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Premier épisode - Épisode précédent

Il suffit d'une bousculade -04

Un lourd passé

Nous nous étions tous les deux endormis sur le sofa devant l'indémodable « Mars Attack » et je fus réveillé en pleine nuit par mon portable. Je vis alors que Romain avait tenté de m'appeler plusieurs fois sans laisser de messages sur le répondeur. Il avait juste laissé un sms que je me dépêchai d'ouvrir.

« J'espère que tu liras ce message avant que je fasse une grosse connerie. Si tu lis ça en te levant ce matin, c'est sûrement trop tard. Sache que je n'ai jamais voulu te trahir et que ce qu'il s'est passé n'est que les conséquences de mon passé. Je te dis adieu et continue bien ta vie. Si par pur hasard tu venais à lire ça dans la nuit, il est peut-être encore temps de me sauver… Je suis au même endroit que lorsque j'aimais me réfugier. Romain. »

Je mis bien quelques minutes à relire ce message avant de comprendre l'urgence de la situation. Il venait d'envoyer ce message et il est fort probable qu'il n'ait encore rien tenté. Mais je fus envahi par la peur. Je ne sais pas si cette peur venait du fait que s'il se suicidait je me sentirais terriblement coupable ou bien si elle venait du fait que j'étais sur le point de perdre un être qui m'est aujourd'hui cher. Je me décidai à réveiller Julien quand son message me revenait en tête. De quel lieu il parlait ? Il a sûrement dû me le dire durant notre soirée au restaurant. Mais comment m'en rappeler alors que nous avons parlé pendant de longues heures. Je me creusais la tête et après de longues minutes de réflexion, je me rappelai que Romain m'avait parlé de ce pont au-dessus de l'autoroute où il aimait aller regarder les voitures passer quand il était triste. Heureusement pour moi, ou pour nous, le pont ne se trouvait pas très loin.

Julien avait eu le temps d'émerger et, alerté par mon stress, nous sommes rapidement partis à la recherche de Romain. Par chance, Julien était venu en voiture et cela m'évitais donc de devoir courir jusqu'au pont. Dans la voiture, un silence de plomb s'était installé. Personne n'osait parler mais je sais pertinemment que nous pensions à la même chose : et si Romain avait déjà sauté et que nous allions être les premières personnes à retrouver son corps ? J'essayais de ne pas penser à cela et plus le pont approchait, plus je sentais mon cœur battre. Le pont arriva enfin en vue et nous étions les deux à l'affût d'une moindre silhouette, d'une ombre, d'une tête, quelque chose qui pourrait s'apparenter à une personne. Soudain je sentis mon pouls s'accélérer : il était là, assis sur la barrière regardant les minutes passées à se convaincre qu'il était temps de sauter et que son cas était désespéré.

Je sortis de la voiture en trombe et en m'approchant de lui, je dû ralentir ma cadence. Il n'était pas question de l'effrayer et de le pousser à sauter par réflexe. Alors que je m'approchais lentement de la barrière, je me rendis compte que Romain ne nous avait pas entendus arriver. Il était perdu dans ses pensées, le visage baigné dans ses larmes, il souffrait et voulait abréger ses souffrances en s'offrant un dernier saut. Sauf que j'en étais convaincu, je pouvais être son autre moyen de se libérer de ses souffrances, il fallait juste que je trouve les bons mots. Je n'étais plus qu'à un mètre lorsqu'il sentit ma présence sans forcément savoir qu'il s'agissait de moi.

« Laissez-moi ! Laissez-moi en finir avec tout ça. »

« Je ne te laisserai pas. »

A mes mots, Romain se retourna d'un coup et me fixa avec son regard noyé dans ses larmes. Il souffrait, ça se sentais, ça se voyait. Sans un mot, je passai mon bras autour de sa taille pour le tracter de l'autre côté de la barrière. Aucuns mots ne s'échappaient de nos bouches mais nos regards en valaient des milliers. Dans un dernier effort, Romain vint se jeter dans mes bras avant de s'y effondrer. Il était éreinté. Julien sorti alors de sa voiture pour venir m'aider à le porter jusqu'aux sièges arrières. Il ne me posa aucune question, conscient que je ne pouvais pas lui répondre et de toute manière il avait assisté à la scène depuis sa voiture. Il nous reconduit ensuite jusqu'à mon appartement où Romain commençait doucement à émerger. Alors que nous venions de passer le palier, Julien se retourna vers moi pour me dire qu'il nous laissait parler les deux et donc qu'il retournait se coucher chez lui. Je lui promis de le tenir au courant et le remercia encore pour son amitié.
Je retournai vers Romain qui s'était allongé sur le sofa. Il n'était visiblement pas bien et il n'avait toujours pas décroché un seul mot. Je partis dans la cuisine chercher de quoi manger et de quoi boire car il m'avait l'air affamé par toutes ces péripéties. A mon retour, Romain n'arrêtais pas de me regarder et je sentais qu'il souhaitait parler mais qu'il n'y arrivait pas. Je me décidai alors à lancer la conversation pour briser ce silence qui devenait de plus en plus lourd. J'essayais de paraître le plus neutre possible pour éviter de le braquer malgré le mélange d'incompréhension et de colère qui s'emparait de mon esprit.

