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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode prédédent

Fleur de bitume -06

LE TEMPS DES QUESTIONS….. ET DES REPONSES

Tony faisait les cent pas dans son petit salon. Il tournait en rond tel un loup en cage. Mais à quel jeu jouait-il à la fin bon sang !? Qui était-il pour jouer de la sorte avec les gens ? Et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'avait pas eu l'intention de jouer avec qui que ce soit ! En ce moment, il se sentait totalement perdu, il ne se reconnaissait plus, ne reconnaissait plus sa vie, ses envies, ses doutes. C'était le grand foutoir dans son esprit et ça n'allait pas aller en s'améliorant… A moins qu'il arrive à joindre Barnabé. Mais pourquoi ne répondait-il jamais ni aux appels ni aux messages ?! Depuis qu'il avait débarqué chez lui, pile poil au mauvais moment c'est vrai, et qu'il était tombé nez à nez avec Sonia, il pouvait à la limite comprendre. Mais avant !?!? Il avait simplement reçu ce sms sans queue ni tête, "Je viendrai pas ce soir, pas plus envie de te voir que ça... Désolé. Bonne soirée. Bye.". Il s'était sentit blessé par ce message. Blessé et trahi. Lui, Tony, pour une raison qu'il avait encore du mal à comprendre, s'était laissé attendrir par un ce p'tit branleur de Barnabé. Il s'était laissé séduire et pire encore, il n'avait pas été insensible à tout ça. Il avait fait des erreurs, d'abord, puis il avait fait des efforts. Des efforts dans plein de domaines ! Et il avait même commencé à prendre goût à tout ça. Il avait encore du mal à se l'avouer, mais cette petite virée parisienne ne l'avait pas laissé de marbre. Le soir où il l'attendait, tranquillement chez lui, douché, habillé d'une façon qui aurait plu à Barn, il avait senti comme une petite flèche venir se planter directement dans son cœur lorsque sur son téléphone s'était affiché le fameux sms. Immédiatement il avait cherché à comprendre ce qui n'allait pas, mais Barnabé restait injoignable toute la soirée, le téléphone directement sur répondeur, et c'est resté ainsi les jours suivants également. Alors la tristesse avait laissé place à la colère. Les réponses il n'en voulait plus, les nouvelles de lui non plus d'ailleurs. Il n'avait pas besoin de lui pour vivre sa vie, comme il le faisait depuis toujours. Et puis il avait eu envie de baiser, évidemment. Alors il avait traîné un peu sur le net à la rencontre d'une jolie jeune fille évidemment, mais il n'avait rien trouvé. Alors il était sorti, il avait traîné les bars, jusqu'à trouver ce qu'il lui fallait : Sonia. Il l'avait ramenée chez lui et l'avait baisée tel un mâle en rut, sans aucun sentiment, juste du sexe pour du sexe, un besoin à assouvir. Elle n'était pas restée dormir, il ne le lui avait pas proposé de toute façon, mais ils s'étaient revus une deuxième fois, toujours chez lui. Il n'avait pas envie de la revoir forcément, elle était assez inintéressante, mais elle le laissait faire tout ce qu'il voulait au moins… Il l'avait revue pour la baiser, car il n'avait pas trouvé ça formidable la première fois, et ça l'avait troublé et il voulait effacer ce doute définitivement. Seulement, ça n'avait pas été le cas, ce fut la pire journée qu'il avait vécu depuis longtemps. Il l'avait baisé, avait réussi à jouir tant bien que mal et avait filé sous la douche. Là, il avait entendu la sonnette et avait compris immédiatement que ça allait très mal se passer. Il avait à peine eu le temps de sortir de la douche, que Barnabé était déjà planté au milieu du salon, regardant les lieux du crime. Après son départ, il avait fallu inventer quelque chose pour répondre aux questions de Sonia, et il s'en était très mal sorti. Il lui avait servi une histoire tellement abracadabrante qu'elle s'en était allée sur le champ, jurant de ne jamais revenir. D'un côté il se sentit bien seul, et d'un autre il n'avait pas du tout envie de la revoir de toute façon, et maintenant comment faire revenir Barn et essayer de tirer tout ça au clair ? La situation était vraiment merdique.

