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Montparnasse

Il m’arrive souvent de me promener à Montparnasse, j’habite tout près et j’aime y flâner et observer les gens en partance. Plus concrètement il m’arrive de faire des rencontres dans cette gare. Celle que je vais vous raconter est improbable. En effet dans la majorité des rencontres que je fais, je flaire de suite le plan cul dans le regard de mon interlocuteur. Ce jour-là j’avais envie d’autre chose, d’un challenge, d’un profil plus romanesque.

J’ai une petite trentaine et un boulot dans les assurances, bien chiant, mais par chance c’est rémunérateur et mieux : ça me laisse le temps d’écrire. J’ai un look un peu geek alors je passe inaperçu, j’aime cette invisibilité.

J’observais depuis le Starbuck les allers et venues d’un homme grand et mince, grisonnant, la petite cinquantaine. Il tenait une valise carrée et portait un long manteau noir. Il paraissait tout gris, du moins sa vie paraissait grise et réglée comme du papier à musique. Il devait sûrement partir en déplacement, je l’imaginais dans le commerce, la compta, un truc chiant où il est question d’argent et d’ennui. Quelque chose m’excita en lui, son côté bourge, trop sage, père de famille sans histoire, un peu prétentieux, la moue méprisante. Il était bel homme, mais semblait ployer sous la monotonie et la morosité de sa vie privée comme professionnelle. Un style plutôt désuet. Vraisemblablement son train avait du retard. De la fenêtre de mon café je le vis se diriger vers un magasin de presse. Je bus d’un trait mon café décidant de le suivre. J’avais ma journée et je comptais bien en profiter comme il me plaisait, ça faisait un moment que j’étais chaste et il avait titillé ma curiosité et mon excitation.

Je n’eus aucun mal à le retrouver, malgré le point presse bondé, il était au fond et feuilletait des magazines d’actualité politique, il en tenait plusieurs en main, son trajet allait surement être long. Je me glissais pas loin de lui. Il sentait un parfum de Guerlain qui me rappela un peu l’enfance, un de mes oncles devait porter un jus semblable. Par chance mon inconnu ne se sentait pas observé et plongé dans sa lecture je pus le déshabiller du regard à loisir, il était vraiment pas mal même si complètement «tradi» et austère dans sa mise et sa gestuelle. Je commençais à bander sérieusement. Je doutais de mes chances à ramener dans ma garçonnière ce genre de gibier, mais ça se tentait. Il avait un parapluie canne, en bois comme on n’en voit plus, il se dégageait de lui une certaine aisance, mais d’un autre temps. Une chose est sûre il venait de province. De Lyon peut-être. Je profitais du fait qu’il était absorbé dans sa lecture pour le détailler, ses yeux étaient noirs et assez cernés, sa bouche assez fine, mais suffisamment ourlée pour que mon imagination s’embrase. À quelques mètres se trouvaient les magazines érotiques et j’en saisis, me rapprochant de lui et faisant tout pour qu’il puisse apercevoir l’objet de ma lecture.

Gagné, je sentis qu’entre les lignes de l’Express il jetait des regards obliques vers ma revue, de façon même assez insistante. Je m’étonnais que le test fût si facile. Je l’imaginais se raidir et son pantalon s’humidifier et ça me rendait dingue.

Qu’avais je à perdre au fond ?

J’avais chaud, je craignais de me faire éconduire et ça m’excitait d’autant plus en cet instant de tous les possibles et de tous les fantasmes. J’ignore pourquoi j’imaginais cet homme comme un homosexuel refoulé qui, si on appuyait sur le bon bouton, révélerait un débauché assoiffé de sexe et qui en redemanderait, une pute soumise des plus cochonnes, et qui sait, peut être passerait par ma garçonnière se faire bien baiser à chacun de ses déplacements ou transits dans la capitale. Profitant de la cohue et d’une bousculade je collai mon bassin contre lui. Il tourna la tête et me lança un regard derrière son épaule, plutôt hostile, mais avec une pointe de curiosité. Je fus envahi par les effluves de son parfum, mais aussi par l’odeur de ses cheveux et de ses vêtements, il devait avoir un peu transpiré lors de son premier voyage ce qui n’était pas pour me déplaire.

J’étais donc contre lui, le sexe très dur, je remerciais la foule. J’étais lancé, je commençais à frotter mon sexe contre sa fesse droite, de haut en bas, je crois que j’aurais été capable de jouir ainsi tant je me sentais excité et pris en faute à la fois. Il se laissait faire, bien que décontenancé, et continuait sa lecture, je renforçai alors la pression de mon frottement, le tout était qu’il sente le maximum mon désir sans que l’entourage ne s’en aperçoive.

