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Agriculteur | S18 Me retrouver

3 | Ressusciter – Le récit de Julien.

Je me réveille d'un saut, assis dans le lit. Une rapide rotation du buste et retour suffit à me confirmer que je m'y trouve seul. La lumière du jour filtre par la fente entre les rideaux.

Pour la première fois depuis des nuits, j'ai la sensation d'avoir BIEN dormi, d'un sommeil réparateur, non pas de sortir d'un tunnel sombre et oppressant où je croisais des fantômes.

Je m'étire avec un plaisir retrouvé, je me rase avec soin, me brosse les dents et l'eau de la douche, que j'ai volontairement règlée sur frais, en me faisant frissonner achève de me faire sentir vivant. Je m'étrille vigoureusement ; je soulève mes épaules, les écarte pour gonfler mon torse en me contemplant quelques secondes dans le miroir, j'y croise le regard d'un quadragénaire en pleine forme et bien décidé à prendre part au festin de la vie. Dans le plus simple appareil, je ressors de la salle d'eau d'un pas conquérant pour m'habiller.

La porte de la chambre s'ouvre.

Lecourt.

Immédiatement, nos yeux s'arriment, pétillants complices qu'illuminent nos sourires ; chacun fait deux pas vers l'autre et nos langues se retrouvent ; ses vêtements, ses cheveux, ses mains rapportent la fraîcheur et les odeurs du dehors mais, rapidement, nos brassées fougueuses, nos étreintes impatientes nous serrent dans une tiédeur commune. Quatre mains aux doigts exaspérés se hâtent de déboucler, déboutonner, ôter, extraire et, enfin, il émerge nu du fouillis de ses frusques que nous piétinons sans égards pour rejoindre le lit où nous roulons, jambes et bras entrecroisés, un pied en flexion, tel un hameçon, retient un mollet, nos doigts crochettent, nos bouches ventousent ...

Nous cédons à l'urgence, à ces élans reportés dont les échéances outrepassées nous font obligation, à ces retards à combler, brisant la digue qui bridait nos manifestations dont le flot, soudain délivré, nous submerge. Nos bras enveloppent, étreignent, ramènent à soi, les peaux se cherchent, se collent, les poils s'entremèlent, nos ventres écrasent entre eux nos sceptres frères, parallèles et suintants, nos mains s'envolent parfois pour des contrées connues d'elles seules où leurs caresses furtives soulèvent des vagues de frissons, hérissent les poils, suspendent le souffle.

Et, comme des plumes soulevées par le vent, ces mêmes mains nous recueillent, accompagnent notre retour sur terre après l'éblouissement, l'amortissent d'attentions ouatées, de prudence bienveillante, d'affection contenue, délicate.

Ainsi que font les grosses mains de Lecourt lorsqu'elles accueillent le poulain nouveau né.

Seule cette fusion nous importe à ce moment-là, ces retrouvailles qui nous rendent l'un à l'autre, dans une allégresse de lever du jour.

-" Tu es ma jouvence, Julien!"

Essoufflés, nous sommes retombés côte à côte sur le matelas, les yeux au plafond ; ma main serre alors fortement son bras et je cherche, pour lui répondre des mots qui, désespérément, ne me viennent pas.

Car lui, qu'est-il pour moi ?

L'image de ses mains s'impose, ses deux fortes mains, jointes en coupe, des mains qui recueillent et protègent, un creuset où fond le minerai brut et dont s'écoule le métal ainsi séparé de sa gangue, le métal avec lequel j'ai pu forger ma vie.

"Que serais-je sans toi que ce balbutiement?"

Pour la dernière partie du trajet de retour, celle qui m'amènera à la gare où je vais retrouver ma voiture garée hier, j'emprunte un TER, le coeur ragaillardi.

En remontant l'allée entre les sièges, je découvre qu'à cette heure, la voiture est quasi déserte ; ici, deux lycéennes papotent en rapprochant leurs têtes pour filer la confidence, là, visage tourné vers la vitre, une vieille dame permanentée semble rêvasser, ses bras maintiennent frileusement croisés sur sa maigre poitrine les deux pans de son fin cardigan pastel, puis, plus loin, une silhouette masculine. Mais vu d'ici, le seul homme présent, qui aurait du retenir mon attention cumule ... tout ce qui m'agace aujourd'hui : une attitude relâchée, je devrais dire "effondrée" et un informe uniforme uniformément noir : baskets aux lacets dénoués, vague pantalon-sac aux multiples poches, sweat-outre à capuche, casquette de base-ball à l'envers dont l'attache en plastique laisse échapper au-dessus de son front dégagé une mèche drue de cheveux hirsutes d'un châtain moyen ... Tout ce qu'il y a de plus communément répandu jusqu'à paraitre invisible.

Je lisais, encore il y a peu, que nous partageons plus de quatre-vingt-dix-huit pour cent de notre patrimoine génétique avec nos proches cousins, les grands singes ; peu de chromosomes séparent donc les humains et les distinguent les uns des autres, n'en déplaise à ceux - et à celles, car elles nous en remontrent dans tous les domaines depuis qu'elles sortent, et c'est heureux, de l'ombre de leur père ou de leur mari – qui s'imaginent être d'une si noble lignée qu'elle leur vaudrait des privilèges, opposant l'origine au républicain mérite de "l'utilité commune"*.

Non, ce n'est pas dans la génétique que l'on trouvera ce qui nous distingue les uns des autres et nous rend singulier.

Plus loin, les deux sommets de têtes blanches dépassent des dossiers et dodelinent au rythme des échanges de leur conversation qui parait animée.

Quand j'arrive à sa hauteur, le moine noir relève brièvement vers moi un visage banal de jeune homme en milieu de vingtaine, me laissant apercevoir des yeux bleus clairs indifférents, une maigre barbe d'adolescent, très claisemée sur les joues, le souple dessin d'une bouche fine, avant de replonger sur l'écran de son portable sur lequel il recommence à pianoter fébrilement de ses deux pouces agiles ornés de grossiers anneaux d'acier.

Non, ce qui retient mon regard et l'irrite tout aussitôt, c'est que dans sa tenue comme dans sa posture, tout m'indique une préoccupation de dissimulation qui débute par l'effacement du corps, une volontaire grisaille d'une banalité universelle expurgée de toute imagination, sans personnalité, des références à une culture de pacotille ... Putain! Il a, quoi ? vingt-cinq ans, assurément pas même trente! Il devrait bouillonner de vie, d'entrain, d'attentes ...

Ce que je regarde comme du gâchis m'attriste et me pique à la fois tant il est aux antipodes de ce que, depuis si longtemps, j'ai conquis en travaillant dur sur moi-même et avec quoi je veux, je DOIS renouer : me sentir bien dans ma peau, être ouvert au monde, aux autres, cherchant à échapper à un destin par une curiosité insatiable et des choix de vie conscients ...

Du moins, aujourd'hui, est-ce ainsi que je ressucite, après l'épisode Mehdi et l'étreinte salvatrice de Lecourt.

Je respire à nouveau.

Amical72

amical072@gmail.com

* Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 :

Art. 1. - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

* Sur des paroles qui sont une recomposition de quatre strophes extraites du recueil "le roman inchevé" de Louis Aragon paru en 1956, Jean Ferrat, ici sans sa moustache ardéchoise, de sa belle voix souple et chaude qui plaisait tant à ma mère, interprête la chanson qu'il a composée et publiée en 1964 : "que serais-je sans toi?"

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