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HISTOIRE

SHOPPING

Ça m'apprendra

Il n'est pas toujours facile d'être célibataire ou de ne pas sentir quelqu'un à ses côtés. Un des avantages serait sans doute d'avoir un sentiment de liberté. Aller où l'on veut, quand on veut, ne devoir rendre des comptes à personne, ce n'est pas désagréable. Hélas, plus les années passent... et elles passent vite, plus la solitude se fait pesante.

Pour la briser, de nombreuses solutions existent : les voyages, se joindre à un groupe culturel ou sportif (surtout pour les vestiaires et les douches !), écrire, lire, créer des liens virtuels, que sais-je encore ?

Mais le soir et surtout la nuit quand on se réveille, c'est déprimant. Et comme les rencontres sans lendemain ne sont pas ma tasse de thé, que se faire astiquer par la Veuve Poignet n'a rien de franchement bandant, le moral est en berne, aussi.

Alors, il faut se ressaisir.

Justement, voici l'heure de descendre déjeuner dans la Brasserie juste à deux pas de chez moi. Ce n'est pas que cuisiner me rebute, toutefois le plat du jour étant raffiné et à un prix abordable, cela me met en appétit. De plus, cela permet également d'engager la conversation avec mes habituels voisins et de manger des yeux.... le jeune serveur. Dommage qu'il porte un tablier autour de la taille mais de dos je croquerais bien dans ses jambons dodus.

Contentons-nous de la bise amicale échangée en entrant et avant de repartir. Ne faisons pas le timoré. Apprécions les petits bonheurs quand les grands coûtent trop chers.

Est-ce le changement de saison qui me rend d'humeur chagrine aujourd'hui ? J'ai beau essayer de positiver, de relativiser, d'adresser avec mon sourire légen­daire un bonjour aux personnes que je croise, je n'arrive pas à émerger de mon marasme. Comment chasser ces idées noires ? Sur quelle épaule pouvoir poser ma tête ? Qui n'a jamais connu pareils instants de morosité sans se douter qu'en un... instant, le soleil peut dissiper ce brouillard d'amertume ?

Bizarrement peu de clients sont attablés ce midi probablement suite aux Fêtes qui laissent encore quelques traces ou la fin du mois que l'on a peur de ne pas assurer.

Après avoir taquiné Mario comme à chaque fois, je rejoins ma place habi­tuelle et j'attends d'être servi.

Soudain, mon attention est attirée par un jeune universitaire assis à une table située en surplomb, juste en face de moi. La main sur sa cuisse, les jambes largement écartées, il compulse un magazine.

Plusieurs respirations calmes et profondes sont nécessaires pour calmer le palpitant qui bat la chamade. Comment faire diversion d'autant que je n'ai pas d'autre vis-à-vis ? J'aspire à recevoir mon plat le plus rapidement possible afin de regarder... ailleurs. Et, bizarrement, le service est d'une extrême lenteur. Pas moyen de détacher mes yeux de ce supplice de Tantale, sans parler de sa beauté à damner un Saint.

Non mais, il le fait exprès ? Au plus je le mate, au plus il se caresse jusqu'à en déformer le jean trop moulant. Pas gêné pour un sou le gaillard le nez toujours plongé dans sa revue. Ah !, j'en ai déjà pas mal vu dans ma chienne de vie, mais bander en public rien que par les attouchements de la jambe, jamais.

Et je ne vois pas non plus que Mario vient de déposer l'assiette que j'en sur­saute à son : « Bon appétit ». Comme chaque fois le repas est délicieux et offre l'occasion de goûter les produits du Terroir. Ce menu semble également plaire au jeune universitaire... bien obligé d'utiliser ses deux mains pour manger. Une foulti­tude de questions me traverse l'esprit à son sujet. Encore faudrait-il m'adresser à lui. Timide, j'attends souvent trop longtemps que la chance passe pour la saisir au vol... rarement au « viol ». Je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même et continuer à additionner les occasions manquées. Et, aujourd'hui, c'en est une nouvelle.

Je paie ma note, embrasse le serveur et quitte la Brasserie... la queue entre les jambes !