« Qu'est-ce qui t'as pris de faire ça ? Et ta copine dans tout ça ? »

« Je n'ai plus de copine. A ton départ, elle m'a posé pleins de questions sur toi et j'ai fini par m'énerver et je suis parti. »

« Et après ? »

« Après, n'ayant pas de maison j'ai traîné un bon moment en ville avant de m'isoler dans des recoins pour trouver un endroit pour dormir cette nuit. Mais ton départ m'obsédait et je me sentais coupable et ensuite j'ai repensé à mon passé et sans m'en rendre compte je me suis dirigé vers le pont. Je savais que j'allais faire quelque chose d'irréparable et j'ai donc tenté de t'appeler pour m'en dissuader. Mais tu ne répondais pas et j'ai décidé qu'il était temps pour moi d'en finir. Heureusement pour moi, tu as pu lire mon message à temps. »

Son récit était dit de manière monotone. Il ne réfléchissait pas à ses mots, il récitait. Il semblait encore perdu et me répondait comme un robot l'aurait fait. Bien que je sois triste de ce qu'il lui est arrivé, je n'arrivais pas à m'enlever de la tête cette colère et je décidai de lui en faire part.

« Ton récit m'attriste beaucoup tu sais mais as-tu pensé un seul moment à moi ? As-tu pensé à comment aurait été ma vie si tu te serais suicidé ? Je me serais senti responsable de ta mort toute ma vie, j'aurais jamais pu me regarder à nouveau dans le miroir sans penser à toi. Je suis fou de toi et oui ton acte m'a blessé au plus haut point mais ça n'empêchait pas le fait que j'ai pensé à toi toute la journée. Je ne pouvais pas te pardonner si vite car j'ai un minimum de respect pour moi mais putain je t'aurais forcément écouté à un moment donné. Il fallait me laisser juste plus de temps qu'une journée se terminant par un ultimatum. »

« Je suis désolé. »

Sa réponse m'énervait au plus haut point. Il n'aurait pas été sur le point de se suicider l'instant d'avant, je pense que je l'aurais déjà giflé pour cette réponse dénué de sens. Mais je me contenais. Je savais que mes paroles étaient décisives et si je le repoussais encore une fois il allait partir pour de bon. Mais je le voulais encore auprès de moi car j'avais des sentiments pour lui. Alors je me contrôlais et tentais de passer à autre chose.

« Bref passons. Il y a plus important pour le moment. Es-tu enclin à me parler de ton passé caché ou vas-tu encore agir de façon incompréhensible me forçant à te repousser ? »

Un silence s'installa durant quelques minutes. Romain fixait le mur et ne bougeait plus. Il était sans doute en train de peser le pour et le contre à révéler son passé. Tout ce que je pouvais penser c'était que son passé devait être bien difficile pour ne pas être dévoilé si facilement. Je pris donc mon mal en patience et attendit qu'il prit sa décision. Je commençais à m'impatienter et à me relever pour débarrasser la table quand il ouvrit la bouche.

