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Seul… (In Gode we trust)

Il fait chaud. Je viens de rentrer du bureau. Je suis seul. Je n’attends aucune visite, aucun coup de téléphone. Seul. Se mettre à l’aise, d’abord. J’enlève mes chaussures et chaussettes, ma cravate, ma chemise et mon jeans. Mon boxer est tout flottant, tout godaillant ; il s’évase sur mes cuisses, plissé aux articulations. Rien à voir avec l’excitant sous-vêtement moulant, près du corps, ferme dans son propre, que j’avais voluptueusement enfilé ce matin, et qui maintenait haut et ferme mes couilles et ma queue ! Mais tel qu’il est maintenant, tout bâillant et fripé, il m’excite quand même.

Je peux sans peine glisser ma main par l’ouverture d’une jambe, et me toucher doucement. Les chairs molles, flasques et humides s’affermissent sous la caresse. Je repense à ce type - la vingtaine, cheveux ras, noirs, yeux gris-vert lumineux, frangés de cils longs et soyeux, au regard étonnamment élargi par des lunettes aux verres ovales, finement cerclés d’acier, au visage oblong, imberbe et juvénile, aux lèvres charnues et finement dessinées —, qui m’avait enflammé un moment, dans le métro.

J’étais plongé dans la lecture d’un bouquin, assis. Lui était debout, deux rangs de sièges plus loin, en fin col roulé crème, veste de tweed. Craquant comme pas possible... Il devait me fixer depuis un moment, et c’est sans doute l’intensité de son regard qui m’avait obligé à lever la tête et à le regarder. Je l’ai longuement dévisagé. Il n’a pas cillé, ni baissé les yeux, ni paru gêné. Mon émotion devait être visible.

Au bout de longues secondes, tout son visage s’est éclairé, et il a soulevé ses pommettes. J’ai répondu par une grimace maîtrisée, presque un sourire. Les lumières et le bruit de l’entrée tonitruante du métro dans la station suivante ont brisé cet échange muet et intense. Le type s’est avisé qu’il était arrivé à destination. Il s’est tourné vers la porte du wagon, et, happé par la foule cannibale, s’est éloigné vers la sortie. J’ai failli me lever et le suivre, mais le flux montant des voyageurs m’a fait abandonner ce projet.

J’ai suivi des yeux sa nuque, ses épaules qui tanguaient dans le flot ondulant... Loin, déjà, il s’est nettement retourné vers la rame arrêtée, et son regard a croisé le mien à nouveau, une dernière fois. Réflexe du chasseur surprenant par hasard une proie alors qu’il est désarmé : j’ai noté mentalement le nom de la station, et l’heure... Qui sait ? Le gibier n’est pas le seul à emprunter aux mêmes heures les mêmes chemins. Je me posterai à dix-huit heures à la station Duroc un autre jour !

Je m’arrache de mon fantasme pour réaliser que je suis là, à moitié à poil, au milieu de ma chambre, la main dans le caleçon, alors que le rideau de ma fenêtre grande ouverte se gonfle comme une trinquette d’artimon, agité par la brise printanière.

Et je me dis que s’il est encore à m’épier, le petit vicelard du quatrième, juste en face, doit se régaler (voir « Informaticado »). C’est le fils d’une voisine, une grande perche aux oreilles décollées, à l’œil torve et à la mâchoire pendante, que j’ai surpris deux ou trois fois à s’astiquer le manche devant sa fenêtre, en regardant vers chez moi alors que je sortais de prendre ma douche. Un coup d’œil : non, il n’est pas là. Tant pis pour lui, car tout cela m’a donné des idées, et il va sans doute manquer un vrai spectacle.

J’ai baissé mon Calvin Klein à mi-cuisses, et j’accentue les attouchements sur mon pubis duveteux. Je me place en face de ma psyché, car moi non plus, je ne veux pas manquer une miette de mon propre spectacle. Dans l’orbe élégant du miroir, je me considère le cul nul, la bite à l’air, et les couilles lourdement pendantes. Une autre glace, située sur le mur du fond, me permet de me contempler recto-verso.

