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Grosse queue
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Premier épisode | Épisode précédent

Agriculteur

Saison 2 | Chapitre 11 | Présentation

Le lendemain est un jour gris au ciel bas. Le dos des chevaux fume. Je nettoie les box en traînant un peu, m'abritant de la froidure. Il arrive, regarde ce que je fais, me rejoint dans un couloir, m'arrache la brouette des mains et me saisit par le revers. Il me fait reculer, son regard dur et butté planté dans le mien. Quand je suis adossé au fourrage, il me souffle « t'as promis, encule-moi » Il me crache au visage et je sursaute. Il sourit et me lèche aussitôt, sa grosse langue trouve ma bouche et l'envahit. Sa main me pétrit le paquet, il baisse mon froc et le sien, crache dans sa main, mouille ma bite et son fion puis m'attire en position. D'un coup de rein, il se pointe sur ma queue et pousse un profond soupir. « Patron, t'as le feu » Il rugit « oui, alors toi, bourre-moi ». Ça me gagne, je l'attrape par les hanches et je le fourre fermement jusqu'aux couilles. Il se crispe. Trop tard ! Tu voulais du sauvage, en voilà ! Et je l'enfile à nouveau d'un coup jusqu'à la garde. Il se cambre, recule son cul et je le sens se mettre au calibre. C'est la cavalcade, la charge des chevau-légers. J’ahane, il grogne, j'accélère, il hoquette, je pousse une plainte, il m’accueille au fond, je l'inonde, il explose puis s'écroule. Je me dégage et m'adosse. Il s'accroupit et me lèche la queue qui débande pour tout nettoyer. Puis il se relève et me tend les lèvres et c'est moi qui l'embrasse.

Je lui demande doucement « que se passe-t-il patron ? » « Demain est le premier jour de ma nouvelle vie où tout rentre dans l'ordre, Julien » Je me serre contre lui et lui glisse à l'oreille « alors ce soir, on se baise, patron »

La nuit tombe vite en février. Je suis douché et je bosse un peu dans ma chambre quand le patron arrive. Il me félicite : « je veux que tu décroches ce BTS, Julien, je le veux pour toi et je ferai tout ce que je peux pour t'aider » Sa main est posée sur mon épaule et je me sens étrangement en paix.

Je le rejoins un peu plus tard dans la cuisine. Monique a laissé le dîner. Il m'attend avec un verre de vin blanc. Après la voracité et la gloutonnerie, c'est un signal : il m'offre une dégustation de gourmet. Le vin est frais, jaune clair, fleuri. Les verres tintent et nos yeux s'emparent de ceux de l'autre. Je lui fais le signe du silence avec mon index en travers de ma bouche, me lève et passe derrière lui. Je pose mes mains sur ses épaules pour le maintenir souplement. Je me penche dans son cou pour respirer son odeur, je souffle pour ébouriffer les petits cheveux frisés de sa nuque. Je le caresse de la pulpe de mes doigts, légers comme une plume puis plus fermement pour écarter un peu son col. J'approche alors mes lèvres. Encore son odeur. J'effleure sa peau de mes lèvres puis de la pointe de la langue et je sens la chair de poule hérisser sa nuque de picots. Je pose mes lèvres et écrase ma langue sur sa peau et il soupire. Je fouille de mes doigts en griffe dans ses cheveux pour incliner sa tête vers l'avant et offrir une surface plus tendre à ma caresse que je termine avec le claquement d'air du bisou. Je plonge un doigt dans son verre et je le suce en retournant m'asseoir face à lui qui me dit « mange donc ». Je ris.

Il se lève, apporte deux hauts verres qu'il remplit avec une bouteille poussiéreuse. Le rouge a des reflets de terre cuite ; l'odeur mêle le cuir, la terre, le sauvage ; le vin s'écoule comme un ruban et, en le plaquant au palais avec la langue, des arômes d'animal m'envahissent le nez. Je suis ébahi et c'est lui qui sourit. Il me dit « c'est mon défunt père qui l'a acheté » Je ferme les yeux et replonge le nez dans mon verre. Un tourbillon. Il me dit « à quoi penses-tu Julien ? » « à te bouffer le cul, patron. Longtemps »

Je le regarde avec les yeux fixes. Il soutient mon regard mais il se détourne un peu et glisse sur sa chaise pour étendre son corps en biais. Je l’interroge d’un geste du menton, il cligne des yeux en guise d’assentiment, on se lève.