« Je suis né dans une famille très conservatrice. D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours su que j'étais gay. Mon père ne voulait pas entendre parler de ça car pour lui j'étais la honte de notre famille. Tu dois sûrement te demander comment ils ont pu voir que j'étais gay alors que tout porte à croire que je ne le suis pas. Avant, lorsque je n'avais pas pris conscience des choses, je trouvais cela normal de dire qu'on trouvait les hommes beaux. Je me rappellerai toujours de la tête de mon père quand je lui ai dit être amoureux. J'étais au CM1 et ce Thomas me rendait fou. Bon tu sais ce que c'est les amoureux et amoureuses de maternelle, tout est simple et rigolo. Sauf que ça n'a pas plu à mon père et il m'a interdit de lui reparler sous peine d'être sévèrement puni. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il me disait mais je savais que je devais l'écouter si je ne voulais pas être puni. J'ai donc rompu le contact avec Thomas. Mais arrivé au collège, là où l'on commence à se découvrir, je suis tombé amoureux d'Anthony et par chance, ou malchance, lui aussi m'aimait. J'avais appris à ne rien laisser paraître pour que mon père ne l'apprennes jamais. Sauf qu'un jour, alors que j'avais invité Anthony à dormir chez moi, mon père nous a surpris à parler de nos sentiments. Par fierté et apparence, il a attendu qu'Anthony rentre chez lui pour venir me parler. Enfin... Parler est un mot trop sympathique… J'emploierais plutôt le mot lobotomiser. Il s'est mis à me frapper en disant que je ne méritais pas de vivre, que je ruinais sa vie avec mes péchés. Durant les repas, la discussion tournait toujours au fait que j'avais des pensées immorales et que je devais à tout prix me faire soigner. Mais ne souhaitant pas que le voisinage l'apprenne, il a décidé de faire sa propre thérapie. Il me mettait devant des images de gays et me frappait avec une ceinture dans le dos. Il voulait que mon cerveau fasse le rapprochement entre la douleur et l'homosexualité. Il aurait vu cette thérapie sur un site venant des Etats-Unis. Tous les soirs j'y avais le droit jusqu'à ce que je sois guéri. Toutes les nuits je pleurais et implorais n'importe qui de venir le sortir de ce cauchemar. »

Romain s'arrêta un moment pour reprendre son souffle et essuyer les larmes qui coulaient sur ses joues. Durant toute sa tirade je restais fixé sur lui, la bouche entrouverte. Ce qu'il lui était arrivé était horrible et j'arrivais maintenant à faire le rapprochement avec les marques qui apparaissent sur son dos. Inconsciemment, je m'étais rapproché de lui pour lui prendre sa main gauche. Puis il continua.

« Dans ma famille, mon père et ma mère sont contre moi, j'ai une grande sœur qui n'a jamais été proche de moi et qui en profitait pour me faire culpabiliser sur mon homosexualité. Enfin, j'ai un petit frère qui était dépassé par les évènements. Je n'avais jamais su s'il était contre moi ou non car il n'adhérait pas au traitement de mon père mais en même temps ne faisait rien pour l'empêcher de me faire du mal. Mais un soir, alors que je venais de rejoindre ma chambre après une heure de lynchage, mon petit frère rentra dans ma chambre en cachette. Dès qu'il m'avait vu en pleurs, il était venu se jeter dans mes bras. Il m'a alors dit que notre père essayait de le corrompre pour qu'il se retourne contre moi mais que lui ne voulait pas. Il m'a ensuite dit qu'il avait surpris une conversation de nos parents où mon père disait vouloir arrêter de le frapper le jour où il amènera une fille à la maison. C'est donc ce que j'ai fait. La première fut cette Mélissa, quelques mois plus tard. Heureusement pour moi, j'étais déjà physiquement attirant et il n'était pas difficile de trouver une fille voulant de moi. Tout ce que j'avais à faire c'était jouer la comédie. Le soir où je l'ai ramené à la maison mon père a changé son comportement vis-à-vis de moi mais je savais qu'il restait une pourriture. Mais mon attirance pour les hommes n'étaient pas parti et il m'était donc très difficile de jouer l'hétéro. A mes 18 ans, Allison, ma copine de l'époque, m'a surpris avec mon amant en train de coucher. Les évènements sont vite arrivés aux oreilles de mon père et considérant que j'étais majeur, il m'a mis à la porte sans scrupules et sans affaires. Mon frère étant en vacances à ce moment-là n'a pas pu me dire au revoir. »

Un nouvel arrêt s'imposait. Cela représentait les différentes étapes traversées. L'enfance, l'aide de son frère puis le départ vers l'inconnu. J'étais forcément pressé d'entendre la suite mais j'avais tellement de tristesse en moi en le voyant. Mais aussi de la colère envers ses parents qui sont tellement cruel mais qui malheureusement se retrouve dans de nombreux foyers. Après avoir bu un coup, Romain continua le récit de sa vie.