*
*          *

Je suis tranquillement installé sur mon lit en train d'écouter de la musique, profitant de l'absence de mon frère qui est sorti avec Chris, lorsque mon téléphone se met à sonner. Sans baisser le son de ma chaîne, je l'attrape et mon cœur s'arrête presque : Appel entrant Tony. Je ne sais que faire, sans trop réfléchir, je décroche avant que le répondeur ne prenne le relais.

- « Oui, allo !? »

- « Salut Barn, c'est Tony… »

- « Salut. »

- « Je commençais à désespérer, tu es injoignable depuis presque 15 jours !! »

- « C'est une longue histoire… »

- « Ah, eh bien, tu me racontes ? »

- « Non, excuse moi je n'ai pas le temps, je te laisse, bye »

- « Attends !!!!!!! Ne raccroche pas……… S'il te plaît »

- « …………………………………….. »

- « Barn, il faut qu'on parle »

- « Tu souhaites peut-être me raconter tes ébats avec ta putain ? Désolé mais ça ne m'intéresse pas du tout. »

- « Et toi tu souhaites peut-être m'expliquer pourquoi tu m'as planté comme une vieille merde sans que je comprenne quoi que ce soit !? Parce que moi ça m'intéresse tu vois ! »

J'en ai le souffle coupé. Moi qui pensais qu'il m'avait zappé en moins de 24 heures, et là je me rends compte que tout ce qu'il veut, c'est savoir pourquoi je ne suis pas venu comme prévu. J'entends dans sa voix qu'il est blessé, peut-être simplement dans son amour propre, mais blessé quand même.

- « Ok, tu as raison je crois qu'il faut qu'on parle. On se voit quelque part ? »

- « Viens chez moi s'il te plaît. C'est là qu'on sera le plus au calme. »

- « D'accord, on fait comme ça. D'ici un quart d'heure c'est bon ? »

- « Je t'attends, à tout de suite. ».

J'ai à peine raccroché que je me précipite dans la salle de bain prendre une petite douche rapide, je m'habille et quitte l'appartement en catastrophe. Je remonte la rue d'un pas décidé. J'ai envie de lui parler malgré tout, je ne veux pas rester sur cette image de lui avec sa serviette blanche autour de la taille, cette poufiasse dont je ne sais rien à côté de lui. Je dois aussi lui dire ce qui est arrivé ce soir-là, même si je suis rouge de honte à la simple idée de le faire. Le hall d'entrée, les marches, le pallier, la sonnette. J'attends, une boule d'angoisse coincée dans la gorge. La porte s'ouvre sur Tony. Il ne sourit pas mais je le trouve rayonnant de beauté, j'ai envie de me jeter sur lui mais je me retiens. Il ne dit rien, s'écarte de la porte pour me laisser entrer. Instinctivement je me dirige vers le salon et m'assois sur le canapé où il me rejoint immédiatement.

- « C'est bon de te voir. » me dit-il timidement.

- « Pour moi aussi. »

- « Si ça ne te dérange pas, j'aimerais bien commencer par t'expliquer ce qui s'est passé de mon côté. »

- « Oui d'accord, c'est mieux ainsi, je n'arrive pas à me lancer pour le moment de toute façon. »

- « Alors voilà, je vais faire court. La fille que tu as vue ici l'autre jour s'appelle Sonia, je l'ai rencontrée dans un bar et je l'ai baisée deux fois. Pourquoi deux ? Tout simplement parce que la première fois j'avais besoin de baiser, et surtout de baiser une fille pour me prouver que j'en étais encore capable, et parce que tu m'avais ton simplement zappé. J'ai bien réussi à la baiser, mais je n'ai rien ressenti de particulier et ça m'a fait un peu flipper, alors je l'ai rappelée pour remettre le couvert, mais ça a été encore pire, je n'ai pas aimé. C'est à ce moment-là que tu es arrivé donc je ne te raconte pas la suite, tu la connais déjà. Tout ce que je veux te dire maintenant, c'est que tu m'as beaucoup manqué et que c'est toi que j'avais envie de voir…….. et de baiser. »

- « Eh bien, merci pour ta sincérité Tony. Je comprends ce qui s'est passé et je ne peux que l'accepter. Ce que moi j'ai à te raconter par contre n'est pas aussi simple… »