J’aime bien mes fesses, hautes, rondes et fermes. J’aime autant ce qu’elles montrent que ce qu’elles cachent. Il m’arrive de passer de longues minutes à inspecter, au moyen d’un miroir, le sillon ombreux qui monte des couilles à la rosette, puis au sommet des globes charnus.

Je bande maintenant tout à fait. Je fais glisser le prépuce pour dégager le gland. Mon index mouillé humecte le sillon balano-préputial, frôle la couronne luisante, titille le frein bleuâtre, et cueille, au méat rosé, la goutte de liquide précurseur qu’il porte à ma langue, pour recommencer le cycle sensuel.

Dans ma tête tournoie une ronde de visages, de bouches, de culs et de bites, familiers ou rêvés, lascivement offerts, secoués de mouvements obscènes et torrides, ponctués de gémissements lancinants et aphrodisiaques. J’ai laissé choir au sol mon dernier vêtement. La hampe entièrement enfermée dans la paume de ma main, j’entame un va-et-vient qui fait croître mon excitation. Il me faut interrompre le mouvement pour calmer la marée montante que je sens sourdre en mes reins.

J’ai une autre idée : je saisis dans la commode mon godemiché favori — bel objet souple et ferme, au corps cannelé —, et ce qu’il faut pour l’utiliser confortablement. Je m’installe sur le lit, les fesses bien rehaussées d’un gros oreiller, la psyché face à moi. Les cuisses largement écartées, je frissonne un instant au contact froid du gel lubrifiant. Mon index et mon majeur, largement enduits, tartinent généreusement l’environnement immédiat de ma pastille en feu. Puis ils tapissent profondément, jusqu’à l’extrême base des premières phalanges, les parois de l’ampoule rectale. Par gourmandise, tout en honorant de mes doigts mon rectum, je suce le gode aussi assidûment que si c’était la tige de mon joli binoclard du métro...

Tout est prêt pour le deuxième acte : pénétration. Mission réservée à la main gauche, moins sûre et experte que la droite, sans doute, mais dont la relative maladresse accrédite le sentiment que c’est un autre qui me besogne l’oignon. La droite continue à palper ma verge dont elle use comme d’une flûte enchantée. Le gland synthétique est aux portes du temple. Tel un pic-vert lubrique, il sollicite, à pressions répétées et insistantes, l’accès au tréfonds érogène. Chaque coup le rapproche du but d’une avance millimétrique. Enfin la porte est franchie, et l’onde douloureuse transformée en vague de plaisir par son association avec celui que délivre le branlement de la queue.

Le poignet gauche pousse l’objet tout droit vers le fond. Lentement, les vingt-deux centimètres trouvent leur place dans mes entrailles frémissantes. Un séjour sans mouvement lui permet d’habiter cette grotte de luxure, de s’y installer. Pendant ce temps, la main gauche soupèse les couilles qui semblent alourdies du nectar qu’elles préparent. Mon cœur bat la chamade. Il est temps d’entamer la phase suivante. Le poignet gauche reprend son mouvement rythmique, d’abord mesuré, comme timide, puis plus ferme à mesure que la réponse des zones sensibles s’affirme comme favorable à la pulsation. La main s’enhardit à varier, à chaque mouvement, l’axe de pénétration du gode. L’excitation est à son comble. Je me mets à genoux face au miroir, le gode toujours fiché à fond dans mon cul. Ma main droite s’affole sur mon pénis maintenant énorme !

Enfin je me lève, m’approche du miroir. J’explose : trois, quatre jets viennent s’écraser sur la glace. Avant qu’ils ne coulent jusqu’en bas, je les bloque de la langue en remontant jusqu’à l’impact. J’avale goulûment la liqueur... Puis j’extrais le godemiché, qui se détache dans un bruit de succion. Il est temps d’aller prendre ma douche, car ces exercices m’ont donné chaud.

Je reviens bientôt dans la chambre en me frictionnant le dos. Machinalement, je soulève un coin de rideau pour jeter un coup d’œil vers la fenêtre du quatrième. Le petit morveux est là, le slip sur les genoux. Petit salaud, va ! Il n’a rien manqué de tout cela ! On ne peut vraiment pas être seul…

Jako

jakolarime@neuf.fr

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