« J'avais entendu parler du Refuge, cette association qui aidait les homosexuels en errance. Après 1 semaine à traîner dans la ville et à dormir dans les recoins des rues, je me suis convaincu d'aller à cette association. Mais à mon arrivée, je ne me suis pas senti à ma place. Les violences vécues durant mon adolescence ont en vérité eu un effet sur moi. Quand je voyais tous ces jeunes dans la même situation que moi, je ne cessais de me dire que nous le méritions car au fond si nous sommes si mal c'est à cause de notre homosexualité. Je suis donc reparti dans la rue en me jurant de ne jamais retomber amoureux d'un gars. Un mois plus tard, j'ai rencontré Andréa, ma copine que tu as vu ce matin, enfin mon ex-copine maintenant. Je suis donc resté avec elle 2 ans et j'ai réellement développé des sentiments pour elle. Elle m'a aidé à me reconstruire et je lui en serai toujours reconnaissant. Lors de nos un an, j'ai reçu une lettre de mon père qui me disait avoir réussi son devoir de père en me remettant dans le droit chemin. Cette lettre a réveillé mes souffrances et après plusieurs jours à me remettre en question je lui renvoyé une lettre en le remerciant. Je l'ai remercié d'avoir ruiné ma vie, d'avoir conditionné les choix qui s'offraient à moi, d'avoir ruiné ma relation avec mon frère, d'avoir été présent toute ma vie pour me montrer qu'une famille n'était pas forcément la meilleure chose qu'on puisse avoir… Enfin si on peut appeler ça une famille. A partir de là, je n'ai jamais eu de nouvelles mis-à-part celles de mon frère qui avait été sélectionné dans une grande école en Angleterre pour ses études. Puis le temps passa et je devais me contenter de suivre cette voie que m'avait forgée ma famille sans sortie de secours. Enfin si, il y a en réalité une sortie de secours qui se rapprochait et je devais à tout prix la saisir. Les premiers panneaux sont apparus ce fameux matin dans le bus lorsque je t'ai bousculé. Ensuite, lors de notre sortie au bar, je sentais la sortie si proche, j'ai donc pris la voie de droite qui commençait à se détacher de la route principale. Mais la réalité m'a rattrapé lorsque ma copine nous a surpris et m'a inconsciemment redirigé vers la voie principale. Je voyais cette sortie peu à peu disparaître et je savais que le choix de ma vie était aujourd'hui. J'ai quitté ma copine et j'ai enfin pu prendre cette porte de sortie. »

Romain, qui était jusqu'alors resté statique à fixer le mur, tourna le regard vers moi pour me fixer dans les yeux.

« Malheureusement, lorsque je me retrouvai sur cette voie de sortie, je me rendis compte que plus personne m'attendait. Il y en avait bien une auparavant mais j'avais agis tellement maladroitement qu'elle avait disparue. J'avais beau essayé de la contacter, elle ne répondait plus. C'était fini. Je pris donc la décision d'arrêter cette stupide course à la vie et commençait à me diriger vers un mur. Ce mur qui signifiait la fin de ma vie, la fin de cette souffrance mais en même temps le choix de ne jamais accéder au bonheur. Alors que je n'étais plus qu'à quelques mètres du mur, cette personne réapparue et fit disparaître ce mur pour m'offrir un nouveau départ. Mais j'ai peur. Peur parce que tout ma vie on m'a obligé à suivre les décisions des autres sans pouvoir imposer les miennes. Peur parce que je ne sais pas si cette personne voudra bien encore de moi. Oui j'ai peur, mais au fond de moi je ressens de l'espoir. L'espoir d'un renouveau que je veux construire avec cette personne. Que je veux construire avec toi, et seulement toi. »

Mon visage restait figé face à cette déclaration. On aurait pu croire que cela m'aurait laissé insensible si cette larme n'avait pas coulée. Il  venait de me confier ses plus sombres secrets et en même temps de me confier sa vie. J'aurais voulu lui dire la meilleure réponse du monde en lui disant que je voulais aussi construire cette nouvelle vie avec lui. Mais je ne pouvais pas parler tellement cela me bouleversait. Je me contentai donc de le prendre dans mes bras et de l'embrasser. Puis sans aucunes autres paroles, nous nous endormons l'un contre l'autre. En fin de compte, c'est peut-être ça la meilleure réponse… Montrer tout son amour sans prononcer une seule consonne et une seule voyelle.

Ninemark

ninemark@hotmail.fr

Suite de l'histoire

Autres histoires de l'auteur : Voyage Initiatique - Mark et Max - Stagiaire dans un restaurant parisien - Père-Noël en chaleur - Il suffit d'une bousculade - Mark Nine - Mathieu et Julien dans une impasse - Léo

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