Je prends une grande inspiration et me lance. Je lui explique que je ne lui ai jamais envoyé ce sms. Son étonnement n'est pas feint alors je commence mon récit depuis le début : ma joie à l'idée de le voir, mon arrivée devant son immeuble, la douleur derrière le crâne, le réveil dans le sous-sol. Je vois les poings de Tony se serrer au fur et à mesure que je lui narre les événements de cette atroce soirée. Je continue : l'apparition de Farid puis de ses potes, les menaces, le sms écrit par eux. Tony ne me coupe pas la parole une seule fois. Je vois sa mâchoire se contracter, ses muscles rouler sous sa peau et ses poings tellement serrés que ses doigts sont presque blancs. Difficilement je termine mon récit : l'arrivée de mon frère bâillonné, les coups et les injures, puis le pire : les bites brandies sous nos yeux, ce qu'on nous à forcé à faire, l'horreur des longues minutes passées entre les mains de ces enfoirés. Lorsque je termine mon histoire, Tony m'attrape et m'attire contre lui. Ses deux énormes bras musclés viennent se resserrer autour de moi comme une forteresse capable de me protéger de tout. Il ne dit toujours rien, mais il respire fort, je sens qu'il est énervé, presque hors de lui. Il semble avoir beaucoup de mal à digérer ce que je viens de lui raconter. A aucun moment il ne me demande si tout ça est vrai, il le sait. Et c'est un chien enragé prêt à bondir sur sa proie qui se trouve maintenant près de moi. Il me serre fort contre lui, j'entends les battements rapides et réguliers de son cœur sous sa poitrine. Il est en train d'élaborer un plan, il va se venger, nous venger et ça va faire mal, très mal. Je me redresse face à lui, j'ai du mal à parler. Au bout de quelques secondes, je me lance :

- « Peut-être que je vais encore souffrir et tomber de haut, mais je ne peux pas attendre plus longtemps pour te le dire : je t'aime Tony… »

- « Euhhh………………………………….. »

- « Tu n'es pas obligé de dire quelque chose, mais ne me repoussa pas s'il te plaît, c'est tout ce que je te demande. »

C'est comme si le temps s'était arrêté. Il n'y a plus un bruit autour de nous et nous restons là, immobiles l'un en face de l'autre. Ce moment semble durer une éternité jusqu'à ce qu'il se lève et toujours sans un mot se dirige vers sa chambre. J'attends sur le canapé, ne sachant que faire. Je crois que j'ai merdé. Je l'ai fait fuir à nouveau, j'ai encore voulu aller trop vite. Mais je n'avais pas le choix ! Je ne pouvais pas prendre le risque de le laisser encore disparaître, d'attendre qu'un nouvel incident nous frappe de plein fouet et fasse tout s'écrouler sans qu'il le sache. Au moins maintenant il le sait. J'allais me lever lorsqu'il apparaît dans l'encadrement de la porte de sa chambre et me fait signe de le rejoindre tout en faisant demi-tour. Doucement, je me lève et le rejoint. Il est assis sur son lit et tient entre ses mains une petite boîte blanche qu'il me tend.

- « Qu'est-ce que c'est ? »

- « Ouvre-la… »

Délicatement je prends la boîte de ses mains et ouvre le petit couvercle. Immédiatement, les larmes me montent aux yeux. Elle était là, séchée et gardée à l'abri des regards : la pâquerette. La petite fleur que j'avais jointe à mon numéro la toute première fois que je m'étais lancé. Je n'en croyais pas mes yeux.

- « Tu l'as gardée ?! »

- « Tu vois bien… Jusqu'à aujourd'hui, je ne savais pas pourquoi je l'avais gardée. Mais après ce que tu viens de me dire, je sais maintenant pourquoi et c'est un peu ma réponse… »

