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Le livre de la jungle urbaine

Putain ! Les déménagements, quelle plaie ! Non, mais sérieux ! Je suis épuisé après cette journée à monter et descendre six étages avec cartons et meubles, alors qu'il existe un ascenseur dans l'immeuble dont une pancarte prévient qu'il est en panne. Pancarte devenue par ailleurs un tableau aux dessins et mots obscènes. Je commence déjà à kiffer l'endroit et, si vous sentez une pointe d'ironie, ce n'est pas pour rien. En même temps, je n'avais pas vraiment le choix, c'était soit ça, soit mes meubles et moi aménagions sous un pont. Je ne vais pas vous faire un long discours sur les problèmes de logements en région parisienne, mais vous savez que les options sont plus que limitées. Préférant la peste au choléra, j'ai choisi de prendre mes quartiers dans une cité en banlieue proche de Paris, histoire d'avoir assez de thunes pour vivre avec décence tout en ne m'éloignant pas de la capitale pour mes études. Et puis, ce n'est pas non plus la « zone » dépeinte par les médias, où les voitures enflammées servent de lampadaires durant la nuit. Je ne crois pas aux délires paranoïaques, qui veulent qu'une cité soit un haut lieu à risque ou une terre de guérilla.

Non ! En faisant le tour de mon nouvel appartement, je suis même content de m'y être installé. Un petit deux pièces, mais plus que suffisant pour ma personne ; avec sa cuisine et sa salle de bain, sa pièce principale et une petite chambre, je n'ai pas besoin de superflu. Les murs sont blancs, mais je ne vais pas tarder à les badigeonner de couleurs, histoire de marquer mon territoire. Il me restera plus qu'à installer les meubles et vider les cartons, mais j'ai déjà décidé de me laisser prendre le temps. Peu m'importe de vivre au milieu des cartons. Allongé sur un matelas de fortune, je sens mon ventre gargouiller sérieusement, il est temps d'aller à la rencontre du voisinage et en profiter pour faire quelques courses. Pourtant, je reste encore affalé, essayant de puiser dans mes dernières forces la motivation de me bouger.

Je hais ces escaliers de toute mon âme lorsque j'entame leur descente, d'autant plus que j'essaye de calculer le nombre de fois où je les ai pratiqué dans la journée, ce qui me donne un mal de crâne carabiné. Quitte à en profiter, j'ai pensé à prendre un bout de papier pour coller mon nom sur la boîte aux lettres. Lorsque je lis MOWGLI sur celle-ci, je prends conscience qu'une nouvelle vie démarre en tournant la page sur le passé. A vrai dire, je suis tellement crevé que je ne ressens rien de particulier, même si à vrai dire je ne ressens rien à rien la plupart du temps. Enfin, que puis-je d'être un animal asocial ? Un psy dirait que je suis un égocentré, mais les relations humaines me sont d'un ennui tel que j'ai la sensation de perdre mon temps. Après tout, j'ai un vieil adage de mon côté : « il vaut mieux être seul que mal accompagné. » Je préfère mener ma vie avec une liberté totale, en limitant mes interactions sociales pour qu'aucune interférence ne vienne déroger à mon indépendance.

Je n'en ai pas l'air, mais mon sang bouillonne de feu derrière mon apparence d'un calme de glace. Un rien excite mes nerfs, je suis toujours dans une révolte farouche, l'âme coincée dans la peau d'animal sauvage qui se veut indomptable. Laissez moi vous dire qu'il ne faut pas me saouler trop longtemps, sinon je montre les dents, je mord ou … Non, je ne sais pas de quoi je suis capable. Je dis « je ne sais pas » car je n'ai jamais eu à dépasser la limite comme on me laisse toujours tranquille. Je ne vis que pour moi et à travers moi, alors les gens ne doivent même pas prendre conscience de ma présence. Tant mieux ! J'ai du mal à croire que je pourrais m'attaquer à autrui, mais je suis certain de me défendre bec et ongle.

Sur le chemin, je me rends compte que le quartier est assez vide, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je fais des tours et des détours, en appréciant l'air frais qui vient me cingler le visage. J'ai toujours aimé ce type de sensations quand le froid se fait pénétrant ou le chaud étouffant, elles me donnent l'impression de vivre. Arrivé au supermarché, je choisis de quoi bouffer pendant une petite semaine, histoire d'être tranquille pendant un moment. Mine de rien, je rentre chez moi avec des sacs pleins, dont l'un que je sens prêt à craquer. Bien ma veine encore une fois… Ceci dit, il tient le temps d'arriver devant la porte de mon immeuble, jusqu'à ce que j'entende le bruit de sa déchirure. Heureusement que j'avais mis peu de choses dedans, car j'ai tôt fais de les ranger dans mes autres sacs, sauf la bouteille responsable du désastre qui s'est échappé en roulant vers le caniveau.

