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HISTOIRE

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Zones de turbulences

Il ne s'agit pas dans ce récit de celles traversées par les avions, même si certaines sont très impressionnantes et rivalisent avec les attractions foraines !
Non, plutôt d'une situation qui bouleverse l'existence : le handicap moteur.
A cause de lui, on se recroqueville encore davantage, persuadé de ne jamais trouver de partenaire et si c'est le cas, la peur d'être dans l'incapacité physique de réaliser son fantasme.
Et pourtant, pourtant, il existe d'autres moyens de le satisfaire et c'est tout aussi... excitant.
Et pourtant, pourtant,... le rencontrer a été une pure coïncidence.
MERCI pour ces cinq années inoubliables de bonheur que tu m'as offertes et tant pis si tu n'es pas d'accord, je les partage avec les quatre coins... de la terre !
Mais aujourd'hui encore, tu diras : « OUI », car mon cœur te reste fidèle et n'appartient qu'à TOI.
Alors, reviens dans la machine à remonter le temps.
Régulièrement je suis hospitalisé pour des mises en observation, des rendez-vous de contrôle ou interventions chirurgicales.
Et, c'est justement durant une de celles-ci que mon destin bascule.
Remonté du bloc j'aperçois une silhouette mais qui ressemble plutôt à un automate et je balbutie un « Bonjour ». N'obtenant pas de réponse c'est donc bien les séquelles de l'anesthésie et je me rendors quasi inconscient du passage des infirmières pour les soins.
Or, vers 2 heures du matin, un bruit dans la chambre me réveille. Et là, je ne rêve pas. Tu farfouilles dans ton armoire puis arpentes la chambre de long en large. Ignorant si tu es somnambule je ne bronche pas, surtout que la pénombre me permet d'assister à un spectacle de toute beauté. Complètement nu, je mate ton corps magnifiquement proportionné et musclé, juste ce qu'il faut. Mais surtout, une bite qui, au repos, semble être en érection. Et tes couilles... appétissantes.

Tout à coup la porte s'ouvre. C'est l'infirmière de nuit. Vite, je referme les yeux espérant qu'elle vient pour toi car tu m'as mis dans un tel état que le thermomètre risque bien d'exploser... et pas que celui-là, d'ailleurs ! Me croyant donc endormi elle murmure : « Éric, vas te recoucher. Ton voisin a subi une longue et sérieuse intervention chirurgicale. Laisse-le se reposer. »
OUF !, remis au lit, elle sort. La nuit se termine assez paisiblement.
A 8 h 30 une jeune soignante tire les rideaux pour me laver : « Bonjour ».
« Bonjour. Bonjour Éric »
« Non, votre compagnon de chambre passe déjà des examens et j'espère qu'il n'a pas été trop agité cette nuit. »
« Oh non car avec la dose de morphine.... JE DORS ». Menteur !!! Chut !
« Il vient en observation comme c'est parfois le cas pour vous. Et l'équipe ayant constaté que vos âges sont quasi les mêmes, c'est plus agréable pour vous deux. D'ailleurs, demain vous pourrez sortir ensemble.... »
« Sortir ensemble ? »
Elle rougit un peu de ce malencontreux double sens : « Quitter l'hôpital si vous préférez ! »
« A propos, vous m'avez demandé tout à l'heure si Éric a été agité durant la nuit. Si cela se produit, que dois-je faire ? »
« Simplement l'inviter à retourner au lit »
« Dans le sien ? »
La jeune soignante me regarde en souriant : « Oh, vous alors ! »
Peu après il revient et j'entame la conversation souvent entrecoupée de petits silences, comme pour lui laisser le temps de répondre... intérieurement.
Et la journée s'écoule en soins, en visites, en appels téléphoniques, en petites siestes. La routine, quoi !!!