Bien sûr, dès la porte de mon domicile franchie, je me précipite sur mon lit et, frustré, me fais sauter les joyeuses... joyeusement imprégné par ce nouveau visage affriolant. Et perdre la tête pour un bout de queue, c'est... raide !

Le lendemain encore tout émoustillé, anxieux de savoir si c'était une coïnci­dence, je redescends à la Brasserie. Que nenni !, l'étudiant remet le couvert... et il en sera ainsi chaque jour de la semaine.

OUF !, samedi et dimanche je peux m'accorder un peu de répit et laisser mes bijoux de famille au repos. Et pourtant, en ce lundi, c'est impatient de retrouver mon éphèbe que je m'installe à ma place habituelle. Et les minutes s'écoulent, interminables. Sa table reste désespérément inoccupée. Je m'éternise à manger très lentement pour encore gagner un peu plus de temps et le laisser arriver. Mais mon anxiété remonte à la surface et des idées noires me submergent. Je ne sais même pas son nom ni de quelle manière le contacter... et si j'en ai le droit ! Bon, inutile d'insister. Il vaut mieux attendre demain pour se revoir, LE revoir.

Tel un automate ou plutôt, n'ayons pas peur des mots, un zombie, retour vers mes pénates.

La clé à peine glissée dans la serrure, on m'empoigne par derrière. Auda­cieux d'agir en pleine journée mais à cette heure-ci le quartier est peu fréquenté et....

LE TROU NOIR !

J'ignore combien de minutes se sont écoulées avant d'émerger du brouillard qui trouble ma vue ?

A ma grande stupéfaction me voilà nu et suspendu dans un filet, bras et jambes écartées, attaché par les poignets et les chevilles. Mon torse est collant, un écarteur me laisse la bouche grande ouverte, je suis décalotté, un anneau entoure ma couronne, un étireur coince mes couilles et les poils pubiens ont été rasés. A intervalles irréguliers de légères décharges électriques me font sursauter. Mais le gode fiché dans le fion m'empêche de serrer les sphincters.

Soudain trois hommes hyper gaulés, comme les statues crétoises !, portant un masque en cuir ne laissant apparaître que leurs lèvres pulpeuses et gourmandes, pénètrent dans cette pièce mal éclairée, glauque et humide. L'un se met à ma droite, l'autre à ma gauche et le dernier face à moi. Je reçois encore une décharge électrique plus forte et le « don Juan d'Autriche » est poussé au maximum.

Pendant que ses comparses me caressent, le troisième libère mon gland et retire le godemichet. Mais c'est pour y glisser à la place un embout de poire et procéder à un minutieux lavage rectal. Puis son index titille ma prostate tout en pétrissant mes burnes de l'autre main avec une extrême douceur. Mais cette délicatesse me laisse perplexe car l'étireur de coucougnettes est resserré de deux crans et l'entonnoir pas ôté.

Je m'en doutais !

A défaut d'huile essentielle de massage, ils répandent leur urine sur mon corps et m'envoient des jets de mictions dans la bouche. Puis cinq mains me pé­trissent vigoureusement pour bien faire pénétrer le liquide dans la peau. Quant à la main manquante, elle continue à jouer aux billes ou d'un index, exciter une zone spécifique qui me fait pisser aussi. Ce qui déclenche, évidemment, un gros éclat de rire. Afin de s'assurer que ma vessie est bien vidée, il se penche et aspire si fort mon chalumeau que j'ai l'impression de léviter sans l'éviter ! Le gars se redresse et vient recracher sa récolte dans le trou buccal béant.

Le mec de gauche en profite pour prendre sa place.

Et c'est parti pour la tournante livré à la totale jouissance de mes bourreaux.

Il saisit mes hanches, introduit son gourdin dans mon cul et me pilonne comme un possédé. Quelle bête de sexe. Son corps est secoué de spasmes et si les deux autres sont comme lui, cela promet. Serrant sa bite dans la main, il la di­rige juste au-dessus de la bouche à pipe. Pendant qu'il décharge son foutre... au compte-gouttes, celui de droite se précipite vers ma rondelle avant la fermeture. Mais la quantité est si volumineuse et particulièrement crémeuse que j'éprouve beaucoup de difficultés à tout avaler au fur et à mesure.

