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Premier épisode - Épisode précédent

Hommes de Loi -19

Révélé

Je me sens trahi. Pourtant, ça n’a aucun sens. Il savait que j’étais dans la police. On en a même beaucoup parlé. Il n’a même pas pris peur. Il était admiratif. Il s’amusait qu’un ancien militaire et un policier puissent s’entendre. Je m’en veux aussi. Une nuit passée avec lui, à discuter avec Clément et moi. Je n’ai même pas été capable de le démasquer.

La vraie question qui se pose est simple. Est-ce qu’il m’a utilisé ? Je ne me souviens pas d’avoir abordé mes enquêtes avec lui. Au contraire, il ne répondait plus à mes messages. Il devait être trop occupé à diriger les opérations à l’université. Jouer avec des associations d’étudiants pour pouvoir recruter des mannequins, c’est vraiment fourbe. En venir à menacer physiquement le président et des gamins sans défense, c’est vraiment lâche. Je ne l’imaginais pas ainsi.

Evidemment, savoir qui était l’investigateur d’un tel désastre allait nous faire gagner du temps. Du moins dans la phase d’identification. Mais je n’ai plus de contacts avec lui, il va falloir jouer fin pour essayer de le retrouver. D’ailleurs, je vais demander à Clément de venir, il pourra compléter la description de sa personnalité. Quant à moi, ayant montré la photo aux deux jeunes qui ont confirmé que c’était bien lui, je vais pouvoir lancer la recherche.

Clément, mon cœur (oui, moi aussi j’ai envie d’être affectueux avec toi), j’aurais besoin de toi au commissariat. Un témoignage sur Thimothée. Tu peux passer s’il te plaît ? Et si oui, quand ?

C’est tellement plus facile de dire ce que j’ai le cœur par SMS, personne pour me regarder dans les yeux et me faire perdre mes moyens. Sa réponse ne tarde pas :

Evidemment, j’arrive tout de suite. Je t’embrasse mon Julien.

PS : j’ai bien vu ton affection :)

Parfait, on ne perdra pas de temps ainsi. Je demande à Samuel et Isabelle de me rejoindre dans mon bureau, pour les informer de mes avancées.

«Je dois vous faire part d’une information au sujet du prestataire de l’entreprise dont les deux parlaient…

— Nous vous écoutons, Julien, commente la procureure.

— Disons que la personne que je fréquente et moi l’avons rencontré. Il était à l’hôtel dans lequel je suis logé pour l’instant, dont le propriétaire n’est autre que Clément. Nous avons parlé des heures, sans rien savoir de ses activités. J’ai demandé à Clément de venir compléter mon témoignage.

— C’est parfait, Julien, nous allons gagner du temps. Votre compagnon vous aide à être sociable et c’est profitable pour nous ! ironise-t-elle.

— Je ne sais pas comment le prendre ! dis-je en souriant. Néanmoins, je vais devoir me dessaisir, puisque je suis un témoin et que j’ai fréquenté le suspect.

— Oubliez. Je vous couvre».

Pendant ce temps, Samuel restait silencieux, attristé. Quant j’ai parlé de Clément, je l’ai vu se renfermer sur lui-même. Intérieurement, j’étais partagé entre l’envie de le rassurer et des pensées narquoises. Inutile de penser davantage, il prend la parole :

«J’ai aussi des choses à vous avouer.

— C’est-à-dire, Samuel ? répond Isabelle.

— Je pense que la société dont les jeunes parlent est reliée au réseau de prostitution.

— J’avais aussi fait le rapprochement, mais c’est un peu mince, continue-t-elle, dubitative.

— Le fait est que... la société recrute des mannequins… et propose des cours particuliers…

— Oui, le mannequinat doit être trouble, tu as raison. Il faudra mettre la brigade des mœurs sur le coup, poursuis-je.

— Je ne comprends pas l’intérêt des cours particuliers, explicitez, demande la procureure.

— C’est une couverture… continue Samuel, penaud.

— Qui couvre ? demandai-je.

— Le réseau de proxénétisme. Les escorts».

Mon sang ne fait qu’un tour. Il va devoir parler de ça. Je n’ai pas envie d’entendre. C’est formidable pour notre enquête. Pas pour moi. Alors je pars. Une main me retient.

«Le réseau de Lyon. Ils sont derrière ça».

Il plaisante ? Je me mords la langue, de stress. Ce serait incroyable.

«J’ai fait une erreur, comme Stéphane. Je suis rentré en contact avec le réseau. Pour ne pas être reconnus, ils utilisent les cours particuliers. Je peux même vous donner leurs codes. J’ai reçu l’un d’entre eux, qui m’a fait passer un entretien de sélection. Il m’a donné la carte du recruteur».

Il a les larmes aux yeux. Tout s’éclaire. Je suis presque rassuré. Il faudra que j’éclaircisse cette histoire. Mais c’est une bonne nouvelle. Isabelle, elle, fulmine.

«Vous êtes devenu complètement fou ! Vous croyez qu’avoir menti à votre hiérarchie avec Stéphane n’a pas suffi ? Vous avez vu le résultat ? A agir seul, on finit une balle dans la tête».

Je grince des dents en entendant ces mots. Ça fait mal. Isabelle prend conscience de ce qu’elle vient de dire. Je vois bien qu’elle voudrait s’excuser. Mais elle n’ose pas.

«Enfin, je veux dire que vous pourriez perdre la vie. Je n’ai pas envie que mes équipes soient décimées. C’est clair ?»

Pourtant, nous allons devoir réfléchir à cette porte ouverte. C’est peut-être notre seule possibilité de les atteindre. Ce n’est pas le moment. Samuel ne les a pas encore contactés, nous avons un peu de temps avant de prendre une décision.

