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En famille d'accueil - 1

J'ai eu une vie de famille tout ce qu'il y a de plus classique, entre un père et une mère qui me laissaient régner en enfant-roi. Il suffit d'un seul jour pour que la vie bascule, il a suffit d'un jour pour faire tomber ma souveraineté : le jour de la mort de mes parents après un accident de la route. N'étant pas le lieu propice pour s'épancher sur le sujet, seul compte la raison d'une main mise des services sociaux sur ma personne. Devenu orphelin, ils partirent à la recherche d'une famille prête à accueillir un jeune homme, somme toute difficile, surtout après le décès de ses proches. Autant vous dire que la tâche fut ardue puisque je ne me connaissais pas d'oncles, tantes ou grands-parents, mes parents étant les seuls membres de notre arbre généalogique encore en vie.

Après quelques jours de recherches, les services sociaux m'envoyèrent en région parisienne, où un cousin éloigné de mon père acceptait de me recueillir à l'essai. Maire de son village, il était resté veuf après la mort de sa femme avec qui il avait eu trois garçons. A ce jour, il ne restait plus que le benjamin de 18 ans, qui serait dans le même lycée que moi. Arrivé devant la maison, je suis choqué par l'immensité des lieux, qui comprend piscine et jacuzzi. Le père et le fils m'attendent sur le pas de la porte avec un large sourire « Colgate ». Il pourrait réussir à me faire croire à la petite famille idéale, ce qui me braque immédiatement contre eux.

J'ai la désagréable sensation d'avoir été parachuté dans une mauvaise sitcom américaine, où tout brille d'un éclat trop scintillant. Le père m'accueille avec chaleur au sein d'un foyer qu'il espère devenir mien, son fils affecte une certaine réserve sans pour autant faire preuve d'antipathie à mon arrivée. La dame des services sociaux me laisse selon elle « entre de bonnes mains » si je sais tirer partie de cette chance, ce qui me désespère au plus haut point. Ce n'est pas qu'ils me déplaisent, mais imaginez-vous vivre dans une famille inconnue alors que la votre vient de s'évaporer comme neige au soleil… Quelque soi le lieu, j'aurais réagi de la même manière avec hostilité et aversion.

Du nom de Marcus, le père se présente encore bien pour son âge. A 48 ans, sa chevelure est d'un noir profond sans aucun cheveu blanc apparent, alors que son visage est celui d'un homme mûr dont la peau lisse ne se dispute aucune ride. Sa carrure est pour le moins impressionnante avec son 1m96 et ses 100 kilos de muscles saillants, ce qui s'explique par le passe-temps favori de la famille : le rugby. Super, je lui préfère le football… Le fils se prénomme Bastien. Il est une sorte de miniature du père sauf que ses cheveux sont d'un brun café et qu'il possède un corps à mi-chemin entre l'adulte et l'adolescent. De 1m84 pour 81 kilos, il conserve encore les rondeurs de l'enfance malgré une silhouette au devenir d'homme.

Faisant preuve d'un silence farouche, je réponds à demi-mot aux questions que me pose le père, à tel point qu'il finit par me proposer de voir ma nouvelle chambre pour y prendre du repos. Arrivé au premier étage, je suis dirigé dans un long couloir jusqu'à la deuxième porte sur la gauche. La porte s'ouvre sur une pièce blanche de dimensions moyennes avec un lit et un bureau pour seuls meubles. Marcus m'annonce que je pourrais décorer et aménager la chambre comme je le souhaite pour qu'elle devienne « le territoire de mon univers ». Je le remercie en faisant semblant de bailler pour qu'il me laisse enfin seul, ce qu'il ne tarde pas à faire en me précisant que son fils et lui se partagent les chambres d'à côté si j'ai besoin de quelque chose…

Allongé sur le lit, je fixe le plafond. Etrangement, une certaine quiétude m'envahie alors que ma tête se vide peu à peu des pensées morbides de ces derniers jours. Etre enfin installé dans le lieu où je vais vivre ses prochains temps me permet de me détendre pleinement, à tel point que mes yeux se ferment à peine que déjà je m'endors. Lorsque je me réveille, la nuit s'est profondément installée depuis une certaine heure. Je me lève, le corps encore engourdi par le sommeil, mais surtout il se plaint d'un manque d'énergie en laissant mon ventre crier famine. Avec discrétion, je sors de ma chambre pour partir à tâtons dans le noir en quête de nourritures. Objectif : la cuisine. Prestement, je me jette dans l'escalier avant de traverser le salon sur la pointe des pieds pour arriver devant une porte entrebâillée.