Usé ! Lentement, découvrir, sentir, caresser, lécher chaque pouce de nos corps et revenir souder nos bouches pour étancher la soif. Repartir explorer, s'approprier chaque texture, chaque odeur, chaque frisson qui composent l'autre. Et lui réclamant double dose pour que son cul rattrape son retard, moi, tout à son service, léchant, doigtant puis l’enfilant de toute ma hampe. Lui sur le dos, sur le ventre, debout en appui, qui m’invite « fourre-moi bien » et qui geint à chacune des intromissions, comme s’il cherchait à se marquer en répétant sans fin un rituel.

Puis le voilà qui casse cette répartition bien établie. Il me renverse et me chevauche en vrac pour me contenir et me bifle de sa bite raide « faudrait pas que tu oublies ça, gars Julien ! » Je souris, je tends la main, les lèvres et je l’embouche cérémonieusement dans une gaine de velours. Il gémit de plaisir et se jette sur mon cul qu’il dévore avant d’y fiche un doigt, un de ses gros doigts agricoles : cylindrique, puissant, râpeux avec lequel il m’ébranle le cul jusqu’à trouver le point P de ma prostate. Des électrochocs de plaisir se succèdent et me transforment en pantin alors qu’il se présente à ma porte « alors gars Julien ! à mon tour de descendre dans la mine ! » et il me soulève les cuisses pour se coucher entre elles, en se plantant en moi. Putain, on est peu de choses ! il y a deux minutes, j’étais un lion rugissant m’imposant de ma dague fichée profond et maintenant je gémis sous ses coups de lime, écartelé entre mon cul et mes deux tétons qu’il a saisi et tiraille sans faiblesse. J’en suffoque. Il insiste « alors gars Julien ? » et je capitule « ce que tu veux ! fais de moi ce que tu veux ! » Eperdu, je lance mes deux bras, l’un lui enserre le cou, l’autre la tête et tous deux l’attirent pour un de ces baisers de dingue qui nous ravage les lèvres. Il se retire et se roule sur moi « ce soir, c’est moi qui te veux en moi » et il me prend d’abord en bouche.

Puis le voilà qui teste la fermeté de mon érection et l’active de la main, exigeant, soudain impératif : « à cheval, gars Julien ! Je monte en selle » et il s’empale sur moi. Position du trot enlevé : un bref temps assis et, aussitôt, retour en suspension. Juste effleurer la selle et immédiatement rebondir : longue remontée, lente descente, petit coup de cul et rebond. Magnétisme de ce rythme lent, de ce geste répété, cadencé, sans accroc, huilé, mécanique. Précision de chaque mouvement serré, accompagné de son gémissement de plaisir. Je le regarde faire, yeux mi-clos, absorbé par son application à se faire plaisir avec ma queue en lui. Il contrôle sa respiration et la cale sur ses mouvements, puis, de temps à autre ouvre les yeux et me regarde. Il me sourit en retour. Alors je lui joue un scénario en trois actes. D’abord, c’est la chute : je le renverse. Pour le soin réparateur, je me jette sur lui pour lui bouffer le cul, langue et doigts en action, puis je me remets en position et c’est la remise en selle d’un vigoureux coup de reins. Trop étourdissant de nous donner autant !

Et à la fin, nos jouissances sont comme une délivrance qui ouvre au repos. Il m’a usé, vidé. Alors, cavalier fourbu, je me suis endormi et je ne l'ai pas senti partir. Je me suis réveillé dans le désordre des draps parmi les traces de cette nuit.

Je n'ai fait que l'apercevoir ensuite, la ruche de la grande maison bourdonnait et je n’en fais pas vraiment partie. A chacun son domaine, je ne me sens nullement exclu : moi aussi je contribue à faire tourner ce monde.

Je le surprends le lendemain, passant de box en box, parlant à voix basse, caressant d'une main la robe pommelée d'une vieille jument gravide qui sommeille. Il porte son fils endormi sur son torse, il le maintient de son autre main en étoile et de son bras. Il vient vers moi avec l'air solennel de celui à qui on a confié un objet rituel précieux. Il me dit « je le baptise » Puis, posant sa main sur le haut de mon bras, il s'adresse à son fils « regarde Adrien, c'est Julien ! Tu peux avoir confiance en lui, mon fils »

Amical72

amical072@gmail.com

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