«Julien, je… comment dire…»

Samuel essaie désespérément d’attirer mon attention, sans doute pour que l’on mette à plat ce que j’ai vu chez lui. Evidemment que j’ai désormais compris. Il n’empêche qu’il ne m’a pas tenu informé. Même si je vais devoir de nouveau réfléchir sur notre relation, le Commandant lui reste déçu et a perdu confiance.

Clément arrive alors, je le vois au bout du couloir. Je m’avance vers lui, un immense sourire aux lèvres. Il m’embrasse, faisant fi de mes collègues, d’Isabelle, de Samuel. Celle-ci d’ailleurs se déride et se permet de se rapprocher. Alors que j’explique à Clément ce dont il s’agit, et surtout qui est Thimothée, elle nous interrompt :

«C’est donc ce jeune homme qui veut nous subtiliser notre meilleur Commandant ? lui dit-elle gentiment.

— C’est fort possible. Enfin, peut-être qu’il y en a plusieurs, je ne suis pas encore sûr, me taquine Clément.

— Vous savez, il m’a demandé de ne plus lui donner d’astreintes, alors c’est que… je me râcle la gorge… Bref, merci de nous aider dans notre enquête. Quand vous avez terminés, vous venez dans mon bureau tous les deux, nous impose-t-elle.

— Clément, voici Samuel» me lançai-je.

Samuel n’ose pas s’avancer, tandis que Clément, sûr de lui, lui fait la bise. Evidemment, il joue de ce qu’il sait. Ce n’est pas très fairplay, mais j’avoue être amusé. Samuel, toujours embarrassé, persiste à vouloir me parler. Clément semble le déranger :

«Je pourrais juste te dire un mot sur… Enfin, seuls…

— Tu peux tout dire. Clément sait tout. Je ne lui cache rien, lançai-je, ce qui fait évidemment rougir Samuel.

— J’ai essayé de tout te dire. De te parler. Mais j’ai eu peur de ta réaction et aussi de tout faire rater. Je m’en veux mais je suis prêt à tout pour mes amis. Je veux réhabiliter la mémoire de Stéphane.

— Je suis mal placé pour contester ce genre de méthodes. Je ne suis pas blanc comme neige. Il n’empêche que la procureure a raison. Tu te mets en danger sans protection. Je te rappelle qu’un mec t’a listé, avec un certain Magnussen qu’on ne connaît toujours pas.

— Est-ce que tu me pardonneras ? Pour tout. Je n’ai pas dormi depuis tout ce que tu m’as dit…

— Je ne sais pas. On remettra ça au clair plus tard. Clément, on va remplir les papiers, je n’ai pas envie de te retenir trop longtemps».

Clément me regarde sans rien dire, sans sourire, mais avec une profondeur dans les yeux. J’ai l’impression qu’en même temps il me déshabille, me fait l’amour et m’embrasse. Rien qu’à cette idée j’en rougirais presque. Nous descendons et passons près de 30 minutes pour relater les échanges avec Thimothée, et trouver une faille dans laquelle s’engouffrer. Hélas, rien de particulièrement percutant, si ce n’est un portrait global de ce qu’il a bien voulu nous montrer.

Comme promis, nous remontons donc dans le bureau de la procureure, qui nous attend avec une bouteille de vin :

«J’ai eu envie de vous offrir l’apéritif. Ai-je le droit ? dit-elle malicieusement.

— Je ne sais pas si Clément a le temps ? lui demandai-je.

— Pour passer un peu de temps avec toi et avec une de tes amies, oui, me dit-il avec sa main dans mes cheveux.

— Une amie ? Il vous parle de moi en ces termes ? s’exclame enjouée Isabelle.

— Pas vraiment, mais c’est ce qui transpire de ses récits. Alors j’ai fait la conclusion».

Dans une frénésie collective, tout le monde a soudainement envie de s’embrasser. Isabelle vient me faire une bise, puis se colle à Clément pour renouveler son geste. C’est ensuite ce dernier qui vient déposer ses lèvres sur mon visage, sur puis sous mon nez. Isabelle irradie de plaisir en nous voyant ainsi :

«Vous formez un si joli couple. Je suis très heureuse, vraiment».

Un petit malaise manque de s’installer entre nous. Nous ne sommes pas en couple après tout. Je ne sais pas quoi en penser. Nous passons nos nuits ensemble finalement, dans le même lit et dans le même logement, même si c’est une condition particulière. J’ai peur d’aller trop vite, me ralentissant donc en permanence. Mais pour rien au monde je ne veux vivre ces moments sans lui. J’ai besoin de lui. Je dois tenir ma promesse cependant. Pas de couple sans vérité.

Voyant que je ne répondais pas, c’est Clément qui prend la parole :

«Nous ne sommes pas en couple. Nous prenons le temps de vivre. Ensemble.

— Navrée de mon erreur…

— Peut-être que cette erreur n’est que temporaire» me regarde-t-il avec sérieux.

Peut-être après tout. Je les abandonne, entendant mon téléphone fixe sonner dans mon bureau. Je n’ai pas le temps de l’atteindre que le blond, qui restait avec son compère dans nos locaux tant que rien n’était réglé avec Thimothée, m’interpelle.

«Monsieur, je peux vous parler ?

— Entre, je t’écoute.

— Je vous ai vus vous embrasser tout à l’heure. C’est votre copain ? me demande-t-il en pointant Clément, en face.

— Oui, pourquoi ?

— Je peux vous faire confiance ?»

 

JulienW

jw04@gmx.fr

Suite de l'histoire

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