A nouveau empalé je ne ressens plus aucune douleur. J'ai le fion anesthésié. A moins que son chibre ne soit d'un calibre plus raisonnable. Mais il n'y va pas non plus avec le dos de la cuillère. Quelle auto tamponneuse. La bouche encore pleine, il introduit déjà sa trique au fond de ma gorge et y déverse toute sa sauce. Le trop plein déborde et me provoque des haut-le-cœur. Nouvelle hilarité sarcastique gé­nérale.

Et revoilà le tour du dernier qui glisse sa queue dans ma caverne. Avec lui, le retour au calme s'impose par de doux doigtés du duo et les va-et-vient langoureux de ce nouvel explorateur-envahisseur. Et il sait y faire le bougre : des rotations du bassin, de légères poussées saccadées, de suaves frôlements sur les couilles et l'écoulement d'un peu de salive pour humidifier le méat, le gland et la couronne. Quand il détecte que je vais juter, ses attouchements s'arrêtent et ses coups de reins ralentissent. Cela me permet de bien sentir son doigt sans ongle contre les parois de mon fion.

Vraiment j'apprécie ses gestes de tendresse et d'écoute à l'autre pour vivre intensément une relation fusionnelle qui me font oublier la brutalité de ses deux acolytes... et même leur présence. Afin de le garder plus longtemps au fond de moi, je serre les sphincters. Dommage qu'il cache une partie de son visage. Je trouve en lui un partenaire attentionné. C'est sûrement trop beau pour durer.

Tout à coup, se cramponnant à mes hanches, le rythme s'accélère et il vient positionner sa pièce montée à l'entrée de ma bouche tandis que les deux loustics se penchent vers mon manche. En quelques coups de langue, l'une sur le gland, l'autre sur mes roustons, j'expédie une impressionnante quantité de semence, ra­pidement engloutie à tour de rôle.

Mais quand le troisième va-t-il se décider à m'envoyer la sienne ?

Empoignant ma chevelure et tirant ma tête vers l'arrière, c'est une telle dé­ferlante que j'avale de travers,... m'étouffe.... et en perds connaissance.

Quand j'ouvre à nouveau les yeux, je suis allongé, tout habillé, sur mon lit. Ai-je rêvé ? Non car mes poignets et mes chevilles portent encore les traces des liens. Sans parler des sphincters toujours largement dilatés et des douleurs à la mâchoire. Mais que m'est-il vraiment arrivé ? Je baigne dans le flou total.
Ce n'est qu'après quelques jours de récupération que je retourne à la Bras­serie pour le déjeuner. A peine installé à ma table habituelle, le jeune universitaire fait aussi son entrée pour venir directement vers moi. Saisissant la chaise d'en face : « Je peux » et sans attendre la réponse, s'assied. Puis, le regard baissé vers le set : « Cela me servira de leçon de participer à une soirée trop arrosée »
Lentement il relève la tête ; « Mes souvenirs sont encore brumeux. J'aurais dit à mes potes, si on peut encore les nommer ainsi ?, qu'un type matait mon en­trejambe à chacune de ses bouchées lors du repas de midi. Et l'un d'eux vient de se vanter d'avoir organisé une expédition dite punitive. Désolé pour ce qu'ils ont fait. » La voix tremblante mais les yeux fixés sur les miens : « Je suis un allumeur gay ».
« Je confirme. Tu es un fieffé aguicheur et cela m'apprendra dorénavant à être plus discret. Ceci dit, j'envisage de déposer plainte pour acte d'homophobie. » Le voyant blêmir, mon silence l'oblige à prendre conscience de la gravité des faits même si, intérieurement, j'en ai éprouvé un plaisir intense. « Allez, sèche tes larmes. Ce n'est pas mon intention. Par contre, désormais, je voudrais qu'on dé­jeune ensemble »
Ce que nous faisons depuis... et plus par affinités.

Mais là, c'est une autre histoire.

Scapadal

scapadal@gmail.com

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