sache qui me les as enlevées. Je suis nu, au milieu de la pièce. Les détenus m’entourent et me regardent. Une forte poussée de sueur coule tout le long de mon corps. Je suis trempé. Je veux aller sous une des douches, mais mes membres restent tétanisés. Je suis comme cloué sur place, avec la buée ambiante pour tout vêtement et ceux dont j’ai la garde pour spectateurs, disposés en cercle autour de moi. Spontanément et par respect du protocole, je veux leur prouver que je n’ai rien de dissimulé moi. Comme à la fouille, alors que nos rôles sont inversés, je suis prêt à m’accroupir et à les laisser m’inspecter la rondelle. Je veux attester ma bonne foi, ma bonne volonté d’être considéré comme l’un des leurs. « Qu’est-ce qui t’arrive ? » C’est la voix d’un collègue qui me sort de ma prostration. Revenu subitement à moi, je constate que je suis au milieu des douches, plongé dans mes rêves, mon uniforme détrempé par ma propre transpiration. Par réflexe, je porte ma main droite à mon ceinturon pour vérifier que mon trousseau de clefs est toujours à sa place. Les mecs continuent à se laver sans me prêter attention. J’ai besoin de fraicheur afin de respirer. Je me dirige vers la sortie, encore imprégné de la vision que je viens de vivre. En marchant, je sens comme un gêne sous mon treillis : une érection involontaire gonfle ma braguette. Alors que ceux qui quittent les vestiaires me dépassent, Yassine arrive en face de moi. Il m’adresse un sourire entendu, mais me laisse engager la conversation.

Je l’ai convoqué demain dans mon bureau.

Médor fidèle

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