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L'homme aux air max 2016

Tous les matins, je le croise… tous les matins, je mate ses skets… tous les matins j'ai hâte de le revoir… tous les matins, j'ai plaisir à aller bosser. Il est beau avec ses air max 2016 aux pieds, un bel homme d'une vingtaine d'année, sportif, brun, 1m90 environ et terriblement séduisant. Tous les matins, je profite d'aller bosser à pieds juste pour avoir le plaisir de le voir, non pas le suivre et l'épier, mais juste de le croiser (et baisser les yeux quand j'arrive face à lui, pour mater ses skets) puisqu'on va chacun dans un sens. En plus, il porte le Male de Gaultier, ce parfum me ferait tourner la tête, une valeur sure, mais on ne se refait pas. Est-il étudiant ? Travaille-t-il chez Mc Do ? Rentre-t-il d'un travail de nuit ? Je ne savais rien de lui ; mais le seul fait de le croiser suffit à illuminer ma journée, à me sentir bien, positif, et prêt pour travailler dans les meilleures conditions possibles malgré les fantasmes qui m'accompagnaient toutes les nuits.

Ce matin, personne dans cette rue où nous nous croisons d'habitude, est-il malade aujourd'hui ? Un peu attristé, je me rends au travail en espérant le voir le lendemain. Mais le lendemain, toujours personne… une grippe peut nous arrêter plusieurs jours, on l'a tous déjà vécu. Troisième jour, encore personne, quatrième, idem, puis une, puis deux, puis trois semaines passent et toujours personne… Mon moral en avait pris un sérieux coup, et mes collègues de bureaux commençaient à s'inquiéter de me voir triste et si peu enjoué, alors que je suis plutôt de ceux qui ont le jeu de mot facile. Pour les rassurer et garder mon jardin secret, j'ai inventé une petite histoire familiale pour les fêtes de fin d'année, ma sœur ne pouvait pas être présente cette année, et que ça me contrariait beaucoup, on ne se voit déjà pas beaucoup en temps normal. Mais toujours pas de nouvelles de cet inconnu… m'avait-il remarqué ? mes regards étaient-ils trop insistants ? avait-il déménagé ? Je me résolu à tenter de l'oublier, non sans mal, refaisant tous les jours ce trajet qui d'antan m'était fort agréable, qui me fais terriblement souffrir maintenant, mais la vie continue, mais mon moral s'améliorait de jour en jour, au grand plaisir de mes collègues et amis.

à retrouver une stabilité émotionnelle et à me trouver de nouvelles activités de loisir, je découvrais alors le chant choral, bien que piètre chanteur, mais entouré dans un nouveau groupe, les occasions étaient les bonnes pour élargir le cercle des connaissances, voir pour certains maintenant, de fidèles amis. Les mois passèrent alors très vite, les concerts avec la chorale, je prenais de plus en plus de plaisir à découvrir ce qui pour moi était un monde inconnu que celui de la musique, et tout le monde avait oublier ma mauvaise passe de l'automne, moi aussi d'ailleurs. Un soir, samedi soir, 18h, un petit sms « on passe vers 21h, apéro J » m'obligea à faire un tour à la supérette du quartier, et faisant attention à mes dépenses, je scrutais scrupuleusement ma liste pour ne rien oublier, ni faire de dépenses inutiles, comptant si je ne dépassais pas mon budget, la tête dans les comptes, c'est involontairement que j'heurta quelqu'un, renversant les courses qu'il (ou elle) avait dans les bras. Je m'excusais platement, baissant la tête quand il (voix grave) me dit : « Ah ce n'est rien, ce ne sont que des courses, moi je n'ai rien ! Et j'suis content de te revoir… » je levai alors la tête, c'était lui !!! Rouge de honte, l'air gêné, je balbutiais alors un « moi aussi » à peine audible. Qu'il était beau dans son costar-cravate, soulier vernis, et le teint beaucoup plus mate que lors de sa disparition ! Et que son visage m'avait manqué tous ces mois, je réalisais alors que tous mes efforts pour l'oublier venaient d'être réduits à néant puisque je me tenais face à lui, l'air bête, plus gauche que moi, tu meurs ! Pour casser mon embarras, il me dit « on paie et on va boire un verre ? », je ne pu répondre que par un hochement positif de la tête, le faisant sourire, et craquant encore davantage pour lui. Une fois sortis de la supérette, je lui indiquais qu'il me fallait mettre mes fromages au frigo (en juin, c'est plus prudent pour l'apéro), et que je n'habitais qu'à 20 mètres, et que de là, on allait au bar sur la place plus loin. « Ok » me répondit-il. En pleine ébullition dans mes émotions, je montai les marches jusqu'au 3ème étage où je vivais, et mis mes fromages au frais, me dépêchant pour ne pas le faire attendre… Je descendis aussitôt, et une fois dehors, il avait disparu ; j'attendis 2 minutes, personne, 10 minutes, pareil, 20, 30 et enfin 40 minutes, seul devant mon immeuble, et je sentais les larmes monter, la colère m'envahir, et mes amis débarquaient dans quelques heures… Triste soirée !! Je n'ai dit que des conneries, me fâchant avec ma meilleure amie, qui ne comprenait pas mon état de stress et d'énervement. (Après coup, j'ai honte de ce que j'ai pu lui dire, elle ne méritait pas ça !).

Mon travail pour l'oublier, lui, une seconde fois a repris sitôt mes invités partis. Ce furent encore des longues semaines de doutes, d'angoisses, de fantasme évanoui, mais bientôt une drogue nommée travail acharné et heures supplémentaires allaient faire leur apparition pour m'occuper l'esprit, les mains et remplir mieux le compte en banque qui en avait bien besoin, une légère dépendance à l'alcool avait bien dissout mes économies. Mon comportement me fût pardonné, à la condition que jamais plus cela se reproduise, et la vie reprit son cours, avec ses joies, ses déplacements et les heures au bureau tant que le soleil n'était pas couché.

Un samedi soir, apéro solo, on sonne à l'interphone. N'attendant personne puisqu'on me croit en voyage, je fais le mort et ne répond pas à l'appel. On sonne une seconde fois, même tarif, je ne quitte pas mon fauteuil. Et pas de troisième fois, ils ont dû comprendre que je n'étais pas là, il fallait m'envoyer un message avant… Après enquête au bureau, personne n'est venu sonné… peut être une publicité ou une arnaque quelconque ? Mystère. Le samedi suivant, idem, un puis deux appels à l'interphone, je ne bouge toujours pas, même question au boulot, même réponse… bizarre. Le samedi encore après, ça recommence ! Là s'en est trop ! De colère, je descends les escaliers, traverse le couloir en criant, et ouvre la porte en hurlant « Oui, qu'est-ce que tu veux, j'ai besoin de rien, tire-toi ! Chier ! » à un homme de dos. Alors, surpris par cette allocution, il se retourne et me dit « merci pour l'accueil ! » C'était lui, encore, et avec un grand sourire irrésistible, une bouteille à la main, et en s'approchant de moi de donne une bise en disant « j'te dérange, on monte ? ». De colère, un « NON » sorti de ma bouche, alors le voyant faire demi-tour, ma main prit son bras pour le retenir, et je l'embrassais. Il me rendit mon baiser, et il me suivit pour gravir en toute hâte les 3 étages…

Carolito

odeurdemale.recycl@laposte.net

Suite de l'histoire

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