Je pose le petit paquet sur la commode à ma droite et me jette sur Tony qui bascule en arrière sur le lit. Mes lèvres viennent se coller aux siennes et nous commençons à nous embrasser fougueusement. Je me sens tout à coup terriblement bien, comme lavé de toutes les horreurs que j'avais vécues les derniers temps. Et je me sens également terriblement excité par ce mec sur lequel je suis allongé et qui est en train de plonger sa langue au fond de ma bouche. Accroupis au-dessus de lui, mes mains viennent ouvrir sa ceinture ainsi que les boutons de jeans qui laissent apparaître un superbe boxer blanc et bleu rayé avec poutre apparente. Je lui ôte totalement son pantalon tandis qu'il se débarrasse de son polo. Je me lève pour observer ce spectacle tout en me déshabillant. Ses yeux brillent de malice lorsque je me mets dos à lui pour enlever mon caleçon. Il se redresse, m'attrape par les hanches et vient me déposer de délicieux bisous sur les fesses qu'il mordille au passage. Hummmmmm comme le contact de ses lèvres est bon, peu importe où elles se posent ! Tony se met debout, toujours derrière moi. Il enlève son boxer et sa lourde queue déjà bandée vient frapper mes fesses lorsqu'elle est libérée. Ses bras s'enroulent à nouveau autour de moi, me caressant le torse, les bras, il m'embrasse frénétiquement dans le cou et je soupire sous l'assaut de ses caresses qui m'enivrent. Je sens toujours sa grosse bite plaquée contre moi dont le gland humide arrive en bas de mon dos. Je me frotte, ondule du bassin, faisant durcir son membre au maximum. Il n'y a plus de doute, c'est moi qui l'excite ainsi, et plus les poufs du genre de la Sonia ! Ses mains continuent à parcourir mon corps. Les pectoraux, le ventre, les hanches puis ma bite. Je n'en reviens pas, il a envie de me faire du bien, et l'idée d'avoir une bite autre que la sienne dans la main ne semble plus le déranger. Une de ses mains serre mon membre alors que l'autre caresse mes boules prêtes à exploser s'il continue ainsi. Je me retourne afin de me trouver face à lui et l'embrasse à pleine bouche, nos deux queues serrées l'une contre l'autre. Il m'attrape par les hanches et me fait pivoter afin de m'allonger sur le lit puis il vient me dominer, à quatre pattes au-dessus de moi. Il reste ainsi quelques secondes à m'observer. Dans un mouvement terriblement sexy son bassin s'affaisse et son gros gland plein de mouille vient caresser mes cuisses et mes couilles, laissant derrière lui des traînées luisantes. Je referme mes cuisses, emprisonnant le pieu de Tony. Immédiatement il se met à donner des coups de bassin réguliers comme s'il était en train de me baiser. Sa queue est si longue que son gland arrive jusqu'à l'entrée de mon cul, venant juste se coller et se décoller de ma rondelle. Je suis au septième ciel. Ne tenant plus, j'empoigne et ma bite de la main droite en me branle en rythme avec ses coups de rein, de l'autre main je lui caresse le torse, m'attardant sur ses tétons durs. Ses cris s'amplifient, il se redresse face à moi, empoigne lui aussi sa bite qu'il astique quelques secondes avant de rugir et d'expulser de longs jets de sperme chaud. Sa semence atterrit sur mon visage, dans mes cheveux, sur mon torse. Il y 'en partout ce qui déclenche chez moi une jouissance extrême à nouveau. Tony reste regarder ce foutre qui s'échappe de mon gland et vient rejoindre le sien sur mon corps, d'un œil coquin. La situation nous excite terriblement tous les deux. Une fois la pression retombée, il s'écroule sur moi faisant mine de m'étouffer sous le poids de tout son corps. Aucun doute possible, je suis raide dingue de ce mec.