Sa respiration se fit plus rapide. Il m’interrogea, bredouillant : «Est ce que vous...», je ne le laissai pas finir, de peur que le charme ne se rompe, je m’entendis lui chuchoter : «Avez-vous beaucoup d’attente en gare ? J’habite à côté et j’ai très envie de faire l’amour».

Il resta interdit et finit par sourire, gêné et incrédule, mais apparemment l’idée faisait son chemin dans son esprit. Il passa les doigts dans ses cheveux et regarda autour de lui pour s’assurer que personne n’avait entendu notre échange. Quand je croisai de nouveau son regard, je sentis qu’il avait très envie de baiser lui aussi. Je ne lui laissai pas le choix : «Suivez-moi».

Ce qu’il fit, mais en gardant ses distances. À la sortie de Montparnasse, il sembla hésiter, il y avait moins de monde à la sortie et il fut de nouveau inhibé, mal à l’aise de me suivre.

Je lui donnai l’adresse et le quittai, c’était la seule solution pour l’avoir.

Arrivé chez moi je rangeai vaguement le bordel laissé le matin, il allait venir c’était sûr. Je bandais, d’attente et d’envie de refaire le cul de cet homme, c’en était douloureux.

Dans les communs, on avait dû frotter le parquet à l’essence de térébenthine et ça sentait le pin dans mon appartement. Ce dernier pour celui d’un célibataire était plutôt net et rangé ce matin, c’était un signe.

Une vingtaine de minutes après mon arrivée, il sonna à la porte, j’avais laissé le portail du bas ouvert à dessein. Il était très nerveux, évitant de me regarder dans les yeux, tremblant un peu, et souffla «Je dois être à la gare à 14H», ce qui nous laissait deux bonnes heures de luxure.

Dans le sas d’entrée, on était dans la pénombre, il fit tomber son manteau laissant apparaître un costume anthracite pas franchement bien coupé, mais assez seyant, rendant bien visible son érection, il semblait lutter contre son désir et haletait.

Je lui ai murmuré de nouveau que j’avais vraiment très envie de lui faire l’amour.

Je l’ai d’abord caressé à travers l’étoffe de son pantalon, du bout des doigts, devinant chaque contour de sa bite. On entendait parfois des pas dans l’escalier, mais c’était feutré et couvert par ses ahannements.

Il se déhanchait sous mes caresses, debout, la tête renversée et les yeux clos. J’ai enfin déboutonné son pantalon qu’il avait bien mouillé, baissé son caleçon – un boxer vichy marine et blanc – et commencé à branler sa queue, elle était longue, fine et circoncise. Le petit couloir était rempli de l’odeur de son parfum et de son sexe. Lui se laissait faire, le dos collé au mur. Sa passivité m’affola. Alors qu’au début j’ignorais comment j’allais le baiser je compris qu’il allait se soumettre à ce que je lui demanderai, qu’il aimerait à être dominé, que je lui donne des ordres. Après l’avoir bien branlé, n’y tenant plus, je l’ai retourné face au mur, j’ai fermement frotté ma queue sur ses fesses, j’ai failli venir comme ça, j’ai mouillé son trou en y fourrant ma langue. J’y suis rentré par à coups le bout de ma bite à plusieurs reprises comme une mise en bouche, c’est ma spécialité. On s’est ensuite dirigé vers ma chambre. Il pleuvait à grands torrents contre l’immense baie vitrée. Il était entièrement nu à présent et sa peau était plus hâlée qu’il n’y paraissait à la gare, il était peu poilu.

J’ai adoré le sucer, le goût de sa bite, le mettre à quatre pattes et le sodomiser en le caressant, le faire attendre et le remettre au pas, le faire crier. J’aimais sa façon de faire semblant de se dégager, de refuser, de fuir. Sans qu’on ait à parler je sentais ce qu’il voulait, qu’on l’utilise, qu’on l’avilisse et les mots crus semblait le rendre fou, il a éjaculé alors que l’enculais frénétiquement en lui murmurant à l’oreille qu’il n’était qu’une petite salope qui reviendrait en courant se faire fourrer dans cet appartement.

Il est parti durant ma sieste. Je traîne encore mes guêtres à Montparnasse et me demande si je le recroiserai un jour, parfois je crois apercevoir sa silhouette. Je ne saurai jamais s’il était coutumier du fait et se faisait débaucher, cochonner par des mecs beaucoup plus jeunes que lui à chaque déplacement, sous ses airs de ne pas y toucher ou si c’était la première fois qu’il se faisait ainsi baiser par un homme.

Lane

lane_pennie@yahoo.fr

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