Et revoilà déjà le soir qui tombe. Je me sens bien même si j'ai un peu mal au crâne de tous ces monologues avec mon zombie. Mais à aucun moment il n'a quitté la chambre et, d'ailleurs, son regard parait déjà plus... lumineux.
Puis arrive l'heure du coucher. Rien que d'y penser, ça réagit légèrement à l'étage du bas. Du calme ! La fièvre n'est pas encore complètement tombée et je compte bien sortir demain.
Extinction des feux.
2 heures du matin, l'histoire de la veille se répète. Éric est de nouveau dans le plus simple appareil, mais contrairement à la nuit précédente, il bande. Quel manche à balai ! Punaise, l'avoir dans l'anus on doit vraiment se retrouver au septième ciel. Du calme ! Il est sûrement hétéro. Et alors ? Il n'est pas interdit de rêver, de fantasmer, de....
STOP ! Craignant l'entrée de l'infirmière je préfère l'appeler doucement mais il se dirige plutôt vers moi et s'assied, les jambes bien écartées. Quel supplice ! Je respire calmement afin de maîtriser mes pulsions et lui dit : « Non mon grand, ce n'est pas ton lit ».
Éric se penche et m'embrasse sur la joue avant d'aller se recoucher. Tout chamboulé me rendormir est très difficile car les neurones fonctionnent à plein régime. Par chance, j'arrive à ne pas souiller les draps. Ça dort peut-être toujours un peu malgré déjà plusieurs garde-à-vous. Mais pour le reste, on verra plus tard.
« Bonjour. C'est l'heure de la toilette »
Les rideaux se ferment, Éric passe à la douche et moi je suis pris en main, si l'on peut « s'ex... »primer ainsi, par deux jeunes stagiaires... du sexe opposé ! C'est dommage !
Elles retirent la sonde, les perfusions et on me récure plutôt que de me laver. Voyant ma peau rougir à vue d'œil, les nanas ralentissent les frictions. Aucun risque de réactions sous leurs tendres caresses. J'ai déjà donné... intérieurement, cette nuit.
Peu après Éric regarde par la fenêtre et le chirurgien entre avec sa brigade d'assistants et stagiaires : « Tout est parfait. Vous repartez cet après-midi, comme prévu »

« Merci Docteur. Mais quelles sont les consignes ? »
« Encore du repos et soyez très prudent au volant. Durant quelques jours évitez les tâches ménagères et obligation d'avoir une présence nocturne ».
« A part les aide-familiales de jour, je n'ai personne »
« Si, moi », lance Éric en se retournant d'un bloc.
« Ah bon », rétorque le toubib.
Vite, il faut réagir : « Oui. Je n'y pensais pas. Nos deux villages sont assez proches et je peux le loger »
« Entendu, à la seule condition que mon confrère soit d'accord pour votre sortie, Monsieur ».
Et l'on se retrouve tous les deux.
« Merci, Éric »
Il s'approche et d'une voix très posée : « Tu as semé une petite graine dans ma tête et elle a pris racine dans mon cœur. Alors pourquoi dépenser tes sous avec une garde-malade puisque... tu m'as ! »
Aucun mot ne me vient, sauf un sourire et je l'embrasse amicalement sur la joue.
Durant le rangement de mes effets personnels il regarde à nouveau dehors et replonge dans son mutisme. Voilà ma valise est bouclée. Comme à l'habitude je vais saluer le Personnel et confirme mon départ à l'ami garagiste où je laisse mon véhicule et un double des clés. Du calme ! qu'il a dit le docteur.
Lorsque je remonte dans la chambre, Éric a toujours le nez collé au carreau et nos plateaux ont été déposés sur la table.
D'une voix très douce je l'appelle : « Tu viens manger mon grand. Le repas est plus agréable à deux »
Il se retourne, enfin, et s'assied.

« Bon appétit »
« Toi aussi », murmure-t-il.
Le potage à peine avalé, une infirmière entre : « Je vous apporte le Protocole à remettre au médecin traitant, l'autorisation de quitter l'établissement ainsi que la date de votre prochain rendez-vous »
Puis se tournant vers mon compagnon de chambre : « Voici les attestations complétées et signées, la date de ton prochain contrôle mensuel et... l'autorisation de sortie »
On se regarde et, en chœur : « YES » en se donnant une tape sur le poing.
Se dirigeant vers la porte, elle pousse un gros soupir : « De vrais gamins »
Nous ingurgitons le repas en un temps record, Éric vide son armoire en deux temps, trois mouvements et je lui communique mon adresse.
Les formalités terminées : A NOUS LA LIBERTE.
Près de l'entrée, à l'emplacement réservé aux personnes à mobilité réduite, j'aperçois mon véhicule et Éric y dépose mon bagage. Nous tombons dans les bras l'un de l'autre et je lui glisse à l'oreille « Dépêche-toi. Je t'attends »
Le trajet n'est pas très facile car mes pensées ne le quittent pas, la vision de son sexe me hante l'esprit et je ressens quelques élancements pas très agréables.
Et la vue sur le spectacle derrière ma porte n'est pas agréable... non plus. Parti précipitamment, j'ai laissé mon domicile dans un capharnaüm indescriptible. La honte ! Que va penser mon garde-malade ?
Assis dans mon fauteuil relax, la zapette en main, à défaut d'autre chose !, les heures s'égrènent lentement.
Un crissement de pneus sur la voirie me fait sursauter et mon cœur bat la chamade. Il est là.... méconnaissable, le visage rayonnant.
A peine dans le hall, je m'excuse pour le désordre, mais les yeux pétillants, il rétorque : « Tu m'as ! »