Quelle n'est pas ma surprise, quand je vois qu'une lumière tamisée éclaire encore la pièce. Habité par la méfiance, je décide de jeter un bref coup d'œil. Contrairement à mes attentes, il ne s'agit pas de la cuisine mais d'un bureau. Assis sur sa chaise, Marcus (le père) semble regarder avec fixité son écran d'ordinateur. Ne voulant pas le déranger, pendant ce qu'il me semble être son travail, je me dégage de mon coin d'observation avant d'être rappelé par un mouvement qui me laisse perplexe. Celui-ci est bien trop saccadé et frénétique pour que je ne le reconnaisse pas immédiatement, étant un adepte plus qu'occasionnel. Il se masturbe…, mais avec un déchaînement qui m'effraie presque. Je reste bouche bée devant ce bras qui s'agite violemment et tente de faire un pas en arrière pour m'arracher à cette hypnotique vision.

Je m'enfuis avec la légèreté d'un pas de velours pour ne pas le déranger dans son activité en direction de la porte opposée que j'imagine être la cuisine. Je laisse ma faim commander mon corps, puisque ma tête s'obstine à rester auprès de Marcus. Pendant que j'ouvre la porte du frigo, je n'arrive pas à me sortir l'image de la tête, comprenant encore moins cette soudaine obsession. J'arrive à me convaincre que je suis plus choqué par la puissance de son geste et la musculature de son corps, titanesque en comparaison avec mes manières et ma corpulence. Pris dans mes réflexions, je me penche ostensiblement pour farfouiller entre les différents compartiments, lorsque j'entends un léger raclement de gorge dans mon dos. Je me relève avec inquiétude et sursaute en voyant Marcus se tenir près de moi.

— Je suis désolé de t'avoir réveillé, mais j'avais tellement faim que je ne pouvais m'empêcher de venir manger un morceau dans la cuisine, expliquais-je ne voulant pas lui laisser imaginer que je l'avais surpris en branle.
— Aucun souci mon grand, me répond-il. Je ne dormais pas de toute façon, j'étais perdu en plein boulot et tu viens de me faire prendre conscience de l'heure tardive. Sers-toi, fais comme chez toi puisque ce lieu est maintenant ta maison.

En parlant, sa main vient se poser sur son paquet qu'il soulève légèrement pour le dégager par manque de confort. Mes yeux tombent sur une forme qui ne semble pas se plaire dans ce confinement, comme prêt à en faire exploser l'enveloppe pour s'exprimer à l'air libre. Une forme pour le moins disproportionnée. Je ne peux m'empêcher de me trahir par un frisson qui parcourt mon corps de la tête au pied. J'attrape dans le frigo deux ou trois bricoles, avant de me précipiter dans ma chambre. Sur le chemin, je manque de percuter violemment Marcus qui a la présence d'esprit de laisser le champ libre à ma fuite. Quand j'atteins le palier de ma chambre, j'halète comme si j'avais couru le marathon. Le dos à la porte, mes yeux se baissent sur le butin que j'ai réussi à saisir dans mon évasion : un concombre, deux carottes et une banane. Laissez-moi vous dire que c'est le menu idéal pour me donner envie de vomir. Tant pis, je décide de me coucher le ventre vide. Noué, il aurait été incapable de recevoir la moindre nourriture, surtout que j'oublie vite la faim pour revenir sur l'obsession de cet espionnage inopiné.