Tony est allongé sur le dos, complètement nu, les bras croisés derrière la tête. Je suis allongé près de lui, ma tête sur son torse et ma main parcourant son corps dans une caresse sans fin. Nous sommes bien là tous les deux, comme coupés du monde qui continue de tourner à l'extérieur. Nous discutons de tout de rien dans un premier temps, puis, sans jamais changer de position, la discussion dérive sur les événements de la cave avec Farid. Tony en arrive à me parler de mon frère, il m'explique que c'est quelqu'un qu'il aime bien, un mec réglo comme il dit, ce qui me fait plaisir. Il me demande alors comment Dorian a vécu tout ça. Tout d'abord gêné par la question, je décide de me livrer à lui, plus de secrets dorénavant, quoi qu'il en coûte, je sais que c'est la meilleure chose à faire. Je commence bien sûr par lui dire que ça a été un moment horrible pour mon frère et pour moi. Puis petit à petit je lui raconte comment Dorian s'est fait plaqué par sa dernière copine, comment s'est fini le moment où je l'ai consolé comme j'ai pu. Tony ne dit rien, il m'écoute, sans juger je crois. Alors je continue, je lui explique qu'on a déjà fait des choses ensemble à plusieurs reprise, et je termine en apothéose avec le plan à la salle de sport. D'un côté nous sommes quitte, lui avec la Sonia, moi avec mon frère et ses potes. Tony ne dit rien au début, je pense qu'il essaye d'analyser la situation. Il comprend immédiatement qu'il n'y a rien de comparable entre lui et moi et Dorian et moi. Avec Dorian c'est juste de l'amour fraternel qui a un peu dérapé, on s'est amusés, on s'est fait du bien. Avec Tony, il est difficile de trouver les mots pour décrire ce que l'on vit, ce que je ressens. Je suis tombé tellement amoureux, tellement vite, que je n'en étais même pas rendu compte. Cependant, j'évite pour l'instant de faire par à Tony de mes doutes quant à la sexualité de mon frère qui semble ne plus fréquenter que des mecs depuis un moment. Bref, on verra ça plus tard.

Tony se lance dans une grande tirade au sujet de Farid et sa bande de potes, il me raconte des anecdotes plus ou moins incroyables à leur sujet. Plus il me raconte et plus le ton monte. Jusqu'à ce qu'il m'explique comment il compte leur faire payer pour ce qu'ils ont fait. Je l'écoute, dubitatif car l'idée ne me plaît pas du tout. Il est hors de question que Tony se lance seul dans une bagarre générale qui pourrait mal tourner pour lui. Alors, je lui propose une vengeance bien plus vicieuse qui plaît immédiatement à mon bel amant. Je lui demande de me laisser quelques jours régler les détails et cet enfoiré de Farid va payer pour lui et ses copains.

Jeudi, fin d'après-midi. Quatre jours après notre discussion, tout est prêt. Je suis à la fois hyper angoissé et hyper excité. Nous sommes dans une zone industrielle à la sortie de la ville, un des endroits où Farid vient très régulièrement dealer. Je suis assis à l'avant de la camionnette que Chris a emprunté à son travail, côté passager. Chris justement est au volant et Nico patiente à l'arrière, assis par terre dans l'immense coffre de l'utilitaire. Nous patientons sans bruit dans le noir. Tony et Dorian se « baladent »dans la rue, casquette ou capuche vissées sur la tête. J'ai eu quatre jours pour tout expliquer à mon frère : ma rencontre avec Tony, la première fois qu'il est venu à mon secours dans le parc devant l'immeuble, je passe rapidement sur nos engueulades, j'en arrive enfin à notre relation qui devient de plus en plus sérieuse. Dorian n'en croyait pas ses oreilles au début, il avait tout simplement du mal à me croire. Moi, son petit frère et Tony, l'ancien « bad guy » de la cité, le truc complètement improbable, inimaginable. Mais il m'écoute attentivement jusqu'au bout, fait même des bonds sur sa chaise quand il apprend que Tony sais ce qu'on a fait tous les deux à plusieurs reprises, mais il comprend vite qu'il n'a pas de honte à avoir, ils se retrouvent finalement dans le même camp. Cet après-midi, Tony et Dorian se sont vus et ont discuté de tout ça, sereinement, se mettant d'accord sur les derniers détails de plan de ce soir. Soudain, tout commence, je reçois un sms de Tony : « Il arrive ». Mon cœur s'emballe, ça y est, c'est maintenant ou jamais. Dans le rétroviseur extérieur j'aperçois une ombre qui déambule sur le trottoir et s'avance vers nous. Le reste de la rue est désert, alors, deux ombres rapides se rapprochent de la cible par derrière, le premier l'enserre à la taille tandis que l'autre lui applique un chiffon sur le visage. La masse leur tombe dans les bras, Nico ouvre les deux portes arrière du van, tout le monde monte à l'intérieur avec le chargement et Chris démarre.