Je me retourne pour suivre des yeux la piste qu'elle devrait avoir emprunté, jusqu'à ce que mon regard tombe dessus. Quelque chose cloche ! Arrêtée en plein vol dans sa course, ma bouteille de lait se trouve sous la semelle d'une chaussure. Lentement, mes yeux remontent de la paire de sneakers à un bas de survêtement gris en format XXL, sauf qu'au lieu de traîner par excès de grandeur, il semble garni à souhait d'une chair ferme. Presque sous tension, le tissu laisse deviner le galbe d'une jambe aux muscles saillants. A sa taille, son gabarit se resserre comme pour mieux s'épanouir en pectoraux volumineux comme deux boucliers en bronze. Sans en avoir le détail sous les yeux, son débardeur ne fait pas que suggérer, dessinant avec précision chaque trait d'un corps de rêve. Ses épaules ont la carrure d'une armoire à glace, alors que ses bras sont plus larges que mes cuisses. En somme, une carrure de catcheur portée sur deux mètres de hauteur.

Son visage est posé sur un coup de taureaux, dont la beauté sculpturale pourrait avoir été taillée à la serpe par l'art du sculpteur. Les cheveux coupés courts se teintent du même noir profond que ses yeux au regard de killer. Sa peau présente une carnation brunie par le soleil méditerranéen, oscillant sur la couleur chaude d'un café. Même son nez légèrement trop présent devient un avantage de la nature grâce à la parfaite harmonie dans l'ovale de son visage. Il se dégage de sa personne une virilité sauvage dont n'importe qui en éprouverait du trouble. Ou de l'appréhension, s'il n'affichait pas un large sourire au pouvoir rayonnant et au charme destructeur. Est-ce pour autant qu'il me paralyse, prêt à chavirer quitte à m'écrouler à ses pieds ? Non, ce serait mal me connaître que de le penser.

Résolu, j'avance vers lui la main tendue afin de récupérer ma bouteille de lait. Geste que j'accompagne d'un regard appuyé, mettant à l'honneur de ne pas le lâcher. Lorsque je me retrouve assez prêt pour sentir son haleine suave, je constate combien je parais ridicule à côté de cette masse de muscles. J'ai le gabarit d'une crevette dont il pourrait avaler le corps en une simple bouchée. Pour les connaisseurs, son physique me rappelait à la mémoire le personnage de Gregor Clegane dans Le Trône de fer, dit « La Montagne ». Raison de plus pour que je n'en perde pas ma superbe, surtout qu'avec mon caractère volcanique (ou de merde comme vous préférez) je n'ai pas peur de faire des étincelles. Le temps semble s'être mis sur arrêt pour nous laisser l'occasion de nous jauger l'un et l'autre comme avant un combat de fauves, jusqu'à ce qu'il se décide à soulever sa jambe.

— Je te remercie d'avoir arrêter ma bouteille, lui dis-je.
— Pas de soucis mec !
A peine je plie mes jambes que déjà ma bouteille se retrouve dans ma main. Sans vouloir en faire la preuve, je suis abasourdi par la prestesse de son mouvement digne d'un félin. J'ai toujours pensé que les mecs aux corps bodybuildés étaient pleins d'une raideur contenue, sauf que lui paraît d'une dextérité hors norme. Je me prépare à tourner les talons que d'un geste vif sa main vient se poser sur mon épaule, laissant supposé toute sa force.
— Je ne t'ai jamais vu dans le quartier, tu dois être un petit nouveau parce que je me souviendrais d'un mec dans ton genre.
— Ouais ! Je viens d'arriver. Pourquoi tu as un problème avec mon genre ?
A sa réaction, je peux voir qu'il n'a pas l'habitude qu'on s'adresse à lui avec autant d'âpreté. Il faut dire que je n'ai peur de rien, je suis un tigre coincé dans le corps d'un agneau… ce qui ne tarde pas à lui venir à l'esprit lorsqu'il part d'un rire tonitruant. Avant de se détourner complètement, il me lâche d'un sourire railleur : « Tu devrais faire attention ! J'en ai maté des plus coriaces que toi. » Comme une allumette peut provoquer un incendie, sa répartie fait bondir mon orgueil frustré de ne pouvoir répliquer devant son départ. Départ plein d'une fierté contenue, telle une panthère faisant rouler ses muscles sous sa peau.