Le jour vient se répandre dans ma chambre avec puissance, ayant oublié de fermer les rideaux. Un sursaut de stupeur vient me cueillir lorsque mes yeux s'ouvrent sur une pièce inconnue. Pendant quelques secondes, je me demande qu'est-ce que je fais dans cet endroit avant de me souvenir des événements passés. Puis, des crampes viennent assaillir mon estomac, quand je prends conscience que je n'ai rien avalé depuis presque 24 heures. Malgré mon peu d'envie de sociabiliser, il va falloir me bouger. Je me lève tant bien que mal, encore engourdi par un sommeil qui refuse de me lâcher. Habillé des mêmes fringues que la veille, je descends les escaliers pour rejoindre la cuisine, sans me tromper de porte cette fois-ci. Quoique le spectacle y est tout aussi déroutant.

Devant une table remplie de victuailles, Bastien déguste une orange dont le jus se répand sur son torse dénudé pour s'écouler le long d'abdominaux, légèrement dessinés. Marcus se contente de boire une tasse de café, debout près du comptoir. Il porte un short, qui est à la limite de l'indécence tellement celui-ci est échancré, voir ridiculement petit pour son corps de colosse. Lorsqu'il se tourne vers moi avec son sourire accueillant, je constate que son vêtement ne cache rien de son anatomie gargantuesque.
— Viens prendre ton petit déjeuner, champion ! Rien de tel pour bien commencer la journée.
Je suis abasourdie par la platitude de ses propos, sans pour autant décliner l'invitation car je meurs de faim. Après un bon bol de céréales et trois tartines dégoulinante de Nutella, j'engouffre deux yaourts nature qui me donne la satisfaction d'être pleinement repu. Marcus et Bastien me regardent avec un léger sourire en coin, entre ironie et bienveillance, mais je me fais un plaisir de les ignorer.

— Les gars, je pars faire mon footing. Et Mowgli, n'oublie pas que tu es ici chez toi, alors n'hésites pas à agir comme tu l'entends.
Je le regarde droit dans les yeux sans ciller, jusqu'à ce qu'il se lève pour ranger le petit-déjeuner. Je suis comme hypnotisé par son entrejambe, il faut dire que le moindre mouvement fait valdinguer son membre viril avec une telle ampleur qu'il en dessine les moindres détails. Quand j'arrive à me détacher de cette vision, mon regard s'arrête sur Bastien qui n'arrête pas de me fixer, grillant sans détour possible le fond de mes pensées. Il ne dit rien, mais son air ne me trompe pas, soupçon qu'il vient confirmer par un clin d'œil appuyé. Je réponds en silence par un rougissement intense, qui le fait sourire de plus belle devant ma candeur. Heureusement, il ne tarde pas à quitter la pièce, me laissant seul avec son père qui me quitte à son tour pour son footing matinal.

Profitant de ma solitude, j'arpente le rez-de-chaussée, avant de décider qu'une petite douche me ferait le plus grand bien, histoire de me remettre les idées en place avec de l'eau bien glacée. Je prépare mes affaires pour ne pas avoir à me trimballer nu dans la maison ; je ferme avec précaution la porte avant de me déshabille et ressent un certain soulagement à sentir l'eau se répandre sur mon corps. Je suis en pleine extase, lorsque je remarque un léger mouvement du coin de l'œil. Douche à l'italienne, il n'existe aucune séparation, permettant de cacher l'intimité aux regards indiscrets, sauf que le voyeur ne s'est pas gêné pour rentrer de plein pied dans la salle de bain. Bastien est carrément derrière mon dos à m'observer sous toutes les coutures depuis déjà un bon moment à ce que je comprends. Il est presque aussi nu que moi, si ce n'est qu'il porte un maillot de bain aussi étroit que le short de son père. A croire que la famille apprécie l'exhibition.
— Hey ! Je voulais te proposer de m'accompagner dans la piscine, histoire d'en profiter avant la fin des vacances. Je te laisse un maillot sur le rebord de l'évier. Je ne te dérange pas plus longtemps à moins que tu n'ai besoin de moi pour te frotter le dos, me dit-il avec un clin d'œil plein de sous-entendu ou de promesse.

Je n'ai même pas le temps de répondre, qu'il est déjà parti.

Lâchez vos commentaires et envoyez moi un mail pour ceux qui veulent plus d'intimité (wildmowgli@outlook.com), je répond à tous.

Wild Mowgli

wildmowgli@outlook.com

Suite de l'histoire

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