Nous roulons moins de cinq minutes avant d'arriver dans une zone d'immeubles désaffectés en cours de démolition. Nico qui vit non loin avait déjà repéré les lieux (et fait je ne sais quoi là-dedans). Une fois garés, on embarque notre butin jusqu'à un ancien appartement transformé en squat et le début de notre vengeance peut enfin commencer. Farid qui a été endormi est mis à nu en quelques minutes sous les moqueries diverses et variées du petit groupe, qu'il est bon d'être méchant dans ces circonstances ! Puis il est solidement attaché en position debout par les bras et les jambes. L'opération se révèle assez complexe, mais nous y arrivons sans réveiller notre hôte d'un soir. Nico et Chris disparaissent dans la pièce d'à-côté tandis que Tony, Dorian et moi prenons place dans un vieux canapé défoncé juste en face de Farid. Ce dernier ne tarde pas à se réveiller et se met immédiatement à hurler, à demander de l'aide, etc… Nous le laissons faire un peu, rigolant comme des fous. Une fois l'effet de (mauvaise) surprise passé et à bout de souffle, Farid se calme, lassé de nous insulter de tous les noms sans réponse de notre part. C'est Tony qui ouvre le bal :

- « Je suis déçu, on m'avait dit que les rebeus avaient de grosses queues, c'est plutôt raté pour le coup. » On éclate à nouveau de rire.

- « Espère de fils de pute, je vais t'exploser la gueule. »

- « Ben va falloir attendre un peu alors car là t'es pas en position pour ça mec. »

- « Va te faire fo… »

- « … Me coupe pas la parole stp, j'ai pas terminé. Alors comme ça tu kiffes fourrer ta p'tit bite dégueulasse dans des culs de mecs ? C'est votre kiffe avec tes potes ? Vous faites ça entre vous ? C'est trop mignon ».

- « Sale PD, va crever !! Tu m'as pris pour qui !!! »

- « Allez, détends toi Farid, je te sens stressé. C'est parce que tes potes ne sont pas là ? Ne t'en fais pas, moi j'ai ramené les miens. » Réplique Tony en lui adressant un petit clin d'œil.

Tandis qu'il vient s'assoir à côté de moi, Nico et Chris entrent dans la pièce, main dans la main, complètement nus et les queues bandées au maximum. Farid manque de s'étouffer en voulant protester. Les deux compères s'approchent lentement de lui, l'œil brillant d'excitation. Arrivés à sa hauteur, ils posent leurs mains sur le corps de Farid qui tente de se débattre au maximum, leurs criant des insultes en tout genre dont ils n'ont que faire. Malgré la position très inconfortable de Farid, ce dernier ne semble pas rester totalement de marbre sous les caresses, son membre se met à grossir et se redresser à l'horizontale tandis qu'il rougit de honte. Chacun y va de son petit commentaire. Dorian demande à Nico de s'entraîner à sucer prétextant qu'il lui avait fait mal la dernière fois. Les yeux de Farid se transforment en deux immenses billes noires et il se remet à crier des « Non, nooon, nooooon, ». Mais il est trop tard, Nico est à genoux face à lui et ses lèvres se referment sur sa bite mi-molle. Le « pauvre » Farid fait mine de vouloir encore essayer de se débattre, mais il est presque à bout de force. Nico en bon sadique suce Farid du mieux qu'il peut jusqu'à le faire bien bander et faire en sorte qu'il commence à prendre son pied quand un malheureux coup de dent mal placé le fait hurler. Chris est passé derrière Farid qui ne le voit plus. Il ouvre un tube de gel lubrifiant et s'en tartine les doigts. Sans prévenir qui que ce soit il fourre son index ganté dans le fion de Farid qui bondit de surprise, se rappant une nouvelle fois la peau du sexe contre les dents de Nico. Le jeune arabe commence à changer de discours, les premières excuses arrivent mais nous y restons tous sourds. Plus il demande d'arrêter, jurant qu'il ne recommencera plus jamais, plus les coups de crocs et les coups de doigts s'accélèrent. Nico recrache le sexe toujours semi-bandé de Farid, l'attrape d'une main et joue avec en le malmenant. Derrière, Chris a enfilé une capote qu'il enduit également de gel. Il attrape Farid par les hanches et lui insère d'un seul coup ses 19 cm bien épais. Un hurlement de douleur les oreilles tandis que lui se fait déchirer le cul. Des larmes jaillissent de ses yeux et il se remet à supplier d'arrêter tout ça. Mais rien n'y fait et Chris entame les rapides et douloureux va-et-vient dans le cul de Farid. Nico lui assène de petites tapes sur la bite qui est redevenue molle ainsi que sur les couilles. Chris, à fond dans son rôle nous demande si le « film de cul » qu'on regarde ne nous excite pas !? Nous comprenons le message et tous les trois sortons nos queues qu'on commence à branler. Farid doit vivre l'un des pires moments de sa vie : un timbré joue avec son membre en lui faisant mal, son pote est en train de lui déchirer le cul sans ménagement tandis que les trois autres gays en face de lui se branlent en matant la scène.