Quelle fée du logis. La perle rare. Ça sent bon le propre et quel cordon bleu. Mais même si c'est lui qui a tout fait, la fatigue me tombe dessus : « Éric, ne m'en veux pas. Je vais me coucher »
Alors que la chambre d'amis est disponible, la mienne possède un lit double : « Ah, mais c'est super. Ta présence nocturne ne sera pas loin »
« Comment ? »
« Cela te gêne pas si je dors à côté de toi »
Mon silence et le manque de réaction me trahissent. Il retire mon T-shirt et lorsqu'il baisse le pantalon et surtout le slip : « Visiblement, cela ne dérange pas tout le monde. Mais il n'y a pas que cela qui est tendu. Couche-toi sur le ventre, attends, j'arrive. Commence déjà par respirer calmement et profondément pour décontracter ta nuque et le trapèze. »
Éric revient et, à califourchon, laisse couler de l'huile essentielle le long de ma colonne vertébrale. J'en attrape la chair de poule ! Puis, il l'étale du bout des doigts et très délicatement, me masse le bas des reins en remontant vers le crâne.
Ignorant qu'il est nu je sens son sexe de taureau dans ma raie. Je n'avais donc pas rêvé. Et c'est tellement agréable que je serre les fesses. Il en couine de plaisir. Son corps joue les ascenseurs. Direction la cave, retour au grenier et le câble en érection qui coulisse et l'huile qui pénètre en profondeur sous la peau par ses manipulations voluptueuses, expertes et bandantes.
En bas, en haut... mais à l'avant, on risque l'inondation à tout moment. Il se focalise alors sur la colonne vertébrale et débloque les contractions indésirables.
Satisfait du résultat, vérifiant une dernière fois tous les endroits traités, les va-et-vient de sa trique circoncise reprennent en douceur. Elle se cogne sur la rondelle et refait surface près du sacrum. Ça redescend et ça remonte.
Il glisse un coussin sous mon ventre et pivote pour malaxer les fesses et les jambes. Toutefois, sachant que la partie du corps sur laquelle il s'assied est la plus atteinte, mon relaxologue ne s'attarde pas. Mais quel pied ! Quelle impression de sentir ce doigt sans ongle, du côté opposé. Je ne connaissais pas cette position.

Se relevant, il m'installe confortablement sur le dos, m'enfile un préservatif et guide son zob humidifié vers ma rondelle pour le faire coulisser lentement. Tout en serrant fortement ses sphincters, il m'enduit le torse d'huile et, s'étirant, les doigts recommencent le pétrissage.
En haut, en bas, vers le haut, vers le bas. Éric augmente la cadence. Faut suivre le rythme imposé. Difficile au surlendemain d'être passé sur le billard. Oh, et après tout, le docteur n'a pas mentionné d'abstinence !
Bien empalé, il me caresse les flancs. J'en fais autant. Immobiles, ce ne sont plus que nos mains qui bougent. Que c'est bon ! Mes gémissements communicatifs suffisent à partager ce désir charnel, sans aucun effort musculaire, simplement par ce contact tactile, tactique pour connaître l'autre dans ses moindres détails, le découvrir sous toutes ses coutures. Tiens, un grain de beauté, là une cicatrise, ici un poil solitaire. Il me mordille l'oreille et, très, lentement ses lèvres se posent sur les miennes pour mélanger nos salives. Sa langue visite ma caverne buccale, joue du « flipper » sur mes dents et caresse mon palais.
Soudain, j'inonde le morceau de latex, tandis qu'Éric m'asperge. Il saute en bas du plumard et me sourit : « Les deux en même temps. Génial ! »...
Oui, GENIAL ! est le mot.
On se jure de ne jamais se quitter, de s'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Et pourtant, pourtant... après cinq ans de vie commune, un matin d'été en me réveillant je vois, livide, le lit vide. C'est en trouvant ton trousseau de clés sur la table de la cuisine que j'ai compris. Tu es parti sans un mot, cette fois.
Et pourtant, pourtant... ces subtils attouchements masturbatoires avec ta langue et ton odeur imprègnent ma chair et mon odorat pour toujours. Mon cœur te reste fidèle n'appartenant qu'à TOI car... « TU M'AS...» PLU !!!... même si je ne t'ai.... plus !!!

Scapadal

scapadal@gmail.com

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