J'ai la haine ! Je récupère mes sacs sur le chemin, avant de commencer la longue ascension jusqu'à mon appartement. Devant ma porte, je jette mes sacs sur le palier sans m'inquiéter de la casse, bien au contraire j'ai des envies de briser. Je me dis que j'y suis allé un peu fort, quand un mec sort de l'appartement voisin. Avant même qu'il n'arrive à ma portée, je lui lance un « bonjour » qu'il me retourne avec une interrogation dans la voix. Alors que je cherche mes clés pour m'enfermer dans mon terrier, le mec m'interpelle : « Hey, tu es le petit nouveau ? »
— Ouais, on est voisin ?
— Exact, j'habite à côté. Je me disais bien que tu venais d'arriver, une gueule comme la tienne ne s'oublie pas dans le quartier. Putain, tu as une de ces bouches…
Il est sérieux ? Ils se sont tous donnés le mot pour me prendre la tête ? « Je m'appelle Medhi. » Sauvé par le gong ! Son téléphone sonne. Pendant qu'il répond, j'en profite pour rentrer chez moi et refermer la porte sur son air ravi. Alors que ses pas s'éloignent dans le couloir, je l'entends dire : « T'inquiètes Driss ! J'arrive ! J'ai un truc de fou à te raconter, tu vas halluciner. »

Adossé à la porte, j'ai la sensation réconfortante de sentir les murs de mon appartement me recueillir comme deux bras protecteurs. Je suis soulagé d'être enfin seul, sans ressentir l'angoisse des relations sociales posée sur mes épaules. Seulement à ce moment, mon esprit peut redessiner les contours de Mehdi, mon voisin à la langue trop bien pendue. Aucune comparaison possible avec mon premier lascar ! Celui-ci n'a qu'une tête de plus que moi, avoisinant les 1 mètre 90. Son gabarit est plus classique ; il a beau être bien bâti, quelques rondeurs sont la preuve que sa gourmandise ne peut venir à bout de ses heures sportives. Une masse de cheveux bouclés descend sur ses yeux, ce qui lui donne un regard profond. Le plus impressionnant en reste la couleur, un vert clair qui contraste avec sa peau foncée méditerranéenne que vient encore assombrir une barbe de trois jours. Affichant un étrange sourire en coin, il ressemble à ses ours en peluche aux airs grognon et bienveillant. Si je devais succomber aux hormones, je dirais qu'on a affaire à deux spécimens qui puent la testostérone à plein nez, mais aux deux styles différents : l'un s'impose par une attitude franche de barbare et l'autre par sa bonhomie pleine de sociabilité.

Comme mettre de l'huile sur le feu, Mehdi vient de transformer le feu de ma rage en incendie. Oser mentionner ma bouche m'a toujours mis dans un état impossible. Trop souvent qualifiée de « suceuse », elle présente des lèvres pleines et purpurines, qui traduit en image le terme « pulpeux ». Sauf que sa forme est relayée par une teinte rouge indécente au contraste tranchant avec la pâleur de ma peau. De même, je ne supporte pas d'entendre parler de mes yeux dont le bleu transperce les cœurs pour les pétrifier, à l'image d'un regard de Gorgone. En fait, je crois surtout que je déteste être remarqué, d'autant plus quand le centre d'attention concerne mon physique. J'ai seulement envie qu'on me laisse tranquille, où la solitude se fait synonyme de liberté absolue et d'indépendance totale.

Comment est-ce que je me débrouille avec ma sexualité ? Rien de plus simple puisque j'y applique les mêmes principes. Non ! Le sexe ne me dégoûte pas et je n'ai vécu aucun traumatisme qui y est lié. Ma virginité est un choix assumé, ce qui n'empêche pas ma sexualité d'être digne d'intérêt. Okay ! Je suis puceau à 28 ans, mais je suis plus chaud que tous les feux brûlants de par le monde. Rappelez vous ce moment de l'adolescence où le sexe était une constante, car j'y suis encore en plein dedans. N'allez pas croire que je ne suis pas épanouie, frustré de n'avoir un ou plusieurs corps contre lesquelles je pourrais jouir, car j'arrive à me faire jouir comme personne.

Croyez-moi, j'ai eu un maigre lot d'expériences, mais qui fut suffisant pour me rendre compte que je savais très bien me débrouiller. Si je me confesse, je vous demande la même sincérité : est-ce qu'à chaque fois que vous êtes en pleine baise vous avez droit au feu d'artifice ? Moi, j'y ai le droit tous les jours et à n'importe quel moment de la journée. En fait, il ne s'agit pas d'une vulgaire jouissance où mon sperme éructe et basta. Je vous parle d'un putain d'orgasme, qui m'ouvre en grand les portes d'un plaisir dans lequel je m'engouffre avec volupté. Parfois, je me dis qu'il se rapproche d'un orgasme féminin tant envié par notre sexe. Comme un tsunami de sensations qui prend possession du corps, où les vagues déferlent de la tête au pied pour vous laisser K.O. en fin de course. Une sensation de lâcher prise grisante, bien meilleur que tout de la drogue jusqu'au montée d'adrénaline en pleine vitesse. Et qui à le mérite de ne pas durer que le temps de l'éjaculation, puisque je peux en exploiter les effets après son acte.

Considérez-moi comme un égoïste centré sur son plaisir, comme un pervers narcissique, car c'est ce que je suis.
N'hésitez pas à m'envoyer un mail en lâchant vos commentaires, quitte à dialoguer sur le long terme :wildmowgli@outlook.com, je me sens d'humeur à assurer le service après lecture.

Wild Mowgli

wildmowgli@outlook.com

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