Assis entre Tony et Dorian, je me sens un peu mal à l'aise et même un peu jaloux. Je n'ai pas envie que quelqu'un d'autre que moi profite du monstre entre les jambes de Tony, même visuellement. Mais personne ne semble s'en préoccuper. Nico et Chris sont bien trop occupés et moi je cache la vue à Dorian qui ne lâche pas des yeux la scène en face de lui de toute façon. Les coups de bite de Chris semblent s'accélérer.

- « Putain les mecs je vais remplir cet bâtard !!!!! » crie-t-il lui faisant rentrer sa bite le plus profond possible. « Ohhhh ouaaaaiiiiiisssssssss puuutaiinnnnnnn c'est boooooooooooon. »

Chris remplit de jus le cul de Farid qui ne dit plus grand-chose, les yeux rivés vers le sol, le menton appuyé contre son torse. Chris nous invite à le rejoindre. Tony et moi nous levons, on passe chacun d'un côté de Farid et prenons la place qui se libère. Nous astiquons nos manches respectifs et quasi simultanément déchargeons une bonne dose de sperme chaud sur les fesses de Farid qui s'en retrouvent recouvertes. On range immédiatement notre matos. Pendant ce temps, Nico a commencé à alterner branle et suce sur Farid qui se met à bander à nouveau. Tony attrape fermement les bras de Farid qu'il détache et le force à tomber à genoux, ce qu'il fit sans difficultés, à bout de forces. Mon frère se lève et vient se placer face à lui. Nico également à genoux astique toujours d'une main le pieu de Farid bien dur désormais. Il suce quelques instants le bout du gland que Dorian découvre puis recouvre au rythme de sa branlette. Il étouffe son cri quand sa jute vient s'écraser tout droit sur le visage de Farid, il en a absolument partout : une belle dose au plus profond de lui-même délivrée par Chris, abondamment sur les fesses et le dos grâce à moi et Tony, sur le visage et dans les cheveux grâce à la contribution de mon frère, et même sur bas ventre et les cuisses, arrosé par Nico qui vient de se vider à l'instant. La tension sexuelle qui règne dans la pièce n'a pas échappé à Farid qui demande à Nico d'accélérer sa branlette car il va bientôt jouir. C'est évidemment à ce moment que Nico se relève et s'éloigne de l'individu à terre. Il semble anéanti, mais c'est plus fort que lui, à genoux devant nous tous, il attrape son sexe qu'il secoue vigoureusement avant de répandre quelques gouttes de jute sur le sol dans un cri étouffé. Nous sommes tous les cinq rhabillés et nous apprêtons à partir. Tony fait demi-tour, s'approche de Farid et lui envoie une droite en pleine face qui le met à terre. Satisfait il se tourne vers moi, me sourit et me rejoint. En quittant la pièce où l'on abandonne le malheureux, mon frère prend soin d'emporter avec lui tous ses vêtements, histoire qu'il se ridiculise à nouveau quand quelqu'un le trouvera ou qu'il s'enfuira de lui-même.

Satisfaits de cette vengeance qui aurait pu être bien pire, nous remontons tous dans la camionnette. Moins de dix minutes plus tard on dépose Dorian en bas de chez nos parents et Tony et moi descendons quelques blocs plus haut en remerciant les collègues pour leur participation très « active ». Nous faisons l'amour tendrement avant de nous endormir l'un dans les bras de l'autre.

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Suite de l'histoire

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Kader -15 Cédric T
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